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  • il y a 14 heures
Thomas C. Durand, vulgarisateur scientifique, essayiste et cofondateur de l’Association pour la science et la transmission de l’esprit critique (ASTEC), se prête à notre format « L’idée inacceptable ».

Dans cet extrait, il affirme que la complaisance intellectuelle est l’un des plus grands dangers actuels. Il défend la nécessité de critiquer ouvertement les mauvais arguments de son propre camp, rappelant qu’un biais cognitif nous rend naturellement aveugles à nos propres failles.

Qu’en pensez-vous : l’exigence intellectuelle doit-elle primer sur la solidarité de groupe, ou critiquer ses alliés publiquement revient-il inévitablement à donner des armes à ses adversaires ? On attend vos avis en commentaires. 👇💬

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Transcription
00:00Moi, je pense que l'un des plus grands dangers actuellement, c'est la polarisation.
00:02Et donc, ce qui a l'air inacceptable, c'est de critiquer son propre camp.
00:05On a besoin que les gens critiquent les mauvais arguments de notre camp
00:09parce que, et ça a été démontré, on est beaucoup plus fort pour détecter
00:12les mauvais arguments de qu'on en fasse que les nôtres.
00:14Parce qu'on est d'accord sur le fond, on oublie qu'on pourrait être en désaccord
00:16sur la manière dont on argumente.
00:18Et du coup, on affaiblit notre camp lorsqu'on est complaisant avec l'argumentaire.
00:22Et donc, on renforce son camp lorsqu'on est critique avec les gens
00:25avec qui on est d'accord en général.
00:26Et on n'est pas un traître quand on fait ça.
00:30Le crayon.
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