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00:16Bonsoir, merci de choisir Median TV pour vous informer.
00:19Voici les titres de votre journal.
00:22Pour le président américain, l'Iran est l'unique responsable des frappes des rebelles outils
00:26contre deux pétroliers saoudiens hier à Main Rouge.
00:29Donald Trump qui brandit la menace d'une punition militaire contre Téhéran et ses alliés.
00:37Oeil pour oeil, reste la doctrine de défense de l'armée iranienne.
00:41L'Iran qui jure de poursuivre ses représailles contre les Etats-Unis tant qu'il sera attaqué.
00:49Et puis en Tunisie, on transpira à grosses gouttes.
00:51Tous les moyens sont bons pour se rafraîchir.
00:54Mais ne comptez pas trop sur l'électricité.
00:57Les délestages ont pris une nouvelle dimension dans le pays.
01:03Le théâtre de la guerre au Moyen-Orient s'étend.
01:07Un nouveau front a été ouvert hier à Main Rouge par les outils du Yémen
01:11qui ont ciblé deux pétroliers saoudiens, ce qui provoque la colère de Donald Trump.
01:16Pour le président américain, l'Iran est l'unique responsable des frappes commises par ses alliés.
01:22Le locataire de la Maison-Blanche promet d'infliger de lourdes punitions militaires à Téhéran
01:27et aux rebelles outils du Yémen en cas de nouvelle attaque à Bab el-Mandeb.
01:34Et de son côté, l'Iran promet de continuer à appliquer la loi du talion.
01:39Oeil pour oeil reste la doctrine de défense de l'armée irayenne.
01:43L'Iran qui jure de poursuivre ses représailles contre les États-Unis
01:48tant qu'il sera attaqué.
01:49Une position qui renseigne sur la situation dans la région
01:5215 jours après 15 jours d'escalade entre les deux pays.
02:00Et pour le secteur général de l'ONU, la situation au Moyen-Orient est hors de contrôle
02:05et au bord de l'inimaginable.
02:07La communauté internationale qui s'inquiète donc après l'attaque des rebelles outils du Yémen.
02:13Ces rebelles qui ont visé deux pétroliers saoudiens, je vous le rappelle,
02:17hier dans le détroit de Bab el-Mandeb.
02:19Nasridou Naïd.
02:21Les rebelles auraient mené l'attaque à coups de missiles et de drones.
02:24Riyad confirme comment un navire a été touché.
02:26Un pétrolier appartenant à une entreprise saoudienne.
02:29L'agence de sécurité maritime britannique a également fait état d'un pétrolier touché
02:33par un projectile non identifié.
02:35Pas de victimes signalées dans l'immédiat,
02:37mais un incendie a été déclaré à bord,
02:39à quelques 130 kilomètres au large du port saoudien d'Al-Shuqayq.
02:45Notre armée a mené une opération militaire spéciale visant deux pétroliers saoudiens
02:49qui ont enfreint le blocus que nous avons imposé.
02:52Les frappes ont été précises et ont provoqué d'importants incendies à bord.
02:57Dans la zone, les Houthis imposent leur blocus depuis lundi.
03:00Les rebelles ont le doigt sur la gâchette.
03:02Ils ont adressé des avertissements radio à plusieurs navires,
03:05menaçant de prendre pour cible ceux qui tenteraient de se frayer un passage.
03:08Depuis la menace Houthi, une dizaine de bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge
03:12ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb.
03:15Notre armée poursuivra ce genre d'opérations contre l'Arabie saoudite.
03:20Nous vous avertissons que toute action hostile venant de l'Arabie saoudite visant le Yémen
03:25se heurtera à des attaques de grande ampleur
03:27que nous mènerons directement en territoire saoudien.
03:35De nouveaux blocus pourraient empirer la situation d'un marché énergétique mondial déjà en crise.
03:41Le passage est fondamental pour l'Arabie saoudite,
03:44premier exportateur mondial de pétrole brut.
03:47Cette guerre au Moyen-Orient ne fait pas l'unanimité aux Etats-Unis.
03:51De nombreux citoyens veulent que les boys rentrent à la maison.
03:54C'est ce que souhaitent aussi certains élus.
03:56La Chambre des représentants a approuvé aujourd'hui une nouvelle résolution
04:00ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l'Iran.
04:04Un texte à la portée cependant symbolique et auquel Donald Trump ne pourra pas être contraint.
04:10Quatre élus républicains ont rejoint l'opposition démocrate et ont voté en faveur de ce texte.
04:15Le vote intervient après le décès ces derniers jours de quatre nouveaux militaires américains
04:20à la suite de frappes iraniennes portant à 18 le bilan pour les Etats-Unis
04:25depuis leur déclenchement avec Israël de la guerre contre l'Iran le 28 février dernier.
04:30Fin juin, les deux chambres du Congrès avaient déjà adopté une résolution similaire sans force de loi.
04:41Le temps reste de l'actualité alors que la diplomatie s'active pour faire taire les armes au Liban
04:45et que Rome s'apprête à abriter le 4 août prochain au nouveau round de négociations.
04:51Le Hezbollah n'a toujours pas digéré la visite du président libanais aux Etats-Unis pour le mouvement pro-iranien.
04:58L'audience que le président américain a accordée à Joseph Aoun révèle, je cite,
05:04« l'ampleur de la dépendance et la soumission de Beyrouth à une tutelle étrangère ».
05:10Joseph Aoun a été reçu, je vous le rappelle, bardi à la Maison Blanche par Donald Trump
05:14qui dit vouloir beaucoup aider le Liban au moment où un accord avec Israël,
05:19parrainé par Washington, entre dans sa première phase.
05:25Le chef de la diplomatie marocaine poursuit sa tournée africaine.
05:29Nasser Bourita est attendu à Bamako où il prendra part ce vendredi
05:33à la commission mixte de coopération Maroc-Mali.
05:35Mais avant place au business, les patronats maliens et marocains se sont réunis aujourd'hui
05:41pour trouver les moyens de consolider les relations bilatérales.
05:45Retour sur les temps forts de ce forum d'affaires avec Mohamed Danyouk.
05:48Ce forum d'affaires qui réunit plusieurs centaines d'opérateurs économiques maliens et marocains
05:54vise à examiner les domaines de coopération économique, industrielle et commerciale entre les deux pays,
06:00ce qui témoigne de la volonté des deux secteurs privés de travailler ensemble.
06:05Il s'agissait aussi d'identifier des projets structurants dans le domaine de l'agro-industrie,
06:11des infrastructures, de la pharmacie et des mines.
06:15Toutes choses qui passent par un cadre réglementaire et institutionnel dynamique.
06:20Que les deux pays doivent améliorer, de façon à améliorer à la fois le climat des affaires,
06:24le cadre des investissements, mais aussi les échanges commerciaux entre le Mali et le Maloc.
06:30Mais aujourd'hui, l'engagement, la volonté et la détermination des deux secteurs privés
06:33vont nous permettre très rapidement de monter un certain nombre de projets structurants
06:37au bénéfice de nos deux pays.
06:39Pays en pleine dynamique avec une prévision de croissance de 6% en 2026,
06:45une jeunesse dynamique et une volonté d'attirer les investissements.
06:49Le Mali présente des potentialités qui intéressent les opérateurs marocains prêts à s'engager.
06:56Le Mali est par exemple un des plus gros exportateurs,
06:59si ce n'est le plus gros exportateur africain de coton.
07:03Le Maroc a besoin de cette matière.
07:05C'est le troisième exportateur de textiles vers l'Union Européenne.
07:08Donc il y a quelque chose d'évident à mettre en place le plus rapidement possible.
07:14Il y a des choses évidentes avec les nouvelles découvertes des gisements de lithium
07:18et avec la chaîne de valeur de la batterie que le Maroc développe,
07:21qu'il faut impérativement intégrer le plus rapidement possible.
07:25Ce forum qui se tient en marge de la quatrième session de la grande commission mixte de coopération Mali-Maroc
07:32témoigne de la volonté des opérateurs économiques de jouer leur partition dans la consolidation des rapports entre les deux pays.
07:41L'organisation de cette quatrième session de la commission mixte,
07:46il fallait également faire niveler, si l'on peut dire, les relations économiques avec celles extraordinaires politiques, culturelles, culturelles.
07:59Et ce forum économique Maroc-Mali a réuni une armada d'entreprises aussi bien marocaines que maliennes.
08:10Je peux vous dire et vous avez témoigné également ici par votre présence de l'intérêt porté par la presse,
08:20mais par les maliens en général.
08:24Plusieurs panels sont au programme pour présenter plus en détail les opportunités d'investissement et de partenariat entre les opérateurs
08:33économiques des deux pays.
08:36L'Europe asphyxiée par les flammes, des incendies d'une ampleur inédite sont enregistrées cet été sur le vieux continent
08:43avec des surfaces brûlées jusqu'à 60% supérieures aux moyennes des 20 dernières années.
08:49Des pays comme l'Espagne, la France ou même l'Italie suffoquent sous les départs de feu répétés,
08:55laissant les populations totalement désemparées.
08:57Papa Lunsar.
09:00Le vieux continent, ceinturé par des incendies sans précédent.
09:04Le niveau des superficies brûlées est entre 40 et 60% plus haut que la moyenne établie entre 2006 et
09:122025.
09:13Illustration en Espagne qui a battu cette année un triste record.
09:19Je tiens à rappeler qu'au début de l'année, nous avons connu 22 incendies majeurs.
09:23C'est 4 fois plus comparé à l'année dernière.
09:25Plus de 100 000 hectares ont été ravagés par les flammes en Espagne.
09:28Et pour mettre cela en perspective, c'est la moyenne annuelle qu'a connue l'Espagne au cours de la
09:32dernière décennie.
09:34Ce phénomène inquiétant traverse les frontières européennes.
09:38Plusieurs feux de forêt ont ravagé l'île italienne de Sicile.
09:41Conséquence, les habitants ont été obligés de plier bagages pour éviter le pire.
09:47Les producteurs, quant à eux, sont désemparés.
09:49C'est une tragédie.
09:53Nous avons perdu des centaines d'hectares de culture.
09:55Nous avons perdu des centaines d'hectares de forêt, de paysages.
09:59Nous avons perdu des structures, des signes à l'exploitation agricole, des granges.
10:02Et nous avons aussi perdu des centaines d'hectares pour nos animaux.
10:07Cette île compte plus de 1000 départs de feu depuis cinq jours.
10:11Des incendies également en France où plus de 12 000 départs de feu ont été recensés depuis le début de
10:16l'année.
10:17C'est un record.
10:18Actuellement, les pompiers luttent contre un brasier d'une rare violence.
10:23En Gironde, où 2000 hectares ont déjà brûlé, 12 000 personnes ont dû être évacuées.
10:29C'est l'image d'une Europe complètement diffigurée à cause des incendies.
10:35En Tunisie, les coupures prolongées d'électricité prennent une nouvelle dimension.
10:40Au-delà d'une simple interruption de service,
10:43elles révèlent une réalité difficile pour des milliers de citoyens
10:46confrontés à la chaleur, à l'attente et aux contraintes du quotidien.
10:51C'est un reportage de notre correspondante à Tunis, Najwa Bech.
10:56Rawed, dans le gouverneurat de l'Ariana.
10:59Huit boulangeries dans ce quartier.
11:01Une seule est encore en activité.
11:03Devant elle, une file d'attente s'allonge sous une chaleur étoffante.
11:07Les coupures d'électricité perturbent le quotidien des habitants,
11:10ralentissent la production et compliquent l'accès à un produit aussi essentiel que le pain.
11:18Vous le voyez bien, sur les huit boulangeries du quartier,
11:21une seule est encore en activité à cause des coupures d'électricité.
11:25Les baguettes sont déjà puisées à 5 heures de l'après-midi.
11:29Dans la file, l'attente semble interminable.
11:32Pourtant, les habitants choisissent parfois l'ironie pour faire face à la lassitude.
11:40Nous sommes au comble du bonheur.
11:42Attendre 5 heures pour avoir deux baguettes,
11:45qui est mieux loti que nous ?
11:47Dieu merci.
11:49Mais derrière les sourires, la colère affleure.
11:53Nous ne traversons pas une simple crise.
11:55Hier, une femme est décédée parce que l'électricité a été coupée
11:59alors qu'elle dépendait d'une bouteille d'oxygène.
12:02Pendant ce temps, le débat dépasse les files d'attente devant les boulangeries.
12:07Dans un communiqué, l'organisation tunisienne des jeunes médecins affirme
12:11avoir collecté des données auprès de médecins exerçants dans les hôpitaux publics.
12:16Selon cette organisation, entre 150 et 200 décès liés à la canucule
12:22auraient été enregistrés ces derniers jours.
12:25Des chiffres qui, à ce stade, n'ont pas été confirmés officiellement par le ministère de la Santé.
12:31La canucule qui a dépassé tous les niveaux habituels
12:36et qui a engendré une crise énergétique tout d'abord
12:40et qui a causé aussi, accessoirement, une crise sanitaire
12:44dans la mesure où le retentissement se fait de façon naturelle
12:48sur les personnes âgées, incapables
12:51et les gens qui ont des maladies neuromusculaires et neurologiques.
12:56Ça se fait aussi chez les patients qui ont une assistance respiratoire à domicile
13:02avec l'oxygène ou bien avec des appareils de ventilation artificielle
13:07dans la mesure où il y a des coupures répétées du courant électrique
13:11qui ont intéressé tous les secteurs et toutes les vilayas.
13:15Selon des sources médiatiques, le parquet a ordonné l'ouverture d'une enquête judiciaire
13:20pour déterminer les circonstances des coupures d'électricité
13:23et les éventuelles responsabilités.
13:26Face aux inquiétudes des citoyens, le président tunisien est intervenu,
13:31appelant à faire toute la lumière sur ces perturbations.
13:35Quand on dit que les Tunisiens attendent des solutions concrètes.
13:40À la Oued, comme dans toute la Tunisie,
13:42les coupures prolongées d'électricité ne sont plus un simple désagrément.
13:46Elles paralysent le quotidien et mettent en péril l'accès aux services les plus essentiels.
13:52Depuis Tunis, Najoua Becha pour Média.
13:56À présent, place à l'invité de Soirinfo.
14:08L'émotion reste vive au Maroc comme en Italie après la mort d'Abdrahim Fakir,
14:14ressortissant marocain de 42 ans, décédé le 19 juillet à Bologne,
14:19à l'issue d'une intervention policière immobilisée au sol et écrasée à mort.
14:23Les images insoutenables de ces derniers instants ont fait le tour du monde.
14:28Le parquet de Bologne a ouvert une enquête judiciaire.
14:31Une autopsie a également été ordonnée afin de déterminer avec précision les causes du décès.
14:37L'ambassade du Maroc en Italie suit l'affaire de près,
14:40tandis que les autorités italiennes, jusqu'à la présidente du conseil, Giorgia Meloni,
14:45appellent à faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.
14:49Que sait-on justement de plus de ce drame ?
14:52Quelles sont les questions auxquelles la justice devra répondre ?
14:55Pour en parler, nous sommes avec Safia Khoury, avocate au Barreau de Paris.
15:00Safia Khoury, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
15:05Merci à vous d'avoir invité. Bonsoir.
15:09Je le disais, le parquet a ouvert à Bologne une enquête pour homicide involontaire
15:14et plusieurs personnes font l'objet d'investigations.
15:17Quelle est la portée juridique de cette décision aujourd'hui ?
15:23Comme dans toute affaire dramatique et surtout potentiellement criminelle,
15:28potentiellement parce qu'on n'est pas à l'abri qu'il s'agisse d'un accident
15:31ou en tout cas de quelque chose d'involontaire,
15:34dans toute situation de ce type-là, il y a une enquête qui doit être menée.
15:38D'autant que là, les images ne laissent pas beaucoup de place au doute.
15:42On comprend qu'il y a forcément eu des actions ou des inactions
15:47qui peuvent être considérées comme étant coupables d'infractions, délits ou crimes.
15:52Je pense non pas uniquement aux agents de police,
15:55mais également aux deux secouristes que l'on voit ne pas intervenir
16:00lorsque les agents de police sont à terre avec M. Paquière.
16:03Nous aurons l'occasion d'y revenir.
16:06Restons un peu sur la vidéo, cette vidéo d'interpellation
16:08qui est au cœur de l'affaire.
16:10Quelle valeur peut avoir ce type d'élément dans une enquête judiciaire ?
16:14Quelles sont ses limites aussi ?
16:18Alors, je pourrais être tout à fait honnête avec vous,
16:21pour moi, il n'y a pas vraiment de limite.
16:23C'est la preuve quasi parfaite.
16:26C'est d'ailleurs extrêmement édifiant en France
16:30parce que moi, je suis avocate au barreau de Paris,
16:32même si je fais du pénal international et que j'agisse sur plusieurs terrains.
16:35En France, c'est un grand sujet puisque les crimes ou les infractions,
16:42en tout cas de violences policières, sont la plupart du temps condamnées
16:45lorsqu'on arrive à obtenir une vidéo qui est une preuve assez infaillible.
16:49Ce qui amène d'ailleurs pas mal de gouvernements, en Europe et ailleurs,
16:53à envisager l'interdiction de filmer les forces de l'ordre
16:56ou bien la suppression des caméras embarquées.
16:59Au-delà de la vidéo, quels éléments seront déterminants ?
17:04L'autopsie, les caméras piétons, la communication radio,
17:08appel d'urgence, témoignages, expertise médico-légale, dites-nous.
17:14Tout ce que vous avez évoqué, les témoignages de contexte également.
17:19Évidemment, les dossiers administratifs des agents policiers en question,
17:24savoir s'ils sont familiers des faits de violence ou non.
17:29La personnalité de la victime également,
17:33puisque de ce que j'ai compris, le parti d'extrême droite
17:37s'est targué de rendre public le casier judiciaire de la victime.
17:43Mais la réalité, c'est qu'on comprend dans le contexte
17:46qu'il était dans un délire au moment où les faits se sont passés
17:51et que potentiellement, il avait un problème de santé mentale
17:55qui justifiait l'attitude qui était la sienne.
17:59En droit italien, comme au regard de la Convention européenne des droits de l'homme,
18:04dans quelles conditions les forces de l'homme peuvent-elles recourir à la force,
18:08même si recourir à la force ne signifie pas écraser à mort,
18:11comme nous le voyons sur ces images ?
18:15Alors, le principe est que la police a,
18:19et c'est un peu le principe dans tous les pays européens,
18:21la police a le bénéfice de ce qu'on appelle la violence légitime.
18:27La seule et unique violence qui est légitime,
18:30c'est celle qui est exercée par les forces de l'ordre.
18:32Sauf que cette violence, elle est légitime,
18:35elle doit remplir des conditions qui sont la nécessité et la proportionnalité.
18:40Est-ce qu'à ce moment-là, il était absolument nécessaire d'user de la violence qui a été faite
18:46?
18:47Et si la réponse est oui, c'est très bien, c'était nécessaire,
18:51mais est-ce que c'était proportionnel aux besoins qui étaient celui du policier à ce moment-là ?
18:57Justement, Sophia Akory, l'une des questions centrales est celle de la proportionnalité.
19:02Comment la justice apprécie-t-elle si la force employée était nécessaire et proportionnée ?
19:09Encore une fois, le contexte,
19:11le contexte, c'est avec malgré tout une prise en compte de la personne en elle-même.
19:18Et quand je dis personne, je parle de la personne accusée, je parle du policier.
19:21C'est est-ce que le policier se sentait légitimement menacé,
19:26se sentait légitimement qu'il y avait un danger pour la population autour.
19:31Et donc, c'est comme ça qu'on évalue la nécessité et la proportionnalité.
19:36Pour répondre un peu plus concrètement à votre question,
19:40malheureusement, et j'ai envie de dire presque en réalité heureusement,
19:43on n'étudie pas la nécessité et la proportionnalité a posteriori.
19:48Ce n'est pas une fois qu'on découvre que le couteau était un faux couteau
19:51ou que le pistolet n'avait pas de balle à l'intérieur,
19:55on pourra dire, vous voyez, ce n'était pas nécessaire et ce n'était pas proportionnel.
19:58Il faut regarder au regard du contexte,
20:01au moment où les faits de violences policières sont en train de se passer.
20:04L'enquête devra également déterminer le rôle des secouristes présents sur place.
20:09Quelles sont leurs obligations lorsqu'ils interviennent dans ce type de situation ?
20:16Alors, c'est assez délicat parce que les secouristes,
20:21souvent, sont soumis à une situation de danger lorsqu'il y a une intervention policière.
20:29Et donc, il y a aussi une nécessité de respecter les directives qui sont données par les agents de police,
20:37qui doivent sécuriser la chaîne de l'infraction,
20:41qui doivent sécuriser le public autour.
20:43Et donc, on comprend que les agents, les secouristes, on voit les gestes.
20:51Qui t'a laissé la victime agonisée ?
20:54Alors, mais c'est la suite de mon raisonnement.
20:57C'est la suite de mon propos.
21:00Évidemment, on voit qu'à un moment, il y en a quand même un qui essaye d'y aller
21:02et le policier qui l'arrête tout de suite.
21:04Mais là où je vous rejoins, c'est que c'est de la même manière que pour les policiers.
21:08Il y a une certaine proportionnalité à ça.
21:10Et en fait, ce n'est même plus une proportionnalité, c'est du bon sens.
21:13C'est-à-dire que là, je n'arrive pas à comprendre.
21:16Je vous le dis, et pardon, c'est vrai que c'est un peu mon opinion personnelle.
21:18Je ne comprends pas comment des professionnels de santé regardent cette scène
21:22en n'étant pas capables d'eux-mêmes, avec du bon sens, de dire
21:25« Je vous arrête, il n'y a plus de danger. Maintenant, le danger, c'est pour la victime.
21:28C'est pour la personne que vous êtes en train d'interpeller. »
21:31J'appelle ça de la non-assistance à personne dans danger.
21:33C'est ça. Parce que eux, leur devise souvent, c'est « sauver ou périr »,
21:39sauf que cette fois-ci, c'est comme s'ils laissaient périr.
21:42En tout cas, ces images montrent également la participation d'un homme en civil.
21:47Pourquoi est-il important de clarifier précisément son rôle aujourd'hui ?
21:53Effectivement, c'est ce que je vous disais sur la liste des éléments d'enquête
21:57qui allaient devoir être menés par les autorités italiennes.
22:02Je vous ai dit absolument tout ce que vous avez dit, et j'ai rajouté « et les témoignages de
22:05contexte ».
22:06Parce que cette personne, on n'arrive pas à comprendre si c'est celui qui a appelé les policiers,
22:11et si c'est le cas, il y a potentiellement un avis biaisé,
22:16ou bien est-ce que c'est juste un badaud qui passe en tout état de cause.
22:20Il est témoin de cette scène, et on a besoin de comprendre un petit peu mieux
22:24si c'est lui qui incite les policiers à avoir une interpellation aussi violente,
22:28ou si c'est juste quelqu'un qui attise un petit peu la situation,
22:32ou bien juste qui ne l'apaise pas.
22:35– Safia Khoury, l'affaire a en tout cas suscité une vive émotion au Maroc comme en Italie.
22:42Quel rôle jouent désormais les autorités marocaines
22:44et les représentations diplomatiques dans ce type de dossier ?
22:49– Alors c'est délicat parce qu'il s'agit quand même d'un fait de politique intérieure.
22:57Moi je ne vous cache pas que j'ai une absolue conviction,
23:00c'est qu'il n'y a pas connaissance par les policiers de la nationalité d'origine,
23:05de la personne qu'ils sont en train d'interpeller.
23:07Peut-être une vision de la couleur de peau,
23:10et je n'ai pas envie de rentrer dans ce débat-là,
23:12mais en tout cas pas de connaissance de la nationalité.
23:15Donc c'est un ressortissant sur le territoire italien
23:21et un fait de politique intérieure.
23:23En revanche, évidemment, que les autorités et les relations diplomatiques
23:27et les autorités marocaines ont un rôle à jouer
23:30dans le soutien à la famille de cette personne,
23:33dans le soutien à la communauté marocaine,
23:35qui en Italie est quand même très très importante,
23:38et qui est extrêmement émue de ce fait divers et de ce fait dramatique.
23:44Et je pense que le sujet, en termes diplomatiques,
23:49est davantage le soutien à la communauté marocaine,
23:52et puis évidemment d'informations maintenues pour les marocains,
23:57pour les autorités marocaines, sur l'issue de cette enquête.
24:01– Encore, l'affaire est suivie de près par le ministère marocain
24:04des Affaires étrangères, mais aujourd'hui, au-delà de cette affaire,
24:08ce drame relance en débat, en débat plus large,
24:12sur les techniques d'interpellation, la formation des forces de l'ordre,
24:16la protection des personnes interpellées,
24:18mais aussi la confiance entre citoyens et institutions.
24:23– C'est évident, et ce qui est extrêmement inquiétant,
24:29c'est de constater que c'est un phénomène
24:32qui est beaucoup plus global que la seule Italie,
24:35puisque la France vit précisément le même débat au même moment,
24:40avec des gouvernements, on va se le dire clairement,
24:42soit d'extrême droite, soit qui se droitisent davantage,
24:46lorsqu'ils ne sont pas d'extrême droite,
24:48qui sont ultra sécuritaires, une surenchère à la sécurité et au populisme,
24:56et du coup, des appels de ces partis politiques
24:59à des politiques sécuritaires plus importantes,
25:02et à une protection, soi-disant, des forces de police.
25:06Mais alors, c'est dans toute espèce de système,
25:09et ça c'est la nature humaine, à partir du moment
25:11où on parle de protection et d'impunité, quelque part,
25:14pour des personnes à qui on vient de, et je vous l'ai dit en introduction,
25:17à qui on donne une violence légitime,
25:20eh bien, par définition, l'être humain est tel qu'il est,
25:24il y aura plus de dérives, il y aura plus de dérapages.
25:27Et quand bien même n'y en aurait-il pas, en tout état de cause,
25:30il y aura davantage de frustration de la part des citoyens,
25:34de la part de la société civile,
25:38et donc une augmentation de la violence
25:41dans les relations entre les citoyens, la société civile,
25:44et les forces de l'ordre de l'autre côté.
25:46Je dois rappeler quand même que...
25:49Pardon, allez-y, allez-y.
25:50Allez-y, allez-y, je vous en prie, allez-y.
25:52Oui, oui, je voulais juste rappeler que
25:53il est quand même intéressant de voir qu'en Italie,
25:56justement, ça fait à peine un an qu'a été votée
25:59cette réforme, justement, ultra sécuritaire
26:02sur la façon dont les forces de l'ordre peuvent être,
26:06je ne vais pas dire moins punies,
26:08mais en tout cas, beaucoup plus protégées
26:10lorsqu'il y a des accusations de violences policières,
26:12c'est-à-dire, on ne peut pas suspendre un agent
26:14lorsqu'il est accusé de violences policières,
26:16il y a une protection fonctionnelle,
26:18donc ces frais d'avocats sont payés par l'administration,
26:22et donc cette réforme, elle date d'avril 2025,
26:26et il faut quand même savoir une chose,
26:27c'est pour ça que je vous parle d'un débat politique
26:28qui est effrayant en Europe,
26:30c'est que le président italien avait considéré
26:33cette loi comme inconstitutionnelle,
26:36elle n'est pas passée devant le législateur,
26:39et donc cette loi est passée par la voie du décret
26:42par le gouvernement d'extrême droite de Giorgia Meloni,
26:45et non pas par le législateur italien
26:46qui s'y est opposé.
26:48En tout cas, aujourd'hui, l'enjeu est avant tout
26:50de permettre à la justice de répondre
26:53avec impartialité, n'est-ce pas,
26:56et transparence, on va dire,
26:58à toutes les questions qui seront soulevées
26:59par cette intervention ?
27:02Oui, bien sûr, c'est le rôle de la justice,
27:04c'est le rôle de la justice d'apaiser,
27:06c'est parfois difficile pour les justiciables
27:09de comprendre que justement cet apaisement,
27:14il mérite le temps de la justice,
27:16ce qui veut dire qu'il ne faut pas attendre
27:17des résultats d'enquête dans une semaine,
27:20ni même dans un mois,
27:22ça va prendre le temps,
27:23parce qu'il va falloir auditionner beaucoup de gens,
27:25parce qu'il va falloir attendre les résultats d'une autopsie,
27:27parce qu'il va falloir regarder les vidéos-surveillance,
27:30il va falloir regarder beaucoup de choses.
27:32Et puis, en réalité, c'est ce qu'il y a de mieux,
27:35c'est d'avoir une décision qui se prend
27:38avec le calme et l'apaisement du temps qui est passé
27:40et du deuil qui se fait petit à petit.
27:42Il n'empêche que la justice est évidemment
27:45largement attendue au tournant,
27:47puisque hier, ou avant-hier, je crois,
27:50il y avait des émeutes assez violentes à Bologne
27:53à l'issue de ce fait précis.
27:57Safia Khoury, merci.
27:58Merci pour toutes ces précisions.
27:59Merci d'avoir répondu à nos questions.
28:02Merci à vous.
28:03Bonne soirée.
28:04Merci parlement.
28:06À présent, place à l'essentiel de l'actualité économique
28:09avec Rachid Farhan.
28:18Le premier opérateur télécom du Royaume
28:20poursuit sa dynamique.
28:22Terme du premier semestre 2026,
28:24Maroc Télécom affiche un chiffre d'affaires
28:26consolidé de 19 milliards de dirhams
28:28en progressant de 5,4 sur un an.
28:31Cette croissance repose sur deux monteurs complémentaires.
28:34D'un côté, les activités au Maroc
28:36progressent de 2,2%,
28:38portés par l'essor des services numériques.
28:40De l'autre, les filiales Move Africa
28:42poursuivent leur développement
28:43avec une hausse de leur revenu de 7,5%,
28:47confirmant le poids grandissant
28:49des marchés africains dans la stratégie du groupe.
28:52L'évolution des usages numériques
28:54reste le principal facteur de cette performance.
28:57Autre indicateur révélateur,
28:58le groupe compte désormais plus de 77 millions de clients,
29:02soit près de 3% de plus qu'il y a un an.
29:05Le groupe poursuit par ailleurs
29:07sur sa stratégie d'investissement
29:08dans les infrastructures très haut débit
29:10et les services financiers mobiles,
29:12de temps confirmant ses objectifs de croissance
29:14pour l'ensemble de l'année.
29:15Le gouvernement se montre confiant
29:17pour les prochains mois.
29:18Présentant les grandes orientations budgétaires
29:21devant le Parlement,
29:22le ministre de l'économie et des finances,
29:24Nadia Feta a indiqué que le Maroc
29:26devrait enregistrer une croissance de 5,3% en 2026.
29:31Cette progression serait principalement soutenue
29:33par le redressement du secteur agricole,
29:35mais aussi par la poursuite des investissements publics,
29:38la bonne tenue de l'industrie
29:40et le maintien de la consommation des ménages.
29:42Le gouvernement prévoit ensuite
29:43une croissance de 4,1% en 2027,
29:47puis de 4,2% en 2028 et 2029.
29:50Ces projections reposent notamment
29:52sur une récolte céréalière estimée
29:54à 70 millions de quintaux,
29:56un prix du pétrole autour de 70 dollars le baril
29:59et une inflation maîtrisée aux environs de 2%.
30:02Les premiers indicateurs de l'année
30:03confortent cette trajectoire.
30:05Les recettes ordinaires de l'État
30:07progressent de 15,4% fin juin,
30:09tandis que l'inflation moyenne
30:11est retombée à seulement 0,4%
30:13au premier semestre.
30:15Sur le front de l'emploi,
30:16193 000 postes ont été créés en 2025,
30:20permettant de ramener le taux de chômage
30:21à 13%.
30:22Le commerce extérieur reste dynamique,
30:25les exportations progressent de 5,8%
30:28pour atteindre 211,4 milliards de dirhams,
30:31notamment grâce au secteur de l'automobile
30:33et de l'aéronautique.
30:34En parallèle, les recettes touristiques
30:36atteignent 46,9 milliards de dirhams,
30:39quasiment au même niveau
30:41que les transferts des Marocains
30:42résidant à l'étranger,
30:43qui s'élèvent à 46,2 milliards de dirhams.
30:47Des indicateurs qui traduisent
30:48une économie résiliente,
30:49même si le gouvernement reste attentif
30:51aux tensions géopolitiques
30:53et leurs conséquences
30:54sur les marchés internationaux.
30:56Au-delà de ses performances économiques,
30:59le Maroc poursuit également
31:00sa stratégie d'ouverture
31:01vers de nouveaux partenaires internationaux.
31:03Le Royaume renforce
31:04ses relations économiques
31:06avec l'Asie centrale.
31:07La CGEM a officiellement lancé
31:09le Conseil d'affaires Maroc-Kazakhstan,
31:11une plateforme permanente
31:12destinée à rapprocher
31:13les entreprises des deux pays
31:15et à encourager
31:16les investissements croisés.
31:17Depuis 2021,
31:18les échanges commerciaux
31:19entre le Maroc et le Kazakhstan
31:20ont progressé de 68%,
31:23dépassant désormais
31:24460 millions de dollars.
31:26Malgré cette progression,
31:27les deux parties estiment
31:28que le potentiel reste largement
31:30sous-exploité.
31:31Le Maroc ambitionne notamment
31:32de se positionner
31:33comme une porte d'entrée
31:34vers les marchés africains,
31:36tandis que le Kazakhstan
31:37souhaite renforcer son rôle
31:38de passerelle
31:39vers l'Asie centrale.
31:41Les rencontres entre entreprises
31:42ont déjà permis
31:43d'identifier plusieurs projets
31:45de coopération
31:45avec l'objectif
31:46de créer un véritable
31:47corridor économique
31:48entre les deux régions.
31:49Le Burkina Faso
31:51poursuit ses efforts
31:52pour renforcer
31:52son indépendance énergétique.
31:54Le pays a officiellement
31:56mis en service
31:56une centrale thermique
31:58de 50 MW
31:59réalisée par un investissement
32:01de 18 milliards
32:01de francs CFA.
32:02Cette nouvelle infrastructure
32:04doit permettre
32:04de répondre
32:05à une demande d'électricité
32:07en constante augmentation,
32:09alimentée par la croissance
32:10démographique,
32:11l'urbanisation
32:11et le développement
32:13des activités économiques.
32:14A travers ce projet,
32:15le Burkina Faso
32:16cherche à lever
32:17l'un des principaux freins
32:18de son développement économique,
32:19le déficit énergétique.
32:21Sans surprise,
32:22la Banque centrale
32:23du Nigeria
32:23a décidé de maintenir
32:25son taux directeur
32:26à 26,5%.
32:28Il s'agit de la cinquième
32:29réunion consécutive
32:30sans changement de taux,
32:32un choix qui traduit
32:33la prudence de l'institution
32:34face à une inflation
32:35qui reste élevée
32:36malgré les signes
32:37d'amélioration.
32:38Un taux directeur élevé
32:39permet généralement
32:40de limiter la demande
32:41de crédit
32:42et de ralentir l'inflation.
32:43La Banque centrale
32:44estime néanmoins
32:45que la lutte
32:46contre l'inflation
32:47demeure prioritaire
32:48pour restaurer
32:49la confiance
32:49des investisseurs
32:50et préserver
32:51la stabilité macroéconomique.
32:53Les marchés
32:53suivront désormais
32:54l'évolution des prix
32:55au cours des prochains mois
32:56pour savoir
32:57si une baisse des taux
32:59pourra être envisagée
33:00avant la fin de l'année.
33:02Après plusieurs années
33:03marquées par les pénuries
33:04de composants,
33:05l'inflation
33:05et le ralentissement
33:06de la demande,
33:07les immatriculations
33:08de voitures neuves
33:10repartent progressivement
33:11à la hausse
33:12dans l'Union européenne.
33:13Cette amélioration
33:14est principalement portée
33:15par les véhicules hybrides
33:16qui séduisent
33:17de plus en plus
33:18d'automobilistes
33:19grâce à leur consommation
33:20réduite
33:20et à leur prix
33:21plus accessible
33:22que les modèles
33:23100% électriques.
33:25Le secteur doit également
33:27composer avec une concurrence
33:28de plus en plus forte,
33:29notamment les constructeurs
33:31chinois
33:31qui gagnent des parts
33:32de marché
33:33sur le continent européen.
33:34Malgré ces défis,
33:35cette légère reprise
33:36constitue un signal positif
33:38pour une industrie
33:39qui représente
33:39plusieurs millions d'emplois
33:40en Europe
33:41et demeure l'un des piliers
33:42de son économie.
33:43En France,
33:44le nombre de créations
33:45d'entreprises
33:45a reculé au mois de juin
33:47selon les dernières données
33:48publiées par l'INSEE.
33:49Cette baisse
33:50concerne principalement
33:51les entreprises individuelles
33:53et les micro-entrepreneurs,
33:54souvent les plus sensibles
33:56à l'évolution
33:56du contexte économique.
33:58Même si ce repli
33:59reste limité
34:00et traduit
34:01une certaine prudence
34:02des porteurs de projets
34:03face à un environnement
34:04encore marqué
34:05par des taux d'intérêt élevés,
34:06un accès
34:07aux financements
34:07plus coûteux
34:08et des perspectives économiques
34:10moins favorables.
34:10Les prochains mois
34:11permettront de savoir
34:12s'il s'agit
34:13d'un simple ralentissement
34:14ponctuel
34:15ou d'une tendance
34:16plus durable.
34:31On ouvre ce journal
34:33avec ce tournant
34:34pour le football africain.
34:35La CAF revoit
34:36le format
34:36de sa compétition
34:37la plus prestigieuse.
34:38La CAF accueillera 28 équipes
34:40à partir de l'édition 2027.
34:42L'annonce a été faite
34:43par Patrice Mouetsepe,
34:44président de la CAF.
34:45Avec 4 équipes supplémentaires,
34:47la compétition passe
34:48à 7 groupes.
34:49Les deux premiers
34:50de chaque groupe
34:50et les deux meilleurs
34:513e rejoindront
34:53les 8e de finale.
34:54Le tournoi se jouera
34:55du 19 juin
34:56au 17 juillet
34:57au Kenya
34:57en Tanzanie
34:58et en Ouganda.
34:59Pour le Maroc,
35:00champion d'Afrique en titre,
35:01les éliminatoires
35:02débuteront dès septembre prochain
35:04face au Gabon,
35:05au Niger
35:05et au Lesotho.
35:06En décembre dernier,
35:07le président de la CAF
35:08avait déjà confirmé
35:09que la Cannes
35:10passera à un rythme
35:10de 4 ans
35:11à partir de 2028.
35:16Autre annonce
35:17forte de la CAF,
35:18le vainqueur
35:19de la Cannes féminine
35:192026
35:20remportera désormais
35:222 millions de dollars.
35:23C'est deux fois plus
35:24qu'auparavant.
35:25Cette compétition
35:25se jouera au Maroc
35:26du 26 juillet
35:27au 16 août
35:28entre Rabat
35:29et Casablanca.
35:30Les Lyon de l'Atlas
35:31seront donc l'occasion
35:32de décrocher
35:32un premier titre
35:33continental
35:34devant leur public
35:35mais aussi
35:35une prime record.
35:36En plus du trophée,
35:38les quatre demi-finalistes
35:39valideront directement
35:40leur billet
35:41pour la Coupe du Monde
35:422027
35:42prévue au Brésil.
35:47Restons avec la CAF.
35:49Pas de révolution
35:50pour les compétitions
35:51africaines de club.
35:52Patrice Motsépé
35:53a confirmé
35:54qu'aucune décision
35:55n'avait été prise
35:56sur un éventuel
35:57changement de format
35:58de la Ligue des Champions
35:59ou de la Coupe de la CAF.
36:01Plusieurs fédérations
36:02souhaitent donner
36:03plus de place
36:04aux pays les mieux classés
36:05comme le Maroc
36:06ou l'Égypte
36:06mais le président
36:07de la CAF
36:08préfère prendre son temps.
36:09Le dossier sera étudié
36:11par le comité exécutif
36:12avant toute décision.
36:19On passe maintenant
36:20au mercato.
36:21Le changement approche
36:22en équipe de France.
36:24Selon plusieurs médias français,
36:25Zinedine Zidane
36:26devrait être officiellement
36:27nommé sélectionneur
36:28mardi prochain.
36:29Il succédera
36:30à Didier Deschamps
36:31après 14 années
36:32à la tête des Bleus.
36:33L'ancien entraîneur
36:34du Real Madrid
36:34prépare déjà son arrivée
36:36avec un staff
36:36largement renouvelé.
36:38Objectif désormais,
36:39lancer un nouveau cycle
36:40et préparer
36:41les premiers rendez-vous
36:41de la Ligue des Nations
36:43dès la fin du mois
36:44de septembre.
36:49Une autre légende
36:50du football
36:51a également fait parler
36:52d'elle.
36:52A 40 ans,
36:53Luka Modric
36:54n'a toujours pas dit
36:55son dernier mot.
36:56Le milieu croate
36:56va prolonger son aventure
36:58avec l'AC Milan
36:59pour une saison supplémentaire.
37:00Après la Coupe du Monde,
37:01il a donné son accord
37:02verbal au club italien.
37:04Séduit par le projet
37:05de son entraîneur
37:06Ruben Amorim,
37:07l'ancien ballon d'or
37:08veut continuer à évoluer
37:09au plus haut niveau.
37:10L'officialisation
37:11est attendue
37:12dans les prochains jours.
37:20Et on termine
37:21avec le Tour de France.
37:23Jasper Philipsen
37:24a remporté
37:24la 17ème étape
37:25au terme d'un sprint
37:26parfaitement maîtrisé
37:28à voir en.
37:28Le Belge a été idéalement
37:29lancé par son coéquipier
37:31Mathieu Van Der Poel
37:32pour décrocher
37:32sa 11ème victoire d'étape
37:34sur la grande boucle.
37:35Ce succès permet
37:36surtout à Philipsen
37:37de revenir à seulement
37:387 points de Mads Pedersen
37:40au classement
37:40du maillot vert.
37:41De son côté,
37:42Tadej Pogacar
37:43conserve sans difficulté
37:44le maillot jaune
37:45avant les grandes étapes
37:46de montagne
37:47qui pourraient être décisives
37:48pour le classement général.
38:13et après le journal des sports
38:16place à l'invité culture
38:17avec Baleem Khamlichy
38:18qui reçoit ce soir
38:20la galeriste
38:20Abla Ababou.
38:32Mesdames et messieurs,
38:33bonjour et bienvenue
38:34dans l'invité culture.
38:36Focus aujourd'hui
38:37sur une exposition
38:38intitulée
38:39« Ce que la fête sauve »
38:40est une exposition
38:42qui est actuellement en cours.
38:44Une exposition collective
38:45qui a démarré le 26 juin
38:47et qui devrait se poursuivre
38:48jusqu'au 17 septembre 2026.
38:50Elle réunit 17 plasticiens
38:53avec une même nécessité,
38:55celle de retrouver
38:56dans le geste
38:57un espace de réparation.
38:59Les artistes convoquent
39:00des récits intimes,
39:02des fragments de vie,
39:03des espaces suspendus
39:04où le réel se transforme.
39:06Chaque oeuvre
39:07est une invitation
39:08à ralentir,
39:09à regarder autrement,
39:10à laisser entrer
39:11ce que la fête
39:12porte de plus essentiel.
39:14La présence à l'autre,
39:15la chaleur du collectif
39:16et puis l'éclat fugace
39:18d'un instant partagé.
39:19On va justement
39:20en parler
39:20de cette exposition
39:21avec Abla Ababou
39:24qui est galeriste
39:25et qui organise
39:27également cette exposition.
39:28Bonsoir à vous.
39:29Bonjour à vous plutôt.
39:30Bonjour.
39:31Merci Mariem
39:32de m'avoir invitée.
39:34Merci d'avoir accepté
39:36cette invitation.
39:37Alors vous êtes galeriste,
39:38cette exposition se tient
39:39au sein de votre galerie
39:40qui s'appelle également
39:41Abla Ababou
39:42donc qui porte votre nom.
39:44Exact.
39:46Une exposition intitulée
39:47Ce que la fête sauve.
39:49Alors pourquoi aujourd'hui
39:51on a besoin de faire
39:52un petit peu la fête ?
39:54Pourquoi ce choix ?
39:55Je crois que vous l'avez
39:58précisé auparavant.
39:59Je pense qu'aujourd'hui
40:01on est dans une ère
40:02un peu compliquée
40:04où il y a beaucoup
40:05de conflits,
40:07beaucoup d'incompréhensions
40:09et pour moi l'art
40:11c'est une façon aussi
40:13de sauver l'humanité,
40:15enfin de sauver l'humanité,
40:17de mettre un peu
40:18de baume au cœur,
40:19d'apporter un peu
40:20d'esthétisme
40:22et de joie
40:25à notre quotidien
40:27plutôt morose.
40:29La fête c'est aussi
40:30donc la présence
40:32de l'autre
40:33comme je le disais
40:34à l'instant.
40:35Est-ce que cette exposition
40:36a été pensée
40:37comme une espèce
40:38de parenthèse
40:40dans ce tumulte
40:41dans lequel on est
40:42en train de vivre
40:43aujourd'hui
40:43dans ce contexte
40:44un petit peu aussi
40:46anxiogène
40:46avec la multiplication
40:48des guerres ?
40:49Donc une espèce
40:49de parenthèse
40:50où on retrouve
40:52cette chaleur humaine,
40:53ces relations humaines
40:55et puis la présence
40:57de l'autre tout simplement ?
40:59Je crois que c'est
41:00une nécessité aujourd'hui
41:02à se tourner
41:02du dialogue
41:03et du beau.
41:05Quand on fait combiner
41:0717 artistes,
41:09notamment des artistes
41:10plasticiens
41:11avec un même fil conducteur,
41:14comment on organise
41:15un petit peu
41:15cette exposition ?
41:17Comment on organise
41:19cette exposition ?
41:20En tant que galeriste,
41:22je connais,
41:24je m'intéresse énormément
41:25à la scène artistique
41:27marocaine,
41:28aussi internationale.
41:30Donc je visite
41:34beaucoup d'ateliers,
41:35j'ai beaucoup
41:36de rapports privilégiés
41:38avec les artistes
41:39et quand j'instaure
41:41une thématique,
41:43systématiquement,
41:44j'ai une idée
41:46de ce que les artistes
41:47sont capables de faire
41:49ou ce qu'ils font
41:50et pouvoir constituer
41:53justement un ensemble
41:55d'artistes
41:55autour d'une même thématique.
41:57Donc c'est vous
41:57qui avez choisi
41:58les artistes
41:59pour cette exposition
42:00et puis la thématique
42:02également.
42:03Et comment on fait
42:03dialoguer entre
42:04tous ces artistes
42:05qui peuvent venir
42:06d'univers finalement
42:07différents
42:07et qu'on rassemble ?
42:10Alors en tant que galeriste,
42:12je m'intéresse énormément
42:13à ce que font
42:15les artistes au Maroc
42:17et aussi à l'international.
42:19donc quand une thématique,
42:21quand je fais une thématique
42:23à la galerie,
42:24j'ai toujours une idée
42:25de ce que chaque artiste
42:27est capable de créer
42:29ou ce qu'il crée déjà
42:30et 17 artistes,
42:32en fait,
42:33je les fais dialoguer
42:34entre eux
42:34autour de cette thématique
42:36et c'est un peu
42:37l'universalité
42:39et la beauté de l'art
42:40où chacun a un langage particulier
42:43autour d'une même thématique.
42:46Justement,
42:47une exposition,
42:47je le disais,
42:48qui invite à ralentir,
42:51à la contemplation
42:52de l'intime,
42:53de l'instant présent,
42:54de l'instant fugace,
42:57justement en termes
42:58d'organisation
42:59et au niveau de l'espace.
43:01Donc plusieurs artistes,
43:0217,
43:03un fil conducteur,
43:04une thématique,
43:05comment vous avez agencé
43:06un petit peu cet espace
43:07pour raconter cette histoire
43:09finalement ?
43:12Alors la création de cette galerie,
43:16c'est un peu,
43:17je ne veux pas dire
43:18l'œuvre d'une vie,
43:19ça serait un peu réducteur,
43:22mais c'est un projet
43:23qui me tenait beaucoup à cœur.
43:25Donc j'ai construit
43:26ma propre galerie
43:27avec des normes muséales
43:30sur à peu près
43:31200 mètres carrés,
43:325 mètres de hauteur
43:34et j'ai conçu cet espace.
43:36Ce n'était pas
43:38aux artistes
43:39de s'adapter à mon espace,
43:40c'est à mon espace,
43:41de s'adapter à l'autre,
43:43à toutes les formes
43:44de création.
43:45C'est un grand cube
43:46dans un cube blanc,
43:48donc avec des couloirs,
43:51un cube au milieu d'un cube,
43:53donc on peut déambuler
43:54comme une sorte de promenade.
43:57Une galerie très artistique
43:59de par ses murs déjà
44:00et sa construction,
44:02sa conception.
44:02De par ses murs.
44:03Elle a été conçue
44:04pour être une galerie d'art.
44:06Justement,
44:06puisque vous parlez
44:07de la conception
44:09et puis du moment
44:10où vous avez bâti finalement,
44:12où vous avez décidé
44:13de créer cette galerie.
44:15Parlez-nous aussi
44:16de ce passage
44:17puisque vous étiez initialement
44:19une de mes confrères,
44:20journaliste.
44:20Exact.
44:21Aujourd'hui,
44:22vous êtes galeriste.
44:23Comment s'est faite
44:24cette transition ?
44:25Et pourquoi aussi ?
44:27C'est une transition
44:28qui s'est faite
44:29très naturellement.
44:31Déjà,
44:32le journalisme,
44:33c'est la plus belle carte
44:33de visite pour moi.
44:35On a accès absolument
44:36à toutes les personnes
44:37qui nous intéressent.
44:38Donc,
44:39j'étais dans les rubriques culturelles,
44:42au journal,
44:43telles qu'elles,
44:44de Zem.
44:45J'ai fait un peu
44:45de freelance aussi.
44:47Et ça m'a permis,
44:49justement,
44:49de découvrir
44:50tous ces ateliers,
44:52cet univers
44:53qui m'a toujours passionnée
44:54depuis que j'étais gosse.
44:57Et le passage
44:58s'est fait naturellement.
45:00J'ai tissé
45:00de nombreuses amitiés
45:01avec des artistes.
45:03Et à un moment donné,
45:04je sentais
45:05que je tournais
45:05un peu en rond,
45:07que le journalisme
45:08ne me convenait plus,
45:11même si j'ai adoré
45:14mes années de journalisme,
45:15justement,
45:16grâce à toutes ces rencontres
45:17que j'ai pu tisser.
45:19Et la galerie d'art,
45:21c'est imposé naturellement.
45:23C'est un nouveau souffle,
45:25on va dire.
45:26C'est autre chose,
45:27mais qui est très cohérent
45:29avec le journalisme,
45:30parce que c'est toujours
45:31déniché des talents.
45:33Et quand j'étais journaliste,
45:34je dénichais aussi
45:35beaucoup de talents.
45:36– En tant que galeriste,
45:39ou plutôt que galerie,
45:41quelle serait,
45:42si on devait la définir,
45:43la signature affirmée
45:45de votre galerie ?
45:47– Alors, la signature,
45:50c'est un espace ouvert
45:52à toutes les formes
45:53de création.
45:55Je ne veux pas la réduire
45:57uniquement aux arts plastiques.
46:00On a aussi fait
46:01des signatures de contes,
46:02on organise régulièrement
46:04des signatures de livres,
46:06on a fait aussi
46:07des concerts de musique.
46:10Donc, c'est en fait,
46:12c'est ma personnalité,
46:14c'est pour ça que j'ai donné
46:15le nom à cette galerie,
46:16où j'aime toutes les formes d'art,
46:18et j'avais envie
46:19de cet espace, justement,
46:23qui accueille
46:24toutes les formes de création.
46:26– Et qui les marie.
46:27Effectivement, maintenant,
46:28j'aimerais que vous nous parliez
46:29un petit peu de la relation
46:30que vous entretenez
46:31avec vos artistes.
46:33comment ça se passe ?
46:35Comment on choisit
46:37un artiste aussi ?
46:38Qu'est-ce qui vous interpelle ?
46:40Est-ce qu'il y a des critères ?
46:42Parlez-nous un petit peu
46:42de cette face cachée,
46:45on va dire,
46:46de votre métier.
46:48– OK.
46:49Chacun vit ce métier
46:51à sa façon.
46:52Moi, je le vis peut-être
46:53d'une façon
46:54un peu trop émotionnelle,
46:56parce que j'ai une tendance
46:58à beaucoup m'attacher
47:00aux gens,
47:01et notamment aux artistes
47:02que je représente.
47:03Si je ne suis pas convaincue
47:05de leur travail,
47:06je ne peux pas le défendre.
47:08Donc, j'ai besoin d'admirer,
47:10j'ai besoin de suivre.
47:12Il y a plusieurs artistes
47:13qui exposent régulièrement.
47:15Je suis leur travail
47:16depuis toujours.
47:17De voir un peu l'évolution
47:19de leur discours,
47:21de leur peinture
47:24de leur peinture
47:25ou de leur sculpture.
47:29Donc, je tisse des liens
47:31assez amicaux.
47:32Ce n'est pas toujours le cas,
47:34mais la plupart du temps,
47:35j'ai besoin d'avoir
47:37de l'affect.
47:39– En tout cas,
47:39vous semblez être portée
47:41d'abord par l'émotion.
47:42– Par la passion, surtout.
47:44Je suis extrêmement passionnée.
47:46Je ne peux rien faire
47:47sans passion.
47:48– Et la scène artistique
47:49contemporaine marocaine
47:51est aujourd'hui
47:52d'une incroyable vitalité.
47:53Je pense que vous pouvez
47:55en témoigner,
47:55en attester.
47:57Comment la galerie
47:59Abel Abou s'inscrit
48:00aujourd'hui
48:01dans ce rayonnement
48:02finalement culturel
48:03puisque vous mariez
48:05plusieurs disciplines
48:05et la manifestation
48:08de plusieurs arts
48:10finalement
48:10au sein de cet espace ?
48:11– La scène culturelle
48:14est effectivement très riche
48:16et je ne vais pas dire
48:18que c'est une espèce
48:19de movida
48:20comme en Espagne,
48:21mais il y a quand même
48:21une ébullition
48:23en tout,
48:24dans la musique,
48:26dans les arts plastiques,
48:27dans la création.
48:31Il y a une identité
48:32qui s'inscrit
48:33de plus en plus.
48:34Les gens sont fiers
48:35d'être marocains.
48:36Les gens,
48:37l'art en même temps,
48:38c'est un côté universel.
48:40On ne s'inscrit pas forcément
48:41dans une marocanité
48:43mais il y a une fierté,
48:47une identité
48:48de plus en plus forte
48:49et puis des artistes
48:51qui bouillonnent,
48:53qui bouillonnent
48:54d'imagination,
48:55de talent,
48:57ça fait vraiment plaisir.
48:59– Et justement,
48:59puisque vous parlez
49:00des artistes,
49:01j'ai oublié
49:02de vous poser la question
49:03sur les têtes d'affiches
49:04de cette exposition.
49:05Parlez-nous un petit peu
49:06des artistes
49:07qu'on peut,
49:08je le rappelle
49:08à nos téléspectateurs,
49:09découvrir jusqu'au 17 septembre.
49:12Voilà.
49:13– Alors,
49:14il y en a plusieurs,
49:17reconnues,
49:17plus ou moins connues
49:19et j'ai aussi un principe
49:22quand je fais
49:22des expositions collectives,
49:24c'est de m'intéresser
49:25à la scène émergente.
49:27C'est très important
49:28de pouvoir donner la chance
49:32à un artiste
49:33qui commence à peine.
49:34Ce n'est pas évident
49:35de pouvoir exposer
49:36en galerie.
49:38Donc là,
49:38dans cette exposition,
49:40il y a Sarah Hinfawi,
49:43la brunette,
49:45qui expose
49:47pour la première fois
49:47de sa vie.
49:49Jamil Benani,
49:50le designer,
49:51Monia Twiz,
49:52Christian Mamoun,
49:53tous ceux-là
49:54sont des artistes
49:55déjà reconnus.
49:57Et c'est mêlé
49:58un peu
49:58les gens
50:00qui commencent
50:00avec des gens,
50:02des artistes
50:03beaucoup plus installés.
50:05et je trouve
50:06que c'est beau
50:08parce qu'il y a
50:08une espèce
50:09de cohérence
50:10et d'univers
50:12complètement différent
50:16avec une thématique
50:17commune.
50:18Et puis,
50:19effectivement,
50:20cette mixité
50:21qui peut enrichir
50:22le parcours
50:23d'un nouvel artiste,
50:23un artiste émergent,
50:25comme vous l'avez dit,
50:26une opportunité
50:27qui se crée aussi
50:28pour avoir
50:28l'occasion
50:29d'afficher,
50:30on va dire,
50:31son art
50:31et de se faire reconnaître
50:32également
50:33sur la scène artistique
50:34contemporaine marocaine.
50:36Dernière question
50:37pour conclure
50:37sur justement
50:38ce regard
50:39que vous portez
50:40aujourd'hui
50:40sur ces jeunes créateurs,
50:42sur ces jeunes artistes
50:43marocains
50:44qui sont en train
50:44d'émerger.
50:46Alors,
50:47il y en a énormément.
50:48Il y en a
50:49qui sont beaucoup
50:49plus pressés
50:50que d'autres,
50:51qui veulent arriver
50:52très vite.
50:54Moi,
50:54j'ai envie
50:55de leur dire
50:55qu'il faut y aller
50:56doucement
50:57et laisser
50:59maturer
51:00leur art,
51:01ne pas penser
51:01à exposer
51:02tout de suite
51:03cette course
51:04aux expositions.
51:05Donc,
51:06ce que j'ai envie
51:06de dire
51:07à ces jeunes artistes,
51:08c'est qu'ils devraient
51:09apprendre
51:10à prendre
51:10un peu plus
51:11leur temps,
51:13travailler
51:13davantage,
51:15se concentrer
51:16sur leur langage
51:17plastique
51:18avant de penser
51:19à la vente
51:20absolument.
51:21La vente
51:22viendra
51:23petit à petit.
51:24mais je crois
51:25que ce qui devrait
51:27d'abord
51:29prévaloir,
51:30c'est avoir
51:33un travail accompli
51:34et c'est plutôt
51:35aimer-moi,
51:35aimer-moi
51:36au lieu
51:37de acheter-moi,
51:38acheter-moi
51:38et le reste
51:40suivra.
51:41Ça suivra
51:42certainement
51:42naturellement.
51:43Merci à vous.
51:44Abel Ababou,
51:44c'est un plaisir
51:45de vous recevoir
51:46aujourd'hui
51:46pour l'inviter culture
51:48et d'échanger
51:49sur votre galerie,
51:52votre exposition.
51:52Merci beaucoup,
51:52Marielle.
51:53à en apprendre
51:54davantage
51:54sur le regard
51:55que vous portez
51:55sur la jeunesse,
51:57les jeunes artistes
51:58d'aujourd'hui.
51:59Merci beaucoup.
52:00C'est la fin
52:01d'inviter culture
52:01pour aujourd'hui.
52:02Très bonne journée.
52:08Voilà qui referme
52:09cette première tranche
52:10de Soir Info.
52:11Merci de l'avoir suivie
52:12dans quelques instants.
52:13Nouveaux points
52:13sur la Q.
52:16Sous-titrage Société Radio-Canada
52:28Sous-titrage Société Radio-Canada
52:31Sous-titrage Société Radio-Canada
52:33Sous-titrage Société Radio-Canada
52:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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