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Conférence de presse de l’AJP : Mme Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale, députée « Ensemble pour la République » des Yvelines
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00:14:05bien sûr, mais on a parfois le sentiment que ces propositions de loi ont vocation surtout de communication,
00:14:11parce qu'on sait qu'elles n'aboutiront jamais.
00:14:13Alors justement, la nouveauté finalement de cette législature sans majorité, c'est que les propositions de loi aboutissent.
00:14:20Et la plupart des textes qui sont votés de façon définitivement par les deux chambres sont des propositions de loi.
00:14:26Et ça c'est nouveau, et ça doit conduire à une modification de notre façon de travailler.
00:14:32C'est-à-dire que moi j'ai saisi davantage le Conseil d'État que mes prédécesseurs sur des propositions
00:14:37de loi,
00:14:38et nous devrions avoir, ce que nous n'avons pas aujourd'hui, la capacité de faire ce qu'on appelle
00:14:42des études d'impact.
00:14:43Projet de loi, il y a des études d'impact, propositions de loi, il n'y en a pas, mais
00:14:47nous n'avons pas les moyens de le faire.
00:14:48Et donc c'est la raison pour laquelle, à l'instar de tous mes prédécesseurs, je demande à ce qu
00:14:52'on nous rattache des instituts qui existent,
00:14:56c'est France Stratégie, c'est le Haut-Commissariat au plan, etc.
00:14:59Pas à l'Assemblée Nationale, au Parlement, donc au Sénat également, pour qu'on puisse réaliser des études d'impact.
00:15:05Mais vous voyez, sur les propositions de loi, avec le temps transpartisan qu'on a créé ici à l'Assemblée
00:15:11Nationale,
00:15:12et qui a été également endossé au Sénat, nous arrivons à faire naviguer des propositions de loi beaucoup mieux qu
00:15:18'avant.
00:15:18Et ça c'est intéressant.
00:15:19Et moi je pense par exemple, on a une proposition de loi qui avait, vous savez qu'on parle beaucoup
00:15:24des violences faites aux femmes,
00:15:26une des premières propositions de loi sur un temps transpartisan qui a été adoptée à l'unanimité à l'Assemblée
00:15:31Nationale,
00:15:32c'était sur l'aide universelle d'urgence pour permettre aux femmes en 24 heures de toucher une aide
00:15:36qui leur permette de quitter le domicile conjugal lorsqu'elles sont victimes de violences.
00:15:42Ça c'est une proposition de loi.
00:15:43On a voté également l'insertion de la notion de consentement dans la définition du viol.
00:15:51On sait à quel point après l'affaire Pellicot par exemple, cette notion est devenue centrale.
00:15:57Et bien c'est également une proposition de loi.
00:15:59Donc il y a beaucoup de propositions de loi qui arrivent à terme.
00:16:03C'est nouveau, mais moi je trouve que c'est intéressant parce que les parlementaires,
00:16:07nous sommes en contact direct avec les citoyens.
00:16:09Nous avons des circonscriptions, nous avons des permanences parlementaires.
00:16:12Les gens viennent nous voir ou nous allons vers eux.
00:16:15Et donc souvent, les propositions de loi, elles sont peut-être plus en prise avec le quotidien des Français
00:16:21qu'un projet de loi qui est construit par une administration, etc.
00:16:25et qui est peut-être un peu plus éloignée.
00:16:28Il y a justement une proposition de loi qui doit être définitivement adoptée la semaine prochaine,
00:16:32mercredi prochain, vous l'avez évoqué.
00:16:35C'est la proposition de loi instaurant un droit à l'aide à mourir.
00:16:38Votre homologue du Sénat, Gérard Larcher, dit encore cette semaine son opposition au texte
00:16:44et tout faire finalement pour que le Sénat s'y oppose jusqu'au bout,
00:16:49jusqu'à souhaiter que le gouvernement ne programme pas cette adoption définitive.
00:16:53Est-ce qu'à l'heure qu'il est, vous avez la moindre inquiétude sur l'adoption définitive de ce
00:16:57texte
00:16:58ou est-ce que vous considérez qu'il est temps d'aboutir et que c'est ce qui va se
00:17:01passer ?
00:17:02Alors moi, je considère qu'il est temps d'aboutir.
00:17:04Là aussi, proposition de loi, la première sur l'aide à mourir date de 1978.
00:17:10Et donc, nous avons mis de très nombreuses années pour légiférer en la matière, près de 50 ans.
00:17:18Et je crois qu'il est temps d'aboutir après un processus exemplaire, là, dans la façon de légiférer,
00:17:24avec l'avis du Conseil national d'éthique, l'avis du CESE, la tenue d'une convention citoyenne,
00:17:30plus de deux ans et demi de délibération parlementaire.
00:17:33J'ai toujours regretté que le Sénat ne soit pas capable, finalement, d'aller au bout du débat et d
00:17:38'aller au fond des choses.
00:17:39Mais voilà, ça les regarde. Ils ont des équilibres politiques qui sont différents des nôtres.
00:17:44Et là aussi, vous savez, l'Assemblée nationale, Gérard le dit souvent,
00:17:48elle représente vraiment, nous, nous représentons le peuple, nous représentons la nation,
00:17:53nous représentons la société telle qu'elle est aujourd'hui.
00:17:55C'est peut-être pour cela que nous avons, finalement, réussi à délibérer.
00:18:01Et là aussi, moi, franchement, je voudrais saluer l'ensemble des parlementaires.
00:18:05Les débats ont été passionnants, très respectueux.
00:18:09Et pour les avoir beaucoup présidés, j'ai été très fière de cette Assemblée nationale-là
00:18:14et qui a prouvé que, même sans majorité, nous étions capables de débattre sereinement de sujets très graves.
00:18:20Je pense que nous le devions aux Français.
00:18:21Je n'ai aucune inquiétude sur le fait que le gouvernement maintienne l'expression.
00:18:26Je trouve ça invraisemblable d'imaginer pouvoir interrompre la navette
00:18:31alors que nous sommes en lecture définitive avec un vote solennel programmé à l'Assemblée nationale le 15 juillet.
00:18:38Donc ce vote se tiendra.
00:18:40Et je ne veux jamais présager des résultats d'un vote.
00:18:44Mais en tout cas, je suis confiante compte tenu des votes précédents.
00:18:46Il y avait, lors des précédents votes, une très large majorité à l'Assemblée nationale
00:18:51qui dépasse complètement l'écrivage partisan pour l'adoption de ce texte.
00:18:56C'est un texte qui est attendu par nos concitoyens qui sont dans la souffrance.
00:19:01Stanislas Noyer, l'aide de l'expansion.
00:19:03Monsieur Larcher a dit qu'il allait saisir le Conseil constitutionnel à propos de ce texte.
00:19:08Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:19:09Écoutez, c'est une prérogative qui appartient au président de Chambre.
00:19:13Et je crois que c'est important que nous ayons cette prérogative.
00:19:16Et donc, il est tout à fait très légitime à saisir le Conseil constitutionnel.
00:19:22Je pense que ça ne sera pas la seule saisine.
00:19:25Et c'est normal.
00:19:27C'est un texte qui est lourd.
00:19:28C'est un texte grave.
00:19:29C'est un texte qui a été beaucoup travaillé.
00:19:33Mais on a besoin, et moi je suis tout à fait finalement satisfaite
00:19:36qu'il y ait des saisines du Conseil constitutionnel.
00:19:39Nous avons besoin du regard du Conseil constitutionnel sur ce texte.
00:19:42Je ne doute pas qu'il y en aura d'autres.
00:19:44Et peut-être même le président de la République pourrait également saisir le Conseil constitutionnel.
00:19:49Je ne connais pas du tout ses intentions.
00:19:50Je n'ai pas eu d'échange avec lui à cet égard.
00:19:53Mais ça m'apparaît tout à fait légitime sur un texte comme celui-ci,
00:19:58qu'on ait le maximum de regards.
00:20:00Et donc, on s'assure qu'il est conforme à notre Constitution, notre règle commune.
00:20:05Bonjour, Jean-Baptiste Aoulas pour Libération.
00:20:07Justement, à propos du président de la République,
00:20:08est-ce que vous mettez cette réforme de la fin de vie à son crédit
00:20:12puisqu'il l'endosse depuis deux ans ?
00:20:14Ou est-ce que c'est plutôt à mettre au crédit parlementaire
00:20:17qui, comme vous d'ailleurs, l'ont un peu tiré par la manche
00:20:19depuis son élection en 2017 ?
00:20:22Et juste peut-être deuxième question.
00:20:24Est-ce que vous gardez une frustration sur certains sujets en matière sociétale
00:20:28puisqu'on arrive à l'heure du bilan de ces deux quinquennats d'Emmanuel Macron ?
00:20:32Est-ce que vous avez des regrets dans ce champ plus large que la fin de vie ?
00:20:36Alors, moi, je n'ai pas de frustration parce que c'est un peu une œuvre collective.
00:20:41Et comme vous le savez, moi, j'aime, lorsque nous parvenons à avancer ensemble
00:20:47de façon transpartisane, sur ce texte notamment, ça a été le cas.
00:20:51Il y a des parlementaires qui ont porté ce texte de tous bords politiques.
00:20:55Et même quand leur groupe était parfois très opposé,
00:20:58il y a toujours eu des individualités qui ont exprimé des avis divergents
00:21:04et qui ont aidé au parcours législatif.
00:21:08Et moi, c'est ce que je retiens, c'est qu'en fait, sur un sujet tel que celui-ci,
00:21:12on a réussi à se dépasser.
00:21:14Et donc, le président de la République a évidemment apporté sa pierre à l'édifice
00:21:18puisque c'est lui qui a saisi la Convention citoyenne,
00:21:22c'est lui qui a demandé à ce qu'Agnès Firmin-Le Baudot, à l'époque ministre,
00:21:27porte et travaille à un projet de loi, ce qu'elle a fait pendant plus d'une année.
00:21:32Donc, il a eu une intervention majeure.
00:21:35Mais de la même façon, les parlementaires aussi ont une intervention majeure,
00:21:39notamment Olivier Falorni, mais pas que, en portant des propositions de loi
00:21:42et en étant extrêmement mobilisés pendant le débat,
00:21:46les citoyens, le CESE.
00:21:48Et c'est en fait, moi, je trouve que c'est un modèle de réforme
00:21:52où nous avons réussi à trouver, finalement, de l'apaisement
00:21:57en prenant le temps et en associant chaque corps de la société
00:22:02à la réflexion et à la délibération.
00:22:05Après, sur les réformes plutôt progressistes,
00:22:08moi, je suis assez fière de ce que nous avons fait
00:22:10puisque nous avons adopté pendant le premier quinquennat
00:22:14la PMA pour toutes.
00:22:16Nous avons également constitutionnalisé
00:22:18l'interruption volontaire de grossesse,
00:22:21protégeant ainsi cette liberté pour nos filles
00:22:26et nos petites filles en constitutionnalisant
00:22:29et donc en mettant ce droit dans le coffre-fort constitutionnel
00:22:32de nos droits et libertés.
00:22:34Et puis, il y a ces innovations aussi démocratiques.
00:22:38La Convention citoyenne, je trouve,
00:22:40c'est un élément démocratique extrêmement intéressant.
00:22:42Donc, je trouve que le bilan, nous pouvons en être fiers
00:22:46de notre bilan sur le plan sociétal.
00:22:50Ce sont des grandes réformes.
00:22:53Sur le plan sociétal, il y a une autre question
00:22:56sur laquelle l'Assemblée nationale n'a pas attendu pour travailler
00:23:00mais sur laquelle les choses sont sans doute en train de s'accélérer
00:23:04depuis la mort dramatique de la petite Liana.
00:23:07C'est la protection de l'enfance,
00:23:09la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants,
00:23:11violences sexuelles notamment.
00:23:13La commission d'enquête sur l'inceste a présenté ses conclusions ce matin
00:23:18à un rapport assez édifiant avec beaucoup de propositions.
00:23:21Le projet de loi sur la protection de l'enfant se sera examiné
00:23:23la semaine prochaine dans l'hémicycle.
00:23:25La loi intégrale à la rentrée, a priori,
00:23:27d'après ce qu'a indiqué le gouvernement.
00:23:29Est-ce que vous considérez que ce sujet doit être...
00:23:32Alors, il y a souvent beaucoup de priorités,
00:23:34mais est-ce que ça doit être la priorité au moins
00:23:37jusqu'à l'élection présidentielle ?
00:23:39On verra ensuite combien de temps dure cette législature.
00:23:41Mais sur la session prochaine, est-ce que vous considérez
00:23:44qu'il y a encore moyen de faire oeuvre utile
00:23:45avec des adoptions définitives sur ces sujets ?
00:23:48Alors, on pourra faire oeuvre utile
00:23:50jusqu'au dernier jour, à la dernière minute
00:23:53de notre session.
00:23:55Sur la protection des enfants, je vous rappelle,
00:23:58et vous voyez, là aussi,
00:24:00c'est une oeuvre collective.
00:24:02En 2022, quand je prends la présidence
00:24:04de l'Assemblée nationale,
00:24:05j'ai, avec l'ensemble des présidents de groupe,
00:24:08nous avons créé une délégation au droit des enfants.
00:24:11Ça faisait des années qu'elle était demandée.
00:24:14Dès le mois de septembre,
00:24:16j'ai proposé à la conférence des présidents
00:24:18d'acter la création de cette délégation en 2022,
00:24:21et elle a été créée.
00:24:22C'est quelque chose de fondamental,
00:24:24qui a montré que nous avions ce souci
00:24:27de nos enfants dès l'origine
00:24:29et que ça n'est pas circonstanciel.
00:24:31Nous avons, après, adopté de nombreux textes,
00:24:34mais malheureusement, à chaque fois,
00:24:37un petit peu en silo
00:24:39ou alors sur des points très précis.
00:24:41Autorité parentale, ordonnance de protection, etc.
00:24:45Et là, moi, j'ai beaucoup poussé l'adoption,
00:24:48l'examen d'un texte sur l'aide sociale à l'enfance.
00:24:51Rappelez-vous, j'en avais parlé dans mon discours
00:24:54au corps constitué en janvier encore,
00:24:57demandant avec insistance à ce que le gouvernement l'inscrive.
00:24:59Je suis heureuse d'avoir obtenu gain de cause.
00:25:02Sur la PPL intégrale, il faut faire la même chose.
00:25:04Nous sommes en train de travailler dessus.
00:25:06Le Conseil d'État est saisi.
00:25:07Le CESE est saisi également.
00:25:09Nous aurons, le mardi 21,
00:25:13une réunion à l'Assemblée nationale,
00:25:16à l'hôtel de la Cé,
00:25:17avec le Premier ministre,
00:25:19un certain nombre de membres du gouvernement,
00:25:20les parlementaires qui portent cette loi,
00:25:23donc sous une coprésidence du Premier ministre
00:25:25et de moi-même,
00:25:26pour travailler justement à cette loi
00:25:28qui devrait être examinée effectivement
00:25:30en début de session ordinaire,
00:25:33donc dès le mois d'octobre.
00:25:34C'est quelque chose d'important.
00:25:36Et là-dessus, on est aussi très mobilisés
00:25:38de façon transpartisane.
00:25:40Ce sont des sujets trop graves
00:25:42pour qu'ils fassent l'objet de bisbis politiques.
00:25:44Et ça n'est pas le cas.
00:25:45J'ai plus de 160 parlementaires
00:25:47sous l'égide de Céline Thiebaud-Martinez
00:25:50qui ont signé cette proposition de loi.
00:25:52Nous avons des collectifs
00:25:53qui sont extrêmement mobilisés
00:25:55depuis des années.
00:25:56Là aussi, on n'est pas sur quelque chose
00:25:59de réactif.
00:26:00Hier encore, je rencontrais ici
00:26:03la ministre espagnole de l'égalité
00:26:05entre les femmes et les hommes
00:26:07pour qu'elle me parle du modèle espagnol
00:26:09et qu'on ait un peu les clés de la réussite.
00:26:12Et donc, nous allons avancer.
00:26:13Et moi, je n'ai aucun doute,
00:26:15mais aucun doute sur le fait
00:26:16que sur cette loi,
00:26:17nous pourrons, avant la fin de la session,
00:26:20aboutir avec nos collègues sénateurs.
00:26:22Nous n'avons pas le choix.
00:26:23Ce n'est pas une obligation de moyens,
00:26:24c'est une obligation de résultats.
00:26:26C'est ce que nous devons
00:26:27aux femmes et aux enfants de ce pays.
00:26:28Mais évidemment,
00:26:29tout ne passe pas par la loi.
00:26:30Ça ne suffira pas.
00:26:31Il faut des moyens financiers
00:26:33et il faut aussi
00:26:34qu'on mette un peu les mains
00:26:36dans le cambouis,
00:26:37c'est-à-dire qu'il faut réorganiser
00:26:39les chaînes de décision,
00:26:40la chaîne judiciaire, évidemment.
00:26:43Mais il faut aussi travailler sur...
00:26:44Et tout est en place maintenant.
00:26:46Il faut que ce soit appliqué,
00:26:47les programmes scolaires,
00:26:48l'éducation à la vie sexuelle
00:26:50et affective dès le plus jeune âge.
00:26:52Le ministère de l'Éducation nationale
00:26:54a fait un travail incroyable là-dessus.
00:26:56Maintenant, il faut que ça se déploie
00:26:58et qu'il n'y ait plus un enfant
00:26:59de ce pays
00:27:00qui ne puisse pas faire l'objet
00:27:01de mesures de protection,
00:27:03d'éducation, etc.
00:27:04Et puis, il y a le sujet réseau sociaux.
00:27:06Et c'est la raison pour laquelle
00:27:07on parle de loi intégrale.
00:27:09Il faut avoir une approche globale.
00:27:12C'est ça que porte cette loi.
00:27:13Mais cette approche globale,
00:27:15elle doit dépasser le cadre législatif.
00:27:17C'est une approche globale de toute la société
00:27:19qui doit se réaliser
00:27:21pour mieux protéger les femmes et les enfants
00:27:23de ce pays.
00:27:24Frédéric.
00:27:25Frédéric Delpeche pour LCI TF1.
00:27:27Cette session parlementaire a surtout été marquée
00:27:30par un débat budgétaire long, chaotique,
00:27:33qui a vu d'ailleurs la chute d'un Premier ministre.
00:27:36Alors, quels enseignements vous en tirez ?
00:27:38Est-ce que pour le prochain débat budgétaire,
00:27:41le 49-3, vous paraît la seule solution ?
00:27:43Ou est-ce que vous souhaitez tout de même
00:27:44que les députés aillent jusqu'au bout de ce débat,
00:27:47quitte à ne pas y parvenir ?
00:27:49Quel a été votre regard sur cette séquence
00:27:52assez douloureuse pour les parlementaires ?
00:27:54Déjà, le premier regard en tant que femme politique
00:27:57présidente de l'Assemblée nationale,
00:27:58et je vous l'avais dit, c'était de dire
00:28:00mais en fait, c'est délirant.
00:28:02On ne peut plus discuter d'un budget de cette façon-là.
00:28:06Ça ne marche pas.
00:28:07Et donc, j'ai engagé un travail avec des parlementaires,
00:28:10président de la Commission des Finances,
00:28:11rapporteur général du budget.
00:28:13J'ai rencontré des spécialistes, des professeurs.
00:28:16On a regardé, on a fait du droit comparé, etc.
00:28:19Et ça a nourri ma réflexion
00:28:22sur la procédure budgétaire idéale,
00:28:24qui n'est absolument pas celle qu'on suit actuellement.
00:28:28On est le seul pays au monde à passer trois mois
00:28:31à discuter dans l'hémicycle
00:28:33de la moindre taxe et de la moindre ligne
00:28:35du budget de la nation.
00:28:36Donc, je pense qu'il faut réformer profondément,
00:28:39et c'est le premier renseignement que j'en ai tiré,
00:28:41que ça ne peut pas se faire par voie du règlement
00:28:44de l'Assemblée nationale,
00:28:45que c'est la loi organique
00:28:46et que c'est une réforme constitutionnelle également
00:28:48qui doit avoir lieu.
00:28:49Mais la conviction qui est la mienne,
00:28:52c'est qu'il faudra faire cette révision constitutionnelle
00:28:55et une révision de la loi organique.
00:28:56On doit modifier la façon d'examiner le budget.
00:28:59Après, à très court terme,
00:29:00on ne peut pas modifier la constitution sur ce point.
00:29:03Et donc, on va devoir faire avec les règles
00:29:06qui sont les nôtres.
00:29:06Et donc, pour éviter les semaines de séance
00:29:11telles qu'on les a vécues,
00:29:13la position qui est la mienne,
00:29:14c'est de demander au gouvernement
00:29:16et proposer au gouvernement de faire un 49-3 assez rapide
00:29:19sur un budget raisonnable, responsable,
00:29:22qui aurait été discuté avec l'ensemble
00:29:26des groupes politiques présents à l'Assemblée nationale.
00:29:28Donc, il doit engager des concertations
00:29:30en présentant un budget qui puisse permettre
00:29:34de garder le cap de la réduction de la dette, etc.
00:29:37Pour autant, nous avons une élection présidentielle
00:29:40et donc, il ne faut pas obéir la capacité
00:29:43qu'aura le prochain gouvernement
00:29:45à faire une loi de finances rectificative.
00:29:48Et comme son nom l'indique,
00:29:49pour faire une loi de finances rectificative,
00:29:51il faut un budget initial.
00:29:52Donc, je pense que de passer par cette voie-là,
00:29:55et c'est moi qui vous le dis,
00:29:56je suis plutôt opposée d'habitude,
00:29:58évidemment, au 49-3,
00:29:59mais là, on est dans des circonstances particulières,
00:30:01on n'a pas de majorité,
00:30:02on a une élection présidentielle qui arrive
00:30:04et nous avons besoin d'un budget de la nation.
00:30:06Et donc, on doit trouver le chemin.
00:30:10Et le 49-3, et là, je prêche pour ma paroisse,
00:30:13a un avantage, c'est qu'il me libère du temps parlementaire.
00:30:16Et me libérant du temps parlementaire,
00:30:18moi, j'ai la PPL intégrale qui devra faire sa navette,
00:30:21un texte à zeux qui devra faire sa navette,
00:30:23et puis il y a des textes qui, je trouve,
00:30:25intéressent directement les Français
00:30:26et qui pourraient leur être très utiles.
00:30:28Il y a une loi transport qui a été examinée en commission
00:30:31qui est portée par Philippe Tabarro
00:30:32et qui pourrait être très utile pour nos investissements.
00:30:36Et on sait à quel point le transport est un sujet
00:30:38qui revient toujours dans la préoccupation des Français.
00:30:42On a une loi enseignement supérieur
00:30:44qui est portée par Philippe Baptiste
00:30:46et qui permettrait de faire le ménage sur Parcoursup.
00:30:49Je suis maman d'un enfant qui vient de se vivre Parcoursup.
00:30:53Je pense qu'on a beaucoup à faire
00:30:55et cette loi permettrait d'y répondre.
00:30:58On a une loi qui concerne le logement.
00:31:01Vous voyez bien qu'il y a un certain nombre de textes
00:31:04qui pourraient être examinés pour faire de cette année
00:31:06une année utile pour les Français.
00:31:08Alors ne passons pas trois mois en débat 20
00:31:11dans l'hémicycle sur un budget dont on sait
00:31:13que de toute façon, au final,
00:31:14il ne sera pas voté par une majorité des parlementaires.
00:31:18Et donc dégageons du temps
00:31:20et rassurons tous les acteurs économiques
00:31:22en disant nous avons réussi à doter la France
00:31:25d'un budget dans cette année pré-présidentielle.
00:31:27Ça suppose que chacun prenne ses responsabilités
00:31:30mais moi je n'ose pas imaginer une seule seconde
00:31:33qu'un candidat à l'élection présidentielle
00:31:36qui prétendrait vouloir exercer la charge suprême
00:31:40et conduire la destinée de la nation
00:31:41mettrait la nation dans le chaos
00:31:43en la privant d'un budget
00:31:45six mois avant l'élection présidentielle.
00:31:48Il n'y a pas de cohérence.
00:31:49Donc je pense que tout le monde doit être responsable,
00:31:52tout le monde doit être raisonnable
00:31:53mais le gouvernement aussi en écoutant les oppositions
00:31:56pour essayer de trouver un chemin.
00:31:59Ça n'est pas leur demander leur assentiment
00:32:01mais simplement que chacun prenne ses responsabilités
00:32:03pour qu'on puisse ensemble doter la France
00:32:06d'un budget sans obéir les chances
00:32:09du futur président de la République
00:32:10et de son gouvernement
00:32:11à en modifier le contenu
00:32:13pour pouvoir impulser dès le départ
00:32:17une politique qui aura été souhaitée par les Français.
00:32:19Julien.
00:32:21Bonjour Madame la Présidente, Julien Lécuyer de la Voix du Nord.
00:32:24Une question d'actualité.
00:32:26Marine Le Pen a été de nouveau condamnée
00:32:28pour détournement de fonds publics par la Cour d'appel.
00:32:31La peine d'inéligibilité lui permet néanmoins
00:32:34étant réduite de se porter candidate.
00:32:36Est-ce que vous trouvez normal, légitime ou scandaleux
00:32:39qu'elle se présente à la présidentielle ?
00:32:41Et vous me permettrez une question de subsidiaire.
00:32:44Qu'est-ce que ça vous inspire pour la France, son image,
00:32:47la possibilité d'une présidentielle
00:32:49où l'un des principaux candidats
00:32:51pourrait faire campagne sous bracelet électronique ?
00:32:54Merci.
00:32:56Alors, aujourd'hui, on prend acte tous
00:32:59de la décision qui a été rendue par la Cour d'appel
00:33:01et du pourvoi en cassation qu'a formé Marine Le Pen.
00:33:04On rappelle bien que le pourvoi en cassation
00:33:07va permettre à la Cour de cassation
00:33:09de juger en droit
00:33:10et ça ne remet pas en cause l'appréciation des faits
00:33:12qui a été réalisé par les juges de la Cour d'appel.
00:33:15Et ça n'est pas un troisième degré de juridiction,
00:33:17ça n'est pas un appel sur l'appel.
00:33:20Donc, la condamnation est là.
00:33:22Les faits ont été qualifiés
00:33:24des tournements de fonds publics
00:33:26et donc ce sont des atteintes à la probité
00:33:28qui ont entraîné la condamnation
00:33:30que tout le monde connaît.
00:33:31La peine d'inéligibilité étant purgée,
00:33:34Marine Le Pen a tout à fait le droit de se présenter.
00:33:37C'est son appréciation personnelle
00:33:39et donc je suis très respectueuse
00:33:42de l'appréciation qu'elle peut en faire.
00:33:45Je note quand même,
00:33:46et c'est assez croustillant ou savoureux,
00:33:50que, et pas seulement elle,
00:33:52mais que beaucoup à l'époque
00:33:53avaient critiqué le fait
00:33:54qu'il y ait une possibilité
00:33:56de mettre une exécution provisoire
00:33:59sur une condamnation
00:34:01à une peine d'inéligibilité.
00:34:03Et il y avait même eu dans l'atmosphère
00:34:06des propositions de loi
00:34:07pour revenir sur cette exécution provisoire.
00:34:10Et on voit bien que finalement
00:34:11c'est grâce à l'exécution provisoire
00:34:13qu'elle peut aujourd'hui être candidate.
00:34:16Donc je dis ça, je dis rien,
00:34:17mais je trouve que c'est savoureux.
00:34:18En fait, n'essayons pas à chaque fois
00:34:20d'adapter la loi à des circonstances particulières.
00:34:23La loi est plutôt bien faite
00:34:24pour un cadre général
00:34:26et je crois qu'il faudrait quand même
00:34:28que chacun d'entre nous,
00:34:29nous méditions cela
00:34:31et que nous arrêtions de remettre en cause
00:34:33à chaque fois
00:34:34une disposition de portée générale
00:34:36à l'aune de situations particulières.
00:34:42Mais je ne faisais pas partie de cela.
00:34:43Moi, je considère que,
00:34:44et c'était le mouvement
00:34:46qu'on avait fait en 2017,
00:34:47on avait renforcé les obligations de probité.
00:34:50On a besoin,
00:34:51et nos concitoyens nous le disent,
00:34:52de candidats et a fortiori d'élus exemplaires
00:34:57dont la probité n'est pas en question.
00:35:00dans la situation présente,
00:35:02aujourd'hui, elle peut se présenter,
00:35:04elle se présente
00:35:04et nous allons pouvoir la combattre
00:35:06sur le plan des idées.
00:35:08Si jamais elle devait être
00:35:12sous bracelet électronique,
00:35:13ce que je ne sais pas,
00:35:15ça dépendra de la décision
00:35:16de la Cour de cassation,
00:35:17de la décision d'un éventuel juge
00:35:19d'application des peines.
00:35:20C'est quand même,
00:35:21on est vraiment dans les hypothèses,
00:35:22les hypothèses, les hypothèses.
00:35:24Mais je trouverais ça
00:35:26à titre très personnel,
00:35:28mais en tant que citoyenne,
00:35:30je serais évidemment choquée
00:35:32par le fait qu'un candidat
00:35:34se retrouve dans cette situation-là.
00:35:36Parce qu'à nouveau,
00:35:38les citoyens, vous savez,
00:35:40ils attendent de nous quoi ?
00:35:41Qu'on soit irréprochable.
00:35:43Ils ont raison.
00:35:44Ils ont raison.
00:35:46En fait, on ne peut pas...
00:35:48On gère des fonds publics.
00:35:50Les fonds publics,
00:35:51c'est l'argent des Français.
00:35:52Les Français doivent être sûrs
00:35:54que l'argent public
00:35:55que nous gérons
00:35:56est utilisé à bon escient.
00:35:58Et donc, ils doivent avoir
00:35:59confiance en nous.
00:36:00Et lorsqu'on regarde
00:36:01les baromètres de la confiance politique,
00:36:03ils ne sont pas très bons.
00:36:04Et donc, évidemment,
00:36:05que ce type d'affaires
00:36:07vient conforter l'opinion
00:36:09que les Français ont
00:36:10de leur classe politique.
00:36:11Et ça, c'est vraiment tragique.
00:36:12Et c'est pour ça
00:36:13qu'on a renforcé
00:36:14les obligations d'exemplarité.
00:36:15Moi, j'ai toujours été
00:36:17favorables.
00:36:17Et c'est ce qu'on portait
00:36:18en 2017 au fait
00:36:19que les candidats
00:36:21à une élection,
00:36:22quelle qu'elle soit,
00:36:23aient un casier judiciaire vierge.
00:36:26C'est ça qu'attendent
00:36:27de nous les Français.
00:36:28Et là-dessus,
00:36:28les Français me disent
00:36:29tout le temps
00:36:29« Mais pourquoi vous ne l'avez pas fait ? »
00:36:31Et là, je rentre
00:36:31dans des explications très longues
00:36:33de respect de la Constitution.
00:36:35Et donc, voilà,
00:36:36je leur dis
00:36:37« On a fait ce qu'on a pu,
00:36:38c'est-à-dire qu'on a prévu
00:36:40des peines d'inéligibilité renforcées. »
00:36:44Donc, c'est la stricte application
00:36:46des législations
00:36:47qu'on a votées.
00:36:48Mais en tout cas,
00:36:49après, il y a une question
00:36:49d'image que l'on renvoie.
00:36:51Il y a ce qu'on peut faire
00:36:52et ce qu'on doit faire.
00:36:53Mais à nouveau,
00:36:55tout cela lui appartient
00:36:56et on la laisse décider.
00:37:01Et après,
00:37:01il faut la combattre.
00:37:02Et moi,
00:37:03c'est ce que je ferai
00:37:03pendant toute la campagne
00:37:05sur le plan des idées
00:37:06parce que je pense
00:37:06que le projet
00:37:07que le Rassemblement national
00:37:08porte est mauvais
00:37:09pour notre pays.
00:37:12Madame la Présidente,
00:37:14quel est votre regard
00:37:15de juriste
00:37:16sur le pouvoir
00:37:17en cassation
00:37:18de Marine Le Pen
00:37:19et la réponse ce matin
00:37:21du Président Rémi Hetz ?
00:37:24Alors,
00:37:24je n'ai pas écouté
00:37:24la réponse
00:37:25du Président Rémi Hetz.
00:37:27Il dit qu'ils essaieront
00:37:29de rendre une décision
00:37:30avant le premier tour.
00:37:33En fait,
00:37:34c'est le procureur général
00:37:36près de la Cour de cassation.
00:37:38Donc, voilà.
00:37:40Moi,
00:37:41ce qui m'importe,
00:37:41c'est qu'on soit
00:37:42dans des délais normaux.
00:37:45Moi,
00:37:45je ne veux pas que...
00:37:47En fait,
00:37:47et là aussi,
00:37:48les Français sont très attachés
00:37:49à ce que la justice
00:37:50soit la même
00:37:50pour tout le monde.
00:37:51Nous sommes des justiciables
00:37:53comme les autres.
00:37:54C'est pour ça que là aussi,
00:37:56et c'est un des de mes regrets,
00:37:57j'en ai plein,
00:37:57vous voyez,
00:37:58on n'a pas supprimé
00:37:59la Cour de justice
00:38:00de la République.
00:38:00C'était une promesse
00:38:02de campagne en 2017
00:38:03et je trouve que ça dommage
00:38:04qu'on ne l'ait pas fait.
00:38:05Beaucoup ont changé d'avis.
00:38:07Moi,
00:38:07je n'ai jamais changé d'avis
00:38:08sur ce point.
00:38:09La même justice
00:38:10pour tout le monde.
00:38:11La même justice
00:38:12pour tout le monde,
00:38:12ça veut dire
00:38:14les mêmes délais,
00:38:15les mêmes pas de passe droit
00:38:16dans un sens
00:38:17ou dans un autre,
00:38:18pas plus vite,
00:38:19pas moins vite,
00:38:19normal.
00:38:20Et donc,
00:38:21moi,
00:38:21je ne connais pas
00:38:21les délais d'audiencement
00:38:22à la Cour de cassation.
00:38:23Si c'est un délai
00:38:24normal d'audiencement,
00:38:26eh bien,
00:38:26c'est très bien ainsi.
00:38:27Je ne voudrais pas
00:38:27que ce soit accéléré
00:38:28du fait de l'élection présidentielle
00:38:30et du fait de la candidature.
00:38:31Je ne voudrais pas
00:38:32que ce soit ralenti.
00:38:33Juste,
00:38:33on est pareil
00:38:34et les Français
00:38:35attendent juste
00:38:36qu'on ait la même justice
00:38:37qu'eux.
00:38:38Jean-Nic.
00:38:39Oui,
00:38:40Jean-Nic Alimi,
00:38:41Freelance.
00:38:42Vous tenez en tant
00:38:43que président
00:38:44de l'Assemblée nationale
00:38:45un discours volontiers
00:38:47lénifiant
00:38:47sur la vie politique
00:38:49et parlementaire
00:38:50et dans la société
00:38:52en général.
00:38:52Est-ce qu'il n'est pas
00:38:53de votre devoir
00:38:54aussi de président
00:38:55de l'Assemblée nationale,
00:38:56notamment au regard
00:38:57de votre courant de pensée,
00:38:59et à la veille
00:39:00d'une élection présidentielle
00:39:01qui s'annonce
00:39:02avec un second tour
00:39:03selon les sondages
00:39:04aujourd'hui
00:39:05entre LFI
00:39:06et le RN,
00:39:07bref,
00:39:07est-ce qu'il n'est pas
00:39:08de votre devoir
00:39:09d'alerter
00:39:10sur la montée
00:39:10des radicalismes
00:39:12tant d'extrême droite
00:39:13que d'extrême gauche
00:39:15plutôt que de rester
00:39:16sur un discours
00:39:18transpartisan
00:39:19au-dessus de la mêlée ?
00:39:22Qu'est-ce que vous entendez
00:39:23par lénifiant ?
00:39:25Excusez-moi,
00:39:26mais franchement,
00:39:26est-ce que vous pouvez
00:39:27préciser votre pensée
00:39:28s'il vous plaît ?
00:39:29Écoutez,
00:39:30je peux vous donner
00:39:31effectivement la définition.
00:39:33C'est que,
00:39:34encore une fois,
00:39:35à vous entendre
00:39:35aujourd'hui
00:39:36et puis relativement
00:39:39souvent lors
00:39:39de vos interviews,
00:39:41vous insistez
00:39:41mais à juste titre
00:39:43sur tout ce qui a été
00:39:44fait de positif
00:39:45et notamment
00:39:45de transpartisans
00:39:47au-delà des couleurs
00:39:48politiques
00:39:49au sein de l'Assemblée
00:39:50nationale,
00:39:51alors qu'il me semble,
00:39:52mais pas qu'à moi,
00:39:53qu'il y a une montée
00:39:54des radicalismes
00:39:55à l'extrême droite
00:39:56et à l'extrême gauche
00:39:57qui se manifestent
00:39:58aussi à l'Assemblée nationale
00:40:00et qu'à la veille
00:40:01de la présidentielle
00:40:02avec un second tour
00:40:03qui se profile
00:40:04tel qu'il y a...
00:40:04J'avais compris,
00:40:05merci.
00:40:05Voilà.
00:40:07Non, mais écoutez,
00:40:09chacun son rôle
00:40:10et donc je voulais savoir
00:40:10l'appréciation
00:40:11qui est la vôtre
00:40:12et...
00:40:13Mais moi,
00:40:14j'ai une place particulière.
00:40:16Je suis présidente
00:40:17de l'Assemblée nationale
00:40:18et à ma connaissance,
00:40:19il n'y en a qu'une.
00:40:20C'est moi.
00:40:21Et moi,
00:40:22j'ai une mission
00:40:22qui m'a été confiée
00:40:24par les parlementaires,
00:40:25par les députés,
00:40:26de faire fonctionner
00:40:27cette Assemblée nationale
00:40:28et de la présider.
00:40:29Et dans cette Assemblée nationale,
00:40:32ma mission première,
00:40:33c'est aussi de respecter
00:40:34le choix des Français.
00:40:35Et le choix des Français,
00:40:36ça a été d'élire
00:40:37des députés,
00:40:37des députés
00:40:38du Rassemblement national,
00:40:39de l'Union des droites
00:40:40pour la République,
00:40:41de la France insoumise,
00:40:42du Parti communiste,
00:40:43des écologistes,
00:40:44du groupe Renaissance,
00:40:4511 groupes politiques
00:40:46représentés à l'Assemblée
00:40:47et il n'y a pas un député
00:40:49qui est moins légitime
00:40:50qu'un autre
00:40:50assiégé dans cette Assemblée-là.
00:40:52Et moi,
00:40:53mon job,
00:40:53c'est de faire tourner
00:40:54la machine
00:40:55et c'est de faire en sorte
00:40:56que chacun ait sa place,
00:40:57que chacun puisse s'exprimer,
00:40:58que chacun puisse
00:40:59mener les débats.
00:41:00Alors oui,
00:41:01c'est peut-être lénifiant,
00:41:02mais moi,
00:41:03ma place,
00:41:04c'est de faire fonctionner
00:41:05la démocratie en France.
00:41:06Eh bien,
00:41:07peut-être que
00:41:09vous voudriez
00:41:09que je passe mon temps
00:41:10à lutter
00:41:11contre tel ou tel
00:41:12groupe politique
00:41:13à l'Assemblée nationale.
00:41:15Ça n'est pas ma mission.
00:41:16Ma mission,
00:41:17c'est de faire fonctionner
00:41:18l'Assemblée.
00:41:18Et depuis 4 ans,
00:41:20eh bien,
00:41:20ce faisant,
00:41:21eh bien,
00:41:22la maison tourne.
00:41:23Je parlais,
00:41:23la semaine dernière,
00:41:24j'ai eu un bureau
00:41:25de l'Assemblée nationale.
00:41:26Je me suis battue
00:41:27pour qu'au bureau
00:41:28de l'Assemblée nationale,
00:41:29chaque groupe
00:41:30soit représenté
00:41:31à proportion
00:41:31de la place
00:41:32qui est la sienne
00:41:33dans l'hémicycle,
00:41:34due à la volonté
00:41:35des Français.
00:41:36On m'a dit,
00:41:37oh là là,
00:41:37mais il ne faut pas,
00:41:38c'est mieux
00:41:38d'être majoritaire au bureau.
00:41:39Non.
00:41:40Moi,
00:41:40je veux que chacun
00:41:41ait sa juste place.
00:41:42Depuis 4 ans,
00:41:44le bureau
00:41:44de l'Assemblée nationale
00:41:45a adopté
00:41:46le budget de la maison
00:41:47à l'unanimité.
00:41:48Alors,
00:41:49c'est peut-être
00:41:50lénifiant
00:41:50d'adopter le bureau,
00:41:51le budget
00:41:52de l'Assemblée nationale
00:41:53à l'unanimité,
00:41:54mais c'est ce qu'attendent
00:41:55de nous,
00:41:55nos concitoyens,
00:41:56que l'Assemblée nationale
00:41:57remplisse pleinement
00:41:58sa mission.
00:41:59Donc,
00:41:59voilà,
00:42:00moi,
00:42:00c'est mon job.
00:42:01Après,
00:42:01je ne suis pas aveugle,
00:42:03je vois les radicalités,
00:42:05je combats les extrêmes,
00:42:06je le dis,
00:42:07je n'ai pas l'impression
00:42:08d'avoir ma langue
00:42:08dans ma poche
00:42:09sur ce plan,
00:42:10mais je tiens
00:42:12à assurer ma mission
00:42:13jusqu'au bout.
00:42:14Je crois que c'est ça
00:42:15que les Français
00:42:16et que les députés
00:42:17par leur intermédiaire
00:42:19attendent de moi.
00:42:21Vous avez dit d'ailleurs
00:42:22il y a quelques jours,
00:42:23je crois que c'était
00:42:23aux rencontres d'Aix,
00:42:24que selon vous,
00:42:25dans la perspective
00:42:26de la présidentielle,
00:42:27les solutions populistes
00:42:28ne marcheraient pas.
00:42:31C'est aussi
00:42:31la responsabilité
00:42:33de votre famille politique,
00:42:34du bloc central,
00:42:35du socle gouvernemental,
00:42:38comme on l'appelle,
00:42:38de faire en sorte
00:42:39que l'hypothèse
00:42:41évoquée par Janik,
00:42:42c'est-à-dire un second tour
00:42:45RN-LFI,
00:42:46Le Pen-Mélenchon
00:42:47n'arrive pas.
00:42:48Est-ce que de ce point de vue-là,
00:42:49quand vous voyez
00:42:50la façon dont la campagne
00:42:51s'enclenche
00:42:52avec une multiplicité
00:42:53de candidatures
00:42:54venues du socle gouvernemental,
00:42:56moins qu'à gauche,
00:42:57mais quand même
00:42:57plusieurs candidatures,
00:42:58est-ce que vous considérez
00:42:59que la mesure
00:43:00de cette situation
00:43:01a été prise
00:43:02et comment est-ce que
00:43:04votre famille politique
00:43:05peut finalement
00:43:07faire en sorte
00:43:07d'avoir toutes ces chances
00:43:09d'accéder au second tour ?
00:43:13Effectivement,
00:43:13j'ai participé
00:43:14aux rencontres d'Aix
00:43:15et nous avions
00:43:17une table ronde
00:43:18absolument passionnante
00:43:19justement sur la montée
00:43:20des populismes
00:43:21et vous l'avez rappelé.
00:43:22Évidemment que
00:43:23pour y faire face,
00:43:25il faut que notre famille politique
00:43:27et une famille politique
00:43:28centrale,
00:43:28modérée,
00:43:30puissent
00:43:31incarner
00:43:32une voix
00:43:33qui soit désirable
00:43:34pour les Français.
00:43:35Donc la première
00:43:36ambition
00:43:37que nous devons avoir,
00:43:39c'est justement
00:43:39de présenter
00:43:40une vision
00:43:41et un projet
00:43:42pour la France
00:43:42et il faut le présenter
00:43:44en collectif
00:43:45et c'est la raison
00:43:46pour laquelle
00:43:46depuis des mois,
00:43:47j'essaye
00:43:48de faire en sorte
00:43:50que tout le monde
00:43:51se parle
00:43:51et qu'on puisse
00:43:53présenter ce projet
00:43:54collectif
00:43:55et qu'il n'y ait pas
00:43:56une multiplicité
00:43:57de candidatures.
00:43:58Donc j'y ai rencontré
00:43:59et je continue
00:44:00à échanger
00:44:00avec chacun
00:44:01des candidats
00:44:02et d'autres
00:44:03et on espère
00:44:04pouvoir réussir
00:44:05à converger.
00:44:06En tout cas,
00:44:06c'est la mission
00:44:07que je me suis confiée
00:44:08d'aider
00:44:09à la convergence
00:44:10parce qu'évidemment
00:44:11que la multiplicité
00:44:12des candidatures
00:44:13brouille d'une part
00:44:14le message
00:44:15que l'on voudrait porter
00:44:16et d'autre part
00:44:18permet
00:44:20d'avoir
00:44:21un jeu
00:44:22qui soit
00:44:22beaucoup plus incertain
00:44:24à l'arrivée.
00:44:25Donc on va
00:44:26continuer
00:44:27à y travailler.
00:44:28En tout cas,
00:44:28c'est ce que j'essaye
00:44:30de faire moi
00:44:30à mon humble niveau.
00:44:32Anita.
00:44:33Dans ce contexte,
00:44:34Madame,
00:44:34est-ce que vous serez
00:44:35candidate
00:44:36à votre réélection ?
00:44:39Alors je serai
00:44:40candidate
00:44:41à l'élection
00:44:42législative.
00:44:43Oui,
00:44:44je m'étais toujours
00:44:45et là aussi
00:44:46promesse
00:44:47de 2017
00:44:48que nous n'avons pas
00:44:49réussi à mettre
00:44:49en oeuvre.
00:44:50Nous avions promis
00:44:51que nous ferions
00:44:52le non-cumul
00:44:53des mandats
00:44:54dans le temps
00:44:54et donc
00:44:55que pour les mandats
00:44:56de députés,
00:44:57on pourrait aller
00:44:57jusqu'à 15 ans
00:44:58maximum.
00:44:59Mandat de maire,
00:45:0018 ans maximum.
00:45:02Et donc
00:45:02dans cette perspective-là,
00:45:05je me suis toujours
00:45:06dit que je ferais
00:45:07trois mandats
00:45:08de cinq ans
00:45:09et donc
00:45:09j'envisage évidemment
00:45:11de me représenter
00:45:11aux élections législatives
00:45:13parce que
00:45:13je pense que
00:45:15quel que soit
00:45:16le résultat,
00:45:18on aura besoin,
00:45:19en tout cas
00:45:19ma voix
00:45:19qu'on pourra
00:45:20continuer à compter
00:45:21et je pourrais
00:45:21continuer à être utile
00:45:22à mes compatriotes
00:45:24et à notre démocratie.
00:45:25Donc
00:45:25je n'ai que peu
00:45:26de doutes
00:45:27sur ma prochaine
00:45:28candidature aux législatives.
00:45:31Vous pensez
00:45:32à quelle élection
00:45:32madame ?
00:45:35Écoutez,
00:45:35la présidence
00:45:36de l'Assemblée,
00:45:37ça dépendra
00:45:39considérablement
00:45:40de la façon
00:45:41dont les électeurs
00:45:42auront choisi
00:45:43leurs représentants.
00:45:45Donc aujourd'hui,
00:45:45je suis bien
00:45:46dans l'incapacité
00:45:47de vous dire
00:45:48si je serai en mesure
00:45:49de me représenter.
00:45:50Ce qui est important,
00:45:51c'est de pouvoir...
00:45:52Moi, ce qui m'importe,
00:45:53ce n'est pas tant la place
00:45:54que le fait
00:45:55de pouvoir
00:45:55continuer à agir
00:45:56et j'ai un de mes enfants
00:45:59qui m'avait dit une fois
00:46:00« Mais maman,
00:46:00à quoi ça sert
00:46:01que tu aies gagné une voix
00:46:01si tu ne t'en sers pas ? »
00:46:03Donc j'ai bien l'intention
00:46:04de continuer à me servir
00:46:04de la voix que j'ai gagnée.
00:46:07Bonjour,
00:46:07Madame la Présidente,
00:46:08França-Xavier De Calonne
00:46:09pour Radio-Orient.
00:46:11Vous avez évoqué
00:46:12tout à l'heure
00:46:12l'inscription
00:46:13dans la Constitution
00:46:14de la loi
00:46:15sur l'IVG.
00:46:16Vous en êtes réjouis
00:46:18justement à l'approche
00:46:19de cette présidentielle
00:46:21avec une possibilité
00:46:22de l'arrivée
00:46:22au pouvoir
00:46:23d'un parti
00:46:24qui pourrait souhaiter
00:46:25remettre en cause
00:46:27des lois
00:46:28ou des droits fondamentaux.
00:46:30Est-ce que
00:46:31d'autres textes
00:46:33auraient-ils dû,
00:46:35selon vous,
00:46:36être inscrits
00:46:37dans la Constitution
00:46:38durant ce quinquennat ?
00:46:40Oui.
00:46:41Moi,
00:46:42j'ai plaidé
00:46:43depuis des années
00:46:45pour qu'on inscrive
00:46:47et qu'on vote
00:46:49en Congrès
00:46:50le texte
00:46:51sur l'indépendance
00:46:52du parquet.
00:46:53C'est un texte
00:46:54important
00:46:55qui permettrait
00:46:57de couper
00:46:58le lien
00:46:58entre le garde
00:47:00des Sceaux
00:47:00et les procureurs
00:47:02sur le plan
00:47:03de la discipline
00:47:04notamment
00:47:05et je pense
00:47:06que c'est un texte
00:47:06important
00:47:07et donc
00:47:07qui favoriserait
00:47:08l'indépendance
00:47:09de la justice.
00:47:10On voit bien
00:47:10avec l'affaire Liana
00:47:11que beaucoup
00:47:13d'hommes
00:47:14et de femmes
00:47:14politiques
00:47:14ont remis en cause
00:47:16cette indépendance.
00:47:17L'indépendance
00:47:18de la justice
00:47:18est un des socles
00:47:19de l'État de droit.
00:47:20On parle de la séparation
00:47:22des pouvoirs
00:47:22et je suis présidente
00:47:24de l'Assemblée nationale
00:47:25et vous savez
00:47:25que je veille
00:47:26à l'indépendance
00:47:27de l'Assemblée nationale
00:47:28et au fait
00:47:29qu'elle puisse exercer
00:47:29pleinement ses missions.
00:47:31Je veille tout autant
00:47:32à l'indépendance
00:47:33de notre justice
00:47:34qui est le ferment
00:47:37de l'État de droit
00:47:38et donc
00:47:38j'aurais aimé
00:47:40qu'on garantisse
00:47:41constitutionnellement
00:47:42l'indépendance
00:47:43de la justice
00:47:43davantage.
00:47:45Stéphanie.
00:47:46Oui, bonjour.
00:47:47Stéphanie Le Rouge
00:47:48de l'AFP.
00:47:49Je reviens brièvement
00:47:50sur la présidentielle.
00:47:52Vous avez souligné
00:47:53à plusieurs reprises
00:47:54qu'il manquait
00:47:55de femmes
00:47:56dans cette compétition.
00:47:58Marine Le Pen
00:47:59va être candidate.
00:48:01Elle installe
00:48:02d'emblée
00:48:02un binôme
00:48:03dans la campagne
00:48:04avec Jordan Bardella.
00:48:06Est-ce que c'est
00:48:07quelque chose
00:48:07qui devrait
00:48:08inspirer
00:48:09votre camp
00:48:10et est-ce que
00:48:11vous vous imagineriez
00:48:13à titre personnel
00:48:15faire partie
00:48:16d'un tel binôme ?
00:48:20Avec qui ?
00:48:23Je pense que
00:48:24le binôme
00:48:25tel que
00:48:26Marine Le Pen
00:48:26et Jordan Bardella
00:48:27veulent l'installer,
00:48:28il est assez
00:48:29consubstantiel
00:48:30à leur vie politique
00:48:31à eux
00:48:31et il leur est propre.
00:48:34Moi,
00:48:34je ne suis pas sûre
00:48:37mais voilà,
00:48:38je n'y ai pas réfléchi
00:48:39plus que ça,
00:48:40que ça soit
00:48:42transposable
00:48:43et qu'on puisse se dire
00:48:44bon,
00:48:44alors il faut partir
00:48:45en binôme
00:48:46un homme et une femme,
00:48:47il faut que ça ait
00:48:47du sens politique
00:48:49pour se faire.
00:48:50Il ne s'agit pas juste
00:48:51de mettre une affiche
00:48:52pour mettre une femme
00:48:53sur l'affiche
00:48:54avec un des candidats,
00:48:55ça n'aurait pas
00:48:56trop de sens.
00:48:57Donc, en fait,
00:48:58le binôme,
00:48:58je trouve qu'il est intéressant
00:48:59s'il a du sens politique,
00:49:01si ça permet
00:49:02d'élargir
00:49:04politiquement
00:49:04le spectre
00:49:06et si ça donne
00:49:07une nouvelle approche,
00:49:09une vraie construction
00:49:10d'un projet
00:49:11plus collectif
00:49:12et une nouvelle façon
00:49:13d'exercer le pouvoir
00:49:14aussi.
00:49:16Donc, il faut
00:49:17qu'il y ait du fond
00:49:18derrière le binôme
00:49:19et que ça ne soit pas
00:49:19juste une affiche politique.
00:49:24A propos,
00:49:25vous disiez tout à l'heure
00:49:26que vous espériez,
00:49:27pour prolonger un peu
00:49:28encore cette question,
00:49:29que vous espériez
00:49:30que votre famille politique
00:49:32parvienne à une candidature unique.
00:49:34D'ailleurs,
00:49:35de votre point de vue,
00:49:36est-ce que cette candidature unique
00:49:37devrait aller
00:49:37pour avoir toutes les chances
00:49:38d'être présent au second tour
00:49:39de Bruno Retailleau
00:49:41à Gabriel Attal
00:49:42en passant par Édouard Philippe ?
00:49:45Est-ce que finalement
00:49:46une discussion vous semble
00:49:48suffisante pour y parvenir ?
00:49:50Est-ce qu'à un moment donné,
00:49:50il faudra regarder les sondages ?
00:49:52Est-ce qu'on peut envisager
00:49:53une primaire ?
00:49:55Vous insistez beaucoup
00:49:56sur le fait que ce qui compte,
00:49:57c'est d'abord le projet
00:49:57qui sera présenté aux Français
00:49:58et c'est vrai.
00:50:00La présidentielle,
00:50:01c'est aussi une question
00:50:01d'incarnation.
00:50:03Comment, in fine,
00:50:04est-ce que vous envisagez
00:50:06la possibilité
00:50:07de parvenir à une solution ?
00:50:09Vous dites l'espérer.
00:50:10Est-ce que,
00:50:11compte tenu de l'obligation,
00:50:13en quelque sorte,
00:50:14qui serait celle
00:50:14de votre famille politique,
00:50:15il faut à un moment donné
00:50:16se mettre d'accord
00:50:17sur un processus
00:50:18si nécessaire ?
00:50:19Ce qui est sûr,
00:50:21et c'est pour ça
00:50:21que moi je parle de programme,
00:50:23parce que quand on regarde
00:50:24le champ politique,
00:50:26il est assez large,
00:50:28ça ne vous aura pas échappé.
00:50:29Et donc,
00:50:30pour que ça ait
00:50:31une quelconque chance
00:50:33de succès
00:50:34dans l'opinion publique,
00:50:35il faut que ce soit cohérent
00:50:37et il faut que ça soit crédible.
00:50:39Et pour que ça soit cohérent
00:50:40et crédible,
00:50:41il ne s'agit pas juste
00:50:42de parler de personnes,
00:50:43il faut parler de projets.
00:50:45Qu'est-ce qu'on va porter ?
00:50:46Et est-ce qu'on est capable
00:50:47de porter un projet ensemble ?
00:50:49Et c'est pour ça
00:50:50qu'il faut parler de fond.
00:50:52Est-ce qu'on est capable
00:50:53d'avoir un projet commun
00:50:54sur les questions migratoires
00:50:56de Bruno Retailleau
00:50:57à Gabriel Attal ?
00:50:58Est-ce qu'on est capable
00:50:58d'avoir une même vision
00:51:00de la réforme des retraites ?
00:51:02Est-ce qu'on est capable
00:51:02d'avoir la même vision
00:51:05de notre économie,
00:51:06de la fiscalité,
00:51:09de la façon
00:51:11dont on va relancer l'économie ?
00:51:12Est-ce qu'on a la même vision
00:51:13de la politique pénale,
00:51:14de la jeunesse,
00:51:15etc.,
00:51:16de l'écologie ?
00:51:17Enfin,
00:51:18c'est pour ça que,
00:51:20à ce jour,
00:51:21si on n'a pas de projet,
00:51:23ça ne sert à rien
00:51:23de parler des gens.
00:51:25C'est une question...
00:51:26Parce que, en fait...
00:51:26Ou alors,
00:51:27c'est considéré,
00:51:28et c'est possible,
00:51:29de dire qu'on prend un homme
00:51:30et le projet qu'il porte.
00:51:31Mais ce n'est pas ça
00:51:32un rassemblement.
00:51:33Ça n'a rien
00:51:34d'un rassemblement.
00:51:35Si on veut se rassembler
00:51:36et converger,
00:51:37on doit impérativement
00:51:39d'abord parler du fond
00:51:40et puis après,
00:51:41la personne qui portera
00:51:43le projet,
00:51:43l'incarnation,
00:51:45eh bien,
00:51:45en fait,
00:51:46ça sera quand même aussi
00:51:47celle qui ira mieux
00:51:48avec ce projet-là.
00:51:49Parce que,
00:51:51on dit toujours
00:51:52la présidentielle,
00:51:53c'est la rencontre
00:51:53d'un homme ou d'une femme
00:51:54avec le peuple.
00:51:55Mais il faut être aligné
00:51:58et il faut que les Français
00:51:59sentent que le projet
00:52:01qui est porté
00:52:01corresponde à la personne
00:52:03qui le porte.
00:52:03Autrement,
00:52:04ça ne marche pas.
00:52:06Les Français sont intelligents.
00:52:08Donc,
00:52:08ils ne vont pas simplement croire
00:52:10un rassemblement
00:52:11pour un rassemblement
00:52:12comme ils ne croiront pas
00:52:13à un duo
00:52:14s'il est juste
00:52:15sur une tête d'affiche
00:52:16et que c'est factice.
00:52:18Il doit y avoir du fond.
00:52:19Il faut que les Français
00:52:20sentent qu'il y a
00:52:21de la sincérité
00:52:22dans ce qui se fait.
00:52:23Et donc,
00:52:23c'est pour ça
00:52:24qu'il est urgent
00:52:25de parler de projet.
00:52:27Autrement,
00:52:28ça ne marchera pas.
00:52:29Et si on se met d'accord
00:52:30en janvier
00:52:30pour se dire
00:52:31qu'on prend le mieux
00:52:32placé dans les sondages,
00:52:33mais pour moi,
00:52:34c'est l'échec assuré.
00:52:37Donc,
00:52:38parlons du fond,
00:52:39construisons
00:52:40une vision collective
00:52:41et pour construire
00:52:43cette vision collective
00:52:44et le programme,
00:52:45il va falloir
00:52:45que chacun fasse un effort.
00:52:48Le compromis,
00:52:49c'est des pas
00:52:50les uns vers les autres.
00:52:51Et quand on fait
00:52:53des projets comme ça
00:52:54en silo,
00:52:54on ne fait pas d'efforts.
00:52:56La date butoir,
00:52:56c'est quoi ?
00:52:57Je pense à l'automne.
00:52:58À l'automne,
00:52:59on doit réussir
00:52:59à se mettre d'accord
00:53:01sur un projet collectif
00:53:03et après,
00:53:04se déterminer
00:53:05sur qui portera
00:53:06ce projet collectif.
00:53:07Pierre.
00:53:08Bonjour,
00:53:09Pierre Januel,
00:53:09journaliste indépendant.
00:53:10Bonjour,
00:53:10Madame la Présidente.
00:53:11En 2017,
00:53:12quand vous aviez été élu
00:53:13un peu à la surprise
00:53:16présidente de la commission
00:53:16des lois,
00:53:17vous vous étiez présenté
00:53:18comme pur produit
00:53:19du renouveau démocratique.
00:53:21Neuf ans après,
00:53:22à l'époque,
00:53:23il y avait cette idée
00:53:24de faire entrer
00:53:24la société civile
00:53:25à l'Assemblée nationale
00:53:26et de faire le un en même temps,
00:53:28c'est-à-dire d'essayer
00:53:29de rassembler
00:53:29sur certains projets.
00:53:31Neuf ans après,
00:53:31on a une sorte
00:53:32de retour
00:53:33de la professionnalisation
00:53:35en politique
00:53:35avec une assemblée
00:53:37aussi beaucoup plus clivée
00:53:38qui a une réelle difficulté
00:53:40parfois à avancer
00:53:41sur les sujets sensibles.
00:53:43Donc,
00:53:43je voulais savoir
00:53:43qu'est-ce qui est resté
00:53:44neuf ans après
00:53:44de ce renouveau démocratique ?
00:53:46Je ne vais pas vous dire moi.
00:53:49Mais,
00:53:50effectivement,
00:53:51le renouveau démocratique
00:53:53était axé
00:53:54sous deux angles.
00:53:56Il y avait
00:53:56des nouveaux visages
00:53:57et des nouveaux usages.
00:53:58C'était un peu l'idée
00:54:00qu'on portait effectivement.
00:54:02Je fais partie
00:54:02de ces nouveaux visages.
00:54:03Moi,
00:54:03j'avais 47 ans.
00:54:04Je n'avais jamais
00:54:05fait de politique
00:54:06de ma vie.
00:54:07Jamais détenu
00:54:07aucun mandat.
00:54:09Et 47 ans,
00:54:10je prends mon risque
00:54:11en tant que femme,
00:54:12en tant que citoyenne,
00:54:13en tant qu'engagée.
00:54:14Je me présente,
00:54:15je gagne
00:54:15et effectivement,
00:54:16j'exerce des responsabilités
00:54:17directement à l'Assemblée.
00:54:19Et j'ai eu
00:54:20le parcours
00:54:20qui est le mien
00:54:22qui montre quand même
00:54:23que la société civile
00:54:24peut réussir en politique.
00:54:26Ce n'était jamais arrivé
00:54:26qu'un président
00:54:27de l'Assemblée nationale
00:54:28soit un novice en politique.
00:54:30Quand je suis devenue
00:54:31président de l'Assemblée nationale,
00:54:32je n'avais que 5 ans
00:54:33de vie politique
00:54:34derrière moi.
00:54:35Et je n'étais pas
00:54:36une femme de parti.
00:54:37Donc,
00:54:37on peut dire
00:54:38tout ce qu'on veut.
00:54:39La société civile
00:54:40en politique,
00:54:41ça a quand même marché.
00:54:42Et je ne suis pas
00:54:43une exception.
00:54:45On a des ministres
00:54:46qui venaient
00:54:48de la société civile,
00:54:49des présidents
00:54:50de commissions.
00:54:50Sandrine Lefeur,
00:54:51elle est président
00:54:52de la commission
00:54:52des DAT
00:54:53depuis des années.
00:54:54Elle ne faisait pas
00:54:55de politique avant.
00:54:56donc,
00:54:57je trouve que
00:54:57ça fait du bien
00:54:58et il faut continuer
00:54:59à le faire.
00:55:00Et c'est pour ça
00:55:00que je suis favorable
00:55:02à ces trois mandats
00:55:03maximum.
00:55:04Parce que ça permet
00:55:05justement de ne pas être
00:55:06propriétaire de son mandat
00:55:08et de faire rentrer
00:55:09toujours de la société civile.
00:55:11Accessoirement,
00:55:11faire rentrer de la société civile,
00:55:13ça a fait rentrer
00:55:13des femmes
00:55:14à l'Assemblée nationale.
00:55:15On était le premier
00:55:16groupe majoritaire
00:55:17paritaire.
00:55:18Ça ne s'est jamais
00:55:19reproduit depuis.
00:55:20Aujourd'hui,
00:55:20on manque encore
00:55:21de femmes en politique.
00:55:22Donc,
00:55:22il y a eu une promesse
00:55:23quand même
00:55:24qui a été remplie
00:55:25sur cette arrivée
00:55:26de la société civile.
00:55:27Après,
00:55:27les nouvelles pratiques,
00:55:29on a essayé.
00:55:30Je vous parlais
00:55:31de la convention citoyenne.
00:55:33On a des exemples
00:55:34nos nouvelles pratiques.
00:55:35Mais on n'a pas été
00:55:35du tout assez loin.
00:55:37Dépassement des clivages,
00:55:38on ne l'a pas fait.
00:55:39On a été très hermétique
00:55:40tout de suite.
00:55:41C'est une connerie.
00:55:42Il fallait ouvrir
00:55:43tout de suite,
00:55:44même quand on était majoritaire.
00:55:46J'ai envie de vous dire,
00:55:47surtout quand on était majoritaire,
00:55:48il fallait ouvrir
00:55:49aux autres.
00:55:50Aller dans le transpartisan.
00:55:52Moi, j'y crois.
00:55:53Moi, je pense qu'il faut
00:55:54se rassembler.
00:55:55Et on y arrive.
00:55:57Oui,
00:55:57sur des sujets sensibles,
00:55:58c'est plus difficile.
00:55:59Évidemment,
00:56:00parce que c'est des sujets
00:56:01qui sont consubstantiels
00:56:02à la vision politique
00:56:03qu'on peut avoir
00:56:04de certaines choses.
00:56:05Donc, évidemment,
00:56:06que sur les sujets
00:56:06de justice,
00:56:07de sécurité,
00:56:08d'immigration,
00:56:09on a évidemment plus de mal.
00:56:10Et on ne peut pas dire
00:56:11qu'on fait disparaître
00:56:12tous les clivages
00:56:13dans notre pays.
00:56:14En revanche,
00:56:15sur les sujets,
00:56:16certains sujets agricoles,
00:56:18certains sujets
00:56:18sur les droits des femmes,
00:56:20sur les droits des enfants,
00:56:21sur la santé, notamment.
00:56:22On arrive à faire des avancées.
00:56:24Et donc,
00:56:24il faut continuer.
00:56:26On est en train d'apprendre
00:56:27cette nouvelle culture parlementaire
00:56:28du compromis,
00:56:29de l'absence de majorité.
00:56:31Comme vous le savez,
00:56:32moi, je suis convaincue
00:56:33que nous n'aurons pas
00:56:33de majorité absolue
00:56:35dans la prochaine mandature.
00:56:37Donc, on va continuer
00:56:38à apprendre comme ça.
00:56:39Mais c'est ce que font
00:56:40tous les pays d'Europe,
00:56:41voire tous les pays du monde.
00:56:42Donc, on doit quand même
00:56:43être capable d'y arriver.
00:56:45Et en tout cas,
00:56:45moi, je crois
00:56:46que c'est profondément utile
00:56:47aux Français d'avoir
00:56:49des gens qui ne sont pas
00:56:49du même bord politique
00:56:50et qui essayent
00:56:51de s'entendre.
00:56:52Vous évoquez
00:56:53la prochaine mandature.
00:56:54Est-ce que vous considérez
00:56:55que l'élection
00:56:57d'un nouveau président
00:56:58de la République,
00:56:59d'une présidente
00:56:59de la République,
00:57:01entraîne de fait
00:57:02que c'est la logique
00:57:02des institutions,
00:57:03une dissolution
00:57:04pour tenter,
00:57:05ou pas,
00:57:05mais d'avoir une majorité ?
00:57:08Certains évoquent
00:57:09l'hypothèse que,
00:57:10selon celui ou celle
00:57:11qui sera élu à l'Elysée,
00:57:13il n'y a pas forcément
00:57:13de dissolution,
00:57:14qu'on vote d'abord
00:57:15la proportionnelle
00:57:15pour ensuite...
00:57:17Quelle est votre opinion
00:57:18sur le sujet ?
00:57:18En fait,
00:57:19c'est ça qu'on aime
00:57:20en politique,
00:57:21c'est pour ça qu'on en fait,
00:57:22c'est qu'on fait tous
00:57:22de la politique fiction.
00:57:23Alors,
00:57:24et si,
00:57:24et si,
00:57:24et si,
00:57:25oui,
00:57:26et si,
00:57:26et si,
00:57:26et si,
00:57:27tout est possible,
00:57:28tout dépendra
00:57:28des circonstances,
00:57:29la campagne va être longue,
00:57:31en fonction des circonstances
00:57:32de la campagne,
00:57:33des circonstances
00:57:34des élections,
00:57:36tout sera possible,
00:57:37et c'est un choix personnel
00:57:39du président
00:57:40de la République,
00:57:41et donc,
00:57:42j'imagine qu'il appréciera
00:57:43en fonction des circonstances,
00:57:44mais effectivement,
00:57:44j'entends beaucoup tourner
00:57:45ces hypothèses différentes,
00:57:47donc on regardera,
00:57:48et c'est aussi une des raisons
00:57:49pour lesquelles je pense
00:57:50que jusqu'au bout,
00:57:51on aura besoin
00:57:51d'un président
00:57:52de l'Assemblée nationale
00:57:53aux manettes,
00:57:54parce que,
00:57:54si ça se trouve,
00:57:55l'Assemblée nationale
00:57:56continuera à fonctionner
00:57:58telle qu'elle est aujourd'hui,
00:57:59pendant des semaines,
00:58:00des mois,
00:58:00des années,
00:58:01je n'en sais rien,
00:58:02on est élu,
00:58:03logiquement,
00:58:03jusqu'en 2029,
00:58:04donc tout est possible,
00:58:06après,
00:58:06c'est pas nécessairement
00:58:07le plus probable non plus,
00:58:08mais ça dépendra
00:58:09des circonstances
00:58:10de l'élection
00:58:11et de qui sera élu
00:58:12à la présidence
00:58:14de la République,
00:58:14et rien n'est obligatoire,
00:58:16mais c'est la raison
00:58:17pour laquelle,
00:58:18en tout cas,
00:58:18c'est important,
00:58:19après,
00:58:20il fait ce qu'il veut,
00:58:20mais que le président
00:58:21de la République
00:58:22ne fasse pas de dissolution
00:58:23aujourd'hui,
00:58:23parce que parfois,
00:58:24on a entendu des bruits,
00:58:25parce que ça obéirait
00:58:26la capacité du nouveau
00:58:28président de la République
00:58:29à le faire,
00:58:29et là,
00:58:30pour le coup,
00:58:30je pense quand même
00:58:31que le nouveau président
00:58:32de la République
00:58:32doit avoir l'entièreté
00:58:35de la capacité d'action,
00:58:37y compris,
00:58:38évidemment,
00:58:38le droit de dissolution
00:58:40de l'Assemblée nationale.
00:58:41Elsa.
00:58:42Oui, Elsa Mondingava
00:58:43pour la chaîne parlementaire.
00:58:44Vous avez initié
00:58:44un travail sur la réforme
00:58:45du règlement,
00:58:46un travail transpartisan,
00:58:48ce sera jeudi
00:58:48dans l'hémicycle.
00:58:49Qu'est-ce que vous gardez
00:58:50là des changements ?
00:58:52Comment ça va changer
00:58:52concrètement le travail
00:58:53à l'Assemblée ?
00:58:54Est-ce qu'elle est ambitieuse ?
00:58:56Est-ce qu'elle est suffisamment
00:58:57ambitieuse ?
00:58:57Est-ce que vous auriez
00:58:58souhaité plus de modifications
00:59:00pour un travail peut-être
00:59:01plus fluide
00:59:02ou en tout cas modernisé ?
00:59:03Alors,
00:59:04c'est une réforme
00:59:05qui a été adoptée hier
00:59:06en commission,
00:59:07donc qui n'est pas encore adoptée
00:59:08et je l'espère qu'elle le sera
00:59:09jeudi prochain.
00:59:11J'ai fait ça déjà
00:59:12de façon différente
00:59:13en transpartisan.
00:59:15J'ai travaillé
00:59:17avec tous les groupes politiques
00:59:18depuis neuf mois.
00:59:19On a fait beaucoup de réunions,
00:59:20on a beaucoup d'échanges
00:59:22avec leurs représentants,
00:59:23avec les présidents de groupes
00:59:24à titre individuel,
00:59:26en tête à tête,
00:59:27puis en collectif.
00:59:28On a fait plusieurs réunions
00:59:30et donc c'est la première fois
00:59:32qu'une réforme du règlement
00:59:33est aussi concertée
00:59:35et nous avons collectivement
00:59:38abandonné des choses
00:59:39auxquelles on tenait
00:59:40personnellement
00:59:41pour pouvoir justement
00:59:43essayer d'aboutir
00:59:44en collectif.
00:59:45Donc,
00:59:46évidemment que ce n'est pas
00:59:47la réforme du règlement
00:59:48de Yael Brunpivet
00:59:49ni de Laurent Wauquiez
00:59:51ni de Mathilde Panot,
00:59:52c'est une réforme de compromis.
00:59:54Si nous y parvenons,
00:59:55ce sera la première fois
00:59:56dans l'histoire
00:59:57de l'Assemblée nationale
00:59:58qu'on fait une réforme
00:59:59du règlement de compromis.
01:00:00Rien que ça,
01:00:01je trouve que ça serait
01:00:02une formidable réussite
01:00:03pour nous tous,
01:00:04pas pour moi
01:00:05mais pour les 11 présidents
01:00:07de groupe
01:00:07de se dire
01:00:07qu'on est capable
01:00:08de réformer
01:00:09notre règle commune
01:00:10ensemble.
01:00:11Et c'est la raison principale
01:00:13peut-être
01:00:13pour laquelle j'y tiens.
01:00:15Montrer aussi
01:00:15au peuple français
01:00:16que pour le fonctionnement
01:00:18de l'institution,
01:00:19le cœur battant
01:00:19de la République,
01:00:20on est capable
01:00:21de s'entendre.
01:00:22Chacun en faisant des efforts.
01:00:23Ça demande des efforts,
01:00:24c'est sûr.
01:00:25Moi, j'ai renoncé.
01:00:26Je voulais, par exemple,
01:00:27aller beaucoup plus loin
01:00:28sur les sanctions.
01:00:29Je voulais avoir
01:00:30des sanctions nouvelles.
01:00:31Je voulais pouvoir
01:00:32moduler les sanctions.
01:00:33J'ai eu un blocage,
01:00:35notamment de la France insoumise
01:00:36et des groupes de gauche
01:00:37d'une façon générale.
01:00:39Voilà.
01:00:39J'ai renoncé
01:00:41à faire cette évolution
01:00:42qui pourra être faite
01:00:43peut-être un jour
01:00:43si c'est souhaité
01:00:44par une majorité.
01:00:46d'autres ont renoncé
01:00:48à réformer des pétitions,
01:00:49voulaient avancer.
01:00:51Enfin, voilà.
01:00:51C'est une réforme
01:00:52de compromis.
01:00:53Moi, je retiens
01:00:54plusieurs choses
01:00:55de cette réforme
01:00:55qui me tiennent à cœur
01:00:57mais qui nous tiennent à cœur.
01:00:59Justement,
01:00:59le fait d'organiser
01:01:00tous les ans
01:01:01une séance d'exécution
01:01:02de la loi
01:01:03en séance publique.
01:01:04J'ai l'unanimité
01:01:05des présidents de groupe
01:01:06pour ce faire.
01:01:07Je trouve que ça,
01:01:07c'est intéressant
01:01:08de mettre en avant
01:01:09ce pouvoir de contrôle
01:01:10de l'Assemblée nationale
01:01:11et c'est ce qu'attendent
01:01:13de nous nos concitoyens.
01:01:14Donc ça,
01:01:15on le mettrait
01:01:15dans le marbre du règlement.
01:01:18On mettrait aussi
01:01:19justement le fait
01:01:20que dans les semaines
01:01:20de l'Assemblée,
01:01:21on pourrait avoir
01:01:22de l'ordre du jour
01:01:23transpartisan.
01:01:24Ce qui empêcherait
01:01:25n'importe quel groupe
01:01:27majoritaire
01:01:27de se réapproprier
01:01:29à 100%
01:01:30la semaine de l'Assemblée
01:01:31et l'ordre du jour.
01:01:32Je crois que là aussi,
01:01:33pour la démocratie parlementaire,
01:01:35c'est une vraie avancée.
01:01:36Et puis,
01:01:37nous avons aussi
01:01:38trouvé un accord
01:01:40qui n'est pas unanime
01:01:41mais qui est
01:01:42vraiment très majoritaire
01:01:44sur le bureau
01:01:45avec un bureau
01:01:46qui serait proportionnel
01:01:48sans passer par le vote.
01:01:50Là aussi,
01:01:50moi,
01:01:50c'est quand il y a eu
01:01:51un bureau
01:01:52où trois groupes politiques
01:01:53n'y figuraient pas.
01:01:54Si vous saviez
01:01:55les centaines
01:01:56et les centaines
01:01:57de courriers
01:01:57de nos concitoyens
01:01:58que j'ai reçus
01:01:59à l'Assemblée
01:01:59pour me dire
01:02:00mais ce n'est pas normal
01:02:01qu'au bureau
01:02:02de l'Assemblée nationale,
01:02:03il n'y ait pas
01:02:03tous les groupes représentés.
01:02:05Et donc,
01:02:05avec cette représentation
01:02:07proportionnelle,
01:02:07nous assurons
01:02:08la présence de chacun
01:02:10à sa juste place,
01:02:11à sa juste proportion.
01:02:12C'est une vraie avancée
01:02:14pour notre démocratie.
01:02:15Ça,
01:02:15c'est vraiment quelque chose
01:02:16auquel je tiens
01:02:18particulièrement.
01:02:18Je sais que certains
01:02:20se disent
01:02:21mais ça serait mieux
01:02:22si on reste
01:02:22avec ce vote,
01:02:23etc.
01:02:24franchement,
01:02:25moi je trouve
01:02:25quand même
01:02:26que c'est mieux
01:02:26et pour présider
01:02:27le bureau,
01:02:28ça n'est pas bloquant.
01:02:29Et franchement,
01:02:30quand tout le monde
01:02:31peut s'exprimer
01:02:32au bureau
01:02:32de l'Assemblée nationale,
01:02:33ça permet aussi
01:02:34aux décisions
01:02:35qu'on prend au bureau
01:02:36d'avoir beaucoup plus
01:02:37de force
01:02:38et beaucoup plus
01:02:38de légitimité
01:02:39vis-à-vis de l'ensemble
01:02:40des parlementaires
01:02:41parce qu'ils ont chacun
01:02:43eu leur voix
01:02:43qui était portée.
01:02:44Donc,
01:02:45ce sont les trois points
01:02:46auxquels je tiens
01:02:47particulièrement
01:02:48et après,
01:02:49il y a plein de mesures
01:02:49de fluidification
01:02:50de la procédure
01:02:51et tout ça
01:02:51qui sont très techniques,
01:02:53c'est des petites choses
01:02:54mais qui pourront être
01:02:55importantes
01:02:56dans les futurs débats.
01:02:58Stéphanie ?
01:02:59Mais ce n'est pas gagné
01:03:00encore,
01:03:00ce n'est pas fait.
01:03:01Jusqu'au bout,
01:03:02vous savez,
01:03:03vous me connaissez,
01:03:04on est concentrés
01:03:05parce que,
01:03:06voilà,
01:03:07j'ai besoin
01:03:08des présidents de groupe
01:03:09pour faire cette réforme
01:03:10et vraiment,
01:03:11je salue leur implication
01:03:12jusqu'à présent.
01:03:14Voilà,
01:03:14chacun a joué le jeu
01:03:15et ça,
01:03:16c'est important.
01:03:17Oui,
01:03:18l'Assemblée a voté
01:03:19il y a deux jours
01:03:20une loi
01:03:22sur la légitime défense
01:03:23des policiers.
01:03:25Le barreau de Paris
01:03:27a pris
01:03:28une position
01:03:29très hostile
01:03:30à ce texte
01:03:32porté par la droite
01:03:33et soutenu
01:03:34par le gouvernement.
01:03:34Qu'est-ce que vous en pensez,
01:03:36vous,
01:03:36en tant qu'ancienne avocate
01:03:39et à l'heure
01:03:40où une pétition
01:03:41atteint quasiment
01:03:42500 000 signatures
01:03:43sur le site
01:03:44de l'Assemblée,
01:03:45est-ce que vous pensez
01:03:47que ce texte
01:03:48qui a déjà été débattu
01:03:50devrait de nouveau
01:03:51être débattu
01:03:52dans l'hémicycle ?
01:03:53En fait,
01:03:53déjà,
01:03:54c'est un texte
01:03:55qui porte mal son nom
01:04:01parce qu'en fait,
01:04:02je suis avocate,
01:04:03vous l'avez rappelé
01:04:04et donc,
01:04:05je l'ai lu attentivement
01:04:07et en fait,
01:04:08en vrai,
01:04:08il n'instaure pas du tout
01:04:09de présomption
01:04:11de légitime défense
01:04:12pour les policiers,
01:04:13pas du tout.
01:04:13C'était l'intention initiale
01:04:15dans la proposition de loi
01:04:17quand elle a été déposée
01:04:18mais ce n'est pas
01:04:19ce qui a été voté,
01:04:20pas du tout.
01:04:21En fait,
01:04:21ce qui a été voté,
01:04:22et je l'ai lu attentivement,
01:04:24alors peut-être
01:04:24que je me trompe
01:04:25complètement,
01:04:26mais ce qui a été voté,
01:04:27c'est une doctrine
01:04:28d'intervention.
01:04:29C'est quand les policiers
01:04:33sont témoins
01:04:33d'un meurtre
01:04:35et qu'il y a
01:04:37une possibilité
01:04:38de réitération
01:04:39de ce meurtre
01:04:40dans l'immédiat,
01:04:41il y a une présomption
01:04:42d'usage de leur arme
01:04:43qui est instaurée,
01:04:45d'usage légitime
01:04:46de leur arme.
01:04:47Donc c'est pour empêcher
01:04:49la réitération
01:04:50d'un meurtre
01:04:51dans un temps très proche.
01:04:52C'est ça qui a été voté.
01:04:54Donc,
01:04:55ce n'est pas
01:04:56de légitime défense
01:04:57puisque on est sur
01:04:58un meurtre
01:04:58qui va concerner
01:05:00autrui.
01:05:01Et donc,
01:05:01en fait,
01:05:02je trouve que le texte
01:05:03est très mal nommé.
01:05:04Après,
01:05:04il y a eu un problème
01:05:06sur ce texte,
01:05:06justement,
01:05:07de méthode,
01:05:08mais ça,
01:05:09vous me connaissez,
01:05:10j'aime bien
01:05:11qu'on prenne le temps,
01:05:12j'aurais bien aimé
01:05:12qu'on puisse saisir
01:05:13le Conseil d'État
01:05:14et ça n'a pas été fait.
01:05:16C'est moi
01:05:16qui aurais pu le faire
01:05:17mais je n'ai pas été saisie
01:05:19et le temps était
01:05:20trop court.
01:05:21Il n'y a pas
01:05:22d'étude d'impact.
01:05:23Bref,
01:05:23ce n'est pas
01:05:23une très bonne façon
01:05:24de légiférer.
01:05:26Après,
01:05:26ça a été voté,
01:05:27il va poursuivre
01:05:28sa navette.
01:05:30Je pense qu'il faudrait
01:05:31le renommer
01:05:32pour que le titre
01:05:33corresponde
01:05:34à ce qu'il y a
01:05:35dans le texte.
01:05:36Voilà,
01:05:37donc,
01:05:37mais je suis assez gênée
01:05:40parce que,
01:05:40effectivement,
01:05:41quand on s'arrête
01:05:42au titre
01:05:42ou à la proposition
01:05:43de loi initiale,
01:05:45là,
01:05:45ça a instauré
01:05:45une présomption
01:05:46de légitime défense
01:05:47générale
01:05:48et je n'y suis pas favorable.
01:05:50Maintenant,
01:05:51ce qui a été voté
01:05:52ne correspond pas
01:05:52à ça
01:05:53et donc,
01:05:54ça me gêne
01:05:55parce qu'en fait,
01:05:56il y a une incompréhension
01:05:58incroyable
01:05:58sur ce qui a été voté
01:05:59par l'Assemblée nationale
01:06:00dû au titre,
01:06:01dû au texte initial
01:06:02puisqu'il y a eu
01:06:02des amendements du gouvernement
01:06:03qui ont été adoptés.
01:06:05Donc voilà,
01:06:05c'est un micmac
01:06:06un peu inopportun.
01:06:08C'est dommage
01:06:09parce que personne
01:06:10n'y comprend rien
01:06:11et en fait,
01:06:13une des premières qualités
01:06:14de notre action
01:06:15et de la loi,
01:06:15c'est d'être lisible
01:06:16et intelligible.
01:06:17Là,
01:06:18franchement,
01:06:18on voit bien
01:06:19qu'il y a une incompréhension
01:06:21de toutes parts
01:06:21et donc ça,
01:06:22ce n'est pas possible
01:06:22sur ce genre de sujet
01:06:23qui est quand même
01:06:24très grave.
01:06:25Il faut qu'on soit
01:06:26extrêmement lisible
01:06:27et que nos concitoyens,
01:06:29les forces de l'ordre,
01:06:30les avocats,
01:06:31savent exactement
01:06:31quelle est l'intention
01:06:33du législateur
01:06:33et qu'est-ce qu'on voulait faire.
01:06:35Donc tout ça,
01:06:35il va y avoir une navette
01:06:36donc j'espère qu'elle permettra
01:06:39d'éclaircir tout ça
01:06:40et d'avoir quelque chose
01:06:41qui soit lisible
01:06:42et intelligible
01:06:42à la sortie
01:06:43de la procédure législative.
01:06:45Frédéric.
01:06:46Pardon ?
01:06:48Et sur la pétition,
01:06:49moi j'ai,
01:06:50là aussi,
01:06:51moi je me suis toujours exprimée,
01:06:52je suis très favorable
01:06:53à l'écoute des citoyens.
01:06:56S'il y a une pétition
01:06:57qui doit entraîner
01:07:00un débat dans l'hémicycle,
01:07:01il pourra avoir lieu.
01:07:04Après,
01:07:04on est en plein milieu
01:07:05de la procédure législative
01:07:06et là,
01:07:07on avait proposé
01:07:08justement dans la réforme
01:07:09du règlement
01:07:10qu'on ne puisse pas
01:07:11interférer
01:07:13par une pétition
01:07:14et un débat citoyen
01:07:15au milieu
01:07:15de la procédure législative
01:07:17et là,
01:07:17on est tout à fait dedans.
01:07:19Donc on en décidera
01:07:20le moment venu
01:07:21en conférence des présidents.
01:07:22Comme vous le savez,
01:07:23moi je n'ai pas le droit de vote
01:07:24mais en tout cas,
01:07:26ma conviction,
01:07:26c'est qu'il ne faut pas
01:07:27que tout s'entrechoque.
01:07:29Ce n'est pas très sain
01:07:30dans la démocratie
01:07:32d'avoir des choses
01:07:33qui s'entremêlent
01:07:34et qui se mettent
01:07:35en concurrence.
01:07:37Germain.
01:07:39Oui,
01:07:40Germain Drieu,
01:07:41LCP.
01:07:41Je voulais revenir
01:07:42sur le renouvellement démocratique
01:07:44et la parité
01:07:45au sein de l'Assemblée.
01:07:46Vous avez insisté
01:07:47sur le fait
01:07:48qu'il fallait
01:07:48un maximum de mandats.
01:07:50En revanche,
01:07:51ce qui a permis,
01:07:52je pense,
01:07:53ce renouvellement démocratique
01:07:54et peut-être plus de parité,
01:07:55c'est le non-cumul des mandats.
01:07:56C'est quelque chose
01:07:57que l'on entend
01:07:59et il faudrait revenir
01:08:00pour certains
01:08:00sur le non-cumul des mandats.
01:08:01Quel bilan vous faites
01:08:03aujourd'hui
01:08:03au non-cumul des mandats
01:08:04et pensez-vous
01:08:04que ce serait une erreur
01:08:05de revenir sur ce point ?
01:08:07Je pense
01:08:08que ce serait
01:08:09une erreur
01:08:10de revenir
01:08:10sur le non-cumul
01:08:11des mandats.
01:08:12Et c'est la raison
01:08:13pour laquelle
01:08:14moi je propose
01:08:15de voter
01:08:17ce non-cumul
01:08:18dans le temps
01:08:18qui pour moi
01:08:19est la bonne réponse
01:08:20à la question juste
01:08:22qui est posée
01:08:22par le non-cumul
01:08:23par le cumul des mandats.
01:08:24Je vous explique.
01:08:25En gros,
01:08:25pourquoi on dit
01:08:26il faudrait revenir
01:08:27au cumul des mandats ?
01:08:29C'est parce que
01:08:29certains estiment
01:08:30que les parlementaires
01:08:31sont éloignés du terrain,
01:08:32éloignés du territoire,
01:08:33qui ne connaissent pas
01:08:34les réalités, etc.
01:08:35Je me dis
01:08:36justement
01:08:37si on met
01:08:38du non-cumul
01:08:38dans le temps,
01:08:39un maire
01:08:40qui aura fait
01:08:41ses trois mandats
01:08:41à ses 18 ans,
01:08:42s'il a envie
01:08:43de continuer
01:08:43à s'engager en politique,
01:08:44il peut devenir
01:08:45député ou sénateur
01:08:46et faire profiter
01:08:47l'Assemblée nationale
01:08:48ou le Sénat
01:08:49de son expérience
01:08:49acquise en tant
01:08:50qu'élu local.
01:08:51Et que pour ça
01:08:52il n'y a pas besoin
01:08:53de cumuler
01:08:53les deux fonctions
01:08:54en même temps.
01:08:55Je pense que
01:08:56ce sont des fonctions
01:08:56qui sont assez lourdes
01:08:57et les Français
01:08:58ils nous attendent
01:08:59à plein
01:08:59sur la mission
01:09:00qui nous est confiée.
01:09:01Ils attendent
01:09:01qu'un maire
01:09:02s'occupe à 100%
01:09:03de sa commune
01:09:04et qu'un parlementaire
01:09:05soit parlementaire
01:09:06à 100%.
01:09:07On a vu
01:09:08dans le temps
01:09:09du cumul des mandats
01:09:10les gens
01:09:11étaient peu
01:09:11à l'Assemblée nationale.
01:09:13Je me souviens
01:09:13quand je suis arrivée
01:09:14en 2017
01:09:14les administrateurs
01:09:16les journalistes
01:09:17ont noté
01:09:17que l'Assemblée nationale
01:09:18n'avait jamais été
01:09:20aussi active
01:09:21avec autant de présence
01:09:22dans l'hémicycle,
01:09:23etc.
01:09:23Ça aussi
01:09:24c'était un effet direct
01:09:25du non-cumul
01:09:26des mandats
01:09:26avec ce non-cumul
01:09:28des fonctions
01:09:29des parlementaires
01:09:30beaucoup plus
01:09:30présents à l'Assemblée nationale.
01:09:32Quand on voit
01:09:34chaque fois
01:09:34que j'ai un hémicycle vide
01:09:35les citoyens nous disent
01:09:37qu'est-ce que vous foutez
01:09:38vous n'êtes pas là
01:09:39si en plus demain
01:09:40on a des parlementaires
01:09:42qui sont dans leur mairie
01:09:43en fait
01:09:44l'image de l'Assemblée nationale
01:09:46ça sera encore pire.
01:09:47Donc je pense
01:09:48qu'il ne faut pas revenir
01:09:48sur cette réforme.
01:09:51Elle a permis
01:09:51effectivement
01:09:52des femmes
01:09:53et des jeunes
01:09:53qui arrivent en masse
01:09:55à l'Assemblée nationale
01:09:56en revanche
01:09:56avançons sur le non-cumul
01:09:57dans le temps.
01:09:59Une question
01:10:00de Nathalie Moret
01:10:01que vous connaissez
01:10:02du groupe
01:10:04Ebra
01:10:04qui n'a pas pu être
01:10:05là aujourd'hui
01:10:06mais qui m'envoie un message
01:10:08qui note
01:10:08que évidemment
01:10:09Marine Le Pen
01:10:10est présidente
01:10:11d'un groupe
01:10:11à l'Assemblée nationale
01:10:12et qui pose donc
01:10:13la question
01:10:13d'une inquiétude éventuelle
01:10:15sur une politisation
01:10:17si c'est possible
01:10:18de plus en plus forte
01:10:19des débats
01:10:20à l'Assemblée
01:10:21à mesure que
01:10:22l'élection présidentielle
01:10:23va approcher
01:10:24parce qu'une présidente
01:10:25de groupe
01:10:26est candidate
01:10:27mais aussi parce que
01:10:27des groupes d'opposition
01:10:29notamment sont fortement
01:10:30représentés
01:10:31et qui demandent
01:10:33finalement si vous pensez
01:10:33que la sérénité
01:10:35au moins une certaine
01:10:35forme de sérénité
01:10:36des débats
01:10:37pourra être assurée
01:10:38jusqu'au mois de février
01:10:39puisque l'Assemblée nationale
01:10:41s'élégera jusqu'au mois
01:10:42de février
01:10:42pour laisser ensuite
01:10:43la place à la campagne
01:10:43présidentielle.
01:10:45Alors heureusement
01:10:46qu'on fait de la politique
01:10:47à l'Assemblée nationale
01:10:48donc des débats
01:10:48qui se politisent
01:10:49à l'Assemblée nationale
01:10:51c'est normal
01:10:52c'est le lieu
01:10:54idéal
01:10:55pour se faire
01:10:56donc j'espère bien
01:10:56moi au contraire
01:10:57qu'il y aura
01:10:58des gros débats politiques
01:10:59à l'Assemblée nationale
01:11:00dans l'hémicycle
01:11:01de l'Assemblée nationale
01:11:02qu'il va y avoir
01:11:02de la confrontation
01:11:03d'idées etc
01:11:04c'est fait pour ça.
01:11:06Après
01:11:07est-ce que ça va tendre
01:11:08les débats
01:11:09sur certains sujets
01:11:10oui
01:11:10sur d'autres non
01:11:11et c'est la raison
01:11:12pour laquelle
01:11:13moi dans l'agenda
01:11:14parlementaire
01:11:15je pousse toujours
01:11:16et vous l'aurez entendu
01:11:17pour des textes
01:11:18qui peuvent faire l'objet
01:11:19de consensus parlementaire
01:11:20indépendamment
01:11:21de la campagne présidentielle
01:11:24quand je pense
01:11:24aux textes
01:11:25sur Parcoursup
01:11:26sur les transports
01:11:28etc
01:11:28c'est des textes
01:11:29qui peuvent
01:11:29nous rassembler
01:11:30et qui intéressent
01:11:32le quotidien des Français
01:11:32donc c'est pour ça
01:11:33que moi j'aurais tendance
01:11:34à dire
01:11:35sur la fin de session
01:11:37il faudrait mieux
01:11:37être sur des textes
01:11:39qui ne font pas
01:11:40l'objet
01:11:40de clivages politiques
01:11:42très abrasifs
01:11:43mais qu'au contraire
01:11:44on pourrait montrer
01:11:45sur la fin de mandat
01:11:46que l'Assemblée nationale
01:11:47peut être capable
01:11:49de continuer
01:11:49à travailler
01:11:50sur des sujets
01:11:51d'intérêt commun
01:11:51donc moi je
01:11:52voilà
01:11:53après il y aura
01:11:54les questions
01:11:54au gouvernement
01:11:55il va y avoir
01:11:55les niches parlementaires
01:11:57donc à ces moments-là
01:11:58il y ait des débats
01:11:59très abrasifs
01:12:00heureusement
01:12:01c'est l'Assemblée nationale
01:12:03Frédéric
01:12:03juste pour revenir
01:12:05juste pour revenir
01:12:05d'un instant
01:12:05sur 2027
01:12:06et vos annonces
01:12:07vous êtes candidate
01:12:08à votre réélection
01:12:09vous voulez un projet commun
01:12:13entre les candidats
01:12:13mais vous allez être candidate
01:12:15probablement
01:12:16Renaissance
01:12:16pour votre réélection
01:12:19hors Renaissance
01:12:20à un candidat
01:12:21à la présidentielle
01:12:23qui s'appelle
01:12:23Gabriel Attal
01:12:24alors est-ce que vous revendiquez
01:12:25une liberté
01:12:26comme par exemple
01:12:27Maude Bréjon
01:12:28qui a fait le choix
01:12:28de soutenir
01:12:29Édouard Philippe
01:12:30est-ce que vous souhaitez
01:12:31que cette liberté
01:12:33soit totale
01:12:34au sein du groupe
01:12:35et du parti
01:12:36auquel vous appartenez
01:12:37pour 2027
01:12:38pour vous permettre
01:12:39le jour venu
01:12:40de choisir
01:12:41le candidat
01:12:42qui vous paraîtra
01:12:43le mieux placé
01:12:45comme vous me connaissez
01:12:46un peu
01:12:46vous connaissez d'ores et déjà
01:12:47la réponse
01:12:48que je vais vous faire
01:12:49j'ai toujours été très libre
01:12:51je ne prends jamais
01:12:52d'instruction
01:12:52de qui que ce soit
01:12:53et j'agis toujours
01:12:56en fonction de mes convictions
01:12:58et en fonction
01:12:59de ce que je crois
01:13:00doit être juste
01:13:00et donc je ferai
01:13:02la même chose
01:13:03pendant tout le temps
01:13:04de la campagne présidentielle
01:13:07chaque chef de parti
01:13:08est tout à fait légitime
01:13:09à briguer
01:13:12l'élection présidentielle
01:13:13et c'est ce que fait Gabriel
01:13:14c'est ce que fait Edouard
01:13:15c'est ce que fait Bruno
01:13:16et c'est normal
01:13:17ils sont légitimes
01:13:19maintenant moi
01:13:20qui ne suis pas
01:13:20chef de parti
01:13:21je pense qu'avec
01:13:22la fonction que j'exerge
01:13:23je suis légitime
01:13:24à dire à chacun
01:13:26on doit impérativement
01:13:27se rassembler
01:13:28et donc aujourd'hui moi
01:13:29je ne me mets pas
01:13:30dans une écurie
01:13:31je ne l'ai jamais fait
01:13:32et peut-être que
01:13:34je ne le ferai jamais
01:13:35et donc mon travail
01:13:36et ma conviction
01:13:38c'est qu'il faut que
01:13:38j'oeuvre au rassemblement
01:13:39c'est là que je suis utile
01:13:40et donc sans choisir
01:13:43tel ou tel
01:13:44et donc l'appartenance
01:13:46après moi je mets
01:13:47l'appartenance
01:13:48à ma famille politique
01:13:50à l'essentiel
01:13:51je ne suis pas
01:13:51une femme de parti
01:13:54je ne suis pas
01:13:56une femme de parti
01:13:57et de loyauté
01:13:59et donc
01:14:00j'oeuvrerai jusqu'au bout
01:14:02à ce que
01:14:03notre famille politique
01:14:04puisse exercer
01:14:05continuer à exercer
01:14:06les responsabilités
01:14:07que les français
01:14:08nous ont confiées
01:14:08parce que je pense
01:14:09que c'est bon
01:14:09pour mon pays
01:14:10François
01:14:11François Gervais
01:14:13en raison politique
01:14:13il était beaucoup question
01:14:15de la proportionnelle
01:14:16au cours de ce mandat
01:14:18y compris
01:14:18évoqué par le président
01:14:20de la république
01:14:21est-ce que vous êtes
01:14:22favorable vous
01:14:23à la proportionnelle
01:14:25et est-ce que ça
01:14:26pourrait être
01:14:26l'un des thèmes
01:14:28du programme commun
01:14:30de la droite
01:14:31et du centre
01:14:32alors oui
01:14:34je suis favorable
01:14:35à la proportionnelle
01:14:36oui pour plusieurs raisons
01:14:38notamment parce que
01:14:40le scrutin proportionnel
01:14:42permet aux citoyens
01:14:44de voter vraiment
01:14:46pour des candidats
01:14:47et pour une liste
01:14:48qui correspond
01:14:48à ses idées politiques
01:14:50et vous voyez
01:14:51qu'à chaque fois
01:14:51qu'il y a des élections
01:14:52proportionnelles
01:14:54regardez aux européennes
01:14:55ou aux élections régionales
01:14:57les listes
01:14:58il n'y a pas de rassemblement
01:15:00un peu factice
01:15:01entre différentes
01:15:02couleurs politiques
01:15:03il y a
01:15:04chacun peut partir
01:15:05sur ses couleurs
01:15:06et ça permet
01:15:07aux électeurs
01:15:08de pouvoir à chaque fois
01:15:09mettre un bulletin de vote
01:15:10pour sa famille politique
01:15:12et ça je pense
01:15:13que c'est important
01:15:13quand on parle
01:15:14de crise de confiance
01:15:15démocratique
01:15:15pouvoir permettre
01:15:16à l'électeur
01:15:17d'être toujours
01:15:19représenté
01:15:20par quelqu'un
01:15:21qui correspond
01:15:22à sa famille politique
01:15:22c'est essentiel
01:15:24après ça permet
01:15:25d'avoir une assemblée nationale
01:15:26qui soit pluraliste
01:15:29qui soit vraiment
01:15:30une photographie
01:15:31des poids politiques
01:15:33des uns et des autres
01:15:33dans le pays
01:15:34et ça conduit
01:15:35à la construction
01:15:36de coalitions
01:15:38ce qu'aujourd'hui
01:15:38nous n'avons pas
01:15:39réussi à faire
01:15:40nous arrivons
01:15:41à travailler
01:15:41à l'assemblée nationale
01:15:42mais on a besoin
01:15:43de construire
01:15:44des coalitions
01:15:44de gouvernement
01:15:45aujourd'hui
01:15:46nous n'avons pas
01:15:47de coalition
01:15:47gouvernementale
01:15:48et ça c'est la prochaine
01:15:49étape à franchir
01:15:50et je crois profondément
01:15:52que la proportionnelle
01:15:53permettrait techniquement
01:15:54en plus
01:15:55de cet aspect démocratique
01:15:57pour les citoyens
01:15:58essentiels
01:15:59de constituer
01:16:00ces fameux
01:16:00gouvernements
01:16:01de coalition
01:16:01qui marchent
01:16:02dans d'autres pays
01:16:03là aussi
01:16:04un gouvernement
01:16:05de coalition
01:16:05c'est difficile
01:16:06c'est des compromis
01:16:07qu'il faut réaliser
01:16:08chacun doit faire
01:16:09un effort
01:16:09mais ça permet
01:16:10de constituer
01:16:11une majorité
01:16:12de gouvernement
01:16:12aujourd'hui
01:16:13à l'assemblée nationale
01:16:14le gouvernement
01:16:15n'a pas de majorité
01:16:16et c'est bien pour ça
01:16:17que parfois
01:16:17c'est difficile
01:16:18pour lui
01:16:18et que pour le budget
01:16:20ça sera difficile
01:16:20parce qu'il n'a pas
01:16:21de majorité
01:16:22si vous constituez
01:16:24une coalition
01:16:24qui a une majorité
01:16:26et bien
01:16:27à l'assemblée nationale
01:16:28vous pouvez après
01:16:29plus facilement
01:16:30gouverner
01:16:31faire adopter
01:16:32un budget
01:16:33et ce qui est intéressant
01:16:34c'est que la coalition
01:16:35correspond exactement
01:16:37à ce qu'ont voulu
01:16:38les électeurs
01:16:39par le billet
01:16:40du scrutin proportionnel
01:16:42et donc
01:16:42moi je suis très favorable
01:16:44à ce qu'on avance
01:16:45là-dessus
01:16:45est-ce que ça peut faire
01:16:46l'objet d'un accord
01:16:47vous savez très bien
01:16:48que les républicains
01:16:50sont très opposés
01:16:51à la proportionnelle
01:16:52et que le groupe horizon
01:16:53je crois
01:16:54n'est pas non plus
01:16:55extrêmement
01:16:57chaud
01:16:57sur ce point
01:16:59donc ça fait partie
01:17:00mais vous voyez bien
01:17:01typiquement
01:17:01ça fait partie des choses
01:17:03dont il faut qu'on parle
01:17:04parce que
01:17:05voilà
01:17:06moi je suis favorable
01:17:08à la proportionnelle
01:17:09est-ce que demain
01:17:10si je me soutiens
01:17:11un candidat
01:17:12qui n'est pas favorable
01:17:12à la proportionnelle
01:17:13je ne vais pas retourner
01:17:14ma veste
01:17:15et venir sur vos plateaux
01:17:16vous dire
01:17:16ah ben finalement
01:17:17la proportionnelle
01:17:18c'est pas une bonne
01:17:19vous voyez ça marche pas
01:17:20donc il faut qu'on ait
01:17:21de la cohérence
01:17:22sur un programme
01:17:23et la proportionnelle
01:17:25c'est essentiel
01:17:26c'est la façon
01:17:27dont on désigne
01:17:28l'assemblée nationale
01:17:30donc c'est la raison
01:17:31pour laquelle
01:17:31il est vraiment urgent
01:17:32qu'on parle de fond
01:17:35ensemble
01:17:36Annabelle
01:17:37Annabelle Roger
01:17:38pour Radio Classique
01:17:39vous évoquiez tout à l'heure
01:17:41un hémicycle plein
01:17:42en début de mandature
01:17:43ce n'est plus toujours le cas
01:17:45aujourd'hui
01:17:46en particulier
01:17:47dans les rangs
01:17:48du bloc central
01:17:49ce qui met parfois
01:17:50le gouvernement
01:17:51en difficulté
01:17:52est-ce que
01:17:53vous allez faire
01:17:53un rappel à l'ordre
01:17:55pour cette fin de mandature
01:17:55et puis surtout
01:17:56d'ici la présidentielle
01:17:57où chacun va avoir envie
01:17:58de faire campagne
01:17:59donc peut-être
01:18:00d'être moins présent ici
01:18:02mais c'est vrai
01:18:03moi je me souviens
01:18:04rappelez-vous les images
01:18:05en 2017
01:18:06il y avait beaucoup
01:18:06d'enthousiasme aussi
01:18:07justement
01:18:08cette société civile
01:18:09qui arrivait à l'Assemblée nationale
01:18:10et on avait des hémicycles
01:18:11sur les lois confiance
01:18:12c'était incroyable
01:18:14il y avait vraiment
01:18:15beaucoup de monde
01:18:16alors c'est vrai
01:18:17en fait moi ce que je vois
01:18:18c'est qu'il y a du monde
01:18:21et c'est ça qui est intéressant
01:18:22comme on est sans majorité
01:18:24il y a du monde
01:18:24quand il y a beaucoup de débats
01:18:26et quand on sait
01:18:27que les votes peuvent basculer
01:18:28d'un côté ou de l'autre
01:18:29et là les députés sont présents
01:18:31dans l'hémicycle
01:18:32et moi je le vois
01:18:32quand je préside
01:18:34les débats
01:18:35un peu tendus
01:18:36il y a du monde
01:18:37dans l'hémicycle
01:18:38après c'est vrai
01:18:39que sur des textes
01:18:40plus consensuels
01:18:41etc
01:18:41il n'y a pas besoin
01:18:42de mobiliser des parlementaires
01:18:43et vous êtes très bien placés
01:18:45pour savoir
01:18:46que le travail parlementaire
01:18:47est protéiforme
01:18:48donc moi
01:18:49je suis beaucoup plus indulgente
01:18:51que vous
01:18:52sur la présence
01:18:52des parlementaires
01:18:54les parlementaires
01:18:55sont présents
01:18:56quand il y a vraiment
01:18:58un enjeu
01:18:59de majorité
01:19:00dans l'hémicycle
01:19:00et je le constate
01:19:02sur la fin de vie
01:19:03il y avait du monde
01:19:04dans l'hémicycle
01:19:05tout le temps
01:19:06même le vendredi
01:19:07à minuit
01:19:07même le samedi
01:19:08moi j'ai des citoyens
01:19:09quand ils voient les images
01:19:10ils me disent
01:19:11c'est samedi
01:19:12et vous êtes dans l'hémicycle
01:19:13et vous êtes autant
01:19:14oui on est autant
01:19:15parce que le sujet l'exige
01:19:16après quand
01:19:18il y a d'autres thématiques
01:19:19qui mobilisent moins
01:19:21il y a les images
01:19:22de niches aussi
01:19:23des jours d'opposition
01:19:24où il y a moins
01:19:24de parlementaires
01:19:25mais c'est normal
01:19:26parce qu'on sait
01:19:26que le texte
01:19:27ne va pas forcément
01:19:28prospérer
01:19:29donc il n'y a pas d'enjeu
01:19:30quand il y a de l'enjeu
01:19:31les députés sont là
01:19:32quand il n'y a pas d'enjeu
01:19:33ils sont moins présents
01:19:34c'est assez humain
01:19:35finalement
01:19:37juste un mot
01:19:38pour terminer
01:19:39puisque nous arrivons
01:19:39au terme de notre rencontre
01:19:41qui a duré plus d'une heure
01:19:42est-ce que vous avez
01:19:44un pronostic
01:19:44pour le match
01:19:45de l'équipe de France
01:19:46ce soir France-Maroc
01:19:47et que vous inspire
01:19:48en quelques mots peut-être
01:19:49sans vouloir faire
01:19:50dire trop de choses
01:19:51à l'équipe de France
01:19:52au sport etc
01:19:53est-ce que cette coupe du monde
01:19:54vous inspire quelque chose ?
01:19:55alors déjà moi
01:19:56je suis très optimiste
01:19:57et puis j'aime les matchs
01:19:59où il se passe des choses
01:20:00où il y a de l'action
01:20:01et donc où il y a des buts
01:20:02et donc moi
01:20:03j'aurais envie
01:20:04de voir un match
01:20:05avec des buts
01:20:06et donc j'aurais bien envie
01:20:08de dire
01:20:09allez carrément
01:20:103-0
01:20:11ouais
01:20:12je sais
01:20:12tout le monde dit 2-1
01:20:13moi je suis très optimiste
01:20:153-0
01:20:15après
01:20:16en fait
01:20:17le sport
01:20:18d'une façon générale
01:20:19moi je suis fan de sport
01:20:20parce que je trouve
01:20:21que ça véhicule
01:20:22des valeurs extraordinaires
01:20:24et la valeur peut-être
01:20:25principale
01:20:26les deux valeurs principales
01:20:28que j'apprécie vraiment
01:20:30c'est le sens du dépassement de soi
01:20:32et la persévérance
01:20:34en sport
01:20:35on n'arrive pas au meilleur niveau
01:20:39si on n'a pas bossé
01:20:41comme un fou
01:20:42c'est-à-dire
01:20:43se lever aux aurores
01:20:44pour aller s'entraîner
01:20:46qu'il pleut
01:20:46qu'il vende
01:20:47qu'il neige
01:20:47même quand on n'a pas envie
01:20:49même quand on est fatigué
01:20:50même quand on est démoralisé
01:20:51un sportif
01:20:53il y va
01:20:54il y retourne
01:20:55et il prend sur lui
01:20:56le sens de l'effort
01:20:58le sens du dépassement de soi
01:20:59toujours se dire
01:21:00qu'on est capable
01:21:01et qu'on est capable
01:21:02du meilleur
01:21:03ça on le retrouve
01:21:04dans tous les sports
01:21:05l'athlétisme
01:21:06le tennis
01:21:06le foot
01:21:08les sports co
01:21:09et ça c'est universel
01:21:10et on aurait tellement envie
01:21:12que chacun puisse se dire
01:21:13je suis capable du meilleur
01:21:14et je suis capable pour ça
01:21:16de faire des efforts
01:21:17on sent le message politique
01:21:18derrière la vision du sport
01:21:20merci Yael Broun-Pivet
01:21:21d'avoir répondu
01:21:22à nos questions
01:21:22cette année encore
01:21:23on a bien compris
01:21:24qu'on vous trouvera
01:21:25à votre place
01:21:26jusqu'à la présidentielle
01:21:27de 2017
01:21:2927 pardon
01:21:30à l'Assemblée nationale
01:21:31peut-être au-delà
01:21:32merci à toutes et à tous
01:21:33et bonne suite de programme
01:21:35sur les chaînes parlementaires
01:21:36merci beaucoup
01:21:36merci
01:21:40merci
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