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  • il y a 1 minute
Le premier ministre Sébastien Lecornu était en visite en Gironde, suite aux incendies qui ont ravagé le département, où il a été mal accueilli par la population. Pour Miriam Djabali Larak, cela illustre le fait que le gouvernement utilise beaucoup d'éléments de langage qui ne sont pas mis en œuvre sur le terrain, et les Français en souffrent. «Il y a un fossé entre ce que les gens vivent et la réponse politique».

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Transcription
00:00C'est vrai, vous avez raison de le rappeler.
00:02Pour se rendre compte de la situation et puis pour recalibrer, paraît-il, ces mesures.
00:06Il l'a fait savoir aussi.
00:07Oui, après.
00:07Il s'est rendu sans caméra et il l'a fait savoir.
00:09C'est pour ça que je dis que c'est le storytelling.
00:11Et donc, il y a un vrai décalage, effectivement, entre comment la situation est prise en charge,
00:15pour dire nous sommes présents dans l'après, parce qu'en fait, ils ont fonctionné en duo avec le président
00:21de la République.
00:23Emmanuel Macron est resté à bord des mimosa, mais il s'est exprimé sur le sujet.
00:26Et puis, il a reçu de son côté les pompiers, lui est allé sur le terrain.
00:30Donc, on voit bien qu'il y a quand même un duo à la tête de l'exécutif et du
00:36président pour être aux côtés.
00:38Sauf que dans les éléments de langage, il y a vraiment un gap, il y a un fossé entre ce
00:42que les gens vivent,
00:43les drames qu'ils ont vécu, les gens sont à la rue, la rentrée s'annonce très bientôt, la rentrée
00:49scolaire.
00:50Peut-être qu'il y a des enfants qui ne pourront pas rentrer.
00:52Et puis, il y a les conséquences psychologiques qu'il ne faut pas oublier dans ces drames-là.
00:57Et derrière, il y a quand même, moi j'ai l'impression, parce que j'ai entendu les maires qui
01:02disaient,
01:02on a le sentiment qu'eux, donc ils ne sont pas très sûrs en fait, on a l'impression,
01:07on a peur que les moyens ne soient pas au rendu des promesses.
01:11Donc, c'est que même eux sont encore dans le doute aujourd'hui.
01:14Et en plus, derrière ça, c'est une incurie parce que j'entends M. Lecornu se défausser en disant,
01:21mais on n'était pas au courant, les décisions n'ont pas été prises de Paris, les décisions n'ont
01:25pas été prises de la région.
01:27Non mais, en même temps, on sait très bien que notre système de sécurité civile repose depuis très longtemps
01:34sur la base et l'engagement du volontariat.
01:36Alors, vous disiez, les pompiers, les soldats du feu, vous l'avez dit, ce sont des héros.
01:40Mais les cimetières sont pleins de héros, en fait.
01:42Donc, est-ce qu'il faut qu'on attende qu'ils soient morts, qu'on dire que c'est des
01:45héros ?
01:45Et puis, ils en ont marre de ça, en fait.
01:46Ce qu'ils veulent, c'est cette réforme, de la réforme civile qui ne vient pas.
01:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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