00:03Générique
00:05...
00:14Bienvenue dans votre revue de presse.
00:16On commence ce matin avec Telquel qui s'intéresse aux nouvelles licences d'exploitation des liaisons maritimes entre le Maroc
00:21et l'Espagne.
00:25Les appels d'offres qui attirent déjà plusieurs grands groupes internationaux.
00:31Dans un contexte de hausse attendue, des flux entre les deux rives du Détroit, notamment à l'approche de la
00:36Coupe du Monde 2030.
00:37Pour la ligne Al-Jesilas-Tangemed, la procédure est déjà entrée dans sa deuxième phase.
00:42Et trois entreprises ont été qualifiées, parmi lesquelles la méridionale filiale du groupe français CMA-CGM.
00:48Le renouvellement doit notamment permettre de combler le vide laissé par Intershipping, qui avait cessé ses activités en 2023, tel
00:56qu'elle souligne aussi un enjeu environnemental.
00:58Pour la liaison tarif à Tangeville, le futur opérateur devra utiliser les équipements électriques installés à quai afin de couper
01:04les moteurs des navires pendant les escales et réduire les émissions.
01:08A l'horizon 2030, le port d'Al-Jesilas prévoit par ailleurs d'augmenter ses capacités avec jusqu'à dix
01:14postes acquis pour pouvoir accueillir davantage de passagers et de véhicules.
01:19Et Média 24 apporte un éclairage davantage institutionnel sur la procédure marocaine.
01:24Le Média précise notamment que l'attribution des licences suit un processus en plusieurs étapes.
01:29Manifestation d'intérêt, présélection des candidats, puis accompagnement et négociation jusqu'au choix du lauréat final.
01:36Un point important alors que les critères techniques définitifs ne sont pas encore connus.
01:41Les autorités marocaines n'ont notamment pas précisé si elles privilégieront comme Balearia des navires électriques.
01:47Média 24 revient aussi sur une autre particularité.
01:50De la liaison tarif à Tangeville, le Maroc propose actuellement le deuxième poste d'amarrage du port de Talifa, tandis
01:57que Balearia exploite le troisième.
02:00Autre élément à retenir, les deux pays disposent de leur propre procédure d'attribution,
02:04mais leur relation maritime reste encadrée par l'accord bilatéral de 1979.
02:09Celui-ci prévoit notamment que chaque partie puisse assurer au moins 40% du transport de passagers et de marchandises
02:16afin de maintenir une présence des opérateurs des deux rives.
02:21Et Canal 212 s'intéresse davantage aux conséquences potentielles de cette recomposition pour les voyageurs.
02:26À court terme, pas de changement majeur pour les passagers.
02:29Les liaisons restent assurées par plusieurs compagnies.
02:32Mais à moyen terme, l'arrivée de nouveaux opérateurs pourrait modifier la fréquence des traversées,
02:37le choix des compagnies, la qualité des navires et potentiellement les tarifs.
02:40Un enjeu particulièrement important pour les Marocains résidant en Europe,
02:45qui empruntent régulièrement ces lignes, notamment pendant l'été.
02:48Et Canal 212 souligne donc que derrière une procédure administrative se joue un sujet très concret,
02:54la mobilité entre l'Europe et le Maroc avec la perspective de la Coupe du monde 2030
02:59et l'augmentation attendue des flux.
03:01La concurrence entre opérateurs pourrait aussi permettre de renforcer les capacités du Détroit
03:07et d'offrir davantage de choix aux voyageurs.
03:10Et on poursuit avec la Banque africaine de développement
03:12qui place la restauration des terres au cœur des enjeux d'avenir pour l'Afrique.
03:16Dans les zones arides du continent, la désertification, les sécheresses
03:20et la dégradation des sols menacent directement l'alimentation, l'accès à l'eau,
03:25les économies rurales et la stabilité sociale.
03:28Mais la Banque défend aussi une autre lecture.
03:30Restaurer les terres peut devenir un véritable investissement économique.
03:35Selon les estimations citées dans l'article,
03:371 dollar investi dans la restauration peut générer entre 7 et 30 dollars de retombées.
03:41La Banque met en avant plusieurs solutions.
03:44Agroforesterie, régénération naturelle, gestion des pâturages,
03:47collecte de l'eau ou encore agriculture adaptée aux changements climatiques.
03:51Elle insiste également sur le financement.
03:53Pour la grande muraille verte, au moins 33 milliards de dollars seraient nécessaires d'ici 2030.
03:59Alors que les engagements dépassent pour l'instant 19 milliards.
04:02Un enjeu qui arrive cette semaine au cœur de l'agenda international
04:07avec la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification
04:12qui se tient à Oulambattour du 17 au 28 août.
04:15Les objectifs affichés d'ici 2030 sont considérables.
04:19100 milliards d'hectares restaurés, 10 millions d'emplois verts créés
04:22et 250 millions de tonnes de carbone séquestrées.
04:26Reste le principal défi, mobiliser les financements
04:28et faire passer ses ambitions à l'échelle du terrain.
04:32Et deux conversations apportent un tout autre éclairage
04:35en revenant sur les travaux d'Amilcar.
04:37Cabral figure de l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert,
04:40mais aussi agronome.
04:42Dès les années 50, Cabral s'intéressait à la relation
04:44entre les populations africaines et leur seuls.
04:46Pour lui, on ne pouvait pas étudier la fertilité d'une terre
04:49uniquement à travers sa composition ou son climat.
04:53Il fallait aussi prendre en compte son histoire
04:55et la manière dont les populations l'avaient exploité.
04:59Il critiquait notamment les systèmes agricoles coloniaux
05:01qui privilégiaient la production et la rentabilité
05:03au détriment de la préservation des sols.
05:06Ces idées font aujourd'hui écho à l'agroécologie,
05:09privilégiaient les pratiques adaptées aux écosystèmes locaux,
05:12les savoir-faire des communautés
05:13et une gestion durable des terres.
05:16Un héritage qui prend une nouvelle dimension
05:18alors que 75 à 80% des terres cultivées africaines
05:22seraient aujourd'hui dégradées,
05:24selon les chiffres cités par The Conversation.
05:27Pour Cabral, prendre soin du sol était donc aussi une question
05:31de souveraineté africaine.
05:33Et à l'international, Sud-Ouest revient sur un bilan particulièrement lourd
05:37dressé par le bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires.
05:41En 2025, 350 travailleurs humanitaires ont été tués
05:45dans le monde dont 186 à Gaza et 71 au Soudan.
05:50Au total, 907 membres du personnel humanitaire
05:53ont été tués, blessés ou enlevés l'an dernier.
05:57Un chiffre qui reste extrêmement élevé,
05:59même s'il est légèrement inférieur au record de 2027
06:02avec 377 humanitaires tués.
06:05Et la situation ne s'améliore pas en 2026.
06:07Depuis le début de l'année, 82 travailleurs humanitaires
06:10ont déjà été tués, 97 blessés et 39 enlevés.
06:15L'ONU alerte également sur une nouvelle menace,
06:17les drones armés au Soudan.
06:20Ils auraient été responsables de 80% des morts civiles
06:23au cours des quatre premiers mois de 2026,
06:26en frappant notamment des marchés et des établissements de santé.
06:29Pour l'ONU, ces nouvelles technologies ne changent pas,
06:32ne changent rien à une règle fondamentale.
06:33Les civils et les humanitaires doivent être protégés
06:36par le droit international.
06:39Et nous, touchons à la fin de cette revue de presse.
06:41Merci de l'avoir suivi.
06:43Bonne suite de programme sur Bédia TV.
06:48Sous-titrage Société Radio-Canada
06:49Sous-titrage Société Radio-Canada
06:52Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires