- il y a 1 jour
Avec Martin Ajdari, président de l’Arcom
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NewsTranscription
00:00Bienvenue, si vous nous rejoignez sur Sud Radio jusqu'à 10h, invité exceptionnel, Martin Adjari, président de l'ARCOM, gendarme
00:05de l'audiovisuel et du numérique. Bonjour.
00:08Bonjour.
00:08Et merci d'être avec nous pour vous interviewer pour cette prochaine demi-heure, le patron de Sud Radio, Patrick
00:14Roger, bonjour.
00:14Bonjour, je remplace un peu Valérie Expert, qui est à partie média avec Gilles.
00:19Gilles Ganzemann, notre expert média, Gilles, oui.
00:22Oui, oui.
00:23Alors, Gilles, présentation évidemment de Martin Adjari, notre invité.
00:27Alors, Martin, vous êtes né à Paris en 1968, alors après l'épavé en décembre, juste après mai 68, je
00:35pense que vos parents ont eu une petite idée à dire si on se faisait un enfant.
00:39Vous êtes président depuis le 2 février 2025 de l'autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, c
00:48'est l'acronyme ARCOM.
00:49Alors, avant, vous avez fait un petit tour au ministère de l'économie, à la sortie de l'ENA, que
00:55vous avez réussi brillamment.
00:57Vous êtes directeur général ensuite de Radio France, le service public, de 2004 à 2009.
01:04Et puis, de 2010 à 2014, vous entrez à France Télévisions.
01:08Vous êtes directeur général délégué aux ressources.
01:11Tout ça veut dire que vous vous occupez des pépettes du service public.
01:14Et de l'argent des Français, donc.
01:17Et puis, en 2019, vous avez été directeur adjoint de l'Opéra National.
01:22Donc, vous savez donner de la voix, un petit contre-rut ou vous êtes ténor ?
01:27Non, je me suis plutôt occupé des débats internes à l'Opéra qui sont souvent assez intenses et vifs pour
01:32que cette formidable machine puisse produire des spectacles et du rêve tous les soirs.
01:37Alors, avec l'ARCOM, vous n'êtes pas dépaysé au niveau des débats.
01:39Voilà, exactement.
01:40C'est des débats plus externes, mais c'est tout aussi intense.
01:43Alors, Martin, Benjamin l'a très bien dit tout à l'heure, on appelle souvent l'ARCOM, on le baptise
01:50le gendarme de l'audiovisuel.
01:52À tort ou à raison, mais en tout cas, c'est vrai que votre mission, c'est réguler, contrôler, en
01:56fait, les médias audiovisuels.
01:58Alors, avec la fermeture, on en a beaucoup parlé l'année dernière avec la fermeture de C8, notamment.
02:03Et puis, il y a eu beaucoup de débats.
02:05Certains vous accusent de censure, d'opposition à la liberté d'expression.
02:10Qu'est-ce que vous pouvez répondre ? Parce que c'est vrai qu'il y a des mises en
02:13garde, parfois, qui arrivent chez les médias.
02:15La première réponse, c'est que lorsqu'on intervient dans le domaine de la liberté d'expression, il faut soi
02:19-même être ouvert à la critique.
02:21Et de ce point de vue-là, que certains trouvent que nos décisions sont trop intrusives, ils ont le droit
02:27de le dire.
02:28Certains nous accusent de censure.
02:29D'autres, au contraire, nous font le reproche d'être trop laxistes et de laisser, sur différentes ondes, s'exprimer
02:36des propos qui vont au-delà des limites de la liberté d'expression.
02:39Non, on écoute les critiques des deux côtés.
02:42Et peut-être pour reprendre votre expression, plutôt que gendarme, on se veut arbitre.
02:47Et être arbitre, c'est écouter les deux parties.
02:49Arbitre, ça veut dire que vous utilisez le sifflet de temps en temps et vous sanctionnez.
02:52Alors, l'arbitre, il utilise le sifflet, mais il doit aussi favoriser le beau jeu.
02:55Donc, on essaie de faire les deux à la fois.
02:57Laissez la place à la liberté d'expression pour que le jeu puisse se développer.
03:01Mais aussi, lorsqu'il y a des manquements, des fautes, on les siffle.
03:04Oui, mais on va parler tout à l'heure de la présidentielle.
03:08Certains partis ou candidats disent, il faut fermer l'ARCOM, ça ne sert à rien.
03:11Qu'est-ce que vous leur répondez là aussi ?
03:13Alors, de la même façon, on est ouvert à toutes les critiques.
03:17Simplement, les autorités administratives indépendantes, nous l'ARCOM, nous sommes indépendants.
03:22Nous sommes un collège de neuf personnes.
03:24Ce n'est pas moi, le président, qui prend des décisions.
03:26C'est neuf personnes nommées par cinq autorités différentes
03:29qui, ensemble, prennent des décisions en matière de liberté de communication,
03:33en matière de supervision des réseaux sociaux, de numérique de plus en plus.
03:38Ce que je dis, c'est que ces fonctions-là, par exemple, attribuer des fréquences à Sud Radio,
03:43attribuer des fréquences à vos concurrents, à des télévisions,
03:47est-ce qu'on imagine que cette décision-là soit entre les mains d'un gouvernement ?
03:50Pour reprendre la métaphore de l'arbitre, est-ce qu'on imagine que l'arbitre puisse appartenir à l'un
03:54des camps,
03:55à l'une des équipes ?
03:56Non.
03:56Donc, il faut un arbitre indépendant.
03:58Ça existe en France, ça existe dans tous les pays.
04:00Vous êtes vraiment indépendant ?
04:02Personne ne croit que vous êtes indépendant.
04:04Est-ce qu'Emmanuel Macron ne vous téléphone jamais ?
04:07Non.
04:08Jamais.
04:09Jamais.
04:10Par ailleurs...
04:11Parce que vous êtes nommé...
04:12Deuxièmement, Emmanuel Macron, le président de la République, ne m'appelle jamais.
04:16Deuxièmement, nous sommes neufs.
04:18Nommés par partie successives par le président du Sénat,
04:22par la présidente de l'Assemblée nationale, par le vice-président du Conseil d'Etat.
04:25Vous êtes nommés par le président de la République.
04:26Absolument.
04:26Et j'ai une voix sur neuf au sein du collège.
04:29Et je ne suis pas renouvelable au terme de mon mandat.
04:32Et il ne vous aura pas échappé que le mandat du président Macron s'achève en 2027 et le mien
04:37en 2031.
04:38Donc, il n'est pas lui-même rééligible.
04:40Et par ailleurs, il ne m'appelle jamais.
04:42Et enfin, nous sommes neufs.
04:43Donc, tous ces éléments font que la décision de l'ARCOM, elle est indépendante.
04:48Évidemment, tout le monde en doute.
04:49Notamment ceux qui trouvent que nous sommes alternativement trop censeurs ou trop laxistes.
04:53Et c'est beaucoup plus facile, évidemment, de critiquer notre fausse indépendance lorsqu'on veut critiquer le fond de nos
05:01décisions.
05:02La vérité, c'est que nous sommes indépendants.
05:03Oui, alors c'est ça.
05:04Alors, sur les questions, par exemple, de liberté d'expression et sur vos interventions,
05:09souvent, vous intervenez lorsque vous avez eu des saisines.
05:12C'est-à-dire que des gens vous interpellent parce qu'ils ont été choqués par certaines choses ou pas.
05:16À quel moment vous décidez, entre guillemets, d'enquêter sur le média en question ?
05:22Alors, c'est très simple.
05:23D'abord, un point très important à rappeler, c'est que nous sommes d'abord là pour protéger la liberté
05:28d'expression.
05:28Et on intervient uniquement quand ce qui est dit à une antenne de radio, de télévision, dépasse les limites fixées
05:35par la loi.
05:35Et on agit toujours dans le cadre de la loi.
05:39Pour permettre que cette mission se développe, on recueille de manière très ouverte toutes les saisines, les plaintes, les réclamations
05:46des auditeurs, téléspectateurs.
05:48Ils n'ont qu'à venir sur le site de l'ARCOM.
05:49Ils remplissent un formulaire très simple en indiquant l'heure de l'émission, le nom de l'émission, le motif
05:56de leur insatisfaction ou de leur plainte.
05:58Et à ce moment-là, on instruit la séquence.
06:01On regarde si, dans la séquence, il y a un manquement, ou si, au contraire, il y a juste une
06:06insatisfaction parce que les gens ne sont pas contents de ce qu'ils ont entendu.
06:08Oui, et puis il y en a certains qui peuvent, en groupe, aller voter, investir massivement un peu votre site.
06:14Est-ce que là, vous les suivez ?
06:16Nous sommes parfois victimes d'autres tentatives d'instrumentalisation.
06:20C'est tout l'intérêt et de l'expertise de nos services qui font, qui instruisent ces séquences.
06:26Puis, de l'indépendance du collège, c'est qu'on n'est pas, évidemment, on ne se laisse pas influencer.
06:31Par ces tentatives d'instrumentalisation.
06:33Ce qui est important, que vous ayez à l'esprit, c'est que 90% des saisines, des plaintes qui
06:39nous seront adressées,
06:40on ne les retient pas, on les écarte, parce que ce sont souvent des téléspectateurs, auditeurs,
06:46qui ne sont pas contents de ce qu'ils ont entendu.
06:48Mais, en fait, c'est juste qu'ils ne sont pas contents.
06:51Mais le propos n'est pas illégal, parce qu'il est dans le cadre de la liberté d'expression, qui,
06:55heureusement, est très large.
06:56Est-ce que vous contrôlez, de la même manière, les médias publics et les médias privés ?
07:00Certains disent que, finalement, vous faites respecter le pluralisme,
07:03mais vous vous accommodez, en fait, d'un certain politiquement correct pour certains médias.
07:07Je ne viserai personne, mais je pense que les auditeurs ont compris.
07:10Je dirais même que nous sommes plus exigeants avec le service public,
07:13qu'il y a, absolument, qu'il y a une obligation d'exemplarité,
07:18notamment en matière de rigueur, d'honnêteté de l'information.
07:21Il nous arrive de rappeler à l'ordre le service public sur des motifs, des situations,
07:28notamment lorsqu'une information a été exprimée, assénée, sans être suffisamment vérifiée,
07:34dans des cas où, parfois, on ne le ferait pas ou moins systématiquement pour les opérateurs privés.
07:41Donc, il n'y a pas deux points de mesure.
07:43Il y a, au contraire, une exigence d'exemplarité plus forte pour le service public.
07:47Et ensuite, effectivement, dans les observateurs,
07:50on se rend compte que certains nous disent que le service public penche d'un côté
07:53ou que d'autres penchent de l'autre.
07:54Mais ça, ça fait partie du débat politique normal, légitime,
07:57mais auquel, nous, on doit, justement, se garder de se faire influencer.
08:02Est-ce qu'il peut vraiment être ni de gauche ni de droite, le service public ?
08:06Le service public doit être impartial.
08:08Il ne doit, effectivement, être ni de gauche ni de droite,
08:11accueillir toutes les opinions sur ces antennes.
08:13C'est le cas pour vous, en ce moment ?
08:15Ça doit être l'objectif, c'est la démarche, c'est ce que préconise,
08:20c'est ce qui fait l'objet d'un rapport publié à la fin du mois de mai
08:23par Bruno Lasser, ancien vice-président du Conseil d'État,
08:26à qui nous avons confié une mission pour faire des propositions
08:30pour que le service public fasse encore plus la preuve de son impartialité,
08:34mette en place différents processus d'examen interne, d'examen externe, pour...
08:39Alors, c'est-à-dire, ça peut se concrétiser comment, ça, Martin ?
08:42Ça se concrétise par une charte éditoriale qui affirme des principes.
08:46Il y en a certaines, mais elles ne sont pas harmonisées,
08:49et elles ne couvrent pas tous les champs.
08:50s'assurer que le devoir de réserve s'applique à l'ensemble des agents concernés
08:56et qui sont amenés à s'exprimer...
08:58C'est-à-dire pas d'opinion politique, quoi ?
09:00Ça veut dire une attention...
09:01Il ne s'agit pas de ne pas avoir d'opinion politique.
09:03Quelqu'un qui intervient ponctuellement, un invité qui vient de manière ponctuelle,
09:07peut évidemment avoir des opinions, et parfois il est invité pour cela.
09:09En revanche, quelqu'un qui porte l'antenne tous les jours,
09:13par exemple dans un journal de 8h, de 13h ou autre,
09:15doit avoir une attention particulière pour son expression publique
09:19en dehors de l'antenne de Radio France ou de France Télévisions,
09:23parce que là, effectivement, il porte une responsabilité en termes d'impartialité
09:27qui est plus importante.
09:29C'est également, puisqu'il y a un comité d'éthique à France Télévisions,
09:33à Radio France, de renforcer ses moyens et ses pouvoirs
09:36en leur demandant, par exemple, de faire des examens tous les ans
09:40sur telle tranche horaire, telle catégorie d'émission,
09:42pour voir quels invités ont été conviés.
09:45Est-ce que l'équilibre a été respecté ?
09:47Vous avez vu que lors de la commission, le comité d'éthique,
09:51c'était une personne qui n'était pas vraiment au courant de tout.
09:55Ça a été un peu mis en avant dans cette commission.
09:58Est-ce que la commission qui a eu plein d'obondissements,
10:02la commission à l'oncle, est-ce qu'elle a été nécessaire ?
10:06Vous avez été auditionné vous-même.
10:08Quel regard vous en avez après les mois qui sont passés et avec du recul ?
10:13Alors, quelques remarques.
10:14Le premier, c'est qu'une commission d'enquête se penche à intervalles réguliers
10:19tous les 10-20 ans sur le service public, son périmètre, ses missions, son financement.
10:24Ça me paraît tout à fait logique et légitime.
10:27Ensuite, ce que je regrette, c'est que la tonalité générale des débats
10:30était quand même accusatoire, inquisitoriale,
10:33se focalisait uniquement sur quelques éléments supposés d'effrayer la chronique.
10:37Et finalement, on est passé assez longtemps
10:41et on a mobilisé un temps de débat très important
10:44sans vraiment traiter les questions de fond.
10:48Quelles sont les missions du service public
10:49qu'on accepterait éventuellement,
10:51auxquelles on accepterait de renoncer
10:53si on veut apporter moins de financement au service public ?
10:56Cette question-là n'a pas été véritablement débattue pendant la commission.
11:01Deuxièmement, ce que je regrette aussi,
11:02c'est qu'au-delà du service public,
11:04on a bien sûr un problème de fragilité des médias,
11:08des médias publics et privés
11:09et de leur capacité à résister
11:11par rapport à la déferlante des réseaux sociaux et des plateformes.
11:14Et ça, pour assurer une information démocratique,
11:17de qualité pour l'ensemble des citoyens
11:19et représentant l'ensemble des opinions,
11:22c'est un vrai débat qui malheureusement
11:23a été laissé assez largement de côté.
11:25Je pense qu'on va en parler en fait dans le prochain volet.
11:28Mais juste pour terminer sur ce contrôle peut-être,
11:31que les médias audiovisuels sont ultra contrôlés
11:33par l'ARCOM, justement.
11:35Alors que la presse écrite,
11:37les médias sur le digital,
11:39eux ne sont pas vraiment contrôlés comme nous.
11:43Est-ce que c'est normal ?
11:44Et puis derrière, j'irai jusqu'à la question...
11:47Mais comme YouTube !
11:48Oui, les chaînes d'opinion,
11:50est-ce qu'il faut avoir des chaînes d'opinion
11:51comme il y a des journaux d'opinion en France ?
11:53Alors, ce sont deux questions assez différentes.
11:57Les médias audiovisuels,
11:59les radios, les télévisions,
12:00qui bénéficient d'une fréquence
12:03qui permet de toucher gratuitement
12:04toute la population,
12:05ou toute une catégorie de population
12:07sur un territoire,
12:08en vertu de la loi,
12:09ont des obligations éditoriales.
12:11Et ce sont des éditeurs,
12:13les chaînes de radio, de télévision,
12:14qui, en demandant une fréquence,
12:17prennent des engagements éditoriaux
12:18et respectent la loi.
12:19Des engagements en termes de qualité,
12:21de rigueur de l'information,
12:22de pluralisme,
12:23de protection des publics,
12:24notamment des mineurs,
12:26d'accessibilité pour les programmes audiovisuels
12:29aux personnes en situation de handicap.
12:30Tous ces engagements,
12:31ils sont prévus par la loi
12:32et ils sont acceptés par les radios,
12:35les télés,
12:35lorsqu'elles demandent et obtiennent une fréquence.
12:38À côté de ça,
12:39vous avez sur le numérique
12:40des milliards de contenus.
12:42Les acteurs du numérique,
12:43ce sont des plateformes
12:44qui accueillent des contenus postés,
12:48téléversés par des individus
12:50ou des professionnels,
12:51et qui sont ensuite mis à disposition
12:53des utilisateurs.
12:54Donc, le cadre est vraiment très différent.
12:57Les contenus sont infinis.
12:58Ce qu'on demande à ces acteurs-là,
13:00ce n'est pas rien.
13:01On leur demande à eux
13:02de mettre en place des règles
13:03qui vont protéger leurs utilisateurs
13:06face aux risques les plus importants.
13:07C'est l'enjeu de la future majorité numérique
13:10et la limitation de l'accès des mineurs
13:13aux réseaux sociaux.
13:14On y reviendra dans un instant
13:16avec vous, Patrick Roger,
13:18Gilles Gonsman,
13:18votre invité jusqu'à 10h.
13:20C'est Martin Hadjari,
13:20président de l'ARCOM,
13:22gendarme de l'audiovisuel
13:23et du numérique.
13:24Gendarme ou arbitre ?
13:25Avoir un décideur en tout cas tout de suite.
13:27Bravo, vous avez bien appris.
13:28Merci.
13:297h10h,
13:30le Grand Matin Sud Radio.
13:327h10h,
13:33Benjamin Glaze.
13:34Il est 9h45,
13:35vous êtes bien sur Sud Radio.
13:36Patrick Roger,
13:37Gilles Gonsman,
13:37votre invité jusqu'à 10h.
13:39C'est le président de l'ARCOM,
13:39Martin Hadjari.
13:41Martin Hadjari,
13:42absolument le président de l'ARCOM.
13:44On l'évoquait tout à l'heure
13:45sur le numérique.
13:47Beaucoup ont parlé de jungle.
13:48Il y a une volonté de réguler.
13:50On va parler de la majorité numérique,
13:52notamment qui concerne
13:53l'interdiction des réseaux sociaux
13:55avant 15 ans.
13:56Il y a eu aussi le rapport
13:58du sénateur Laurent Laffont
13:59il y a quelques jours
14:00qui a suscité la polémique
14:02parce qu'il a parlé
14:03d'ingérence étrangère.
14:05Il faut lutter contre
14:06des ingérences étrangères.
14:07Et il a parlé
14:08d'ingérence intérieure.
14:11Alors là, on se dit
14:12qu'est-ce que ça signifie ?
14:13Ça veut dire qu'il n'y aura
14:13plus de liberté d'expression
14:15qu'on ne pourra plus critiquer
14:16les uns et les autres.
14:17Quelle a été votre vision
14:19justement quand il y a eu ce rapport
14:20il y a une dizaine de jours ?
14:21Alors, je ne sais pas
14:23ce que visait exactement
14:24Laurent Laffont,
14:25président de la commission
14:26des affaires culturelles du Sénat.
14:27Ce qui est extrêmement intéressant
14:29dans ce rapport
14:30qui je crois est vraiment
14:32une excellente contribution
14:33à la réflexion
14:34sur l'irruption
14:35des plateformes,
14:37des influenceurs
14:37dans le débat public
14:39et démocratique.
14:40Ce que nous faisons
14:41déjà depuis quelques années
14:42avec une institution
14:43qui s'appelle Viginum,
14:45c'est protéger
14:45le débat démocratique
14:46contre des ingérences extérieures
14:48qui viennent
14:49de puissances extérieures
14:50qui organisent
14:51la diffusion massive
14:52de fausses informations
14:53pour déstabiliser
14:54le débat public.
14:55Ça, ça existe,
14:56on le sait
14:57et on accepte
14:58de se protéger
14:59avec des moyens
15:00je dirais
15:00de souveraineté d'État
15:01face à des attaques extérieures
15:03et ça, tout le monde est d'accord.
15:04Ensuite, il y a
15:05la question de déstabilisation
15:07du débat public
15:08qui ne serait pas
15:10issue de l'extérieur
15:11qui sont, je dirais,
15:13internes,
15:13qui peuvent être liées
15:14là aussi
15:14à l'utilisation massive
15:16de faux comptes,
15:17qui peuvent être liées
15:17là aussi
15:18à l'exploitation
15:20du caractère
15:21comment dire
15:23des algorithmes
15:24qui polarisent
15:25le débat
15:26en renforçant
15:27les gens
15:27dans leur conviction
15:28en ne leur envoyant
15:29que des idées
15:31correspondant
15:32à leurs propres
15:33préjugés
15:33et ça, ce sont des questions
15:35On a le droit
15:36d'avoir des idées
15:37qui ne sont pas forcément...
15:38On a absolument le droit
15:39et ça, ça n'est absolument
15:41pas en cause
15:41il faut absolument
15:42le protéger
15:43ce qui, en revanche,
15:44n'est pas inutile
15:45c'est d'examiner
15:46si, lorsque vous êtes
15:47sur une plateforme
15:48est-ce que cette plateforme
15:49va plutôt avoir tendance
15:51à vous renvoyer
15:52sans cesse
15:52des contenus
15:53les plus radicaux possibles
15:54allant dans votre sens
15:55ou pas
15:56d'un point de vue, je dirais
15:58sociologique
15:58c'est intéressant
15:59à observer
16:01deuxièmement
16:01s'il y a
16:03des comptes artificiels
16:05s'il y a des contenus
16:06produits par IA
16:07qui sont faux
16:07et que l'on peut examiner
16:09leur impact
16:10sur le débat public
16:11c'est un objet
16:12d'observation légitime
16:13Ça menace la démocratie
16:14c'est ce qui a été dit
16:16par certains
16:16d'autres disent
16:17c'est la démocratie
16:18et la liberté d'expression
16:19qui ont été menacées
16:20Il faut vraiment
16:21différencier complètement
16:22les choses
16:23il y a les attaques extérieures
16:24qui sont des problématiques
16:25de souveraineté
16:26contre lesquelles
16:26il faut se défendre
16:27et ensuite
16:28la qualité du débat démocratique
16:30et de la même façon
16:31que sur les antennes
16:33où on donne des fréquences
16:34où on octroie des fréquences
16:36à des radios
16:37on vérifie qu'il y ait
16:38des règles
16:39d'honnêteté de l'information
16:40de pluralisme
16:42sur les réseaux sociaux
16:43le numérique
16:43c'est complètement différent
16:44ce ne sont pas les mêmes règles
16:45mais observer
16:46ce qui s'y passe
16:47observer si des comptes artificiels
16:50si les algorithmes
16:51si l'intelligence artificielle
16:54perturbe
16:54le fonctionnement normal
16:56du débat démocratique
16:57c'est au moins
16:58un sujet d'observation légitime
16:59et je crois que
17:00ce dont il était question
17:01dans le rapport
17:03c'est de l'observer
17:04pas de prendre des mesures
17:06beaucoup plus directes
17:07comme on le fait
17:08en matière d'ingéance extérieure
17:09vous comprenez qu'avec les interdictions
17:11ou la surveillance de l'ARCOM
17:14résultat, le public ne croit plus
17:16ce qu'ils appellent
17:17ou ce qu'on appelle
17:18les médias mainstream
17:19donc il y a une vraie difficulté aussi
17:21à avoir une liberté
17:22sur un tas de réseaux
17:23sur un tas de chaînes
17:25qui peuvent dire des choses
17:26que nous on ne peut pas dire
17:27à la radio
17:28pas pour des raisons de censure
17:30mais parce qu'on est responsable
17:31de l'éditorial
17:32enfin Patrick
17:34et donc
17:34plus il y a d'interdits
17:36moins on peut concurrencer
17:37ces réseaux-là
17:38parce qu'eux ne sont pas
17:40il n'y a aucune régulation
17:41et si vous faites de la régulation
17:43des autres réseaux
17:44de Youtube
17:44et des autres chaînes
17:45on va vous dire
17:46c'est liberticide
17:47donc à force d'interdire
17:48les chaînes mainstream
17:50on n'est plus cru
17:51et on pense qu'on est
17:52autoguidé par des politiques
17:55vous comprenez
17:55la problématique ?
17:56Je comprends ce que vous dites
17:57et je l'entends souvent
17:58je pense le contraire
17:59je pense qu'au contraire
18:00le fait de savoir
18:01qu'il y a une information
18:03professionnelle
18:04de qualité
18:05et un vrai débat public
18:06sur des radios
18:07des télévisions régulées
18:08ça fait partie
18:09de leur crédibilité
18:10même si les citoyens
18:11expriment leur défiance
18:12néanmoins ils y croient
18:14lorsqu'on a une situation
18:15dramatique
18:15comme en ce moment
18:16sur les incendies
18:16les gens se précipitent
18:17sur les télévisions
18:18et les radios
18:19les chaînes d'information
18:20les radios de services publics
18:22parce qu'ils ont
18:22une information
18:23produite par des gens
18:24oui
18:26bien sûr
18:27et vous êtes particulièrement
18:29concerné
18:30géographiquement
18:31à Sud Radio
18:31même si votre auditoire
18:34concerne l'ensemble
18:35du territoire français
18:36mais votre origine
18:37est dans le Sud-Ouest
18:38donc on comprend bien
18:39mais vous voyez ce que je veux dire
18:40les gens
18:41sur une chaîne d'information
18:43ou une radio d'information
18:44ou votre radio
18:45ils ont une information
18:46à la fois
18:48un décryptage
18:49sur les causes
18:50de l'incendie
18:50des professionnels
18:51qui s'expriment
18:52des témoignages de terrain
18:53et le fait que ce soit recueilli
18:54par des éditeurs
18:56dont c'est le métier
18:57ça donne une valeur
18:58bien différente
18:59de ce qu'on peut avoir
19:00comme information
19:00éparses et plus ou moins
19:02vérifiées sur les réseaux
19:03donc ça c'est pour la partie professionnelle
19:05et j'y crois profondément
19:06ensuite
19:06sur les réseaux
19:07on ne fait pas de censure
19:08on n'intervient pas
19:09pour faire retirer des contenus
19:10ça c'est éventuellement
19:11la justice
19:12c'est sous les gîtes
19:13de l'ARCOM
19:14les réseaux
19:14nous les réseaux sociaux
19:15et les plateformes
19:16c'est ce qui est souvent
19:17un peu difficile à comprendre
19:18on intervient uniquement
19:20en lien avec la commission européenne
19:22qui est compétente
19:23pour les plus grandes plateformes
19:25TikTok
19:25X
19:26Instagram
19:27Facebook
19:27pour s'assurer
19:28que ces acteurs
19:29mettent en place
19:30des procédures
19:32des règles
19:32qui vont permettre
19:33de protéger le public
19:34donc des procédures
19:35de notification
19:35lorsqu'un contenu
19:36est très dangereux
19:37c'est pas nous
19:38qui intervenons
19:38nous on vérifie
19:39que la procédure
19:40de notification existe
19:41c'est éventuellement
19:43mettre une règle d'accès
19:45pour les mineurs
19:45c'est lorsqu'on sait
19:47qu'un utilisateur
19:48est mineur
19:49ne pas lui envoyer
19:51des notifications nocturnes
19:53désactiver le caractère
19:54addictif
19:55de l'algorithme
19:56parce que c'est particulièrement
19:57dangereux pour un mineur
19:58et donc nous
19:59on n'intervient pas
19:59sur les contenus individuels
20:01on intervient pour être sûr
20:02que les plateformes
20:02mettent en place
20:03des règles
20:04qui protègent le débat
20:05qui protègent l'utilisateur
20:06vous avez parlé des mineurs
20:074 minutes
20:084 questions
20:08la majorité numérique
20:11la loi sur l'interdiction
20:12des réseaux sociaux
20:13avant 15 ans
20:14comment vous allez
20:15en fait intervenir
20:17et là
20:17même chose
20:18est-ce que la liberté
20:19d'expression
20:19c'est une atteinte
20:20ou pas la liberté
20:21d'expression
20:21pour les gamins
20:22c'est une atteinte
20:24potentielle
20:25à la liberté
20:26d'expression
20:26mais qui est
20:27dont le conseil constitutionnel
20:29dira si elle est proportionnée
20:31par rapport au risque
20:32que les enfants
20:34connaissent en ligne
20:35il y a la moitié
20:36plus de la moitié
20:37des 9-10 ans
20:37qui sont sur les réseaux sociaux
20:38il y a 90%
20:40des 10-12 ans
20:41qui ont tous les jours
20:42sur les réseaux sociaux
20:43ou les plateformes
20:43sur ces réseaux
20:45et ces plateformes
20:45ils sont confrontés
20:46à des risques
20:47à des contenus
20:49dangereux
20:49à des adultes
20:50mal intentionnés
20:51à des fonctionnalités
20:53algorithmiques
20:54qui peuvent être addictives
20:55au site porno
20:56vous avez publié
20:57un bilan
20:58en fait hier
20:59on publie aujourd'hui
21:01un bilan
21:02sur la vérification
21:04d'âge
21:05pour les sites porno
21:05là c'est 18 ans
21:06et en mettant en place
21:08depuis un an
21:08des mécanismes
21:09de vérification d'âge
21:10on a fait diminuer
21:11d'un tiers
21:12le volume de consommation
21:14de porno
21:14par les mineurs
21:15et on s'est quelque part
21:16adressé
21:17à une soixantaine
21:18de sites
21:19pour leur demander
21:19de mettre en place
21:20les vérifications d'âge
21:21donc on agit
21:22sur le porno
21:23on va agir demain
21:24sur la majorité numérique
21:25il y a une restriction
21:26de liberté
21:27mais qui paraît nécessaire
21:28pour protéger
21:29les mineurs
21:30il faudrait que ce soit
21:30compatible avec
21:31justement l'Europe
21:32la commission européenne
21:33et on le fait
21:34dans le cadre européen
21:35et ce qu'on va faire
21:35pour répondre à votre question
21:36on va observer
21:37si les plateformes
21:39mettent en place
21:40la vérification d'âge
21:41sur les nouveaux comptes
21:42créés à partir
21:43du 1er septembre
21:44et sur le stock
21:45de comptes existants
21:46à partir du 1er janvier
21:48et si on constate
21:49qu'elles ne vérifient pas
21:50l'âge de manière conforme
21:52au référentiel
21:54alors on pourra saisir
21:55nos collègues irlandais
21:57ou néerlandais
21:58où sont installés
21:59Snapchat, Instagram, TikTok
22:00pour qu'ils puissent
22:01prendre des mesures
22:02pour les forcer
22:03à se conformer
22:03l'année politique
22:04c'est une année cruciale
22:06qui arrive avec le pluralisme
22:08il y a de nouvelles règles
22:09qui vont entrer en vigueur
22:10ou pas
22:10j'ai vu en fait
22:12par exemple
22:12qu'on ne pourra pas diffuser
22:13en fait la nuit
22:14parce que certains
22:14diffusaient la nuit
22:16des partis
22:16qu'ils n'avaient pas envie
22:17de voir forcément
22:18sur leur antenne
22:19ou pour faire du rattrapage
22:20on a adapté les règles
22:21de suivi des temps de parole
22:22parce qu'aujourd'hui
22:23une règle permettait
22:24aux antennes de radio
22:25de télévision
22:26de diffuser
22:27entre minuit et 6h
22:28des temps de parole
22:28de politique
22:29alors que l'audience
22:31est quasiment nulle
22:32pour compenser
22:33un éventuel déséquilibre
22:34en journée
22:35comme cette règle
22:37est mal comprise
22:37a fait l'objet
22:38de beaucoup de critiques
22:39on a dit qu'on allait supprimer
22:40la prise en compte
22:41du temps nocturne
22:42pendant le temps normal
22:43pas pendant la campagne
22:44mais pendant le temps normal
22:45et en revanche
22:46je discutais avec les éditeurs
22:47pour qu'ils aient le même degré
22:49de souplesse qu'avant
22:50pour qu'on ne les décourage pas
22:52d'inviter des personnes politiques
22:54ça c'est la règle
22:55qu'on a mise en place récemment
22:57pour que
22:58en gros l'opinion publique
22:59les médias comprennent mieux
23:00ce que nous faisons
23:01en matière de
23:03vérification du temps de parole
23:04pour la présidentielle
23:06on va publier à l'automne
23:08les règles qui s'appliqueront
23:09à la campagne
23:10elles sont globalement
23:11de même nature
23:12que les années précédentes
23:14que pour les précédentes élections
23:16avec un suivi précis
23:17des temps de parole
23:18aux différentes phases
23:19de la campagne présidentielle
23:22avec une attention très forte
23:24une vigilance très forte
23:25à ce que la façon
23:27dont les télés
23:28les radios
23:28rendent compte du débat
23:29ne soit pas partisan
23:31soit prudent
23:32et soit conforme
23:33aux objectifs de la loi
23:35et puis
23:36on va sans doute
23:36avoir un regard nouveau
23:38inédit
23:39parce que le phénomène
23:40est inédit
23:40sur le rôle
23:41que les créateurs de contenu
23:43les influenceurs
23:44ils seront pris en compte alors
23:46d'une manière ou d'une autre
23:47ils peuvent être pris en compte
23:49ce qu'on va faire évidemment
23:50si on ne va pas s'intéresser
23:51à tous les créateurs de contenu
23:52qui mettent des contenus
23:53mais ils devront avoir
23:54eux aussi
23:55du plus grandisme
23:56alors ce que l'on va
23:57sans doute regarder
23:59c'est que ceux qui ont
23:59la plus grande influence
24:01ceux qui ont le plus grand nombre
24:02d'abonnés
24:04ou de spectateurs
24:05si je puis dire
24:07on puisse leur demander
24:09de respecter
24:09les mêmes règles
24:11d'équilibre
24:12ou d'égalité
24:12entre les candidats
24:13qu'ils invitent
24:14et les mêmes règles
24:15de prudence
24:17de modération
24:18dans le traitement
24:18de la campagne
24:19comme les médias classiques
24:20la loi audiovisuelle
24:22permet de leur appliquer
24:23les mêmes principes
24:24ce ne sera pas
24:25les mêmes règles
24:25parce que les principes
24:26de diffusion
24:27de distribution
24:28des contenus
24:28sont complètement différents
24:29vous n'avez pas
24:30la même notion
24:31de temps de parole
24:31sur un contenu
24:32qui n'est pas linéaire
24:33que sur un contenu
24:35qui est diffusé
24:35du matin au soir
24:36de façon linéaire
24:37donc ce sera évidemment
24:38très différent
24:39mais sur le principe
24:40si ces influenceurs
24:42créateurs de contenu
24:43ont une diffusion massive
24:46comme ça a pu être le cas
24:48lors de la précédente
24:49campagne américaine
24:50alors en application
24:51de la loi
24:52on ne doit pas s'interdire
24:53de regarder
24:54si les mêmes principes
24:57ne doivent pas
24:58donner lieu
24:58à une vigilance particulière
25:00de la part du régulateur
25:01rapidement ça fait un an
25:02que vous êtes à la tête
25:03de l'ARCOM
25:03vous avez envie
25:04de changer quoi
25:05comment vous voyez
25:05le futur
25:07qu'est-ce que vous imaginez
25:08pour l'ARCOM
25:09comment vous allez
25:10mettre votre empreinte
25:11sur cette institution
25:12je serai d'être humble
25:14sur l'empreinte
25:14c'est un collège
25:16de neuf personnes
25:16et des agents
25:18extrêmement engagés
25:19dans leur métier
25:19ce qu'il faut
25:20c'est que nous montions
25:21en puissance
25:22sur la régulation
25:23du numérique
25:23pour que les plateformes
25:25les réseaux
25:25comprennent
25:26que la conformité
25:27aux droits
25:28et aux valeurs
25:29de la France
25:30de l'Europe
25:30ne sont pas une option
25:31et pour ça
25:32il faut que nous montions
25:33en puissance
25:34en termes
25:35de respect
25:36et donc de sanctions
25:37et le second enjeu
25:39c'est assurer
25:39la vitalité
25:40ou contribuer
25:41à la vitalité
25:42des médias
25:42d'information
25:43professionnelle
25:44qui sont essentiels
25:45au débat public
25:46et qui souffrent
25:48énormément
25:48dans le monde
25:49digital
25:50que nous connaissons
25:51et il faut
25:51leur attribuer
25:53à ces médias
25:54à Sud Radio
25:55à TF1
25:56à M6
25:57au service public
25:58les moyens
25:59d'être visibles
26:00audibles
26:00et dynamiques
26:01économiquement
26:02dans ce monde
26:03très différent
26:03bon donc des fréquences
26:04sur la AFM
26:05et le DRV+,
26:06notamment pour la radio
26:07merci d'avoir répondu
26:08à nos questions
26:08merci beaucoup
26:09Martin Agelari
26:09président de l'ARCOM
26:11merci d'avoir été
26:12l'invité ce matin
26:12de Sud Radio
26:13avec Gilles Gansman
26:14et Patrick Roger
26:169h58
26:16dans un instant
26:17les grands débats
26:18de l'été
26:18avec Maxime Liédo
26:20vous appelez
26:21il vous attend
26:21au standard
26:220826 300 300
26:23moi je vous souhaite
26:24une très belle journée
26:25et à demain
26:26on retrouvera John
26:27Rakoto Zafia
26:28à partir de 6h
26:29c'est confirmé John
26:29c'est bien ça
26:30et puis moi je vous retrouve
26:31à 7h
26:31à demain
26:31et puis moi je vous retrouve