- il y a 6 semaines
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Revenons à la situation sur le terrain, Boris Eliashef, et j'aimerais qu'on la commente avec vous de ce
00:06que vous avez entendu ce soir grâce aux équipes de BFM TV sur place.
00:10Comment décririez-vous la situation ? Est-ce que même si la vigilance est extrême, qu'on a encore 900
00:15pompiers sur place, le plus dur est passé ?
00:18Il faut saluer le travail des pompiers de toute façon, et comme ça a été dit, c'est un incendie
00:23qui est très particulier parce qu'il y a un phénomène de tourbe,
00:25donc c'est un incendie qui se propage par les sols. Dans les derniers incendies de ce type-là auxquels
00:30on a eu affaire, il a fallu plusieurs semaines pour en venir à bout.
00:32Aujourd'hui, il est en train d'être fixé, il n'est pas encore maîtrisé, donc il s'agit de
00:36le maîtriser, c'est ce qu'a expliqué Gaël tout à l'heure.
00:39Donc c'est le travail acharné des pompiers en ce moment, et ensuite il va falloir l'éteindre, et là
00:43ça risque de prendre énormément de temps parce que c'est en souterrain,
00:45et ça peut se propager sur des centaines de mètres sans qu'on le voit. Donc ça c'est vraiment
00:50dramatique.
00:51Ça fait partie des incendies les plus difficiles à éteindre ?
00:53Oui, c'est très différent, on le voit très nettement, c'est complètement différent des incendies par exemple qu'on
00:59a dans le sud,
00:59qui sont liés à un relief, à du vent, à de la végétation qui prend feu très rapidement, ça se
01:04propage d'arbre en arbre, etc.
01:06Là on le voit très bien, d'ailleurs la végétation souvent est intacte, on voit qu'il y a des
01:09feuilles, etc.
01:10Mais c'est tout le sol qui est calciné, et on voit que le feu sort par le sol.
01:13Donc c'est vraiment un phénomène de tourbe, parce que ça se propage en sous-sol, c'est extrêmement difficile
01:18à éteindre, c'est extrêmement difficile à maîtriser.
01:20Et ça prend des semaines avant de l'éteindre en fait, un feu comme ça.
01:23C'est pour ça que c'est très difficile, il n'y a pas de manuel presque pour savoir éteindre
01:28un feu de ce type-là.
01:29Est-ce que c'est plus difficile mais moins dangereux en termes d'intervention pour les pompiers ?
01:34Alors, c'est difficile.
01:36Effectivement, c'est vrai que si on compare aux images qu'on a vues la semaine dernière, on avait été
01:39frappés de voir les pompiers parfois encerclés par les flammes.
01:43C'est vrai que c'est toujours impressionnant, c'est sûr que quand il y a un énorme incendie, les
01:47pompiers ne peuvent pas aller directement en long feu.
01:49Donc on attend les canadaires pour ça pendant la journée, et ensuite ils travaillent sur les lisières.
01:52Là aussi ils travaillent un petit peu sur les lisières, mais c'est vrai qu'ils peuvent pénétrer à plus
01:55proche des femmes, parce que les flammes ne sont pas si hautes que ça.
01:57Donc la chaleur émise n'est pas si élevée que ça.
02:01Mais par contre, on l'a vu à la forêt de Fontainebleau, la forêt est très mal équipée pour ça
02:05en voie d'accès, ce qui fait que ça complique le travail des pompiers.
02:08On a un terrain qui est très accidenté, avec des rochers, avec des racines, on ne peut pas amener de
02:14véhicules auprès du feu.
02:15Donc il faut tirer des tuyaux sur des très grandes longueurs, ce qui représente un effort considérable.
02:20Et puis il faut travailler, on est en période de canicule en plus, donc avec tout l'enachement des pompiers,
02:24c'est très très difficile et très éprouvant.
02:26Donc ce n'est pas plus facile d'approche qu'à notre feu, et en plus ça va prendre du
02:32temps de l'éteindre.
02:33Maintenant je voulais juste revenir un petit peu sur le... On fait grand casse, c'est vrai, des pyromates, c
02:36'est terrible, c'est un crime abject et qu'il faut vraiment punir.
02:40Mais si on parle trop, on focalise un peu trop là-dessus, c'est qu'on occulte un peu le
02:44vrai responsable de ces incendies.
02:45C'est avant tout le réchauffement climatique et notre manque d'anticipation de ce genre de risque.
02:50Il faut savoir que, par exemple, on avait un président qui nous avait promis en 2022 d'avoir notre flotte
02:55de Canadair rénovée d'ici 2027-2028.
02:59Il y a eu des coupes budgétaires en 2024. Est-ce qu'on fait qu'on a coupé de 54
03:03millions le budget de la sécurité civile ?
03:06Est-ce qu'il fait que ça a retardé ça ? Donc aujourd'hui on en a 4 en commande.
03:12Est-ce qu'il a donné lieu à un échange à distance entre Jean-Luc Mélenchon et Gabriel Attal ?
03:17Oui, c'est ça. On a aussi des... Alors l'effectif de la sécurité civile, il reste à peu près
03:23constant depuis pas mal de temps.
03:24Mais par contre, au niveau de l'ONF, c'est parmi les acteurs majeurs de la surveillance et de l
03:29'entretien de nos forêts,
03:30et parmi les gens qui s'occupent de la prévention contre les incendies.
03:33Il faut savoir que l'effectif de l'ONF a complètement réduit, mais drastiquement, depuis les années 80.
03:38D'ailleurs, ça fait longtemps. Et dans les années 80, je crois qu'il y en avait 15 000. Aujourd
03:42'hui, il n'y en a plus que 8 000.
03:43Et ça, c'est vraiment... Parce qu'on a vu ça un petit peu comme entreprise, qu'il fallait que
03:46ce soit rentable.
03:46C'est un service public. C'est de la sécurité publique. C'est de la santé publique.
03:52Et aujourd'hui, il aurait fallu anticiper et vraiment pas couper les budgets là-dedans et puis réinvestir là-dedans,
03:58parce que c'est la seule façon qu'on aura de protéger nos forêts à l'avenir.
04:01Donc n'oublions pas le fond du problème.
04:03Voilà, c'est le vrai fond du problème.
04:05L'une des rares bonnes nouvelles de la soirée, Léonore Boccarat, concernant la météo,
04:10c'est qu'il a plu un petit peu au-dessus de cette forêt de Fontainebleau, mais ça a été
04:14très rapide.
04:16Vraiment pas grand-chose. C'est quelques gouttes.
04:19On a essayé de faire les comptes avec Météo France.
04:21Il y a à peine un millimètre qui est tombé, donc un litre d'eau par un mètre carré.
04:26Anecdotique, vu la situation.
04:27Et effectivement, là, si vous en parlez avec des pompiers, ils vous diront que ça ne suffit pas, bien évidemment.
04:34Néanmoins, c'est toujours bienvenu. On est d'accord.
04:37Plutôt qu'une situation qui s'aggrave d'un point de vue météorologique, on préfère voir ça.
04:41Ça donne aussi de l'espoir. C'est bête, mais je pense que ça fait du bien.
04:44On aurait pu avoir quelques petites averses encore en cours de nuit,
04:47mais je crois qu'à quelques dizaines de kilomètres près, c'est passé un petit peu plus au sud.
04:53En revanche, on a quand même le vent qui a considérablement faibli.
04:56On anticipait peut-être un certain phénomène qui entraîne un accroissement des vents à l'approche d'une ligne orageuse.
05:05Vous voyez, quand un orage arrive, on a toujours des grosses rafales de vent qui arrivent juste avant.
05:09Et bien là, il y avait vraiment un amas de nombreuses cellules orageuses qui pouvaient être assez actives.
05:14Et donc, ça peut créer à l'avant une sorte d'enroulement du vent et le faire tourner et avoir
05:19des rafales importantes.
05:21Pour l'instant, ce n'est pas le cas.
05:23Et donc, c'est passé effectivement un petit peu à côté.
05:25Et donc, c'est déjà une bonne nouvelle aussi.
05:27C'est une deuxième bonne nouvelle en ce qui concerne les conditions météo.
05:30Justement, parlons de ces épisodes orageux qui ont marqué cette journée,
05:35notamment la première salve orageuse qu'il y a eu dans le centre-est du pays,
05:39qui est désormais terminée.
05:40Mais il y a quand même eu des puits de gré longs particulièrement impressionnants.
05:44Des rafales de vent, plus de 110 km heure.
05:46On est avec Damien Charton, qui est du côté d'Aubena.
05:50En Ardèche, marqué par cet épisode orageux.
05:53Vous étiez tout à l'heure avec une famille dont la maison a été fortement endommagée.
05:59Racontez-nous, Damien, les dégâts que vous voyez autour de vous.
06:05Eh bien, écoutez, ici, on est à Pont d'Aubena.
06:08Et ce parking est complètement...
06:10La grêle a abîmé quasiment toutes les voitures que vous voyez sur ce parking,
06:15sur les images de Louis Léger.
06:16C'était un orage très localisé.
06:19Alors, on a fait comme on a pu.
06:20Ici, on a mis une nappe sur cette voiture qui a eu sa verite arrière cassée.
06:25Ici, cette Twingo, vous voyez, c'est carrément la vitre latérale qui a explosé.
06:31On a rencontré un jeune couple qui était au travail quand ça s'est passé,
06:35qui sont arrivés et qui ont vu leur voiture, leur pare-brise brisé.
06:38Écoutez-les.
06:40Eh bien, écoutez, un gros orage et puis beaucoup de grêle,
06:44des gros grêlants de la taille à peu près d'une balle de tennis.
06:48Et ça tombait partout, ça cassait tous les toits.
06:50Nous, on était au travail.
06:52On est revenu par brise défoncée.
06:53Et on est revenu par brise défoncée.
06:55Donc, c'est sympa.
06:57C'est l'assurance avoir du travail, je pense, parce qu'il y a eu beaucoup de dégâts.
07:02Il est tombé jusqu'à 57 millimètres de grêle de puits et de grêlons de 5 à 7 centimètres en
07:1120 minutes.
07:11Il y a eu plus de 200 interventions de pompiers pour inondations et toitures abîmées ici à Aubenin.
07:19Merci beaucoup, Damien Charton.
07:21Merci à Louis Léger.
07:23On voit parfaitement, grâce à ces images de nos équipes,
07:26les impacts de ces grêlons dont on peut peut-être revoir la grosseur et le diamètre.
07:32C'était très impressionnant.
07:34Gaëlle, j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'on commande des épisodes d'orage de l'ençon,
07:37maintenant, ils sont accompagnés de ces grêlons qui peuvent causer des dégâts considérables.
07:42Oui, il faut comprendre que plus les masses d'air vont avoir des températures différentes,
07:46plus cet air va être chargé en humidité,
07:48plus les mouvements verticaux, ces vents qui vont être dans le nuage,
07:53il faut comprendre que ces gouttes d'eau vont s'agglomérer,
07:55elles vont congeler en altitude, elles vont redescendre,
07:57elles vont recommencer à accumuler de l'eau,
07:59elles vont remonter jusqu'à ce que ces vents ne soient pas suffisants
08:03par rapport à la taille et au poids du grêlon pour les retenir en altitude.
08:07Et à la fin, ils finissent par tomber.
08:10Et donc, vous comprenez que plus ces vents sont puissants,
08:13plus ces températures sont différentes entre le sommet du nuage et la base,
08:19plus on va avoir malheureusement des grêlons qui provoquant des dégâts.
08:24On a aussi des phénomènes chéroniques,
08:26donc la foudre qui va s'abattre aussi sur les différentes collectivités.
08:30Et là, malheureusement, la foudre est une des sources, malheureusement,
08:36de ces feux de forêt.
08:37Et compte tenu de la sécheresse, compte tenu de la faible humidité des sols et de la végétation,
08:43ces orages peuvent être aussi à l'origine d'autres phénomènes.
08:46Là, pour le coup, restez à l'écoute des bulletins, des vigilances orages.
08:52Si vous entendez le tonnerre, c'est que vous êtes techniquement déjà en danger
08:55et que vous risquez de vous faire électriser, foudroyer.
08:58Donc là, c'est très important de respecter ces vigilances, de vous mettre à l'abri.
09:03Restez dans vos véhicules si vous n'avez pas de possibilité de vous abriter,
09:06puisque votre véhicule vous protège de la foudre.
09:09Évidemment, c'est en route.
09:11Ralentissez, adaptez votre conduite, parce que ces grêlons rendent la route très glissante.
09:16Écoutez les consignes de Gaël Musquet et écoutez les informations des Léonore Boccarat.
09:20Allez, on retourne à Fontainebleau, puisqu'on suit évidemment encore attentivement la situation.
09:25Je rappelle que 900 pompiers sont toujours mobilisés ce soir.
09:28Emmanuel Macron sera à leur côté demain matin dans cette forêt de Fontainebleau.
09:32Ce sera à suivre évidemment en direct sur BFM TV.
09:35Autre information aussi importante que je ne vous ai pas encore donnée,
09:37c'est que le tronçon de l'autoroute A6 qui était fermée depuis dimanche devrait a priori rouvrir d'ici
09:44vendredi.
09:45Ça, c'est une information pratique qui peut intéresser certains d'entre vous.
09:49Victor Pérez-Boucheron, vous êtes au PC Sécurité.
09:52On est avec vous à nouveau.
09:54Victor, vous êtes juste à côté de la carte du PC de sécurité pour suivre les points chauds évidemment qui
10:00ont été détectés ces dernières heures.
10:01Vous nous la montriez tout à l'heure et c'est intéressant.
10:03Au bout d'un moment, vous avez dû rendre cette carte à ces pompiers mobilisés derrière vous.
10:08Ce qui en dit long en fait sur la manière dont ils suivent la situation en temps réel ce soir.
10:16Oui, effectivement Alice et nous avons des précisions à vous apporter.
10:19Regardez, on va s'appuyer encore une fois de la carte dont vous parlez.
10:21On va reprendre cette route, c'est la départementale 152 que vous voyez ici.
10:25Ça, c'est le deuxième chantier.
10:26C'est le chantier de Fontainebleau.
10:28Regardez cette route.
10:28Les pompiers ce soir, ils veulent éviter que l'incendie qui est ici traverse la route
10:32et viennent rejoindre le principal incendie ici, donc le chantier de l'autoroute A6.
10:37Cette autoroute, elle est ici, Alice, que vous dites qui devrait réouvrir normalement vendredi si tout se passe bien.
10:42En fait, voilà, le but ce soir, c'est vraiment d'éviter que l'incendie ici circule de l'autre
10:46côté de la route
10:47et vienne rejoindre ici et on appellerait ça alors un méga-feu.
10:50Le méga-feu, c'est le mot que nous avons entendu l'année dernière pour le feu de l'Aude
10:52et c'est ce qu'on veut à tout prix éviter ici par l'aide de Canadair, par l'aide
10:56de Dash et bien sûr l'aide des moyens au sol.
10:59Merci Victor.
10:59On peut revoir la carte et juste après, on verra une séquence que vous avez tournée aujourd'hui.
11:04C'est très intéressant.
11:05Si on peut revoir cette carte des points chauds en terrelle,
11:07donc le scénario à éviter à tout prix dans les heures qui viennent,
11:12c'est que ces deux blocs rouges se rejoignent.
11:17Un feu fixé, ça veut dire que le périmètre rouge extérieur ne bouge plus,
11:21c'est-à-dire qu'on arrive à contenir ces feux à l'intérieur du périmètre.
11:26Donc là, fixé, ça veut dire que ça ne bouge pas.
11:28Et évidemment, si les deux se rejoignent, c'est que ça a bougé, qu'on n'est plus fixé, qu
11:32'on a une reprise.
11:33Là, ensuite, effectivement, traiter chaque fumerolle, chaque fumée, chaque foyer,
11:40aller attaquer ces fumerolles et éviter avec le retardant que l'on voit
11:44qui est projeté par différents camions et avec les différentes lances,
11:48envoyer du retardant, de l'eau, du mouillant,
11:51qui va permettre à cette eau de rentrer plus profondément dans la terre
11:54et évidemment éviter des reprises par le sol.
11:56Et justement, Victor, vous avez assisté ces dernières heures
12:00à des opérations de largage de dash.
12:03Racontez-nous.
12:08Pour vous expliquer un petit peu, nous étions ici.
12:11Alors là, vous voyez le poste de commandement,
12:12ou le point que je pointe.
12:14Et nous avons continué sur cette route ici, parallèle, donc à la D152.
12:18Et c'est ici, donc, où avec Jérémy Paoloni, effectivement,
12:20nous avons assisté à un largage de dash, assisté d'un hélicoptère.
12:24Vous allez comprendre dans cette séquence à quoi sert l'hélicoptère.
12:26Écoutez.
12:27Eh bien, écoutez, la lutte aérienne continue encore ce soir.
12:30Regardez, le dash, il est juste ici.
12:31Il va procéder à un largage dans quelques instants.
12:33Regardez-le.
12:34C'est cet appareil qui vient se recharger sur l'aéroport de Melun.
12:37Et dès, voilà, on voit ce largage, cette opération de largage,
12:40cette frappe chirurgicale, entre guillemets,
12:42qui est assistée par l'hélicoptère de la Sécurité civile,
12:44le dragon que vous voyez juste sur ces images.
12:46C'est lui, en fait, qui, eh bien, par radio,
12:48eh bien, par télécommunication, discute avec, donc, les équipes au sol,
12:51les équipes aériennes, et avec ce dash,
12:52pour frapper chirurgicalement la zone.
12:54Cette zone, elle est très importante où nous nous trouvons.
12:56C'est la départementale 152.
12:58Et il faut impérativement que le feu,
12:59qui était là il y a quelques heures,
13:00vous voyez, ici, les pompiers continuent de s'activer sur ce front.
13:03Eh bien, c'est pour empêcher que le feu traverse cette départementale,
13:07aille de l'autre côté,
13:08et donc embrase cette autre partie de la forêt,
13:11passe de l'autre côté,
13:12et alors le feu deviendrait un contrôle-là,
13:14nous expliquait un capitaine.
13:16Sur la droite de l'image, là où le pompier s'engage dans la forêt,
13:20il y a encore des fumeroles, il y a encore du feu,
13:22parce que le feu, en fait, couvre en profondeur,
13:24à 40-50 centimètres de profondeur,
13:26il y a encore des points chauds.
13:27Et ces pompiers que vous voyez,
13:28eh bien, ils vont travailler encore très longtemps cette nuit,
13:30pour s'affairer, pour vraiment aller en profondeur dans le brasier
13:35avec les lances, avec des râteaux,
13:37pour éteindre vraiment ces points chauds.
13:40Victor Perez-Boucheron,
13:41et merci à Jérémy Paolini,
13:43qui vous accompagne depuis ce PC Sécurité.
13:46Elles étaient très intéressantes, Boris Eliashev,
13:48ces images, cette séquence,
13:49parce qu'on voit parfaitement,
13:50alors déjà, on est au cœur du travail de ces pompiers,
13:53et on voit parfaitement la végétation sur place,
13:56comment il faut évoluer dans cette végétation.
13:59On voit aussi le rôle d'une rupture de continuité de combustible,
14:03en fait, ce que représente la route elle-même.
14:05C'est-à-dire ?
14:06C'est-à-dire que les pompiers travaillent
14:08à ce que le feu ne traverse pas, en fait, cette route-là,
14:10qui fait un barrage, enfin, heureusement,
14:13grand parc, presque.
14:14Le problème, c'est, comme on l'a dit,
14:16c'est un phénomène qui passe en sous-sol,
14:17donc il faut éviter, il faut vraiment éteindre
14:18toutes les petites fumeroles,
14:20pour éviter que ça passe sous la route, même,
14:22et puis éviter, au besoin, qu'il y ait des flamèches,
14:25que ça reprenne, et qu'il y ait des flamèches
14:26qui enflamment l'autre côté de la route.
14:29Ça représente un barrage contre l'incendie,
14:32et il faut que les pompiers s'acharnent
14:34de façon à pouvoir, justement, fixer ce feu
14:37pour éviter qu'il avance, en fait.
14:39Une fois qu'il sera fixé,
14:40mais ça demande un travail constant,
14:42le fait de le maintenir fixé,
14:44il faudra après le maîtriser jusqu'à pouvoir l'éteindre.
14:46Donc, quelle ironie du sort ?
14:49C'est cette bande de bitume
14:50qui va peut-être servir à protéger cette végétation ?
14:54Là, c'est une bande de bitume,
14:54mais on n'est pas obligé de faire des bandes de bitume.
14:56Dans toutes les forêts qui sont bien aménagées
14:58contre les incendies, il y a des ruptures de combustible.
15:00C'est qu'on va aménager des voies,
15:01on va faire des voies où il n'y a pas de combustible,
15:03de façon à protéger...
15:03Qu'on appelle des pare-feux.
15:04Les DFCI ou les DFCI.
15:06Exactement.
15:06Dont on a beaucoup parlé au moment des incendies en Gironde.
15:09Voilà, exactement.
15:10Alors, cette affaire, on le voit...
15:11Vous avez sans doute, comme beaucoup de gens,
15:13déjà pratiqué la forêt de Fontainebleau.
15:15On voit que c'est une forêt...
15:16Il y a des allées pour les gens qui se promènent,
15:19mais on voit qu'il y a des racines qui traversent,
15:20il y a des brindilles partout,
15:21il y a des fougères partout.
15:22Ce n'est pas du tout entretenu,
15:24comme dans certaines autres forêts.
15:25Donc, le feu passe très vite.
15:27Et en plus, comme il passe sans sous-sol,
15:28à part toutes ces racines qui traversent,
15:31il n'y a pas de coupure dans le combustible à proprement parler.
15:36Mais est-il possible qu'aucune brindille
15:41échappe à la vigilance et au travail des pompiers ?
15:44Aucune non, mais disons que ça demande de l'entretien.
15:46C'est pour ça que je parlais tout à l'heure
15:47des agents de l'ONF,
15:49qui sont vraiment très importants à ce niveau-là,
15:51mais il y a d'autres acteurs.
15:52Et des forêts, ça s'entretient de manière à limiter le risque.
15:55Alors, il y a toujours un risque.
15:56De toute façon, maintenant, il va falloir qu'on vive avec.
15:57On a changé de climat.
15:58On n'a plus le même climat qu'avant.
16:00Ça, il faut bien que ça nous rentre dans l'esprit.
16:02Et donc, il va falloir aménager nos forêts
16:04de façon à les rendre mieux protégées
16:09contre ce type de risque.
16:10Et en l'occurrence, cette forêt de Fontainebleau
16:12ne l'était pas suffisamment.
16:13C'est ce que vous dites.
16:14On est de nouveau avec les équipes de BFM TV sur le terrain.
16:17Théo, Bacillada, bonsoir.
16:18Alors, vous avez dû être évacué, en l'occurrence,
16:21ces dernières minutes, Théo, pour des raisons de sécurité.
16:25Racontez-nous votre journée.
16:27À quoi a-t-elle ressemblé ?
16:29Qu'avez-vous retenu ?
16:30Qu'avez-vous vu ?
16:31Entendu ?
16:31Vous étiez vraiment au cœur de cette mobilisation des pompiers.
16:37Exactement.
16:37On a passé plusieurs heures avec les sapeurs-pompiers.
16:41On a pu voir un petit peu toutes les différentes phases
16:43de leur travail au sein de cette forêt de Fontainebleau.
16:45Aujourd'hui, tout d'abord, localiser les différents points chauds, les traiter.
16:51Et donc, pour cela, ils avaient des lances à incendie.
16:54C'était vraiment un travail extrêmement minutieux.
16:57On les voyait se déplacer avec, bien évidemment, leur camion.
17:00Dès qu'ils voyaient, sur le côté de la route, en plein milieu de la forêt de Fontainebleau,
17:05une fumerolle.
17:06Ou bien, à un moment, un petit peu, où il y avait des branches ou des végétaux
17:10qui commençaient à partir en fumée,
17:13eh bien, ils intervenaient immédiatement au plus près de ce point chaud
17:16avec les lances à incendie.
17:18Ça, c'était toute l'intervention au moment où ils faisaient encore jour.
17:22Et on a vu une toute autre stratégie à partir du moment de la tombée de la nuit,
17:28avec des camions prédispositionnés à plusieurs endroits dans cette forêt de Fontainebleau,
17:32à des endroits stratégiques pour, justement, identifier s'il y avait encore une fois
17:38des points chauds pour pouvoir intervenir au plus près.
17:41Et c'est toute cette surveillance qui continue de se faire dans la forêt de Fontainebleau
17:45toute la nuit.
17:46Ça va durer, bien évidemment, jusqu'au lever du jour demain matin.
17:49Et si on peut parler aussi d'autre chose, on a quand même vu des sapeurs-pompiers
17:55fatigués, épuisés, toujours extrêmement motivés.
17:58On a vu beaucoup de convivialité aussi entre eux,
18:02que ce soit pour retrouver des forces, manger tous ensemble.
18:05Et voilà, c'était aussi important de le souligner,
18:07parce que ce sont des personnes qui viennent de toutes les régions en France,
18:10qui se réunissent ici pour un même but, mettre fin et éteindre enfin cet incendie.
18:16Il est fixé, mais toujours pas éteint.
18:18Et donc, c'est aussi ça que l'on a pu voir, des hommes, des femmes,
18:21qui sont extrêmement fatigués, mais toujours autant mobilisés,
18:24ici dans le secteur de Fontainebleau.
18:25Épuisés, mais déterminés.
18:27Merci Théo Bacillana et merci à Soazic Houllier pour toutes ces informations épuisées.
18:33Évidemment, Gaëlle Musquet, ces pompiers sont mobilisés depuis dimanche,
18:38en tout cas en ce qui concerne Fontainebleau.
18:40Ce départ de feu, on l'a vécu ensemble sur l'antenne de BFM TV.
18:44900 pompiers toujours mobilisés, ça paraît énorme comme chiffre.
18:47Comment va s'articuler justement leur travail, la répartition de ceux qui se reposent,
18:53ceux qui sont au boulot ?
18:54Comment on mobilise les forces dans ces moments-là ?
18:55Là, on va avoir une basse vie, donc à l'arrière, en fait, dans les différents villages
18:59qui vont avoir de quoi se nourrir, de quoi manger, de boire, se reposer.
19:05Et là, on voit toute la nécessité d'avoir les plaintes communes de sauvegarde activées
19:10par les différents maires, qui permettent de mobiliser des citoyens,
19:16des personnes, des hôtels, des personnes qui vont pouvoir cuisiner,
19:19qui vont pouvoir permettre à ces pompiers, à l'arrière,
19:21mais de se reposer, d'avoir un repas chaud et un bon lit pour pouvoir se reposer.
19:27Ensuite, ça va être des gardes, en fait.
19:30Par exemple, pour les pilotes de Canada, il faut impérativement que ces pilotes,
19:34au bout de 60 largages, se reposent, qu'ils aient au moins 8 heures de sommeil non interrompues.
19:40Enfin, il faut comprendre que, là, le travail entre la marche, la chaleur, les équipements,
19:46les lances, les équipements à porter, les pompes à porter,
19:50tout ça, physiquement, sollicite fortement les organismes.
19:53Sans compter que, même si elles ont l'air fines comme ça,
19:57mais les lances, une fois qu'elles sont ouvertes, on le voit derrière l'image,
20:00elles sont lourdes, mais on a un retour aussi.
20:02Donc, physiquement, il faut tenir la lance.
20:04Donc, il faut vraiment que ces organismes, ce sont des êtres humains comme nous,
20:09des femmes, des hommes qui se mobilisent, qui ont leurs limites.
20:12Et donc, se reposer, c'est évidemment leur permettre de récupérer,
20:17d'éviter qu'ils fassent des erreurs, qu'ils se blessent, qu'ils chutent.
20:21On le sait, aujourd'hui, on a enterré un de ces soldats du feu
20:24qui est décédé, malheureusement, la semaine dernière en Savoie.
20:28Et donc, au-delà des pompiers, on a des forestiers,
20:31on a des agents de la région Île-de-France.
20:33Donc, il faut savoir qu'Île-de-France Nature, c'est l'agence,
20:37l'organisme associé de la région Île-de-France dédié à ça,
20:39qui va pouvoir apporter un soutien en cartographie,
20:42un soutien logistique sur l'information,
20:44les différentes informations sur les espèces, par exemple.
20:47L'ONF, bien évidemment, comme le disait Boris.
20:50Mais il y a eu, effectivement, un vrai soutien de la population.
20:54Les agriculteurs, il faut vraiment rendre hommage aux agriculteurs
20:56qui ont apporté une aide très précieuse dans ces incendies aux soldats du feu, en fait.
21:00Ils ont apporté de l'eau à proximité des camionnettes des pompiers.
21:04Ils ont utilisé leur citerne pour ça.
21:07Et ça, il faut vraiment leur rendre hommage dans cette opération.
21:09Ce sont d'ailleurs, historiquement, quand on lit le DDRM,
21:12le document départemental des risques majeurs de la Seine-et-Marne,
21:16les agriculteurs, ces 10-15 dernières années,
21:18étaient les premières victimes de ces feux.
21:20C'est-à-dire que là, c'est spectaculaire.
21:21On part de la forêt de Fontainebleau.
21:23En équivalent, les 1 000 hectares brûlés,
21:25c'est des hectares qui brûlaient.
21:28C'était les pires années, ça a été autour de ça, qui brûlaient.
21:32Mais c'était des feux de végétation, des feux de champ.
21:34Donc c'était les agriculteurs de Seine-et-Marne
21:36qui étaient les premiers victimes de ces feux.
21:37Donc il faut comprendre aussi pourquoi, aujourd'hui,
21:40ils sont en capacité d'aider.
21:43Parce qu'ils sont une culture aussi du feu.
21:44On est à 2 000 hectares qui ont brûlé.
21:47À partir de quel moment on parle d'un méga-feu ?
21:491 000 hectares en Europe, 10 000 hectares aux États-Unis.
21:52Donc on est dans une situation, en termes européens,
21:57sur les surfaces brûlées européennes,
21:58à partir de 1 000 hectares, on peut parler d'un méga-feu.
22:00Je vais me poser une question aussi.
22:02Là, on voit les forces terrestres qui sont à l'œuvre,
22:05qui vont travailler toute la nuit sans relâche.
22:08Les forces aériennes, pour des raisons de sécurité,
22:10ne peuvent pas travailler la nuit.
22:11Mais ça veut dire que ça, ça ne peut pas changer.
22:14C'est impossible de mobiliser des forces aériennes,
22:17même si la situation se dégrade.
22:19Là, d'un coup, durant les minutes qui viennent ?
22:21C'est vraiment trop dangereux.
22:22Il faut imaginer que ces avions,
22:23ils ont besoin de voir où ils vont larguer.
22:25De nuit, c'est compliqué.
22:27Et donc, il y a de la cime des arbres.
22:29Il ne faut pas qu'ils entrent en collision avec les arbres,
22:31avec le relief, avec des lignes électriques.
22:35Il y a pas mal d'accidents.
22:36Aux États-Unis, ça arrive.
22:37C'est la question que j'allais vous poser.
22:39Il n'y a aucun pays dans le monde
22:40qui est capable de déployer des avions
22:42pouvant en terre en venir à l'ennui ?
22:43Il faut utiliser surtout des hélicoptères.
22:44De nuit, ça va surtout être des hélicoptères,
22:46moins des avions.
22:46Mais il faut comprendre que le moindre obstacle,
22:48vous savez qu'on a une cartographie aéronautique
22:50qui recense tous les obstacles
22:54contre lesquels ces avions pourraient,
22:56et ces engins pourraient se heurter,
23:00à quoi ils pourraient se heurter.
23:01Et donc, c'est vraiment trop dangereux
23:03d'engager ces machines
23:05avec tous les obstacles potentiels
23:06qu'il pourrait y avoir.
23:08Et donc là, l'idée, c'est aussi
23:10avant la tombée de la nuit
23:12et dès le lever du soleil,
23:14engager ces machines le plus possible
23:17avec différents produits,
23:18de l'eau, du retardant, du mouillant.
23:21Appuyer vraiment l'aérien est important,
23:24mais ça ne fait pas tout.
23:25Le travail au sol est aussi, lui, déterminant.
23:29C'est vraiment ce travail au sol
23:30vraiment extrêmement minutieux.
23:32Parce que là, c'est un travail minutieux.
23:34C'est pour ça qu'il y en a autant.
23:35D'où ce chiffre 900 pompiers.
23:37Là, il faut rentrer.
23:39Vous voyez le petit contour de la carte
23:41qu'on a vu tout à l'heure.
23:42Là, on n'est plus juste sur l'attaque du feu
23:43pour le contenir sur son périmètre.
23:46Là, les pompiers vont vraiment rentrer
23:48dans les surfaces brûlées
23:49pour aller éteindre.
23:51C'est vrai que ce chiffre m'a interpellé.
23:53900 pompiers, plus de 900 pompiers.
23:55On est à 950, selon les derniers chiffres
23:58qui ont été donnés d'ailleurs
23:59par le colonel Sébastien Avenel.
24:00On va l'écouter depuis le PC de sécurité
24:02tout à l'heure au micro de BFM TV.
24:05Donc, le point de situation de ce soir
24:07sur l'ensemble des feux,
24:08on est toujours sur le travail dans le massif.
24:11On n'a pas en tout cas d'évolution notable sur le feu.
24:14L'objectif maintenant, c'est de pénétrer
24:16dans le massif point par point.
24:17L'impact météo aujourd'hui fait que le vent
24:19a renforcé un petit peu
24:21certains points qui se sont réactivés.
24:23Mais c'est normal.
24:24Pour rappel, on a 23 kilomètres de périphérie
24:26sur ce feu-là
24:27qu'on doit traiter, je dirais, mètre par mètre.
24:30Donc, on peut être sur des semaines,
24:32voire quelques mois
24:33d'être certain que le feu soit réellement éteint,
24:35qu'il n'y ait plus de danger,
24:36notamment pour la population.
24:37Des semaines, voire quelques mois
24:39pour qu'il n'y ait plus de danger
24:41pour la population.
24:43Quelques gouttes sont tombées aujourd'hui,
24:44mais ce fut anecdotique, on l'a dit.
24:46L'Honorne Bocquera,
24:47qu'est-ce que ça va donner la météo
24:48demain sur cette zone ?
24:50Alors, on attend encore des orages demain
24:51et notamment du côté de Fontainebleau.
24:53Ce serait possiblement dans l'après-midi
24:55et en s'accentuant en soirée.
24:58Un petit peu le même schéma
24:59de ce qu'on a eu aujourd'hui.
25:00C'est-à-dire qu'en fait,
25:01on va avoir trois journées successives d'orages
25:03qui vont permettre de faire baisser les températures
25:05puisqu'on a toujours ce problème de fond de canicule.
25:08Et donc, pour cette deuxième journée orageuse demain,
25:11on pourrait avoir plus de départements concernés.
25:15Pour l'instant, si vous regardez la carte de vigilance,
25:18on annonce encore du jaune,
25:19mais sur vraiment de très nombreuses régions.
25:21Demain matin à 6h,
25:23c'est vraiment plus que probable
25:25qu'on ait un bon nombre de départements
25:27qui passent en vigilance orange-orage.
25:29Mais comme bien souvent,
25:30c'est dur à prévoir à l'avance.
25:32Donc, on va attendre de voir exactement
25:34comment se positionnent les cellules orageuses
25:36pour avoir plus de précision.
25:37Mais en gros, en matinée,
25:39Bretagne, Gironde, Pyrénées.
25:41Et dans l'après-midi, à la mi-journée,
25:43on devrait avoir un axe orageux plus actif.
25:46Celui-ci qui va des Pays-de-la-Loire
25:47vers le Massif central,
25:49la Bourgogne,
25:49le nord de la région Rhône-Alpes.
25:51Et attention aussi du côté du Languedoc-Roussillon,
25:53là, ça pourrait être sévère.
25:54Et donc, à nouveau,
25:55de fort Grélon,
25:56de fort Rafale devant,
25:58de nombreux impacts de foot.
25:59Donc, il faudra être prudent.
26:00De l'orage,
26:02notamment au-dessus de Fontainebleau,
26:04où, je le rappelle,
26:05c'est aussi une information
26:05qu'on va suivre, évidemment,
26:07dans les prochaines heures sur BFMTV.
26:09Le Président de la République va se rendre.
26:11Parmi toutes ces opérations
26:13qu'ont décrit Boris Eliashef
26:15pour tenter d'éteindre définitivement
26:18cet incendie,
26:19est-ce qu'il y en a une
26:20qui est plus importante que les autres,
26:22qui fait plus la différence,
26:24où, finalement,
26:24c'est l'accumulation
26:26de ces opérations,
26:28de ces forces aériennes,
26:29de ces forces terrestres,
26:30qui fait qu'on arrive à la fin ?
26:31C'est justement tout le travail,
26:33toute la difficulté du travail.
26:34Il n'y a pas un outil
26:34plus déterminant que les autres ?
26:36Non, tous les outils sont utiles,
26:38de façon déterminante.
26:39Le fait de maîtriser
26:41les lisières grâce aux forces au sol,
26:44d'ajouter en plus
26:45les appuis aériens dans la journée,
26:46etc.,
26:47tout ça, c'est un ensemble
26:48qui est très bien coordonné.
26:49C'est pour ça qu'il y a
26:49des centres de coordination,
26:51qu'on utilise maintenant des drones
26:52pour repérer aussi
26:53les points chauds, etc.
26:55Tout ça, c'est un ensemble d'éléments
26:56qui permettent ensemble
26:57de lutter efficacement contre le feu.
27:00qu'il n'y a pas quelque chose
27:02qui est plus efficace qu'un autre.
27:03C'est un tout.
27:05C'est une véritable armée
27:06qui est mobilisée
27:08avec des techniques différentes,
27:10avec tous les moyens
27:10qu'on a à disponibilité,
27:12de façon à lutter
27:13le plus efficacement possible
27:14contre ces affaires.
27:15Ce colonel que l'on entendait
27:17disait qu'il va falloir
27:18des semaines et des mois
27:20pour qu'il n'y ait plus aucun risque
27:22pour la population.
27:23Et pourtant,
27:23les personnes évacuées,
27:25on est bien d'accord,
27:25sont rentrées chez elles,
27:26Gaëlle Musier.
27:28Certaines d'entre elles,
27:29certainement,
27:29quand il n'y a plus de danger
27:31lié soit aux fumées,
27:32soit au feu directement,
27:34effectivement,
27:35le commande des opérations
27:35peut demander
27:36et autoriser évidemment
27:37ces personnes
27:38à rentrer chez elles.
27:39Donc je pense qu'à l'heure
27:41où on est en train
27:41de se parler,
27:42s'il n'y a pas de danger direct,
27:44elles sont rentrées chez elles.
27:46Il y a une action
27:47qui coûte beaucoup moins cher
27:49que toutes les autres,
27:51c'est la prévention.
27:52Ah oui, bien sûr.
27:53Entretien de la forêt,
27:54prépositionner des forces,
27:56des hydrants,
27:56donc des citernes,
27:57des cuves,
27:58des tuyaux,
27:59faire des chemins
27:59des FCI,
28:00des chemins de défense
28:02contre les feux
28:03et les incendies,
28:04former.
28:05On a beaucoup parlé
28:06de pyromanes,
28:06j'aimerais rendre hommage
28:08à ces dizaines
28:09de milliers de jeunes
28:09qui ont envie
28:10de s'engager,
28:11de devenir pompiers.
28:12Les JSP de 12 à 17 ans,
28:14les jeunes qui rejoignent
28:16les réserves communales.
28:18C'est très important
28:19d'avoir aussi à l'idée
28:20que ces enfants
28:21qui ont envie
28:21de s'engager
28:22peuvent, doivent le faire.
28:23Ils font partie aussi
28:24de la réponse.
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