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  • il y a 3 heures
Dans son édito du 09/08/2026, Quentin Gérard revient sur l'Etat providence, et notamment l'interview de David Lisnard dans le JDD.

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Transcription
00:006h50, l'heure de l'édito politique de Quentin Gérard.
00:03C'est à la une du journal du dimanche, une interview de David Lysnard
00:07dans laquelle le maire de Cannes assume de dire que le modèle de l'État-providence est mort.
00:12Pour vous, Quentin, ce constat doit être fait par tout le monde.
00:15Oui, mais il ne faut pas se leurrer, si on a l'habitude d'entendre David Lysnard parler vrai sur
00:19la question des dépenses publiques.
00:21Ce n'est pas le cas d'une grande partie de la classe politique,
00:24à commencer par la gauche qui continue de nous parler de cette fable d'une France ultra-libérale.
00:29Peu importe qu'on ait deux fois plus de fonctionnaires par habitant que la Chine communiste
00:33ou qu'on ait le record du monde de dépenses publiques.
00:36Mais dans les pages du JDD, ce matin, le maire de Cannes a encore une fois le mérite de dire
00:40les choses
00:40que tout le monde peut et doit constater.
00:42L'État-providence est mort et j'ai envie de dire que c'est peut-être une bonne chose,
00:46que c'est tant mieux parce que ce qu'on nomme État-providence aujourd'hui
00:49n'est plus qu'une administration obèse qui fabrique de la pauvreté.
00:53Il l'entretient en décourageant le travail et l'investissement.
00:57Et en prime, il importe une immigration massive.
00:59Puis de l'autre côté, conséquence logique, il pousse les talents et les capitaux à filer à l'étranger.
01:05Quentin, c'est la philosophie même de l'État-providence qui est aujourd'hui intenable.
01:08Oui, parce qu'elle date en réalité d'une autre époque.
01:11L'État-providence est né après la Seconde Guerre mondiale dans un contexte particulier.
01:15La démographie explosait, comme la croissance, la productivité ou encore le pouvoir d'achat.
01:21L'idée, c'était de protéger tout le monde des grands risques de la vie.
01:24Sauf que cet État-providence, en réalité, n'a jamais arrêté de grossir.
01:29Aujourd'hui, les dépenses sociales pèsent 32% du PIB contre 15% dans les années 60.
01:35Sauf qu'aujourd'hui, le contexte a complètement changé.
01:37La natalité est en chute libre.
01:38La croissance est à tonne et le pouvoir d'achat stagne.
01:42Mais l'État-providence continue de dépenser un argent qu'il n'a pas.
01:45Pour ça, il commence par tondre fiscalement les actifs et les entreprises avec un résultat logique
01:50qui est que les Français n'arrivent plus à vivre de leur travail.
01:53Et comme ça ne suffit pas, il s'endette encore et encore avec des taux d'intérêt qui explosent.
01:58Nicolas Dufour, le président de la Banque publique d'investissement, l'a écrit dans son dernier livre.
02:03Sur les derniers 1000 milliards de dettes, la moitié est causée par le système des retraites.
02:08Ce système est une immense pyramide de Ponzi qui va finir par s'effondrer un jour ou l'autre si
02:13rien n'est fait.
02:13Alors justement, Quentin, est-ce qu'une personnalité politique aux idées libérales pourrait sauver économiquement la France ?
02:20De prime abord, c'est difficile à dire tant on a l'impression que notre pays est fâché avec le
02:24libéralisme
02:25et toutes les candidatures libérales dans l'histoire ces dernières décennies ont fini par s'écraser.
02:31On se souvient de Raymond Barr en 1988 avec ses 16%.
02:34On se souvient d'Alain Madelin en 2002 avec ses 4% à peine.
02:38On nous a vendu Emmanuel Macron comme un libéral en 2017.
02:41Si c'est vrai qu'au début, il y a eu un semblant de politique de l'offre, ça n
02:45'a pas duré.
02:45Les dépenses publiques comme la dette n'ont cessé de monter et de grimper.
02:50Aujourd'hui, c'est vrai que plusieurs candidats portent des idées libérales.
02:53David Isner bien sûr, aussi Bruno Rotaillot, Edouard Philippe et dans une certaine mesure Gabriel Attal.
02:59Reste à voir si l'un d'eux sera élu et si c'est le cas, ce qu'il aura
03:02au bout de son projet une fois qu'il sera au pouvoir.
03:05Mais il y a quand même un exemple qui doit nous donner de l'espoir.
03:07C'est évidemment l'Argentine de Ravier Milei. Ce pays, l'Argentine, était au bord du gouffre.
03:12Une inflation à plus de 250% par an. Un taux de pauvreté au-delà de 40%.
03:17Des dizaines de défauts de paiement. La cause, on la connaît bien, c'est le péronisme.
03:21C'est-à-dire une sorte d'état-providence à la française mais puissance 1000.
03:25En quelques mois, le président Milei a obtenu des résultats tout à fait spectaculaires.
03:30L'inflation a été ramenée autour de 30%. La pauvreté est en chute. La croissance est repartie.
03:35Il s'est même payé le luxe d'avoir un excédent commercial.
03:38La preuve que rien n'est jamais perdu, que n'importe quel pays peut se relever.
03:42Encore faut-il le vouloir.
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