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Eglise universelle : Marie corédemptrice. Mère, médiatrice et avocate
Suite à une note doctrinale du cardinal Fernandez, la corédemption de Marie est de nouveau sous les feux de l'actualité. Guy Barrey, dans un ouvrage très documenté : "Marie corédemptrice. Mère, médiatrice et avocate", démontre comment les Ecritures, la Tradition et même le magistère récent (de Paul VI à Benoît XVI) justifient l'usage de ce qualificatif attribué à la Très Sainte Vierge.
Eglise en France : Légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté
Le 15 juillet, l'Assemblée nationale a voté un texte de loi légalisant l'euthanasie et le suicide assisté. Depuis, le nombre de saisines du Conseil constitutionnel s'est multiplié. Patrick Hetzel, député LR du Bas-Rhin, auteur d'une de ces saisines fait le point sur ce douloureux dossier ouvrant la porte à la loi la plus permissive au monde.
Eglise en Marche : Merry del Val. Un cardinal pour hier et pour aujourd'hui
Vient de paraître aux éditions Contretemps, sous la plume de Roberto de Mattei, une biographie d'un grand et saint prince de l'Eglise : "Merry del Val - Un cardinal pour hier et pour aujourd'hui (1865-1930)". Jean-Pierre Maugendre présente cette biographie d'un cardinal qui servit quatre papes et fut pendant 11 ans le secrétaire d'Etat de Saint Pie X.
Suite à une note doctrinale du cardinal Fernandez, la corédemption de Marie est de nouveau sous les feux de l'actualité. Guy Barrey, dans un ouvrage très documenté : "Marie corédemptrice. Mère, médiatrice et avocate", démontre comment les Ecritures, la Tradition et même le magistère récent (de Paul VI à Benoît XVI) justifient l'usage de ce qualificatif attribué à la Très Sainte Vierge.
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01:00Ensuite, nous accueillerons Patrick Etzel, député du Barin, à propos du vote le 15 juillet dernier par l'Assemblée nationale
01:10d'une loi légalisant le suicide assisté et l'euthanasie.
01:17Et enfin, je présenterai une biographie du cardinal Meridelval.
01:22Meridelval, un cardinal pour hier et pour aujourd'hui, du professeur Roberto de Mattei, qui vient de paraître aux éditions
01:28Contre-temps.
01:29– Bonjour Guy Barret. – Bonjour Jean-Pierre Maujandre.
01:45– Donc vous êtes l'auteur d'un ouvrage qui vient de paraître aux éditions Via Romana, Marie, co-rédemptrice,
01:50mère, médiatrice et avocate.
01:52Alors cela fait bien sûr un peu écho à la déclaration du cardinal Fernandez, préfet du Dicaster pour la doctrine
02:00de la foi du 4 novembre 2025,
02:03dans lequel il affirmait que, dans une note doctrinale, que l'expression de Marie, co-rédemptrice, était toujours inopportune.
02:12Alors, commençons par le début.
02:13Quels sont les quatre dogmes de l'Église à propos de la Très Sainte Vierge Marie ?
02:18– Oui, alors quatre dogmes, d'abord une définition, un dogme est une vérité, est une doctrine dans laquelle l
02:24'Église se propose d'affirmer de manière définitive une vérité révélée.
02:30Donc on est dans le domaine de la révélation, et d'une révélation qui se base sur trois piliers,
02:37la Sainte Écriture, la Tradition Apostolique et le Magistère de l'Église.
02:44C'est sur ces trois piliers, et seulement sur ces trois piliers, que se fondent tous les dogmes de l
02:50'Église catholique.
02:51– Tout à fait.
02:51– Alors, quand on a dit ça, il faut dire que, d'abord, l'Église, à son début, s'est
02:57centrée sur la personne du Christ,
02:59et donc les premiers conciles furent pour constater, déclarer la double nature du Christ, à la fois vrai homme et
03:08vrai Dieu.
03:09Et puis, quand l'Église a fait cela, tout naturellement, elle s'est penchée sur la Vierge Marie.
03:16Alors, la Vierge Marie, quatre dogmes existent aujourd'hui à propos de la Vierge Marie,
03:20et ces quatre dogmes, ils ont trait à ce qu'est la Vierge Marie, à sa nature profonde.
03:27Le premier dogme, ce fut, on le sait, au Concile d'Éphèse, en 431, de déclarer que la Vierge Marie
03:33est la mère de Dieu.
03:35– Théotokos.
03:36– Théotokos. Et là, on connaît les accents merveilleux et le discours admirable de Saint Cyril d'Alexandrie à ce
03:45sujet.
03:48Tout plein d'éloges sur la Vierge Marie, mais qui est mère de Dieu, parce qu'elle est mère d
03:53'un Dieu, de Jésus-Christ, qui est vrai Dieu.
03:56Le deuxième dogme, très vite, ce fut pour constater la virginité de la Vierge Marie.
04:04Alors, virginité au moment de l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ, le jour béni de l'Annonciation,
04:10et puis virginité au moment de la naissance, virginité perpétuelle de la Vierge Marie.
04:16Alors, ça, ce furent les premiers dogmes, et puis, beaucoup plus tard, on arrive au XIXe siècle,
04:23les deux dogmes suivent, XIXe et XXe siècle, on arrive au dogme de l'Immaculée Conception, 1854,
04:30proclamé par le pape Pie IX.
04:31La Vierge Marie, du fait qu'elle est mère de Dieu, ne pouvait être qu'immaculée dès sa conception.
04:43Et, deuxième dogme proclamé, alors celui-ci, quasiment un siècle plus tard, en 1950,
04:51le dogme de l'assomption de la Vierge Marie.
04:53La Vierge Marie, parce qu'elle est mère de Dieu, parce qu'elle est toute immaculée,
04:57ne pouvait subir la corruption du corps, et donc a été élevée, corps et âme, au ciel.
05:04Voilà, quatre dogmes qui ont trait à l'essence de la Vierge Marie.
05:11La corrédemption, eh bien, elle nous conduit à examiner,
05:16elle conduit l'Église à examiner quelle est la mission de la Vierge Marie.
05:21Alors, avant d'y venir, justement, le Concile Vatican II avait,
05:26c'est le pape Paul VI qui avait insisté, définit Marie comme mère de l'Église.
05:30Quelle est la relation de la Très Sainte Vierge Marie avec l'Église ?
05:34Alors, elle est fondamentale, puisque la Vierge Marie était présente
05:38et a présidé à la naissance de l'Église.
05:43Entre l'ascension de notre Seigneur Jésus-Christ et son assomption,
05:47elle était présente pour les premiers développements d'Église,
05:53elle était présente au moment de la Pentecôte,
05:56elle était présente, bien sûr, au pied de la croix auparavant,
05:58mais après, elle était présente, après l'ascension de notre Seigneur Jésus-Christ,
06:03au moment de la Pentecôte et jusqu'à son assomption au ciel.
06:07Alors, si on revient sur notre sujet,
06:09quelle est la nature de la participation de la Sainte Vierge à la rédemption ?
06:14– Eh bien, la Sainte Vierge coopère, ça a été beaucoup développé par l'Église,
06:23coopère de manière exceptionnelle, unique, au plan divin,
06:30c'est-à-dire au salut de l'humanité, à la rédemption du genre humain.
06:34Ça, l'Église l'a proclamé, l'a affirmé au fil des siècles,
06:38de manière continue, depuis les premiers temps.
06:40– Voilà, alors, est-ce que vous avez des éléments à nous donner ?
06:44Voilà, quelle est la position du magistère sur la co-rédemption
06:48depuis l'origine de l'Église ?
06:51– Alors, dès l'origine de l'Église,
06:56Saint-Irénée, par exemple, constatait que la Vierge Marie est cause de notre salut.
07:00La Vierge Marie est cause de notre salut.
07:03Saint-Albert le Grand disait, quant à lui,
07:07il disait, Marie est laide, la coopératrice de la rédemption.
07:12Donc, on a beaucoup utilisé, l'Église a beaucoup utilisé ce terme de coopératrice.
07:16Le terme de co-rédemption surgit au XVe siècle.
07:23Vous voyez qu'il est quand même ancien
07:26et qu'il surgit, en fait, en ajustement d'un terme qui était beaucoup plus fort
07:34et qui était, pour le coup, inexact.
07:37Par exemple, Sainte-Catherine de Sienne parlait du Christ,
07:39de la Vierge Marie co-rédemptrice.
07:42Donc, ça, ça a été ajusté au XVe siècle.
07:44On a parlé de la Vierge Marie co-rédemptrice.
07:47Et cela, de manière continue, au fil des siècles, jusqu'à nos jours.
07:52– Alors, d'où viennent les actuelles réserves romaines ?
07:55Puisque, je rappelle, le cardinal Fernandez, il ne dit pas que c'est faux.
07:59Il dit que c'est inopportun de définir ça,
08:03mais qu'on peut en parler entre nous.
08:05Mais voilà, d'où viennent ces réserves ?
08:08– Alors, premier point, il faut constater que ces réserves,
08:12elles viennent en… je ne dis pas en contradiction,
08:17mais elles sont carrément à l'encontre,
08:19elles vont carrément à l'encontre de ces cinq siècles
08:22que je viens d'évoquer, jusqu'à Jean-Paul II inclus.
08:27Donc, si vous voulez, pour ce qui est du magistère de l'Église,
08:32il y a toute une série de papes, depuis Pi IX, Pi X, Saint-Pi X,
08:38Benoît XV, Pi XI, Pi XII et Jean-Paul II,
08:44qui ont évoqué de manière indirecte…
08:48– Voilà, il y a très nombreuses citations dans votre livre.
08:50– Voilà, qui ont évoqué de manière indirecte ou directe
08:54cette question de la co-rédemption.
08:56Alors, de manière indirecte, c'est-à-dire en apportant des éléments
09:01au fait que la Vierge Marie coopère de manière exceptionnelle
09:06à la rédemption de son divin Fils.
09:08Et puis, de manière explicite, nous avons trois papes
09:11qui ont évoqué de manière explicite la co-rédemption de la Vierge Marie,
09:18Pi X, Saint-Pi X, Pi XI et Saint-Jean-Paul II.
09:21Les trois ont parlé explicitement de la Vierge Marie
09:24comme co-rédemptrice.
09:26Alors, je peux vous citer quelques exemples, si vous le voulez.
09:31Mais ils sont tous retracés dans ce livre.
09:39Donc, auprès de la croix de Jésus se tenait debout Marie.
09:42Ça, c'est le point fondamental.
09:44C'est que déjà, au pied de la croix, le Seigneur,
09:48comme tout le monde le sait, comme tous les catholiques le savent,
09:50au pied de la croix, le Seigneur donne à la Vierge Marie
09:56pour enfants, et bien toute l'humanité à travers Saint-Jean.
10:00Donc, auprès de la croix de Jésus se tenait debout Marie, sa mère,
10:04laquelle, émue pour nous d'une immense charité,
10:07afin de nous recevoir pour fils, offrit elle-même à la justice divine son fils,
10:13mourant en son cœur avec lui, transpercé d'un glaive de douleur.
10:16Alors, il y a ce que je viens d'évoquer, à savoir que le Seigneur,
10:21notre Seigneur Jésus-Christ, en son agonie sur la croix,
10:26donne pour testament et donne pour fils l'ensemble de l'humanité à sa Sainte Mère.
10:32Ça, c'est le premier point.
10:33Mais l'autre élément qui est aussi fondamental,
10:36et qu'ont développé plusieurs papes, et notamment Saint-Jean-Paul II,
10:40c'est que la Vierge Marie offrit elle-même volontairement son fils en holocauste
10:46pour le salut de l'humanité.
10:48Elle offrit volontairement son fils pour le salut de l'humanité.
10:52Donc ça, c'est un point fondamental qui a été développé,
10:55notamment de manière très explicite par Jean-Paul II
10:58lors de ses audiences générales et catéchèses.
11:00– Merci beaucoup.
11:02Donc je vous renvoie à votre livre, je renvoie à nos téléspectateurs.
11:07Marie Corré-Demptrice, mère médiatrice et avocate,
11:10par Guy Barret, donc avec une préface de Mgr Schneider.
11:12Voilà, c'est très complet, très documenté,
11:15vraiment très, très intéressant.
11:16Et en complément de cet ouvrage, on peut également lire sur le même sujet
11:20« Les splendeurs de Marie Corré-Demptrice »
11:23sous la direction de Karen Darantier.
11:25Voilà, donc c'est un colloque qui s'est tenu il y a un an et demi à Paris
11:29sur le sujet de la Corré-Demption de Marie.
11:31– Tout à fait, en présence de Mgr Schneider.
11:33– Voilà.
11:34Merci beaucoup, cher monsieur.
11:35– Merci, cher monsieur.
11:36– Merci beaucoup.
11:37– Bonjour, monsieur le député, merci de nous rejoindre.
11:52Vous avez donc été un des résistants à la loi sur la légalisation
11:56de l'euthanasie et du suicide à 6T.
11:59Alors, quelles sont les principales dispositions de la loi
12:02qui a été votée le 15 juillet dernier ?
12:04– Alors, tout d'abord, je voudrais insister sur le fait que cette loi,
12:09telle qu'elle a été adoptée, est aujourd'hui la plus permissive au monde.
12:14Je pense que c'est vraiment important de le dire,
12:17puisque dès le départ, elle ouvre la possibilité,
12:23non seulement au suicide assisté, comme cela a pu se faire dans d'autres pays,
12:29mais dès le départ aussi, une ouverture vers l'euthanasie en tant que telle.
12:35Et donc, on est sur un texte qui, c'est ce point-là qui, là aussi, interroge très, très fortement.
12:44Il y a un écart très important entre ce qui avait été annoncé dans un premier temps
12:48par les promoteurs de ce texte, qui nous disait que cela allait concerner
12:53un petit nombre de personnes pour lesquelles il y aurait des douleurs irréfragables,
13:00qui ne pourraient pas être traités par, je dirais, le traitement habituel de la douleur.
13:06Et au fur et à mesure, ce texte est devenu de plus en plus large
13:13et il concerne des personnes dont le pronostic vital n'est pas engagé à court terme.
13:21Et j'ajouterai à cela que ce qui est aussi extrêmement troublant,
13:27c'est que ce texte, désormais, il est dans une logique où il instaure un droit opposable.
13:39Et c'est d'autant plus troublant que le texte précédent dont nous avons débattu,
13:45c'est-à-dire celui qui concerne les soins palliatifs,
13:48eh bien, il n'y a pas de droit opposable pour les soins palliatifs.
13:52Par contre, il y en a un pour ce que d'aucuns appellent, je dirais,
13:58par euphémisation, une aide à mourir.
14:02Alors, quelle est la nature des saisines actuellement en cours au Conseil constitutionnel ?
14:08Alors, au moment où nous nous parlons, il y en a formellement quatre qui ont été déposées.
14:15La première par le président du Sénat, la deuxième par le Premier ministre,
14:22la troisième par un groupe de sénateurs,
14:26et la quatrième qui est celle que j'ai coordonnée avec plus de 60 députés.
14:33et j'ai des échos comme quoi il devrait y en avoir au moins encore une autre
14:38et peut-être aussi des saisines plus spécifiques.
14:45Alors, pour ce qui est celle que j'ai coordonnée,
14:50le point vraiment clé,
14:54c'est de considérer que l'ensemble du texte étant en totale rupture
15:00avec la définition que le Conseil constitutionnel lui-même effectue
15:06du principe de fraternité.
15:08Parce que le principe de fraternité,
15:10eh bien, il emporte un certain nombre de conséquences
15:14qui sont des conséquences en termes d'aide,
15:17en termes d'assistance, en termes de soins.
15:20Et ce texte-là est en totale rupture avec cela.
15:25Alors, quand on rentre davantage dans le détail,
15:28il y a beaucoup de points sur lesquels
15:31des questions de droit en général
15:35et de constitutionnalité en particulier se posent.
15:38Je me permets simplement de citer les principaux.
15:42Le premier, c'est la question de l'effectivité du recours.
15:48Puisqu'en réalité, le recours tel qu'il existe dans ce texte
15:54est un recours qui ne peut se faire qu'à postériori.
15:58Or, en raison de l'acte qui est un acte qui donne la mort,
16:02bien évidemment, on ne peut plus, en cas de recours,
16:06revenir à l'état hanté.
16:08Ça paraît assez évident.
16:10Et donc là, il y a vraiment un problème de fond,
16:14puisque les juristes considèrent qu'à partir du moment
16:18où il n'y a pas un recours a priori,
16:21eh bien, en fait, il n'y a pas cette effectivité du recours
16:24qui est un premier principe constitutionnel.
16:27Ensuite, il y a tout l'édifice autour de ce que l'on appelle
16:33les majeurs protégés, qui est complètement ébranlé par ce texte,
16:37parce que, en fait, cet édifice repose très largement
16:41sur l'intervention d'un juge.
16:45Celui-ci est écarté de la procédure au bénéfice du médecin.
16:50Et là où c'est très troublant, c'est que non seulement le juge est écarté,
16:53mais de surcroît, le médecin, lui, n'a pas accès au dossier juridique
16:58qui, pourtant, aura été à l'origine de la mesure de protection.
17:03Et donc, ça aussi, ça interroge et ça pose la question, cette fois-ci,
17:08des modalités précises de protection des majeurs.
17:12Et là aussi, on pense que c'est un principe constitutionnel
17:17qui n'est pas respecté.
17:18Vous avez ensuite une question très importante aussi,
17:22qui est la liberté des établissements fondés sur des convictions.
17:27Alors, ça concerne, par exemple,
17:30parmi les établissements sanitaires sociaux et médico-sociaux,
17:33les établissements religieux.
17:36Et les petites sœurs des pauvres, pour ne citer qu'elles,
17:41mais Jeanne Garnier ou d'autres.
17:42Et on voit bien que là aussi, il y a une...
17:46Comment dire ?
17:47Le non-respect d'un principe constitutionnel,
17:51d'autant plus que, dans l'état actuel du droit,
17:56il y a déjà une exception qui a été inscrite dans la loi depuis très longtemps,
18:02qui concerne l'IVG,
18:04et qui figure dans le Code de santé publique.
18:08Et c'est d'ailleurs sur ce principe constitutionnel que repose cette exception liée à l'IVG.
18:13Et donc, nous considérons, je pense, légitimement,
18:17que la même exception devrait prévaloir pour la liberté de ces établissements fondés sur des convictions.
18:24Et puis, il y a, comme je vous le disais,
18:27toute cette question autour de la fraternité,
18:30où en réalité, comment dire,
18:33on voit bien qu'il y a une sorte de volonté d'assimiler un acte létal à un soin.
18:41D'ailleurs, d'où la volonté de l'inscrire dans le Code de santé publique.
18:46Et tout ça est quand même extrêmement troublant,
18:48parce qu'on peut quand même, je pense, sans exagérer,
18:55considérer que l'acte de donner la mort n'est pas un acte anodin.
19:01Et que, comment dire, d'ailleurs,
19:05aujourd'hui, au moment où nous nous parlons,
19:07puisque la loi n'est pas promulguée,
19:09si vous ne prêtez pas assistance à quelqu'un qui veut se suicider,
19:14eh bien, vous pouvez même être condamné pour non-assistance
19:17à personne en danger.
19:19Donc, on voit bien que notre édifice juridique actuel
19:22est véritablement basé sur l'inverse de ce que prône ce texte.
19:28Alors, sur le fond, pour les partisans de l'euthanasie,
19:32selon vous, quelles sont les parts respectives de l'idéologie,
19:35l'homme maître de la vie et de la mort,
19:38des enjeux financiers,
19:39les malades en fin de vie coûtent très cher,
19:42et tout simplement du conformisme, le sens de l'histoire ?
19:45Alors, en réalité,
19:50le groupe de ceux qui sont partisans de ce texte
19:55n'est pas homogène.
19:57C'est-à-dire que je pense que les motivations
20:00des uns et des autres
20:02ne sont pas forcément exactement les mêmes.
20:05Et pour répondre plus précisément à votre question,
20:08je pense que, pour certains,
20:10il y a une part vraiment d'idéologie,
20:12vous y faisiez référence à l'instant,
20:14et je pense que ceux qui sont vraiment mûs
20:17par l'idéologie,
20:18en réalité,
20:20et c'est d'autant plus inquiétant,
20:22ce sont des députés
20:25qui considèrent que ce texte-là
20:27ne va pas encore assez loin.
20:29C'est-à-dire que ce sont des collègues
20:31qui, lors des débats parlementaires,
20:34ont souhaité que l'on puisse ouvrir
20:36ces dispositions à des mineurs,
20:39ont souhaité que l'on puisse, par exemple,
20:41faire référence aux directives anticipées
20:43et donc faire en sorte que des personnes
20:46qui seraient atteintes de maladies neurodégénératives
20:49puissent là aussi être euthanasiées
20:54sur la base de directives anticipées.
20:57Donc on voit bien qu'il y a dans ce groupe
21:01des personnes dont la motivation est idéologique.
21:05Ensuite, parmi ceux qui poussent,
21:09alors c'est difficile à dire
21:12quelle peut être la part de vision,
21:15de préoccupation financière,
21:17une chose est certaine,
21:18c'est que le dernier mois de la vie
21:21est un mois qui coûte très cher aux finances publiques.
21:25Donc ça, je dirais que c'est une donnée factuelle.
21:29Là où ça a été très troublant,
21:32même si je ne veux pas considérer
21:35que c'est forcément un lien de causalité immédiat,
21:38mais ce qui a été très troublant,
21:40c'est de voir, par exemple,
21:42des mutuelles nous envoyer des courriers
21:45en soutien à cela.
21:46Et c'est vrai qu'à ce moment-là,
21:49on est troublé parce qu'on se dit
21:50tiens, quel est l'intérêt à agir
21:53de ces mutuelles ?
21:54Par exemple, la mutuelle générale
21:55de l'éducation nationale.
21:56En tout cas, cela interroge,
21:59moi, ça m'a beaucoup dérangé,
22:02ça m'a, à vrai dire, troublé
22:05parce que je me suis dit,
22:07tiens, comment dire,
22:09est-ce que tous ceux qui sont affiliés
22:12et qui cotisent à la mutuelle générale
22:14de l'éducation nationale,
22:16est-ce qu'on les a interrogés
22:17quant à l'utilisation des fonds,
22:19par exemple, de cette mutuelle
22:21pour mener des campagnes
22:22en faveur de ce texte ?
22:25Et puis, vous évoquiez le conformisme,
22:28hélas, hélas, mais ça, encore une fois,
22:33c'est plutôt un regret,
22:36c'est de voir que, en fait,
22:39pour certains, ça consiste à dire
22:42qu'on se situerait, entre guillemets,
22:44et je mets ça vraiment, entre guillemets,
22:45dans une loi de progrès.
22:47Moi, je n'arrive pas du tout
22:48à adhérer à une telle vision,
22:49mais je pense que certains le font,
22:53je pense aussi,
22:55peut-être par paresse intellectuelle,
22:57parce qu'ils n'ont pas vraiment regardé
22:59quelles étaient les conséquences de tout ça.
23:01Les personnes les plus fragiles
23:03et les plus vulnérables seront,
23:04de toute évidence,
23:06les premières concernées,
23:08donc tout ça interroge quand même
23:10très fortement.
23:11Alors, on a du mal à saisir le rôle
23:14du Premier ministre Sébastien Lecornu,
23:17parce qu'à la fois,
23:18il fait accélérer le processus parlementaire
23:21et, d'autre part,
23:22il saisit le Conseil constitutionnel.
23:24Est-ce que c'est schizophrénique ?
23:26Est-ce que c'est un calcul habile
23:27dont nous ne percevrions pas
23:30toutes les subtilités ?
23:32Alors, merci beaucoup
23:34de mettre la focale là-dessus,
23:36M. Beaujambres.
23:39En fait, je pense que c'est une forme
23:44de « en même temps »,
23:45s'il vous plaît.
23:46C'est-à-dire qu'en réalité,
23:48disons les choses très clairement,
23:51c'est quand même le Premier ministre lui-même,
23:54alors que nous avions affaire
23:55à une proposition de loi,
23:57puisque, en fait,
23:58ce qui initialement était un projet de loi
24:00à partir de 2024,
24:03post-dissolution devient une proposition de loi.
24:06Et donc, le cheminement parlementaire
24:08était susceptible de se poursuivre
24:10de l'Assemblée vers le Sénat
24:12en faisant un certain nombre d'allers-retours.
24:15C'est le Premier ministre lui-même
24:16qui, à un moment donné,
24:18a décidé de convoquer
24:20une commission mixte paritaire
24:21qui a modifié le cours des choses.
24:26Donc, c'est lui qui est à l'origine
24:28du fait qu'après la commission mixte paritaire
24:32qui, elle, n'était pas conclusive,
24:35il n'y a eu plus qu'une troisième lecture
24:38dans les deux chambres
24:39et ça s'est arrêté là.
24:41Et donc, en fait,
24:43on voit bien que, comment dire,
24:45il a là une part de responsabilité.
24:47Je pense que très tardivement,
24:49peut-être aussi parce que d'aucuns
24:51lui ont rappelé des engagements
24:53qu'il avait pu prendre.
24:54J'ai en tête une expression,
24:58par exemple, de Mgr Rouget dans le Figaro,
25:01où il dit clairement,
25:02le Premier ministre nous avait indiqué
25:04qu'un certain nombre d'éléments
25:07seraient garantis,
25:08comme par exemple la question
25:10des établissements fondés sur des convictions.
25:12Et donc, peut-être qu'il a cherché
25:14à se raccrocher aux branches
25:17en disant, en fait,
25:18maintenant, je saisis le Conseil constitutionnel
25:22sur les trois points
25:24qu'il a mentionnés dans sa saisine.
25:28Donc, je pense qu'en réalité,
25:30c'est un peu du...
25:31C'est pour ça que je dis
25:32que c'est du « en même temps »
25:32parce que c'est quand même lui
25:34qui est à l'origine
25:35de cette accélération du calendrier
25:38et en même temps,
25:41peut-être cherche-t-il quand même
25:43à alerter en disant
25:44qu'il y a peut-être quand même un problème.
25:45En tout cas, ce qui était quand même
25:47très révélateur,
25:49et d'ailleurs, ça lui a valu
25:50quelques critiques de la part
25:53de certains de ses partisans,
25:56il a eu le courage
25:59de sortir ce communiqué,
26:01en tout cas avant même le vote,
26:04pour signifier qu'il avait
26:08quelques interrogations.
26:09Mais ce qui est dommage,
26:10c'est que les ministres
26:11qui étaient au banc
26:12et qui portaient la parole gouvernementale
26:15n'aient pas dit la même chose
26:16que ce que le Premier ministre
26:18a dit dans son communiqué
26:20parce que c'est exactement
26:21ce que nous portions.
26:22Nous étions un certain nombre
26:23à alerter sur ces points-là
26:25que reprend le Premier ministre
26:28aujourd'hui.
26:28Et en fait,
26:29les ministres qui portaient
26:31la parole gouvernementale
26:32nous renvoyaient dans nos cordes
26:34en disant, entre guillemets,
26:35« circuler, il n'y a rien à voir,
26:36tout ça n'a pas lieu
26:38d'être débattu ».
26:39Alors, autre sujet de perplexité
26:41pour certains,
26:42l'opposition de l'Église catholique
26:44à ce projet de loi est bien connu,
26:47une déclaration du cardinal Aveline,
26:49un interview de Mgr Rouget
26:51dans le Figaro.
26:53Et en même temps,
26:54comme vous le disiez,
26:56l'archevêque de Paris,
26:57Mgr Ulrich,
26:58est nommé promu officier
27:00de la Légion d'honneur,
27:01et Mgr Beau,
27:03archevêque de Poitiers,
27:05est nommé chevalier
27:06de la Légion d'honneur.
27:07Comment veut-on
27:08que le catholique de base
27:09s'y retrouve ?
27:11Bon, alors, ceci étant,
27:13moi, je n'établis pas forcément
27:17de lien entre les deux
27:19dans la mesure,
27:19alors après,
27:20qu'il puisse y avoir
27:21des calculs peut-être du pouvoir,
27:25on peut l'imaginer.
27:27Ceci étant,
27:28c'est une tradition républicaine,
27:31et d'ailleurs,
27:32je dois dire à laquelle
27:34personnellement j'adhère aussi,
27:35je trouve qu'un certain nombre
27:38d'autorités religieuses
27:40dans notre pays
27:40puissent aussi être,
27:43en tout cas,
27:45récompensées par la République,
27:48ne me choque pas.
27:50C'est vrai que ce qui est troublant,
27:52c'est le, j'ai envie de dire,
27:54c'est un peu la concordance
27:56du calendrier,
27:57mais vous allez me dire,
27:59on va avoir le même problème
28:00dans quelques semaines
28:01avec la visite du pape,
28:03où là aussi,
28:06la plus haute autorité
28:08de l'Église catholique
28:09sera présente en France,
28:11probablement,
28:13à quelques jours
28:14de la promulgation
28:16du texte
28:18dont nous nous parlons,
28:19donc tout ça,
28:20en tout cas,
28:22je pense que c'est important
28:25que les messages
28:29qui soient envoyés
28:31soient des messages
28:31qui alertent
28:32sur les risques
28:33liés à ce texte.
28:35Eh bien, je vous remercie,
28:36monsieur le député,
28:37de tous ces éclaircissements
28:39et puis bon courage
28:40pour votre saisine.
28:41Merci, monsieur le député.
28:43Merci beaucoup.
28:57Vient de paraître
28:58aux éditions Contre-temps
28:59une biographie
29:00du cardinal Méridelval.
29:02Méridelval,
29:02un cardinal pour hier
29:03et pour aujourd'hui,
29:061865-1930,
29:08alors que le spectacle
29:09du haut personnel
29:11ecclésiastique
29:12n'est pas toujours sujet
29:14à un immense ravissement,
29:16je crois que cette biographie
29:17tombe à point.
29:18Le cardinal Méridelval
29:20fut un grand cardinal,
29:21il fut le serviteur
29:23de quatre papes,
29:24Léon XIII,
29:26Saint-Pédis,
29:26Benoît XV
29:27et Pionze.
29:28Au-delà de cette biographie,
29:30c'est toute une partie
29:31de l'histoire de l'Église
29:32et de l'histoire de France
29:34que nous rebalayons.
29:35En effet,
29:37le cardinal Méridelval
29:38est ordonné
29:40en 1888,
29:42il est immédiatement
29:43au service
29:44du pape Léon XIII
29:45dont il devient
29:46le chambélan secret
29:48et c'est dans ce cadre-là
29:49en particulier
29:50qu'il suivra de près
29:52ce que l'on appelle
29:53l'affaire du ralliement,
29:54c'est-à-dire les consignes
29:56données par le pape Léon XIII
29:58aux catholiques français
30:00de se rallier
30:01à la République
30:02dans la continuité
30:03du toast d'Alger
30:04du cardinal Lavigerie.
30:06Il joue également
30:07un rôle important
30:08en 1896
30:10alors que,
30:11puisqu'il est né
30:12à Londres,
30:13il est d'une famille
30:15espagnole
30:16comme le nom l'indique
30:17mais il a également
30:18des ascendants britanniques,
30:20il joue un rôle
30:20très important
30:21dans le texte
30:23de Léon XIII
30:23qui définit
30:24que les ordinations
30:25anglicanes
30:26sont invalides.
30:28Et en particulier,
30:29ça doit nous rassurer,
30:31il gère cette situation
30:33en opposition
30:34en particulier
30:35avec le cardinal Rampolla.
30:36Léon XIII
30:37meurt en 1903
30:39et le cardinal,
30:41il n'est pas encore cardinal,
30:43Méride Elval
30:44devient secrétaire
30:45du conclave,
30:46c'est-à-dire que c'est lui
30:47qui organise l'élection
30:48qui débouchera
30:49sur l'élection
30:50du cardinal Sarto,
30:52l'archevêque de Venise,
30:54ce qui nous permet
30:55de nous plonger
30:56dans les coulisses
30:57de cette élection
30:58dont je rappelle
30:59que celui
31:01qui devait être élu,
31:02qui était le cardinal Rampolla.
31:05C'est le représentant
31:07de l'empereur d'Autriche
31:09qui a mis son veto
31:10à cette élection,
31:11possibilité de veto
31:12qui sera immédiatement
31:13supprimé par Saint-Piedis
31:14dès son élection.
31:16Il devient donc
31:17secrétaire d'État
31:18et cardinal
31:19à l'âge de 38 ans
31:20et il va accompagner
31:23tout le pontificat
31:24de Saint-Piedis
31:26pendant 11 années.
31:27Et en particulier
31:29dans deux éléments
31:31qui nous intéressent
31:32pour l'histoire de France,
31:33d'une part la lutte
31:34contre le modernisme
31:35dans la continuité
31:37de l'encyclique
31:38Pachendi
31:38et puis d'autre part
31:40au moment
31:40de la loi
31:41de séparation
31:42de l'Église
31:42et de l'État
31:43de 1905
31:44dans lequel
31:45il faut rappeler
31:46que le pape Saint-Piedis
31:48a imposé
31:49aux évêques
31:50des évêques de France
31:51une position
31:52de fermeté
31:54vis-à-vis
31:55de l'État français
31:57qui n'était pas
31:58la position initiale
31:59des évêques de France.
32:00Je rappelle également
32:01que nous vivons
32:02entre 1905
32:04et 1920
32:05une période
32:06quasiment unique
32:07dans l'histoire
32:08de France.
32:08C'est 15 années
32:09pendant lesquelles
32:10le pouvoir politique
32:11n'intervient pas
32:12dans la nomination
32:13des évêques
32:14puisque depuis
32:15le concordat
32:16de Bologne
32:17sous François 1er
32:18en 1515
32:19c'est le roi
32:20qui nommait les évêques
32:21auxquels le pape
32:22donnait l'investiture
32:24et puis également
32:24aujourd'hui
32:25aucun évêque
32:27n'est nommé
32:27sans l'accord
32:28de la direction
32:29des cultes.
32:31Il y en a même
32:31qui sont nommés
32:31directement par le président
32:33de la République
32:34pour les évêques
32:36concordataires.
32:37Il meurt
32:39il est question
32:40de Saint-Piedis
32:40Saint-Piedis meurt
32:42au début
32:42de la guerre
32:43de 1914
32:44est élu
32:45pape
32:46Benoît XV
32:47et à ce moment-là
32:48le cardinal Béry Delval
32:49n'est plus secrétaire
32:50d'État
32:50le secrétaire d'État
32:51c'est le deuxième
32:52personnage de l'Église
32:53il devient secrétaire
32:54du Saint-Office
32:55et donc le Saint-Office
32:58qui en particulier
32:59doit veiller
32:59à l'orthodoxie
33:03de la doctrine
33:03et également
33:05c'est sous son
33:08dans son domaine
33:09de responsabilité
33:09qu'est publié
33:10un nouvel index
33:11des livres interdits.
33:13Benoît XV
33:14meurt
33:14en 1921
33:16est élu
33:17le cardinal
33:18Ratti
33:21et le cardinal
33:22Méridèle Val
33:23conserve son poste
33:25c'est la montée
33:26en puissance
33:29du fascisme
33:30en Italie
33:31puisque la marche
33:32sur Rome
33:33est l'année suivante
33:35et puis
33:36également
33:37c'est la mise en œuvre
33:38de l'action catholique.
33:40Le cardinal
33:41Méridèle Val
33:42participe
33:42à la rédaction
33:43de l'encyclique
33:44sur le communisme
33:44en 1928
33:45qui s'intitule
33:46Mortalium animos
33:48et puis également
33:49nous le voyons
33:50c'est évoqué
33:50dans cet ouvrage
33:51c'est la condamnation
33:52de l'action française
33:53en 1926
33:55condamnation
33:56qui n'était pas
33:57du tout
33:57du goût
33:58du cardinal
33:59Méridèle Val
33:59en particulier
34:00on le voit
34:00dans ses correspondances
34:02avec le père
34:03Lefloc
34:03qui était
34:04le supérieur
34:06du séminaire
34:06français de Rome
34:07il va donc
34:08s'opposer
34:08à Pionze
34:09mais obéir
34:11il dénonce également
34:12les complaisances
34:13de Pionze
34:13envers le fascisme
34:15et voilà
34:16les accords
34:16du latran
34:18entre le cardinal
34:19Gaspari
34:20et puis
34:20le duché
34:22Benito Mussolini
34:23ne sont pas
34:24tout à fait
34:25de son goût
34:26il meurt en 1930
34:29voilà
34:30nous avons
34:30rebalayé
34:32plusieurs décennies
34:33de l'histoire
34:34de l'église
34:34et nous finirons
34:35par une note
34:35spirituelle
34:36je crois
34:37qu'il est difficile
34:39de lire
34:40en toute franchise
34:42les litanies
34:43de l'humilité
34:43auxquelles
34:44je vous renvoie
34:46je vous en donne
34:47quelques passages
34:47c'est surtout
34:48pour cette prière
34:52que le cardinal
34:52Méridèle Val
34:53est aussi
34:53connue
34:55du désir
34:56d'être estimé
34:56délivrez-moi Jésus
34:58du désir
34:58d'être aimé
34:59délivrez-moi Jésus
35:00du désir
35:01d'être exalté
35:02délivrez-moi Jésus
35:03et enfin
35:04il y a d'autres
35:04que les autres
35:05soient plus aimés
35:06que moi Jésus
35:07faites-moi la grâce
35:08de le désirer
35:09que les autres
35:09soient plus estimés
35:11que moi
35:11Jésus
35:12faites-moi la grâce
35:13de le désirer
35:14que les autres
35:15puissent grandir
35:16dans l'opinion du monde
35:17et moi diminuer
35:18Jésus
35:19faites-moi la grâce
35:20de le désirer
35:20que les autres
35:21puissent être choisis
35:22et moi mis de côté
35:24Jésus
35:25faites-moi la grâce
35:26de le désirer
35:26voilà
35:27nous n'avons pas le temps
35:28de tout lire
35:29je vous renvoie à cela
35:30donc une belle lecture d'été
35:32édifiant
35:33pour un grand prince
35:34de l'église
35:34un grand cardinal
35:35Méridelval
35:37un cardinal pour hier
35:38et pour aujourd'hui
35:391865-1930
35:41aux éditions Contre-temps
35:43un modeste ouvrage
35:45de 400 pages
35:46au prix de 22 euros
35:47cette émission
35:49s'achève
35:50la semaine prochaine
35:51c'est Guillaume de Thulois
35:52qui vous accueillera
35:53que Dieu qui est Père
35:54Fils et Saint-Esprit
35:55nous garde
35:56bon dimanche
35:57et bonne semaine à tous
35:58Sous-titrage Société Radio-Canada
35:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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