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  • il y a 1 jour
Les Vraies Voix avec Corinne Lepage, Avocate, Ancienne ministre de l’Environnement et auteure de “Le discrédit écologique ou comment sortir du Backlash” aux éditions Gallimard, Thomas Pellerin-Carlin, Député Européen Place Publique, ancien Chercheur et Directeur du Centre Energie de l’Institut Jacques Delors, Spécialiste de la politique européenne de l’énergie

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##LES_DEBATS_DE_L_ETE-2026-08-13##

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News
Transcription
00:00Les vraies voix sud radio
00:02Tout comme nous, notre système électrique encaisse la chaleur, selon RTU, le gestionnaire du réseau électrique quand les températures grimpent.
00:09Certaines centrales nucléaires peuvent être contraintes de lever le pied, notamment parce que l'eau des fleuves utilisée pour les
00:13refroidir devient trop chaude, mais je pense qu'il y a d'autres problèmes.
00:16Alors avec des étés toujours plus chauds, on est à même de poser la question, et on vous la pose
00:20d'ailleurs sur Youtube, peut-on compter sur notre parc nucléaire ?
00:24Pour en parler, nous sommes avec Thomas Pellerin-Carlin. Bonsoir Thomas.
00:27Bonsoir.
00:27Alors, bienvenue. Vous êtes député européen en place publique, ancien chercheur et directeur du centre énergie de l'Institut Jacques
00:32Delors, spécialiste de la politique européenne de l'énergie.
00:35Je l'ai bien descendu, hein ?
00:36Très bien.
00:37Alors, très simplement, à la date d'hier, Thomas, 13 réacteurs sur 57 étaient affectés par des contraintes environnementales.
00:44Il y en a 8 complètement à l'arrêt, 5 ont fonctionnement réduit. On est à même d'être un
00:47peu inquiet, non ?
00:48Alors, il n'y a pas raison de s'inquiéter, c'est un phénomène qui est assez récurrent.
00:51On connaît des vagues de chaleur en France de plus en plus, et EDF est évidemment tout à fait prêt
00:55à gérer ça.
00:56Pour vous dire, en fait, en termes de production électrique française, on est à peu près dans la même situation
01:01qu'au même moment, l'année dernière, ou il y a 2 ans, ou il y a 3 ans.
01:05On continue malgré tout à exporter l'électricité.
01:07Et un des avantages qu'on a, c'est une source d'énergie renouvelable qui produit beaucoup en ce moment,
01:11c'est évidemment les panneaux solaires.
01:13Et donc, c'est un exemple de la complémentarité entre le nucléaire et l'énergie solaire.
01:16D'accord, donc s'il y a une baisse ou qu'il y a encore plus de centrales nucléaires pour
01:20vulgariser un petit peu pour nos éditeurs qui sont à l'arrêt, on ne risque pas de plus avoir d
01:23'électricité demain.
01:24Ah oui, vraiment, à court terme, il n'y a aucun problème.
01:26À court terme, un peu plus peut-être ?
01:27Encore une fois, on continue à exporter.
01:28À long terme, c'est évidemment un des éléments que EDF est en train de regarder, notamment pour pouvoir, il
01:33faut adapter toute la France aux dérèglements climatiques, y compris la production d'électricité.
01:37Il y a un volet spécifique au nucléaire, mais il y a aussi ce volet de développement des énergies renouvelables,
01:42l'éolien et surtout le solaire pour ce qui est de la question estivale.
01:45Alors, par rapport justement à cette prévention dont on parle beaucoup depuis le début de cette émission et qui fait
01:49faillite, j'ai envie de dire, sur certains sujets,
01:53pour l'électricité, est-ce que cette prévention et cette organisation en amont de ce qui peut se passer dans
01:58deux ans, dans cinq ans, dans dix ans, est faite selon vous ?
02:00Alors, le système électrique est vraiment un des pans de l'économie française qui est aujourd'hui le plus adapté
02:05aux dérèglements climatiques.
02:07C'est des choses qui ont été faites, c'est des choses qui sont connues, il y a des ingénieurs
02:09qui ont travaillé, donc il y a un vrai défi estival.
02:11Il y a aussi le défi des inondations et des tempêtes qui l'est plus problématique.
02:14Et je veux aussi saluer le courage de ces milliers de femmes et des hommes qui travaillent à EDF, à
02:19RTE, à NEDIS et qui permettent à la France d'avoir de l'électricité d'une manière qui est extrêmement
02:23fiable.
02:24C'est vrai qu'on n'y pense pas.
02:24Mais oui, on ne parle pas beaucoup des trains qui arrivent à l'heure, comme on dit.
02:27Mais si vous regardez par exemple aux Etats-Unis, il y a eu un grand phénomène de blackout pendant un
02:33hiver au Texas.
02:35Alors qu'l'hiver n'est pas trop froid normalement au Texas, et les Texans se sont retrouvés pendant 7
02:39jours sans électricité.
02:40C'est énorme 7 jours.
02:41C'est dingue, c'est dingue.
02:42Et nous, grâce à des investissements qui ont été faits, grâce à une véritable planification.
02:45Parce que c'est des investissements publics aussi.
02:46Absolument, c'est des investissements publics, aussi des investissements privés.
02:49Il y a une ville par exemple de laquelle je vais me rendre bientôt à Andiguer-les-Marais, en Charente
02:52-Maritime.
02:52Ils ont investi dans leur propre parc éolien.
02:54Donc il y a aussi nos éleveurs en France qui ont beaucoup investi dans l'énergie solaire.
02:58Donc il y a aussi évidemment la planification de l'Etat, mais qui s'appuie sur les élus locaux, sur
03:03les éleveurs.
03:04Les élus locaux sont très importants justement pour Tissès-Maillon.
03:07Ils sont fondamentaux en effet.
03:08Donc développer les énergies renouvelables, c'est essentiel, et notamment le solaire pour l'été.
03:12On est avec Corinne Lepage aussi.
03:14Bonsoir Corinne, bienvenue.
03:16Bonsoir, merci de votre invitation.
03:17Avec plaisir, vous êtes avocate, ancienne ministre de l'Environnement et auteure de Le Descrédit écologique ou Comment sortir du
03:22backlash aux éditions Gallimard.
03:24Je vais vous reposer, je pense que vous avez entendu un petit peu ce que vient de nous dire Thomas
03:27Pellerin-Carlin.
03:28Je vais vous reposer la question à vous tout simplement.
03:31Peut-on compter sur notre parc nucléaire ?
03:33Et est-ce qu'on est en termes de prévention et de projection au bon endroit en France ?
03:39Alors, notre parc nucléaire actuel est un parc qui a commencé à être constitué à la fin des années 70
03:48et qui s'est achevé dans les années 90.
03:52D'accord.
03:52A l'époque, la question du dérèglement climatique ne se posait pas.
03:58Même si pour les centrales situées en bord de mer, je pense au Blayet où il y a eu un
04:06gros pépin en 1999 et à Gravelines, peut-être plus encore qu'à Penly, le sujet des inondations était déjà
04:15un sujet qu'on avait dans la tête.
04:18Aujourd'hui, il est évident que la transformation rapide, malheureusement, à laquelle nous assistons impose de se poser des questions
04:27qu'on ne se posait pas par le passé.
04:29Il ne faut pas du tout incriminer le fait de ne l'avoir pas fait.
04:32C'est que tout simplement, dans ces années-là, la question ne se posait pas.
04:37Elle se pose depuis un certain nombre d'années quand même maintenant la question-là.
04:39Oui, bien sûr, bien sûr. Mais il faut distinguer l'existant et le futur.
04:47Oui, bien sûr.
04:49Pour l'existant, vous avez deux catégories de centrales.
04:56Celles qui sont au bord d'une rivière, un fleuve, celles qui sont au bord de la mer.
05:00Ce ne sont pas les mêmes problématiques.
05:02La problématique d'été, celle qui nous concerne aujourd'hui, c'est celles qui sont au bord de fleuves.
05:07Oui, parce que l'eau est trop chaude.
05:11Il n'y a pas assez d'eau.
05:13Il n'y a pas assez d'eau.
05:15Et ensuite, elle est trop chaude.
05:16Donc, ça pose un problème de refroidissement.
05:20Et ça pose un problème, évidemment, pour la faune et la flore.
05:24Alors, chaque année, les préfets donnent des arrêtés de dérogation à EDF
05:29pour continuer à fonctionner au-delà de ce qui avait été prévu initialement
05:33en termes de température de l'eau.
05:36Mais arrivé à un certain point, ce n'est plus possible.
05:38Et puis, vous avez vu que cette année,
05:40et je pense que c'est la première fois,
05:42mais je parle sous le contrôle des personnes qui sont sur cette antenne,
05:48qu'à Gravelines, il y a un problème d'une autre nature.
05:51Gravelines, c'est au bord de la mer.
05:52Ce n'est pas au bord d'un fleuve.
05:54Gravelines est fermée.
05:55Non pas parce qu'il n'y a pas assez d'eau,
05:58mais parce qu'il y a un envahissement.
06:01De méduses, c'est ce que disait Jean-Christophe Cousy tout à l'heure.
06:04C'est-à-dire qu'avec la chaleur qui monte, effectivement...
06:06Un envahissement.
06:08Donc, ça ne tourne plus, quoi ?
06:09Les filtres ne fonctionnent plus.
06:11C'est dingue.
06:12Ce qui veut dire que là,
06:13on a à peu près 20% de notre production nucléaire
06:17qui est en l'air actuellement.
06:19Oui.
06:19Alors, heureusement, Jean-Christophe Cousy,
06:21comme le disait Thomas Pellerin-Carlin
06:23ou Madame la Ministre d'ailleurs,
06:24heureusement, on a d'autres manières
06:26de se procurer de l'électricité,
06:29notamment l'hydraulique
06:30ou les énergies renouvelables, etc.
06:33C'est-à-dire que peut-être,
06:33c'est enfin un sujet en France
06:35où on a été un petit peu en anticipation.
06:36Oui, en fait, c'est 118 000 emplois temps plein,
06:41d'ailleurs, les énergies renouvelables.
06:43C'est aussi un problème de souveraineté.
06:45Il faut justement qu'on sorte de l'énergie fossile.
06:50Et on voit...
06:51D'ailleurs, le meilleur exemple,
06:52il y a plein des tracteurs qui disent
06:54non, mais des éoliennes, ça ne sert à rien, etc.
06:56C'est les Chinois.
06:58Les Chinois, en fait,
07:00ils ont complètement explosé, justement,
07:02dans les énergies renouvelables,
07:04notamment avec les éoliennes et le solaire.
07:06Et en fait, ils sont arrivés
07:07à un peu plus de 30%, je crois,
07:09de leur autonomie, rien que 36%.
07:13C'est 36% d'énergie renouvelable
07:15dans leur autonomie de création...
07:17Du coup, là-dedans, il y a le solaire,
07:18il y a l'éolienne, etc.
07:19Oui, il y a l'hydroélectricité, etc.
07:21Et donc, en fait, nous, on est...
07:23Le nucléaire, c'est 68% de notre production électrique
07:25en 2025.
07:26Et il faut qu'on continue, justement,
07:28à investir dans ces énergies renouvelables.
07:32Et notamment, grâce aussi...
07:34C'est la finance responsable qu'on appelle.
07:36Il faut forcer aussi un petit peu
07:37les entreprises à passer au vert.
07:40Moi, je parle en tant que tel,
07:41puisque je suis président d'Ircantec,
07:43qui est un institut...
07:44Enfin, qui est une caisse de retraite.
07:45Maintenant, il y a des amendes avec le RSE.
07:46Mais oui, mais c'est pour ça, en fait.
07:48Il faut qu'on engage.
07:49Il y a l'accord de Paris,
07:51qui prévoyait le réchauffement
07:52à moins de 2 degrés.
07:53Et certains investissements institutionnels
07:55dans leur portefeuille,
07:57puisqu'on prend la température
07:57de nos portefeuilles,
07:58maintenant, dans les fonds.
07:59Et on est, par exemple,
08:00à moins d'un degré 5.
08:01Donc, en fait, on force aussi
08:02les entreprises à s'engager
08:05sur, justement,
08:08sur le climat
08:08et de se décarboner, quelque part.
08:11Alors, il y a une bonne nouvelle,
08:12ça lia à Etamou.
08:14C'est que l'EDF a annoncé
08:15un programme d'environ 9 milliards d'euros
08:17sur 15 ans
08:17pour adapter ses installations
08:18au changement climatique.
08:19Vous allez pouvoir nous en parler aussi, Thomas.
08:21Mais, du coup, en fait,
08:22ce que je disais tout à l'heure,
08:23c'est qu'on reste, en plus,
08:24exportateur d'électricité.
08:26On fait un truc où ça marche, quoi.
08:27Ça fait du bien, cette émission-là.
08:29Qu'est-ce que vous en pensez, Sabia ?
08:31J'en pense que, normalement,
08:33un pays comme la France,
08:34qui est la cinquième puissance mondiale,
08:35a les moyens
08:36de faire les choses, encore une fois.
08:38Je vais juste revenir
08:38sur l'explication
08:41à nos auditeurs
08:42pour un réacteur nucléaire.
08:43Un réacteur nucléaire,
08:44il pompe 50 mètres cubes
08:45par seconde.
08:46Il faut quand même avoir le schéma.
08:48Par les d'eau, là.
08:49D'eau froide.
08:50Oui, je reviens en arrière
08:51parce que c'est important.
08:52Quand ils la rejettent,
08:53ils rejettent 10 degrés de plus.
08:55Ça veut dire que derrière,
08:56quand ils les rejettent,
08:56par exemple, on pompe...
08:57Vous avez bossé votre sujet.
08:58Bien sûr.
08:5928 degrés.
09:00Vous imaginez, pour l'écosystème,
09:02quand ils rejettent à 38 degrés,
09:03il y a tout un écosystème
09:04qui est détruit,
09:05il faut dire les choses.
09:06Il y a des lois qui existent.
09:08Et donc, forcément,
09:09ils sont obligés d'arrêter
09:11à un moment donné les pompes.
09:15Donc, elles ne font plus leur travail.
09:16En fait, encore une fois,
09:17on va reparler de chaîne.
09:18Ça veut dire que si la première chaîne
09:20ne fonctionne pas correctement,
09:21tout le reste, ça a des impacts.
09:23Et ces impacts-là,
09:24aujourd'hui, on les retrouve.
09:25On a...
09:26Pour vous donner quelques chiffres,
09:28parce que, bah oui,
09:28effectivement, j'ai bossé mon sujet.
09:30D'ici 2050,
09:32il y a l'étude IRSN,
09:35qui date de 2024,
09:36qui dit que 30% du parc
09:38sera indisponible
09:39plus de 50 jours par an
09:40à cause du manque d'eau.
09:4250 jours par an, c'est énorme.
09:43Alors, moi, j'adore la bougie.
09:45Voilà, je veux bien.
09:46On va me le dire,
09:47il y a d'autres sujets.
09:47Il y a d'autres manières
09:48de s'éclairer.
09:50Heureusement,
09:50nous ne sommes plus 17 ans.
09:51Oui, Thomas Pellerin-Carlin,
09:52comment on fait ?
09:53Comment on fait déjà ?
09:54En fait, en France,
09:55on consomme de l'électricité,
09:56surtout en hiver.
09:57Et donc là, en fait,
09:58les jours d'indisponibilité,
09:59c'est qu'on a moins besoin
10:00d'électricité en été,
10:02puisqu'on n'a pas besoin
10:03de se chauffer en pleine été,
10:05surtout avec les températures
10:06qu'on a en ce moment.
10:07Et par ailleurs,
10:07c'est là aussi
10:08où le solaire, évidemment,
10:09produit le plus.
10:10Et donc, c'est vraiment
10:10ce mariage entre le nucléaire
10:12et les renouvelables
10:13qu'on a déjà un petit peu en France
10:14et qu'il faut amplifier.
10:15Mais surtout, il faut être très clair,
10:16la première source d'énergie
10:18qu'on somme en France,
10:18je ne parle pas que d'électricité,
10:19mais je parle de toute l'énergie
10:20qu'on consomme,
10:21c'est le pétrole.
10:23On a quasiment,
10:23presque la moitié de l'énergie
10:25qu'on consomme en France,
10:25c'est du pétrole.
10:26Et ce pétrole-là,
10:27il va être détruit
10:27le pouvoir d'achat.
10:28On le sent encore.
10:31Encore chez moi,
10:31en Normandie,
10:32le prix de l'essence,
10:32il est au-dessus de 2 euros.
10:34Et donc, là,
10:35il faut clairement passer à l'électrique.
10:36Et donc, là,
10:36il faut investir
10:37dans notre système électrique,
10:39dans la production nucléaire,
10:40dans les renouvelables,
10:41dans le réseau,
10:41en se disant que
10:42ce n'est pas simplement
10:43pour le consolider,
10:44c'est aussi pour qu'on puisse
10:45consommer plus d'électricité
10:46et donc être plus autonome,
10:48plus indépendant,
10:48plus souverain,
10:49et consommer du coup
10:50moins de pétrole
10:50et moins de gaz.
10:51Et à la fin,
10:51tout ça,
10:52ça fait plus d'argent
10:52pour les Français
10:53parce que cet argent,
10:53il reste en France
10:54plutôt que d'aller chez Poutine.
10:55Oh, on adore !
10:56Il est 18h14 sur Sud Radio.
10:58Enfin, des bonnes nouvelles.
10:59Restez avec nous
10:59pour la suite de ce débat.
11:01Dans un instant,
11:01c'est le coup de fil de l'été
11:02qui continue.
11:03A tout de suite.
11:10Et je vous rappelle
11:12que vous êtes ce soir
11:13avec Salia Aitamou
11:14qui est humoriste,
11:15entrepreneur,
11:15fondatrice du Women Comedy Tour
11:17et chroniqueuse.
11:18Et puis Jean-Christophe Couvi
11:19qui est secrétaire national
11:20du syndicat de police unité.
11:21On continue le grand débat.
11:23Les vraies voix sud radio.
11:25On a chaud
11:25et notre réseau électrique aussi
11:26avec cette chaleur.
11:27Nos centrales nucléaires
11:28sont mises à rue des preuves.
11:29RTO, le gestionnaire
11:30du réseau électrique,
11:30rappelle que certains réacteurs
11:31peuvent réduire leur production
11:33quand l'eau des fleuves
11:33devient trop chaude.
11:34Alors, il y a même des méduses,
11:35on a appris ça.
11:36Avec ces étés de plus en plus brûlants,
11:38est-ce qu'on peut encore compter
11:39sur notre parc nucléaire ?
11:41C'est la question
11:41qu'on vous pose sur YouTube.
11:42Vous n'hésitez pas
11:43à les commenter.
11:43Nous appeler au 0826 300 300
11:45pour en parler.
11:46On est avec Thomas Pellerin-Carlin
11:48qui est député européen,
11:50place publique,
11:50ancien chercheur,
11:51directeur du centre énergie
11:52de l'Institut Jacques Delors.
11:53Je reprends ma respiration.
11:55Spécialiste de la politique
11:56européenne de l'énergie.
11:57Vous êtes d'autres titres
11:58ou c'est bon, j'ai tout dit ?
11:59J'en ai aussi,
12:00mais je vais vous les épargner.
12:01D'accord.
12:02Et puis, on est avec Corine Lepage,
12:03Madame le ministre,
12:04avocate,
12:05ancienne ministre de l'Environnement,
12:06auteur de
12:06le discrédit écologique
12:08ou comment sortir du backlash
12:09aux éditions Gallimard.
12:10Alors, avant de filer au standard
12:11et de parler avec notre auditeur,
12:13tiens, Madame la ministre,
12:15je voudrais savoir
12:15pourquoi vous avez appelé
12:16votre livre comme ça,
12:17le discrédit écologique
12:18ou comment sortir du backlash ?
12:20Parce que c'est une réalité.
12:22Oui.
12:22Je veux dire là,
12:23l'été a fait
12:24qu'entre les incendies
12:26et la canicule,
12:28la question écologique
12:29est redevenue
12:30totalement sur le devant
12:31de la scène.
12:32C'est vrai.
12:32Et depuis deux ans,
12:33on assiste à un matraquage
12:37pour démolir,
12:38et je vous parle à vous aussi,
12:40monsieur le député,
12:40européen,
12:41pour démolir
12:42tout ce qui a été fait
12:43pendant des années
12:44en France et en Europe.
12:46C'est ce qu'on appelle
12:46le backlash.
12:48Disant l'écologie,
12:49il y en a ras-le-bol,
12:49c'est punitif,
12:50ça on kikine tout le monde,
12:51il faut arrêter avec ce machin-là,
12:53c'est pas bon
12:54pour la rentabilité
12:54des entreprises,
12:56ça sert à rien,
12:57ça on kikine tout le monde.
12:58Là, on se rend compte
12:59que peut-être
13:01qu'il y a des mesures
13:02à contester,
13:03à discuter,
13:04des choses à améliorer,
13:05tout peut toujours être amélioré.
13:07Mais le problème,
13:07il est fondamental.
13:09c'est-à-dire qu'il faut comprendre
13:11que maintenant,
13:12ce sujet du climat,
13:14que ce soit la réduction
13:15de nos émissions
13:16de gaz à effet de serre,
13:17et vous aviez raison
13:17de rappeler,
13:18la consommation de pétrole,
13:20parce qu'il faut
13:21évidemment s'adapter,
13:23mais moins on en fera
13:24pour réduire les émissions
13:25et plus il faudra s'adapter.
13:27Donc il faut faire les deux.
13:29C'est un sujet
13:30qui est aussi important
13:31que le budget,
13:32qui est aussi important
13:33que la défense nationale,
13:35parce que c'est notre vie.
13:36C'est qu'est-ce qu'on va manger demain,
13:37parce qu'on va avoir
13:38des problèmes alimentaires
13:39au mois de septembre,
13:40à cause des problèmes
13:41de sécheresse.
13:42C'est comment on va
13:45habiter des maisons
13:46qui sont des fours à pain
13:47l'été,
13:48même si elles sont bien
13:50protégées l'hiver.
13:51Comment est-ce qu'on va
13:52se déplacer, etc.
13:52C'est donc notre vie
13:54en même temps
13:55que toutes les questions économiques
13:56et les questions de souveraineté.
13:58Donc ce sujet,
13:59il est central.
14:00Donc effectivement,
14:02ça remis sur le jet,
14:03donc appelé ce livre
14:04comme ça,
14:05et en recherchant
14:06pourquoi il y avait
14:07ce discrédit.
14:08Et mon idée,
14:10je la défends,
14:11c'est de dire
14:13qu'en réalité,
14:16il y a un mouvement
14:18ultra-libéral
14:19aux Etats-Unis
14:20en particulier,
14:22qui est très anti-écologique,
14:25qui a débouché
14:26sur ce qu'on appelle
14:27l'écophobie
14:28que l'on retrouve
14:28dans certains mouvements
14:30d'extrême droite,
14:31mais que ceci est alimenté,
14:32c'est pour ça que je suis
14:33équilibrée dans ce que je dis,
14:35ceci est alimenté
14:36par du wokisme
14:38qui a fait
14:39de la question écologique
14:41en réalité
14:42un élément
14:43de l'intersectionnalité,
14:45mais un élément
14:46qui n'est pas plus important
14:47que le genre
14:48ou que ce que vous voudrez,
14:49et que donc,
14:50il y a une espèce
14:51de course à l'échalote
14:53entre l'extrême droite
14:55et l'extrême gauche,
14:56et ça,
14:56ça tue l'écologie.
14:57Merci Madame le Ministre.
14:59On va laisser Thomas Pellerin-Carlin
15:01reprendre la parole
15:02suite à votre petite invective,
15:04n'est-ce pas ?
15:05Mais a priori,
15:05vous êtes d'accord
15:06avec tout ce que la ministre
15:07vient de dire ?
15:07En fait,
15:08Corinne Lepage souligne
15:09qu'effectivement,
15:09depuis deux ans
15:10au Parlement européen,
15:11il y a une majorité
15:11droite-extrême droite
15:12qui est en train
15:12de tout démanteler.
15:13C'est vrai ça ?
15:13Oui, oui,
15:14et avec des discours
15:15complètement déconnants.
15:16Le projet de la droite
15:21nature pour transformer
15:22la nourriture en biocarburant.
15:24Si c'est ça le plan,
15:26le plan c'est de dire
15:27en fait,
15:28on va transformer
15:28du maïs et autre chose
15:30et en faire des carburants
15:32qui vont être d'ailleurs coûteux
15:33et en passant,
15:35on va affamer la planète
15:35et augmenter le prix
15:36de la viande,
15:37augmenter le prix
15:38de la nourriture.
15:38Oui, effectivement,
15:39et par les humains
15:40et par les animaux
15:42alors qu'on a
15:43une électricité française
15:44hyper abondante.
15:45En France,
15:45on n'a pas de pétrole
15:46mais on a l'électricité
15:47et donc là,
15:47il faut aller à fond là-dessus
15:48et moi,
15:49je ne comprends pas
15:50pourquoi.
15:50On exporte en plus,
15:51je m'en ai dit tout à l'heure.
15:52Et puis,
15:52on a en plus en France,
15:54il y a Stellantis
15:55mais il y a notamment Renault
15:56qui est vachement en avance.
15:57On voit le succès
15:57de la R5 électrique
15:58qui est vraiment
15:59cette nouvelle voiture
16:00populaire
16:01que moi,
16:01je vois de plus en plus
16:02dans les campagnes normandes
16:03et aussi dans le reste de France.
16:04La R5, moi,
16:04c'est tout un imaginaire
16:05des années 80,
16:06pardon,
16:06c'est pour ça que vous me voyez sourire.
16:08Et voilà,
16:09c'est bien qu'on l'électrifié quand même.
16:10La R5 électrique,
16:11c'est la R5 du 21e siècle
16:13et c'est beaucoup plus intelligent
16:14d'utiliser de l'électricité française
16:16à mettre dans la R5
16:16plutôt que d'importer
16:17du soja du Brésil
16:19pour faire des carburants
16:20pour mettre ça dans des voitures
16:21qui vont être très coûteuses
16:22et dont les prix vont toujours
16:23dépendre des prix du pétrole
16:24et ça va détruire
16:24le pouvoir d'achat des Français.
16:25Allez,
16:26un petit mot vite fait,
16:26mais vraie voix,
16:27parce qu'on est pris par le temps,
16:28Salia et Tamou,
16:29réagissez à ce que vous venez d'entendre.
16:30Moi,
16:30je suis complètement d'accord
16:31avec ce que dit
16:32Madame la Ministre
16:33de toute façon,
16:34c'est qu'effectivement,
16:35c'est une priorité fondamentale
16:36et c'est une priorité d'urgence
16:39parce qu'on le voit,
16:40on parle d'affamer la population
16:43mais regardez,
16:45rien qu'à Paris,
16:45il y a des gens
16:46qui sont encore dehors
16:48et ça,
16:48ça ne devrait plus exister
16:49dans notre pays.
16:51Jean-Christophe Couget.
16:51Moi,
16:52j'aimerais rappeler
16:52que ce n'est pas moi
16:53qui l'ai dit,
16:53c'est la Banque de France
16:54qu'une canicule sévère l'été,
16:56c'est 7 points de PIB
16:58pour la France en moins
16:59et des inondations en novembre,
17:02c'est 4 points de PIB.
17:03Donc,
17:03on est à 11 points de PIB.
17:04Parce que là,
17:05on sort des incendies,
17:05on espère
17:06et puis ça va arriver
17:07les inondations
17:08et on s'y prépare
17:09en tant que policier,
17:10les CRS,
17:10on a des Zodiacs et tout.
17:12Donc,
17:12c'est le produit intérieur brut
17:14qui est touché
17:14et par exemple,
17:15il faut toujours comparer
17:17le problème des retraites
17:18entre guillemets,
17:19c'est 14 points de PIB.
17:20Donc,
17:21vous voyez d'un côté,
17:21on a effectivement
17:23justement les canicules,
17:25l'environnement
17:25qui coûtent 11 points de PIB
17:27et il faut réellement
17:28faire quelque chose
17:29parce que ça,
17:30on ne pourra pas,
17:30ça va augmenter en fait
17:32d'année en année
17:33et à un moment donné,
17:34il faut vraiment
17:34s'attaquer au problème.
17:35La bonne nouvelle,
17:35c'est qu'on s'en saisit.
17:36C'est une question
17:37qu'on vous posait sur YouTube,
17:38est-ce qu'on peut compter
17:39sur notre parc nucléaire ?
17:40A priori,
17:40nos invités nous ont répondu
17:42et on est un peu rassurés.
17:43On va quand même aller voir
17:44ce que nous disent
17:44nos auditeurs,
17:45Quentin Sonnier.
17:45Et oui,
17:46puisque nos auditeurs
17:47répondent oui à 65%.
17:48Ils nous laissent aussi
17:49beaucoup de commentaires.
17:50On a Christian qui nous dit
17:51oui avec un bon entretien
17:53et sans les rivières secs,
17:54nous pouvons compter
17:55sur le nucléaire
17:55et on a Patrick qui nous dit
17:57nous étions leaders
17:58dans le domaine
17:58mais je crains
17:58qu'il va bientôt falloir choisir
18:00entre rouler électrique,
18:01travailler ou se chauffer l'hiver.
18:03Tout ne sera pas possible.
18:04Merci beaucoup.
18:05Continuez à commenter
18:06vous les auditeurs
18:07de Sud Radio.
18:08On adore vos petits commentaires.
18:09Vous nous appelez
18:09au 0826 300 300 aussi.
18:11Je vous remercie
18:11Madame Lepage,
18:13Madame la ministre,
18:14avocate,
18:14ancienne ministre de l'Environnement,
18:15auteure de le discrédit écologique
18:17ou comment sortir du baclache
18:18et aux éditions Gallimard.
18:19Merci d'être venu
18:20participer avec nous.
18:21Vous aussi,
18:22merci Thomas Pellin,
18:23Carlin.
18:23Je rappelle que vous êtes
18:24député européen,
18:25place publique,
18:25ancien chercheur,
18:26directeur du centre énergie
18:27de l'Institut Jacques Delors
18:28et spécialiste
18:28de la politique européenne
18:29de l'énergie.
18:30Je n'ai pas repris
18:31ma respiration cette fois-ci.
18:33C'est meilleur.
18:34Merci.
18:35Restez avec nous
18:3618h24 dans un instant
18:37et on va prendre
18:38un peu le pouls
18:38de nos boulangers.
18:40Tout de suite.
18:41La Révoie Sud Radio.
18:42Et puis d'ailleurs,
18:43quand il fait 40 degrés
18:44dehors dans un fournil,
18:45ça peut devenir étouffant,
18:46clairement.
18:47Entre les fours allumés,
18:48le travail physique
18:49et les longues heures debout,
18:51nos boulangers sont en première ligne
18:53face à la canicule.
18:54D'ailleurs,
18:54on va leur demander
18:55comment ils font
18:55pour travailler en ce moment.
18:57on file à Pénisson
18:58dans la Loire.
19:00Bonsoir Célia Guillet.
19:03Bonsoir.
19:03Vous êtes gérante
19:04de la boulangerie
19:05L'Or Blanc.
19:06Oui, tout à fait.
19:08Alors,
19:08comment vous faites ?
19:09Merci beaucoup.
19:10Au revoir.
19:11Allez-y,
19:11on vous écoute Célia.
19:12On n'a pas beaucoup
19:13de solutions,
19:14malheureusement.
19:15Nous,
19:16on n'a pas de clim
19:17dans le fournil.
19:18On ne peut pas ouvrir
19:19les fenêtres
19:19ni les portes
19:20par rapport
19:22aux réglementations.
19:24Donc,
19:24à part bien s'hydrater,
19:26essayer de mettre
19:27des petits brumisateurs
19:29sur nous,
19:29c'est tout ce qu'on peut faire.
19:31D'accord.
19:31Mais pourquoi vous n'avez
19:32pas installé de clim du coup ?
19:33Alors là,
19:34c'est en cours.
19:35Malheureusement,
19:35nous,
19:36on voulait en installer
19:37depuis juin.
19:38Oui,
19:39vous n'en avez pas trouvé.
19:39Mais on n'est pas prioritaire
19:40par rapport aux maisons de retraite,
19:42aux personnes âgées.
19:43Donc,
19:44on passera après eux.
19:46Alors,
19:46dans le labo,
19:47vous avez 45 degrés
19:48dès 6h du matin.
19:49C'est quoi vos petits trucs
19:50et vos astuces
19:51justement pour éviter
19:52d'étouffer ?
19:55D'étouffer,
19:56on n'a pas grand-chose.
19:58Là,
19:59on essaye surtout
20:00d'essayer un peu
20:01d'isoler
20:02la chaleur
20:03à un endroit.
20:04Nous,
20:04on essaie de faire
20:05quand même de temps en temps
20:06des courants d'air.
20:08Mais non,
20:08on n'a pas
20:09beaucoup de solutions.
20:09Vous êtes combien
20:10dans votre équipe ?
20:11On est 7.
20:12D'accord.
20:13Et est-ce que vous avez déjà
20:14quelqu'un qui a dû arrêter
20:16de travailler
20:16ou qui a fait un malaise
20:17chez vous ?
20:19On a eu de la chance.
20:20On n'a pas eu d'arrêt,
20:22mais on a eu quelques malaises,
20:25quelques vomissements
20:27pendant les fortes chaleurs
20:28sur des matinées.
20:30Mais oui,
20:31c'était intense.
20:32Et alors,
20:32en fait,
20:33vous commencez très très tôt.
20:34Vous commencez vers 2,
20:353 heures du matin.
20:36C'est ça,
20:36les boulangers ?
20:37Tout à fait.
20:37Donc finalement,
20:38la nuit,
20:38ça va à peu près ?
20:39C'est ça en fait.
20:40La chaleur,
20:41elle commence à arriver.
20:44Nous,
20:44le four déjà
20:45balance beaucoup
20:46de chaleur.
20:47Oui,
20:47c'est ça.
20:48Pendant la nuit,
20:50c'est surtout le four
20:51qui envoie beaucoup.
20:52Et après,
20:53dès que le soleil
20:53commence à taper
20:54vers 7h,
20:558h,
20:56là,
20:56dans le magasin
20:57et dans le fournil,
20:58la chaleur
20:59est vraiment beaucoup
21:00plus haute.
21:01On y pense
21:02à ces boulangers
21:03et à toute cette France
21:04qui se lève tôt
21:05et qui nous fournit
21:06du bon pain,
21:07de la bonne nourriture,
21:08nos agriculteurs aussi
21:09et tout,
21:10qui souffrent vraiment
21:10en ce moment.
21:12Et vraiment,
21:13c'est des métiers essentiels.
21:14Qu'est-ce qu'on ferait
21:14sans eux ?
21:15Jean-Christophe Coulot.
21:16Oui,
21:16c'est des métiers...
21:18Mais en fait,
21:19c'est vrai que le commun
21:20des mortels,
21:20entre guillemets,
21:21ne voit pas l'arrière-boutique.
21:22On ne sait pas,
21:22on achète notre pain,
21:23on ne se pose pas la question.
21:25Pareil pour le BTP
21:26dans le bâtiment.
21:27Je les vois encore construire
21:28actuellement
21:29en face de notre travail.
21:30Ils commencent tôt,
21:31mais même dans l'après-midi.
21:32Ils sont en train
21:32d'être sur les immeubles.
21:35Effectivement,
21:36c'est une frange
21:36de la population
21:37qui ne se plaint pas
21:38et qui ne revendique pas
21:39et qui travaille
21:40et qui fournit
21:42justement
21:42à toute la population.
21:44Tant mieux.
21:45Merci beaucoup.
21:45Merci pour votre engagement.
21:47C'est vrai.
21:47Il faut savoir remercier ça.
21:48D'ailleurs,
21:48on nous avait remercié
21:49à l'époque aussi.
21:50Ça me rappelle la crise
21:52pour le Covid.
21:54C'était pareil.
21:55Il fallait quand même
21:56que la population
21:57continue à travailler
21:58pour nourrir la population.
22:01Célia et Tamou,
22:03c'est pareil
22:03quand on entend
22:04ce cœur de la France
22:06qui travaille
22:07et qui nous permet
22:08de fonctionner
22:09toute la journée.
22:10On a envie
22:11de leur tendre la main.
22:11Il faut aller acheter
22:12du bon pain.
22:13D'ailleurs,
22:13je le dis à tous les auditeurs
22:14qui sont dans la Loire,
22:15vous allez à la boulangerie
22:16L'Or Blanc,
22:17c'est à Pélisson.
22:18On vous écoute.
22:18On revient toujours
22:19à ce problème
22:21d'anticipation.
22:22On sait qu'aujourd'hui,
22:23il y a une problématique
22:24en France,
22:24c'est le réchauffement climatique.
22:26À chaque fois
22:27qu'on a un problème,
22:28on est face au mur
22:29et on n'a pas encore
22:31anticipé le problème.
22:31On n'a pas encore réagi
22:33avant d'être au pied du mur.
22:36Je vais revenir justement
22:37sur le métier de boulanger
22:38puisque les baguettes,
22:40le pain,
22:40on l'adore.
22:41Les Français adorent
22:42leurs baguettes,
22:42surtout la tradition
22:43pour moi en tout cas.
22:44Il faut savoir
22:45qu'un four à sol,
22:46c'est 250 degrés fournis.
22:48C'est 50 degrés
22:49en temps normal
22:50et 60 à 62 en canicule.
22:52Je vous laisse imaginer
22:53la catastrophe
22:54quand on est derrière.
22:55Il y a quand même
22:56deux choses
22:56qu'il faut rappeler
22:56à l'essentiel
22:57et je vous rejoins aussi
22:58sur les BTP.
22:59Il y a un article de loi
23:00sur le code du travail.
23:01C'est quoi ?
23:02C'est que l'employeur
23:02a l'obligation de sécurité.
23:04Il est obligé
23:05de faire attention
23:06à ses salariés.
23:06Je vais redonner la parole
23:07à Célia Guillet
23:09avant qu'on se quitte
23:09parce qu'il nous reste
23:1020 secondes.
23:11On vous remercie Célia.
23:12Je rappelle que vous êtes
23:13gérante boulangerie
23:13L'Or Blanc
23:14à Pélisson dans la Loire.
23:15On vous souhaite
23:16bonne chance
23:17et bon courage surtout
23:18et merci encore
23:18de nous apporter
23:19du pain frais
23:19tous les matins.
23:20Merci Célia.
23:22Merci.
23:22Bonne journée.
23:23Merci à vous.
23:24Allez, on se retrouve
23:25dans un instant
23:25pour la suite de cette émission.
23:26Vous avez l'info en plus
23:27et un petit axe
23:29sur le PSG.
23:30Nos champions
23:32on peut dire
23:33que c'est des champions
23:33pour tout le monde.
23:34En France,
23:34ça fait plaisir
23:35quand ils gagnent.
23:36Et puis on va se poser
23:37des questions
23:37sur ce qui bouge
23:38sur les réseaux sociaux
23:38aussi dans un instant
23:39avec Guillaume Pley
23:40fondateur de Légende
23:41qui est visé
23:42par plusieurs accusations
23:44largement relayées
23:45dans les médias
23:45et sur les réseaux sociaux.
23:46A tout de suite.
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