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Éric de Riedmatten reçoit un invité dans #LHebdoDeLEco pour approfondir un sujet économique…

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00:01On va parler d'Internet et des réseaux télécom, vous partez sûrement en vacances.
00:06C'est souvent bien compliqué sur la route ou dans les trains d'avoir une conversation continue, il y a
00:10des coupures.
00:11Eh bien, on est avec Skylo qui vient nous expliquer qu'effectivement tout ça va évoluer.
00:16Merci d'être avec nous, Guillaume Kempf, directeur financier de Skylo Technologies.
00:21Votre métier, en fait, c'est de créer le bon logiciel qui va permettre d'assurer la connectivité, la bonne
00:28conversation,
00:28le maintien en fin de compte de la communication.
00:32Exactement, d'accès au réseau non terrestre pour des opérateurs en travaillant avec les constellations.
00:39Nous n'avons pas de satellite en propre, mais nous travaillons avec les constellations pour en fait être le lien
00:44et la prolongation du réseau terrestre des opérateurs.
00:47Ça veut dire qu'en fait, on ne passe pas par le réseau antenne, on passe par le satellite.
00:51Exactement.
00:53La question que tout le monde se pose, c'est pourquoi on n'arrive pas à se connecter systématiquement sur
00:57un satellite ?
00:58Ça serait plus simple.
00:58Par exemple, les relations, les communications entre les États-Unis et l'Europe, ça passe toujours par câble.
01:04Oui, donc il y a en fait un besoin déjà de comprendre qu'il y a un besoin de certification
01:09des appareils.
01:10Tous les appareils ne fonctionnent pas directement avec le satellite.
01:14Il y a un besoin de certification que Skylo apporte déjà.
01:17Ce sont d'autres bandes de fréquences, ce ne sont pas les bandes de fréquences terrestres utilisées ici,
01:22les bandes de fréquences non terrestres.
01:24Mais qu'est-ce qui va changer pour l'abonné au réseau traditionnel ?
01:29Qu'est-ce que ça va changer ? Il y aura une meilleure communication ?
01:32Oui, c'est le problème de la barre unique, c'est-à-dire que l'on pense qu'on est
01:35connecté quand on ne l'est pas, quand ça ne passe pas.
01:38Donc on peut évidemment penser aux zones blanches où il n'y a pas de connectivité du tout.
01:41Mais il y a aussi le problème de tous les jours d'avoir en fait, de penser avoir accès en
01:45zone urbaine ou rurale.
01:46Et c'est là où en fait la connexion de pouvoir passer d'une tour terrestre à une tour d
01:52'espace, finalement, sera très intéressante pour l'utilisateur.
01:56Quand vous parlez des petites barques, c'est ce que l'on voit sur le téléphone.
01:58Tout d'un coup, on parle de 4 à 1 et puis ça s'arrête complètement, il ne faut pas
02:01téléphoner.
02:02Alors, j'ai un ordinateur, un PC, ça marchera un jour directement sans passer par le fil, ça sera le
02:08Wi-Fi mais qui viendra du ciel.
02:10Alors nous, ce que nous faisons, c'est le direct device directement aux appareils connectés.
02:14Pour l'instant, nous travaillons avec les fabricants de puces et de téléphones, pour les téléphones et aussi les objets
02:21connectés.
02:22On peut aussi imaginer que d'autres appareils, des PC ou des robots, peuvent être aussi connectés à terme.
02:27Et ce savoir-faire, c'est une entreprise américaine qu'il détient, Skylo Technologies.
02:32Comment ça se fait qu'en France, on n'est plus ce savoir-faire ?
02:35Il n'y a pas forcément un savoir-faire.
02:38On a des brevets, évidemment, pour réutiliser les satellites géostationnaires.
02:42Ce que nous avons créé, c'est plutôt un business model plus qu'un savoir-faire technique.
02:46Nous avons développé certains brevets pour réutiliser des satellites existants.
02:51On n'a pas besoin de lancer nos propres satellites ou de les gérer.
02:55Mais vraiment, l'innovation est plutôt dans le modèle d'interface entre les constellations mondiales et les opérateurs et l
03:03'intégration.
03:03Vous allez travailler pour les opérateurs.
03:05Vous travaillez beaucoup pour Orange, notamment en France.
03:08C'est pour ça qu'on fait le lien.
03:10Un Américain travaille avec Orange, ce n'est pas gênant ?
03:12Pour la souveraineté, pour le secret, pour être sûr qu'il ne va pas y avoir de l'espionnage, par
03:17exemple ?
03:18La solution, finalement, de la souveraineté, c'est de pouvoir avoir le choix.
03:21C'est vraiment une gestion du risque.
03:22Et ce que Scalo apporte, c'est cette capacité à gérer le risque, de ne pas avoir une dépendance par
03:27rapport à un seul acteur.
03:29Et c'est là où, justement, on a une valeur ajoutée.
03:32Il y a aussi le fait qu'on regarde la réglementation et on travaille en façon très proche avec les
03:38régulateurs pour être en conformité avec les lois RGPD, etc.
03:42C'est ça. Et cela améliorera donc les communications ?
03:46Ça aura plus de fluidité, plus de rapidité ?
03:49On aura les petites barres systématiquement ?
03:52Surtout une continuité.
03:53Plus que la rapidité ou plus que la fluidité de l'expérience, justement, que ce soit lors d'un appel
04:01qui n'est pas coupé, justement, lorsqu'on passe en voiture,
04:03ou même aussi une fluidité lorsqu'on passe les frontières, par exemple.
04:06Donc, pour l'économie, il y aura un impact, je pense, aux agriculteurs qui sont de plus en plus connectés.
04:11Ça aussi, pour eux, c'est l'avenir.
04:13C'est l'avenir. Et ce n'est pas seulement connecté eux-mêmes pour leurs propres besoins.
04:17C'est aussi leur cœur de métier, par exemple, le bétail.
04:21Nous avons, par exemple, une solution, un tracker pour le bétail, qui permet de savoir où elles se trouvent lorsqu
04:29'elles sont mises en pâture.
04:30Et cela a une valeur forte ajoutée, finalement, pour les agriculteurs, par exemple.
04:34Oui, c'est ça. Ça existe aussi pour les animaux domestiques, où on met un petit collier autour du cou,
04:38on sait où se trouve l'animal de compagnie.
04:41Donc, ça, pour le bétail, ça va être à grande échelle dans l'agriculture.
04:44Et donc, ça va rassurer, bien sûr, les éleveurs.
04:47Et à quelle échéance tout ça ? Quand tout ça va s'améliorer ?
04:50Alors, déjà, nous avons déjà une solution à faible débit, qui permet justement les usages type SOS, SMS pour les
04:58consommateurs,
04:58mais aussi les usages comme le bétail, par exemple, qui sont très peu gourmands en bande passante,
05:03et d'avoir plutôt un usage fréquent, mais faible en demande.
05:07L'idée de pouvoir proposer quelque chose qui s'apparente et qui étend vraiment l'expérience d'un consommateur sur
05:13un réseau 5G,
05:14ça, on est plutôt à un horizon 2028-2029.
05:16D'accord. Et puis aussi, sauver des vies, c'est important.
05:19Quand on se perd en montagne, souvent, il n'y a plus de réseau.
05:22Là, c'est possible donc de pouvoir créer une connexion permanente.
05:25Exactement. Donc, le premier service que nous avons lancé et le premier usage, finalement, du satellite sur les téléphones,
05:33a été le lancement de SOS. Et justement, on parlait de la montagne, ça a été très saisonnière, l'utilisation
05:40est très saisonnière, finalement.
05:42Et on avait eu le cas d'une personne, d'un enfant qui avait été heurté par une machine de
05:48neige,
05:49et qui avait besoin et qui a été transporté et sauvé, justement, grâce à l'envoi de SOS à ce
05:55moment-là.
05:55C'est ça. Ça peut aussi être utile en cas d'avalanche pour retrouver la personne victime, en fin de
06:00compte.
06:01Très bien. Écoutez, donc, ça veut dire que la téléphonie va évoluer et ce sera de plus en plus clair,
06:06de plus en plus audible, avec de moins en moins de coupures, si je vous comprends bien.
06:11Merci beaucoup, Guillaume Kempf, d'être venu sur CNews. L'actualité continue.
06:16Merci.
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