- il y a 2 jours
Andy Burnham, nouveau Premier ministre britannique, arrive dans un pays qui s’effondre sur lui-même. Il n’a pas beaucoup de marge de manœuvre pour gérer une situation explosive.
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00:00Mes amis, bien le bonjour. Désolé pour mon absence ces derniers temps, j'étais en train de finaliser mon livre
00:06Eschrologie, la suite.
00:08Il s'appelle Eschrologie, le pillage continu. Il est la suite du précédent volume que vous connaissez très bien,
00:14qui a été un best-seller en cent ans. Donc aujourd'hui, on le trouve sur Amazon.
00:18Et vraiment, je souffle d'avoir fini ce livre qui est plus grand, qui est plus dense encore que le
00:25précédent,
00:25parce que ça ne s'arrête pas, l'eschrologie.
00:28Aujourd'hui, j'aimerais vous parler du Royaume-Uni. On a un nouveau Premier ministre, Andy Burnham.
00:35Burnham, pour moi, c'est vraiment le... Vous allez voir le parallèle avec la France et, à mon sens, saisissant.
00:41Burnham est le Premier ministre de l'effondrement. C'est comme le prochain président français ou la prochaine présidente française.
00:49Ça sera une personne qui viendra administrer finalement un pays qui est exsangue, un pays qui est endetté,
00:56taux de chômage élevé, pas de perspective et surtout pas de perspective très important parce qu'il y a deux
01:01situations.
01:02On peut se retrouver dans un pays avec une situation difficile, mais on a des cartes.
01:07Ça signifie, oui, le pays va mal, mais on a quand même des ficelles sur lesquelles on peut tirer pour
01:12nous en sortir.
01:13Ça, c'est une situation qui est difficile, mais il y a encore de l'espoir.
01:17Là où on a un gros problème au Royaume-Uni, c'est que c'est un pays qui va très
01:22mal.
01:23Il n'y a quasiment plus d'outils, qu'ils soient politiques, économiques, fiscaux ou autres, pour s'en sortir,
01:30pour changer l'équation.
01:32Tu vois ce que je veux dire.
01:33C'est pour ça que je pense qu'il va arriver, qu'il va administrer l'effondrement.
01:37Bon, je n'ai pas envie de tirer à bout les rouges sur M. Bernheim.
01:41Pourquoi ? Parce que ça ne serait pas sérieux, tout simplement.
01:44Ça ne serait pas sérieux dans le sens où il a pris ses fonctions hier.
01:47Donc je ne vais pas l'accuser, on en parlera plus tard, mais dans six mois, dans un an peut
01:51-être.
01:52On commencera à faire son bilan, mais pour le moment, je ne vais pas l'accuser de tous les maux
01:55dont souffre le Royaume-Uni,
01:57comme il n'est même pas de mon bord politique.
02:00Je crois que je suis orphelin en termes de bord politique, vous comprenez.
02:04Je ne crois plus vraiment aux étiquettes.
02:05Mais quelque part, c'est quelqu'un qui arrive.
02:09Ce n'est pas de sa faute que le pays soit dans l'état dans lequel il se trouve,
02:12mais il va devoir gérer une équation ingérable.
02:16D'ailleurs, tellement ingérable que le Royaume-Uni n'arrête pas de changer de Premier ministre sans arrêt.
02:21Si vous voyez, ces dernières années, on en a perdu même le compte.
02:25Les Premiers ministres, on les change comme on change de chemise dans ce pays qui devient absolument ingouvernable.
02:31Donc, ce qui va se passer, c'est ceci.
02:34M. Burnham arrive dans une économie exempte.
02:38Le culte du climat est passé par là.
02:40Il faut savoir que le Royaume-Uni s'est condamné, il a décidé d'être le premier pays au monde
02:44à atteindre ce qu'il a appelé le net zéro, la neutralité carbone.
02:49Il dit qu'on veut être le premier.
02:51Il se rend le premier parce qu'il n'y a personne d'autre qui tente cela.
02:54Ils sont les seuls.
02:55C'est comme si je déclenche une course, je vais à 3h du matin dans un stade et je vais
02:59vous dire,
03:00je vais gagner le 3750 mètres.
03:03Je vais prendre la médaille d'or de...
03:04Et puis, quand vous regardez, je suis le seul.
03:06Il est 3h du matin, je suis le seul dans le stade, en train de courir à la lueur d
03:09'une bougie.
03:09Donc, c'est exactement ce que le pays est en train de faire.
03:11Il est en train de s'aborder son économie, qui d'ailleurs devient de plus en plus petite,
03:16pour voir si ceci, sur le long terme, changera quelque chose au climat terrestre.
03:21Voilà, il veut le voir, il veut l'essayer, il veut le tenter, ce n'est pas grave.
03:24Alors, Burnham, ce qu'il a dit, il y a quelque chose qui semble sortir légèrement de ce schéma,
03:31mais encore est-il, est-ce qu'il va honorer sa parole ?
03:35Il a dit qu'il va reprendre le forage de pétrole dans la mer du Nord,
03:39parce que la mer du Nord est partagée.
03:41Quand tu regardes au nord de l'Angleterre, tu as cette mer, la mer du Nord,
03:45c'est une mer très grande, pas très profonde en fait, et riche en pétrole.
03:49Elle est partagée entre la Norvège et le Royaume-Uni.
03:52La Norvège creuse à qui mieux mieux, les Norvégiens creusent,
03:56sortent du pétrole, le vendent, mettent de l'argent dans un fonds souverain
04:01qui est le plus grand, un des plus grands fonds souverains au monde,
04:04je crois qu'il est le premier ou le deuxième.
04:05Je ne me rappelle plus exactement l'ordre dans lequel il est,
04:08mais je crois qu'il est dans le top 5.
04:10Je donnerai ma main coupée qu'il est dans le top 5.
04:12Donc, ils mettent de l'argent de côté.
04:14Le Royaume-Uni, c'est un pays riche.
04:16Quand tu vas en Norvège, même quand tu viens du Royaume-Uni,
04:19tu te sens un peu pauvre.
04:20Tu as l'impression, tu as ta livre sterling,
04:22tu as presque l'impression que c'est une monnaie de singe.
04:23C'est un pays vraiment avec un niveau de vie très élevé.
04:26Maintenant, tu arrives de l'autre côté,
04:27le Royaume-Uni se dit, nous, pour des raisons climatiques,
04:30on s'interdit de creuser.
04:32Donc, ils ont chassé beaucoup d'entreprises,
04:33ils ont fait couler beaucoup avec une fiscalité dépassant les 100%.
04:37Et en fait, ils les ont forcés à partir.
04:39Et donc, ils achètent le pétrole chez les Norvégiens
04:42qui creusent dans la même mer.
04:44Mais ils leur achètent le pétrole à un prix d'or,
04:46alors qu'ils pourraient l'avoir chez eux.
04:48Ben non, ils ne veulent pas faire ça.
04:49Parce que, voilà, ça ne serait pas éthiquement,
04:51si on pense au climat, ça n'ira pas.
04:53Donc, ça, c'est juste l'un des sabordages qu'ils sont en train de faire.
04:56Donc, l'économie britannique, tu sais, l'économie sans énergie,
05:02c'est comme si tu as un avion, tu veux le faire décoller,
05:04tu n'as pas de kérosène, c'est vide,
05:05les réservoirs, c'est vide, tu veux le faire décoller.
05:06Moi, je te dis, rentre chez toi, il n'y a pas moyen.
05:08Ça ne sert à rien, tu peux mettre de l'eau, du jus d'orange dans les réservoirs,
05:11il ne bougera pas, d'accord ?
05:12L'économie, c'est exactement pareil.
05:14Tu n'as pas d'énergie, juste rentre chez toi, tu es un pays pauvre, point.
05:18Donc, l'appauvrissement, si tu veux,
05:20l'appauvrissement au Royaume-Uni comme l'appauvrissement en France,
05:23il m'inscrit dans la loi.
05:24Ça veut dire qu'il y a plein de gens qui m'écoutent là,
05:27ils réalisent que, par exemple,
05:30si tu fais partie de millions de gens qui sont dans ce qu'on appelle la classe moyenne,
05:36il y a une érosion, il y a une érosion lente.
05:39Les gens n'arrivent pas à changer de voiture, par exemple.
05:41Le parc automobile n'a jamais été aussi vieux,
05:44que ce soit en France, en Espagne, au Royaume-Uni.
05:47Donc, on a un record.
05:49Les gens n'arrivent pas à changer de véhicule.
05:51Pourquoi ? Parce qu'ils ne peuvent plus acheter le véhicule qu'ils pouvaient acheter il y a 10 ans.
05:54Non. Leur niveau de vie s'est effondré depuis l'inflation, la taxation,
05:59les revenus qui stagnent, tout ça.
06:01C'est fait exprès.
06:03L'appauvrissement des Français, l'appauvrissement des Britanniques,
06:05écrit dans la loi.
06:07On va en prison si on ne vous appauvrit pas.
06:09Il faut comprendre.
06:09La loi a été écrite, est mise en place pour vous appauvrir.
06:14C'est écrit noir sur blanc, vous devez devenir pauvre.
06:17Ça a été décidé.
06:18On ne vous a pas demandé un référendum,
06:20on ne vous a pas demandé de voter pour ça,
06:22mais ça a été décidé pour vous.
06:23Les mécanismes d'appauvrissement des masses sont inscrits dans la loi.
06:28D'accord ?
06:29Donc, ça, c'est très important.
06:30Je disais, il y a ça.
06:34Donc, c'est pour ça que Burnham, sur le plan énergétique, économique,
06:37ne pourra pas beaucoup lutter.
06:38Autre chose.
06:39Tu sais que le Royaume-Uni,
06:42si je dis en termes de ficelle qu'il a, M. Burnham,
06:45il en a très peu parce que le Royaume-Uni a tout vendu.
06:47Le Royaume-Uni ne possède rien.
06:48C'est un pays en tant que service.
06:51Des fois, j'appelle ça le CAS, tu sais, C-A-A-S, Country as a Service.
06:56Ça signifie quoi ?
06:57On a tout vendu.
06:58On a vendu le parking.
07:00On a vendu les écoles primaires, les écoles secondaires, les universités.
07:04On a vendu les aéroports, pratiquement tout.
07:07Les servitudes d'eau, d'électricité, les bus de Londres.
07:10Tu sais que les bus de Londres, ces fameux bus rouges, qui sont tellement typiques de cette ville,
07:14portent le logo d'EDF.
07:16Pas d'EDF, RATP.
07:18Ils appartiennent à la France, à la RATP.
07:20Le métro hollandronien, c'est RATP.
07:22L'électricité française, l'électricité britannique.
07:24Ça appartient, entre autres, à EDF.
07:28L'eau britannique.
07:30L'eau.
07:30Tu sais qu'on vit au Royaume-Uni dans une éponge humide.
07:34C'est un pays très pleuvieux.
07:35C'est un pays où pleut sans arrêt, sans arrêt.
07:38Malgré tout, on a des pénuries d'eau.
07:40Pourquoi ?
07:41Parce qu'on a vendu les servitudes d'eau.
07:43On les a vendues à des fonds spéculatifs, australiens, américains, tout ça.
07:48On vend tout.
07:49Et après, qu'est-ce qu'on fait ?
07:50On veut le racheter du service à prix d'or.
07:54Tu vois ?
07:55Alors, les trains, ils ont été vendus.
07:58On est en train de les renationaliser.
07:59Mais en fait, tu sais que la vente et nationalisation, je peux te faire une vidéo spécifique sur ça,
08:03c'est un don qu'on fait au privé.
08:05Ça signifie, on prend une entreprise étatique florissante,
08:08le matériel roulant a été rénové, les rails sont neufs, tout fonctionne, tout ça.
08:13Qu'est-ce qu'on fait ?
08:14On ramène le privé, on la lui vend pour trois fois rien.
08:17On lui subventionne, il donne de l'argent par-dessus.
08:19Il va piller la compagnie.
08:21Ça signifie, pendant très longtemps, il ne va pas toucher au matériel roulant, il ne va rien rénover.
08:25Il va tout laisser pourrir, il va tout laisser se dégrader.
08:27Il va augmenter les prix, il va embêter la compagnie, il va distribuer des bonus, il va distribuer des dividendes.
08:32Et quand l'entreprise est sur le point de faire failliter, qu'elle a des milliards de dettes, qu'est
08:37-ce qu'on fait ?
08:37On la renationalise.
08:38Ça signifie, on prend ces dettes qui correspondent centime par centime aux dividendes et aux bonus qu'on a distribués
08:44à l'actionnariat.
08:45Et qu'est-ce qu'on fait ?
08:47On va les éponger, on va augmenter les impôts et on va les éponger.
08:50Voilà, contribuable est là.
08:51Et après, qu'est-ce qu'on fait ?
08:52On va revendre la compagnie plus tard.
08:54Quelques années plus tard, viendra notre gouvernement.
08:56Ah non, il va falloir la privatiser.
08:57Allez, hop, et on repart pour un cycle.
08:59D'accord ?
09:00Donc, schéma très vicieux, très pervers.
09:02De sorte que le pays entier n'appartient vraiment plus à ses citoyens.
09:06Vous savez, mes amis, je vous le dis, la souveraineté, il y a beaucoup de gens qui m'écoutent,
09:09qui sont de fibres souverainistes, je vous le dis tout de suite.
09:14La souveraineté, mes amis, ce n'est pas remonter un drapeau sur un terrain vague.
09:18Ne me dis pas que tu vas sur un terrain vague.
09:19Tu remontes un drapeau au sein du clairant, tu me dis, c'est ça la souveraineté.
09:23Si tu n'as pas de souveraineté économique, tu n'as aucune souveraineté.
09:25C'est tout, c'est simple.
09:27Tu es en train d'avoir de la souveraineté sur un théâtre d'ombre.
09:33Tu as de la souveraineté sur un endroit qui est en train de s'effondrer.
09:36Tu vois ce que je veux dire ?
09:37C'est la souveraineté sur rien, elle ne vaut rien.
09:39C'est comme si tu montres sur le Titanic pendant qu'il est en train de couler,
09:42tu dis, voilà, moi je suis le capitaine du Titanic.
09:44Oui, ben, tu es le capitaine du Titanic, tu as de l'eau jusqu'aux chevilles,
09:48voilà, maintenant, et tout à l'heure, elle sera aux genoux.
09:50D'accord ? C'est ça le truc.
09:52Burnham encore, encore une fois.
09:55Burnham, il se voit, l'impression, bien sûr, confirmer ça dans le temps,
10:00il a pris déjà deux décisions, il va soutenir l'Ukraine,
10:04mais ça, je pense, ce n'est pas son choix.
10:05Ça, c'est profondément enraciné dans la sensibilité de l'establishment britannique.
10:14Le Royaume-Uni est prêt à se prendre une bombe atomique pour l'Ukraine.
10:16Il n'y a aucune limite.
10:17Il n'y a zéro limite qu'ils soient prêts à faire.
10:20D'accord ? Juste pour te dire, ils sont même engagés à donner de l'argent pendant un siècle.
10:24Ça a été signé par le précédent, jusqu'en 2123.
10:28Ils vont donner de l'argent chaque année.
10:30D'accord ? Je veux dire, c'est une dette opposable.
10:32Il n'y a pas de limite.
10:33Donc ça, je ne pense pas que ce soit de sa prérogative de changer cela.
10:38Autre chose, il a décidé d'augmenter l'argent qu'on donne à l'étranger.
10:43Vous savez, le Royaume-Uni donne de l'argent à l'étranger.
10:45Il donne des millions chaque année, des milliards,
10:47il donne à l'étranger pour des causes, comme l'USA, il le faisait.
10:51Ça part généralement aux frais de bouche.
10:53Généralement, ils distribuent ça au Pakistan, en Chine, en Afghanistan, à droite et à gauche.
10:58Et ça part généralement chez des apparatchiks locaux
11:01qui achètent des montres de luxe, des chaussures sur mesure et des trucs comme ça.
11:04Eh bien, il va augmenter ce budget-là.
11:06Parce que, quelque part, ils considèrent que c'est juste une rustine pour montrer qu'on est un pays riche.
11:13Je veux dire, regarde, on distribue plus d'argent.
11:15Donc, ce qu'on va faire, on est en train de nous endetter pour payer les intérêts de la dette.
11:22Si un particulier était en train de s'endetter aujourd'hui,
11:24d'aller prendre un crédit à la consommation pour payer juste les intérêts d'un autre crédit,
11:29on dirait qu'il est en faillite.
11:31Voilà où on en est.
11:31Eh bien, lui, il veut augmenter les dons.
11:33Voilà, on distribue, on donne.
11:34Mais bon, ça, c'est la distribution idéologique.
11:36Elle fait, elle s'aligne très bien avec son parti.
11:39Mais néanmoins, même quand les conservateurs étaient sur place,
11:42ils distribuaient de la même manière.
11:43Donc, je n'ai pas envie de faire du du poids de mesure.
11:46D'accord ?
11:47Lui, ça, juste à augmenter le chiffre.
11:49Autre chose, il va partir, il a intégré l'idée qu'il va gérer un pays pauvre.
11:55Vraiment, ça, il l'a intégré.
11:56Dans le sens où il a dit, il veut créer un service national de la nourriture.
12:00La pittance, vous avez bien compris, la pittance.
12:03Sur le modèle du NHS.
12:05On a au Royaume-Uni le NHS, c'est un des plus grands services de santé au monde.
12:09NHS, National Health Service.
12:12Lui, il veut créer le NFS, National Food Service.
12:15Donc, le service national de la nourriture pour nourrir les gens.
12:17Parce que les gens sont affamés.
12:20Et je vous dis un truc, il a raison sur ça.
12:23Je ne vais pas l'attaquer.
12:24Oui, il est en train de gérer un pays pauvre.
12:25On a la Citi au Royaume-Uni qui traite des trilliards sur les marchés internationaux.
12:30Mais attention, ça ne ruisselle pas.
12:31Ça fausse les moyens de plus qu'autre chose.
12:33Parce que quand tu as des grosses banques avec ces bâtiments, ces tours en verre, ces
12:38gratte-ciels en verre opaques qui brassent des trilliards, ça peut fausser de manière
12:46artificielle l'idée que tu peux avoir de ton économie, l'idée que tu peux avoir de la richesse
12:49nationale.
12:50Alors que cet argent-là, il n'est pas du tout en train de ruisseller.
12:55C'est comme si, je ne sais pas, moi, si on a une rame de RER, et puis il y
12:59a un gars
12:59qui rentre dedans avec une mallette de 10 millions d'euros.
13:02Tu vois ce que je veux dire ?
13:03Les gens, artificiellement, dans cette rame, deviendront plus riches, mais il ne va pas
13:07ouvrir la mallette et distribuer.
13:08Tu vois, dans cet argent, il ne va pas ruisseller.
13:10Au moment où les portes s'ouvrent à la prochaine station, il va sortir avec sa mallette.
13:13D'accord ?
13:14Donc, c'est exactement du même niveau.
13:15Les gens sont pauvres au Royaume-Uni.
13:17Selon les chiffres officiels, on a jusqu'à 25% de pauvreté dans le pays.
13:2025%, c'est un quart.
13:22Tu sais que c'est quand même un taux élevé.
13:25Ça signifie que tu l'aurais fait exprès.
13:27Il faut vraiment le faire exprès pour l'atteindre.
13:29On n'atteint pas 25% d'un objectif comme ça sans le faire exprès.
13:32Il y a un appauvrissement généralisé dans le pays.
13:36Avec le temps, ce qui va arriver, parce que chaque fois qu'on vérifie, les chiffres augmentent,
13:40donc d'ici probablement 2027, on sera peut-être à 28%, 2028, on va toucher les 30 en augmentant.
13:48Donc, probablement d'ici 2030, peut-être qu'on sera peut-être à 35, 40% de pauvreté dans le
13:54pays.
13:54Tu vois, c'est énorme comme chiffre.
13:56Et donc, lui, il se dit, vu que j'administre un pays de pauvres, essayons de créer une méga soupe
14:02populaire.
14:02On a le plus grand système de santé au monde, qui est d'ailleurs très défaillant, je vous raconterai une
14:06autre fois.
14:07On va créer le plus grand service de distribution de pittances au monde.
14:10Voilà, comme ça, les gens, ils créent pas de faim.
14:12Ils veulent lancer aussi un projet national du logement social.
14:17On va créer des logements sociaux.
14:18Comme ça, les gens, ils vont pas vivre sous détente, etc.
14:21Donc, réellement, il fait que commencer.
14:24Mais si tu veux, voilà, sa priorité, c'est la nourriture, le gîte, la pittance, tu vois, les trucs comme
14:30ça.
14:32Maintenant, c'est quoi ces outils qu'il a entre les mains ?
14:37Il n'a aucun outil.
14:37Pourquoi ? Parce que tu viens, regarde, tu viens devenir premier ministre d'un pays.
14:42Mais tu réalises que le pays n'existe pas, que le pays est loué, il a été vendu, il a
14:46été vendu à travers le monde.
14:48Chaque élément que tu veux toucher appartient à un groupe international.
14:51Chaque élément que tu veux toucher appartient à un hedge fund qui est à l'autre bout du monde.
14:55Tu peux rien faire politiquement par là.
14:57T'es limité.
14:58Donc, qu'est-ce qu'il va faire ?
14:59Il va taper encore sur la classe moyenne.
15:00Il va frapper encore avec plus de fiscalité, avec plus d'impôts, plus de prélèvements, comme ça.
15:06Mais comment tu fais pour enrichir un pays avec les prélèvements ?
15:10Comment tu vas faire ?
15:11Tu fais quoi ?
15:12On a déjà, comme je vous ai dit, 21% de jeunes entre 16 et 24 ans qui ne travaillent
15:19pas, qui n'étudient pas, qui ne cherchent pas d'études,
15:21ni ne cherchent de travail, qui sont complètement déconnectés.
15:24Et ce chiffre est en augmentation.
15:27Comment tu vas faire pour régler ce problème ?
15:31En augmentant encore la fiscalité.
15:33Ça signifie que tu vas décourager les entreprises à recruter et tu vas décourager les gens à travailler.
15:38Parce que de plus en plus de gens te disent, quand je regarde, si je me mets à l'aide
15:42sociale,
15:43j'obtiens un logement gratuit ou à un prix très faible, je ne vais pas au travail, je ne perds
15:50pas ma santé,
15:50je ne paye pas le transport, tout ça, les transports qui sont excessifs.
15:54Le prix des transports au Royaume-Uni, c'est littéralement, ça coûte un bras.
15:59Et pourquoi ça coûte un bras au Royaume-Uni ?
16:01Je te garantis que tu peux avoir un abonnement mensuel en France.
16:06Je ne sais pas moi, tu prends deux villes en France séparées de 40, 60 kilomètres.
16:12Tu prends un abonnement annuel, il va peut-être coûter 500 euros pour y aller,
16:15pour y aller tous les jours travailler.
16:17Au Royaume-Uni, ça coûtera 6 000 ou 7 000 euros.
16:20Et pourquoi ?
16:21Des gens prennent des prêts bancaires pour s'acheter ces tickets pour aller travailler.
16:25Et tu sais pourquoi ?
16:26Parce que le rail et le bus et tout a été vendu encore.
16:29Encore une fois, tout a été vendu, je te dis, tout a été vendu.
16:32Donc voilà, c'est pour ça que tous tes pays sont dix fois plus chers.
16:35Donc, lui, ce qu'il va faire, il va augmenter les impôts encore.
16:40Quand tu augmentes des impôts dans un pays néo-victorien,
16:42c'est le fait dans un pays où il n'y a pas du tout de service public,
16:45tu fais quoi ?
16:47Tu mets tout le monde en danger, tu mets tout le monde dans la galère.
16:49Tu vois, moi je suis parti, l'une des raisons que je suis parti.
16:52Regarde, il y a des pays, mettons le Dalmarc,
16:57tu as des impôts très élevés,
16:58mais en même temps, tu as des services publics extraordinaires.
17:01On peut dire ce qu'on veut, mais il y a une logique là-derrière.
17:04Mais quand tu es dans un pays où il n'y a pas de service public,
17:07c'est que pour renouveler un passeport,
17:09il n'y a pas l'administration des passeports, il n'existe pas.
17:12Tu le fais par courrier.
17:13Tu le fais par courrier, tu dois trouver quelqu'un
17:15qui va te signer ta photo,
17:17parce que comme il n'y a pas de fonctionnaire qui te voit physiquement,
17:19tu dois trouver quelqu'un qui donne sa pièce d'identité
17:23et qui signe ta photo comme quoi c'est bien toi sur la photo,
17:26que tu n'as pas envoyé la photo de quelqu'un d'autre.
17:27Ça signifie que l'administration délègue son travail au public.
17:30On fait du crowdsourcing pour ça.
17:34Le médecin, moi je te dis, avant de quitter le Royaume-Uni,
17:39six ans avant d'avoir quitté le Royaume-Uni,
17:40je n'ai pas pu obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste d'État.
17:43Pourtant, il se fait payer depuis mes impôts.
17:45Donc quand j'étais malade, je faisais quoi ?
17:47J'appelais un médecin privé.
17:49Le médecin privé prend, il te dit,
17:51bon voilà, pour un rendez-vous de 15 minutes,
17:55ça coûte 150 livres sterling.
17:57On est à 180 euros pratiquement.
17:59Pour un généraliste.
18:00Tu vois ce que je veux dire ?
18:02Alors, quand tu as des impôts élevés,
18:05tu as des impôts d'une démocratie sociale,
18:08des impôts au niveau Danemark,
18:09mais en même temps, tu as zéro service public
18:11et tu es obligé de payer l'eau dix fois plus chère,
18:13de payer l'énergie plus chère,
18:14de payer le médecin par ta poche,
18:17je dis, au bout d'un moment, tu dis,
18:18je ne travaille pas, je reste à la maison,
18:20tu vas chez les services publics,
18:21c'est ce que font les gens.
18:22Ils vont chez les services sociaux,
18:23ils disent, je n'ai pas de travail, je suis malade.
18:26Surtout que là-bas, les gens se déclarent malades sans arrêt.
18:28Surtout maladie mentale,
18:29n'importe qui peut se déclarer un handicap mental.
18:31Donc ils se mettent là-dessus,
18:33ils obtiennent un badge bleu,
18:34on leur finance une voiture,
18:35on leur finance un logement,
18:37et puis ils restent à la maison,
18:38puis ils regardent.
18:41On va voir, on va observer un petit peu ce qui va se passer avec ce pays,
18:46mais ils ont décidé de se ruiner.
18:49C'est volontaire, sincèrement.
18:51Je comprends qu'il y a des crises dans le monde et tout,
18:53des crises, ça va, ça vient et tout ça,
18:54mais il y a quand même une volonté de s'abordage.
19:00Merci mes amis pour avoir écouté cette vidéo jusqu'ici.
19:03Je vous rappelle mon livre, Escrologie,
19:05je ne l'ai pas ici, là je suis en voyage,
19:07je ne l'ai pas, je ne suis pas au Royaume-Uni là maintenant,
19:10je ne l'ai pas sous la main,
19:11mais regardez sur Amazon,
19:13je vous donne le lien dans le descriptif de la vidéo,
19:15dans le commentaire épinglé,
19:17lisez-le, je pense que ça vaut le détour.
19:21J'ai appris beaucoup de choses en écrivant,
19:24ça crée basse quand même.
19:26Merci mes amis encore une fois,
19:27et on se voit à la prochaine.
19:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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