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  • il y a 7 minutes
Sandrine Rousseau, député "Écologiste et Social" de Paris, était invitée sur le plateau de BFMTV, ce lundi 17 août. Elle s'est notamment exprimée sur la gestion de crise du gouvernement, concernant les nombreux incendies qui ont touché la France cet été. 

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Transcription
00:00Vous nous rejoignez. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, est aujourd'hui en Gironde.
00:04Sandrine Rousseau, trois semaines après le feu géant qui a dévasté ce département et même toute une partie de la
00:11région,
00:11il a été hué à son arrivée ce matin par une partie des habitants, environ 200 personnes qui l'ont
00:16accueilli avec des sifflets et des hués.
00:18Est-ce que vous les comprenez, ces personnes, ou est-ce que vous les condamnez ?
00:23Non, je les comprends. Je pense que ce qui s'est passé à Porges est quand même grave.
00:29Une partie de cette ville a été complètement rasée et brûlée.
00:33Et par ailleurs, on voit qu'il y a eu des décisions politiques qui ont manqué en amont sur la
00:39décision de mettre une plateforme pour accueillir les Canadaires, le financement de Canadaires, etc.
00:45Et après, quand on a perdu toute sa maison, quand on a eu peur comme ça, on est aussi dans
00:49un état de stress post-traumatique qui fait que quand on a un responsable face à soi, on peut s
00:54'en mettre.
00:54Les politiques sont là parfois pour servir d'exutoire.
00:56Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Et là, en l'occurrence, je le comprends, oui.
01:02Sébastien Lecornu, dans son discours, a dénoncé une forme de complotisme chez les habitants qui pensent que leur maison a
01:08été sacrifiée pour sauver les maisons plus cossues, plus bourgeoises de lèche Cap-Ferret.
01:14Est-ce qu'il a raison sur ce point-là ?
01:16Moi, il faut faire des enquêtes là-dessus. Je ne vais pas avoir un avis comme ça.
01:20De fait, ils ont ce sentiment-là. Il faut le comprendre.
01:23Ce n'est pas essayé par les propos des pompiers ni des autorités.
01:26Non, mais qui est sans doute quand même un peu renforcé par le fait qu'il y a eu des
01:30défaillances importantes dans le déploiement des moyens très rapidement pour contenir ce feu qui, au départ, était juste un feu
01:37de broussaille et qui, très vite, a été incontrôlable.
01:40Donc, voilà, je pense qu'il y a eu des défaillances dans le déploiement ou dans l'absence de matériel
01:48à disposition et surtout dans la proximité des services de sécurité pour faire en sorte que ce feu s'éteigne
01:53rapidement.
01:54Après, de toute façon, là, il faut reconstruire, il faut aider ces personnes.
01:59Moi, j'insiste quand même sur le fait que ces événements-là ont un impact aussi psychologique.
02:03Enfin, je le dis parce que souvent, on a l'impression qu'on va repayer une maison puis que c
02:07'est bon, on est sortis d'affaires.
02:08Ces gens sont traumatisés de ce qui s'est passé et c'est normal.
02:12Et donc, il y a aussi besoin d'un accompagnement avec de l'empathie.
02:16Et moi, je trouve que ce qui a été vraiment flagrant dans la gestion des incendies par le gouvernement, c
02:20'est l'absence totale d'empathie.
02:21C'est-à-dire qu'il n'y a pas eu un message du président de la République.
02:24Il n'y a pas eu un message du Premier ministre.
02:26Il n'y a pas eu, évidemment, un message de la ministre de l'Environnement.
02:28d'empathie, de respect pour ces personnes, de message de soutien et de solidarité.
02:34Et en fait, ça a manqué.
02:35Je veux dire, un gouvernement, c'est aussi ça pour ça.
02:37Et moi, j'ai été très surprise de cette absence complète de prise de parole.
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