Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Eglise universelle : Installation de 12 moines du Barroux à Bellefontaine
Le 11 juillet a eu lieu l'installation officielle de 12 moines issus de l'abbaye bénédictine Sainte Madeleine du Barroux dans l'abbaye trappiste Notre-Dame de Bellefontaine. Le père Raphaël (osb), prieur de cette fondation, nous retrace l'histoire de l'abbaye et le déroulement de cette journée historique.

Eglise en France : Au service des parents d'élèves d'écoles indépendantes
Présidente de la Fédération des Parents d'Elèves d'Ecoles indépendantes (FPEEI), Marie-des-Neiges Guillotel nous expose les raisons du développement spectaculaire des écoles indépendantes (50 000 élèves en 2014, 130 000 en 2025) et les actions de son association au service des parents.

Eglise en marche : Maman, j'ai vu Jésus
Le bouleversant témoignage d'une maman qui voit son enfant, Stanislas, renversé par une voiture puis passer des mois entre la vie et la mort, soutenu par la prière et l'affection de ses parents et de ses amis. Laurence Trochu nous présente cet émouvant récit dans lequel une expérience de mort imminente (EMI) donne son titre à l'ouvrage : "Maman, j'ai vu Jésus".

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Hier, une amie fidèle de TV Liberté m'appelle et me demande
00:04« Alors, TV Liberté est sauvée financièrement ? »
00:07J'aurais évidemment aimé lui dire oui,
00:09mais je lui ai répondu avec honnêteté « Non, non, pas encore ».
00:13Car la vérité, c'est que les derniers jours d'une campagne de dons
00:16sont toujours les plus décisifs.
00:17C'est le moment d'un vrai qui tout double.
00:20Soit nous franchissons ensemble la ligne d'arrivée,
00:23soit nous n'aurons pas les moyens à terme d'assurer notre survie,
00:26de poursuivre nos projets et de préserver notre indépendance.
00:30Tout se joue cette semaine, absolument tout.
00:33Alors, si vous aimez TV Liberté,
00:36si vous voulez qu'elle continue d'exister, d'enquêter et de se battre
00:39pour une information libre, n'attendez plus.
00:41Faites un don, même modeste, si c'est votre premier.
00:44Et si vous nous avez déjà soutenus, faites l'effort de renouveler votre aide.
00:48Il nous manque encore plusieurs dizaines de milliers d'euros,
00:50soit l'équivalent de 500 personnes, 500 dons de 100 euros.
00:54C'est beaucoup, mais c'est encore possible.
00:56Malgré la période estivale, malgré la situation économique de chacun,
01:01je vous le redis, tout se joue maintenant.
01:03Non.
03:04Alors, merci mon père de nous rejoindre.
03:07Tout d'abord, quelles sont la spiritualité propre
03:10et l'histoire particulière de l'abbaye dont vous êtes issue,
03:13l'abbaye Sainte-Madeleine du Barou ?
03:16Alors, l'histoire, on la connaît, l'histoire de Don Gérard,
03:19qui a quitté Tournail dans les années 70
03:23pour continuer la vie monastique telle qu'il la connaissait,
03:28donc avec le latin, le grégorien, etc., des années où il y avait beaucoup de changements.
03:34Après la spiritualité propre, j'aurais envie de dire plus une coloration propre,
03:39parce que la spiritualité, nous sommes moines bénédictins,
03:42parmi tous les autres bénédictins.
03:44coloration en particulier, déjà du côté de Don Gérard,
03:47qui était, on peut le dire, un poète, un artiste,
03:50donc avec tout ce goût du beau, des choses bien faites, etc.,
03:55cette certaine liberté dans l'expression.
03:58Et puis après, il y a cette coloration aussi de l'héritage du Père Muard,
04:02donc fondateur de la Pierre-Quivire,
04:04dont le monastère de Don Gérard d'origine était issu par,
04:07en quel cas, Madiran Tournail.
04:10Voilà, donc cette spiritualité du Père Muard
04:12avec une petite ouverture sur l'apostolat,
04:15qu'on n'a pas forcément d'autres bénédictins.
04:17Et puis aussi cette touche un peu trapiste,
04:20ce qui tombe bien pour Bellefontaine,
04:22puisqu'il avait fait son noviciat à l'abbaye d'Egbel,
04:25chez les trapistes d'Egbel,
04:26et donc il a gardé certaines coutumes,
04:28certaines manières de faire plus propres aux trapistes.
04:34Alors, quelle est l'histoire particulière de cette abbaye de Bellefontaine
04:38que vous venez de reprendre ?
04:40Bellefontaine est une abbaye à l'origine bénédictine, en fait.
04:46C'est une abbaye qui a mille ans d'histoire monastique,
04:48donc c'est pour ça que c'était très important pour nos prédécesseurs
04:51que cette vie monastique puisse continuer ici,
04:54puisque mille ans de vie monastique,
04:56donc les bénédictins s'installent vers l'an 1000,
04:58on n'a pas des traces très particulières pour avant le XIIe,
05:01mais enfin il semble qu'il y avait déjà des ermites auparavant,
05:06et ensuite ça va être des bénédictins jusqu'en 1642,
05:11où ce sont les feuillants qui prennent la suite.
05:14Donc les feuillants, c'est toujours la règle de Saint-Ménoir,
05:16c'était une branche des cisterciens,
05:19jusqu'à la révolution, révolution évidemment, tout le monde est chassé,
05:24et puis ce sont les trappistes qui reviennent en 1816,
05:28dont Urbain Guillet qui rachète les ruines de Bellefontaine,
05:32après la fameuse odyssée avec Gustin Lestrange dans les pays de l'Est,
05:36et puis jusqu'aux Etats-Unis.
05:38Et donc il revient en France, il achète Bellefontaine,
05:40et ils vont reconstruire entièrement l'abbaye,
05:44donc au XIXe.
05:46Voilà, et donc ils sont jusqu'au 13 novembre de l'année dernière,
05:51ce sont les trappistes qui étaient là depuis plus de 200 ans,
05:55et qui ont reconstruit entièrement, c'est ça, c'est une abbaye.
05:59En fait quand on la voit aujourd'hui, c'est une abbaye XIXe,
06:01mais il y a quelques contreforts et quelques arcs
06:04qui rappellent vraiment l'époque du XIIe, enfin c'est, voilà.
06:08Alors c'est la retour des bénédictins, voilà.
06:11C'est peut-être évident, mais quelle est la spiritualité propre des trappistes ?
06:15Qu'est-ce que ça a de particulier un trappiste ?
06:18Alors trappiste, déjà c'est une branche des hystertiens,
06:21les hystertiens et toi-même une branche des bénédictins.
06:24La réforme de Saint-Bernard, donc au XIIe,
06:27il y a eu ces fameuses joutes entre Citeau et Cluny,
06:30savoir qui était le plus proche de la rique de Saint-Benoît,
06:33qu'est-ce qu'il observe le mieux.
06:35Aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'il y ait beaucoup de différences
06:37entre les hystertiens, les trappistes, les bénédictins.
06:41Voilà, c'est vraiment la même vie.
06:43Voilà, quelques touches particulières aux hystertiens,
06:45c'est un peu plus de vie commune par rapport à l'Alexo Divina
06:49qui se fait en scriptorium, par exemple,
06:51alors que nous avons la coutume de le faire en cellule.
06:54Les hôtes ne mangent pas au réfectoire,
06:56les messieurs ne mangent pas au réfectoire avec les frères,
06:59contrairement à ce qui se fait chez les bénédictins aujourd'hui.
07:00Voilà, c'est des petites choses qui changent,
07:02mais franchement, c'est la rique de Saint-Benoît.
07:07Alors, en quoi a consisté cette cérémonie du 11 juillet dernier ?
07:11Alors, le 11 juillet, donc le samedi 11 juillet,
07:13qui était la fête de Saint-Benoît,
07:16eh bien, c'était l'installation officielle
07:18de notre petit essaim venant du Barou.
07:22Donc, messe, grand-messe chantée par don Louis-Marie,
07:26en présence de l'évêque d'Angers, Mgr Delmas,
07:29mais aussi de l'évêque de Luçon, venu en voisin, Mgr de Ninchin.
07:34Nous sommes tout près de la Vendée ici,
07:35nous sommes même dans la Vendée militaire,
07:36mais nous sommes sur le diocèse d'Angers.
07:39Mais il avait tenu à venir aussi, voilà, en tant que voisin.
07:43Et puis, beaucoup de monde, on avait reçu 1 800 inscriptions,
07:48quelques désistements, quelques personnes qui ne s'étaient pas inscrites.
07:50Donc, je pense qu'on était à peu près dans ces eaux-là,
07:52entre 1 700 et 1 800 personnes.
07:54Donc, évidemment, uniquement 600 qui peuvent tenir dans l'église.
07:57Nous avions mis des tentes à l'extérieur,
07:59avec un grand écran qui était de très bonne qualité.
08:02Donc, les gens qui étaient à l'extérieur étaient très contents.
08:06Donc, essentiellement, cette messe.
08:09Et puis ensuite, d'abord, avant le serment,
08:12nous avons eu un message pontifical,
08:16signé du cardenal Paroline,
08:17qui nous était arrivé la veille,
08:19donc qui a pu être lu par le père abbé.
08:21Et puis, à la fin de la messe,
08:23il y a eu plusieurs petites choses supplémentaires et importantes,
08:26parce que le premier, c'était la lecture, pardon, Louis-Marie,
08:30de l'acte d'érection de notre prioré.
08:34C'était vraiment à ce moment-là que le prioré a été érigé,
08:38sachant que nous avons toujours le titre d'abbaye,
08:40parce qu'il est historique et on ne peut pas enlever sur les panneaux
08:44ni dans la mémoire collective des gens.
08:46Mais nous sommes à priori dépendants de l'abbaye du Barou pour l'instant,
08:49pour quelques années.
08:51Et ensuite, Mgr Delmas a pris la parole pour nous accueillir très fraternellement.
08:55Et puis après, nous avons eu deux messages,
08:59l'un de l'abbé Prima des Bénédictins, dont Jérémias Schröder,
09:02et puis un autre de l'abbé général d'Étrapiste, dont Bernardus Peters,
09:07tous les deux très fraternels.
09:08Voilà, dont Jérémias remerciant l'Étrapiste du lait qui nous faisait de l'abbaye.
09:14Et puis, dont Bernardus, un peu plus évidemment ému,
09:18très content que nous prenions la suite,
09:19mais évidemment ému de...
09:21Il a fermé plusieurs monastères récemment.
09:23Voilà.
09:24Donc, ce n'est pas facile pour l'étrapiste.
09:27Et puis ensuite, nous avons eu la lecture d'une charte de transmission
09:32entre l'étrapiste et les bénédictins.
09:34Tout avait été fait chez les notaires bien avant, etc.
09:36Mais on a tenu à faire un acte plus spirituel.
09:38Et je pense que c'était vraiment un acte qui a beaucoup marqué l'Assemblée.
09:41Tout le monde s'est levé à ce moment-là.
09:42On a même été surpris nous-mêmes.
09:44Donc, le père Samuel, qui était le dernier trapiste
09:47chargé de la fermeture de l'abbaye ici, a lu une partie.
09:50Et moi-même, j'ai lu l'autre partie pour recevoir la transmission de l'abbaye.
09:55Et puis après, tous les quelques trapistes qui étaient là
09:58et puis les douze fondateurs, nous avons tous signé cette charte sur l'hôtel.
10:02Voilà.
10:04Alors, comment est-ce que...
10:05Ensuite, il y a eu un buffet offert à tous,
10:09une porte ouverte qui a permis aux gens de rentrer dans le cloître exceptionnellement.
10:13Et puis le soir, les vèpres avec le salut.
10:16C'était une très belle journée.
10:17Tout le monde était heureux.
10:18Il y avait donc beaucoup de monde, aussi bien des gens habitués de l'ancienne communauté
10:22que des fidèles plus traditionnelles, etc.
10:25Mais il y avait une très, très bonne ambiance.
10:26Tout le monde était heureux de cette passation et de cette continuation.
10:30Alors, comment expliquer cette fécondité de la vie monastique traditionnelle ?
10:36Ça, c'est une question difficile.
10:40Question difficile parce qu'on n'a pas de recette miracle.
10:44En toute humilité, voilà.
10:46Est-ce qu'il y a eu, évidemment, dans les années 70, évidemment, beaucoup de recherches de liberté, d'émancipation.
10:55On a renoncé à beaucoup de choses en pensant que ça attirait plus les jeunes, peut-être.
11:01Aujourd'hui, on s'aperçoit que les jeunes, ce qu'ils veulent, c'est effectivement des choses plus marquées, peut
11:05-être extérieurement.
11:06Parce que la prière, elle était là.
11:08Les frères Trappiste qu'on a connus ici avant leur départ, il y en a certains qui sont des vrais
11:13saints.
11:13On les voit prier.
11:15Après, dans les formes extérieures, je pense qu'aujourd'hui, les jeunes sont plus attirés par des choses qui marquent
11:20plus.
11:20Sur le port de la vie, sur la liturgie plus sacrée, sur le latin, sur l'office de nuit, etc.
11:28Après, il n'y a pas de...
11:29Nous, en toute humilité, on verra bien.
11:31Nous, on n'est pas là pour réussir automatiquement.
11:34On espère que notre communauté, effectivement, va recruter, mais il n'y a rien d'automatique.
11:41Alors, quel est l'état de cette fondation ?
11:43Y a-t-il des travaux à faire ?
11:45Quelles vont être vos activités ?
11:47Est-ce que l'hôtellerie est ouverte ?
11:50Alors, l'hôtellerie est ouverte depuis le lendemain, depuis le 12 juillet.
11:54Dès le lendemain, on avait déjà une ou deux personnes.
11:56Et puis, on a déjà beaucoup de demandes, effectivement.
11:58Soit des gens qui étaient habitués, soit des nouvelles personnes, des groupes.
12:02Voilà, l'été, évidemment, favorable à cela.
12:06Il va falloir faire attention, évidemment.
12:08Nous ne sommes que douze, donc ne pas se faire déborder.
12:11Sinon, les bâtiments sont très bon étal.
12:13Il y a deux ans, les trapistes n'envisageaient pas encore de partir.
12:16Donc, ça a été un peu précipité.
12:18Et donc, ils ont toujours entretenu les bâtiments.
12:20Je suis dans le bureau du père Abbé, qui est en très bon état.
12:23Il y a une très belle relure derrière moi.
12:25Et puis, donc, non, tout est en bon état.
12:29Après, il y a effectivement quelques adaptations à faire par rapport à notre mode de vie.
12:33Je le disais, par exemple, le scriptorium, qui est l'ancien réfectoire, justement.
12:37Comment est-ce qu'on va l'utiliser ?
12:38Ça, c'est encore à voir.
12:39Mais enfin, là, de toute façon, nous avons le temps.
12:42Nous allons vivre quelques mois avant de voir s'il y a des choses à changer.
12:46Mais sinon, le bâtiment est en parfait état.
12:49Au niveau des activités séparées, petit à petit, ils avaient tout arrêté.
12:53Ils étaient plus que douze d'une moyenne de 80 ans.
12:55Donc, vous avez autrefois 16 hectares de pommiers, de poiriers.
12:59Il n'y en a plus que deux.
13:00Et il y a des kiwis.
13:02Ils ont été pionniers dans la culture des kiwis en France.
13:04Donc, il y a toujours le magasin qui, lui, fonctionne bien.
13:09Mais sinon, tout le reste, ils avaient effectivement des pâtes de fruits très célèbres, tout ça.
13:13Donc, on va voir petit à petit ce que nous reprenons.
13:15Pour l'instant, nous n'avons rien décidé à ce niveau-là.
13:19Eh bien, merci de ces explications.
13:22Donc, nous vous souhaitons une sainte installation.
13:24Et nous espérons que certains de nos téléspectateurs auront l'occasion de venir voir.
13:30Alors, vous pouvez nous rappeler géographiquement où vous êtes ?
13:33Alors, nous sommes dans les Mauges, donc tout près de Cholet.
13:36Et vraiment au centre d'un triangle Nantes-Angers-La Roche-sur-Yon.
13:42Voilà, donc c'est facile d'accès.
13:45Et puis, nous vous attendons avec joie quand vous voulez.
13:48Merci, mon père.
13:50Merci beaucoup.
13:51Merci à vous.
13:52Au revoir.
14:05Bonjour, Marie-Dénèche-Guillotel.
14:07Bonjour, Jean-Pierre Maujand.
14:08Donc, vous êtes donc la présidente de la Fédération des parents d'élèves des écoles indépendantes.
14:14Alors, qu'est-ce que cette fédération ?
14:15Alors, cette fédération est une fédération qui a été montée une petite dizaine d'années
14:20par des parents d'élèves bénévoles pour porter la parole auprès des pouvoirs publics,
14:26la parole des élèves de nos écoles hors contrat, et d'obtenir aussi également les mêmes droits
14:33que les élèves qui se trouvent dans le sous-contrat ou le public.
14:37Donc, les parents sont bénévoles, et je tiens à préciser que ce n'est pas une fédération
14:42comme la PEL, qui est une association de parents d'élèves qui gère un petit peu les soucis
14:48en interne dans les écoles.
14:50Nous, on ne s'occupe absolument pas des problèmes internes des écoles.
14:54C'est vraiment dans le but d'aider les familles par rapport au pouvoir public quant aux discriminations
14:59qu'elles peuvent avoir.
15:01– Alors, c'est quoi une école indépendante ?
15:03– Alors, une école indépendante ou une école hors contrat, c'est une école qui est créée
15:10en accord, bien sûr, avec l'éducation nationale, mais qui ne dépend pas de l'éducation nationale
15:16en elle-même, comme les écoles sous contrat ou les écoles publiques.
15:20Donc, elles ne sont pas financées par l'éducation nationale.
15:22Ça, c'est un point, évidemment, important.
15:24– Alors, comment ont évolué ces dix dernières années, puisque c'est ce que vous avez choisi
15:29comme date, l'évolution du nombre d'élèves de ces écoles ?
15:33– Alors, en 2014, vous aviez à peu près 50 000 élèves, et en 2025, nous sommes passés
15:41à à peu près 130 000 élèves.
15:43Donc, c'est quand même assez considérable.
15:45Donc, l'intérêt de la fédération est donc de soutenir ses parents parce que toutes
15:50les écoles augmentent, les élèves augmentent, et à cette heure, nous avons déjà 24 000
15:55adhérents. Nous souhaiterions en avoir plus. Nous nous faisons connaître par le biais
16:01des écoles elles-mêmes, des directions d'école. Mais il est important pour nous d'avoir les
16:06parents derrière nous pour pouvoir porter leur parole. Le but aussi, c'est que l'adhésion
16:13soit gratuite, comme on a déjà nos écoles…
16:15– C'est une bonne adhésion.
16:16– Voilà. Comme nos écoles sont déjà bien payantes pour le moment, nous tenons à ce
16:21qu'elle soit encore gratuite. Mais nous aimerions que ces parents d'élèves, justement,
16:26nous soutiennent par leur adhésion en trois clics sur le site de la Fédération des parents.
16:30– Alors, comment expliquer cette évolution, cette croissance du nombre d'élèves de ce
16:35type d'établissement ?
16:36– Alors, il y a plusieurs facteurs. Il y a d'abord la liberté des choix dans le domaine
16:43pédagogique, parce que vous avez énormément de différentes pédagogies. Vous avez la pédagogie
16:48Montessori pour tout ce qui est primaire, les pédagogies alternatives, les pédagogies
16:54classiques traditionnelles. Donc ça, c'est un point très important. Donc, les parents
16:59peuvent choisir en fonction des besoins de leur enfant. Vous avez aussi également un lien
17:05qui est renforcé avec les directions d'école, parce qu'il y a une proximité avec l'équipe
17:12pédagogique, puisque le directeur est très proche de son équipe pédagogique. Et donc,
17:16les parents se sentent beaucoup plus à l'aise pour discuter avec cette équipe pour la
17:21progression de leur enfant. Ça, c'est un autre point. Vous avez aussi des petits effectifs
17:26pour les classes, donc souvent en primaire, même aussi au collège, voire lycée quand
17:34vous avez les spécialités différentes. Donc, cela permet aux élèves, pour les bons,
17:41ça ne change pas grand-chose, mais pour ceux qui ont besoin d'être soutenus, c'est un énorme plus.
17:47Et enfin, vous avez également l'accueil des enfants porteurs de handicap, qui est un sujet
17:52très important, qui nécessite… Alors, vous avez deux sortes d'accueils, si je puis dire,
17:57dans nos écoles hors contrat. Vous avez les écoles qui accueillent carrément une classe
18:03dans laquelle les enfants sont regroupés, les enfants porteurs de handicap sont regroupés,
18:07et sont aidés par des AESH, mais bénévoles, parce que, malheureusement, ces AESH ne sont pas
18:14payés par les pouvoirs publics. Ce qui est une discrimination, il faut le dire, mais nous allons en reparler.
18:20– Alors, un point là. Dans l'esprit du grand public, l'enseignement indépendant,
18:24l'enseignement hors contrat, est un enseignement confessionnel. Dans la réalité, quels sont les rapports
18:30de l'enseignement confessionnel, essentiellement catholique, et puis de l'enseignement
18:34sur des méthodes pédagogiques laïques, entre guillemets ?
18:39– Alors, vous avez donc toutes les pédagogies dont on a parlé, et puis ensuite, vous avez
18:42la partie confessionnelle, essentiellement de la partie catholique, qui couvre à peu près
18:4817% de toutes les écoles hors contrat. Donc, à l'heure actuelle, peut-être qu'autrefois,
18:55les parents se dirigeaient vers ces écoles par souci d'avoir une école profondément
19:00catholique. Maintenant, vous avez une évolution, étant donné un peu la catastrophe au niveau
19:06pédagogique dans les écoles publiques, ou quelquefois aussi sous contrat, vous avez
19:11une demande des parents d'avoir, justement, plus de proximité avec la direction, avoir
19:16des petits effectifs, être mieux pris en charge. Donc, il y a une évolution, en fait,
19:21au fur et à mesure des années, avec ces ouvertures d'école.
19:23– Alors, quelles sont les difficultés que rencontrent les parents d'élèves de ces écoles ?
19:29– Alors, vous avez une grande difficulté, ce sont donc les problèmes des AESH, qui ne
19:34sont pas financés par l'Éducation nationale ou le ministère de la Santé, parce qu'un
19:42enfant, dans le sous-contrat ou dans le public, a droit à une aide financière. Mais dès lors
19:46qu'il se retrouve dans le hors-contrat, il perd cette aide financière. Donc, apparemment,
19:51pour l'État, on considère qu'un enfant est porteur de handicap dans le public ou sous
19:56contrat, mais dès lors qu'il arrive dans une école hors contrat, son handicap disparaît,
20:00comme par enchanté. – Alors, est-ce que ça n'est pas poursuivable juridiquement
20:03au titre d'une discrimination ? – Si, donc c'est la raison pour laquelle notre but de l'année
20:092026, c'est vraiment de traiter ce problème avec, et la DGESCO, que nous avons vue en
20:162004. – Donc, la Direction générale de l'enseignement scolaire. – Voilà. Et le
20:20ministère de la Santé. Voilà. Parce que nous avions été reçus par eux en 2024. Et là,
20:26il y a eu un changement en plus de ministre au niveau du handicap, qui nous a l'air très…
20:32Elle est très présente, et on espère qu'à la rentrée, elle nous écoutera et qu'elle
20:37nous acceptera pour une bonne discussion avec elle. – À part les AESH, d'autres
20:41difficultés. – Oui, alors vous pouvez avoir aussi les inspections. Souvent, vous avez
20:44entendu parler des problèmes d'inspection. En soi, une inspection, c'est très bien,
20:47car chaque école doit progresser sur beaucoup de plans, tant pédagogiques que sur la sécurité,
20:54sur plein de choses. Mais malheureusement, quelquefois, il arrive des abus de la part
20:57d'inspecteurs. Vous avez une école qui a une centaine d'élèves et neuf inspecteurs
21:01arrivent sans prévenir. Enfin, c'est dommage. C'est dommage pour les élèves qui sont perturbés.
21:08Et surtout, on leur pose des questions qui n'ont pas trop de rapport avec l'école,
21:11mais plutôt liées au milieu familial. Donc ça, c'est quand même quelque chose…
21:14– Et alors, vous en êtes où là-dessus, vis-à-vis des ministères ?
21:16– Là-dessus, on a mené quelques actions au niveau des rectorats. On avait fait ça il
21:22y a deux, trois ans pour une académie particulière. Et à la suite de ça, les
21:27inspecteurs ont changé leur état d'esprit, c'était beaucoup plus correct et ont compris
21:32qu'en fait, nous étions là pour être avec eux dans un but de progression et non pas
21:37de vérification de chaque école sous un œil un petit peu… très intrusif.
21:46– Alors, quelles sont les perspectives de la Fédération ? Et puis, quelle place va tenir,
21:51selon vous, la question scolaire dans les élections présidentielles dans un peu moins
21:56d'un an ? – Alors, pour le moment, nous, le but de l'année prochaine, c'est vraiment
22:03de travailler sur les AESH parce qu'il nous semble que c'est un sujet qui regroupe
22:07toutes nos écoles hors contrat. – Ça concerne combien de personnes, ça ?
22:11– Le nombre de… – Oui, c'est combien d'enfants ? – D'enfants, oui.
22:14– Alors, ça reste encore compliqué à savoir exactement. En tout cas, cela progresse
22:20dans toutes les écoles parce qu'il y a des écoles qui ouvrent des classes régulièrement.
22:23Donc, je n'ai pas le nombre exact d'enfants porteurs de handicap pour le moment.
22:28Mais en tout cas, c'est un sujet qui est très récurrent parce que déjà, dans le public,
22:32ils ont affaire à des problèmes de recrutement d'AESH. Et pareil pour le sous-contrat.
22:38Donc, c'est un sujet qui englobe toute l'éducation nationale, si je puis dire.
22:42– À part les AESH, sur les questions d'éducation en vue de l'élection présidentielle, d'autres…
22:49– Eh bien, il nous semble qu'on leur transmettra au bon moment nos questions et savoir exactement ce qu
22:55'ils…
22:55– Aux candidats, alors ? – Oui.
22:56– Alors, nous prendrons ce temps-là avec eux pour savoir exactement comment ils considèrent nos écoles
23:02et nos enfants dans ces écoles.
23:04– Et alors, pour être tenu au courant de votre activité, on peut se connecter sur votre site ?
23:08– Oui, tout à fait. Donc, vous avez le site fpei.fr. Et nous avons créé cette année, en 2025,
23:15un sondage
23:16justement pour faire remonter toutes les discriminations que peuvent subir les élèves dans le hors-contrat.
23:23Et donc, elles peuvent être répertoriées par académie, ce qui est intéressant parce que
23:27vous n'avez pas le même problème à Nice qu'à Paris ou à Nantes.
23:32Voilà. Donc, ça, c'est un… Ce qu'on souhaite de la part des parents, c'est qu'ils adhèrent
23:36et qu'ils répondent au sondage. Ça permettra de progresser pour la cause de nos écoles.
23:42– Eh bien, merci beaucoup et bon courage.
23:43– Merci beaucoup. – Merci Marie-Déllege, merci.
23:45– Bonjour Laurence Trochu. – Bonjour Jean-Pierre Mejandre.
24:01– Merci de nous rejoindre. Donc, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre bouleversant témoignage
24:08« Maman, j'ai vu Jésus ». Alors, de quoi est-il question dans cet ouvrage ?
24:13– Il est question d'une épopée, on pourrait appeler cela comme ça, que nous avons vécu
24:18en 2017 suite à l'accident de notre fils qui était alors âgé de 11 ans, qui a été
24:24renversé par une voiture et dont on nous disait qu'il avait simplement 10% de chance
24:31d'en sortir vivant. Il était dans un état très grave avec un coma sur l'échelle
24:39de Glasgow à 3, donc vraiment un cerveau en piteux état. Le tronc cérébral était
24:47atteint et donc une mortalité de 90%. Et puis aujourd'hui, il a 21 ans, il a passé son
24:55bac l'année dernière et cherche là à consolider sa voie professionnelle. Donc, il a déjoué
25:01tous les pronostics médicaux les plus terribles. Ils restent aujourd'hui malgré tout avec
25:08quelques handicaps, mais qui sont bien en deçà du tableau initial qu'on nous avait donné.
25:15– Alors, quel rôle ont tenu la foi d'une part, la prière d'autre part dans ce chemin de
25:22croix ?
25:22– Alors, on était à ce moment-là la veille du Mardi Gras, vous voyez. Donc, on a fait une
25:29entrée
25:29en carême tonitruante, il est vrai, avec une douleur évidemment qui était celle de parents
25:36qui s'apprêtaient à perdre leur enfant. Et en même temps, une espérance tournée vers la
25:41résurrection qui nous a complètement dépassés, portée en cela par la prière de toute une
25:47communauté paroissiale. Et puis, prière qui s'est étendue sans qu'on en comprenne bien
25:52les modalités au monde entier, puisqu'il y a eu des chaînes de prières absolument dans
25:59le monde entier, en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe bien évidemment, aux
26:04États-Unis. Et donc, il y a eu à la fois, vous voyez, cette grande communion dans la prière
26:12qui a été source de grandes grâces pour nous les parents, pour la famille, pour notre
26:17fils lui-même, dans ce qui a été finalement un miracle de rétablissement. Et puis, une
26:24communion beaucoup plus humaine, je dirais, dans un grand élan de solidarité qui nous
26:31a entourés, qui nous a soutenus pour les services du quotidien, pour la préparation
26:36des repas, pour les conduites pour nos autres enfants, parce que bien sûr, la vie continuait
26:42pour les cinq frères et sœurs.
26:44Alors, au-delà de ce récit, au-delà de cette forme de miracle, puisque vous le disiez
26:52tout à l'heure, les pronostics des médecins n'étaient quand même pas très encourageants,
26:58il y a également quelque chose de tout à fait original et particulier que l'on regroupe
27:04aujourd'hui sous l'expérience de mort imminente. Alors, de quoi s'agit-il ? Que nous en rapporte
27:11votre témoignage ? Que nous en disent également la théologie et la médecine ?
27:16Alors, c'est un témoignage que notre fils dit lui de vie imminente, puisque effectivement,
27:22le jour de la Pentecôte 2017, alors même qu'il ne parlait que pour faire des phrases
27:28très simples et même pour répondre à des questions fermées, il est revenu à la maison,
27:34vous savez, il a passé en tout deux ans et demi à l'hôpital, mais il revenait passer
27:38une journée, puis un week-end, à mesure que son état s'améliorait.
27:43Et ce jour de Pentecôte, pendant 40 minutes, il nous a expliqué ce qu'il avait vu dans
27:51l'au-delà, dans cette zone finalement où il n'était pas mort, mais où la vie était
27:56malgré tout ténue. Il nous a raconté avoir rencontré Jésus, avoir rencontré également
28:05la Sainte Vierge, son arrière-grand-mère qu'il avait connue quand il avait seulement
28:10quelques années, puisqu'elle est morte quand il avait cinq ans. Et puis surtout, cette
28:16expérience en fait d'un amour infini. C'est l'expression qu'il emploie, un amour infini
28:22qu'il n'a jamais expérimenté ici-bas et qui lui fait dire d'ailleurs à ce moment-là
28:30« je l'aurais bien aimé rester là-bas, je suis quand même content d'être revenu
28:37et de vous avoir retrouvé. » Mais il y avait de fait une nostalgie du ciel. Alors
28:43c'est sûr que c'est une expérience spirituelle, c'est même une expérience mystique on pourrait
28:48dire. Et notre fils nous a demandé « mais est-ce que ça a changé quelque chose dans
28:53votre foi à vous ? » Et on lui a dit non, parce que cette foi nous l'avions déjà
28:58chevillé au cœur, j'ai envie de dire. En revanche, ça nous a donné une envie d'aller
29:05au ciel tout simplement, parce que le ciel bien évidemment nous ne pouvons pas comprendre
29:13ici-bas en quoi cela consiste. Mais cet amour qui enveloppe et dont il a fait l'expérience
29:20et dont il rayonne encore aujourd'hui, effectivement, est un appel pour nous à vivre déjà ici-bas
29:28dans la communion des saints avec ce désir du ciel et à faire ce qu'il faut pour gagner
29:33cette sainteté et connaître cette joie. Et puis on a eu la chance d'être accompagné
29:40par un médecin aussi, le docteur Tellier, qui a longtemps été au bureau des miracles
29:45à Lourdes. Et il se trouve que par un heureux hasard ou la divine providence, sa petite-fille
29:52était à l'époque la Kéla, la cheftaine de notre fils chez les scouts, enfin chez les
29:59profiteaux. Et quand Stanislas lui a raconté avoir rencontré Jésus, elle a dit « Ah
30:04mais tu sais, mon grand-père en fait est le docteur Tellier et donc nous qui n'avions
30:09jamais entendu parler de ces expériences de mort imminente et qui ne savions pas très
30:13bien à vrai dire quoi faire de ce témoignage que nous livrait notre fils, eh bien nous
30:17avons pu avoir des repères aussi sur le plan médical, sur le plan psychologique, sur
30:22la manière de vivre en étant pétris de cette expérience et revenus finalement sur
30:29la terre. Et c'est vrai que cette expression de vie imminente que notre fils décrit est
30:36d'ailleurs le titre d'un livre du docteur Tellier qui en a écrit deux, « Expérience
30:40de mort imminente » puis « Expérience de vie imminente ».
30:43Alors quelle est la situation, vous l'avez évoquée rapidement, de votre fils aujourd'hui ?
30:48Aujourd'hui, c'est un jeune homme de 21 ans, comme je le disais, qui vit avec les limites
30:54des handicaps qui sont comme ces traces visibles de cette partie-là de sa vie, des handicaps
31:01qui sont essentiellement liés à des troubles de la mémoire. Et puis il faut quand même
31:05imaginer que quand il est sorti du commun, il était entièrement paralysé, il était aveugle
31:10et il était mutique. Donc il a fallu deux ans et demi d'hôpital pour tout réapprendre.
31:16Et puis nous, pour qu'on s'acclimate aussi à vivre avec un enfant qui, bien sûr, est
31:22le même dans cette continuité de l'être qui est évidente, mais qui en même temps fait
31:32que la vie doit être adaptée à son rythme. Et moi qui suis de nature très impatiente,
31:38c'est certainement ce que je trouve le plus difficile. Mais je me dis qu'en cette période
31:44où va à nouveau être débattue la question de l'euthanasie à l'Assemblée nationale,
31:50nous qui sommes les bien portants, nous avons à nous poser cette question par rapport
31:54à nos proches qui sont handicapés. Comment les accueillons-nous ? Qu'est-ce qui fait
32:00que certains d'entre eux puissent se dire finalement que leur vie n'a pas de prix
32:03et qu'il vaudrait mieux pour eux qu'ils en finissent ? Que voient-ils en fait dans nos
32:08regards à nous pour en arriver à cette terrible conclusion ? Et je pense que cette fragilité
32:13du handicap est un appel pour chacun de nous à s'interroger sur la manière dont on accueille,
32:20dont on accompagne les personnes plus fragiles, les personnes vulnérables. Et c'est une leçon
32:26de vie, c'est une leçon d'humanité qu'on nous donne à nous les bien portants. Et je pense
32:32que l'expérience du handicap, en tout cas, c'est comme ça qu'elle bouleverse les vies
32:37avec bien évidemment des moments très difficiles, mais aussi des moments d'une joie incroyable
32:42quand on voit le prix de la vie et la capacité aussi que ont les personnes limitées dans
32:50leur corps et parfois dans leur esprit à témoigner d'une volonté de vivre qui fait relativiser
33:00aussi beaucoup de choses ici-bas.
33:03Alors, quelles leçons pour les parents qui nous regardent ?
33:07Je crois qu'on se comprend entre nous, parents qui pouvons vivre justement avec nos enfants
33:15plus limités, nos enfants différents. Je pense que la leçon qu'on peut en tirer,
33:21c'est aussi ce besoin de fraternité, ce besoin de ne pas rester seul, ce besoin d'être
33:26accompagné, ce besoin aussi de reconnaître que finalement, nous-mêmes, nous sommes limités,
33:31nous sommes parfois pauvres, nous sommes parfois défaillants dans nos manières de gérer les
33:36situations, mais remplis d'amour. Et je pense que c'est ça dont nos enfants surtout ont besoin,
33:43ce qui veut dire qu'il ne faut pas hésiter aussi à se faire accompagner. Il y a aujourd'hui
33:47des thérapeutes, et moi je les ai côtoyés, je les côtoie toujours, qui sont absolument
33:52extraordinaires, qui font un travail pour faciliter la vie de nos enfants handicapés. Et je pense
33:59qu'ils sont des relais précieux, des relais indispensables pour que la vie soit finalement
34:06plus forte que tout, plus forte que les difficultés, et que nous puissions tenir bon aussi dans
34:11toutes les inquiétudes que peuvent générer les situations. Mais vous savez, moi je me dis
34:16aussi que finalement c'est peut-être l'enfant pour lequel je suis la moins inquiète, parce
34:20que je me dis que le bon Dieu ne peut pas avoir permis toute cette succession de miracles,
34:26et que cela s'arrête aujourd'hui. Je crois que la leçon qu'on peut tirer aussi, c'est
34:31de se savoir dans les mains de la divine providence, avec le bon Dieu qui prend soin de nous,
34:38souvenez-vous, comme les fleurs des champs, comme les oiseaux, et qui sait compter chacun
34:45des cheveux de notre tête. Et quand nous sommes dans cette démarche de confiance, puisque la foi
34:51c'est bien une démarche de confiance, on expérimente aussi à quel point le bon Dieu nous accompagne
34:55chaque jour.
34:57Très bien, il n'y a rien à rajouter. J'ai été vraiment bluffé au début, puisque vous racontez
35:04que votre garçon est percuté par une voiture dans la rue, votre mari sort, et puis le conducteur
35:12de la voiture sort de la voiture, manifestement un peu traumatisé, et votre mari le prend
35:18dans ses bras en disant « je vous pardonne ». Là, ça peut être, à mon avis, il n'y
35:23a
35:23que le Saint-Esprit qui peut faire ça.
35:24Exactement. Moi-même, j'entends ça en étant un peu extérieur à la situation, et je ne comprends
35:32pas. J'avoue que je ne comprends pas.
35:34Humainement, je pense que je vais chercher les explications ailleurs.
35:38Exactement.
35:38Alors, je vous renvoie, Maman, j'ai vu Jésus, aux éditions Via Romana, par Laurence Trochu,
35:45avec une préface du chanois de Marc Boulle. C'est vraiment très édifiant. C'est facile
35:53à lire aujourd'hui, par les temps qui courent, ça se lit, je pense, en trois quarts d'heure,
35:58une heure. Et je pense que ça fera beaucoup de bien à beaucoup de personnes. Merci infiniment
36:03de votre témoignage.
36:04Merci Jean-Pierre Mojendre.
Commentaires

Recommandations