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Ici l’Europe s’intéresse cette semaine au droit des passagers aériens. Malgré les fortes émissions de CO2 du secteur, l’avion reste largement plébiscité par les voyageurs des pays de l’Union. Un milliard de passagers par an volent dans le ciel européen. Le 15 juin dernier, les 27 ont trouvé un accord pour réformer les règlements relatifs aux droits des passagers aériens et après treize ans de négociations avec les compagnies aériennes. Quelles avancées pour les utilisateurs ? Leurs nouvelles obligations des transporteurs aériens peuvent-elles les mettre en difficulté ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussard décryptent cet accord dans Ici l’Europe avec les eurodéputés François KALFON, député européen socialiste et démocrate (France), et Martine KEMP, députée européenne du Parti populaire européen (Luxembourg). Année de Production :
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00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous, merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires LCP et
00:23Public Sénat.
00:24Alors nous sommes aujourd'hui à Rome, en Italie, pour y rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, bonjour.
00:31Bonjour à vous tous.
00:32Mais nous sommes aussi au Palazzo Chigi, qui est le siège de la présidence du Conseil, parce que vous êtes
00:38vice-président du Conseil.
00:40Giorgia Meloni, la présidente du gouvernement italien, appartient au parti frère d'Italie, qui est classé plus à droite que
00:46le vôtre, qui est la droite traditionnelle.
00:48On se souvient, Forza Italia, le centre droit, vous dites.
00:54Et dont vous êtes le secrétaire.
00:56Alors, vous avez été président du Parlement européen pendant trois ans, auparavant commissaire européen à l'industrie, même très bon
01:05connaisseur de Bruxelles, donc, monsieur Tajani.
01:07On commence par les affaires du monde vues d'Italie.
01:10Justement, d'abord, le dossier ukrainien pour lequel votre gouvernement est particulièrement en phase avec les autres Européens.
01:17Un premier versement a eu lieu de 90 milliards d'euros à l'Ukraine dans le cadre du prêt européen.
01:22Il n'y a plus de veto, en particulier de la Hongrie.
01:25Est-ce que le soutien européen à l'Ukraine est suffisant et celui de votre pays aussi ?
01:30On ira de l'avant, on va aider de toutes les façons l'Ukraine, parce que je pense qu'il
01:38faut gagner la guerre avec la Russie et il faut essayer d'arriver à un cessez-le-feu très tôt.
01:47Poutine n'a pas gagné la guerre à part quatre ans.
01:51Il a eu centaines de milliers de morts, un désastre.
01:56Il n'a pas eu la capacité, à niveau militaire, de gagner contre la petite Ukraine.
02:03Alors, nous disons qu'il faut trouver la façon d'un accord, cessez-le-feu, la paix.
02:11Et aussi l'Europe doit être protagoniste de cette situation.
02:17Et pourquoi ? Parce que nous avons décidé des sanctions contre la Russie.
02:23Et pour trouver la paix, il faut que l'Europe décide d'élever les sanctions.
02:27Et alors, il doit être part du discours entre l'Ukraine et la Russie pour travailler en faveur de la
02:36paix.
02:36Nous voulons la paix, mais aussi, après la guerre, on parlera avec la Russie.
02:42Nous ne sommes pas en guerre, l'Italie n'est pas en guerre avec la Russie.
02:44Nous défendons les droits à l'indépendance de l'Ukraine, les droits internationaux.
02:50Il faut soutenir l'Ukraine aussi en tant que candidat membre de l'Union européenne.
02:56Il faut du temps, bien sûr.
02:58Mais il faut l'aider, il faudra résoudre le problème des corruptions.
03:02Vous êtes favorable à une adhésion pleine et entière ?
03:04Parce qu'on entend quand même des voix un peu dissonantes.
03:06L'autre vice-président du Conseil des ministres, Matteo Salvini, qui est proche de Marine Le Pen,
03:11dit qu'il est contre lui une participation de troupes italiennes à une coalition des volontaires,
03:16qu'il est contre d'ailleurs un rayon armement de l'Europe.
03:19Et est-ce que tous les partenaires de cette coalition tripartite veulent cette adhésion aussi pleine et entière
03:25et ce soutien fort à l'Ukraine ?
03:26La position officielle du gouvernement est en faveur de l'adhésion à l'Union européenne.
03:31Mais pour le gouvernement, il faut d'abord aider les Balkans
03:36parce qu'ils sont déjà en liste d'attente depuis longtemps.
03:41Il faut accélérer, je pense, Montenegro et l'Albanie.
03:44Il faut aller de l'avant avec les Balkans et après avec l'Ukraine.
03:48Antonio Tajani, chef de la diplomatie italienne.
03:52Regardons maintenant quelques nouvelles de l'Union européenne.
03:54C'est l'Europe en bref, signé Isabelle Romero.
04:01Marine Le Pen annonce sa candidature à l'élection présidentielle
04:05malgré la confirmation en appel de sa culpabilité pour détournement de fonds
04:10dans l'affaire de ses assistants au Parlement européen.
04:12Avec son pourvoi en cassation, la dirigeante du RN parie sur les délais de l'instruction
04:18pour échapper au port du bracelet électronique.
04:21Une autre enquête pourrait inquiéter Jordan Bardella.
04:24Le groupe Identité et Démocratie, auquel appartenait le RN,
04:28est visé pour détournement de fonds européens entre 2019 et 2024.
04:33Des perquisitions sont en cours en France, en Espagne, en Italie et en Belgique.
04:38Au sommet de l'OTAN, face au désengagement américain et aux attaques de Donald Trump,
04:43les Européens ont présenté leurs avancées en matière de défense.
04:46Marc Rutte, le secrétaire général de l'Alliance, a annoncé un investissement sans précédent.
04:5243 milliards d'euros de contrat d'armement pour l'Europe et le Canada.
04:56Lors du précédent sommet, les Européens s'étaient engagés à consacrer 5% de leur PIB
05:01pour leur sécurité dans les années à venir.
05:03Le chancelier allemand, Friedrich Merz, prône un nouvel esprit stratégique.
05:08Nous construisons une OTAN plus européenne afin que l'OTAN puisse rester transatlantique.
05:13Et nous ne la consolidons pas seulement sur le plan de la politique de défense,
05:17nous la consolidons aussi avec notre industrie de défense.
05:22L'OTAN réaffirme aussi son soutien à l'Ukraine,
05:25avec 140 milliards d'euros d'aides militaires pour 2026 et 2027.
05:30Quant à Donald Trump, il a réitéré ses provocations
05:33en revendiquant la souveraineté sur le Groenland.
05:37Donc Antonio Tajani, vous avez annulé votre visite aux Etats-Unis le 22 juin
05:42en raison de propos de Donald Trump à l'encontre de votre chef de gouvernement
05:46qui l'aurait supplié de prendre une photo ensemble.
05:48Georgia Meloni, pourtant elle était la seule invitée européenne
05:53à l'investiture de Donald Trump, réputée proche de lui en particulier sur les valeurs.
05:58Est-ce que votre gouvernement italien souhaite un peu prendre ses distances
06:02vis-à-vis du trumpisme en général ?
06:04Nous défendons l'intérêt national.
06:07Nous sommes alliés des Etats-Unis depuis longtemps.
06:12Les relations transatlantiques sont cruciales.
06:14Si on est amis, il faut toujours dire la vérité.
06:18Et quand il faut dire non, on dit non.
06:21Et donc on ne peut pas se fâcher si l'Italie a dit non à l'histoire de la Groenlande,
06:27si elle a dit non à la guerre en Iran.
06:31Nous ne sommes pas impliqués dans cette guerre.
06:35Nous sommes alliés, amis des Etats-Unis.
06:38On ne peut pas dire que l'Italie n'utilise pas son armée dans le monde
06:43pour défendre l'Occident.
06:46Nous sommes au Balkan, nous sommes à la frontière de l'OTAN, nous sommes en Afrique.
06:51Il faut dire la vérité.
06:52Même s'il y a un discours, des phrases qui ne sont pas...
06:58Il faut toujours réfléchir sur la politesse.
07:01Vous n'avez pas particulièrement apprécié la critique du pape, je pense, en Italie,
07:06de la part de Donald Trump ou même certaines images.
07:09Absolument pas.
07:11Et donc on a envoyé un message,
07:14mais nous sommes en train de travailler encore avec les Etats-Unis.
07:16Je pense à l'histoire des matières premières.
07:18Nous sommes en Italie la deuxième puissance industrielle de l'Europe.
07:23Nous avons besoin de travailler la main dans la main avec les Américains.
07:27Nous avons besoin des Etats-Unis, mais aussi les Etats-Unis ont besoin de l'Italie et de l'Europe.
07:30Mais alors, dans le conflit avec l'Iran,
07:32le secrétaire général de l'OTAN, donc Marc Rutte,
07:36a cru bon de dire que 500 avions américains ont décollé des bases américaines situées en Italie.
07:41C'est un soutien massif, je cite.
07:44Alors que votre gouvernement, au contraire, a parlé d'un soutien des plus restreints.
07:49C'est un quoi qui s'est trompé ?
07:52C'est une grande faute, ce n'est pas la vérité.
07:55Quand on parle sur certains sujets, il faut réfléchir d'abord.
07:59Nous avons autorisé les Etats-Unis à utiliser les aéroports militaires
08:08seulement sur les choses qui sont dans les traités,
08:13sur les questions techniques,
08:15mais jamais pour aller bombarder l'Iran.
08:19Donc c'est faux ce qu'il a dit M. Rutte, ça me déplaît beaucoup,
08:24mais je le dis aussi aux ministres des Affaires étrangères de l'Iran, Al-Ashi.
08:28D'ailleurs, les relations entre la France et l'Italie se sont beaucoup réchauffées.
08:34Depuis un sommet franco-italien à Antibes,
08:38vous voulez ensemble mettre en place une coalition multinationale
08:42à la fin du mandat de la FINUL, la force intérimaire des Nations Unies au Liban.
08:48Cela va se faire dans les conditions actuelles des tensions que vous voyez au Moyen-Orient ?
08:53Nous voulons le faire.
08:55Pourquoi ? Parce que pour nous, la stabilité du Liban est cruciale pour la stabilité du Moyen-Orient.
09:01L'Italie comme la France sont des amis du Liban.
09:05Nous avons travaillé là-bas plusieurs années,
09:09nous avons des relations anciennes.
09:12et il y a l'armée des terres italiennes qui est dans l'unifide de la FINUL.
09:16Et aussi l'armée italienne qui est en train de préparer l'armée libanaise.
09:20Donc c'est une mission bilatérale.
09:22Et donc on est prêt à faire tout ce qu'il faut.
09:24On a des bonnes relations économiques.
09:26Et donc je pense que l'Italie avec la France peuvent être protagonistes
09:31d'une nouvelle saison après la FINUL.
09:34Vous voyez ce conflit avancer dans le bon sens ?
09:37Moi, je suis toujours optimiste.
09:39Même si au Liban, il faut être très prudent, très attentif.
09:43Pourquoi ? Parce que Hezbollah ne veut pas reculer du sud du Liban à l'Hezbollah militaire.
09:49Elle ne veut pas reconnaître l'accord entre Israël et Beyrouth.
09:57Et donc je pense que ça doit être l'Iran à dire qu'Hezbollah, ça suffit.
10:06Plus d'attaques contre Israël.
10:09Et comme ça, Israël ne pourra plus dire que nous entrons au Liban
10:15pour défendre nos habitants, les Israéliens qui vivent dans le nord du pays.
10:22La crise énergétique, vous l'avez subie de plein fouet en Italie
10:27avec une croissance plus faible que prévu, 0,7%,
10:31un déficit qui est au-dessus des 3% du PIB autorisé par les traités,
10:35une inflation 1,7%.
10:37Vous avez demandé à la Commission européenne d'Ursula von der Leyen
10:41un assouplissement du pacte de stabilité, 0,3% du PIB
10:46qui serait utilisable pour aider les entreprises par an.
10:49Est-ce que ça ne va pas vous empêcher de faire vos devoirs après ?
10:52Non.
10:52La crise énergétique et la hausse du prix, ce n'est pas une question italienne.
10:58C'est quelque chose qui a été provoqué par une guerre
11:03entre l'Iran, les États-Unis et Israël.
11:06Nos familles et nos entreprises ont payé
11:09et sont encore en train de payer la hausse du prix.
11:13Et donc, heureusement, les autres choses vont maintenant dans la bonne direction.
11:17Mais on ne sait jamais ce qui se passe.
11:19Alors, c'est bien avoir de flexibilité,
11:21mais pas pour ne pas respecter les pactes,
11:26mais pour permettre aux entreprises, aux familles,
11:29de bouger dans la bonne direction.
11:31Les règles sont au service de l'économie,
11:36pas l'économie et les citoyennes au service des règles.
11:38Vous avez reçu au titre du grand plan de relance,
11:42donc post-Covid, 190 milliards d'euros.
11:47L'Italie, donc premier bénéficiaire,
11:49le grand syndicat des entreprises italiennes,
11:52trouve que pour autant,
11:53l'Italie n'a pas fait assez de réformes structurelles
11:56et puis surtout que votre gouvernement revient sur des crédits d'impôts.
12:00Est-ce qu'on a suffisamment investi dans la bonne direction cet argent européen ?
12:05Moi, je pense que oui.
12:06Depuis le début de ce gouvernement,
12:08on a 1,1 million de postes de travail pour les Italiens en plus.
12:16L'export bouge.
12:19On est devenu la quatrième puissance mondiale dans l'export.
12:24Même si vous êtes affaibli côté américain ?
12:26Il y a moins d'exportation.
12:28Non, non, non.
12:28Il augmente aussi aux États-Unis.
12:32Même avec les droits de douane,
12:34le spread a diminué.
12:36La bourse bouge dans la bonne direction.
12:40Donc, alors, on peut dire que l'économie n'est pas mal.
12:44Bien sûr.
12:45La croissance est mieux en Italie qu'en d'autres pays.
12:48Mais ça ne suffit pas.
12:50Donc, je pense qu'on a fait du bien,
12:53mais il faut aller de l'avant, bien sûr.
12:55Les entreprises demandent toujours plus.
12:57Nous sommes prêts à faire encore plus.
13:00Pour les citoyens, contre le chômage,
13:04pour les impôts.
13:05Alors, parlons migration.
13:06Le gouvernement, Mélanie, auquel vous appartenez,
13:10a incité l'Europe à adopter,
13:13au niveau de l'Europe,
13:14Nous avons gagné.
13:15une directive retour
13:17qui renvoie les migrants dans un pays tiers
13:20qui ne peut pas être le leur.
13:22Alors, la France a dit qu'elle ne l'appliquerait pas.
13:24Des accords ont déjà été passés par le passé
13:27avec des pays comme la Libye,
13:29avec quand même des violations des droits d'hommes
13:31et des tortures sur migrants
13:32qui ont été documentées par les organisations internationales.
13:35Est-ce que vous ne craignez pas, bien justement,
13:37qu'on tombe dans ces excès avec cette directive retour ?
13:40La directive retour, c'est une bonne directive.
13:43Nous avons gagné deux filles parce que la question
13:45de l'immigration régulière est un problème.
13:47Mais si nous nous battons contre l'immigration régulière,
13:50nous défendons aussi les droits de l'homme.
13:52Parce que si on sait qu'on ne peut pas venir en Italie ou en Europe
13:58sans respecter les règles,
14:01alors je pense que seront toujours plus ceux qui essayeront d'être chez nous
14:05en respectant les règles.
14:07Nous ne sommes pas contre les immigrés.
14:08Nous voulons la migration régulière,
14:11c'est-à-dire éducation et choisir le travail.
14:17Et quand vous venez en Italie, vous avez un poste,
14:20vous allez à l'usine ou à la campagne pour travailler.
14:24C'est la bonne façon de se battre contre ceux qui utilisent les problèmes
14:31des Africains, ceux qui viennent d'autres pays, pour gagner.
14:36Mais faisant des dommages à l'Italie et à l'Europe.
14:40Donc il faut bloquer les immigrations régulières,
14:43moins 63% en Italie.
14:45La droite italienne a beaucoup fait campagne en 2022
14:50et probablement fera de même en 2027 à la prochaine élection
14:53sur le thème moins d'immigrés.
14:55En attendant, le gouvernement Mélonie,
14:582026-2028, régularise un demi-million de personnes tout de même.
15:02Est-ce qu'il n'y a pas un écart entre ce discours officiel
15:06et finalement la réalité qui est que votre pays est vieillissant
15:08et comme vous dites, il y a besoin quand même de certains postes de travail ?
15:11Ceux qui viennent, arrivent en Italie, sont déjà des hommes et des femmes
15:17qui ont un poste de travail.
15:19Ils arrivent, ils vont travailler.
15:20C'est la règle.
15:23La régularisation, c'est des gens qui peuvent être déjà là aussi.
15:26Mais il faut être attentif.
15:29Pour devenir citoyen italien, il faut être italien vraiment.
15:34Ce n'est pas une question d'origine, mais moi je le dis,
15:38il y a des règles, il faut respecter aussi pour devenir citoyen italien.
15:41– Alors, en mars dernier, votre gouvernement, le gouvernement Mélonie,
15:46a proposé par référendum une grande réforme de la justice
15:49qui a été rejetée par les citoyens à 54%
15:52et accusé cette réforme par certains de chercher à museler politiquement les magistrats.
15:57Est-ce que vous avez le sentiment que votre gouvernement est un peu affaibli ?
16:00– Non, parce que ce n'était pas un vote sur le gouvernement,
16:02c'était un vote sur une réforme.
16:04Une réforme, 13 millions d'Italiens ont voté en faveur de la réforme.
16:07Le Parlement a prouvé la réforme.
16:09Mais comme il y a le référendum, nous respectons la volonté des citoyens.
16:13Il faut être attentif sur la question de la justice.
16:16Il faut la réformer, il faut aller de l'avant.
16:19Mais on peut changer les choses aussi avec pas des réformes constitutionnelles,
16:24mais avec des lois.
16:26– Oui, parce que votre prochaine réforme,
16:28c'est une grande réforme des élections législatives.
16:30Celui qui arrive en premier remporte davantage de siège et de puissance.
16:35– La loi électorale sera une loi plutôt proportionnelle,
16:39mais avec des accords des coalitions.
16:42Et avec une première majorité,
16:44je pense que la stabilité est cruciale pour un pays industriel.
16:49Les entreprises doivent savoir qu'est-ce qu'elles peuvent faire.
16:53Heureusement, en Italie, les gouvernements les plus stables
16:55sont les gouvernements de centre-droit.
16:56– La coalition de gauche est une coalition électorale.
17:00La nôtre est une coalition historique.
17:03Depuis 1994, on est aujourd'hui,
17:06même si nous avons des idées différentes,
17:09nous sommes des parties différentes.
17:10– Antonio Tajani, merci d'avoir été notre invité.
17:12Merci à vous de nous avoir suivis sur France 24
17:14et les chaînes parlementaires.
17:16Tout de suite, c'est l'heure du débat sur les droits des passagers aériens.
17:19On va prendre un peu de hauteur.
17:20– Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen
17:29pour prendre un peu de hauteur.
17:31Malgré les émissions de CO2, l'avion a toujours la cote.
17:35Un milliard de passagers par an volent dans le ciel européen
17:38et l'Union européenne défend les droits de ses passagers
17:42face aux compagnies aériennes.
17:43Un accord a été trouvé le 15 juin au sein de l'Union
17:47pour réformer le règlement européen sur les droits des passagers.
17:51Après 13 ans tout de même de négociations.
17:53Alors concrètement, si vous prenez l'avion dans l'UE
17:56et qu'il n'y a pas, et qu'il y a plus de 3 heures de retard,
17:59vous pourrez toujours réclamer une indemnisation
18:01comprise entre 250 et 600 euros en fonction de la distance du vol.
18:05– Et puis si vous voyagez avec votre enfant,
18:07vous ne serez plus obligé de payer en plus
18:09pour qu'il soit assis à côté de vous.
18:11Lors de votre réservation, le prix du bagage cabine
18:14sera indiqué clairement dans le prix du billet.
18:17Plus de suppléments cachés.
18:18Et puis les associations de consommateurs
18:21se réjouissent de ces avancées
18:23qui obligent à plus de transparence et d'information
18:26les compagnies aériennes,
18:27alors que ces dernières dénoncent, elles,
18:29le coût de cet accord pour leur compétitivité.
18:31On va donc décrypter cet accord
18:33et s'interroger aussi sur les droits des passagers du train
18:36avec nos eurodéputés cette semaine.
18:38– Alors François Calfon, bonjour.
18:40– Eurodéputé français pour les socialistes.
18:42Martin Kemp, bonjour.
18:44– Eurodéputé luxembourgeoise du Parti populaire européen
18:47qui siège à la droite de l'hémicycle Grand Groupe.
18:50Donc, est-ce que cette réforme, c'est vraiment pour vous,
18:54M. Calfon, une avancée pour les passagers aériens ?
18:58– C'est certainement, vous l'avez rappelé dans votre introduction,
19:00une avancée.
19:01Et j'insiste par un exemple.
19:03On ne pourra plus faire quelque chose qui était scandaleux.
19:06de séparer une maman de ses enfants.
19:09Et ce sera gratuit demain.
19:11Aujourd'hui, vous allez réserver sur le site d'une compagnie aérienne,
19:15tout de suite, pour être deux assis l'un à côté de l'autre,
19:19c'est 15, 50 euros.
19:20Enfin, on marche sur la tête.
19:22Et pour être très clair, puisque c'est une question globale
19:24que vous me posez, j'ai donné un exemple,
19:26ça aurait pu être la grande régression,
19:28parce que les compagnies, le lobby des compagnies aériennes
19:31soutenues par les gouvernements,
19:32proposait quoi au bout de 3 heures ?
19:3480 euros, c'est ce qu'on nous a dit.
19:36Donc, on a réussi à maintenir les 250 euros,
19:39voire un peu plus quand les distances sont plus importantes.
19:43Et il y a plein de petits droits sur lesquels on va revenir.
19:45Mais il y a des avancées concrètes.
19:48Alors, les associations de consommateurs se réjouissent de ces avancées,
19:52mais elles estiment quand même qu'on aurait pu aller plus loin.
19:55On va écouter la première association de consommateurs français.
19:57On aurait aimé une révaluation des montants d'indemnisation,
20:02puisque ceux qui sont maintenus datent quand même de 2004.
20:08Nous sommes en 2026.
20:10Et effectivement, le fait que les compagnies aériennes
20:14ne fournissent pas aux consommateurs, aux passagers,
20:18un formulaire prérempli qui permet d'obtenir cette indemnisation,
20:22puisque les compagnies aériennes ont toutes les coordonnées des passagers,
20:25et donc ça aurait été plus facile pour elles de faire cette action
20:31et non une démarche proactive du consommateur
20:34pour qu'il demande de faire réclamer ses droits.
20:39– Martine Kemp, François Calfon le disait,
20:41il y avait des compagnies aériennes et puis certains États
20:43qui souhaitaient une baisse des indemnisations en cas de retard.
20:47Finalement, c'est un compromis qui a été trouvé ?
20:49– Définitivement un compromis.
20:51– Oui, parce qu'en fait, ce que la dame dit,
20:56nous en tant que Parlement européen,
20:58on était pleinement sur la même ligne.
21:00On voulait aussi une indexation des indemnités en cas de compensation.
21:04On voulait aussi que les montants, ils se sont réévalués
21:07aussi à cause du fait qu'ils sont de 2004.
21:11Donc ils datent vraiment un temps où on payait aussi déjà moins
21:15pour notre billet de l'avion.
21:17Donc on était aussi du même côté.
21:23Mais du coup, on doit aussi voir, on était en négociation.
21:26Le conseil venait avec une position qui était vraiment dans l'autre direction.
21:30Il voulait 4 heures, seulement à partir de 4 heures,
21:34qu'on a le droit de demander une compensation.
21:37Il voulait des montants qui étaient encore plus bas.
21:39C'était vraiment la position de début du conseil et la position du Parlement.
21:45C'était vraiment deux demandes différentes
21:47où on essayait vraiment de trouver aussi un autre chemin commun
21:51où je trouve quand même que de rester sur les montants
21:54était un bon signe.
21:57– François Calfon, on fait payer les compagnies aériennes en cas de retard,
22:00mais est-ce qu'elles sont vraiment responsables ?
22:02Quand les retards sont souvent dus à des grèves des contrôleurs aériens,
22:06du ciel saturé, c'est pas de leur faute ?
22:10Ou finalement, on les fait payer ?
22:11Est-ce que c'est logique ?
22:12– Là aussi, c'est un aspect de l'accord.
22:15La liste, finalement, des circonstances exceptionnelles
22:18qui n'entraînent pas l'indemnisation
22:21sera celle qui a été établie par la jurisprudence.
22:23Tous les gens qu'on demandait, donc c'est établi.
22:25Et pour répondre précisément à votre question,
22:27ils voulaient nous faire passer la pilule très extensive,
22:31que les difficultés techniques, c'était une circonstance exceptionnelle.
22:34En clair, il y a une panne, il y a une difficulté de tout ordre,
22:39mais ça, ça aurait fait sortir 80% des vols indemnisables.
22:43Ils ont voulu nous faire admettre que quand il y avait
22:46un personnel navigant commercial, hôtesse, pilote qui était malade,
22:52c'était une circonstance exceptionnelle.
22:54Alors, bien sûr, puisque c'est aussi le sens de la question,
22:57est-ce que vous êtes garant, vous, Parlement, d'un équilibre ?
23:00Eh bien, ils ont dit, s'il y a le décès d'un personnel,
23:03c'est une circonstance exceptionnelle.
23:04Et donc, on a dit, on est d'accord.
23:07Mais ce que voulaient les compagnies aériennes,
23:09c'était une liste exponentielle des circonstances exceptionnelles,
23:13c'est-à-dire qu'il n'y avait pas de limites.
23:15Mais pas de limites, parce que c'est ça, le jeu.
23:17C'est à terme, plus d'indemnisation.
23:20Il faut savoir qu'aujourd'hui, il n'y a que 38%,
23:23un gros tiers des passagers,
23:25quand ils ont le droit à être indemnisés, qu'ils le sont.
23:28Donc, si on réduisait encore ça,
23:30alors là, il n'y avait plus personne.
23:31Alors, ces compagnies aériennes,
23:32elles sont plutôt mécontentes de cet accord
23:34et de ses conséquences économiques.
23:36Selon elle, l'Association du transport aérien international
23:39tire la sonnette d'alarme sur les possibles faillites
23:41de compagnies aériennes dans le contexte d'une hausse du kérosène
23:44à cause de la guerre au Moyen-Orient.
23:46Martin Kemp, si on durcit trop les règles d'indemnisation
23:49en cas de retard, est-ce qu'on ne va pas entraîner
23:50des faillites de compagnies ?
23:52Disons comme ça, moi, je trouve qu'on ne doit pas comparer
23:54les hausses de prix en kérosène avec les droits des consommateurs.
23:58Les droits des consommateurs, c'est un des critères aussi
24:01de l'Union européenne.
24:02C'est qu'on a des droits des consommateurs.
24:04Et en tant que consommateur, on a le droit à un avion
24:07qui départ et qui arrive à temps.
24:10Et c'est en fait ça qu'on règle avec les droits des passagers.
24:14C'est les prix du kérosène, toute cette crise-là,
24:18elle doit être regardée indépendamment.
24:19Et aussi, je trouvais qu'en fait, pour nos négociations,
24:22ils le prenaient à un certain moment,
24:23ils prenaient la crise géopolitique dans notre négociation.
24:27Mais ce n'est pas le cas, on ne discutait pas
24:30sur les prix du kérosène.
24:31On discutait sur les droits des consommateurs.
24:33Et aussi, comme M. Calfon a dit,
24:36qu'il y a seulement 38% des passagers
24:39qui ont droit à une indemnisation,
24:41qui le demandent vraiment.
24:43Parce que c'est déjà là que nous, en tant que Parlement,
24:45on avait demandé pour ces formulaires
24:47pour avoir plus de passagers
24:49qui le demandent alors réellement ces compensations.
24:52– Mais ces compagnies, elles trouvent le seuil
24:55d'indemnisation beaucoup trop fort.
24:56Et surtout, les champions européens, on sait, M. Calfon,
24:59qui sont déjà en grave difficulté,
25:01renfloués par les États.
25:03Est-ce que ça, ça va être…
25:04– On va remettre l'église au milieu du village
25:06ou l'avion au milieu de l'aéroport.
25:09Pardon, mais depuis 2004, si vous prenez à l'euro constant,
25:12les montants des indemnisations ont été divisés par deux
25:15à cause de l'inflation.
25:16Donc, pourquoi en 2004, 2010, 2014, il n'y avait pas de problème
25:20et en 2026, ils ont des problèmes ?
25:22Alors que ça n'a pas été réévalué depuis plus de 20 ans.
25:26De quoi parle-t-on ?
25:26Ensuite, il y a la crise du kérosène.
25:28Je vais vous dire, là, je peux répondre pour la France.
25:31Qu'est-ce qui s'est passé ?
25:32La France a puisé dans ses réserves stratégiques.
25:34Elle a bien fait.
25:35La France a autorisé, et l'Union européenne,
25:38d'ailleurs, ce n'est pas que la France,
25:38a autorisé le jet fuel importé des États-Unis,
25:42même s'il n'est pas de la même catégorie.
25:44Donc, ils ont pu avoir du kérosène abondant
25:46à prix sécurisé pendant toute la crise.
25:48Et le retour d'expérience, j'ai fait le point
25:50avec le ministre Tabaron récemment,
25:52c'est que les entreprises aériennes ont bien passé la crise.
25:56Elles ont même eu le droit d'annuler des vols
26:00pendant la période avant les vacances d'été
26:03pour, quelque part, être en situation financière
26:06de pouvoir absorber les passagers aériens
26:08sans qu'il y ait trop d'inflation.
26:10Et donc, elles ont eu toutes les facilités nécessaires.
26:12L'Union européenne a même permis l'économie.
26:15On y pense.
26:16On n'est pas juste en guerre contre les compagnies aériennes.
26:18On cherche les bons compromis.
26:20Elles ont même eu la possibilité
26:21de ne pas respecter leur slot à vide,
26:25comme ça a été le cas pendant le Covid,
26:27pour amortir le choc conjoncturel.
26:29Martin Kemp, parlons d'une des mesures phares de cet accord.
26:33François Calfon en parlait.
26:34On ne sera plus obligé, quand on est parent,
26:37de payer pour être assis à côté de son enfant dans l'avion.
26:40Ce point-là, ça faisait partie des aberrations du système
26:43qui, peut-être, a évolué vers un système low-cost aérien
26:48et on faisait payer chaque supplément, chaque option.
26:52Moi, je trouvais ça tellement choquant aussi qu'on devrait payer
26:57pour être assis juste à côté de son enfant.
27:00Pour rigoler, on avait parfois dit,
27:01quelques parents, ils sont peut-être contents,
27:04qu'ils pouvaient dire,
27:05je ne vais pas payer encore une fois 50 euros
27:08pour être à côté de mon enfant,
27:09alors il y a quelqu'un d'autre qui peut s'en occuper.
27:12Mais laissant cette blague de côté,
27:14c'est quand même assez choquant qu'il y avait ce droit
27:18qui n'existait pas
27:19et que nous, maintenant, on a dû le mettre sur le papier
27:23qu'on a le droit ou non,
27:25qu'il n'y a pas plus de paiement pour être assis.
27:28– Attendez, je rajoute,
27:29parce que vous voulez toujours que nos téléspectateurs
27:32comprennent concrètement à quoi ça sert l'Europe.
27:34Ça sert que si vous arrivez à l'aéroport,
27:37ça, ça tombe en panne, il n'y a plus de batterie.
27:39Aujourd'hui, c'est arrivé encore hier de mes collaboratrices.
27:42Vous allez au guichet, vous dites,
27:43je n'ai pas ma carte d'embarquement sur le smartphone.
27:4650 euros, ils font payer.
27:4750 euros.
27:48Et en particulier, un certain nombre de compagnies low-cost,
27:52dont une de couleur orange, que beaucoup connaissent bien.
27:54Ça, ça va être interdit.
27:56– En particulier, puisque vous parlez des compagnies…
27:58– On ne peut plus facturer une carte d'embarquement
28:00imprimée sur papier.
28:02La deuxième chose, c'est que quand vous arriviez
28:03avec une carte d'embarquement papier,
28:06certaines compagnies le faisaient payer également.
28:08C'est-à-dire, vous êtes un papy mamie,
28:09vous n'êtes pas à l'aise avec le digital,
28:1150 euros de plus.
28:13Et ça, c'est interdit.
28:14– Il y a plus de transparence, justement,
28:15sur le prix des billets lors de la réservation,
28:17avec le bagage cabine qui sera inclus,
28:21qui sera inclus, enfin, désormais,
28:23dans le tarif de base du billet.
28:25Mais c'est une victoire un peu en demi-teinte,
28:27parce qu'on ne va pas quand même imposer
28:29ce bagage cabine gratuit.
28:30– Eh bien, on vous dit la vérité.
28:31Vous avez raconté nos négociations.
28:34Nous, on avait souhaité,
28:35le Parlement a pris position
28:36pour un bagage cabine gratuit.
28:38Et y compris, on avait donné les cotes,
28:41les différentes tailles,
28:42puisque d'une compagnie à l'autre, ça change.
28:43– Ça n'a pas été retenu.
28:44– Ça n'a pas été retenu.
28:45Mais par contre, ce qu'on a retenu,
28:47c'est qu'on ne pourra plus communiquer
28:48quand vous appelez EZ ou Ryan,
28:50j'en passe, c'est des meilleurs,
28:51Paris-Madrid, ça coûte 15 euros,
28:54mais il faudra ajouter 60 euros de bagage,
28:56ce qui est une tromperie du consommateur.
28:58Ils devront communiquer sur le prix du billet,
29:01incluant le bagage cabine.
29:03Et donc, ils n'auront plus forcément intérêt,
29:06d'une certaine manière,
29:08à toujours réduire la taille du bagage cabine
29:11que vous avez avec vous.
29:12– Vous parleriez aussi de tromperie, Martine Kemp,
29:14de la part des compagnies aériennes,
29:15d'opacité sur le prix ?
29:16– Disons déjà, si on va sur des plateformes
29:18pour un peu comparer les différents prix.
29:23Et là, il y a un prix à 15 euros,
29:25mais il n'y a pas de bagage de cabine
29:29qui n'a rien dessus.
29:30Et un autre qui marque un prix à 70 euros,
29:34ce n'est pas comparable,
29:35ce n'est pas de la transparence pour les passagers.
29:37Et ça nous fait qu'il y a plus de transparence.
29:39– Vous parlez des comparateurs de prix, d'ailleurs,
29:41qu'on utilise pour réserver.
29:42– Alors, on renforce les droits des passagers aériens,
29:46Madame Kemp,
29:46mais les émissions de dioxyde de carbone,
29:49parlons-en.
29:49L'aviation suivie a atteint un niveau record en 2025,
29:54195 millions de tonnes générées par les vols commerciaux.
29:57C'est 3% les vols commerciaux des émissions mondiales.
30:01C'est le moyen de transport le plus polluant.
30:04Est-ce qu'on n'est pas en train,
30:05avec ces règlements, avec ces directives,
30:07d'inciter à nouveau les Européens
30:10à prendre l'avion en masse ?
30:11– Parce que je trouve quand même de comparer l'avion
30:13avec un autre mode de transport,
30:15on doit aussi avoir un peu la même,
30:19une distance comparable.
30:20Par exemple, si on le compare avec le train,
30:22par exemple, une distance qui est assez courte
30:26est très bien comparable avec un trajet en train.
30:28Mais là, on a besoin d'une bonne infrastructure.
30:31Et je trouve qu'en tant qu'Union Européenne,
30:33on est en train de travailler aussi sur le high-speed network,
30:36donc sur le train à grande vitesse et les réseaux.
30:41– Et les réseaux pour avoir un meilleur fonctionnement,
30:44une meilleure connectivité, parce qu'on a besoin des options aussi.
30:47Parce que l'avion est assez commode aussi pour avoir des nouvelles lignes,
30:51on n'a pas besoin d'infrastructures.
30:52Mais pour, par exemple, le train, on a besoin d'infrastructures.
30:55Et c'est pourquoi que nous, en tant qu'Union Européenne,
30:57on essaie aussi de promouvoir ces infrastructures-là
31:02et de bien construire aussi.
31:03– Ça demande des investissements dans le ferroviaire.
31:05– D'ailleurs, François Calfon, concrètement,
31:07est-ce que les droits des passagers du train
31:09sont aussi renforcés que ceux de l'aérien ?
31:11– Je vais quand même répondre sur les deux,
31:13en style télégraphique, parce que ma collègue a déjà répondu,
31:16sur la question de la décarbonation.
31:18Ce n'est pas l'avion, ça pollue ou rien.
31:20C'est l'avion, on peut le dépolluer.
31:22Et c'est les carburants alternatifs,
31:24c'est-à-dire des carburants beaucoup moins polluants.
31:26Et c'est, pourquoi pas, d'autres stratégies sur l'avion.
31:29On a parlé de la liaison entre un continent et une île.
31:31Ça peut être fait par des avions régionaux à hélice
31:35qui polluent beaucoup moins.
31:37On a des fabricants européens comme ATR qui le font.
31:39Deuxième chose, votre question, j'y viens tout de suite.
31:41Ce n'est pas les mêmes droits,
31:42puisque en Europe, c'est 25% du prix du billet
31:49à partir d'une demi-heure et 50% à partir d'une heure.
31:54Et d'ailleurs, je ne sais pas si c'est une heure,
31:57et d'ailleurs la SNCF va encore un peu plus loin.
31:59Par contre, le rail n'est pas forcément le meilleur élève de la classe,
32:04parce que les problèmes qu'on a dans l'aérien,
32:06c'est-à-dire, vous y avez droit, mais la compagnie ne communique pas,
32:09ça existe dans le ferroviaire.
32:11Et donc, on va avoir toute une série de textes sur le ticketing,
32:15dans un mot français que tout le monde adore ici,
32:17qui va permettre notamment que les plateformes,
32:20que quand vous avez un billet groupé,
32:22vous ayez bien droit au remboursement.
32:24Donc, on se bat pour le droit des passagers aériens,
32:26et on se bat aussi pour le droit des passagers ferroviaires,
32:28même si vous l'avez compris, ce n'est pas les mêmes seuils d'indemnisation.
32:30Pour les courts trajets, est-ce que l'Union européenne
32:33doit essayer de remplacer les avions par les trains,
32:36c'est-à-dire favoriser beaucoup le train,
32:38et comme vous disiez, mettre sur la table de l'argent pour les infrastructures,
32:43est-ce que le train est objectivement plus cher ?
32:57Très cher.
32:57Et là, on parle de 80 milliards d'euros qu'on est en train de négocier
33:01pour cette année à venir, et ça, c'est vraiment un pas pour démontrer,
33:06ok, on a compris qu'on a besoin de plus d'argent dans ce domaine-là,
33:11et ça doit devenir attractif aussi pour les passagers,
33:13parce que c'est eux qui feront le choix de soit prendre l'avion ou le train,
33:17mais c'est pour ça que le train doit aussi être attractif.
33:19François Calfon, rapidement pour conclure,
33:21est-ce qu'il faut favoriser le train par rapport à l'avion sur les courts trajets ?
33:24Mais absolument, en fait, c'est la même question.
33:27En France, quand il y a des trajets de moins de deux heures,
33:32l'avion est interdit, ce qui pose des problèmes, mais c'est une bonne chose.
33:35Mais là où je fais le lien avec ma collègue, c'est qu'il faut qu'il y ait une
33:37offre alternative.
33:38Quand vous êtes dans l'Europe occidentale, Espagne, Italie, France, Luxembourg,
33:42vous avez un gros réseau de grandes vitesses, c'est faisable,
33:45mais ce qu'il faut maintenant, c'est qu'il y ait un gros réseau de grandes vitesses
33:47dans les pays de l'Est, et le budget des transports, soyez concrets, il a doublé.
33:51C'est un des seuls budgets dans la prochaine programmation pluriannuelle
33:54qui a doublé, on passe de 25 à 50 milliards d'euros.
33:57Merci à vous deux d'avoir très bien illustré ce débat.
34:00Merci à vous de l'avoir suivi.
34:01Très bonne suite des programmes sur nos antennes.
34:02Sous-titrage Société Radio-Canada
34:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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