00:00C'est vrai, vous avez raison de le rappeler.
00:02Pour se rendre compte de la situation et puis pour recalibrer, paraît-il, ces mesures.
00:06Il l'a fait savoir aussi.
00:07Oui, après.
00:07Il s'est rendu sans caméra et il l'a fait savoir.
00:09C'est pour ça que je dis que c'est le storytelling.
00:11Et donc, il y a un vrai décalage, effectivement, entre comment la situation est prise en charge,
00:15pour dire nous sommes présents dans l'après, parce qu'en fait, ils ont fonctionné en duo avec le président
00:21de la République.
00:23Emmanuel Macron est resté à bord des mimosa, mais il s'est exprimé sur le sujet.
00:26Et puis, il a reçu de son côté les pompiers, lui est allé sur le terrain.
00:30Donc, on voit bien qu'il y a quand même un duo à la tête de l'exécutif et du
00:36président pour être aux côtés.
00:38Sauf que dans les éléments de langage, il y a vraiment un gap, il y a un fossé entre ce
00:42que les gens vivent,
00:43les drames qu'ils ont vécu, les gens sont à la rue, la rentrée s'annonce très bientôt, la rentrée
00:49scolaire.
00:50Peut-être qu'il y a des enfants qui ne pourront pas rentrer.
00:52Et puis, il y a les conséquences psychologiques qu'il ne faut pas oublier dans ces drames-là.
00:57Et derrière, il y a quand même, moi j'ai l'impression, parce que j'ai entendu les maires qui
01:02disaient,
01:02on a le sentiment qu'eux, donc ils ne sont pas très sûrs en fait, on a l'impression,
01:07on a peur que les moyens ne soient pas au rendu des promesses.
01:11Donc, c'est que même eux sont encore dans le doute aujourd'hui.
01:14Et en plus, derrière ça, c'est une incurie parce que j'entends M. Lecornu se défausser en disant,
01:21mais on n'était pas au courant, les décisions n'ont pas été prises de Paris, les décisions n'ont
01:25pas été prises de la région.
01:27Non mais, en même temps, on sait très bien que notre système de sécurité civile repose depuis très longtemps
01:34sur la base et l'engagement du volontariat.
01:36Alors, vous disiez, les pompiers, les soldats du feu, vous l'avez dit, ce sont des héros.
01:40Mais les cimetières sont pleins de héros, en fait.
01:42Donc, est-ce qu'il faut qu'on attende qu'ils soient morts, qu'on dire que c'est des
01:45héros ?
01:45Et puis, ils en ont marre de ça, en fait.
01:46Ce qu'ils veulent, c'est cette réforme, de la réforme civile qui ne vient pas.
01:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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