Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 jours
Les jeunes sont-ils prêts à s'engager pour leur pays? Et l'État peut-il l'exiger d'eux ?
Près de trente ans après la fin du service militaire, la question d'un service national obligatoire ressurgit dans le débat public. Face aux fractures de la société, au retour de la guerre en Europe, au Moyen Orient et au sentiment d'affaiblissement du collectif, certains y voient un moyen de recréer du lien, de transmettre des valeurs communes et de renforcer l'esprit de citoyenneté. D'autres dénoncent une mesure coûteuse, inefficace et contraire à la liberté de chacun de choisir son parcours. Une question qui concerne au premier chef les jeunes générations, principales destinataires de ces projets, mais aussi les Français, majoritairement favorables au retour d'une forme d'engagement obligatoire.
Faut-il rétablir un service national obligatoire en France?
Dans ce nouveau numéro de Controverse, deux visions s'affrontent. Christophe Blanchet, député MoDem du Calvados, défend sa proposition de service national obligatoire. Face à lui, Aurélien Saintoul, député La France insoumise des Hauts-de-Seine, rejette cette option mais plaide pour une conscription citoyenne tournée vers les missions d'intérêt général.
Devant les étudiants de l'INSEEC, directement concernés par ce débat, les deux invités tenteront de convaincre. Appelés à voter avant, pendant et après l'émission, ils pourront faire évoluer leur opinion au fil des arguments. Sur le plateau, d'autres étudiants viendront challenger les débatteurs, les pousser dans leurs retranchements et confronter leurs propositions aux attentes, aux inquiétudes et aux aspirations de leur génération.
Tout au long de l'émission, Ipsos BVA apportera son éclairage sur l'état de l'opinion française et sur le regard spécifique des jeunes face au service national.
Les arguments échangés feront-ils évoluer l'opinion du public?
Une émission présentée par Clément Méric, en partenariat avec l'INSEEC, Ipsos BVA et Opinion Square.

Sous la forme d'une confrontation empruntée aux exercices d'éloquence des universités anglaises, « Controverse » propose chaque mois un débat contradictoire qui oppose deux points de vue distincts porté par deux intervenants sur des sujets d'actualité, de société ou de géopolitique qui donnent lieu à une controverse et emportent des partisans et des détracteurs.
Clément Méric assurera la médiation de ces débats contradictoires et recevra deux invités défendant des positions opposées ou divergentes sur le sujet.
Les intervenants disposeront d'un temps limité et rigoureusement identique, sans interruption, pour développer leur thèse.
Avant que l'échange ne commence, le public donnera sa première opinion sur le sujet posé sous forme de question « pour » ou « contre » ou « oui » ou « non ». À l'issue de la confrontation, le même public votera à nouveau : aura-t-il changé d'avis sur le sujet ?

Une coproduction LCP-Assemblée nationale et Le Figaro TV et en partenariat avec Opinion Square.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour, bienvenue.
00:02Le jour de gloire est arrivé.
00:07Moi je suis Clément, c'est moi qui vais présenter et animer le débat.
00:10Si notre pays flanche, parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants.
00:16Les deux députés qui vont être ici.
00:18Il n'y a aucun monde où je vais faire la guerre pour un dirigeant que je n'ai même
00:21pas choisi.
00:22Je vais tout de suite.
00:34Bonjour à tous et bienvenue dans Controverse, l'émission qui va peut-être vous faire changer d'avis en partenariat
00:40avec l'INSEC MSC, l'Ipsos BVA et Opinion Square.
00:45Le principe est simple, une question de débatteurs et un public qu'il va falloir convaincre.
00:50Alors la question, je vous la présente.
00:53Faut-il rétablir un service national obligatoire en France ?
00:57Il a été supprimé par Jacques Chirac, mais avec la guerre qui revient aux portes de l'Europe, le débat
01:03ressurgit.
01:03Un débat qui sera porté aujourd'hui par nos deux invités.
01:07Christophe Blanchet, bonjour et bienvenue sur ce plateau.
01:09Vous êtes député modem du Calvados et vous avez pour ambition de rétablir un service national obligatoire.
01:16Vous avez déposé une proposition de loi pour cela et vous allez nous expliquer en détail en quoi est-ce
01:21que cela consiste.
01:22Face à vous Aurélien Saint-Toul, bonjour et bienvenue.
01:25Vous êtes député de la France Insoumise, élu des Hauts-de-Seine.
01:28Le service militaire obligatoire, ce n'est pas trop votre truc, vous allez nous le dire.
01:31Et vous avez une autre proposition que vous soumettrez à notre public.
01:35Le public, justement, il est composé d'étudiants de l'INSEC.
01:39Alors vous les voyez, ils sont là en vision, ils vont suivre à distance ce débat.
01:44Ils vont vous écouter attentivement et ils vont voter pour donner leur opinion au début, au milieu et à la
01:49fin de l'émission.
01:50On verra si vous arrivez à les faire changer d'avis.
01:53On vous salue à distance et on vous souhaite une bonne émission, évidemment.
01:56Des étudiants de l'INSEC, il y en a aussi à nos côtés sur ce plateau.
02:00Merci à vous d'être là, d'être présents.
02:02Votre mission, si vous l'acceptez, ça va être de challenger nos deux débatteurs,
02:06de les pousser un peu dans leur retranchement en exprimant vos convictions et vos arguments.
02:11Enfin, à nos côtés, Christelle Crappelet.
02:12Bonjour Christelle.
02:13Bonjour.
02:13De l'Institut Ipsos BVA.
02:15On compte sur vous pour nous révéler ce que pensent les Français de cette question du jour.
02:19Voilà pour les présentations.
02:21C'est parti pour Controverse.
02:30Et on commence par le premier vote.
02:33Comment se positionnent donc les étudiants de l'INSEC avant que le débat ait lieu ?
02:36Je vous redonne la question.
02:37Faut-il rétablir un service national obligatoire en France ?
02:41Verdict, eh bien, vous êtes 46% pour un rétablissement du service national obligatoire,
02:4718% contre et alors 36% qui n'ont pas encore d'avis sur le sujet.
02:53Je pense qu'Aurélien Saint-Vous, Christophe Blanchet, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
02:57Il y a beaucoup d'indécis.
02:58Vous allez présenter vos arguments et il va falloir les convaincre pour qu'ils basculent dans votre camp
03:02plutôt que dans l'autre.
03:04Vous avez chacun 5 minutes pour convaincre notre public, 5 minutes donc pour donner votre position.
03:10Christophe Blanchet, ça va être à vous de commencer.
03:12Pourquoi voulez-vous rétablir un service national obligatoire ?
03:15Alors, il y a un compte à rebours qui va s'afficher sur votre écran.
03:18Vous avez 5 minutes.
03:19C'est parti.
03:20D'abord, merci.
03:21Bonjour à toutes et tous.
03:23Bonjour, chers collègues.
03:25J'ai déposé une proposition de loi il y a un peu plus d'un an sur le fait de
03:28rétablir un service militaire obligatoire,
03:30mais sélectif, comme il se fait dans beaucoup de pays de l'Est.
03:35D'abord, revenons, si vous me permettez, un peu sur l'historique.
03:38Le service national a été suspendu par le président Jacques Chirac en 1997
03:42parce que les temps avaient changé, que le temps de la guerre froide avait diminué,
03:47s'était estompé et qu'il fallait retrouver une autre vision de la défense nationale globale en France
03:53qui n'avait pas besoin d'autant de conscription, autant de militaires,
03:57de jeunes qui allaient faire le service militaire.
04:00Les temps ont ainsi évolué, partant sur une armée professionnelle
04:03qui aujourd'hui est composée d'hommes et femmes qui s'engagent pour nous défendre
04:06et qu'il faut toujours soutenir et respecter, évidemment.
04:10Mais les temps changent depuis 1997.
04:13Dernièrement, nous n'avons jamais été autant menacés.
04:17Il y a dans le monde 60 conflits armés, 60 conflits armés dans le monde.
04:22Le monde est instable, le monde, beaucoup de pays se réarment
04:26et face à cela, que devons-nous faire, nous, Français, et nous, notre pays ?
04:33Nous sommes menacés tous les jours.
04:35Le pays est menacé tous les jours.
04:37Nous subissons des attaques tous les jours.
04:39Tous les jours, nous avons des incursions auprès de satellites.
04:45Tous les jours, nous avons dans les airs des aviateurs qui frôlent quelques missions.
04:51Sur terre aussi, sur la mer aussi, sur le continent français
04:56qui est composé de 13 fuseaux horaires, il faut le savoir.
04:59Nous sommes le premier pays au monde à avoir le plus de fuseaux horaires,
05:01largement devant la Chine et les Etats-Unis.
05:03Nous sommes partout, nous avons des intérêts partout.
05:05Nous sommes menacés sous les mers, avec les câbles sous-marins qui, des fois, sont rompus.
05:10Donc, face à ces menaces, qui sont multiples,
05:14et la dernière des menaces, c'est celle que vous subissez aussi, indirectement,
05:18lorsque vous avez une fausse information,
05:20que vous avez une manipulation d'informations,
05:22que lorsque vous avez une cyberattaque, des phishings, etc.
05:24Ce sont des attaques souvent diligentées par des Etats forts, structurés,
05:28qui nous attaquent aussi, qui mettent en péril notre cohésion.
05:34Face à cela, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait ?
05:35On reste passif ou on se construit ?
05:37Alors, il y a deux sujets de réponse.
05:40Évidemment, c'était comment on remettait à niveau les moyens de nos armées
05:44pour qu'elles soient à niveau de nos défenses.
05:45C'est ce qui est fait, quand même, depuis neuf ans,
05:47à travers l'augmentation du budget des armées.
05:49Conséquent, à travers la remise à niveau de ces armées
05:52pour qu'elles répondent aux aspirations, aux menaces qui nous font face aujourd'hui.
05:59Mais aujourd'hui, on a besoin aussi d'avoir les forces morales de la nation.
06:02Les forces morales, c'est vous tous, c'est nous, c'est chaque citoyen.
06:06Comment on participe chacun, à notre niveau, à la défense de notre pays ?
06:11Ce qui est le plus important.
06:14Que serait-on si on n'avait pas une défense pour nous protéger ?
06:18Pas grand-chose.
06:19C'est le général de Gaulle qui disait que la défense,
06:22c'est la première raison d'être de l'État.
06:24Il n'y peut se substituer sans se détruire lui-même.
06:27Il n'y a rien qui est supérieur à la défense nationale.
06:29Rien ne peut exister si on n'a pas une défense pour nous assurer.
06:32Et vous, comme moi, comme nous tous,
06:34nous faisons partie intégrante de cette défense nationale.
06:37Sauf que ça a été un petit peu oublié depuis ces dernières années.
06:40Sauf qu'il n'y a pas eu d'éducation à cela,
06:42depuis très longtemps.
06:43Et donc, ce que je propose à travers ma position de loi,
06:45c'est effectivement, comme cela existe par exemple en Suède,
06:48chaque jeune entre 18 et 25 ans
06:50doit obligatoirement candidater
06:52pour faire son service militaire,
06:54son service national.
06:56Et ce sont les forces armées
06:59et élargies aux forces de la garde nationale
07:01qui sélectionnent les profils,
07:03qui les intéressent,
07:05qui vont être pertinents
07:06pour les accompagner dans l'idée de la défense nationale
07:09et qui vont être utiles.
07:12Et je crois
07:14qu'il faut savoir aussi vous faire confiance.
07:16Parce que vous avez aussi énormément à nous apporter
07:19avec vous, cette génération
07:21qui manipule beaucoup mieux que moi
07:22ou que certains
07:23l'outil informatique,
07:25l'outil numérique.
07:26et vous avez aussi cette capacité
07:28à vouloir vous engager.
07:30Je crois que
07:31tout le monde ne peut consacrer.
07:32La jeunesse veut s'engager.
07:34Moi, j'aimerais qu'il y ait ce côté
07:36où on s'engage pour la nation,
07:37pour la défense de chacun et chacune,
07:39pour l'intérêt général.
07:40On se défend nous-mêmes.
07:42Et participer à cela,
07:44je pense que c'est possible aujourd'hui.
07:45Je crois qu'il y a une attente
07:46et il y a une nécessité
07:47vu les menaces
07:48que nous subissons aujourd'hui.
07:50Ça se passe bien dans les pays
07:51qui l'ont mis en explémentation.
07:52Ça met du temps.
07:53C'est un coup raisonnable
07:54et je pense que je répondrai
07:55à cette question.
07:55Je ne vois pas le timer.
07:56Il vous reste 25 secondes exactement.
07:58Et donc, moi,
07:59je crois en ce dispositif
08:00évidemment d'accompagnement,
08:02évidemment qui suscite des polémiques
08:03et évidemment c'est entendable
08:04parce que depuis 1987,
08:06on n'a pas parlé de ça.
08:07Aujourd'hui, je pense qu'il est temps,
08:08il est nécessaire
08:09et surtout il est utile
08:10et il est vital pour notre nation
08:11de nous retrouver à un moment
08:12et de permettre à des jeunes
08:14d'accomplir cette tâche,
08:15de défendre le pays
08:16et notre pays.
08:17Tout simplement.
08:18Je vous remercie.
08:19Merci.
08:20Merci.
08:24Vous avez respecté
08:25à la seconde près
08:26les temps impartis.
08:27J'espère que vous allez faire
08:28de même Aurélien Saint-Toulle.
08:30Je vais faire encore plus ramasser.
08:32Comme Christophe Blanchet,
08:32vous avez cinq minutes
08:33pour dire pourquoi vous êtes contre
08:35ce service national obligatoire
08:36et puis aussi pour expliquer
08:37votre proposition.
08:39Le chrono va s'afficher.
08:42C'est parti.
08:43Bonjour à toutes et tous
08:45et merci d'organiser
08:46cette discussion
08:47qui nous permet de revenir
08:49sur ce sujet important.
08:52D'abord, dans un premier temps,
08:53je veux dire qu'il y aura
08:54des convergences nécessairement
08:55avec ce que vient de dire
08:56mon collègue.
08:57En revanche,
08:58moi, je défends le contre.
08:59Pourquoi ?
09:00Parce que je suis contre
09:00l'idée du rétablissement.
09:02L'idée de rétablir quelque chose
09:04qui a été suspendu
09:05me paraît au minima
09:07anachronique,
09:08insuffisant
09:08et doit être précisé.
09:10Pourquoi ?
09:10D'abord, parce que le premier
09:12des défauts du service national
09:14obligatoire antérieur,
09:16c'est qu'il n'était pas mixte.
09:17Donc, on ne peut pas arriver
09:18simplement et dire
09:19on rétablit quelque chose
09:20qui était ancien
09:22et qui excluait
09:23la moitié de la jeunesse
09:24d'une obligation
09:25ou d'une participation active
09:27à la vie civique.
09:29Donc, si un dispositif
09:31devait être créé,
09:32il faudrait s'assurer
09:33qu'il est mixte.
09:34Le deuxième point,
09:35c'est qu'il me semble
09:36indispensable de s'interroger
09:40sur le caractère
09:41éventuellement inégalitaire
09:42de la sélection.
09:44Le modèle de ce que vient
09:46de décrire Christophe Blanchet,
09:47c'est quand même
09:48un modèle dans lequel
09:48on est obligé
09:49de candidater
09:50mais où on est sélectionné.
09:52Alors, peut-être
09:52que la sélection
09:53ne tombera que
09:54sur des gens volontaires
09:55mais après tout,
09:56on va se retrouver
09:57vraisemblablement
09:58dans des situations
09:59qu'on a connues antérieurement
10:00où on a des exemptés,
10:02des gens qui,
10:03en réalité,
10:04n'est pas volontaires
10:04mais qui vont être
10:05quand même sélectionnés
10:06et puis d'autres
10:06qui étaient vraiment volontaires
10:07et qui ne vont pas être retenus.
10:09Et ça,
10:09c'est quand même
10:10dans l'histoire
10:10de la conscription
10:12un sujet majeur
10:13parce que tout le XIXe siècle,
10:15par exemple,
10:15a vu ce sujet abordé.
10:17On organisait
10:18des tirages au sort
10:19pour éviter
10:20de passer sous les drapeaux.
10:21Alors,
10:22toutes ces inégalités-là,
10:24elles me posent
10:25un grave problème.
10:27Il y a un troisième point
10:28qui est peut-être
10:29de dire
10:29qu'il faut prendre
10:30le problème
10:30dans un autre sens
10:32qui est celui
10:32de l'autonomie
10:33de la jeunesse.
10:34de se poser d'abord
10:35cette question
10:35de qu'est-ce qu'on fait
10:36pour s'assurer
10:37de l'autonomie
10:37de la jeunesse
10:38et même si je ne veux pas
10:40faire de mauvais procès
10:41à mon collègue,
10:42sa proposition,
10:42elle intervient
10:43dans un contexte
10:44où depuis des années,
10:45on nous explique
10:46que les jeunes
10:47ont besoin de s'engager
10:48et on a inventé
10:49un format pour ça
10:49qui s'appelait le SNU,
10:50le Service National Universel,
10:52qui s'adressait
10:53à des jeunes de 16 ans
10:54et qui étaient en fait
10:56vides
10:57et qui répondaient
10:58à une espèce
10:58de préjugé,
11:02on ne pas serait
11:02le qualificatif,
11:03mais de préjuger
11:04un peu petit bourgeois
11:05d'Emmanuel Macron lui-même
11:06qui pendant la campagne
11:07présidentielle en 2016
11:08s'était inventé l'idée
11:09qu'il fallait faire goûter
11:12un peu aux armées
11:12à toute la jeunesse
11:13et qu'à 16 ans,
11:14on apprenait à faire
11:15son lit au carré,
11:17on se levait à 6 heures,
11:18on saluait le drapeau
11:19et que l'affaire
11:20était réglée.
11:21C'est donc
11:21cet imaginaire-là
11:23avec lequel moi
11:24je suis en totale opposition,
11:25je pense qu'il faut proposer
11:26à la jeunesse
11:27autre chose
11:28que celles et ceux
11:29qui ont participé
11:29aux SNU,
11:30en réalité,
11:30moi j'en ai rencontré,
11:32des jeunes filles
11:33et des jeunes garçons
11:35pleins d'allant,
11:36de bonne volonté
11:37et d'envie de bien faire,
11:38mais qu'en réalité,
11:39ce dispositif-là
11:40ne servait à rien.
11:41Alors aujourd'hui,
11:43nous,
11:43ce que nous proposons
11:44au sein de la France insoumise,
11:45c'est un modèle
11:45qui est de,
11:47on a pris l'expression
11:49de conscription citoyenne
11:50pour qu'on comprenne
11:51que la société entière
11:53allait être engagée là-dedans,
11:54mais qui réponde
11:55plus largement
11:55aux besoins de la société.
11:57Alors oui,
11:57il y aura un volet,
11:59disons,
12:00d'instruction de défense,
12:02qui sera partagé
12:03par tous les jeunes
12:05de ce pays.
12:06Et puis,
12:07il y aura quand même
12:07l'essentiel des activités
12:08qui seront des activités
12:09utiles à l'État,
12:11à la société,
12:11qui seront des activités
12:12civiles,
12:13parce que notre objectif,
12:16c'est d'une certaine façon
12:17aussi de changer la posture
12:18ou de s'assurer
12:18que les citoyens
12:19sont pleinement citoyens
12:20et pas simplement
12:21des consommateurs
12:21du service public.
12:22D'une certaine façon,
12:23ils en deviennent des acteurs
12:24et ils le contrôlent.
12:25Il y a un service
12:26dans lequel particulièrement
12:27ce sera important,
12:28c'est d'imaginer la jeunesse
12:30qui sera présente
12:32dans tous les services publics.
12:33Je le disais,
12:34c'est les services
12:36qui permettent
12:36d'atténuer les effets
12:37du réchauffement climatique,
12:39de préparer la population
12:41et d'accompagner la population
12:42dans la bifurcation écologique
12:44que nous,
12:44on défend.
12:45Et puis,
12:46il y a d'autres services
12:47auxquels on peut penser,
12:47d'éducation,
12:48mais aussi des services
12:50de police,
12:51par exemple,
12:52parce que nous pensons
12:53qu'il y a un besoin
12:54effectivement de contrôle
12:56de la police
12:56par la société,
12:57par la population
12:58et réciproquement
12:59d'une meilleure compréhension
13:00probablement des enjeux
13:01de police
13:03par les citoyens eux-mêmes.
13:05C'est ça notre modèle,
13:05nous, d'inclusion.
13:07Et je crois qu'un des éléments
13:08très importants,
13:09c'est de se rendre compte
13:10que dans la jeunesse,
13:11aujourd'hui,
13:12on a grosso modo
13:1320% des moins de 25 ans
13:16qui recherchent un emploi.
13:17Nous, nous avons
13:18une proposition très forte
13:19qui est de dire
13:20il faut que,
13:21s'il doit y avoir
13:22un dispositif,
13:23il soit pensé d'abord
13:24et en fonction
13:26de ses besoins
13:26de la jeunesse,
13:27d'autonomie.
13:28Alors, nous avons
13:28une proposition
13:29d'allocation d'autonomie
13:30pour la jeunesse,
13:30mais évidemment,
13:32ça vient s'ajouter
13:33à cette idée
13:33que s'il y a conscription,
13:34elle doit être rémunérée,
13:36au SMIC,
13:36bien fléchée
13:37et pas rétablir
13:38un ancien service
13:39ou avec de la corvée
13:41de patates
13:42et de la caserne.
13:44Et bien,
13:44le temps est parti,
13:45terminé.
13:47Félicitations,
13:48Aurélien Saint-Tou,
13:48vous avez respecté
13:49les 5 minutes.
13:51Alors, on y voit
13:52un peu plus clair
13:52sur les arguments,
13:54les idées,
13:54les positions
13:55de nos deux débatteurs.
13:56Vous allez pouvoir
13:57en débattre en face à face
13:58dans un instant,
13:59mais avant cela,
14:00on va voir ce que pensent
14:01les Français
14:01de notre question du jour.
14:07Et je me tourne vers vous,
14:09Christelle Crappelé,
14:10vous êtes notre spécialiste
14:11opinion,
14:11je rappelle que vous travaillez
14:12pour l'Institut de sondage
14:13Ipsos BVA.
14:14Alors, la première question,
14:15est-ce que la guerre
14:17et les conflits
14:18dans le monde
14:19sont un sujet
14:19qui préoccupe
14:20les Français ?
14:21Alors, oui, bien sûr,
14:22c'est un sujet
14:23qui les préoccupe.
14:24Alors, ce n'est pas
14:24leur priorité numéro un,
14:26parce qu'en ce moment,
14:27ils sont très focalisés
14:28sur des enjeux du quotidien,
14:29pouvoir d'achat,
14:30santé, sécurité.
14:32Mais, et quand on les interroge
14:34sur leurs préoccupations,
14:35les crises internationales,
14:36c'est assez bas
14:37dans le classement.
14:37C'est en septième place,
14:38par exemple,
14:39dans notre dernier baromètre.
14:40Mais quand on focalise
14:41plus spécifiquement
14:43sur le sujet de la guerre,
14:44on voit quand même
14:45une vraie inquiétude,
14:46notamment sur les répercussions
14:47que ça pourrait avoir
14:48en France.
14:48Et c'est quand même
14:49quatre Français sur dix
14:50qui pensent qu'aujourd'hui,
14:51il y a un risque fort
14:52que la France puisse être engagée
14:54dans un conflit armé
14:55dans un futur proche.
14:56Et alors, dans ce contexte,
14:57que pensent-ils
14:58du rétablissement
14:58d'un service national obligatoire ?
15:00Alors, globalement,
15:02ils sont majoritairement
15:03favorables au rétablissement
15:04d'un service militaire.
15:06Il faut savoir, après,
15:07quelle est la distinction
15:08entre volontaire ou obligatoire.
15:10On a réalisé
15:11une première enquête
15:12en novembre 2025
15:13où on leur demandait
15:14s'ils étaient favorables
15:15à un service militaire volontaire.
15:17Et là, c'était 62%
15:19qui nous disaient oui.
15:20On avait un quart, à peu près,
15:22qui étaient contre
15:22et les autres
15:23qui n'avaient pas d'opinion.
15:24Et si je remonte
15:25un peu plus loin,
15:26on avait fait une autre enquête
15:27en mars 2025
15:28où, cette fois-ci,
15:29on essayait d'interroger
15:30la notion d'obligation
15:32d'un tel service militaire.
15:34Et là, on voyait
15:34une large majorité
15:35de Français
15:36qui étaient pour
15:36et même 53%
15:38qui étaient favorables
15:39à ce que ce soit obligatoire.
15:41Donc, globalement,
15:42une idée qui fait quand même
15:42son chemin
15:43dans l'esprit des Français.
15:44Et alors,
15:45est-ce que tout le monde
15:45partage cette position ?
15:47Qu'est-ce que les jeunes
15:47pensent du sujet, notamment ?
15:49Alors, derrière ce 53%
15:51où les Français
15:52sont favorables
15:52à un service militaire obligatoire,
15:54on a quand même
15:55d'assez nettes divergences
15:56de perceptions
15:56selon l'âge des répondants.
15:59Chez les 60 ans et plus,
16:00c'est globalement
16:01une très large majorité
16:02qui est pour, 63%.
16:03C'est beaucoup plus muséré.
16:05Chez les plus jeunes,
16:06les principaux concernés,
16:07ils ne sont que 41%
16:08à nous dire
16:09qu'ils seraient favorables
16:10à un service militaire obligatoire.
16:12On a peut-être aussi
16:13d'autres différences
16:14selon sa sympathie politique.
16:15On est plus favorable
16:17à cette idée
16:17quand on est sympathisant
16:18de droite,
16:19plus divisé
16:19quand on est sympathisant
16:20de gauche.
16:21Merci beaucoup,
16:23Christelle Crappelet.
16:24Alors, on voit
16:24que cette question
16:25du service national,
16:26elle crispe un peu
16:27les jeunes au niveau national.
16:28Mais alors, visiblement,
16:29pour l'instant,
16:30en tout cas,
16:30ce n'est pas le cas
16:31avec les étudiants
16:32de l'INSEC
16:33sur le premier vote.
16:34On va voir
16:34si tout cela évolue
16:36puisqu'ils vont voter à nouveau.
16:38Mais avant cela,
16:39il va y avoir
16:40l'heure du face-à-face,
16:41le débat entre vous deux.
16:42Vous avez 15 minutes
16:43pour défendre vos positions.
16:44Je vais me permettre
16:45de guider un peu ce débat,
16:46si vous voulez bien,
16:47autour de quelques grandes questions
16:48sujets.
16:49La première, elle,
16:50elle porte un peu
16:50sur le diagnostic
16:51que vous faites
16:51de la situation actuelle.
16:52Est-ce que notre armée,
16:54aujourd'hui,
16:54est capable de faire face
16:55seule à un retour
16:56de la guerre ?
16:57Ou est-ce qu'elle a besoin
16:58de s'appuyer sur la nation
17:00pour mobiliser à la fois
17:01davantage de personnes
17:02et davantage de compétences ?
17:04On va commencer par vous,
17:06Aurélien Saint-Houle.
17:06La question, en réalité,
17:08il faut la remettre
17:08dans le contexte global
17:09des choix stratégiques
17:10qui ont été faits
17:11dans le pays
17:11depuis plusieurs décennies.
17:12Le premier et le plus structurant,
17:14c'est de savoir
17:15que nous avons décidé
17:16de nous doter
17:16d'une arme nucléaire.
17:18Donc, quand on réfléchit
17:20aux enjeux de sécurité
17:21et de défense
17:22pour la France,
17:23la première chose
17:23est de se dire
17:24qu'en théorie,
17:25nous avons fait le choix
17:26de sanctuariser
17:27notre territoire,
17:29nos intérêts vitaux,
17:30en tout cas,
17:31c'est ce que dit la doctrine,
17:32grâce à l'arme nucléaire
17:33et jusqu'à présent,
17:34elle n'a pas été prise en défaut
17:35de ce point de vue-là.
17:36Donc, ça,
17:37c'est un point
17:38sur lequel je pense
17:39qu'il est important
17:40de s'entendre
17:40parce qu'on ne peut pas dire
17:42qu'on a des besoins
17:43de préparation
17:44à une guerre.
17:45Aujourd'hui,
17:46les militaires disent
17:46hypothèse d'engagement majeur.
17:48Donc, une guerre
17:48de type ukrainien,
17:50non, il n'y a pas
17:50de risque d'invasion
17:51de la France en réalité.
17:52Ce n'est pas
17:53à brève échéance
17:54ou à moyenne échéance
17:54réellement crédible.
17:55C'est-à-dire que la dissuasion
17:56nucléaire, pour vous,
17:58répond à toutes les menaces
17:59aujourd'hui ?
17:59Pas qu'elle répond
18:00à toutes les menaces.
18:01Je dis qu'elle continue
18:03à avoir un effet structurant
18:06sur le modèle
18:07qui fait que vous n'avez
18:08pas besoin
18:08de 800 000 jeunes
18:09pour vous défendre
18:11si jamais vous deviez
18:11demain être envahi.
18:12Donc, ça, c'est important
18:14de l'avoir à l'esprit.
18:15Le deuxième point,
18:15c'est qu'en revanche,
18:16oui, il y a aujourd'hui
18:17des termes pédants,
18:18c'est des transformations,
18:19des mutations
18:19de la conflictualité
18:20dans le monde.
18:21C'est-à-dire que, oui,
18:22il y a différentes façons
18:23de subir des agressions,
18:25mais de plein de façons
18:26différentes.
18:27Ça peut être
18:27des agressions économiques,
18:28ça peut être
18:28des agressions informationnelles.
18:31Et là, la société entière
18:33est concernée,
18:33mais il n'y a pas
18:34que la conscription
18:35qui peut permettre
18:36de répondre à ça.
18:38Moi, un sujet
18:38de préoccupation,
18:40Christophe Blanchet
18:40parlait tout à l'heure
18:41de force morale,
18:42qui est un peu
18:42un élément de langage
18:43qui a émergé
18:43autour d'Emmanuel Macron
18:45ou qu'Emmanuel Macron
18:46a promu ces dernières années
18:47en disant
18:48qu'on a besoin
18:48de force morale
18:49pour faire face
18:49à l'épreuve.
18:50Mais en réalité,
18:52pour faire face
18:52à l'épreuve,
18:53il faut une société
18:54extrêmement soudée.
18:55Et aujourd'hui,
18:56qu'est-ce qui met le plus
18:57en danger la cohésion
18:58de la société ?
18:59C'est l'éclatement
19:00des inégalités
19:01dans ce pays,
19:01la façon dont
19:02certaines personnes
19:04désertent l'impôt
19:05et refusent
19:06de payer leurs impôts.
19:07Cette façon
19:08de casser progressivement
19:09le service public
19:11et tout ce qui fait
19:12qu'en réalité,
19:13la société mérite
19:14qu'on la défende
19:14d'une certaine façon,
19:16ça, petit à petit,
19:16c'est usé.
19:17Donc, encore une fois,
19:19je vois bien les problèmes.
19:20Je crois que la société
19:21a complètement son mot à dire
19:23et que les citoyens
19:24doivent être pleinement
19:24en contrôle,
19:25mais je ne suis pas sûr
19:27que le simple rétablissement
19:28apporte des réponses à ça.
19:29Alors, Christophe Blanchet,
19:30votre réponse à Aurélien Saint-Toul.
19:32Et je rappelle la question,
19:33est-ce que notre armée
19:33aujourd'hui est capable
19:34de faire face seule
19:36à un éventuel retour
19:36de la guerre ?
19:38De quelle guerre on parle ?
19:40M. Saint-Toul a évoqué
19:41plusieurs conflits
19:42sur lesquels on est d'accord.
19:43Les conflits,
19:44aujourd'hui,
19:44sont vraiment multiples.
19:46Armées,
19:47mais informationnelles,
19:49cyber et autres.
19:51Pour votre bonne information,
19:53je vous invite à lire,
19:54on n'aura pas le temps
19:55de le lire maintenant,
19:56mais la revue stratégique
19:57que je vous ai amenée,
19:58c'est un petit document
19:58qui fait ça.
19:59Je crois que M. Saint-Toul
20:00peut confirmer
20:00que c'est un document officiel
20:01fait par l'État
20:03et sans connivence
20:04ou collusion partisane.
20:06On est bien d'accord là-dessus,
20:07je pense, au minimum.
20:09Ça fait état
20:10de la situation actuelle
20:11et des menaces
20:12que nous allons avoir
20:14en France
20:15et pas dans 10, 20 ans,
20:17dans 5, 6 ans.
20:18Donc, le sujet
20:19que l'on doit avoir,
20:21c'est comment chacun
20:22d'entre nous participe
20:23à cette prise de conscience
20:25et à son humble niveau,
20:26participe au fait
20:27d'accompagner
20:28cette défense nationale.
20:29Alors, il ne s'agit pas,
20:31évidemment,
20:32de prendre une arme.
20:33On a des professionnels
20:34pour cela.
20:35Ça s'appelle
20:36nos militaires.
20:36Ils sont formés,
20:37ils sont accompagnés.
20:39Ils ont signé leur contrat
20:40qu'ils étaient prêts
20:41à mourir pour la France.
20:43Alors, il s'agit de faire quoi ?
20:44Et nous,
20:45c'est qu'on accompagne
20:47ces forces militaires
20:49à travers notamment
20:50l'augmentation des réserves
20:52et comment on augmente
20:52l'augmentation
20:53des personnes dans les réserves ?
20:55C'est à travers
20:56le fait d'inciter des jeunes
20:59à faire le service national
21:00obligatoire mais sélectif
21:02que je propose
21:03parce que ça met un pied
21:04dans la connaissance
21:06du monde qui nous environne
21:07et surtout,
21:08ça vous permet, vous,
21:10de nous apporter
21:11ce sur quoi
21:12on est peut-être en défaut.
21:14Mais cette cohésion nationale,
21:15M. Saint-Toul,
21:16il me reprend sur le mot
21:17force morale.
21:18Alors, je pourrais dire
21:19chaîne d'union,
21:20je pourrais dire
21:20chaîne patriotique.
21:21J'ai une question
21:22qui va vous poser
21:23tous les deux là-dessus,
21:23mais j'aimerais quand même
21:24vous entendre
21:24parce que votre proposition
21:26elle vient alors
21:27qu'on vient de lancer
21:28un service militaire
21:30volontaire.
21:31On va peut-être rappeler
21:32en quoi ça consiste.
21:33C'est un engagement
21:33de 10 mois,
21:34payé 800 euros bruts
21:35qui doit répondre
21:36aux besoins de l'armée
21:37et qui va monter en puissance.
21:38On est autour de 3000
21:40candidats engagés
21:41cette année
21:41et l'objectif
21:42c'est d'atteindre
21:4342 500 en 2035.
21:44Ça ne suffit pas ?
21:45Alors, je pense que
21:46ce que je vais dire
21:47va déplaire à certains
21:48et plaire à d'autres.
21:52On se réjouit
21:53d'avoir 3000 jeunes
21:54entre 18 et 25 ans
21:55qui se disent
21:56on veut faire
21:56notre service national
21:57volontaire.
21:59Moi, je suis un peu
22:01dubitatif,
22:0218-25 ans
22:03c'est 5 millions
22:03de jeunes.
22:04D'avoir 3000 jeunes
22:06qui se sentent
22:07la fibre patriotique
22:07de défendre la nation
22:08sur 5 millions,
22:10je pense qu'on a
22:10loupé quelque chose
22:11à un moment.
22:12Je pense que
22:13c'est bien
22:15mais qu'on a loupé
22:16le fait
22:16d'éduquer notre jeunesse,
22:18d'éduquer,
22:18vous éduquer,
22:19de vous accompagner
22:20pour comprendre
22:21c'est quoi la défense nationale.
22:22Moi, ce que je vous propose
22:23c'est autre chose.
22:25Entre 18 et 25 ans
22:26vous avez l'obligation
22:26de candidater.
22:27Et alors,
22:28pour répondre à M. Saint-Toulle,
22:29il y a la mixité
22:29parce que ma proposition
22:30de loi prévoit
22:31la mixité totale.
22:32C'est aussi bien
22:32les hommes
22:33que les femmes
22:34parce qu'on est dans un pays
22:35où chacun est souverain
22:36et il y a l'égalité
22:37homme-femme.
22:38C'est les hommes
22:39et les femmes
22:39qui peuvent candidater.
22:40Une question
22:41sur ce qu'on appelle
22:43le lien
22:44entre l'armée
22:45et la nation.
22:46Est-ce que ce lien
22:46il a besoin
22:47d'être renforcé
22:48ou pas aujourd'hui
22:49Aurélien Saint-Toulle ?
22:50Vous en pensez quoi ?
22:51Ça a été un peu abordé déjà.
22:52De toute façon,
22:52ça ne pourrait pas
22:53être une mauvaise chose.
22:54Donc, la question...
22:56Parce que Christophe Blanchet
22:57disait qu'on a un peu
22:58oublié ce que c'est
22:58que notre armée
22:59depuis la suppression,
23:00la suspension
23:00du service militaire.
23:01Je crois que
23:02votre experte opinion
23:04pourrait confirmer
23:05que moins la population
23:07connaît l'armée,
23:08plus elle en a
23:09une image positive.
23:10C'est une corrélation
23:11qui a été montrée
23:13ces dernières années
23:13par des chercheuses
23:14comme Bénédicte Chéron
23:16par exemple.
23:17Estelle Trappelée ?
23:17Elle a une bonne image.
23:18Alors, je n'ai pas forcément
23:19tous les éléments
23:20sur la corrélation
23:20mais c'est vrai
23:21qu'effectivement,
23:22globalement,
23:22les Français
23:22ont une bonne image
23:23de l'armée.
23:24Alors, nous,
23:25effectivement,
23:26ce que nous défendons
23:27dans le modèle
23:28de conscription citoyenne
23:29qui inclut
23:29une partie d'activité
23:31de défense
23:31pour celles et ceux
23:33qui seraient volontaires,
23:35nous pensons
23:35que cette mesure-là,
23:36elle est dans la tradition
23:37disons de Jean Jaurès
23:38qui dit que
23:39le citoyen
23:41doit avoir
23:41une connaissance
23:42et un contrôle direct
23:43sur les armées.
23:44Ce n'est pas
23:44une institution
23:45parmi les autres.
23:46Alors,
23:47au temps de Jean Jaurès
23:47c'était d'autant plus important
23:48que les armées
23:49pouvaient être carrément utilisées
23:50pour la répression
23:51des mouvements sociaux.
23:53Aujourd'hui,
23:54heureusement,
23:55on n'en est plus là
23:56et je crois
23:56qu'aucun militaire
23:57n'accepterait
23:58ce genre de choses.
23:59Mais ce besoin
24:00de connaître
24:01et de comprendre
24:01les enjeux des militaires,
24:03je pense que ça,
24:03on peut se retrouver là-dessus.
24:04Il y aura une dimension
24:04militaire quand même
24:05pour toute la classe d'âge
24:07qui devra faire
24:08sa conscription citoyenne
24:09ou pas ?
24:09Pour toute la classe d'âge,
24:11il y aura grosso modo,
24:12le modèle est affiné
24:14précisément,
24:15mais il y aura grosso modo
24:16un temps
24:17disons d'instruction civique
24:18mais pas d'instruction
24:19au maniement des armes
24:20nécessairement.
24:21En revanche,
24:22il y aura des missions
24:23d'ordre de défense
24:25pour celles et ceux
24:25qui seraient volontaires
24:27dans la limite
24:28de ce que évidemment
24:29les armées
24:30pourraient définir
24:31comme besoin.
24:31– Christophe Blanchet,
24:33votre réponse par rapport
24:34aux arguments avancés
24:34par Aurélien Saint-Toulle,
24:35est-ce que vous convergez
24:36un peu finalement là-dessus ?
24:37– Je crois que la défense
24:39d'un pays,
24:39ça ne se négocie pas
24:42et on doit tous être impliqués
24:44pour défendre notre pays.
24:45C'est notre pays,
24:45c'est la France.
24:47Et je ne dis pas ça
24:48en disant,
24:50comme vous avez dit,
24:51madame,
24:52souvent c'est les ceux
24:52qui sont favorables
24:53en plus de 60 ans
24:54et parlent d'un temps
24:55que les jeunes de moins de 20 ans
24:56n'ont pas connu aujourd'hui.
24:58Et il ne faut pas dire
24:59que c'était mieux avant.
25:00Et je me bats là-dessus.
25:01Ce n'est pas que c'était mieux avant,
25:02c'était comme ça.
25:03Mon objectif à travers
25:04cette proposition de loi,
25:05c'est de construire le mieux
25:06après avec vous,
25:08en vousant comprendre
25:08que la France,
25:09c'est nous tous.
25:10On est tous unis
25:11dans cette chaîne d'union,
25:13pour éviter de parler
25:13de force morale,
25:15mais cette chaîne d'union,
25:16c'est nous tous.
25:17Chacun,
25:17on a notre pire à l'édifice.
25:18On a un dessin
25:19fait dans les tranchées
25:21pendant la Première Guerre mondiale,
25:23en 14-18.
25:24Ce dessin représente
25:25deux poilus
25:26qui parlent dans la tranchée.
25:27Et le premier dit à l'autre
25:29pourvu qu'ils tiennent.
25:30l'autre se retourne
25:31et dit qui ça ?
25:32Le premier dit
25:33les civils.
25:35C'est ça,
25:36la chaîne d'union.
25:37C'est que nos militaires engagés
25:38ne peuvent pas
25:40aboutir leur mission
25:41s'ils n'ont pas la conviction
25:41que nous sommes tous derrière eux.
25:43Et si en plus,
25:44à cause de ça,
25:45on peut être avec eux
25:46pour les accompagner,
25:47pour les aider,
25:48pour sécuriser notre nation,
25:49alors,
25:50je peux vous assurer
25:51que ça,
25:51c'est la meilleure arme
25:52de dissuasion
25:53que l'on peut avoir
25:54vis-à-vis de nos compétiteurs
25:56qui attendent
25:56de voir nos faiblesses arriver
25:58et de voir nos divergences
25:59passer le pas
26:00et pour être encore plus
26:02menaçants vis-à-vis de nous.
26:03C'est ça qui est marqué
26:04aussi dans la revue stratégique.
26:05Je pense qu'on a bien compris
26:05vos deux points de vue
26:06à la fois sur la dimension militaire
26:08et la dimension obligatoire
26:09ou non
26:09de ce service national.
26:11Mais historiquement,
26:12le service national,
26:13ce n'était pas que ça,
26:13c'était aussi un peu
26:14un creuset républicain
26:15parce que ça concernait
26:16toute une classe d'âge
26:18sans distinction
26:19de classe sociale,
26:20d'origine,
26:22d'appartenance religieuse.
26:24Alors est-ce qu'il faut
26:25rétablir cette dimension-là
26:27à travers un service national
26:29obligatoire
26:29mais pas forcément militaire
26:31en fait ?
26:32C'est la question que je vous pose.
26:32Aurélien Saint-Toule.
26:33Moi je crois que
26:34si on a besoin de ça
26:35pour s'assurer
26:36que les citoyens
26:37vivent bien ensemble,
26:37c'est qu'on a déjà échoué avant.
26:40Donc c'est sous cet angle-là.
26:41Moi je ne veux pas dire
26:43qu'on a besoin de ça
26:45pour que les gens
26:46vivent bien ensemble
26:47et soient heureux
26:47et des histoires d'amour.
26:50Donc ça ne va pas être
26:51un objectif
26:52de cette conscription citoyenne
26:53que vous portez ?
26:54Je pense que ça ne peut pas
26:54être un premier objectif.
26:56Bien sûr qu'il faudra le faire.
26:58Je dirais même
26:58qu'une des principales préoccupations
27:01dans la mise en œuvre
27:02d'un tel dispositif
27:03ça doit être
27:04la lutte contre les discriminations
27:05parce qu'évidemment
27:06dans la société,
27:08dans les armées
27:08comme dans d'autres services
27:10de l'État,
27:11eh bien on est traversé
27:12par les discriminations
27:13en tout genre
27:14que ce soit religieux,
27:16d'orientation sexuelle,
27:18que ce soit lié au racisme,
27:20etc.
27:21Et donc à chaque fois
27:22que vous vous adressez
27:23à la totalité
27:24de la population
27:25ou d'une classe d'âge,
27:26il faut avoir
27:27des dispositifs
27:27extrêmement vigilants
27:29et actifs
27:30pour éviter ça.
27:31Pour le coup,
27:32notre proposition de conscription
27:33elle est pensée
27:33pour permettre
27:35d'être vigilant
27:36vis-à-vis de celles
27:37et ceux
27:38qui seraient impliqués
27:39mais aussi
27:40elle répond aux besoins
27:41que le service public,
27:43l'ensemble des services publics
27:44y compris la défense
27:44soit tout à fait
27:45à l'image de la société.
27:46Ça je pense que c'est important.
27:47Christophe Blanchet,
27:48votre proposition
27:49va concerner
27:51combien de jeunes
27:52a priori ?
27:52Enfin, pas toute une classe d'âge,
27:53on est d'accord, ça va être...
27:54Ce n'est pas toute une classe d'âge
27:56parce que...
27:56Ça va être combien ?
27:5750 000 ?
27:5850 000.
27:58J'ai établé sur 8%
28:00d'une classe d'âge.
28:00Donc il n'y aura pas cette dimension...
28:01En prenant exemple
28:02très clairement
28:03de ce qui se passe
28:03dans les pays
28:04qui l'ont appliqué
28:05depuis ces dernières années.
28:06Donc il n'y aura pas...
28:07Ça veut dire qu'il n'y aura pas
28:07la dimension creusée républicain,
28:09vous-même.
28:09Vous êtes...
28:11Je ne vais pas donner votre âge
28:12mais vous avez fait
28:13votre service militaire
28:14chez les parachutistes.
28:16On a même la preuve en images.
28:18Vous avez vécu...
28:19Vous avez vécu ça.
28:21Qu'est-ce que vous en avez tiré ?
28:22Est-ce que vous avez ressenti
28:24cette dimension-là
28:25où on mélange un peu
28:26tout le monde
28:27et tout le monde est embarqué
28:28dans la même histoire
28:29et ça crée un peu
28:30de cohésion nationale ?
28:32Dans votre question,
28:33il y a deux sujets.
28:34Vous voyez,
28:34je vais rejoindre M. Saint-Toul.
28:35L'objet du service national,
28:39ce n'est pas de réparer
28:40le creusé républicain.
28:41C'est deux sujets différents.
28:42Moi, je parle de défense
28:44de la nation,
28:44défense du pays.
28:46Si effectivement,
28:46on n'a pas réussi
28:47à faire un meilleur
28:50consensus républicain,
28:51c'est qu'on a échoué
28:52sur d'autres mesures avant,
28:53notamment éducatives.
28:54C'est pour ça que j'ai fait voter
28:56une loi sur l'éducation
28:56et la défense nationale
28:57de la 5e jusqu'à la terminale.
29:00C'est pour aussi réparer tout cela.
29:02Là, moi, je parle
29:02de défense nationale.
29:04Est-ce que...
29:05Je ne veux pas revenir
29:06sur ce que c'était mieux avant.
29:07C'est sympa de m'avoir trouvé
29:07la photo avec mon pactage.
29:09J'étais plus jeune
29:10et un peu moins lourd,
29:12sauf avec mon pactage
29:13qui faisait 25 kg à l'époque,
29:14évidemment.
29:14Mais ce que je veux dire,
29:16c'est qu'évidemment,
29:17ce sont des souvenirs.
29:18Évidemment,
29:18quand on se retrouve
29:19pendant les classes
29:20avec une chambrée,
29:21avec des camarades
29:21qui viennent,
29:22qu'on ne connaît pas
29:23parce que c'est du concret,
29:25ce n'est pas du virtuel
29:26sur les réseaux sociaux
29:27ou autre chose,
29:28c'est des cultures
29:29qui se rencontrent.
29:29Mais ce n'est pas le sujet.
29:30Le sujet,
29:31c'est la défense nationale.
29:32Faire corps en disant
29:33d'où vous veniez,
29:34on est tous français.
29:35On est tous français
29:36et on défend notre pays.
29:37Est-ce que si je devais
29:38résumer un peu
29:39vos deux positions,
29:40vous, Christophe Blanchet,
29:41vous voulez former
29:42de futurs potentiels soldats
29:44et vous,
29:45Auréen Saint-Houl,
29:45peut-être davantage
29:46de futurs citoyens ?
29:47Oui, je pense que ça peut
29:49être une formulation utile,
29:50en tout cas pour bien préciser
29:53le distinguo entre nos positions.
29:55Il y a un point sur lequel
29:56je voudrais quand même insister
29:57qui est la question
29:58de la bifurcation écologique
30:00et de la planification écologique.
30:02Le genre de transformation
30:03de la société
30:04qu'on doit engager
30:05ne pourra pas se faire
30:07sans l'implication de la société
30:09et en particulier des plus jeunes.
30:10C'est un axe très important
30:12pour nous dans notre proposition
30:13de se dire
30:14qu'on doit avoir une société
30:15capable de prendre soin d'elle-même
30:17de transformer l'ensemble des usages.
30:20On dit souvent
30:21que les jeunes ont envie
30:21de s'engager,
30:22je crois que c'est vrai,
30:23mais ils ne le font pas
30:24que pour la gloire.
30:25Je pense qu'il faudrait aussi
30:26mettre sur la table des moyens
30:28et dire
30:28bah oui, en fait,
30:29il y aura une activité utile
30:30à la société
30:31et donc elle sera rémunérée
30:32et en même temps,
30:34pouvoir se donner des objectifs
30:36de planification.
30:37Par exemple,
30:37il y a besoin de sauver
30:38les forêts de ce pays.
30:39Bon, ça ne se fera pas
30:41sans que des personnes travaillent
30:42et donc ce travail-là,
30:44c'est l'ensemble de la collectivité
30:45qui doit planifier
30:46et donc les jeunes
30:47en particulier,
30:48y participeront.
30:49La divergence,
30:51citoyens-soldats,
30:52moi, ce n'est pas des soldats,
30:53c'est des personnes armées,
30:56armées intellectuellement,
30:57armées prononciellement
30:58avec leur arme
30:58que vous avez sur vous,
30:59ça s'appelle un téléphone.
31:00Un téléphone est une arme
31:01aujourd'hui,
31:02quand on voit
31:03ce que ça peut faire.
31:04Donc c'est cela.
31:05Et évidemment,
31:06si celles et ceux
31:06qui veulent porter une arme
31:07veulent aller un peu plus
31:09vers le côté militaire,
31:11il faudra le mettre
31:11juste dans l'acte de candidature.
31:13Voilà, je le veux un peu plus.
31:14Mais moi,
31:15je parle de service national,
31:17pas service militaire.
31:18Service national,
31:18ça veut dire qu'on peut aussi
31:19incorporer évidemment les armées,
31:21mais la gendarmerie,
31:22la police,
31:23la police nationale,
31:24la police municipale même,
31:25voyez,
31:26je vous ouvre à cela.
31:27La douane,
31:28tout cela,
31:28ça fait partie
31:30du continuum de sécurité globale
31:32sur lequel chacun et chacune
31:34on peut intervenir
31:35pour soulager celles et ceux
31:36qui seraient en première ligne.
31:37Le but,
31:38ce n'est pas d'être en première ligne,
31:39mais d'être suffisamment fort
31:40ensemble,
31:41en seconde ligne,
31:41en disant on défend la nation.
31:43C'est ce qui est le plus important aujourd'hui,
31:44défendre notre pays ensemble.
31:46On a terminé ce face-à-face,
31:48je pense que vous avez de quoi
31:50vous faire votre opinion
31:52pour voter à nouveau,
31:53donc on va passer au second vote.
32:00Et je rappelle que ce sont les étudiants
32:02de l'INSEC
32:02qui suivent ce débat,
32:03qui suivent cette émission
32:04à distance,
32:05en visio,
32:06qui participent à ce vote.
32:08Alors,
32:08le scrutin est ouvert.
32:10Lors du premier vote
32:10en début d'émission,
32:11il y avait,
32:11je le rappelle,
32:1246% pour un service national obligatoire,
32:14donc pour la proposition
32:15de Christophe Blanchet.
32:1818% qui étaient contre,
32:19sans forcément connaître encore
32:21la proposition
32:22d'Aurélien Saint-Houle.
32:23Maintenant, vous avez défendu
32:24votre propre proposition
32:25et puis il y avait surtout
32:26beaucoup d'indécis,
32:2736% qui étaient sans avis.
32:29Alors,
32:29ce débat entre Christophe Blanchet
32:31et Aurélien Saint-Houle,
32:32a-t-il fait bouger les lignes ?
32:33Est-ce que certains étudiants
32:34ont changé leur vote ?
32:36Le scrutin est clos,
32:37on va voir s'afficher
32:39le résultat.
32:40Alors,
32:41en faveur du service national obligatoire,
32:44on est à 52%,
32:46donc ça a progressé.
32:48Ceux qui sont contre,
32:4941%,
32:50donc il y a beaucoup moins d'indécis,
32:52ils ne sont plus que 7%,
32:53donc 41%
32:54qui ont rejoint
32:55les rangs d'Aurélien Saint-Houle.
32:56Je rappelle que vous partiez de 18,
32:58belle remontée,
32:59on va dire,
33:00mais la proposition
33:01de Christophe Blanchet
33:02reste encore majoritaire.
33:05On va peut-être se rendre
33:06du côté de l'INSEC,
33:07justement,
33:07parce qu'on est en liaison vidéo
33:08avec un étudiant
33:09qui a changé d'avis
33:10entre son premier
33:11et son second vote.
33:12Issa,
33:13bonjour,
33:13alors expliquez-nous
33:14qu'est-ce que vous aviez voté
33:15au tout début de l'émission,
33:17qu'est-ce que vous avez voté là
33:18et surtout,
33:18qu'est-ce qui vous a fait
33:19changer d'avis ?
33:21Alors moi,
33:21mon premier vote,
33:22c'était non,
33:24parce qu'en fait,
33:24je n'avais pas connaissance
33:28des guerres
33:29qui étaient si proches
33:30de chez nous
33:31et notamment aussi
33:32le fait que ça a
33:34plusieurs facettes
33:35comme ça peut être
33:36des cyberattaques
33:37et notamment,
33:38ça peut être aussi
33:39des guerres physiques
33:40et à la suite
33:43du député
33:44qui m'a convaincu,
33:45notamment par ses explications,
33:48j'ai décidé
33:49de voter oui
33:50et je pense que ça peut être
33:51une très bonne idée
33:52mais je suis aussi
33:54en accord avec
33:56le premier,
33:57enfin le deuxième député
33:58qui a voté non
33:58pour adapter
34:00le service militaire,
34:02c'est-à-dire
34:02ne pas le rétablir
34:04mais bien
34:06en mettre un en place
34:07avec des nouvelles fonctionnalités
34:09et adapter
34:11aux enjeux actuels.
34:12En fait,
34:12vous faites un peu
34:12la synthèse des deux,
34:13Issa,
34:14c'est parfait.
34:16Merci beaucoup,
34:17Issa,
34:17pour votre réaction.
34:19En fait,
34:19vos deux arguments
34:20ont porté finalement.
34:22Alors,
34:22on l'a vu,
34:23les votes ont pas mal évolué
34:24depuis le début de l'émission
34:25mais rien n'est joué
34:26car maintenant,
34:27vous allez passer
34:28l'un et l'autre
34:28sur le grill.
34:30Le principe est simple,
34:31on a sur ce plateau
34:32deux groupes d'étudiants,
34:33il y en a dix
34:33qui sont pour
34:34un service militaire obligatoire,
34:36il y en a dix
34:36qui sont contre
34:37et ils vont vous challenger
34:38l'un et l'autre
34:39avec leurs mots,
34:39leurs convictions
34:40et leurs ressentis également.
34:42Christophe Blanchet,
34:43on va commencer par vous.
34:44Qui veut ouvrir les débats ?
34:46Alors,
34:47je suis Ahmed,
34:49moi,
34:49je suis contre
34:50parce que je pense
34:51qu'en toute
34:52était de cause
34:53que nous ne voulions pas,
34:54on ne peut pas construire
34:55un État
34:55en forçant ces jeunes.
34:57Si l'État veut
34:58notre engagement,
35:00qu'il le mérite
35:01et en donnant
35:02des raisons
35:02d'y croire
35:03et franchement,
35:0510 milliards
35:05pour former
35:06des gens
35:07en dix mois
35:08qui ne seront pas
35:09des vrais soldats,
35:11c'est de la monnaie
35:12gaspillée
35:13au moment
35:14où ma génération
35:15a d'autres urgences.
35:17Voilà.
35:18Une question précise,
35:20très claire,
35:21Christophe Blanchet,
35:22c'est la dimension
35:23obligatoire
35:24qui visiblement
35:25ça coince.
35:26Et pas que,
35:27il y a aussi
35:27la question du financement.
35:29Ahmed,
35:29vous évoquiez
35:30plusieurs sujets.
35:31On ne peut pas forcer
35:32des jeunes
35:32pendant une trentaine
35:35d'années,
35:35on a forcé des jeunes
35:36à faire leur service national
35:37et ça ne les a pas
35:38pour autant neutralisés
35:40dans notre parcours
35:40et ça ne nous a pas
35:41empêchés
35:41de vivre notre vie.
35:43On a été forcés
35:44de le faire,
35:44mais on avait
35:45cette éducation
35:45au sens de la nation,
35:46au sens de la patrie,
35:47ce que c'est que la nation.
35:49C'est ça qui met des faux
35:50et je respecte totalement
35:51votre condition
35:51parce que s'il n'y a pas
35:52eu l'éducation
35:53pour que vous compreniez
35:54ce cheminement,
35:55il est normal
35:55que vous ayez
35:55cette réaction-là.
35:57Mais l'intérêt supérieur
35:58de la nation,
35:59c'est la défense nationale.
36:00Il faut comprendre,
36:01c'est ça qui nous protège tous.
36:02C'est ça qui vous protégera
36:03dans votre quotidien,
36:04c'est la défense nationale.
36:05Donc je respecte
36:06votre point de vue
36:06parce qu'il fait
36:08la suite d'un cheminement
36:09que vous avez eu
36:10dans votre parcours
36:10personnel, éducatif
36:11qui n'accompagne pas
36:13à cette compréhension.
36:14Sur le volet financier,
36:16je reviens,
36:17je ne sais pas
36:17où vous avez trouvé
36:18les 10 milliards,
36:19en tout cas pas chez moi.
36:20Alors, c'est combien ?
36:21Parce que moi,
36:21mon dispositif
36:22pour 50 000 jeunes,
36:23pour 9 mois,
36:24c'est 700 millions d'euros.
36:25Il faut quand même
36:26les trouver,
36:26les 700 millions.
36:27Bon, je pense que
36:29aujourd'hui,
36:29on les cherche.
36:30L'intérêt supérieur
36:31de la nation
36:31qui a la défense
36:32n'a pas de prix.
36:34Le coût de la vie
36:35et de notre protection,
36:36ça n'a pas de prix.
36:37On ne peut rien faire
36:38s'il n'y a pas
36:38une défense
36:39qui nous soutient
36:40et qui nous défend.
36:41Donc je respecte
36:41votre point de vue,
36:42j'essaie juste
36:42de vous expliquer
36:42ce cheminement.
36:43Et je suis en désaccord
36:44du coup avec ce que vous dites.
36:46Mais c'est pas grave.
36:47Vous voulez réagir ?
36:48Alors, un jeune formé
36:50en 10 mois
36:51contre son gré,
36:53quelle est vraiment
36:53sa valeur réelle
36:54face à un militaire
36:57professionnel ?
36:57Très bien.
36:58En quelques mots,
36:59parce qu'il faut avoir
36:59d'autres questions
37:00d'autres étudiants.
37:01Moi, ce que je cherche aussi,
37:01c'est de voir
37:02comment on récupère
37:03vos compétences.
37:04Et c'est ça le plus important.
37:05Parce que vous avez
37:06des compétences à nous donner
37:07et c'est ça qu'il faut
37:07mettre en avant.
37:08Le service militaire
37:09que je propose,
37:09le service national,
37:10c'est aussi faire état
37:11de ce que vous savez faire,
37:12ce que vous pouvez apporter
37:13à la nation.
37:14On a une deuxième question.
37:15Ça rend moins obligatoire
37:15les choses.
37:16On a une deuxième question
37:17avec cette étudiante.
37:19Bonjour.
37:19Bonjour à tous.
37:20Je suis Aïcha.
37:22Et donc,
37:23j'ai entendu un peu
37:25vos échanges.
37:26Mais la question maintenant
37:28est comment
37:29vous allez financer tout ça ?
37:31Sachant que les Français,
37:33déjà, ont une certaine baisse
37:35du pouvoir d'achat.
37:36Comment vous allez trouver
37:37les fonds nécessaires
37:38pour rendre un service
37:39militaire obligatoire
37:41pour autant de personnes ?
37:42La défense,
37:43j'insiste,
37:44ça n'a pas de prix.
37:45Il faut bien comprendre.
37:47C'est essentiel.
37:49Et tout le reste,
37:49évidemment,
37:50c'est du quotidien.
37:51Il faut le vivre.
37:52Encore faut-il voter des budgets.
37:53Moi, je voterai un budget
37:54qui participera
37:55à mettre cela en place.
37:56Donc,
37:57notre responsabilité de politique,
37:59c'est de faire
37:59évidemment des budgets équilibrés
38:00pour répartir la vie
38:02de chacun et chacune
38:03avec la particularité
38:04de chacun et chacune.
38:05Mais là,
38:05je finirai juste
38:06sur cette phrase.
38:06En amour.
38:07L'intérêt général,
38:09madame,
38:10ce n'est pas la somme
38:11des intérêts particuliers
38:12quand on parle
38:12de défense nationale.
38:13La défense nationale,
38:14c'est l'intérêt général
38:15qui est supérieur
38:15à tout le reste.
38:16Une troisième question.
38:18Oui, allez-y.
38:19En Finlande,
38:20le service national
38:22obligatoire,
38:23obligataire,
38:24c'est qu'il est pour les hommes
38:25et pour les femmes
38:27est volontaire.
38:28Est-ce qu'on pourra voir
38:29la même chose
38:29pour la France
38:30dans les prochaines années ?
38:33Alors,
38:33vous avez évoqué la Finlande.
38:34Moi,
38:34je suis parti du modèle estonien
38:36sur lequel j'ai été aussi voir,
38:38sur le modèle,
38:38évidemment,
38:39suédois aussi.
38:40C'est intéressant.
38:41Parce que,
38:42je me rappelle,
38:43lorsqu'on a évoqué
38:44un autre sujet
38:44sur le SNU à l'époque,
38:46qui a été un échec au final,
38:47il y avait la volonté
38:49de tous de dire
38:49qu'il fallait que ce soit mixte.
38:51Donc,
38:52je suis ouvert au débat.
38:53Moi,
38:53je pense que,
38:54pour une question d'égalité,
38:55d'équité,
38:56et je crois qu'il y a
38:56autant de compétences
38:57chez les femmes
38:58que chez les hommes
38:59pour la défense nationale.
39:00Christelle, oui.
39:01Si je peux me permettre,
39:02dans les 53%
39:03dont je vous parlais
39:03qui étaient pour un service
39:05national obligatoire,
39:06on avait justement
39:07cette distinction
39:08et on en avait 32%
39:09qui valorisaient le fait
39:10que ce soit à la fois
39:11pour les hommes
39:11et les femmes
39:12et 21% seulement
39:13pour les hommes.
39:14Donc,
39:14plutôt une petite majorité
39:16qui tend à valoriser
39:17la mixité
39:17avec quand même
39:18des femmes
39:19un petit peu plus partagées
39:20sur le sujet.
39:21Merci Christelle.
39:21Ça, c'est sur la mixité.
39:22Moi, j'ai une carte
39:23à vous montrer
39:23sur la dimension obligatoire
39:25du service national
39:26en Europe
39:26parce qu'il y a pas mal
39:27de pays, effectivement,
39:28qui l'ont mise en place
39:29et notamment récemment.
39:30Je crois qu'on est
39:30à 10 pays en tout.
39:32On les voit s'afficher
39:33sur cette carte,
39:3410 pays qui ont mis en place
39:35un service national obligatoire.
39:38Une nouvelle question.
39:39Bonjour,
39:40merci à vous.
39:41Moi, je m'appelle Justine.
39:42J'avais une question
39:43qui rejoint en fait
39:44l'égalité
39:45au-delà de la mixité.
39:47Hommes-femmes,
39:48ça va plutôt être axé sur
39:50une valeur commune
39:52et universelle.
39:53Mais quelles mesures
39:53vous allez mettre en place
39:54pour qu'elles soient
39:55pour tous les jeunes
39:56et ici, je parle
39:56de toutes les classes
39:57favorisées et défavorisées
39:58parce qu'en France,
39:59on voit qu'il y a
39:59beaucoup d'inégalités
40:01par rapport à ça.
40:01Vous n'avez pas peur
40:02qu'il y ait des révoltes ?
40:03Est-ce que la fille
40:04d'un ministre,
40:05au même titre
40:05que la fille d'un ouvrier,
40:06va devoir réaliser ce service ?
40:08Et là, vous posez le sujet
40:09qui a mis fin aussi
40:10au service national
40:11qu'on a connu en 1997.
40:12C'était l'inégalité
40:13des chances
40:14pour ne pas le faire.
40:16On connaissait quelqu'un
40:17qui connaissait
40:17la bonne personne
40:18et on ne faisait pas
40:18son service.
40:19Donc ça, je suis complètement contre
40:21et je me battrais
40:21pour ne pas qu'on ait cela.
40:23Aujourd'hui,
40:23on a des systèmes
40:24numériques
40:25qu'on n'avait pas
40:25dans ces années 1996.
40:26On a des systèmes
40:27de l'intelligence artificielle.
40:28Comment font ces pays-là ?
40:30Ils font,
40:30chaque jeune candidate
40:31avec une lettre de motivation,
40:32tout est enregistré en numérique,
40:34ça passe dans la lunette
40:35et c'est les armées
40:35qui disent,
40:36tiens, le profil là,
40:37nous on veut un profil comme ça.
40:38Mettons une jeune fille
40:39qui est super compétente
40:41en informatique.
40:42Elle n'est pas bonne en sport,
40:44je schématise,
40:44il n'y voyait aucune caricature,
40:46surtout pour les temps qui courent,
40:47je ne veux pas créer de problème.
40:48Mais cette personne,
40:49on la veut
40:50parce qu'on a une armée cyber.
40:51On a une jeune fille
40:52qui est super forte en sport,
40:54qui fait du fit sport
40:55et tout ça,
40:56du fit club,
40:57je ne sais plus comment ça s'appelle.
40:58Et on la veut
40:59parce qu'on a besoin
41:00de quelqu'un
41:00qui va entraîner,
41:01qui va participer,
41:02qui va en aller.
41:03Ben voilà.
41:03Moi, je fais confiance
41:04en numérique
41:05et là,
41:05c'est une impartialité totale.
41:06Une dernière question
41:07et après,
41:07on va passer à vous,
41:10Aurélien Saint-Toulle.
41:11Bonjour,
41:12mon nom c'est Lamine Diara.
41:13Dans votre intervention,
41:15vous avez fait savoir
41:15que nous faisons face
41:16à des nouveaux enjeux
41:18en termes de guerre,
41:19c'est-à-dire aujourd'hui,
41:20les guerres se tournent plus
41:21vers tout ce qui est cyber,
41:25tout ce qui est renseignement.
41:26Et moi,
41:27j'aimerais savoir justement
41:28imposer un service
41:30à toute une génération
41:31qui va durer à peu près
41:33toute une année.
41:35Est-ce que cela est pertinent
41:36face à un investissement,
41:38à des compétences
41:39beaucoup plus spécialisées ?
41:40Alors,
41:41je vous rappelle
41:42que je sélectionne
41:438% d'une classe d'âge.
41:45Une classe d'âge,
41:46c'est 700 000 jeunes.
41:478%,
41:47ça fait 50 000.
41:48Donc,
41:48ce n'est pas tout le monde
41:49qui est imposé.
41:50Mais il est imposé
41:51de se sentir volontaire,
41:53de se sentir...
41:54Il y a l'obligation
41:55de candidater.
41:56C'est comme ça
41:56qu'on a le sentiment
41:57d'appartenir.
41:58Et c'est les ceux
41:59qui seraient partenus,
41:59d'ailleurs,
42:00je propose
42:01de permettre
42:02à dispositif des jeunes
42:03de pouvoir le faire
42:04s'ils le veulent
42:05d'autres manières
42:06avec l'augmentation
42:06notamment des réserves.
42:08Donc,
42:08le sujet,
42:09ce n'est pas dire
42:09qu'on prend tout le monde
42:10parce qu'on n'est pas
42:11en capacité déjà
42:12budgétairement.
42:13Sur le type de menaces
42:14et les compétences nécessaires,
42:16c'est le sens
42:16de votre question,
42:17je crois,
42:18par rapport
42:18au profil disponible.
42:21Parlons du cyber.
42:22Aujourd'hui,
42:22c'est plus d'un million
42:23d'attaques cyber
42:23qu'on a en France.
42:24La plupart,
42:25ça vient de certains
42:25pays de l'Est
42:26et certains compétiteurs
42:28qui s'appellent
42:29la Russie.
42:30Ce sont des attaques cyber.
42:31C'est des attaques
42:31aussi criminelles
42:32sur la monnaie,
42:33sur le numéraire.
42:35Donc,
42:35tout cela,
42:35ça fait partie
42:36véritablement
42:37de nos attaques
42:37et sur lesquelles
42:38vous avez une compétence,
42:39sur lesquelles
42:39vous pouvez accompagner
42:41nos forces armées,
42:41nos forces de défense nationale
42:42pour apporter à la fois
42:44votre savoir-faire
42:44et surtout après,
42:45une fois que vous avez réoccupé,
42:46vous pouvez diffuser
42:47l'information
42:48pour faire véhiculer
42:49le fait que chacun
42:50peut participer
42:51à cette défense nationale.
42:52C'est vous,
42:53Rélien Saint-Toult,
42:53qui allez passer
42:54sur le grill
42:54de nos étudiants
42:56qui sont de l'autre côté.
42:58Qui prend la parole
42:58en premier ?
42:59C'est moi.
42:59Bonjour.
43:00Bonjour, monsieur.
43:01Je m'appelle Edouard Di.
43:03La question étant
43:04le service militaire
43:05par rapport aux étrangers,
43:07c'est que,
43:07puisqu'ils vivent en France,
43:12ils travaillent en France,
43:13ils payent les impôts en France
43:14et qu'ils représentent
43:15une part importante
43:17de la population,
43:18on ne peut pas nier ça.
43:19Donc,
43:19est-ce qu'ils seront concernés
43:20par la conscription
43:22citoyenne d'Aurélien Saint-Toult ?
43:23Exactement.
43:25Si oui,
43:25comment ?
43:26Et sinon,
43:26comment justifier
43:27que son financement
43:28repose également
43:29sur leur contribution ?
43:31Voilà.
43:31D'une manière générale,
43:32de toute façon,
43:33ce qui existait
43:34en matière de service national
43:37vaut,
43:38au moins pour la proposition,
43:39j'imagine,
43:39de Christophe Blanchet,
43:41la participation
43:41à une conscription
43:42est liée à la citoyenneté.
43:44Donc,
43:45aussi longtemps
43:46qu'il y a ce lien
43:48qui existe,
43:49la question que vous posez
43:50est très pertinente.
43:51Est-ce que
43:52celles et ceux
43:53qui voudraient participer
43:54à une conscription
43:55et qui n'auraient pas
43:56la nationalité
43:57à ce moment-là,
43:58est-ce que ça devrait être,
44:01est-ce que c'est un moyen
44:01d'acquérir la nationalité ?
44:02Probablement.
44:03Vous avez raison
44:03de poser cette question
44:05puisque dans les armées
44:06aujourd'hui,
44:07il y a la possibilité
44:09d'acquérir la nationalité
44:10en fait,
44:12en s'engageant,
44:13en servant.
44:14Donc,
44:14ça,
44:14la question se pose.
44:16Après,
44:16il y a la question
44:16de celles et ceux
44:17qui n'ont plus l'âge,
44:19n'ont plus la possibilité
44:20et qui sont étrangers.
44:21Bon,
44:21nous,
44:22vous le savez,
44:22au sein de la France insoumise,
44:23de toute façon,
44:24on défend la possibilité
44:25pour de très nombreux cas
44:26en fait,
44:26d'acquérir la nationalité française
44:28et même sans avoir
44:29du coup fait participer
44:31à une quelconque conscription.
44:32On va prendre
44:33une deuxième question.
44:34Allez-y.
44:35Bonjour,
44:35je m'appelle Alexia.
44:36Déjà,
44:36merci pour votre débat
44:38très constructif.
44:39Tout à l'heure,
44:40vous avez dit,
44:41monsieur Saint-Toul,
44:42que vous pensez
44:43que quand même
44:44notre arme nucléaire
44:46est très dissuasive
44:50à l'heure actuelle
44:51en 2026,
44:52il y a quand même
44:52beaucoup de pays
44:53qui ont l'arme nucléaire
44:55avec des grosses têtes
44:57comme Poutine et Trump.
44:59Pensez-vous vraiment
45:00que c'est suffisant
45:03et qu'il ne faut pas
45:04montrer davantage
45:05notre force
45:06en rétablissant
45:08le service national
45:09comme beaucoup de pays
45:10le font
45:10et du coup suivre
45:11également
45:12cette force européenne
45:14aussi
45:14et montrer que la France
45:16fait partie
45:16des grosses têtes
45:17de l'Europe.
45:18Alors,
45:19l'idée
45:19d'un service
45:21qui servirait
45:22à une démonstration
45:23de force,
45:23pour le coup,
45:23je n'y crois pas trop
45:24parce que
45:26ce qui est en cause,
45:27évidemment,
45:27c'est la défense
45:28du territoire.
45:29J'ai parlé
45:30de dissuasion nucléaire
45:31tout à l'heure
45:31mais il y a d'autres choses
45:32qui font qu'aujourd'hui
45:33la France,
45:34dans son territoire,
45:34n'est pas directement
45:35menacée
45:36de façon conventionnelle.
45:38Disons,
45:39bah oui,
45:39on a construit
45:40l'Union européenne,
45:42enfin l'Europe,
45:42la réconciliation franco-allemande,
45:44on n'a pas de problème
45:45à nos frontières
45:46d'une certaine façon.
45:48Donc,
45:49l'idée de dire
45:50qu'on a un message,
45:51un signal à envoyer,
45:53je crois que le service
45:55national obligatoire
45:56n'est pas vraiment pertinent.
45:58Après,
45:58l'autre question
45:59que vous pouvez vous poser,
46:00c'est,
46:00est-ce que
46:01ces personnes
46:02qui participeraient
46:03à un service national obligatoire,
46:04c'est plutôt une question
46:05à poser à Christophe Blanchet,
46:07mais est-ce qu'elles peuvent être
46:08projetées à l'étranger,
46:10à l'extérieur ?
46:11Nous,
46:11dans le modèle
46:11que nous défendons
46:12de conscription,
46:13qui a donc un volet
46:14de défense,
46:16mais dont l'essentiel
46:16concerne plutôt
46:17des activités civiles,
46:19nous disons,
46:19en aucun cas,
46:21ces personnes
46:22ne pourraient être envoyées
46:23à l'étranger.
46:24Je crois que Christophe
46:25est d'accord.
46:25Christophe Blanchet,
46:26dans votre proposition ?
46:27Tout à fait,
46:28les appelés
46:30n'ont pas vocation
46:31à partir sur un conflit
46:33à l'intérieur extérieur.
46:34Une troisième question.
46:35Je m'appelle Dylan,
46:36merci pour votre intervention.
46:39Vous prenez l'idée
46:39de la dissuasion nucléaire,
46:41mais à ce jour,
46:41le territoire français
46:42a attaqué quotidiennement
46:43et beaucoup de défenses
46:44sont passées sous silence.
46:45Le brassage social
46:47que vous prenez,
46:47je pense que c'est
46:48une très bonne idée,
46:48mais avez-vous une idée
46:49du taux de conversion
46:50du peu de jeunes
46:51pour le maniement des armes
46:52qui vont être
46:53pour les forces de l'ordre ?
46:55Comment vous allez gérer
46:56tout ça ?
46:57Et est-ce qu'il y a
46:58une sanction,
46:58des pénalités
46:59pour ceux qui vont refuser
47:00l'engagement ?
47:01Ça rejoint la question
47:02de l'obligation
47:03tout à l'heure.
47:04Moi, évidemment,
47:05quand on vous dit
47:06que vous êtes obligé,
47:07moi, je suis un insoumis.
47:07Donc, si vous me dites
47:08que je suis obligé,
47:08le premier,
47:09partez à droite,
47:10je pars à gauche.
47:11On est tous construits
47:12comme ça.
47:13Donc, ça tombe bien.
47:15En revanche,
47:16je pense que cette notion
47:17d'obligation,
47:17d'abord,
47:18elle est importante
47:19parce qu'elle est
47:20la condition de l'égalité
47:21et ça a été redit,
47:22en fait.
47:22Ensuite,
47:23est-ce que la fille
47:24du ministre
47:25ou la fille de l'ouvrier
47:26auront les mêmes
47:28obligations,
47:28les mêmes choix ?
47:29Donc, je crois
47:30que cette idée
47:30d'obligation,
47:31en réalité,
47:31elle permet de garantir
47:33l'égalité.
47:33On avait une formule
47:34pour parler de ça,
47:35on parlait de l'impôt
47:36du temps.
47:38Bah oui,
47:38on a des obligations
47:39en tant que citoyen,
47:40on paye des impôts,
47:41personne ne se soustrait
47:42à ça et si jamais
47:43on se prend...
47:45L'impôt du temps,
47:45c'était...
47:46Je ne comprends pas bien
47:46l'idée.
47:47On a dans la vie
47:48un moment
47:49où on est tous égaux
47:51face à la société.
47:53En donnant son temps
47:53à l'État,
47:53à la nation.
47:54On donne du temps
47:54à la société,
47:56à la nation,
47:56si vous voulez
47:57employer l'expression.
47:58Et donc,
47:59de ce point de vue-là,
48:00oui, il y a forcément
48:01un besoin
48:02de garantir
48:03cette obligation.
48:04La contrepartie
48:04de l'obligation,
48:06si elle n'est pas respectée,
48:08il faut qu'il y ait
48:09des inconvénients.
48:11Il ne s'agit pas
48:11de jeter les gens
48:12en prison,
48:13etc.
48:13Nous défendons par exemple
48:15la possibilité
48:16de l'objection de conscience.
48:16C'était un des arguments
48:17par rapport au SNU.
48:18On disait,
48:19des jeunes gens de 16 ans
48:19se retrouvent dans un milieu
48:21militaire ou paramilitaire
48:22alors qu'ils n'ont pas
48:23une conscience
48:24totalement formée
48:26ou en tout cas,
48:27la loi ne l'en reconnaît
48:28pas complètement
48:28et puis ils sont versés
48:29dans un milieu militaire
48:30sans avoir même
48:31la possibilité de dire
48:32non, je ne veux pas y aller,
48:33je ne veux pas être caserné,
48:34etc.
48:34Donc, l'objection de conscience
48:35de votre côté,
48:36Christophe Blanchet de votre côté,
48:37est possible.
48:38Et puis, il y a quand même
48:38la contrepartie.
48:39Si ce n'est pas respecté,
48:40aujourd'hui,
48:40il y a des obligations
48:41à remplir.
48:42Vous ne pouvez pas être candidat
48:44au concours de la fonction publique
48:45ou à certaines fonctions.
48:47C'est ce qui se passe
48:47déjà aujourd'hui
48:48si vous ne participez
48:49à ce qu'on appelait
48:51la JAPD à mon époque,
48:52la JDC aujourd'hui
48:53et désormais,
48:54la journée de défense.
48:55Journée de mobilisation.
48:56Journée de mobilisation.
48:57Oui, j'étais d'accord
48:57avec mobilisation.
48:58Juste avant d'avoir
48:59une nouvelle question,
49:00en un mot,
49:00les objecteurs de conscience,
49:01vous en faites quoi,
49:02Christophe Blanchet,
49:03dans votre proposition ?
49:03Est-ce qu'il y a dans la salle
49:04éventuellement un objecteur de conscience ?
49:06Un objecteur de conscience,
49:06c'est quelqu'un qui,
49:07par conviction,
49:08refuse de porter les armes
49:09parce qu'il est pacifiste,
49:11on peut le dire comme ça ?
49:11Oui, non, bon.
49:12Je pense qu'il en aura
49:13beaucoup moins qu'on ne pense
49:15et aux objecteurs de conscience,
49:16je dirais,
49:17sortez-moi votre téléphone
49:18et donnez-le moi
49:18parce que c'est une arme
49:19que vous n'imaginez pas
49:20à quel point elle peut tuer
49:21et qu'elle peut être dans le...
49:23Bon, c'est non,
49:24pas d'objecteur de conscience.
49:25Si, si, il y aura la possibilité.
49:26Là, on est sur le temps
49:26d'Aurélien Saint-Toulle
49:27donc on ne va pas empiéter.
49:28C'était juste pour avoir
49:29votre réponse.
49:30Une nouvelle question
49:31à Aurélien Saint-Toulle.
49:32Bonjour, je m'appelle Maëlle.
49:33Vous avez dit que
49:34le service national obligatoire
49:36ne doit pas avoir
49:36comme première vocation
49:37la cohésion nationale.
49:39Quel système
49:40pourrait être mis en place
49:44vocation justement
49:45de cette cohésion nationale ?
49:46Je vais vous dire
49:47un peu frontalement.
49:48Moi, j'appelle ça...
49:49Nous, on appelle ça
49:49la Sixième République.
49:51Hier, un pays
49:52qui s'est renouvelé,
49:54on dit la Nouvelle-France
49:55et qui a besoin
49:55de se refonder institutionnellement
49:57dans l'ensemble
49:58de ses aspects
49:59et on appelle ça
49:59la Sixième République.
50:01Et pourquoi la cohésion
50:02est là ?
50:03Parce qu'en réalité,
50:04vous voyez bien
50:05que depuis des années,
50:07vous avez une partie
50:08de la société
50:09et le haut de la société
50:10et le bas de la société
50:11et pas seulement l'image
50:12mais qui divergent énormément
50:13et donc des gens
50:14qui donnent des ordres,
50:17commandent,
50:17commandent les affaires
50:18politiques, économiques,
50:19etc.,
50:20qui s'affranchissent
50:20de toute obligation
50:21à l'égard du collectif
50:22et à l'inverse,
50:23vous avez toutes celles
50:23et ceux qui travaillent,
50:25qui eux,
50:26portent l'ensemble
50:27de la société.
50:28Pendant le Covid,
50:28on a parlé
50:29de la première ligne,
50:30etc.
50:31Et une fois la pandémie
50:32finie,
50:32on a arrêté d'applaudir,
50:33on n'a plus rien dit
50:34et on n'a rien fait
50:35pour garantir l'égalité
50:37réelle des citoyens.
50:38Moi, je défends le principe
50:39d'une égalité réelle
50:40des citoyens.
50:41Mais qui ne passe pas
50:41par une conscription citoyenne ?
50:43– Ça veut dire que c'est
50:43dans l'ensemble
50:43des moyens de l'État
50:44doivent être tournés
50:45vers le fait
50:47que toutes et tous,
50:48nous puissions vivre
50:49dans de bonnes conditions,
50:50que nos besoins
50:51soient satisfaits.
50:53Nous, nous avons
50:54un principe politique
50:55qui est simple,
50:56qui est un principe
50:56de contribution collective
50:58à chacun selon sa capacité
51:00pour que chacun bénéficie
51:01selon ses besoins.
51:03Et ça, évidemment,
51:05une conscription citoyenne
51:06participe évidemment
51:07à ce modèle.
51:08Mais c'est vrai
51:09partout ailleurs.
51:10quand nous disons
51:11que le repas
51:11doit être gratuit
51:12à la cantine
51:13et de bonne qualité,
51:14on participe évidemment
51:15à resserrer les liens
51:16dans la société.
51:17Une nouvelle question ?
51:19– Bonjour Raphaël.
51:20Est-ce que vous ne pensez pas
51:21que si un service militaire
51:22reviendrait en France,
51:23ça permettrait de rééduquer
51:25les jeunes sur la valeur
51:26comme l'a dit M. Blanchet
51:27tout à l'heure,
51:28sur le nationalisme,
51:29savoir si on est toujours
51:30d'accord sur les projets
51:32de son pays,
51:33des choses comme ça ?
51:33– Alors, moi,
51:35je ne crois pas
51:36qu'un service militaire
51:37spécifiquement doit d'abord
51:38rééduquer.
51:39L'expression rééduquer
51:41me pose un peu problème
51:42parce que qui décidera
51:43qu'on doit rééduquer qui
51:44et de quelle façon ?
51:46En réalité,
51:47on joue à se faire peur
51:48très souvent.
51:49Vous êtes tous là,
51:52représentatifs assez largement
51:53de la société,
51:54vous avez envie de bien faire.
51:56Je crois que, voilà,
51:58on n'a pas besoin
51:58de rééduquer les jeunes.
51:59Il faut qu'on trouve
52:00les modalités de vivre ensemble
52:02du mieux qu'on peut,
52:03qu'on se respecte
52:04les uns les autres,
52:04mais il n'y a pas besoin
52:05de rééduquer, vous voyez.
52:06Et s'il y avait besoin
52:08de rééduquer,
52:08ça voudrait dire
52:09qu'on n'a pas fait
52:09le boulot avant
52:10dans l'éducation en général
52:11et l'instruction.
52:13Là, il n'y a pas de question.
52:14Est-ce qu'on a vraiment
52:15mis les moyens
52:16à l'éducation nationale
52:17ces dernières années ?
52:17Je crois que vous savez tous
52:18que ce n'est pas le cas.
52:20Vous le savez déjà.
52:21qu'on a des moyennes,
52:23par exemple,
52:23d'encadrement
52:24ou de rémunération
52:25des enseignants.
52:26Bon, je suis prof,
52:26alors évidemment,
52:27je peux l'être pour ma paroisse.
52:28Mais en l'occurrence,
52:29vous savez qu'en France,
52:30on paye moins les enseignants
52:31que dans la plupart
52:32des pays européens.
52:34Merci beaucoup.
52:35On va s'arrêter là,
52:36je vous interromps,
52:36je suis désolé.
52:37Mais on arrive au terme
52:39de cette émission.
52:40Le temps passe.
52:40On va passer
52:41à la dernière carte.
52:48Et donc là,
52:49vous avez 30 secondes chacun
52:50pour ramasser un peu
52:51tous vos arguments,
52:52pour convaincre
52:53dans cette dernière ligne droite.
52:55On commence avec vous,
52:56Aurélien Saint-Toulle.
52:5730 secondes.
52:57Bon, alors,
52:58ce n'est pas une dernière carte,
52:59c'est une dernière cartouche.
53:00Comme je vous le disais,
53:01je crois que nous sommes arrivés
53:03à un tournant
53:04dans notre histoire.
53:05Il y a dans ce pays
53:06une nouvelle France
53:07qui a succédé,
53:08elle n'a pas remplacé,
53:09mais elle a succédé
53:10à la génération précédente.
53:11On est en un pays
53:12entièrement bouleversé.
53:13Et nous,
53:14ce que nous défendons,
53:14c'est l'idée
53:15d'un contrôle citoyen partout.
53:16Les citoyens doivent être
53:17maîtres dans l'entreprise,
53:18dans la cité,
53:19et sur les sujets
53:20les plus importants,
53:21que ce soit
53:21de la planification écologique,
53:22que ce soit leur défense.
53:23Et donc,
53:24la proposition qu'on fait
53:24de conscription citoyenne,
53:26c'est une proposition
53:27de pouvoir aux citoyens
53:28sur ce sujet fondamental
53:29qui est la guerre et la paix.
53:30Et c'est donc
53:31une mesure aussi
53:32profondément soucieuse
53:33de la paix.
53:34À vous,
53:34Christophe Blanchet.
53:3530 secondes pour conclure.
53:37Je vais raconter une histoire.
53:39En 30 secondes.
53:40Ne me coupez pas.
53:43Laurent Gauthier
53:43est un vétéran français
53:45qui a débarqué
53:46le 6 juin 1944
53:47sur la plage
53:48de Colville-Montgomerie
53:48lors du grand débarquement
53:50qu'a libéré la France
53:51et l'Europe.
53:52Laurent Gauthier
53:52est décédé il y a 3 ans.
53:53Il avait 101 ans.
53:55Quand des jeunes
53:55lui posaient la question
53:56« Monsieur Gauthier,
53:56pourquoi est-ce qu'à l'âge
53:57de 17 ans,
53:58vous avez traversé la Manche
53:59pour rejoindre le général de Gaulle
54:00en 1940
54:01avec l'espoir de libérer la France ?
54:02Pourquoi est-ce que vous avez fait ça ? »
54:04Il a dit
54:05« J'ai fait tout ça
54:05parce que j'ai été éduqué
54:06à aimer la France. »
54:08Rééduquer à aimer la France
54:09ce n'est pas la vocation première
54:10du service national.
54:12Mais ça peut participer
54:13par rééduquer.
54:14Je n'aime pas non plus ce mot-là.
54:15Mais à donner les connaissances
54:16que chacun d'entre vous,
54:18chacun d'entre nous,
54:18chacun des jeunes
54:19fait partie de la France.
54:21Et quand on aime la France,
54:22on la défend coûte que coûte
54:23avec son humble niveau.
54:25C'est terminé.
54:26Certains avec une arme létale,
54:27d'autres avec un téléphone,
54:28d'autres avec ce que l'on peut y amener.
54:30Voilà ce que je veux proposer.
54:31On s'arrête là.
54:32Cette fois ça y est,
54:33on y est.
54:34C'est l'heure du vote final
54:35avec cette question.
54:36Vous l'avez bien en tête,
54:37je vous la redonne.
54:38Faut-il rétablir
54:39un service national obligatoire
54:40en France ?
54:41Ce sont donc les étudiants
54:42de l'INSEC
54:43qui suivent cette émission
54:44à distance depuis le début
54:45qui vont voter.
54:46Mais alors attention,
54:46cette fois,
54:47les règles changent.
54:48Les indécis doivent choisir
54:50oui, non, pour, contre.
54:52Il n'y a donc que deux options
54:53pour eux.
54:54Pour ou contre,
54:54le service national obligatoire,
54:55le scrutin est ouvert.
54:56Je rappelle que lors du premier vote,
54:58il y avait 46%
54:59qui étaient pour un service
55:00national obligatoire,
55:0118% qui étaient contre,
55:0336% qui étaient sans avis.
55:04Aurélien Saint-Toul
55:05a fait une belle remontée
55:06au vote intermédiaire
55:07qui a fait donc bouger les lignes.
55:08Qu'en sera-t-il du vote final ?
55:11Le scrutin est clos
55:12et les résultats
55:13vont s'afficher
55:13sur votre écran.
55:15Les résultats,
55:16les voilà.
55:17Nous sommes à 64% pour,
55:2036% contre.
55:22Donc c'est globalement
55:23la proposition
55:25de Christophe Blanchet
55:25qui l'a emportée
55:26dans la dernière ligne droite
55:27malgré la belle remontée
55:28au vote intermédiaire
55:29d'Aurélien Saint-Toul.
55:30Mais je rappelle
55:30qu'il n'y a pas de gagnant,
55:32de perdant.
55:32L'essentiel,
55:33c'était d'échanger des idées,
55:35le plaisir de confronter
55:36ces points de vue.
55:38Peut-être une réaction ?
55:39Aurélien Saint-Toul ?
55:40Moi, ce qui évidemment
55:41biaise un petit peu
55:42le résultat final,
55:43c'est qu'on a tous les deux
55:44une proposition
55:45qui repose sur la participation
55:47des jeunes
55:48à la vie de la société
55:49et que je crois
55:50que ce que montre
55:51le vote
55:52est une vraie grande disponibilité
55:55des jeunes pour tout ça.
55:57Donc je crois
55:57que c'est une très bonne situation
55:59dans laquelle on se trouve
55:59et qu'en 2027,
56:01on arrivera
56:01à faire quelque chose de bien.
56:03Christophe Blanchet ?
56:04Il n'y a pas de gagnant,
56:05perdant.
56:05L'essentiel,
56:06c'est d'avoir ce débat.
56:07L'essentiel,
56:07c'est que vous ouvriez aussi
56:08ce débat-là autour de vous
56:10pour comprendre
56:10les enjeux qu'il y a.
56:11En vous appuyant vraiment
56:12sur la revue stratégique,
56:13je pense qu'on peut être d'accord
56:14que c'est un document
56:14sur lequel on peut s'appuyer.
56:15Ça fera de la lecture
56:16pour nos étudiants.
56:17Et moi, je remercie
56:18pour la qualité du débat.
56:19Je remercie mon collègue.
56:20J'espère qu'on vous a intéressé
56:21et un petit peu insufflé
56:23le fait que la Défense nationale,
56:24là, ça nous concerne tous.
56:25Moi, j'ai une question
56:26à Christelle Crappelet
56:26parce que là,
56:27on a quand même un vote
56:27qui ne va pas forcément
56:29dans le sens de l'enquête
56:30que vous aviez menée
56:30auprès des jeunes
56:32qui semblaient quand même
56:33un peu réticents
56:33à la dimension obligatoire
56:35d'un service national.
56:37Oui, finalement,
56:37on a peut-être ici
56:38des jeunes qui rejoignent plus
56:39l'ensemble des Français,
56:40même si, en fait,
56:41ce que ça montre,
56:42c'est que derrière,
56:43il y a la question
56:44des modalités,
56:44des moyens
56:45et qu'au-delà du pour-contre,
56:47il y a sans doute aussi
56:48différentes perceptions
56:49qui peuvent s'exprimer.
56:51Et c'est peut-être le débat
56:52qui permet de forger
56:53son point de vue,
56:54tout simplement.
56:54Et on avait aussi
56:55dans nos enquêtes
56:55des jeunes
56:56qui, quand même,
56:57étaient aussi pour.
56:58Eh bien, un grand merci
56:59à nos deux débatteurs
57:00d'avoir joué le jeu,
57:02à Christelle Crappelet
57:03pour vos éclairages,
57:05à nos étudiants de l'INSEC,
57:06ceux qui ont défendu
57:07leurs idées
57:07sur ce plateau
57:08et puis ceux qui ont participé
57:10à distance
57:11en votant tout au long
57:12de l'émission.
57:13Enfin, merci particuliers
57:14à Claire Soudunier
57:15et Karine Labouet
57:16de l'INSEC.
57:17Controverse s'arrête là
57:18pour aujourd'hui.
57:19Merci pour votre fidélité
57:20et à bientôt
57:21pour une nouvelle émission.
57:22Merci.
57:23Bravo.
57:26– Sous-titrage ST' 501
Commentaires

Recommandations