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  • il y a 4 mois
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Cyril Adriaens-Allemand revient sur les questions qui font l’actualité avec Sébastien Chenu, député RN du Nord, vice président de l'Assemblée nationale.

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Transcription
00:02Merci Cédric, bonjour à tous, bonjour Sébastien Chenu.
00:04Bonjour Monsieur.
00:05On parle dans un instant de la campagne présidentielle et de cette idée de référendum qui fait débat chez vous
00:09concernant le voile dans l'espace public,
00:12mais d'abord la proposition de loi sur la fin de vie, elle a été définitivement adoptée hier, vous étiez
00:17dans l'hémicycle, vous avez voté pour ou contre ?
00:20Je fais partie de ceux qui ont voté pour ce texte, j'ai la chance d'être membre d'un
00:23parti politique qui permettait la liberté de vote,
00:26parce que c'est un texte social, de société, qui fait appel à la conscience peut-être de chacun d
00:33'entre nous, c'est un texte grave, je ne le trouve pas parfait,
00:37mais à partir du moment où cette loi donne un cadre que j'estime assez fort, à partir du moment
00:44où on a voté des dispositifs sur les soins palliatifs
00:46avant qui doivent de toute façon toujours précéder un tel texte et une telle opération, eh bien j'ai considéré…
00:54Vous ne trouviez pas le cadre imprécis ou imprudent ?
00:56Il y a quand même 106 députés de votre parti qui ont voté contre, dont Marine Le Pen.
01:03Oui bien sûr, et je respecte absolument cela, je comprends, je vous le dis, ce cadre, en tout cas cette
01:07loi n'est pas parfaite,
01:08mais moi je voulais en tous les cas poser le principe de l'accès à cette liberté de pouvoir terminer
01:14sa vie dignement,
01:16et encore une fois je pense que lorsqu'on veut quitter la vie, devoir également quitter son pays,
01:21par exemple aller dans un autre pays pour procéder à cela, me semblait être particulièrement injuste,
01:28je l'ai fait avec gravité, je n'en tire pas quelconque fierté, j'entends des gens qui veulent célébrer
01:34cela, pas du tout,
01:35mais je pense qu'il fallait donner et encadrer cette liberté.
01:38Est-ce que vous avez compris pourquoi Sébastien Lecornu allait saisir le Conseil constitutionnel ?
01:42Probablement parce qu'il y a des zones d'ombre, en tous les cas des angles morts dans cette loi.
01:48Ce n'est pas pour donner des gages aux opposants ?
01:50Je trouve ça un peu lâche, si c'est ça je dois vous dire, je trouve ça un peu lâche,
01:53parce qu'un Premier ministre, s'il n'est pas d'accord avec une loi qu'il porte, alors il
01:57faut démissionner,
01:58alors il ne faut pas la porter, s'il porte cette loi, puisque c'est le gouvernement qui fait l
02:03'ordre du jour.
02:04Donc c'est bien, c'est un texte qui a été autorisé, mis à l'ordre du jour de l
02:10'examen de l'Assemblée par ce gouvernement.
02:13Donc ou le Premier ministre est d'accord, il porte ce texte, ou il n'est pas d'accord,
02:16et à ce moment-là il ne peut pas l'assumer.
02:18Mais il y a un côté un peu lâche de se cacher derrière le Conseil constitutionnel, dans cette opération-là.
02:25On reconnaît bien Sébastien Lecornu, le navigateur, celui qui sans arrêt essaye de passer entre les mains et des filets.
02:31– Sébastien Chenu, la sécheresse, un tout autre sujet, sévit un peu partout dans le pays.
02:36Situation inédite, exceptionnelle et très préoccupante, alerte le ministère de la Transition écologique.
02:41Et c'est dans ce contexte qu'un groupe de députés, de sénateurs, essaye de plancher pour trouver un texte
02:46commun.
02:46On annonce, certains annoncent une guerre de l'eau avec des agriculteurs en demande
02:51et des élus locaux qui perdraient en pouvoir.
02:53Vous êtes de quel côté, vous ? Côté agriculteur ou élus locaux ?
02:56– Non mais nous, nous sommes évidemment toujours du côté des agriculteurs,
03:00parce qu'il faut préserver ce qui apparaît être aujourd'hui un plan social énorme
03:05qui est celui de la disparition de l'agriculture, derrière cela de la ruralité.
03:08– Malgré les réticences des élus locaux ?
03:10– Il y a aussi des élus locaux qui soutiennent particulièrement les agriculteurs, bien entendu.
03:15Mais la question de l'eau et la question également, vous parliez des incendies,
03:20de l'équipement, de la sécurité civile de notre pays, elle est devant nous.
03:23Quand vous voyez que Gabriel Attal a rayé d'un trait de plume la possibilité d'acquérir
03:27de nouveaux Canadair, vous dites qu'effectivement, ils n'ont rien prévu comme d'habitude.
03:32Vous savez, une canicule, on s'aperçoit que le pays n'est pas climatisé,
03:35un feu important en forêt de Fontainebleau, on s'aperçoit que ceux qui nous gouvernent
03:40depuis dix ans ont empêché l'acquisition de Canadair.
03:44Ils n'ont rien prévu et ils nous laissent dans les approximations.
03:48Avec Hélène Laporte, la députée du Lot-et-Garonne, qui est notre référente sur l'agriculture,
03:52nous avons travaillé notamment sur le texte agricole qui revient devant l'Assemblée nationale
03:57et que nous soutenons parce que nous avons fait des progressions sur le stockage de l'eau,
04:01mais pas seulement sur le stockage de l'eau, sur la concurrence des loyales.
04:03– Vous pouvez prendre des écologistes sur ce thème, sur la privatisation de l'eau ?
04:07– Enfin, les écologistes, je vais vous dire, il ne faut rien faire avec eux.
04:10Il ne faut pas de clim, il ne faut pas de capacité de rétention d'eau,
04:14il faut laisser les loups dévaster un certain nombre d'élevages, de troupeaux.
04:19Enfin, je veux dire, si on écoute les écologistes, on ne fait rien
04:21et on laisse les Français devant la difficulté.
04:25Donc, nous, on agit et avec nos députés, nous avons agi.
04:27– Vous avez parlé de Gabriel Attal.
04:28Je voudrais qu'on joue un peu au jeu des sept différences ce matin.
04:30Je vais vous montrer cette affiche.
04:32D'un côté, il y a Gabriel Attal, de l'autre, Marine Le Pen.
04:35C'est avec l'emploi du mot « renaissance » qui fait beaucoup débat, regardez cette affiche.
04:41Est-ce que vous voyez des différences entre ces deux affiches ?
04:43– Oui, fondamentales.
04:44D'abord, je vois une femme devant les Français, un homme qui leur tourne le dos.
04:47Ça, je trouve que c'est intéressant.
04:48– La renaissance.
04:49– Mais la renaissance, vous savez, c'est cette formidable époque de l'histoire de France
04:52qui est le début, d'ailleurs, d'une formidable aventure qui dure 250 ans.
04:56Heureusement, le macronisme durera un peu moins.
04:57– Est-ce que vous êtes des plagieurs ?
04:59– Mais Gabriel Attal vous assigne en justice pour contrefaçon.
05:02– Non, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que M. Attal, il a le goût de l
05:04'effort inutile.
05:05Il ferait mieux de s'occuper, de savoir comment, aujourd'hui,
05:09on sanctionne Hamza Ladouane, Canal Saint-Martin.
05:12– Mais vous allez la retravailler, vous allez la retirer, la fiche ?
05:14– La renaissance, c'est un phénomène historique de notre pays.
05:18La renaissance de notre pays n'appartient pas aux macronistes.
05:21Il n'y a pas de confusion possible.
05:22D'ailleurs, on ne veut pas avoir grand-chose à voir avec ces gens-là.
05:24– Vous ne retirez rien.
05:25– Nous ne retirons rien, mais nous aspirons, effectivement,
05:28à faire renaître la France sur ses fondamentaux, avec ce qu'elle a.
05:31Ce n'est pas du tout passéiste.
05:33En fait, c'est un mouvement d'avenir, la renaissance.
05:34– Sébastien Chenu, certains cadres de votre parti se réunissent aujourd'hui
05:37et demain, notamment sur la présidentielle.
05:40On apprend par le journal Le Monde que, face aux divisions internes
05:43sur l'interdiction du voile dans l'espace public,
05:46Marine Le Pen envisage de soumettre cette proposition par référendum.
05:50Vous avez changé d'avis ?
05:51– Non, d'ailleurs, vous pourrez trouver notre programme à terme
05:54sur marinelepen.com, c'est-à-dire sur notre site.
05:58Mais sur le port du voile, vous savez, nous en sommes toujours à l'idée
06:01que ce voile est un instrument politique de l'islamisme.
06:05– Est-ce que ce sera soumis à référendum ?
06:06– Il a vocation d'abord à être interdit dans la sphère publique.
06:10Maintenant, nous nous sommes pour l'utilisation du référendum,
06:13nous nous réservons le droit de pouvoir le faire,
06:15mais ce que nous voulons, c'est faire reculer le port du voile,
06:18symbole de l'islamisme et de la soumission de la femme, dans notre pays.
06:21Donc nous verrons les outils, nous verrons, j'allais dire, la tuyauterie,
06:24mais simplement, l'objectif demeure le même.
06:27– Ce sera un changement, en tout cas, si jamais vous me soumettez à référendum.
06:29– Pour l'instant, ce n'est pas la question, mais en tous les cas,
06:33le but, l'objectif demeure le même.
06:35– Pour terminer, vous avez depuis hier un soutien américain, et pas des moindres,
06:38Elon Musk, le milliardaire, patron de Tesla, de X, anciennement Twitter.
06:43Marine Le Pen, regardez, le dernier espoir de la France, dit-il sur son réseau social,
06:47c'est un soutien embarrassant.
06:49– Écoutez, je pense qu'il y a eu des soutiens de présidents,
06:52de personnalités étrangères pour d'autres candidats.
06:54Obama avait soutenu à l'époque Emmanuel Macron,
06:57donc en fait, on ne doit rien à Elon Musk, Elon Musk ne nous doit rien.
07:00Qu'il dise que Marine Le Pen est le dernier espoir de la France,
07:02je pense que beaucoup de Français le pensent.
07:05– Mais est-ce que c'est bienvenu, Elon Musk ?
07:05– Mais il fait ce qu'il veut, Elon Musk.
07:05– Il a aussi soutenu l'AFD, par exemple.
07:07– Il fait ce qu'il veut, je vais vous dire.
07:09Il fait ce qu'il veut, comme beaucoup de gens se détermineront,
07:11mais il y a des soutiens qui seront peut-être beaucoup plus embarrassants
07:14pour nos adversaires que celui d'Elon Musk, aujourd'hui exprimé.
07:17– Vos adversaires parlent de risque d'ingérence dans la campagne présidentielle.
07:20– Non mais quand M. Obama…
07:21– C'est pas n'importe qui.
07:22– Non mais quand M. Obama, président des États-Unis, soutenait Emmanuel Macron,
07:26on pouvait éventuellement parler d'ingérence.
07:28Qu'un milliardaire américain donne son avis,
07:30on est très loin de l'ingérence, ou alors plus personne ne pourra rien dire.
07:33– Et il a une plateforme de réseau social avec des millions d'abonnés.
07:36– Très bien, très bien.
07:37Écoutez, moi j'entends ça, ça ne nous lie pas à Elon Musk,
07:41et ça nous permet en tous les cas d'identifier le fait que, oui,
07:44Marine Le Pen est vraiment le dernier espoir pour la France.
07:46– Merci beaucoup Sébastien Chenu.
07:47– On vous libère parce que je crois que vous avez une séance à présider à l'Assemblée nationale.
07:50Très bonne journée à tous, merci beaucoup.

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