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  • il y a 2 jours
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Alors Elliot Maman, est-ce qu'il y a une banalisation des actes terroristes ou supposés terroristes ?
00:05Là on ne peut pas le qualifier à l'heure actuelle de ce qui s'est passé à Paris.
00:09Est-ce qu'il faut craindre en France, vous venez de l'indiquer bien sûr Olivier Vial,
00:16des individus, de plus en plus d'individus de manière isolée qui agissent sur le territoire national ?
00:20Évidemment que la diffusion d'une atmosphère qui peut soutenir une méthode d'action particulièrement radicale et violente
00:28sur le sol français, ce n'est pas la première fois que l'on voit que l'on a quelque
00:32chose qui relève de cette même logique-là
00:34et en effet la question de la multiplication de ces loups solitaires, comme on dit, rend la chose particulièrement difficile
00:40à appréhender
00:41et évidemment ce n'est pas parce que les juridictions spécifiques ne se saisissent pas nécessairement
00:45que notre approche intellectuelle politique de la question devrait nous interdire de parler de terrorisme
00:52quand en l'occurrence, parce que finalement la définition spontanée du terrorisme, c'est « tuer au nom d'une
00:59idéologie ».
00:59Là, en l'occurrence, on voit bien qu'il motive son acte par une revendication, son interprétation radicale d'un
01:08texte religieux.
01:09Donc de toute évidence, il y a évidemment dans notre approche spontanée quelque chose qui renvoie au terrorisme.
01:14Ensuite, est-ce qu'il y a nécessairement besoin d'avoir une enquête qui fasse intervenir des juridictions
01:19qui sont externes au droit commun ? Ce n'est pas nécessairement le cas puisque, comme Olivier vient de le
01:25dire,
01:25si on est face à des individus qui sont complètement isolés, qui n'ont pas agi en répondant à des
01:30cellules, à des réseaux,
01:32la justice du droit commun peut plus ou moins approcher l'affaire.
01:35Donc c'est surtout ça. Pour autant, il y a juste une chose, évidemment que c'est toujours très facile
01:40de se dire
01:40« c'était un déséquilibré ». Donc ça veut dire que l'intégralité de l'atmosphère idéologique qui peut soutenir
01:46son acte
01:47doit être complètement ignorée. Non, il peut y avoir les deux choses.
01:50Évidemment que quelqu'un de parfaitement sain d'esprit ne va pas mettre des coups de couteau.
01:53En revanche, est-ce que cela ne veut pas dire qu'il a pu être influencé, par exemple, sur les
01:58réseaux sociaux,
01:59sur des messageries cryptées ? Là, ça renvoie d'ailleurs plus la question à nos services de renseignement
02:03qu'à nos juridictions par des personnes qui ont précisément identifié la vulnérabilité de l'individu.
02:08C'est aussi une possibilité.

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