00:00Europe 1 Info
00:02Europe 1 Info avec Lélie Mathias continue jusqu'à 13h.
00:05Nous sommes avec nos deux chroniqueurs Gabriel Cluzel et Georges Fenech
00:08et nos deux invités Arnaud Stéphan, communicant et fondateur de l'agence La Note de Com
00:12et ancien conseiller de communication de Marine Le Pen sur la présidentielle de 2022
00:17et Paul Midy, dépusté de l'Essonne et vice-président du groupe
00:20Ensemble pour la République à l'Assemblée Nationale.
00:22Monsieur le député, je vous laisse répondre à Arnaud Stéphan qui nous disait,
00:27enfin qui vous disait plutôt aussi que si le LFI et le RN étaient si hauts
00:33en tout cas dans les sondages, c'était aussi, alors je parle sous votre contrôle
00:36mais c'était aussi en raison du bilan de ces neuf années de macronisme.
00:42Non mais je vais peut-être vous surprendre mais je suis d'accord
00:44mais moi je suis d'accord, il faut élargir un petit peu la focale
00:48si on veut vraiment être honnête, les résultats de notre pays
00:52de ces trente dernières années ne sont pas satisfaisants.
00:55Les salaires n'ont pas assez augmenté, le pouvoir d'achat n'a pas assez augmenté.
00:59Nous avons décroché par rapport à la trajectoire des Etats-Unis
01:02si on avait suivi la trajectoire de productivité et de croissance des Etats-Unis
01:06le salaire médian net en France, il ne serait pas de 2200 euros
01:10il serait de 3300 euros par mois, 50% de plus.
01:14Donc moi je m'engage en politique, pas pour trouver que le système il est super
01:19et pour sauver le système, je m'engage parce que le système ne marche pas.
01:23Mais que n'en avez-vous fait pendant 9 ans ?
01:25Je vais y venir, les bonnes décisions n'ont pas été prises ces trente dernières années
01:29pour réussir à faire en sorte que les Françaises et les Français se disent
01:33que la vie de leurs enfants et de leurs petits-enfants va être meilleure que la leur.
01:36Et c'est cette promesse française qu'il faut retrouver,
01:39c'est ce qu'on porte avec Gabriel Attal, c'est la promesse qu'il fait.
01:41C'est de faire en sorte que les Français recroient à nouveau
01:44que la vie de leurs enfants et de leurs petits-enfants sera meilleure que la leur.
01:47Mais il a été au pouvoir.
01:49J'y viens, mais pour ça il faut travailler sur 4 chantiers capitaux,
01:52l'école, qui est le chantier majeur, tout part de ça,
01:57les salaires, ce qu'il faut qu'ils réaugmentent,
01:59les frontières, ce qu'il faut qu'on soit souverain,
02:01et l'intelligence artificielle, parce que par exemple l'intelligence artificielle,
02:04qu'est-ce qui a fait qu'on a décroché ?
02:06C'est parce qu'on a raté la révolution numérique.
02:09Si on avait réussi la révolution numérique, les salaires sont beaucoup plus hauts.
02:11Il ne faut pas qu'on rate la révolution de l'intelligence artificielle,
02:15parce que là on sera mort.
02:17Et donc la révolution de l'intelligence artificielle,
02:19il faut la mener, il faut la gagner.
02:20D'accord, mais qu'est-ce qui s'est passé ces 9 dernières années alors ?
02:23Pourquoi le changement n'est pas arrivé il y a 9 ans ?
02:27Vous ferez le bilan complet, un jour peut-être avec le président de la République,
02:32mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
02:35Il y a des choses qui sont importantes qui ont été faites.
02:38De remettre les indicateurs économiques,
02:40au moins dans la moyenne de l'Union européenne,
02:42suppression de l'ISF,
02:43abaissement de l'impôt sur les sociétés de 33 à 25%,
02:46baisse des impôts de production,
02:48flat tax, ça a permis quoi ?
02:50Déjà de sortir du chômage de masse.
02:52Moi ça fait 43 ans pour être préstictionné dans ce pays,
02:55je n'avais connu, moi et mes parents, que le chômage de masse.
02:59Et on a montré que c'était possible d'en sortir,
03:00on est passé 10% de chômage à 7%,
03:03bien sûr le chômage est reparti à la hausse,
03:05à cause des décisions catastrophiques
03:06qui ont suivi la dissolution catastrophique elle-même.
03:10Mais donc il faut avoir un peu de recul,
03:12il y a des choses qui ont été bien faites,
03:14qui sont utiles, qu'il faut absolument conserver,
03:16mais on peut aussi avoir deux secondes de recul,
03:19et se dire que les résultats de ces 30 dernières années ne sont pas satisfaisants.
03:23S'ils étaient satisfaisants,
03:24les gens voteraient beaucoup moins pour le Rassemblement National
03:26et pour la France Insoumise.
03:27Mais moi qu'est-ce que je veux dire aux gens ?
03:29Je veux dire que ça n'est pas les solutions du Rassemblement National,
03:32et encore moins celles de la France Insoumise,
03:33qui vont sortir le pays de l'ornière.
03:35Parce que c'est pas parce que vous allez commencer à taxer l'épargne,
03:38ou taxer le patrimoine financier,
03:40et taxer ceux qui possèdent des PME,
03:42ce qui est dans le programme du Front National,
03:45du Rassemblement National,
03:46pour financer une retraite à 60 ans.
03:48Pardon, mais ça n'a aucun sens.
03:50Donc moi je comprends que les gens ne soient
03:52pas satisfaits, je ne suis moi-même pas satisfait
03:54en tant que citoyen français,
03:56mais maintenant le débat qu'il faut avoir,
03:58c'est comment on sort de l'ornière,
03:59comment on change ce système.
04:01Ce que je sais, c'est que les solutions
04:03qui sont proposées à la fois par Marine Le Pen
04:05et par Jean-Luc Mélenchon
04:08mettront le pays encore plus dans le mur.
04:10C'est difficile de dire qu'on veut changer le système
04:12alors qu'on a fait partie du système.
04:14C'est toujours...
04:15Oui mais tout le monde fait partie du système,
04:16Marine Le Pen fait partie du système beaucoup plus que moi.
04:19Ça fait 40 ans qu'elle fait de la politique.
04:21Oui d'accord, mais il y en a qui font de la politique
04:22et qui ne sont pas aux manettes
04:23et d'autres qui sont aux manettes.
04:24Vous me rappelez un petit peu Édouard Philippe
04:25qui a dit dimanche,
04:26nous allons prendre le pouvoir
04:28comme s'il n'avait pas le pouvoir
04:29depuis une dizaine d'années.
04:32Il a été comme Gabriel Attal au gouvernement.
04:35Gabriel Attal a dit comme vous
04:36que l'éducation c'était la mère des batailles.
04:38Moi j'ai un certain nombre d'enfants
04:39en 10 ans, j'ai vu l'école
04:41mais se détériorer
04:42mais d'une façon incroyable.
04:44Donc pardon, je ne sais pas
04:45si c'est la mère des batailles
04:46mais visiblement, elle n'est pas menée.
04:48Mais deuxième point...
04:49Quand Gabriel Attal était...
04:50Pardon de vous interrompre.
04:51Oui, je revue les abayas de Gabriel Attal.
04:53C'était pas mal, vous me direz.
04:54Quand il était ministre de l'éducation nationale,
04:55il a fait l'abayas ?
04:56C'était quand même important.
04:57Décision ferme, appliquée.
04:59C'était trop court, bien sûr.
05:01Et il a fait le choc des savoirs.
05:03Oui, mais écoutez,
05:03il n'est pas parvenu jusqu'à l'école
05:05encore le choc des savoirs.
05:07C'est plus le choc de l'ignorance là actuellement.
05:11Non, non, je peux vous donner des exemples précis
05:12parce qu'il se trouve que j'ai des enfants
05:13un peu plus grands
05:14et des enfants un peu plus jeunes
05:15et en dix ans,
05:16j'ai vu une détérioration,
05:17je vous assure, c'est dramatique.
05:19Et puis, deuxième point,
05:20vous avez dit tout à l'heure,
05:22ça m'a frappé,
05:22ce n'est pas le Rassemblement national
05:24qui va apporter des solutions,
05:26encore moins LFI.
05:28Mais c'est pourtant avec LFI
05:29que Gabriel Attal a fait un front républicain
05:31face au Rassemblement national
05:33et vous parliez de
05:34qu'est-ce que je vais dire à mes enfants ?
05:37Mélenchon avait été condamné
05:38quand vous aviez fait cet accord en 2019,
05:40je vous rappelle.
05:41Il n'y a pas eu d'accord, pardon.
05:43Il n'y a pas eu d'accord ?
05:44Pardon, vous savez que notre objectif...
05:47Non mais rappelons-le chose.
05:48Non mais ça, c'est de la caricature.
05:49Il est vrai ce mensonge ?
05:51C'est de la caricature,
05:52si je peux me permettre.
05:53On avait deux objectifs
05:55pour réagir à cette dissolution catastrophique.
05:58C'était d'empêcher
05:59et le Rassemblement national
06:00de diriger le pays
06:01et la France insoumise.
06:03Au premier tour,
06:03on a fait tout ce qu'il fallait
06:04pour que la France insoumise
06:06ne dirige pas ce pays.
06:07Et après le premier tour,
06:08c'était clair que la France insoumise
06:10ne pouvait pas diriger le pays.
06:11Et par ailleurs, ils ont fini,
06:12il faut être très clair,
06:13avec moins de députés
06:14qu'avant la dissolution.
06:16Et ça, Gabriel Attal,
06:17qui a fait campagne
06:19dans 60 circonscriptions,
06:20qui est le seul à être allé
06:22face à Raphaël Arnaud,
06:24le candidat fiché S
06:25de la France insoumise,
06:26on a fait campagne.
06:27Donc après le premier tour,
06:28on savait que le danger
06:30de la France insoumise
06:31était mis de côté.
06:31Vous n'avez pas appelé
06:32à des désistements
06:33en union avec l'EF.
06:34Le deuxième danger,
06:35c'était que le Rassemblement national
06:38prenne le pouvoir
06:39au second tour.
06:40Et effectivement,
06:40il y a eu un certain nombre
06:41de désistements pour ça.
06:42Et donc, in fine,
06:44grâce à cette campagne,
06:47à cette stratégie,
06:49ni le Rassemblement national,
06:50ni la France insoumise
06:51n'ont pris le pouvoir
06:51dans ce pays.
06:52Personne d'ailleurs.
06:53Ça ne donnait pas
06:53une situation fantastique
06:55dans l'Assemblée nationale.
06:56Non, c'était ingouvernable.
06:56Mais ça a évité deux périls
06:58pour notre pays
06:59qui, je pense,
07:01pour les contrôler.
07:01Je ne sais pas si
07:01il y a des gens
07:01qui ont remercie depuis deux ans.
07:03Marie Le Pen vient de prendre
07:04la parole depuis la flèche
07:05où elle est en déplacement
07:07avec Jordan Bardella.
07:08Écoutez-la.
07:09Je ne joue pas à la montre.
07:11Je suis une citoyenne
07:12qui use de ses droits,
07:15des droits que l'état de droit,
07:17que mes adversaires
07:18ont souvent à la bouche,
07:20offre à tout justiciable.
07:22Et par conséquent,
07:23j'effectue un pourvoi
07:24car je suis innocent
07:26des faits qui me sont reprochés
07:28et que je saisis
07:31l'accord de cassation
07:31pour lui soumettre
07:33un problème juridique
07:34et un problème juridique
07:34extrêmement sérieux.
07:36Mais je vous rappelle
07:37que la cour d'appel
07:39m'a rendu mon éligibilité.
07:41Elle m'a rendu mon éligibilité.
07:44Je suis donc aujourd'hui éligible.
07:46Arnaud Stéphane,
07:47donc évidemment,
07:47Marie Le Pen qui est revenue
07:48sur sa décision hier
07:49et sur celle des juges.
07:52Oui, on est dans une séquence
07:54où c'est difficile de faire...
07:55Elle s'est prêtée à l'exercice
07:57en allant sur le plateau
07:58du 20h de TF1
08:01avec un Gilles Boulot surréaliste.
08:03Je tiens à le préciser quand même
08:05parce qu'il est revenu dix fois
08:06sur les questions.
08:07Il était à contre-temps.
08:08J'étais assez surpris.
08:09Il y avait un côté un peu surréaliste
08:10parce que c'est elle
08:11qui était extrêmement calme hier.
08:12Elle n'est pas très bonne
08:13dans les 20h de TF1.
08:15Je sais si c'est mon temps.
08:16Salut !
08:17Elle n'est pas très bonne
08:18sur les 20h de TF1.
08:19On se souvient qu'il y avait eu
08:21déjà des petites frictions
08:25avec Gilles Boulot.
08:27Je l'ai trouvé hier.
08:28Elle l'avait complètement surclassée
08:29et surtout,
08:31elle était extrêmement calme.
08:32Maintenant,
08:33ça va être difficile pour elle
08:34de sortir de cette séquence.
08:37Attention !
08:3924h,
08:39on va se donner un peu de temps
08:41mais il ne faut pas
08:42que dans les 48 prochaines heures,
08:44ça s'installe.
08:45Et moi,
08:45si j'avais un conseil à donner,
08:46c'est rester sur son couloir de nage,
08:48ne pas répondre à ses questions,
08:50continuer,
08:51avancer,
08:51faire ses meetings,
08:53faire ses réunions publiques,
08:56faire peut-être du décryptage
08:58sur Internet
09:00et sur les réseaux sociaux,
09:02commencer à dérouler son programme
09:03et envoyer ses chevaux légers
09:04sur les plateaux.
09:06Il y en a qui le font très bien,
09:07vous avez reçu,
09:07je crois,
09:08Sébastien Chenu tout à l'heure.
09:09Il n'est pas mauvais le garçon.
09:10Et on continue d'ailleurs
09:11de recevoir des invités politiques.
09:13Merci beaucoup,
09:14Paul Midy,
09:15d'être venu sur l'antenne d'Europe 1.
09:19Je rappelle que vous êtes député de l'Essonne
09:20et vice-président du groupe
09:21Ensemble pour la République
09:22et l'Assemblée Nationale.
09:23Et François Picmal,
09:24le député à l'EFI de Haute-Garonne,
09:25va prendre votre place
09:27sur Europe 1.
09:28Europe 1 Info,
09:2910h, 13h,
09:30c'est votre rendez-vous actualité,
09:31débat et décryptage.
09:32Et avec vous,
09:33chers auditeurs,
09:34n'hésitez pas à nous appeler
09:3401-90-20-39-21.
09:37Vous avez la parole,
09:38le standard est à vous.
09:39A tout de suite,
09:40il est 11h27 sur Europe 1.
Commentaires