00:00Il y a deux dimensions pour moi. La première dimension, c'est celle aujourd'hui où on est dans un temps, en tout cas, d'essai d'apaisement.
00:06Vous l'avez vu avec le nouveau ministre des Affaires de l'Intérieur.
00:11Ça fonctionne bien.
00:12Qui est en tout cas au diapason, avec Nunez, qui est au diapason avec le ministre des Affaires étrangères,
00:19qui essaie quand même malgré tout de redialoguer avec l'Algérie.
00:23Ça, c'est dans le contexte global.
00:24Et c'est pour ça que l'allocution, peut-être, du président de la République se veut un peu feutrée, un peu lourde, un peu fuyante.
00:32Oui, un peu fuyante.
00:34Et la deuxième question, c'est effectivement celle de la confirmation, en deuxième, enfin, en finale,
00:40en appel, pardon, de la première, en condamnation de l'appel de la première instance, oui,
00:46à sept ans de prison pour apologie au terrorisme et possession de publications à caractère propagande.
00:51C'est en tout cas ce qui a été...
00:52Vous me parlez de méthode douce.
00:54Moi, ce que j'ai du mal à comprendre, c'est quelle est la différence de résultat obtenu entre la méthode forte et la méthode douce ?
00:58Sachant que la méthode forte, on ne l'a jamais vraiment essayé.
01:00Le rapport de force qui a été mis en place pendant le précédent ministre de l'Intérieur n'a pas donné.
01:08Elle a juste retardé la liberté.
01:08Il n'a pas réussi à le mettre en place, justement, ce rapport de force.
01:11Elle n'a pas libéré sans ça non plus.
01:12Mais vous savez qu'il y a quand même eu des éléments.
01:15Il y a quand même eu...
01:16Pourquoi ?
01:16Par exemple, les visas qui ont été...
01:18Mais c'est une pédoterie, ça.
01:19Non, non, mais si.
01:20Et puis, surtout, comment sans ça, elle a été libérée ?
01:23Il y a plus de 1000 visas étudiants sur l'année.
01:25Mais ça, c'est autre chose.
01:26Moi, je reviens au débat sur Christophe Glaze.
01:29Je vous dis qu'au niveau de la justice, l'Algérie, quoi qu'on en dise, c'est un pays...
01:33Enfin, c'était une république...
01:33Je parle de la forme, je ne parle pas du fond.
01:36République démocratique et populaire.
01:38Démocratique, voilà.
01:39Ça veut dire démocratique que le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire sont indépendants.
01:43Et que...
01:44Sont indépendants.
01:45Et que la justice, peu importe, elle est populaire.
01:47Parlons du réel, si vous voulez dire.
01:47Elle a condamné un appel.
01:49On sait très bien, et vous l'avez dit, et vous avez tout à fait raison,
01:51qu'il sera libéré par la voie diplomatique.
01:54Maintenant, si on veut critiquer, si vous voulez, la justice algérienne, on aura de quoi.
01:58J'ai envie de dire, si on reprend la séquence sur Sarkozy,
02:01on a bien vu également que la décision avait été critiquée au niveau politique.
02:05Donc, bien sûr que cette décision est politique.
02:08Bien sûr qu'elle a un poids.
02:09Le poids politique sur la condamnation, on appelle, de Christophe Glaze est évidente.
02:14Mais, je veux dire, l'Algérie est un pays en voie de développement.
02:16On sait très bien que la justice n'est pas indépendante.
02:21Sous-titrage Société Radio-Canada