- il y a 19 minutes
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00:10Générique
00:17Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Médian TV.
00:20Voici les principaux titres de votre soir-info.
00:24La Colombie a annoncé un changement de position sur la question du Sahara
00:29et affirme sa reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses provinces du Sud.
00:37Nouvelles tensions au sud du Liban.
00:40Des soldats israéliens ont pénétré dans un village contrôlé par l'armée libanaise
00:44et y ont déposé un remblai de terre.
00:49Et puis nous nous rendrons à Dubaï dans ce journal,
00:51à la découverte d'une rue pas comme les autres,
00:54dans laquelle la pluie artificielle vient rafraîchir les passants en pleine canicule.
01:04À la ligne de l'actualité ce samedi,
01:06la Colombie change de position sur la question du Sahara.
01:09Bokota reconnaît désormais la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud.
01:14Ce changement de position est intervenu vendredi lors d'un entretien
01:17entre le chef de la diplomatie marocaine Nasser Boreta
01:20et le vice-président colombien José Manuel Restrepo,
01:24pour qui cette annonce ouvre un nouveau chapitre
01:26dans les relations entre la Colombie et le Maroc.
01:29Il a également affirmé que le Royaume est le premier allié de la Colombie en Afrique.
01:33Nasser Boreta, de son côté, a salué une décision historique
01:37qui devrait renforcer davantage les relations bilatérales
01:40entre le Royaume du Maroc et la Colombie.
01:46Direction le Moyen-Orient où des soldats israéliens
01:49sont entrés cette nuit dans un village du sud du Liban
01:51récemment passé sous le contrôle de l'armée libanaise
01:54ayant installé un remblai de terre.
01:57Une source militaire libanaise dénonce d'ailleurs
01:59une violation de l'accord entre les deux pays.
02:02Israël n'a pour le moment pas encore réagi.
02:04Pour rappel, en juillet dernier, après le retrait des forces israéliennes,
02:08l'armée libanaise s'était déployée dans cette première zone pilote.
02:11Sous parrainage américain, ce déploiement avait été prévu
02:14par l'accord cadre signé fin juin entre Beyrouth et Tel Aviv.
02:18L'accord prévoit notamment le renforcement de l'armée libanaise
02:21ainsi qu'un retrait progressif des troupes israéliennes du sud du Liban.
02:28A Gaza, le Hamas se dit prêt à mettre en œuvre
02:32le plan de paix soutenu par les États-Unis.
02:34Le mouvement appelle à faire pression sur Israël
02:36qui n'a pas encore accepté la dernière feuille de route
02:39proposée par Washington, annoncée récemment par le président américain Donald Trump.
02:43Cette deuxième phase prévoit notamment le désarmement du Hamas
02:47en échange d'un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza.
02:51Le Hamas et les autres factions palestiniennes
02:53affirment avoir fait savoir aux médiateurs
02:56qu'elles étaient prêtes à passer à cette nouvelle étape.
02:59Pour le Hamas, la deuxième phase ne pourra commencer
03:01qu'après l'accord d'Israël et le début de sa mise en œuvre.
03:07Les Émirats arabes unis ont annoncé ce samedi
03:10l'attaque d'un pétrolier de la compagnie nationale émiratie Adnok.
03:13Le pétrolier a été pris pour cible
03:15alors qu'il traversait le détroit d'Hormuz.
03:18Le ministère émirati des Affaires étrangères
03:20a imputé cette attaque à l'Iran
03:22tout en la condamnant et la qualifiant
03:24d'attaque hostile de l'Iran.
03:26Aucune victime n'est à déplorer.
03:31En Espagne, un incendie s'est déclaré
03:33dans la province andalouse de Huelva.
03:35Il continue d'ailleurs de progresser ce samedi
03:38après avoir touché environ 4000 hectares.
03:40L'incendie a été attisé par des vents changeants
03:43qui compliquent les opérations d'extinction.
03:46Il s'est d'abord déclaré à environ 70 km
03:48de la frontière sud avec le Portugal
03:50avant d'être attisé par des vents violents
03:52soufflant entre 40 et 50 km heure
03:55et qui ont balayé la région.
03:56Pour l'instant, l'incendie n'a touché
03:58aucune zone résidentielle
04:00mais une évacuation préventive
04:01d'environ 70 personnes a été demandée.
04:07Autour sur le continent et direction la Tunisie
04:10où une vive controverse et un large mécontentement
04:12ont éclaté après une décision soudaine
04:14d'augmenter les prix de plus de 300 médicaments.
04:17Cette hausse concerne des traitements essentiels
04:20pour des maladies chroniques
04:21et ont atteint pour certains produits
04:23jusqu'à 5 fois leur prix initial.
04:25On voit cela en détail avec Najwa Bichat.
04:29En Tunisie, le prix de la santé inquiète
04:32de plus en plus.
04:34Plus de 300 médicaments importés
04:36ont récemment vu leurs tarifs augmenter.
04:39Une décision qui suscite colère
04:41et incompréhension
04:42dans un contexte marqué
04:44par une inflation persistante
04:46et une baisse du pouvoir d'achat.
04:48Pour de nombreuses familles,
04:50chaque visite à la pharmacie
04:51est désormais synonyme
04:52de calculs et de sacrifices.
04:54Derrière les chiffres,
04:56ce sont des traitements reportés,
04:58des doses réduites
04:59et des patients qui redoutent
05:00de ne plus pouvoir suivre leurs prescriptions.
05:05Je suis atteinte d'un cancer du sang.
05:08Les médicaments sont tellement chers
05:10que je suis obligée de réduire mon traitement.
05:13Je devrais prendre trois doses,
05:14mais je n'en prends que deux.
05:19Il faut nous prévenir.
05:20Si j'avais su que les médicaments
05:23allaient coûter plus cher,
05:25j'aurais fait mes comptes.
05:26Je n'aurais pas été à la plage
05:28et j'aurais gardé cet argent
05:30pour mes médicaments.
05:33À la pharmacie,
05:34les professionnels sont eux aussi
05:35confrontés au désarroi des patients.
05:38Le syndicat des pharmaciens d'officine
05:40affirme ne pas avoir été consulté
05:42avant cette décision
05:44et rappelle que cet os des prix
05:46ne se traduit par aucune augmentation
05:49de la marge des pharmacies privées.
05:52Selon lui,
05:53les officines appliquent simplement
05:55les tarifs décidés
05:56par les autorités compétentes,
05:58tout en faisant face chaque jour
06:01aux inquiétudes des malades.
06:03À peu près 250 médicaments,
06:05ça a été révisé à la hausse,
06:08mais sincèrement,
06:09nous, en tant que pharmaciens officinales
06:12ou bien le syndicat des pharmaciens
06:14d'officine de Tunisie,
06:15on n'a pas pris notre position.
06:18Pour assurer cette pérennité,
06:20on voudrait bien avoir
06:22un glissement de marge
06:23vu que les médicaments
06:25sortent de la marge la plus haute
06:27vers une autre marge moindre.
06:29Du coup, ça a un impact négatif
06:32sur le point de vue fiscal.
06:35La controverse s'est rapidement étendue
06:38à la sphère politique et sociale.
06:4117 députés ont publié un communiqué
06:44mettant en garde
06:45contre les conséquences
06:47de cet os des prix,
06:48estimant qu'elle risque
06:50de porter atteinte
06:51aux droits des citoyens
06:52à l'accès aux soins.
06:53De son côté,
06:55l'Union générale tunisienne du travail
06:57a vivement dénoncé
06:58cette augmentation,
07:00affirmant que certains médicaments
07:01essentiels destinés
07:03aux malades chroniques
07:05ont enregistré des hausses
07:07pouvant atteindre 550%.
07:09L'organisation syndicale
07:11appelle les autorités
07:13à revenir immédiatement
07:14sur cette décision.
07:17En Côte d'Ivoire,
07:18les célébrations du 66e anniversaire
07:20de l'indépendance
07:21ont rassemblé la population
07:22à Yopougon,
07:24la plus grande commune d'Abidjan.
07:26Au programme,
07:26défilés militaires,
07:27démonstrations de force
07:28et expressions culturelles,
07:30tout cela dans une ambiance
07:31de ferveur populaire.
07:33On voit cela en détail
07:34avec Max Houbi
07:35et Hermann Doko.
07:38Yopougon,
07:39vibrante et bouillonnante,
07:40c'est mieux en capitale symbolique
07:42de la nation
07:43à l'occasion du 66e anniversaire
07:45de l'indépendance
07:46de la Côte d'Ivoire.
07:48Dès la première lueur de l'aube,
07:50une marée humaine
07:51a déferlé sur le boulevard
07:53de la Solidarité,
07:54devenue pour un jour
07:55l'épicentre
07:56de la ferveur patriotique.
07:59Après des contrôles
08:00de sécurité rigoureux
08:01où vigilance rimait
08:03avec sérénité,
08:04le spectacle pouvait commencer.
08:07Dans un ballet
08:08parfaitement orchestré,
08:09le président de la République,
08:11Alassane Ouattara,
08:12a fait son entrée
08:13aux côtés du chef
08:14d'état-major des armées.
08:15Puis,
08:16vint l'instant tant attendu
08:17le défilé militaire.
08:19En ouverture,
08:20le contingent béninois,
08:22remarquable par sa singularité,
08:24a capté tous leurs regards.
08:26Une unité féminine,
08:28fièrement surnommée
08:29les Amazon,
08:30avançant avec grâce
08:31et détermination,
08:33incarnation vivante
08:34du courage au féminin.
08:36Le Gabon,
08:37fidèle au rendez-vous
08:38à présenter deux visages
08:39de son armée,
08:41l'un classique
08:42et rigoureux,
08:43l'autre plus atypique,
08:44mais tout aussi impressionnant,
08:46prouvant que la diversité
08:48peut régner
08:48avec discipline.
08:52La Guinée,
08:53quant à elle,
08:54a brillé par l'élégance
08:55et la précision
08:56de ses soldats d'élite,
08:57véritable lame humaine,
08:59affûtée par l'excellence.
09:03L'Inde,
09:04avec un alignement spectaculaire,
09:06presque infini,
09:08a imposé le respect.
09:10Une démonstration
09:11de puissance maîtrisée
09:12où chaque geste
09:13semblait gisselé
09:14dans le marbre
09:15du professionnalisme.
09:18Ensuite,
09:19les forces ivoiriennes,
09:20police,
09:21gendarmerie,
09:22armées de terre
09:23et de l'air
09:23ont défilé
09:25avec fierté,
09:26témoignant
09:26d'un appareil sécuritaire,
09:28solide et engagé.
09:37Point d'orgue
09:38de cette parade,
09:39les forces spéciales ivoiriennes.
09:42Ultime rempart,
09:43ultime recours.
09:48La célébration
09:49s'est poursuivie
09:50dans une explosion
09:51de couleurs
09:51et de créativité
09:53avec la fresque
09:53chorégraphique
09:54axée sur le potentiel
09:56agricole
09:57de la Côte d'Ivoire.
09:59Moment fort
09:59et chargé d'émotions
10:00la mise en lumière
10:02du tambo-parleur
10:03Didi Ayokoui,
10:05récemment restitué
10:06par la France
10:06à la Côte d'Ivoire.
10:08Ayopougon,
10:09ce 66e anniversaire
10:11n'a pas seulement
10:12été célébré,
10:13il a été vécu,
10:14ressenti,
10:15incarné.
10:16Nous,
10:16en tant qu'opérateurs
10:17nationaux,
10:18en tant que promoteurs
10:19constructeurs agréés
10:19de la Côte d'Ivoire,
10:20notre devoir
10:20est de participer
10:22effectivement
10:22à cette grande Côte d'Ivoire.
10:23ils ont mis l'accent,
10:24beaucoup l'accent
10:25sur l'agriculture,
10:26pour dire que l'économie
10:27de la Côte d'Ivoire
10:27est basée sur l'agriculture.
10:29Il appartient à nous,
10:30jeunesse,
10:31de pouvoir entrer
10:32dans ce domaine-là.
10:34Tradition et modernité,
10:36puissance et poésie,
10:37la Côte d'Ivoire a,
10:38une fois de plus,
10:40raconté son histoire
10:41avec panache.
10:44Direction à présent
10:44le Laboratoire national
10:46de biotechnologie
10:47du Sénégal,
10:49basé à l'université
10:50Cher Anta Diop de Dakar.
10:52Il est classé
10:52parmi les premiers
10:54de la sous-région
10:54par l'UE MOA
10:56grâce à ses avancées
10:58technologiques notoires.
10:59On voit cela en détail
10:59dans ce reportage
11:00signé Olivier Bossal
11:01et Amadouci.
11:04Voici le Laboratoire
11:06de biologie végétale
11:07du Sénégal.
11:08Il est situé
11:10à la Faculté des sciences
11:11et techniques
11:12de l'université
11:13Cher Anta Diop de Dakar.
11:15C'est ici
11:15qu'en pense
11:16l'agriculture de demain.
11:18Il y a d'abord
11:20la culture in vitro
11:22et c'est pour cette raison
11:23que le laboratoire
11:24a été construit
11:25vers les années 94.
11:29Nous nous intéressons
11:31à l'étude
11:34de ce qu'on appelle
11:36la structure génétique
11:38d'un certain nombre
11:39d'espèces.
11:40Et le troisième aspect
11:41maintenant,
11:42ça consiste donc
11:43à un axe
11:45qui porte sur
11:45la biologie
11:46de la reproduction.
11:47Cette salle
11:48est essentiellement
11:49consacrée
11:50à la culture
11:51in vitro.
11:55Sur ces étagères,
11:57on a des tubes
11:57transparents,
11:58soigneusement rangés.
11:59À l'intérieur,
12:00une substance blanchâtre
12:02dans laquelle baignent
12:03des plantes
12:04reproduites in vitro.
12:06Vous avez un individu
12:08qui est très productif,
12:10ça peut être
12:12n'importe quelle spéculation
12:14ou bien un individu
12:15qui résiste à un certain nombre
12:17de caractères,
12:18de choses intéressantes.
12:20au lieu de passer
12:22par les graines,
12:24on essaie donc
12:25de multiplier
12:27cet individu
12:27en utilisant
12:28soit des feuilles,
12:31soit des embryons,
12:34etc.
12:34pour multiplier
12:36l'espèce
12:37du élite
12:38en masse.
12:39Elle croise plutôt bien,
12:40assure le labirantin.
12:42Ce dernier veille
12:43strictement
12:43à son conditionnement.
12:4530 degrés
12:46et la température
12:47recommandée.
12:48Qui pousse ici.
12:50Ici,
12:51une variété développée
12:53respecte
12:53différentes étapes
12:54avant de retrouver
12:55les producteurs.
12:58Il y a d'abord
12:59les examens
13:00qu'on appelle
13:02un examen DHS.
13:03C'est un examen
13:05qu'on fait
13:05pendant deux cycles.
13:07Et puis,
13:08vous avez ce qu'on appelle
13:09l'examen VAT.
13:10C'est un examen
13:11qu'on fait
13:11pendant deux ans.
13:14Après l'homologation,
13:15la variété
13:16est enregistrée
13:18dans le catalogue
13:19des obtentions
13:20nationales.
13:22Cette variété
13:23maintenant
13:23va passer
13:24à l'étape
13:24de multiplication.
13:26Après la multiplication,
13:28maintenant,
13:28on peut aller
13:29vers
13:32libérer
13:33la variété
13:34pour la donner
13:35aux producteurs.
13:37Au Sénégal,
13:38plusieurs partenaires
13:39internationaux
13:40subventionnent
13:41les recherches
13:42du laboratoire
13:43Campus
13:43de biotechnologie.
13:45En 2008,
13:46par exemple,
13:46le laboratoire
13:47avait bénéficié
13:48d'un accompagnement
13:49financier
13:50à hauteur
13:50de 150 millions
13:52de francs CFA
13:52octroyés
13:53par l'UOMOA.
13:54Aujourd'hui,
13:55c'est une référence
13:56dans la sous-région.
13:59On reste au Sénégal
14:00où le débat
14:01sur l'autonomisation
14:02des femmes
14:02a été relancé
14:03lors d'une cérémonie
14:04dédiée à la femme
14:05africaine
14:06présidée par
14:07Marie-Angélique
14:07Mam Selbediouf,
14:09ministre sénégalaise
14:10de la famille
14:11de l'action sociale
14:12et des solidarités.
14:13Objectif,
14:14mettre en avant
14:14l'importance
14:15de renforcer
14:16la place
14:17des femmes
14:18dans la société,
14:19l'économie
14:20et les instances
14:20de décision
14:21en Afrique
14:22mais aussi
14:22à l'échelle mondiale.
14:23On voit ça en détail
14:24avec Olivier Abossal
14:25et Jules-Pierre de Barros.
14:28Pour un leadership
14:29féminin
14:29et une cohésion
14:31sous-régionale,
14:32c'est le message
14:33porté ce jour
14:34à Dakar
14:34par les femmes
14:35à l'occasion
14:36de la 52e édition
14:38de la journée
14:39internationale
14:40de la femme africaine.
14:41Aujourd'hui encore,
14:42la femme africaine
14:43évolue sur un terrain
14:44parsemé
14:45d'obstacles
14:46structurels.
14:47Elle fait face
14:47à une précarité
14:49économique persistante
14:50sur le plan politique
14:51et décisionnel.
14:53Savoir reste
14:53souvent marginalisé.
14:56Ces problématiques
14:57ne sont pas
14:57une fatalité.
14:59La réponse
14:59tient un homme
15:00qui est au cœur
15:01de notre combat,
15:03l'autonomisation.
15:05C'est dans cet espace
15:06baptisé
15:06« Le village
15:07de la femme africaine »
15:08que des femmes
15:09transformatrices
15:10et leaders
15:10ont exposé
15:11leur savoir-faire.
15:12Ce, en présence
15:14de la ministre
15:14sénégalaise
15:15de la femme
15:16et de plusieurs
15:17associations partenaires
15:18engagées dans la promotion
15:20et la valorisation
15:21des femmes.
15:21Des délégations
15:22de femmes
15:23venues du Sénégal.
15:24Ali Matou
15:25et Ramatawad
15:26sont entrepreneurs.
15:28À travers
15:28leur stand,
15:29elles font découvrir
15:30des spécificités
15:31du terroir.
15:32C'est des patisseries
15:33à base de mine,
15:34à base de maïs,
15:36à base de nyebé.
15:37Si on parvient
15:38à tisser,
15:38à forger
15:39ce leadership
15:40féminin
15:40chez la femme,
15:41je pense que ça peut
15:42être un déclic
15:43pour le développement
15:44de n'importe quel pays.
15:46Nous sommes des femmes
15:46qui sont leadership
15:48et entrepreneuriales,
15:51raison pour laquelle
15:51nous avons exposé
15:53tout
15:54qui vient
15:55dans l'agriculture,
15:56la pêche,
15:58l'artisanat.
15:59Entre
15:59l'artisanat,
16:01la gastronomie,
16:02la mode,
16:02tout y est.
16:03Un engagement fort
16:04de la diente féminine
16:05saluée par la tutelle.
16:07C'est ensemble
16:08dans l'unité,
16:09la solidarité
16:10et l'action collective
16:11que nous ferons
16:12du leadership féminin
16:14une réalité durable.
16:16C'est cette Afrique
16:17que nous goulons,
16:19c'est cette Afrique
16:19que nous pensons
16:20l'usons,
16:21c'est cette Afrique
16:22que nous laisserons
16:22en héritage
16:23à nos enfants.
16:25La journée
16:26de la femme africaine
16:27est devenue
16:27avec le temps
16:28un cadre
16:29de réflexion
16:30pour ces femmes
16:31actrices de développement.
16:33Au Sénégal,
16:33la femme est placée
16:35au cœur
16:35des priorités
16:36des autorités publiques
16:37comme décrit
16:38dans l'agenda 2050.
16:40L'objectif étant
16:41de mobiliser
16:42plus d'investissements
16:44en faveur des femmes
16:45et de faire d'elles
16:46un levier économique
16:47pour un développement durable.
16:51Retour au Maroc
16:52où les plages du Royaume
16:53sont particulièrement
16:54fréquentées
16:55en cette saison estivale
16:56mais aussi davantage
16:57exposées aux déchets.
16:58Un enjeu environnemental
16:59qui rappelle
17:00la nécessité
17:01de préserver
17:01ces espaces naturels
17:02en évitant de jeter
17:04ces déchets
17:05et en respectant
17:06l'environnement.
17:07Les détails
17:07avec Dunia Diémo.
17:10Des sacs plastiques,
17:11des bouteilles
17:12et toutes sortes
17:13de déchets
17:13jonchent le sable.
17:14Ces images se retrouvent
17:15sur plusieurs plages marocaines
17:17transformant ces espaces
17:18de beauté
17:18en espaces pollués.
17:23Je suis venu ici
17:24au nord de la mer de Rabat
17:25pour profiter de la mer.
17:26Je voulais me baigner
17:27et passer un peu de temps
17:28à la plage
17:29mais il faut que tout le monde
17:30respecte les lieux.
17:31Il faut préserver
17:32la propreté de nos plages
17:33et jeter les déchets
17:34à la poubelle.
17:35J'en appelle
17:35à tous les Marocains
17:36mais aussi
17:37au diaspora
17:38et à tous les touristes.
17:42Il faut vraiment
17:43que les gens
17:43maintiennent
17:43la propreté
17:44de ces espaces
17:45pour préserver
17:45le niveau de qualité
17:46et de raffinement
17:47de nos plages.
17:48Ça permettra
17:49à tout le monde
17:49d'en profiter pleinement.
17:53À la fin
17:54des heures de baignade
17:54et de détente
17:55certaines plages
17:56deviennent
17:56des lieux encombrés
17:57de déchets
17:58et cela
17:58malgré la présence
17:59d'agents de nettoyage.
18:05Aujourd'hui
18:06les plages marocaines
18:07bénéficient
18:08d'une organisation
18:08importante
18:09avec de la sécurité
18:10de la stabilité
18:11et de bonnes conditions
18:12d'accueil
18:13mais il manque
18:13encore un peu
18:14de civisme
18:15pour que chacun
18:16laisse les lieux propres.
18:17Il faut que nous
18:17soyons tous mobilisés
18:19pour aider les agents
18:20de nettoyage.
18:21Si chacun ramasse
18:22les déchets
18:22et les dépose
18:23dans les poubelles
18:24la plage sera
18:25plus propre
18:25plus belle
18:26et plus agréable.
18:33Pour les acteurs locaux
18:34la propreté des plages
18:36demeure une responsabilité
18:37collective.
18:38Il s'agit
18:38de respecter
18:39l'environnement
18:40mais aussi
18:41le patrimoine
18:41collectif
18:42et la beauté
18:43du littoral
18:43pour garantir
18:44que ces espaces
18:45puissent continuer
18:46d'accueillir
18:46les visiteurs
18:47à l'avenir.
18:50Je vous le disais
18:51en titre
18:51aux Émirats Arabes Unis
18:52le thermomètre avoisine
18:53parfois les 50 degrés
18:55l'été à Dubaï.
18:56Une chaleur
18:57qui rend les sorties
18:58en extérieur
18:58particulièrement difficile.
19:00Pour rafraîchir
19:01les passants
19:01et les touristes
19:02une rue a été équipée
19:03d'un système
19:04de pluie artificielle.
19:05Explication
19:06avec Dunia Dimon.
19:10Des grosses gouttes
19:11de pluie
19:12et des moments
19:13de liesse populaire.
19:14À Dubaï
19:15même la pluie
19:15est artificielle.
19:17Dans une rue
19:17appelée
19:18la rue pluvieuse
19:19touristes
19:19passants
19:20et habitants
19:21peuvent profiter
19:21d'une fausse pluie.
19:28Nous voulions faire ressortir
19:30le meilleur des événements
19:31de la culture
19:32et de l'architecture
19:32de l'Europe.
19:33Dans la rue pluvieuse
19:34la température
19:35est de 27 degrés
19:36contrairement aux 47 degrés
19:38de Dubaï.
19:38Le but est que les gens
19:40se sentent bien
19:40et puissent profiter
19:41de l'extérieur
19:42n'importe quel moment
19:43de l'année.
19:49La rue s'étend
19:50sur un kilomètre
19:51et elle s'inspire
19:52de l'architecture
19:53européenne
19:54notamment
19:54des petites rues
19:56de la Côte d'Azur
19:57réprisées
19:57par le public
19:58de touristes
19:59de Dubaï.
20:04Vous savez
20:05à Dubaï
20:05il n'y a pas
20:05de pluie normalement
20:06et lorsque vous êtes
20:07en plein milieu
20:08de l'océan
20:08et qu'il y a
20:09de la pluie
20:09toute la journée
20:10c'est un sentiment
20:11incroyable.
20:11Je me sens heureuse
20:12et je vais jouer
20:13sous la pluie.
20:14Je me sens heureuse
20:14et je vais jouer
20:16sous la pluie.
20:17C'est incroyable.
20:18Je me sens heureuse.
20:19Quand je vois
20:19la pluie qui descend
20:20je me sens juste heureuse.
20:21je vais jouer
20:22sur la pluie.
20:25La rue pluvieuse
20:26c'est vraiment
20:27une expérience unique.
20:28Nous nous sommes
20:28vraiment amusés
20:29et puis on a vraiment
20:30l'impression
20:31d'être dans une rue européenne.
20:32En tout cas
20:33on reviendra.
20:36Le système
20:36de fausse pluie
20:37utilise une technologie
20:39de climatisation allemande.
20:41Aux Émirats Arabes Unis
20:42il ne plus
20:42qu'environ 100 000 litres
20:44d'eau par an.
20:47On poursuit ce journal
20:48aux Etats-Unis
20:49où un ancien hôpital
20:50de Los Angeles
20:50accueille de nouveaux patients.
20:52Cette fois
20:53il ne s'agit plus
20:53de soigner le corps
20:54mais plutôt
20:55les émotions.
20:56Un lieu transformé
20:57en expérience artistique
20:58immersive
20:59où chaque salle
20:59invite les visiteurs
21:01à ressentir
21:01plutôt qu'à guérir.
21:03Les détails
21:03avec Tifa Ousaid.
21:07Ici
21:07les chambres d'hôpital
21:09ont changé de vocation.
21:10On n'y soigne plus
21:11le corps
21:12mais les émotions.
21:13Dans cet ancien
21:14centre médical
21:15de Los Angeles
21:15près de 70 artistes
21:17ont transformé
21:18les lieux
21:18en une expérience
21:19immersive.
21:2080 installations
21:21investissent
21:22les anciennes chambres
21:23les couloirs
21:24ou encore
21:24les salles de soins.
21:25Chaque espace
21:26explore une émotion.
21:27Le deuil
21:28la résilience
21:29les traumatismes
21:30ou les souvenirs
21:30liés à l'hôpital.
21:34Nous avons voulu
21:35créer un lieu
21:36où chacun
21:36puisse ressentir
21:37quelque chose.
21:38Nous ne disons pas
21:39aux visiteurs
21:40ce qu'ils doivent éprouver
21:41nous leur donnons
21:42simplement
21:42la permission
21:43de ressentir.
21:46Des perfusions
21:47colorées
21:48des chambres
21:49envahies de fleurs
21:50des couloirs
21:50transformés
21:51en œuvres d'art
21:52ou encore
21:52une salle d'urgence
21:54devenue
21:54un univers imaginaire.
21:55Chaque artiste
21:56s'est approprié
21:57un espace
21:58pour raconter
21:58une émotion
21:59et offrir
21:59une nouvelle lecture
22:00de ce lieu
22:01chargé d'histoire.
22:02Avant sa fermeture
22:03cet hôpital
22:04accueillait
22:04les habitants
22:05de Los Angeles
22:05depuis plus d'un siècle.
22:09Cette expérience
22:10a été très thérapeutique.
22:11J'ai moi-même
22:12passé 72 jours
22:13à l'hôpital
22:14l'an dernier.
22:15C'est de loin
22:16l'admission
22:16à l'hôpital
22:17la plus agréable
22:18que j'ai vécue.
22:21Entre mémoire
22:22des lieux
22:22et création artistique,
22:24ce projet offre
22:24une dernière vie
22:25à cet ancien hôpital.
22:28Il y aura présent
22:28de notre entretien
22:29avec l'invité
22:30de la rédaction.
22:39Le Maroc
22:40est souvent présenté
22:41comme un véritable
22:42musée à ciel ouvert.
22:43Empreintes de dinosaures,
22:45fossiles de reptiles marins,
22:46trilobites vieux
22:47de près de 360 millions d'années
22:49ou encore traces
22:50de ptérosaures
22:51parmi les plus rares au monde.
22:53Mais cette richesse
22:54exceptionnelle
22:54est aujourd'hui confrontée
22:55à une autre réalité,
22:57celle des pillages.
22:58L'affaire de Mibladen
22:59près de Middelt
23:00où une immense dalle
23:01fossilifère
23:02a été découpée à la scie
23:04puis dérobée,
23:05relance le débat
23:05sur la protection
23:06de ce patrimoine
23:07scientifique unique.
23:08Et pour mettre la lumière
23:10sur ce phénomène
23:10de pillage des fossiles,
23:12nous recevons
23:13le paléontologue
23:14Abdelouahad Lagnaoui,
23:15professeur de paléontologie
23:17à l'École supérieure
23:18de l'Éducation
23:19et de la Formation
23:19de Barché,
23:20Université Hassan Ier
23:22et spécialiste
23:23de biostratigraphie
23:24et de sédimentologie.
23:27Abdelouahad Lagnaoui,
23:28bonsoir
23:28et merci d'être avec nous.
23:31Bonjour.
23:34Alors pour commencer,
23:35est-ce que vous pouvez
23:35nous expliquer
23:36pourquoi les scientifiques
23:37considèrent aujourd'hui
23:39le Maroc
23:39comme l'un des plus grands
23:41patrimoines géologiques
23:42au monde ?
23:44Tout d'abord,
23:46le Maroc est considéré
23:49une région de grande richesse
23:51géologique
23:53pour plusieurs raisons.
23:55Donc,
23:57soit des raisons
23:59paléontologiques,
24:00soit des raisons
24:01structurales,
24:02c'est-à-dire la structure
24:03de la terre,
24:05c'est-à-dire la structure de la terre.
24:05Et le Maroc,
24:06bien sûr,
24:07c'est une région
24:09qui enregistre
24:10des événements
24:12qui racontent
24:14l'histoire de la terre,
24:16bien sûr.
24:17Si on prend des exemples
24:19de cette histoire
24:20de la terre
24:22enregistrée
24:23dans les roches
24:23marocaines
24:24datant de plus
24:26de 3 milliards d'années.
24:29Voilà.
24:30Si on prend l'exemple
24:32de la richesse
24:32paléontologique
24:33et les différents événements
24:35enregistrés au Maroc,
24:36l'explosion
24:37cambrienne,
24:39the great
24:40biodiversity event
24:42enregistrés
24:43dans la région
24:43de Foswata,
24:44Zagoura,
24:45la grande diversité
24:47des trilobites,
24:48des amunes
24:48et des cyphalopodes,
24:50ainsi de suite,
24:50mais également
24:51les grands vertébrés,
24:53à savoir les dénosaures,
24:54les reptiles marins,
24:55les reptiles volants,
24:57ainsi de suite.
24:58Et récemment,
24:59également,
25:00le Maroc a livré
25:01une grande richesse
25:02au reste humain
25:04qui,
25:05bien sûr,
25:10réconter l'histoire
25:12de l'évolution
25:13de l'être humain
25:15dans le monde.
25:16Bien sûr,
25:17on a le plus ancien
25:19Homo sapiens,
25:20mais également,
25:21récemment,
25:22les ancêtres
25:23des Homo sapiens
25:25ont été enregistrés
25:26au Maroc.
25:27En plus,
25:28au niveau géologique,
25:30certains événements
25:31de l'histoire
25:32de la Terre,
25:33de la structuration
25:33de la Terre,
25:35sont été enregistrés
25:37au Maroc,
25:38à savoir les subductions
25:40et les grandes zoro-genèses
25:42à travers les temps
25:43géologiques,
25:44à l'occurrence,
25:45au niveau de la région
25:46de l'Anti-Atlas,
25:48au niveau de la région
25:50du Rif,
25:51au niveau de la région
25:52centrale,
25:53mais ce n'est pas
25:55le Haut-Atlas
25:56et le Moyen-Atlas.
25:57Ce sont des événements
25:58qui racontent,
25:59en quelque sorte,
26:00l'histoire de la Terre.
26:01Justement,
26:02est-ce que les découvertes
26:03récentes montrent
26:04que nous sommes encore loin
26:05d'avoir tout découvert ?
26:06Je parle ici
26:07des trilobites
26:08récemment identifiés
26:09dans l'Anti-Atlas,
26:10sachant que vous faites partie
26:11des chercheurs
26:12ayant participé
26:13à cette découverte.
26:16Oui,
26:17donc,
26:18ces différentes découvertes
26:21attirent bien sûr
26:22les chercheurs scientifiques
26:25à l'échelle internationale,
26:27donc,
26:27vu leurs valeurs scientifiques,
26:29la rareté,
26:30la nouveauté
26:31de ces données
26:31qui racontent
26:32l'histoire de la Terre,
26:34il inclut bien sûr
26:35les découvertes
26:35paléontologiques.
26:37Et si on prend
26:38l'exemple
26:38de certains sites
26:40au Maroc,
26:41à l'occurrence
26:42la région de Mibleden,
26:44la région de Mibleden
26:47était un passage
26:49inaperçu
26:50pour les touristes
26:51qui traversent
26:53le Haut-Atlas
26:54vers le Sahara marocain
26:57pour le tourisme,
26:59mais après
26:59la découverte
27:01de ces empreintes
27:02de ptérosaures
27:03qui sont des reptiles
27:04voulants,
27:05ils ne sont pas
27:05des d'idonosores,
27:07et cette découverte,
27:09vu la publication scientifique
27:12et les différentes
27:13communications
27:14au niveau des congrès,
27:16des rencontres
27:17internationales.
27:18Alors justement,
27:19que représente...
27:19Après en quelque sorte
27:20la promotion
27:21de la région
27:21et on voit
27:22les touristes
27:23traversent la région
27:25de Haut-Atlas
27:26vers le Sahara
27:27en restant
27:28quelques jours
27:29dans la région
27:29de Midev
27:30pour voir
27:31ces empreintes
27:32de dénosaures
27:33et de ptérosaures.
27:34M. Lagnawi,
27:35qu'en représente
27:36scientifiquement
27:36le site de Mibladen ?
27:38Pourquoi est-ce qu'il est
27:38aujourd'hui
27:39si important
27:40au niveau international ?
27:41Que s'est-il exactement
27:42passé sur ce site ?
27:44Donc la valeur
27:46du site,
27:47c'est une valeur
27:48vue sa richesse
27:50paléontologique.
27:51Donc on a déjà
27:52publié
27:53et d'autres équipes
27:54ont publié
27:55des découvertes
27:58paléontologiques
27:59dans le site,
28:00donc à savoir
28:01les empreintes
28:01de dénosaures,
28:02les empreintes
28:03de ptérosaures,
28:04des reptiles,
28:05des crocodiles,
28:06des mammifères,
28:07mais également
28:08il y a
28:08les microfussiles
28:09et d'autres découvertes
28:13qu'on va faire
28:15la divulgation
28:15prochainement,
28:16c'est la découverte
28:17des poissons
28:18au niveau
28:18de la région
28:19de Mibladen.
28:22Donc cette richesse
28:24a une valeur
28:25dans la reconstitution
28:26de l'histoire
28:27de la Terre
28:27à l'échelle internationale
28:29mais également
28:30à l'échelle du Maroc
28:32et ce qui attraque
28:33les gens
28:34qui travaillent
28:34sur l'évolution
28:35des êtres vivants
28:36des dinosaures
28:38parce que
28:39cette roche
28:42qui date
28:42du Crétacé moyen,
28:45ça veut dire
28:45avant
28:47la limite
28:48de la crise biologique
28:49qui était vers
28:50la fin du Crétacé
28:51aux alentours
28:52de 65 millions
28:54d'années,
28:55l'ensemble
28:56des événements
28:56et la grande
28:57biodiversité
28:58découverte
28:59au niveau
28:59de la région
29:01de Midel
29:06au niveau
29:07de la région
29:07de Midel
29:08bien sûr
29:08a attracté
29:10les scientifiques
29:11en particulier
29:12mais également
29:13les touristes
29:14et les touristes
29:16intéressés
29:17au tourisme naturel,
29:19au tourisme
29:20géologique
29:20et ainsi de suite.
29:21Donc,
29:23oui.
29:24Revenons à présent
29:24sur votre métier.
29:26Concrètement,
29:26comment travaille
29:27un paléotologue
29:28sur le terrain ?
29:29Est-ce qu'on peut passer
29:30des semaines
29:31à fouiller,
29:31à chercher
29:32sans rien trouver ?
29:35Oui,
29:36ça arrive.
29:37Des fois,
29:38on passe
29:39des journées,
29:41des semaines
29:41à fouiller
29:42dans les régions
29:44cibles
29:45mais on ne trouve
29:47rien.
29:50mais également,
29:51l'intensification
29:53des recherches,
29:54de l'exploration,
29:55elle pourrait aboutir
29:56à des découvertes.
29:57donc,
29:58on a soit
30:00dans le Hôte-Atlas
30:01soit dans l'Anti-Atlas
30:02ou les Hôtes-Lapos,
30:05la région
30:06de Mid-Est,
30:07Mid-Ledin,
30:07donc on a passé
30:08des jours
30:09mais quand on trouve
30:11quelque chose,
30:12bien sûr,
30:12on cherche toujours
30:13à faire l'intégrer
30:15dans son cadre scientifique,
30:18ça veut dire
30:18faire la publication,
30:19sa valeur scientifique
30:20mais également
30:22donner sa valeur
30:24patrimoniale,
30:25ça va créer quoi
30:27pour le pays
30:29et pour la population
30:30locale,
30:31pour la région
30:31comme un intérêt
30:33socio-économique
30:34donc on essaie
30:35d'intégrer
30:36le côté scientifique
30:38avec le côté
30:40socio-économique
30:42de ses découvertes.
30:43Mais,
30:44pour faire
30:45l'exploration,
30:47soit qu'on vise
30:48des roches
30:50particulières,
30:51ça veut dire
30:51on connaît
30:52que les dinosaures
30:53existent
30:54dans des roches
30:54de jurassique,
30:56crétacique
30:56ou triasse,
30:58donc on vise
30:59ces roches
30:59et on explore,
31:01soit on fait
31:02des explorations
31:02à l'aide
31:03de la population
31:04locale
31:05qui nous aide
31:05bien sûr
31:06dans ces découvertes
31:08parce que
31:08la population
31:09locale
31:10passe
31:12la vie
31:13entière
31:14dans ces régions
31:16donc
31:16elle observe
31:18des choses
31:19étranges
31:20et parfois
31:21elle nous appelle
31:22« chers professeurs,
31:24on a vu
31:25quelque chose
31:25d'étrange
31:26dans la région
31:27telle ou telle région »
31:28donc est-ce que
31:29vous pouvez nous apporter
31:30des explications ?
31:32Donc,
31:32on constitue
31:33notre équipe
31:34et on visite
31:34la région
31:35et on voit
31:35cette chose
31:38étrange
31:39si elle est
31:41une découverte,
31:42si elle a une valeur
31:42scientifique,
31:43si elle a une valeur
31:44patrimoniale,
31:45touristique,
31:46ainsi de suite.
31:48soit bien sûr
31:50il y a
31:50des gens
31:52qui travaillent
31:54comme des guides
31:54touristiques
31:55et à travers
31:56les circuits
31:57qu'ils réalisent
31:57avec les touristes
31:58ils pourraient
32:01rencontrer
32:01des objets
32:02ou des fossiles
32:03également
32:04et nous aide
32:05dans l'exploration
32:06mais
32:07le travail
32:08essentiel
32:09c'est bien sûr
32:10on vise
32:11la roche
32:13où on cherche
32:14tel ou tel fossile
32:15par exemple
32:16les dinosaures
32:17si on cherche
32:18les trilobites
32:19on va chercher
32:20dans des roches
32:21qui datent
32:22du palais
32:22le zouique
32:23ça veut dire
32:23au-delà
32:24de 280 millions
32:26d'années
32:27et donc
32:28là on cherche
32:29l'objet
32:30à travers
32:31les roches
32:32qui existent
32:33dans les différentes
32:33régions marocaines.
32:35Monsieur Lagnaoui
32:37parlons à présent
32:37des pillages
32:38avec l'affaire
32:39Mibladen
32:40découper une dalle
32:42de plus de 3 mètres
32:43nécessite des moyens
32:44importants
32:44est-ce qu'on peut
32:45encore parler
32:45d'actes isolés
32:46ou est-ce que
32:47pour vous
32:47on est face
32:48à un trafic
32:49organisé ?
32:51Donc
32:51pour parler
32:52d'un trafic
32:53organisé
32:54c'est difficile
32:54parce que
32:56certes
32:57j'étais avec
32:58mes étudiants
32:59d'ailleurs
33:01l'une de mes étudiantes
33:03elle fait sa
33:04thèse de doctorat
33:05sur la région
33:06de Midette
33:06en étudiant
33:07la diversité
33:10phonique
33:11et floristique
33:12de la région
33:12de Midette
33:13durant
33:13le crépasse
33:15moyen
33:16et donc
33:17durant cette
33:18mission de terrain
33:18on s'est
33:20contenté
33:21de voir
33:23certaines surfaces
33:24certains blocs
33:25qui sont cassés
33:26qui sont
33:29détruits
33:30dans le site
33:30et donc
33:33la chose
33:34la plus étrange
33:35c'est que
33:36ces blocs
33:37elles ont
33:38été coupées
33:39par dix
33:40c'est
33:40donc
33:40ce n'est pas
33:41un vandalisme
33:42ça veut dire
33:43c'est quelqu'un
33:43qui connaît
33:44sa valeur
33:45et
33:46l'amène
33:47avec lui
33:47du matériel
33:48pour
33:49couper
33:50ces roches
33:51et ces blocs
33:51et donc
33:54parfois
33:54on dit que
33:56c'est un acte
33:58individuel
33:59ça veut dire
34:00par
34:00la population
34:02locale
34:02ou
34:03les
34:04les
34:04trafiquants
34:05si on peut dire
34:06les vendeurs
34:08des
34:08des objets
34:10touristiques
34:12donc
34:12ils ont
34:12également
34:13l'intérêt
34:14de vendre
34:14ces objets
34:16aux touristes
34:17pour parler
34:18d'un
34:20d'un
34:20mat
34:20organisé
34:21ou
34:22un trafic
34:24organisé
34:24si difficile
34:25parce que
34:26on n'a pas
34:26les
34:27les évidences
34:28on n'a pas
34:29les
34:29les arguments
34:31pour parler
34:32de ça
34:32mais
34:32certains
34:33trafiquants
34:34locaux
34:35ils pourraient
34:37vendre
34:37les fossiles
34:38ça
34:38il est
34:39qu'on est
34:39dans
34:39le
34:41hot
34:41atlas
34:41dans la région
34:42du mid-est
34:43dans la région
34:44de l'anti-atlas
34:45donc
34:46parce que
34:46la population
34:48locale
34:48dans des conditions
34:49difficiles
34:50des conditions
34:51de vie
34:51difficiles
34:52là où il n'y a pas
34:53beaucoup d'opportunités
34:55donc
34:56la seule chose
34:57c'est travailler
34:58soit
34:59comme guide
35:00touristique
35:01soit
35:02pour
35:03vendre
35:04entre guillemets
35:05ce qu'ils
35:06appellent
35:07des souvenirs
35:07pour les
35:08touristes
35:08et donc
35:09et bien sûr
35:11parmi ces souvenirs
35:12ce sont des objets
35:13fossiles
35:14des objets
35:15géologiques
35:15parce que la région
35:16de Midette
35:16les connaît
35:17également
35:17par une grande
35:19richesse
35:20et diversité
35:21de minéraux
35:22donc
35:22et pour eux
35:24ce n'est qu'un
35:25qu'un objet
35:28ayant
35:28des revenus
35:30pour survivre
35:32dans des conditions
35:32difficiles
35:33Est-ce que
35:35vous pouvez nous expliquer
35:36à présent
35:37que perd la science
35:38lorsqu'un fossile
35:40disparaît
35:40est-ce qu'on peut encore
35:41l'étudier
35:42une fois retrouvé
35:43alors qu'il a été retiré
35:44de son contexte
35:45géologique ?
35:48Donc
35:48voilà
35:49quand on perd
35:50un objet
35:50que ce soit
35:51fossile
35:52ou un minéral
35:53donc on va perdre
35:54une pièce
35:55de l'histoire
35:56de la Terre
35:56et si
35:57un fossile
35:59bien sûr
35:59une pièce
36:00de l'histoire
36:00de la Terre
36:01et donc
36:02cette pièce
36:03s'il provient
36:04du Maroc
36:05donc
36:06on va perdre
36:07une pièce
36:09de l'histoire
36:09de la vie
36:10ou de l'histoire
36:11géologique
36:12du Maroc
36:13donc c'est un patrimoine
36:14à conserver
36:15parce qu'il garde
36:16c'est en quelque sorte
36:18ce sont des archives
36:20du Maroc
36:21des archives
36:21géologiques
36:23comme les archives
36:25historiques
36:26comme les archives
36:27archéologiques
36:28donc
36:28il raconte
36:29une histoire
36:30de notre pays
36:31et si on perd
36:32ces pièces
36:32que ce soit
36:33des minéraux
36:34que ce soit
36:34des fossiles
36:35donc on va perdre
36:36une partie
36:37de notre histoire
36:38et souvent
36:39ces parties
36:40quand elles sont
36:41vendues
36:42sont exposées
36:43à des musées
36:44à des exhibitions
36:47à l'étranger
36:48donc
36:49alors que
36:51c'est notre patrimoine
36:52qu'on devrait voir
36:53que notre génération
36:55devrait avoir
36:57une idée
36:58sur l'histoire
37:00de leur pays
37:03voilà comment
37:04le Maroc
37:05a évolué
37:06à travers
37:06ces 3 milliards
37:08d'années
37:08comment la vie
37:09a évolué
37:10au Maroc
37:11à travers
37:11ces 3 milliards
37:12d'années
37:12donc
37:13tous ces éléments
37:14ils vont être
37:15enregistrés
37:17ou archivés
37:18ailleurs
37:18et pas
37:19dans notre pays
37:20merci beaucoup
37:22pour votre analyse
37:24et d'avoir répondu
37:25à nos questions
37:25je rappelle
37:26que vous êtes
37:27professeur
37:27de paléontologie
37:28à l'école supérieure
37:29de l'éducation
37:30et de la formation
37:31de Barchid
37:32Université Hassan Ier
37:33et spécialiste
37:34de biostratigraphie
37:37et de sédimentologie
37:38merci infiniment
37:39d'avoir été avec nous
37:40merci
37:41merci
37:43il est l'heure à présent
37:44de faire le tour
37:45de l'actualité économique
37:46nationale et internationale
37:47et c'est avec Rachid Farhan
37:56le taux de chômage
37:58recule au Maroc
37:58au deuxième trimestre
37:592026
38:00il s'établit
38:01désormais
38:02à 9,5%
38:03contre 10,8%
38:05au trimestre précédent
38:06cette amélioration
38:07est observée
38:08aussi bien
38:09en ville
38:09qu'en milieu rural
38:10le chômage
38:11baisse également
38:11chez les hommes
38:12comme chez les femmes
38:13et touche moins fortement
38:15toutes les catégories d'âge
38:16mais certaines populations
38:18restent particulièrement fragiles
38:20plus d'un jeune sur 4
38:21âgé de 15 à 24 ans
38:22est toujours au chômage
38:23les diplômés
38:24de l'enseignement supérieur
38:26restent eux aussi
38:26parmi les plus exposés
38:28au total
38:29le royaume
38:29compte encore
38:301,121,000 personnes
38:32en situation de chômage
38:33même si leur nombre
38:35diminue
38:35de 132,000
38:36en 3 mois
38:37le secteur des services
38:39confirme son rôle
38:40de moteur
38:40du marché de l'emploi
38:41près d'un actif sur deux
38:43travaille aujourd'hui
38:44dans les services
38:44le secteur rassemble
38:46plus de 5,2 millions
38:47de personnes
38:48loin devant l'agriculture
38:50l'industrie
38:51et le bâtiment
38:52et la dynamique
38:53se poursuit
38:54en seulement 3 mois
38:55les services
38:55ont créé
38:56166,000 emplois supplémentaires
38:58soit la plus forte progression
39:00parmi tous les secteurs
39:01l'industrie
39:02le BTP
39:03et l'agriculture
39:04enregistrent eux aussi
39:05des créations d'emplois
39:06mais dans des proportions
39:07plus limitées
39:08le marché du travail
39:09reste toutefois
39:10très contrasté
39:11selon les régions
39:12Dakhla Wadid Dahab affiche
39:14le taux de participation
39:15à l'emploi le plus élevé
39:16du pays
39:17et le devant
39:17ce temps
39:18jetétois
39:18à l'Hosima
39:19Casablanca State
39:20et Marrakech Safi
39:21à l'inverse
39:22plusieurs régions
39:23restent en retrait
39:24notamment
39:24Dra'it Afilelt
39:25l'Oriental
39:26et Sousmassa
39:27autre enseignement
39:29le chômage élargi
39:29dépasse la moyenne nationale
39:31dans plusieurs territoires
39:32dont Casablanca State
39:34les niveaux
39:35les plus élevés
39:35sont enregistrés
39:36à la Youn Saqil Hamra
39:38et Gulmi Mouadnoun
39:39l'industrie marocaine
39:40retrouve des couleurs
39:41selon la dernière enquête
39:43de Bankal Maghrib
39:43la production
39:44comme les ventes
39:45ont progressé
39:45au mois du juin
39:46une dynamique
39:47portée principalement
39:48par les secteurs
39:49de la chimie
39:50de la parachimie
39:51de la mécanique
39:52et de la métallurgie
39:53les ventes sont en hausse
39:54aussi bien sur le marché
39:56national
39:56qu'à l'export
39:57autre indicateur
39:58encourageant
39:59les capacités
40:00de production
40:00ont été utilisées
40:01à hauteur de 78%
40:04en République centrafricaine
40:06les recettes
40:07issues
40:07des exportations d'or
40:08ont été multipliées
40:10par 10
40:10en 2025
40:11elles atteignent
40:12près de 18,1 milliards
40:15de francs CFA
40:16soit une progression
40:17de plus de 900%
40:18sur un an
40:19cette forte hausse
40:20s'explique
40:21principalement
40:22par une augmentation
40:22des exportations
40:23officielles d'or
40:24encouragées
40:25par les efforts
40:26des autorités
40:27pour mieux encadrer
40:28le secteur minier
40:29et lutter
40:30contre les circuits
40:31informels
40:32l'or représente
40:33une ressource essentielle
40:34pour l'économie
40:34centrafricaine
40:35cette progression
40:36pourrait renforcer
40:37les recettes
40:38de l'état
40:38améliorer les réserves
40:39en devise
40:40et soutenir
40:41les finances publiques
40:42toutefois
40:43les autorités
40:44devront poursuivre
40:45les efforts
40:45pour garantir
40:46une exploitation
40:47plus transparente
40:48et durable
40:49des ressources minières
40:51aux Etats-Unis
40:52le déficit commercial
40:53diminue légèrement
40:55en juin
40:55il atteint
40:5673,3 milliards de dollars
40:58grâce à un recul
40:59des importations
41:00plus important
41:01que celui
41:01des exportations
41:02une amélioration
41:04jugée toutefois
41:05insuffisante
41:05par les marchés
41:06les exportations
41:07restent pénalisées
41:08par le recul
41:09des prix de l'énergie
41:10tandis que
41:11les recettes
41:11liées aux services
41:12notamment au tourisme
41:13et à la coupe du monde
41:15de football
41:15continuent de soutenir
41:17l'économie américaine
41:18en France
41:19l'activité du secteur privé
41:21poursuit son ralentissement
41:22mais le rythme
41:23de la contraction
41:24s'atténue
41:25l'indice PMI
41:26remonte en juillet
41:27et se rapproche du seuil
41:28qui marque un retour
41:29à la croissance
41:30cette amélioration
41:31s'explique notamment
41:32par un regain d'activité
41:34dans les services
41:34une demande intérieure
41:36plus dynamique
41:37et un ralentissement
41:38de l'inflation
41:39les économistes
41:40estiment que
41:40l'économie française
41:41démarre le troisième trimestre
41:43sur une note
41:44un peu plus favorable
41:47votre soir info
41:48se poursuit avec
41:49l'invité culture
41:49Meryem Reblechi
41:50reçoit Ismail Assi
41:52auteur et correspondant
41:53de Financiel Afrique
42:05Mesdames et messieurs
42:06bonsoir
42:07et bienvenue
42:08dans l'invité culture
42:09nous parlons ce soir
42:10du livre
42:11moral stérile
42:12un ouvrage marquant
42:13du journaliste
42:14et écrivain ivoirien
42:15Ismail Assi
42:16qui explore
42:17les racines profondes
42:19et souvent ignorées
42:20des crises migratoires
42:22actuelles
42:22loin de se contenter
42:24d'analyser
42:25le phénomène migratoire
42:26uniquement
42:26sous le prisme
42:27des drames humains
42:28en Méditerranée
42:29Ismail Assi
42:31choisit
42:32de plonger
42:33dans la matrice sociale
42:35et les causes structurelles
42:36qui poussent
42:37la jeunesse
42:38au départ
42:38Le récit suit
42:40le destin tragique
42:41de trois jeunes
42:41Congolais
42:42confrontés à une effroyable
42:43précarité sociale
42:45journaliste économique
42:46et écrivain
42:47Ismail Assi
42:48livre un plaidoyer
42:50pour que les consciences
42:51se réveillent
42:52et pour dépasser
42:54les simples récits médiatiques
42:57Ismail Assi
42:58bonsoir à vous
42:58c'est un plaisir
42:59de vous avoir
43:00comme invité ce soir
43:01merci d'avoir accepté
43:02cette invitation
43:02bonsoir Myriam
43:03merci beaucoup
43:04pour l'invitation
43:04alors on va parler
43:06de votre dernier livre
43:08je le disais à l'instant
43:09morale stérile
43:11une histoire
43:12qui se concentre
43:12un petit peu
43:13sur les causes structurelles
43:15on va dire
43:15de l'immigration
43:17de cette traversée
43:18de ce choix
43:19qui se fait
43:20par les jeunes
43:22pourquoi d'abord
43:23avoir choisi
43:24de vous intéresser
43:25à ce sujet
43:25en particulier
43:26et pourquoi également
43:28le choix
43:28de la narration
43:29par le roman
43:31et pas une autre forme
43:33d'écrit
43:34donc déjà
43:35merci beaucoup Myriam
43:36pour l'invitation
43:37et merci de nous donner
43:38cette tribune
43:39pour pouvoir
43:40traiter ce sujet
43:41qui est quand même
43:42assez important
43:42donc pour répondre
43:44à la question
43:44morale stérile
43:45est partie
43:45d'une réflexion simple
43:46c'est à dire
43:47depuis des années
43:48des décennies
43:49l'Afrique a été
43:50toujours racontée
43:51de l'extérieur
43:51c'est à dire
43:53les occidentaux
43:54ont toujours saisi
43:55les problématiques
43:55de l'Afrique
43:56et je me suis dit
43:57aujourd'hui
43:57en tant que jeune
43:58il est important
43:58que la jeunesse
44:00et surtout un Africain
44:01même si je ne suis pas
44:03congolais
44:03en tant qu'Ivoirien
44:04je peux en tout cas
44:05me saisir
44:06de ce sujet africain
44:08donc c'est cette raison
44:09qui nous a poussé
44:10à amener cette réflexion
44:12maintenant après derrière
44:13pour répondre
44:13à la question
44:14de pourquoi le roman
44:15je dirais que déjà
44:17lorsqu'on voit
44:18les migrants
44:19ici et là
44:20il faut dire
44:20que ces migrants
44:21derrière chaque visage
44:23il y a une histoire
44:23et souvent
44:24c'est une histoire
44:25tragique
44:26donc et le roman
44:27au travers
44:28de la fiction
44:29est quand même
44:30un style littéraire
44:31qui permet
44:32de raconter une histoire
44:33et nous ici
44:35on voulait raconter
44:35une histoire
44:36et en même temps aussi
44:36toucher une forme
44:38de vérité
44:39Parlez-nous justement
44:40du destin
44:41de ces trois jeunes
44:42congolais
44:42que vous suivez
44:43dans cette histoire
44:46Justement
44:47au fait
44:47dans le livre
44:48Mora Styril
44:49il y a trois personnages
44:50mais avant tout
44:52il y a le père
44:53c'est-à-dire
44:54qui était mineur
44:55qui a eu une vie
44:56pas facile
44:57et voilà
44:59ce dernier
45:00n'a pas pu assurer
45:01une certaine forme
45:02d'existence
45:03de qualité de vie
45:05à ses enfants
45:05donc ces trois enfants
45:07se sont vus obligés
45:09de suivre
45:10le chemin
45:10de la paix
45:11c'est-à-dire
45:12savoir descendre
45:13dans la mine
45:13et ces jeunes
45:16se sont confrontés
45:17à la réalité
45:19précaire
45:19de leurs parents
45:20et à un moment donné
45:22l'aîné
45:23Kinda
45:24s'est vu obligé
45:25de faire un choix
45:26voilà
45:27je reviens
45:28au titre
45:28moral stérile
45:29c'est-à-dire
45:29aujourd'hui
45:30face à la précarité
45:32de son père
45:33et à la précarité
45:34que lui-même
45:34il a subie
45:36et la dureté
45:38du travail
45:38dans les mines
45:39c'est des profondeurs
45:40sous terre
45:41c'est un travail
45:42difficile
45:42et ce dernier
45:44a fait le choix
45:45de rentrer
45:46dans une milice
45:47et le destin
45:49du moins
45:50l'a mis
45:51sur le chemin
45:51d'un chef
45:52d'un seigneur de guerre
45:53dans le roman
45:55on parle
45:55de l'Okasi
45:56qui
45:57comment on dit ça
45:58a installé
46:00du moins
46:01une stratégie
46:02de terreur
46:03et pour sortir
46:03un peu du roman
46:04il faut expliquer
46:05que la région
46:06du Kivu
46:06depuis des décennies
46:08est entraînée
46:09dans une
46:11guéguerre
46:12interminable
46:12et vu que
46:14cette région
46:14est
46:15comment je peux dire
46:16rigole
46:17de ressources
46:22des milices
46:23se sont organisées
46:24pour pouvoir
46:25avoir accès
46:25à ces ressources
46:26donc ces milices
46:28notamment
46:29puisent
46:30dans
46:30du moins
46:31dans le socle
46:33le bassin social
46:34donc voilà comment
46:35ce jeune personnage
46:36dans le livre
46:37rencontre
46:38un seigneur de guerre
46:39et celui-ci
46:39joue sur sa précarité
46:41joue sur son misérabilisme
46:43et essaye
46:43de l'enrouler
46:44dans la milice
46:45donc une aventure commence
46:48et voilà
46:50on s'en suit
46:51tragédie
46:52après tragédie
46:53jusqu'à ce qu'ils prennent
46:54le chemin
46:54de l'immigration clandestine
46:57qui finalement
46:59on a l'impression
47:00que c'est un choix
47:01mais ce n'en est pas
47:03forcément un
47:04finalement
47:05c'est peut-être
47:06le seul chemin
47:07de survivre
47:07parce que
47:08quand on vit dans un quotidien
47:09où on ne peut plus
47:12justement
47:12où le quotidien
47:13est plus tragique
47:15que cette menace
47:16de la mort
47:17au niveau
47:18de la traversée
47:18on se retrouve
47:20face
47:21à une nécessité
47:23finalement
47:23pas un choix
47:24c'est ça
47:25que vous avez essayé
47:26de véhiculer
47:26un petit peu
47:27au fait
47:27dans ce roman
47:28j'essaye
47:29à partir d'une histoire
47:30de raconter
47:32une vérité
47:33parce qu'aujourd'hui
47:34lorsque vous
47:35par exemple
47:35vous sortez
47:36dans les rues
47:37vous croisez
47:38les migrants
47:38on a tendance
47:38à avoir un regard
47:39un peu
47:40de jugement
47:41on s'est dit
47:42aujourd'hui
47:42déjà c'est un regard
47:43d'optique
47:44qu'est-ce que ces gens
47:44font ici
47:44mais après
47:45il faut comprendre
47:46que ces gens
47:47n'ont pas choisi
47:49le chemin
47:49de l'immigration
47:51par volonté
47:52c'est-à-dire
47:52qu'ils ont été obligés
47:53parce que
47:54dans leur pays
47:56c'est des gens
47:56à qui on refuse
47:58le minimum vital
48:00et ces gens
48:01sont à un moment donné
48:03c'est une mort sociale
48:04qui s'ensuit
48:05et quand il y a
48:05mort sociale
48:06c'est clair
48:06qu'on est obligé
48:08de s'engager
48:10dans une survie
48:11ou du moins
48:12dans une forme
48:12de névose
48:14obsessionnelle
48:14de réalisation
48:15de soi
48:15et aujourd'hui
48:16avec surtout
48:17la magie
48:17de la télé
48:18donc ces jeunes
48:19c'est clair
48:19que du Congo
48:21de la Côte d'Ivoire
48:21du Mali
48:22on voit aujourd'hui
48:23la vie ailleurs
48:25et la vie ailleurs
48:26c'est ça
48:26ces jeunes
48:27sont séduits
48:27ils se disent
48:27qu'en allant en Europe
48:28je peux me réaliser
48:30en dehors
48:31d'un corps social
48:33qui m'a éjecté
48:33parce que
48:34ces jeunes
48:35dans ces pays
48:36ils sont en marge
48:37de la société
48:38ils sont éjectés
48:38du corps social
48:39donc pour eux
48:40le chemin de l'immigration
48:42c'est une forme
48:43de renaissance sociale
48:44et pourquoi vous avez décidé
48:46de situer ça au Congo
48:47justement
48:48l'histoire
48:50oui au fait
48:51pour moi
48:51le Congo
48:52c'est juste un exemple
48:54mais quand vous prenez
48:55par exemple
48:56les différents pays
48:58l'idée ici
48:59c'est de dire
48:59que
49:00l'immigration
49:01qu'on est une
49:02oui
49:02c'est une problématique
49:04mais derrière
49:05cette grande problématique
49:06il y a plusieurs
49:07sous-problématiques
49:08qui alimentent ce départ
49:09en fait
49:10c'est pas un départ
49:12joyeux
49:12c'est un départ forcé
49:14et ici
49:15en prenant
49:16l'exemple du Congo
49:17forcé
49:18et on met sa vie
49:19en péril
49:20qui était
49:22risqué également
49:23oui risqué
49:24si on avait le choix
49:25on ne le ferait pas
49:26effectivement
49:27on ne jouerait pas
49:28avec sa propre vie
49:29en effet
49:29en effet
49:30parce que
49:30moi je pense que
49:31des jeunes
49:33de 20 ans
49:35de 30 ans
49:36qui
49:37prennent des barques
49:38et qui
49:39vont affronter
49:40des vagues
49:41de 7 mètres
49:41pour moi
49:43c'est
49:44quand même
49:45c'est fou
49:45oui
49:46mais
49:47moi je pense
49:48qu'il faut porter
49:49la réflexion
49:49sur le pourquoi
49:50qu'est-ce qui fait
49:51que ces jeunes
49:52décident
49:53de risquer
49:54autant
49:55pour un avenir
49:56meilleur
49:56et je pense que
49:57le livre ici
49:57c'est d'interpeller
49:58un peu
49:59nos élites
50:00pour qu'on puisse
50:01regarder frontalement
50:03les véritables problèmes
50:04ce sont les problèmes
50:05de gouvernance
50:05ce sont les problèmes
50:06de partage équitable
50:08de la richesse
50:08ce sont les problèmes
50:09ici
50:11du minimum vital
50:13c'est une réalité
50:14invisible
50:14que vous voulez
50:15un petit peu
50:16visibiliser
50:16d'une certaine manière
50:17les causes
50:18comme je le disais
50:19tout à l'heure
50:20en introduction
50:20structurelle
50:21comprendre
50:22ce qu'il y a
50:23derrière le visage
50:24de ces migrants
50:25comprendre un petit peu
50:26leurs histoires
50:27et cette détresse
50:29finalement
50:30cette détresse
50:31effectivement
50:31moi c'est
50:33c'est une forme
50:33de
50:34comment je disais
50:35de mort sociale
50:36ces jeunes
50:37étant dans
50:38comprenez par exemple
50:40dans le roman
50:41l'aîné
50:42Kindar
50:42il est l'aîné
50:43d'une famille
50:44et quand vous essayez
50:45de comprendre
50:46un peu la sociologie
50:47africaine
50:49voilà
50:49le père y fait
50:50après derrière
50:51l'aîné
50:52du moins les enfants
50:53font pour les parents
50:54en tout cas
50:54voilà comment se construit
50:56quand vous essayez
50:57de comprendre un peu
50:58comment fonctionne
50:59la société africaine
51:00c'est comme ça
51:01c'est à dire
51:01aujourd'hui
51:02il y a une forme
51:02de redevabilité
51:03entre les enfants
51:04et les parents
51:05et ces enfants
51:07à un moment donné
51:07dans une société
51:09où
51:10je parle ici
51:11par exemple
51:11de la Côte d'Ivoire
51:12une société
51:12que je maîtrise le plus
51:13une société de concurrence
51:15où on essaye
51:16de
51:16de mettre
51:17les uns et les autres
51:19en concurrence
51:19donc ces gens
51:20ces jeunes
51:21sont
51:22un peu
51:23à la limite
51:24il y a un sussaut d'orgueil
51:25c'est à dire
51:25moi
51:26quand je vois par exemple
51:27un tel fils
51:28d'une autre famille
51:29qui fait des choses
51:31pour la famille
51:32pour
51:33comment on dit ça
51:33pour ses parents
51:35et moi
51:35je n'arrive pas
51:36à aider mes parents
51:37et que je suis
51:39dans une précarité
51:39à un moment donné
51:40je suis dans une dynamique
51:42du
51:42comment on dit ça
51:43de faire tout
51:44pour pouvoir réussir
51:45et venir aider mes parents
51:46c'est dans cette logique là
51:47que ces jeunes
51:48sortent
51:49c'est pas pour
51:50les beaux yeux de l'Europe
51:51parce que quand vous voyez
51:52un peu
51:52déjà
51:53les récits médiatiques
51:55un petit peu
51:56c'est ça
51:56je prends par exemple
51:57d'une
51:58comment je vais appeler
51:59d'un peuple
52:00les soniqués par exemple
52:01qui sont très représentés
52:02en France
52:02mais figurez-vous
52:04ces gens
52:06du Mali
52:07ils sont les plus nombreux
52:09en France
52:10à rapatrier des fonds
52:12c'est-à-dire que
52:12quand ils vont
52:13à l'aventure
52:14quand ils vont chercher
52:16les lorados
52:16c'est pas pour eux
52:18en vérité
52:19c'est pour leur famille
52:20en fait
52:20et aujourd'hui
52:21moi je pense que
52:22ce livre
52:23est au-delà même
52:25de la question
52:25de l'immigration clandestine
52:27c'est pour dire aussi
52:28c'est de mettre le doigt
52:30aussi sur la problématique
52:31qui vous
52:31comme j'ai rappelé
52:33en prélude
52:33c'est près de 30 ans
52:35de guerre
52:35de chaos
52:36et c'est l'omerta totale
52:39j'ai salué ici
52:41voilà
52:41le plaidoyer
52:42du président
52:43Tisekedi
52:43du Congo
52:44qui a
52:45même fois
52:46à la tribune
52:47de l'ONU
52:47essayé de porter
52:48cette problématique
52:49sur la scène internationale
52:51donc vous l'avez
52:53très bien dit
52:54quand on parle
52:55de ce choix
52:55de cette décision
52:56c'est un sacrifice
52:58finalement légitime
52:59qui se fait
53:01des enfants
53:01pour les parents
53:02tu n'as pas compris
53:03qui se fait
53:04un sacrifice
53:05des enfants
53:05pour les parents
53:06donc un sacrifice
53:07légitime
53:07en effet
53:08que l'on considère
53:09comme étant légitime
53:12quand vous avez
53:13mentionné tout à l'heure
53:14le titre
53:14donc morale stérile
53:16est-ce que c'est
53:17une espèce
53:18de condamnation
53:19tout de même
53:20que vous faites
53:20vis-à-vis de la communauté
53:22internationale
53:22qui ne réagit peut-être
53:24pas à la situation
53:25ou est-ce que c'est
53:26un miroir aussi
53:27qui est tendu
53:30aux gouverneurs locaux
53:31finalement
53:35pour pouvoir
53:35finalement réagir
53:37quand on dit stérile
53:38puisque morale stérile
53:39donc pas de réaction
53:40je ne sais pas
53:41est-ce qu'il y a un jeu
53:42de mots
53:43expliquez-nous un petit peu
53:44en fait le titre morale stérile
53:46au-delà de la forme
53:47littéraire et philosophique
53:48il y a une vérité cachée
53:50dans ce titre
53:51c'est simple
53:52c'est-à-dire aujourd'hui
53:54comprenez encore une fois
53:55l'histoire du personnage
53:58Kinda
53:58qui était l'aîné de la fatrie
54:01l'aîné dans la famille
54:03qui a vu son père
54:05dans la précarité
54:07qui lui-même
54:07a été dans cette précarité
54:10ambiante
54:10à un moment donné
54:13il a reçu aussi une éducation
54:14parce que l'Afrique
54:15c'est aussi l'Afrique des valeurs
54:16l'Afrique de l'éducation
54:18et ce dernier
54:19à un moment donné
54:21lorsqu'il rencontre
54:22le seigneur de guerre
54:23qu'il enroule dans la milice
54:25au fond de lui
54:26il sait que c'est pas bien
54:28tuer des gens
54:30du moins pratiquer
54:32du moins participer
54:33à des opérations
54:35atroces
54:35il sait en conscience
54:36que c'est pas bien
54:37mais la survie
54:39l'emporte
54:39sur la morale
54:40en vérité
54:41c'est ça un peu
54:42l'idée que je vais véhiculer
54:44c'est-à-dire que ces jeunes
54:46qui viennent à l'immigration
54:48ils savent que l'immigration
54:49est un chemin périlleux
54:51ils savent que la mort
54:52peut-être les attend
54:53mais ils se disent que
54:55c'est un choix
54:56de survie
54:57c'est un choix
54:58comme vous l'avez dit
54:59c'est un choix
55:01c'est un sacrifice légitime
55:04et justement
55:05si on devait retenir
55:07un message principal
55:08que vous avez envie
55:09de véhiculer
55:10ou que vous avez eu
55:10envie en tout cas
55:11de porter
55:12à cette jeunesse
55:14aujourd'hui
55:14pour conclure
55:16cet entretien
55:16quel serait-il ?
55:18le message
55:18je pense qu'il est simple
55:20c'est-à-dire aujourd'hui
55:21moi au travail
55:22de ce récit
55:23je voulais ici
55:25à ma petite échelle
55:26essayer de faire comprendre
55:28aux uns et aux autres
55:29que l'immigration
55:31n'est pas un chemin
55:33qui se décide
55:34en fait
55:35on ne se lève pas
55:36un matin
55:36et puis on dit
55:37bon je vais à l'aventure
55:38je viens affronter
55:41les affres du désert
55:42ou du loin de la mer
55:43c'est un chemin forcé
55:46les gens ils sortent
55:48parce qu'ils s'étouffent
55:50dans ce contexte social
55:52de précarité
55:53de misérabilisme
55:54et ça c'est la première réflexion
55:56la deuxième réflexion
55:57sur la question du kivu
55:58c'est de dire aujourd'hui
55:59il est important
56:00qu'on ne soit pas
56:01dans l'omerta
56:03parce qu'aujourd'hui
56:04on a l'impression
56:05qu'il y a une forme
56:05de compétition
56:08ou du moins
56:11le mot ne vient pas
56:12c'est-à-dire
56:13on essaie de donner
56:13de l'importance
56:14aux douleurs de certains
56:16et des façons
56:19on essaie aussi
56:19de rendre invisible
56:21les douleurs
56:21d'autres personnes
56:23voilà
56:23et ici
56:24nous on veut faire comprendre
56:25que la problématique
56:27du kivu
56:27c'est des milliers de morts
56:28c'est des femmes
56:29qui ont subi des viols
56:30c'est la pauvreté
56:32c'est un cycle
56:33de pauvreté ambiant
56:34donc aujourd'hui
56:35il est important
56:36que nos élites internationales
56:37du moins l'ONU
56:38et tout ça
56:39qu'on sort
56:39se penchent sur la question
56:40pour apporter
56:41une réponse internationale
56:42à la catastrophe humaine
56:44qui perjure
56:45merci à vous Ismaëla
56:46si c'était un plaisir
56:47de vous avoir
56:48comme invité ce soir
56:49de parler de ce dernier
56:49roman moral stérile
56:51de les oublier
56:52du kivu
56:52merci à vous
56:53merci pour cette tribune
56:55merci
56:55c'est la fin de l'invité culture
56:56pour ce soir
56:57je vous souhaite
56:57une très bonne soirée
57:02fin de ce journal
57:03merci à vous de nous suivre
57:04l'information revient
57:05dans un instant
57:05sur Média TV
57:06merci à vous
57:09merci à vous
57:10merci à vous
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