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  • il y a 6 semaines
Tous les matins à 7h42, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.

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00:00Radio officielle de la Coupe du Monde de la FIFA 2026
00:08On est obligé de le dire et on est obligé de le reconnaître avec beaucoup de tristesse, un peu d
00:13'amertume ce matin.
00:14Les Bleus éliminés hier soir après cette défaite sans appel.
00:17Une défaite sèche 2-0 contre l'Espagne. La France tombe de haut.
00:20Bonjour Eric Dimeco, consultant RMC Sport, notre fil rouge depuis le début de cette Coupe du Monde.
00:25Et Benoît Costil dans ce studio ancien gardien international tricolore.
00:30Eric Dimeco, on avait tant espéré et puis hier on ne les a pratiquement pas reconnus.
00:35Oui, la déception est à la hauteur des espérances que nous a laissé entrevoir cette équipe.
00:41Moi je n'ai pas envie de jeter tout ce qui a été fait, tout ce qu'on a dit.
00:46J'ai aimé cette équipe, son comportement sur le terrain, en dehors du terrain.
00:50Pas évident sur 6 semaines de compétition quand on va au bout, qu'il n'y ait pas d'accro.
00:58Après, on a raté notre match.
01:00Les Espagnols l'ont réussi, on avait dit aussi que l'Espagne allait nous poser des problèmes
01:04que personne d'autre nous avait posé depuis le début de la compétition.
01:08Mais les commentaires élogieux sur l'équipe de France, ce n'était pas qu'en France.
01:13Dans le monde entier du football, j'ai vu des consultants en Angleterre, en fait de partout en Allemagne,
01:18encenser notre équipe.
01:20Voilà, on a raté notre match.
01:21Et puis surtout, on est tombé sur une très très belle équipe espagnole
01:24qu'on n'avait pas vu aussi forte depuis le début de la compétition.
01:27Ils ont été très très très très forts, mais on a été très très décevants quand même, Benoît Costine.
01:32C'est un match loupé, comme l'a dit Eric.
01:35Mais ce qu'il faut noter quand même, c'est la prestation XXL des Espagnols.
01:39Ils ont été très très forts, ils ont été dans leur style, avec la position de jeu,
01:42la position du ballon, le déplacement les uns avec les autres.
01:45Un match fantastique pour l'Espagne, pendant que nous, on loupait.
01:48Mais on avait l'air comme démunis, on avait l'air comme intimidés, comme perdus.
01:51Pas d'entrée, je trouve que jusqu'au pénalty, on est plutôt bien.
01:54On fait jeu égal avec l'adversaire.
01:55Et c'est vrai qu'on a été perturbés par le pénalty,
01:58que derrière ce calme, cette sérénité qu'on a eue sur les matchs précédents,
02:03on ne l'a pas retrouvée hier sur cette finale.
02:06Mais parce qu'aussi l'adversaire nous a privés de ballons et nous a fait déjouer.
02:09Est-ce que ça veut dire, comme un certain nombre d'auditeurs d'ailleurs
02:11commencent à le dire depuis ce matin, qu'au fond,
02:13on était forts parce qu'on avait face à nous des équipes qui étaient plus faibles ?
02:17Ça, je ne sais pas.
02:18Mais ce qui peut être à noter, c'est que les Espagnols, avant de nous jouer,
02:22ont joué le Portugal, ont joué la Belgique, ont eu des grosses confrontations.
02:25Que nous, on n'a pas eues.
02:26On a quand même eu des équipes moindres.
02:27Donc peut-être qu'ils arrivent aussi un peu plus près.
02:29Est-ce que ça peut avoir joué ça, Eric ?
02:32Oui, sûrement.
02:33Sûrement, eux sont montés en puissance, petit à petit.
02:36Des garçons comme Yamal, qui est arrivé blessé,
02:40a commencé timidement cette compétition pour monter en puissance.
02:44On a vu qu'ils ont, même s'il n'est que rentré hier soir,
02:46Nico Williams, qu'on n'avait pas vu, qu'on recommence à voir.
02:51Et puis surtout, ils ont récupéré un garçon au milieu de terrain
02:54qui avait été longtemps blessé.
02:56et Rodri, qui est un joueur hors norme.
03:00Moi, j'ai quelques regrets parce que ça se joue sur des faits de jeu.
03:07Benoît a raison de dire que sur les 20 premières minutes, on commence bien.
03:09On voit le schéma qu'on attendait, c'est-à-dire une équipe espagnole qui a le ballon.
03:12Et nous, avec un bloc un petit peu plus bas que d'habitude, pour jouer en contre.
03:16Et on a senti un début de match où on était dedans.
03:19Sauf que, ben oui, un pénalty bête pour une équipe qui n'a pas connu ce genre de problème
03:28depuis le début de la compétition.
03:29C'est-à-dire, d'un coup, d'être mené au score, de devoir réagir.
03:32Et on a senti que les têtes se baissaient.
03:33Saliba qui sort, blessure.
03:36Rabiot, qu'on sort à la mi-table parce qu'il a un jaune.
03:38Alors ça, c'est nouveau dans le football.
03:39Maintenant, quand on prend un carton jaune, on ne peut plus jouer au football.
03:42C'est nouveau.
03:42Alors que ça avait été notre meilleur joueur.
03:44Donc, voilà, après, à un moment donné, on a quelques regrets, c'est sûr.
03:48Oui, des regrets, une faiblesse, une tristesse aussi.
03:51Vincent, d'ailleurs, est avec nous, qui veut partager.
03:53Bonjour, Vincent.
03:55Vincent, vous nous appelez de Roya dans le Puy-de-Dône.
03:59Comment ça va ce matin ?
04:00Oh, ça va.
04:01Écoutez, là, je suis à la plage.
04:02Donc, vous voyez, je suis tranquille.
04:03Je ne suis pas en Roya.
04:04Je suis en vacances.
04:04D'accord.
04:06Maintenant, comme je fais partie de ceux qui ont le bilan,
04:09faible avec l'effort, fort avec les faibles.
04:11Il faut être réaliste au bout d'un moment.
04:13Non, hier, avant la 80e, on n'a pas...
04:15Ah, Éric, il n'y a pas l'accord.
04:16Mais non, mais non, mais ça, c'est...
04:19Mais non, mais on rate le match.
04:21Éric, j'ai entendu toute la saison dégommée dans le Monsquat tout chaud
04:24dès qu'il y avait des équipes qui n'étaient pas foutues tirées avant la 80e.
04:26Mais ce que tu dis...
04:29Ce que tu dis, qu'on rate notre match, que les Espagnols soient meilleurs que nous,
04:35je ne supporte pas cette formule, fort avec les faibles, faible avec les forts.
04:39On est champion du monde en 2018.
04:42On est finaliste en 2022.
04:45Demi-finaliste.
04:46On a, on a...
04:47Oh, mais ouais, non, mais...
04:49Mais oui, mais Éric, tu te retrouves par contre...
04:50Mais non, mais ça, mais...
04:51Euro 2024, tu te fais taper par l'Espagne de la même façon.
04:54Ligue des Nations 2025, tu te fais taper par l'Espagne de la même façon.
04:56Mais oui, parce qu'ils sont plus forts que toi.
05:01Mais, mais...
05:01Hier, tu es inexistante jusqu'à la 80e.
05:04Tu as Unai Simiom qui joue libéraux.
05:06Tu as trois ballons en profondeur.
05:08Tu n'as aucun artiste qui est capable de te la prendre de voler, de tenter de le lomber.
05:10Éric, Éric.
05:11Non, mais...
05:12Éric, écoutez, ils se sont fait manger.
05:14Hier, tu es au Méni, on n'en parle même pas.
05:15Tu es au Méni, on l'a fait sur le téléphone en première mi-temps.
05:17Parce que tu dis, Rabiot, moi, ce qui me pose problème, c'est hier, tu es au Méni,
05:20qu'il soit sur le terrain à la place de Manu Conné.
05:22Tu es au Méni, tu voyais qu'il n'avait pas qu'à toi.
05:24J'aime bien parce que Vincent a commencé par dire
05:26« Non, ça va, tranquille, je suis à la plage. »
05:28En fait, c'est l'énervement qui sort.
05:30Qu'on explique la défaite par plusieurs raisons.
05:35La première raison, c'est que l'Espagne est plus forte que nous.
05:37Deuxième raison, c'est que c'est peut-être trop B.
05:39Alors, peut-être pas sur la composition de l'équipe.
05:41Encore que, en effet, je suis d'accord avec toi,
05:43Tchouaméni qui n'a pas joué pendant le match
05:44et Conné, le match qu'il fait la dernière fois,
05:46tu dois le laisser sur le terrain.
05:47Ok.
05:48Et ensuite, tu dois réagir quand tes quatre attaquants
05:50ne sont pas capables de faire des différences
05:52et que tu manges au milieu du terrain,
05:54de rentrer au milieu du terrain de plus.
05:55Peut-être justement Conné à la place d'un attaquant plus tôt.
05:58Ok, mais quand tu commences,
06:00parce que ça, c'est facile,
06:03quand tu as perdu,
06:04tout le monde est capable de faire des analyses le lendemain.
06:08Tout le monde fait des analyses le lendemain.
06:10Eric, justement, plutôt que les analyses du lendemain,
06:12essayons de se projeter deux points
06:13que je voudrais quand même voir avec vous.
06:14Il y a le match samedi soir,
06:15on n'a presque même plus envie de le regarder.
06:17Il faut quand même les soutenir jusqu'au bout.
06:19Il faut le regarder
06:20et je pense qu'il a plus d'importance
06:21qu'on puisse le penser.
06:22Déjà, il y a une médaille de bronze à aller chercher.
06:24Et tu as aussi le dernier match de Didier Deschamps
06:26à la tête de cette sélection
06:27et un dernier match qui mérite d'être regardé,
06:30d'être encouragé, soutenu
06:32pour noter aussi le travail fantastique
06:34de Didier Deschamps sur ces douze années.
06:36Et la suite, on l'écrira aussi, évidemment, tous ensemble.
06:39Ce matin, on y reviendra.
06:41D'ailleurs, ce sera à 8h10.
06:44Merci à tous les deux.
06:45Éric Diméco, Benoît Cossil, merci aussi à Vincent.
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