- il y a 1 jour
À LA UNE / 2027 : Marine Le Pen à l'heure du choix
Mardi 7 juillet, la cour d'appel de Paris a rendu sa décision dans le dossier dit « des assistants parlementaires européens du Front national (FN) ». Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics et condamnée à trois ans d'emprisonnement, dont deux ans avec sursis et un an ferme aménageable. La peine d'inéligibilité quant à elle s'élève à 45 mois, dont 30 mois avec sursis. La triple candidate à l'élection présidentielle n'est donc pas contrainte de renoncer à une quatrième candidature en 2027 : elle sera éligible mais placée sous bracelet électronique. Elle avait évoqué cette possibilité et fait savoir son intention de ne pas se présenter si elle était placée sous bracelet électronique, invoquant l'incompatibilité entre une campagne présidentielle et les restrictions de déplacement imposées par le port d'un bracelet électronique. « Quand on est candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements », expliquait-elle au micro de LCI le 1er juillet 2026. Le sort politique de Marine Le Pen est donc entre ses mains, elle peut décider de se lancer ou non dans la course à l'Elysée.
Marine Le Pen est-elle prête à céder sa place à Jordan Bardella ?
Invités :
- Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos-BVA,
- Sophie de Ravinel, éditorialiste politique à France Info TV,
- Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas,
- Bertrand Périer, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation,
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP,
- Antoine Marette, journaliste politique à France Culture.
Mardi 7 juillet, la cour d'appel de Paris a rendu sa décision dans le dossier dit « des assistants parlementaires européens du Front national (FN) ». Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics et condamnée à trois ans d'emprisonnement, dont deux ans avec sursis et un an ferme aménageable. La peine d'inéligibilité quant à elle s'élève à 45 mois, dont 30 mois avec sursis. La triple candidate à l'élection présidentielle n'est donc pas contrainte de renoncer à une quatrième candidature en 2027 : elle sera éligible mais placée sous bracelet électronique. Elle avait évoqué cette possibilité et fait savoir son intention de ne pas se présenter si elle était placée sous bracelet électronique, invoquant l'incompatibilité entre une campagne présidentielle et les restrictions de déplacement imposées par le port d'un bracelet électronique. « Quand on est candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements », expliquait-elle au micro de LCI le 1er juillet 2026. Le sort politique de Marine Le Pen est donc entre ses mains, elle peut décider de se lancer ou non dans la course à l'Elysée.
Marine Le Pen est-elle prête à céder sa place à Jordan Bardella ?
Invités :
- Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos-BVA,
- Sophie de Ravinel, éditorialiste politique à France Info TV,
- Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas,
- Bertrand Périer, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation,
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP,
- Antoine Marette, journaliste politique à France Culture.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:06Générique
00:00:07...
00:00:24Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans Chaque Voix Compte.
00:00:26Toute la rédaction de LCP est mobilisée ce soir pour vous faire vivre en direct cette soirée qui va tourner
00:00:32en fait autour d'un objet.
00:00:33Le bracelet électronique que Marine Le Pen est condamnée à porter pendant un an.
00:00:38La Cour d'appel de Paris a décidé de ne pas l'empêcher de se présenter à la présidentielle de
00:00:432027.
00:00:44Mais c'est à elle de dire si elle accepte finalement de faire campagne avec ce bracelet.
00:00:49Et je vous propose de prendre tout de suite la direction du siège du Rassemblement National où l'on va
00:00:53retrouver Clément Méric.
00:00:54Clément, c'est là-bas que tout s'est joué cet après-midi.
00:01:00Oui Adeline, tout s'est décidé derrière moi au siège du Rassemblement National lors d'une réunion à huis clos
00:01:05qui a duré pas moins de trois heures en présence de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
00:01:09Avec également tout l'état-major du Rassemblement National ainsi que l'avocat de Marine Le Pen qui était là
00:01:14pour expliquer sans doute la décision rendue par la Cour d'appel.
00:01:18Rien à filtrer évidemment de cette réunion à l'exception de quelques mots glissés à la sortie par Louis Alliot
00:01:22qui nous a dit qu'on en saurait plus à l'occasion du 20h de TF1 auquel Marine Le Pen
00:01:27est invitée.
00:01:27La seule certitude, c'est que du point de vue du droit, Marine Le Pen peut se présenter mais si
00:01:32elle le fait, elle sera contrainte pendant au moins six mois par le port d'un bracelet électronique.
00:01:37L'autre option serait pour elle de renoncer à sa candidature au profit d'un Jordan Bardella qui lui pourrait
00:01:41être pleinement candidat dès maintenant.
00:01:43La décision, c'est Marine Le Pen qui l'a prise dans sa tête et qui devrait donc l'annoncer
00:01:46ce soir.
00:01:47Et c'est tout le suspense de la soirée, Clément Méry, qu'on va rejoindre Marco Pommier qui se trouve
00:01:52au pied du siège de TF1 où Marine Le Pen est arrivée il y a quelques instants à bord d
00:01:57'une voiture dans laquelle elle n'était pas seule, Marco.
00:02:01Oui, tout à fait Adeline, Marine Le Pen est arrivée il y a quelques minutes avec Jordan Bardella.
00:02:06Ils viennent de rentrer dans la tour de TF1 dans quelques minutes donc on l'a compris, Marine Le Pen
00:02:11s'exprimera dans le 20h de TF1 de Gilles Boulot pour répondre à une question.
00:02:16dire si oui ou non elle sera candidate à l'élection présidentielle pour une quatrième fois.
00:02:21C'est ça, c'est j'y vais, j'y vais pas ce soir Marco Pommier.
00:02:25Laissez-moi vous présenter mes experts et mes compagnons de route de la soirée Elsa Mondingavin.
00:02:32Bonsoir.
00:02:32Bonsoir Adeline.
00:02:33Journaliste parlementaire à LCP.
00:02:36Bonsoir Bertrand Perrier.
00:02:37Bonsoir Adeline.
00:02:38Avocat au Conseil d'État à la Cour de Cassation.
00:02:40Bonsoir Stéphane Zumsteg.
00:02:41Bonsoir.
00:02:42Directeur du département politique et opinion à l'Institut Ipsos BVA.
00:02:45Bonsoir Sophie Dravinel.
00:02:47Bonsoir.
00:02:48Éditorialiste politique à France Info.
00:02:50Et je salue également Antoine Marrette.
00:02:51Bonsoir.
00:02:52Bonsoir.
00:02:52Journaliste politique à France Culture, spécialiste de l'extrême droite.
00:02:56Sachez que chez vous, vous pouvez vous aussi poser des questions à nos invités, à nos experts.
00:03:00Vous flashez le QR code qui est là, regardez.
00:03:02Et c'est Elsa Mondingavin qui se charge de poser vos questions en direct à nos invités.
00:03:08Je le disais, la Cour d'appel de Paris a donc rendu sa décision autour de 14h tout à l
00:03:13'heure.
00:03:13En fait, les trois magistrates n'ont pas fait durer le suspense que l'on nous avait pourtant prédit.
00:03:19Résumé de cet après-midi avec Maïté Frémont.
00:03:26Il est 13h dans un tribunal bondé.
00:03:29Sous une chaleur étouffante, Marine Le Pen arrive dans la salle.
00:03:33Madame Le Pen, comment vous soyez ?
00:03:53La Cour considère que l'exécution de cette peine a d'ores et déjà réparé l'atteinte à la probité
00:03:59et que l'ignoré porterait atteinte au principe de liberté des candidatures.
00:04:04Condition essentielle à une expression démocratique du suffrage universel.
00:04:08Autrement dit, Marine Le Pen peut aujourd'hui juridiquement se présenter à la présidentielle.
00:04:14Nous notons une inflexion considérable sur les peines, notamment sur la peine d'inligibilité.
00:04:20Est-ce qu'on peut se présenter à l'élection présidentielle en étant déclarée coupable du tournement de pont public
00:04:25?
00:04:25C'est une question que chaque citoyen peut se poser.
00:04:28L'audience est levée à 14h13.
00:04:31Marine Le Pen quitte le tribunal d'un côté.
00:04:34Sans un mot.
00:04:38Et de l'autre, ses troupes sous les huées.
00:04:44Direction le siège du Rassemblement national.
00:04:47Pour une réunion cruciale.
00:04:49Avec une seule question ce soir.
00:04:51Madame Le Pen, êtes-vous candidate ?
00:04:54Marine Le Pen, êtes-vous candidate ?
00:04:56C'est toute la question qui est posée ce soir.
00:04:58Elle a donc été reconnue coupable de détournement de fonds publics et de complicité.
00:05:03Condamnée à 100 000 euros d'amende, 3 ans de prison dont un ferme sous bracelet électronique, 45 mois d
00:05:08'inligibilité dont 30 avec sursis.
00:05:11Les 15 mois fermes sont purgés grâce à l'exécution provisoire du jugement du 31 mars 2025.
00:05:16Elle est donc ce soir éligible Bertrand Perrier.
00:05:20D'abord, comment analysez-vous cette décision de la Cour d'appel, vous qui êtes vous-même avocat auprès du
00:05:24Conseil d'Etat et près de la Cour de cassation ?
00:05:26La Cour a eu une autre vision par rapport au tribunal de première instance puisque toutes les peines concernant Marine
00:05:32Le Pen sont très largement amaudiées et elles sont même amaudiées par rapport aux réquisitions du ministère public.
00:05:38Donc c'est une vision du dossier qui est différente à la fois sur la question de l'exécution provisoire,
00:05:45sur la question de l'inéligibilité, sur la question de la peine d'emprisonnement.
00:05:49Je rappelle qu'on était à 4 ans d'emprisonnement, dont 2 fermes en première instance et que là, on
00:05:56vient sur une peine très inférieure.
00:05:59Même chose pour l'inéligibilité, donc la Cour a eu un autre regard sur le dossier.
00:06:05Maintenant, évidemment, la subtilité de l'arrêt, c'est l'articulation entre la question de l'inéligibilité qui est ramenée
00:06:12à 15 mois, c'est-à-dire les 15 mois de l'exécution provisoire
00:06:15et finalement cette exécution provisoire qui avait été tant décriée par Marine Le Pen aujourd'hui lui sert parce que,
00:06:22ayant été inéligible depuis le jugement de première instance,
00:06:24les 15 mois sont déjà purgés, mais s'articule à cela la question du bracelet qui va nous occuper pendant
00:06:31notre émission
00:06:32où la Cour prend en quelque sorte à son propre jeu Marine Le Pen, le piège qu'elle a tendu
00:06:36se referme contre elle
00:06:37et la Cour dit à Marine Le Pen, vous avez vous-même, alors que rien ne vous y obligeait, dit
00:06:42que vous ne vous présenteriez pas
00:06:44si vous étiez porteuse d'un bracelet. Nous, on a fait en sorte que vous soyez éligible et donc l
00:06:51'inéligibilité ne vous empêche pas.
00:06:53Maintenant, si vous-même vous considérez que du fait du bracelet, vous ne pouvez pas, c'est votre décision.
00:06:59C'est vous qui décidez. La Cour d'appel a d'ailleurs publié dans l'après-midi un communiqué pour
00:07:03expliquer qu'elle avait pris en compte, je cite,
00:07:05la liberté des candidatures et la liberté de choix de l'électeur, condition d'expression du suffrage démocratique.
00:07:12Oui, alors ça c'est la réplique de la décision du Conseil constitutionnel qui avait été rendue juste avant la
00:07:18décision de première instance
00:07:20sur l'exécution provisoire des peines d'inéligibilité et à quelles conditions cette exécution provisoire était légale et en tout
00:07:27cas constitutionnelle.
00:07:28Et le Conseil constitutionnel, c'est d'ailleurs ce qui avait justifié qu'il n'y ait pas d'exécution
00:07:32provisoire à l'égard de Louis Alliot,
00:07:33qui était à l'époque en mandat à Perpignan. Et donc c'est vraiment la réplique des termes de cette
00:07:41décision du Conseil constitutionnel.
00:07:42Il faut préserver la liberté de l'électeur qui suppose aussi que les candidatures puissent être déposées.
00:07:50Antoine Marrette, est-ce que d'une certaine façon la justice a dit aujourd'hui, les faits sont établis, accablants,
00:07:56Marine Le Pen en a été l'instigatrice,
00:07:58mais nous n'interférons pas avec la politique, avec la présidentielle ?
00:08:03Oui, ça ressemble à un cadeau empoisonné pour Marine Le Pen, puisqu'effectivement elle s'est tendue elle-même un
00:08:08piège, ce piège se referme sur elle.
00:08:10Maintenant la balle est dans son camp, alors ce soir elle peut soit se...
00:08:15Alors, c'est rien, on entend la régie en direct sur le plateau, allez-y Antoine.
00:08:20Donc elle disait qu'elle ne se présenterait pas si elle devrait porter un bracelet électronique, elle l'a dit
00:08:25plusieurs fois,
00:08:26et ensuite elle l'a redit sur LCI il y a encore cinq jours, et ce soir est-ce qu
00:08:32'elle va se dédire, dire tout simplement,
00:08:34je ne sais pas, ah oui mais les électeurs m'attendent, et puis finalement la peine a été réduite,
00:08:38ça veut dire que je suis un peu moins coupable, et ça veut dire que techniquement c'est plus possible
00:08:42que la peine de bracelet électronique qu'on me proposait avant,
00:08:46donc on verra les éléments de langage si elle décide de se présenter ce soir.
00:08:49Bertrand Perrier, elle est un peu moins coupable, parce que si on suit la stricte logique judiciaire,
00:08:53la Cour d'appel aurait dû confirmer, voire aggraver la condamnation de Marine Le Pen,
00:08:59les charges accablantes sont les mêmes qu'en première instance.
00:09:01Alors, il y a une chose qui a changé, d'abord, la Cour a toute liberté, la Cour est un
00:09:07deuxième degré de juridiction,
00:09:08et les cartes sont totalement rebattues devant elle, et elle peut avoir une toute autre lecture.
00:09:12L'inéligibilité, elle, est passée quand même de cinq ans à quinze mois, c'est considérable.
00:09:16Et puis, il y a eu quand même un changement dans le système de défense de Marine Le Pen,
00:09:21un changement auquel la Cour a pu être sensible,
00:09:23autant, en première instance, Marine Le Pen avait très violemment contesté les faits.
00:09:30En appel, elle a un peu modifié sa position, elle s'est un peu assouplie,
00:09:34elle a dit qu'elle avait pu commettre des erreurs, elle n'a jamais admis sa culpabilité,
00:09:38mais elle a dit qu'elle avait pu commettre des erreurs d'appréciation dans un droit qui était flou.
00:09:42Donc, elle a contesté ce que les juristes appellent l'élément intentionnel de l'infraction.
00:09:46Mais elle a toujours nié l'intentionnalité.
00:09:47Voilà, si j'ai mal fait, je ne l'ai pas fait intentionnellement,
00:09:51et le détournement de fonds est une infraction intentionnelle.
00:09:54Donc, malgré tout, la Cour, je ne sais pas ce qui était dans son fort intérieur,
00:09:58mais a pu prendre en compte ce changement,
00:10:02cette sorte de presque prise de conscience de Marine Le Pen.
00:10:07Marine Le Pen, qui est donc arrivée au siège de TF1 il y a quelques minutes
00:10:12après avoir quitté le siège du Rassemblement national,
00:10:15où elle a passé l'après-midi avec ses proches, avec les cadres du parti, avec des avocats,
00:10:21Sophie Dravinel, bien sûr qu'on aurait tous voulu être une petite souris au siège du RN,
00:10:25pour savoir ce qu'il s'y disait.
00:10:27Est-ce qu'on a la moindre idée de ce dont ils se sont parlé,
00:10:30de sur quoi ils se sont mis d'accord ?
00:10:31Écoutez, non. Pour l'instant, non.
00:10:34Je pense que peut-être que les langues vont parler.
00:10:37Je sais qu'il y avait des irritations, évidemment,
00:10:39à ne strictement rien dire avant la prise de parole sur TF1,
00:10:43mais on ne sait jamais.
00:10:43Il y a toujours des petites souris qui écoutent à droite et à gauche.
00:10:46Une chose est certaine, c'est qu'effectivement, Marine Le Pen ne s'attendait peut-être pas,
00:10:51et son entourage, à ce retournement de situation.
00:10:55Donc, il leur a fallu, en tout cas dans l'après-midi,
00:10:57se poser la question de savoir si, oui ou non,
00:10:59elle avait été un peu prise à son propre siège,
00:11:02et si elle avait trop joué l'émotion,
00:11:05en mode, mais vous ne m'imaginez pas, aller à Romorantin,
00:11:07puisque c'était l'exemple qu'elle avait pris,
00:11:09en demandant l'autorisation à la justice.
00:11:12Alors, peut-être qu'elle va être obligée.
00:11:14Est-ce que ce serait se renier ?
00:11:17Je suis certaine, moi, qu'elle pourra trouver tous les arguments
00:11:20pour dire, en fait, j'étais sous le coup de l'émotion
00:11:23en disant que je ne voulais pas, mais la raison m'oblige.
00:11:26Et je pense, un point, c'est son meeting à Liévin
00:11:29avec Jordan Bardella, samedi soir.
00:11:31Ils ont vraiment appuyé l'un comme l'autre
00:11:33sur la dimension sacrificielle de cette campagne,
00:11:36en disant ni lui ni elle ne veulent y aller.
00:11:38Et ça, je pense que c'est extrêmement important
00:11:40pour comprendre éventuellement le fait
00:11:43qu'elle puisse décider de changer d'avis
00:11:45et se présenter en argumentant, en disant
00:11:48« Ok, je ne vais pas m'occuper de mes chats,
00:11:50mais je vais y aller pour la France. »
00:11:52Stéphane Zumsteg.
00:11:53Oui, moi, je suis tout à fait d'accord avec ça.
00:11:54Le terme « reniement » est utilisé,
00:11:56mais on pourrait en utiliser d'autres.
00:11:57Tout simplement un changement d'avis.
00:11:58Je change d'avis compte tenu du contexte politique,
00:12:00compte tenu de l'urgence économique et sociale du pays.
00:12:02Tout passe.
00:12:03Et je pense que ça passerait totalement auprès de son électorat.
00:12:05D'ailleurs, son électorat n'a jamais été un problème
00:12:07pour Marine Le Pen depuis sa condamnation en première instance,
00:12:11y compris auprès du reste des Français,
00:12:13puisqu'elle s'adressera à tous les Français.
00:12:15Il n'y a pas que les gens du socle électoral du RN
00:12:17qui pourront ou qui pourraient voter pour elle
00:12:19si elle se présente au mois d'avril prochain.
00:12:22Ce n'est pas la même chose.
00:12:23Elle n'est pas piégée au point où François Fillon s'était piégé,
00:12:26en sortant à sa fameuse phrase, je crois que c'était
00:12:28« Imagine-t-on le général de Gaulle mise en examen ? »
00:12:31Et puis finalement dire « J'irai jusqu'au bout ».
00:12:32Oui, mais là, c'était compliqué parce que c'était difficile.
00:12:34Il s'était retrouvé pieds et poings liés avec ses propres amis politiques.
00:12:38Il disait « Mais tu as dit ça, tant pis pour toi ».
00:12:39Là, ce n'est plus du tout la même chose.
00:12:41Oui, mais là où il y a une contradiction,
00:12:42c'est quand elle dit qu'il faut l'inéligibilité à vie
00:12:45pour ceux qui sont condamnés.
00:12:47Et de fait, c'est sa phrase qui revient régulièrement.
00:12:50Mais moi, ce que je pense, c'est que ces électeurs
00:12:52sont au-delà de la justice et au-delà de la morale.
00:12:54On va d'abord réécouter ce qu'elle disait,
00:12:56il n'y a pas très longtemps, c'était le 25 février,
00:12:59ce qu'elle disait à propos du bracelet électronique.
00:13:01Regardez.
00:13:02Imaginez bien que si la Cour suit le tribunal
00:13:06qui m'a condamné au port d'un bracelet électronique,
00:13:09je ne pourrais pas faire campagne.
00:13:10Le bracelet électronique, si vous êtes condamné
00:13:13à de la prison ferme aménagée sous bracelet électronique,
00:13:16vous ne ferez pas campagne, vous ne serez pas condamnée.
00:13:18Mais on ne peut pas faire campagne.
00:13:19C'est un motif d'empêchement.
00:13:20C'est ferme et définitif.
00:13:21Mais on ne peut pas faire campagne dans ces conditions.
00:13:24Vous pouvez faire campagne sans aller le soir
00:13:26rencontrer vos électeurs dans des meetings,
00:13:28sans aller le week-end.
00:13:31Ce serait une autre manière de m'empêcher,
00:13:33évidemment, d'être candidate.
00:13:35Donc, Antoine Marrette, le RN avait bien envisagé
00:13:38le cas de figure dans lequel on se trouve ce soir.
00:13:40Oui, c'était le cas de figure un peu médian.
00:13:44Donc, condamnation, inéligibilité ou alors relax.
00:13:46Et puis, au milieu, il y avait cette condamnation
00:13:49avec pas d'inéligibilité, ou en tout cas,
00:13:51une inéligibilité inférieure, mais un bracelet électronique.
00:13:55Et Marine Le Pen avait répondu à plusieurs reprises
00:13:58et avait confirmé ça il y a cinq jours.
00:14:00Elle pourrait renier sa parole ce soir,
00:14:03mais ce ne serait pas la première fois.
00:14:04Puis, elle disait, qui disait il y a 13 ans,
00:14:06que, par exemple, les élus condamnés pour des malversations...
00:14:09On a l'archive, on l'écoutera tout à l'heure, d'ailleurs.
00:14:11On ressort aussi la boîte à archives.
00:14:13Mais qui peut l'en convaincre ?
00:14:17Les marinistes, au sein du Rassemblement national.
00:14:19Il y a une équipe très présente auprès d'elle,
00:14:22cinq, dix personnes, qui étaient là, tout à l'heure,
00:14:25au siège du Rassemblement national.
00:14:27Voilà, des gens comme Jean-Philippe Tanguy, par exemple,
00:14:30qui ne souhaitent pas forcément, je ne pense pas à lui,
00:14:33je parle plus en général, que Jordan Bardella soit candidat,
00:14:35parce que le bardellisme, ce n'est pas exactement
00:14:37la même chose que du marinisme, il est plus conservateur
00:14:41sur ses idées, on le dit rarement, mais si vous lisez son livre
00:14:43sur ses mémoires, il parle des racines chrétiennes
00:14:46de la France, il est contre le wokisme.
00:14:48C'est le RN du Sud.
00:14:49C'est le RN du Sud, c'est un peu une forme de zémourisme aussi,
00:14:53plus libéral économiquement, ça n'est pas du tout
00:14:55la ligne du RN du Nord, représentée par Steve Brioua, par exemple.
00:14:59Question téléspectateurs, Elsa.
00:15:00Oui, de Martine dans la Drôme, et effectivement,
00:15:02je pense qu'elle illustre bien à quel point le débat
00:15:05s'est déplacé sur possibilités ou non.
00:15:06Ça ne choque personne que quelqu'un jugé coupable
00:15:09puisse prétendre à la fonction suprême de l'État,
00:15:11alors qu'un enseignant, par exemple, ne peut pas exercer
00:15:14avec un casier judiciaire, puisque c'est vrai
00:15:16qu'on le rappelle, si elle les candidate,
00:15:18c'est qu'elle accepte sa peine,
00:15:20c'est qu'elle ne se pourvoie pas en cassation,
00:15:21donc elle reconnaît qu'elle est coupable.
00:15:23C'est sur le terme choqué.
00:15:25Martine, elle dit, mais ça devrait nous choquer.
00:15:28Qui veut répondre à Martine, Stéphane ?
00:15:30Quand on regarde finalement les différentes affaires
00:15:32politico-financières de ces dernières années
00:15:33ou de ces dernières décennies, il y a une chose qui ne passe pas dans l'opinion,
00:15:35mais j'ai l'impression qu'une seule chose,
00:15:37c'est l'enrichissement personnel ou la suspicion
00:15:40d'enrichissement personnel.
00:15:41Je reviens à François Fillon, c'est ça qui lui a coûté très cher
00:15:43dès le début en termes d'opinion,
00:15:44durant cette campagne électorale, c'était le début 2017.
00:15:49Là, il n'y a pas ça.
00:15:50Il n'y a pas ça, et l'autre,
00:15:51la malversation, le détournement d'argent,
00:15:53il y a presque une circonstance encore plus atteignante,
00:15:55il s'agit d'argent européen.
00:15:56Et quand on connaît l'hostilité,
00:15:58alors la réticence, le plus souvent l'hostilité de cet électorat
00:16:01à l'égard de, pas de l'Europe, mais de l'Union européenne,
00:16:03en tout cas de la construction européenne de Bruxelles et de Bruxelles,
00:16:06vous avez raison, de la Commission européenne,
00:16:08récupérer de l'argent qui est sorti de France,
00:16:10c'est presque une juste cause.
00:16:11Donc, si vous voulez, les circonstances atteignantes,
00:16:14je reviens sur son socle électoral,
00:16:15mais aussi sur toute une partie des Français.
00:16:17Évidemment, ça ne concerne pas les gens qui n'aiment pas
00:16:19ou qui détestent Marine Le Pen.
00:16:20Il y a plein de gens qui sont plutôt indifférents
00:16:22à l'égard de Marine Le Pen,
00:16:23qui pourraient totalement voter pour elle au premier tour,
00:16:25voire au second tour, qui hésitent encore,
00:16:26ou qui hésiteront peut-être un jour,
00:16:28dans le cadre de la campagne, si elle se présente.
00:16:29Ce n'est pas si grave que ça.
00:16:31Elle ne s'en est pas mis, pardon l'expression,
00:16:32plein les poches.
00:16:34Je le disais, tout tourne donc autour de ce bracelet électronique.
00:16:37Point de procédure avec Maître Perrier.
00:16:41Quel est le sens du bracelet électronique, d'abord ?
00:16:44Alors, le bracelet électronique,
00:16:45a un nom juridique qui est intéressant,
00:16:47c'est la détention à domicile sous surveillance électronique.
00:16:51Donc, le mot important, c'est détention.
00:16:53En réalité, c'est un substitut à la détention.
00:16:56La personne doit aller en prison un jour,
00:16:59quelques heures,
00:17:01elle a un numéro d'écrou,
00:17:03elle est incarcérée statistiquement,
00:17:06elle est considérée comme une personne détenue,
00:17:08simplement pour des raisons liées à l'encombrement des prisons.
00:17:11Sa détention se fait à domicile sous surveillance électronique.
00:17:14Mais ça n'est pas une liberté.
00:17:16Et c'est la raison pour laquelle,
00:17:17bien sûr qu'un juge d'application des peines,
00:17:20on l'a vu avec Patrick Balkany,
00:17:21avec beaucoup de condamnés en DDSE,
00:17:24donc détention à domicile sous surveillance électronique,
00:17:26peut donner des horaires de sortie,
00:17:28mais on est quand même détenu.
00:17:30Et donc, on n'a pas une liberté de mouvement
00:17:32et on doit référer de son emploi du temps.
00:17:35Qu'est-ce que ça empêche de faire techniquement un bracelet électronique ?
00:17:38Par exemple, ça empêche d'être ailleurs que chez soi le soir,
00:17:44ça empêche d'aller à l'étranger,
00:17:46ça empêche de quitter un périmètre.
00:17:50Donc après, c'est à négocier avec un juge d'application des peines.
00:17:54C'est d'ailleurs tout à fait paradoxal.
00:17:55C'est-à-dire que Marine Le Pen va rencontrer le juge d'application des peines
00:17:59et elle va négocier avec lui ?
00:18:01Elle va le faire si la peine est définitive.
00:18:04C'est-à-dire que si elle se pourvoie, il n'y a pas lieu,
00:18:07puisque la peine n'existe pas.
00:18:08S'il y a un pourvoi, tout est suspendu.
00:18:11Mais si elle accepte la peine,
00:18:13dans dix jours, elle ne fait pas de pourvoi,
00:18:15donc l'arrêt de la cour d'appel de Paris est définitif,
00:18:18à ce moment-là s'enclenche la phase d'exécution de cette décision.
00:18:21Et c'est là que, sur la détention à domicile,
00:18:25surveillance électronique,
00:18:26elle est faite sous l'égide, en quelque sorte,
00:18:29du juge d'application des peines de Versailles,
00:18:31puisqu'elle est domicilée dans les Ivelines.
00:18:33Donc, est-ce que ça veut dire,
00:18:34là je parle vraiment en termes de jours,
00:18:35que la mise sous bracelet électronique
00:18:38ne peut pas intervenir avant l'expiration des dix jours
00:18:41pendant lesquels elle peut se pourvoir en cassation ?
00:18:43Alors, elle ne peut pas intervenir avant dix jours,
00:18:44ni après quatre mois.
00:18:45C'est-à-dire que les dix jours, c'est le délai de pourvoi,
00:18:48donc le juge ne peut pas faire,
00:18:50puisque la décision, et qui serait d'ailleurs également
00:18:52le délai de pourvoi du parquet.
00:18:53Donc, pendant dix jours, il y a une sorte de zone blanche
00:18:57où il ne peut rien se passer,
00:18:59et après ces dix jours,
00:19:01le juge d'application des peines a quatre mois
00:19:03pour convoquer la personne qui est condamnée à un bracelet.
00:19:06Ensuite, pause du bracelet électronique,
00:19:08un an, il y a des réductions de peine pour un bracelet électronique ?
00:19:11C'est une peine, c'est une détention,
00:19:14c'est un substitut à la détention.
00:19:15Donc, il y a des aménagements possibles,
00:19:17c'est d'autant plus amusant, d'une certaine façon,
00:19:20que Dieu sait ce que le RN a dit
00:19:23sur les aménagements de peine,
00:19:24sur le rôle du juge d'application des peines,
00:19:26qui détricote ce que la Cour a fait,
00:19:29mais finalement, là, ils vont bien être obligés
00:19:32d'aller quémander ce type de détricotage
00:19:34pour essayer, si en tout cas c'est le choix de Marine Le Pen,
00:19:37de faire en sorte que le bracelet vienne le plus tôt possible
00:19:41et donc s'arrête aussi le plus tôt possible,
00:19:43l'aménagement de peine est possible à mi-peine.
00:19:45Donc, six mois, ça nous amène début janvier.
00:19:49Ce qui pourrait, à mon avis, être envisageable.
00:19:52Imaginons les scénarios,
00:19:53puisqu'on est à quelques minutes du moment où on va le savoir.
00:19:56Si jamais elle décidait de faire campagne,
00:19:58elle pourrait très bien le faire en disant
00:19:59« Je suis une sorte de prisonnière du pouvoir ».
00:20:01Moi, j'ai écouté un militant historique du RN
00:20:03me dire cet après-midi « Le pouvoir a bien joué ».
00:20:06Et donc, le pouvoir, c'est le pouvoir politique.
00:20:08Et ce sont ce qu'ils considèrent, les juges rouges.
00:20:11C'est-à-dire une espèce d'ensemble
00:20:12qui est hostile à cette formation politique.
00:20:15Et elle pourrait se considérer
00:20:16comme une sorte d'otage de ce pouvoir-là.
00:20:19Et donc, demander à Jordan Bardella,
00:20:22qui est avec elle visiblement en route
00:20:24vers la chaîne de télévision,
00:20:26de partir à l'étranger,
00:20:28faire sa campagne jusqu'à ce qu'au mois de janvier,
00:20:30entre guillemets, elle soit libérée
00:20:32et qu'elle puisse s'exprimer.
00:20:33Mais c'est un peu une folie.
00:20:36Oui, mais ça, ça fonctionne avec le noyau dur
00:20:39des électeurs du Rassemblement national.
00:20:40Avec les hésitants de Bruno Retailleau, en effet.
00:20:43Exactement.
00:20:44Et le RN n'a pas de problème
00:20:46pour le premier tour de la présidentielle.
00:20:47En revanche, le second tour,
00:20:48c'est toujours là où il y a un problème.
00:20:50Et pour convaincre davantage d'électeurs
00:20:52que le noyau dur,
00:20:53eh bien, des arguments comme une condamnation.
00:20:56Parce que si elle se présente,
00:20:58ça veut dire qu'elle renonce
00:20:59à ce pourvoir en cassation.
00:21:00Et donc, qu'elle accepte sa condamnation,
00:21:03sa culpabilité,
00:21:04et qu'elle est candidate
00:21:05avec un casier judiciaire très lourd.
00:21:08Et il est évident que ce sera
00:21:09un argument de campagne contre elle.
00:21:11Que Jean-Luc Mélenchon,
00:21:12s'il se trouve face à elle au deuxième tour,
00:21:14utilisera évidemment.
00:21:16Elle a construit une partie de sa carrière
00:21:18sur la stature présidentielle quand même.
00:21:20Est-ce qu'elle peut psychologiquement
00:21:22accepter cette image-là,
00:21:24d'une femme avec un bracelet électronique
00:21:25à la cheville ?
00:21:26Et poussons encore le scénario.
00:21:28Elle se présente,
00:21:30elle est élue,
00:21:31et potentiellement,
00:21:32elle monte les marches de l'Elysée,
00:21:34Stéphane Zumsteg,
00:21:35avec un bracelet électronique à la cheville.
00:21:37Alors ça, je ne sais pas si c'est possible.
00:21:39Compte tenu du statut particulier
00:21:40du président ou de la présidente de la République.
00:21:42Alors je me tourne vers le juriste,
00:21:43mais je ne suis pas persuadé que ce soit possible.
00:21:45Effectivement, il y aurait pendant l'exécution du mandat
00:21:47une suspension,
00:21:49mais qui reprendrait après.
00:21:51Mais elle pourrait se gracier.
00:21:52Avec l'immunité présidentielle.
00:21:53Oui, elle pourrait se gracier.
00:21:54On l'a vous poussé très loin.
00:21:57Pour répondre à ça aussi,
00:21:58pour compléter cette question
00:21:59sur le port du bracelet électronique,
00:22:01bien sûr qu'un certain nombre d'opposants
00:22:02de Marie Le Pen
00:22:02vont s'en servir
00:22:03comme quelque chose d'infamant.
00:22:05Ça va être la stratégie
00:22:07plutôt de la gauche.
00:22:08Je ne suis pas sûr
00:22:08que les gens du socle commun
00:22:10s'en servent autant,
00:22:12mais ça reste à voir.
00:22:13Mais si elle joue habilement cela,
00:22:15elle peut aussi s'en servir
00:22:16comme d'un atout.
00:22:17C'est-à-dire que le boulet devient un étendard.
00:22:19Le bracelet électronique
00:22:20est une revente d'une otage
00:22:21qui m'entrave.
00:22:22Je suis entravé
00:22:24et malgré tout,
00:22:24j'arrive à faire campagne
00:22:26malgré toutes les difficultés
00:22:27physiques ou logistiques
00:22:29ou même morales
00:22:30que ça me pose.
00:22:31Si c'est bien joué,
00:22:32auprès de son électorat,
00:22:33ce sera simple.
00:22:34Je suis d'accord avec vous
00:22:34qu'il faut plus que son socle électoral
00:22:36pour être élue présidente
00:22:37de la République,
00:22:38que ce soit elle ou Bardella.
00:22:40Mais là encore,
00:22:41elle l'a dit,
00:22:41les termes,
00:22:42quand elle parlait
00:22:42de ce bracelet électronique,
00:22:43c'est que ça m'empêcherait
00:22:44de faire ça en tant que femme libre.
00:22:46Je pense que ce sera...
00:22:46Si les candidats sont l'alignotif,
00:22:47je suis libre,
00:22:48je suis entravé
00:22:48mais je suis malgré tout libre
00:22:49et on ne m'empêchera pas
00:22:50on ne me fera pas taire.
00:22:51Donc si c'est habilement joué,
00:22:53ça peut presque se retourner
00:22:54comme un élément,
00:22:55pas forcément comme un avantage,
00:22:57mais presque comme un élément
00:22:58d'admiration
00:22:59pour une partie de l'électorat.
00:23:00Écoutez ce qu'en ont dit
00:23:00les députés
00:23:01interrogés cet après-midi
00:23:03dans la salle des 4 colonnes
00:23:05à l'Assemblée nationale
00:23:06après la condamnation
00:23:07de Marine Le Pen.
00:23:09Bienvenue dans la République
00:23:10des bracelets électroniques.
00:23:11Comment peut-on imaginer
00:23:13une candidate
00:23:14à l'élection présidentielle
00:23:15qui fait campagne
00:23:17avec un bracelet électronique ?
00:23:19C'est un marqueur
00:23:20du degré de corruption
00:23:23de la nation.
00:23:24Quand bien même
00:23:25se présenterait-elle ?
00:23:27Eh bien il faudrait
00:23:27que les électeurs
00:23:28aient la parfaite conscience
00:23:29que c'est une délinquante
00:23:30qui se présenterait.
00:23:31Elle est coupable
00:23:32de détournement
00:23:33de fonds publics
00:23:34et le Rassemblement national
00:23:35a été condamné
00:23:37pour détournement de fonds publics.
00:23:38Je ne suis pas là
00:23:38pour essayer de faire
00:23:39des hypothèses
00:23:40sur la façon
00:23:42dont l'aménagement
00:23:43des peines va se faire
00:23:44pour Marine Le Pen
00:23:44ou peut-être
00:23:45tout autre membre
00:23:46du Rassemblement national.
00:23:47D'ailleurs,
00:23:47les Français veulent
00:23:48qu'on parle d'eux
00:23:49et pas des ennuis judiciaires
00:23:50du Rassemblement national.
00:23:51Elsa Mondingava,
00:23:52vous qui avez passé
00:23:53l'après-midi
00:23:53aux 4 colonnes,
00:23:54aux pas perdus,
00:23:55on n'a parlé que de ça
00:23:56en fait cet après-midi
00:23:57au Palais Bourbon.
00:23:58Alors on n'a parlé que de ça
00:23:59et on n'a parlé que de ça
00:24:00beaucoup plus tôt que prévu
00:24:01puisque effectivement
00:24:02on s'attendait
00:24:03à une décision de justice
00:24:04rendue pendant 2 ou 3 heures
00:24:05donc Marine Le Pen
00:24:06était convoquée à 13h30
00:24:07donc nous à la chaîne parlementaire
00:24:09on avait fait le calcul
00:24:10c'était censé tomber
00:24:11pendant les questions gouvernement.
00:24:12On s'est tombé
00:24:13autour de 13h50
00:24:14et effectivement
00:24:14on était avec des députés
00:24:15qui ne s'attendaient pas non plus
00:24:16à ce que ça tombe aussi vite
00:24:17et qui ont commencé
00:24:18à réagir très vite.
00:24:20Ce qu'on voit sur ces images
00:24:21et je pense qu'il faut
00:24:22le rappeler aussi
00:24:22à nos téléspectateurs
00:24:23si on entend beaucoup
00:24:24le centre en gros
00:24:25et la gauche
00:24:26c'est parce que
00:24:26le Rassemblement national
00:24:27ne s'exprime pas
00:24:29jusqu'à ce que Marine Le Pen
00:24:30prenne la parole
00:24:30aucun député
00:24:32n'a commenté
00:24:32la décision de justice
00:24:33donc au cas de col
00:24:34même si on essayait
00:24:35d'en trouver
00:24:35il n'y en avait pas.
00:24:36Alors si, si, si
00:24:37on a trouvé
00:24:38on a trouvé un eurodéputé RN
00:24:39qui a fait un petit commentaire
00:24:41sur X
00:24:42et je crois qu'il l'a retiré
00:24:43qui a été rapidement effacé
00:24:44et qui disait
00:24:44qui ose, gagne
00:24:46et c'est même devenu
00:24:48depuis quelques minutes
00:24:49un hashtag
00:24:50sur le réseau X
00:24:51qui ose, gagne
00:24:52et ça a été retiré
00:24:54quelques secondes
00:24:54Voilà, alors à part
00:24:55cette petite réaction
00:24:57donc c'est vrai
00:24:57qu'on a eu beaucoup
00:24:58et on voit bien
00:24:59l'angle d'attaque
00:25:00de la gauche
00:25:01et du bloc central
00:25:01c'est de dire
00:25:02nous ce qui compte
00:25:03c'est pas si elle peut
00:25:04si elle peut
00:25:04c'est elle est condamnée
00:25:06ils insistaient sur
00:25:06pour eux le fait majeur
00:25:08c'est savoir
00:25:08qu'elle est condamnée
00:25:09donc on voit que ça peut être
00:25:11un angle d'attaque pour eux
00:25:12même si en disant ça
00:25:14hors des micros
00:25:15beaucoup nous disaient
00:25:17en fait elle va y aller
00:25:17elle va y aller
00:25:18en tout cas la tendance
00:25:20ces derniers instants
00:25:21à l'Assemblée
00:25:21c'était plutôt sur le fait
00:25:22qu'elle y aille
00:25:23après tous les arguments
00:25:25pardon qu'on a développé
00:25:26en plateau
00:25:27sur la difficulté aussi
00:25:28de pouvoir faire campagne
00:25:30avec ce qu'on allait lui dire
00:25:32sur ses anciennes
00:25:32prises de parole
00:25:33sur l'ordre
00:25:34sur l'autorité
00:25:35on voit bien que ça risque
00:25:36d'être quand même
00:25:36très compliqué
00:25:37mais effectivement
00:25:38un récit peut se bâtir
00:25:39autour de ça
00:25:40ce récit s'est sans doute
00:25:41bâti cet après-midi
00:25:43dans le huis clos
00:25:44du siège
00:25:45du Rassemblement National
00:25:46dans le 16e arrondissement
00:25:47de Paris
00:25:47Marco Pommier
00:25:48vous vous êtes
00:25:49devant TF1
00:25:51où Marine Le Pen
00:25:51est arrivée
00:25:52il y a une vingtaine
00:25:53de minutes maintenant
00:25:55oui c'est ça
00:25:56Marine Le Pen
00:25:57est arrivée
00:25:57au siège
00:25:58de TF1
00:25:59aux alentours
00:26:00de 19h30
00:26:01et on l'a dit
00:26:01vous l'avez dit
00:26:02tout à l'heure
00:26:02Marine Le Pen
00:26:03n'est pas arrivée seule
00:26:04elle est arrivée
00:26:06accompagnée
00:26:06de Jordan Bardella
00:26:08alors faut-il y voir
00:26:09dans cette arrivée
00:26:10commune
00:26:10une forme de passage
00:26:12de relais
00:26:12ou plutôt
00:26:12un soutien
00:26:14affiché
00:26:14à la candidate
00:26:15éventuelle
00:26:16à la prochaine
00:26:17élection présidentielle
00:26:18en tout cas
00:26:19ce que je peux vous dire
00:26:19c'est qu'elle est aussi
00:26:20arrivée accompagnée
00:26:21de Jean-Philippe Tanguy
00:26:23l'un des premiers marinistes
00:26:25qui la soutient
00:26:26l'un de ses plus proches
00:26:28fidèles
00:26:28Marine Le Pen
00:26:29sera donc
00:26:30quand sera-t-elle
00:26:30candidate
00:26:31à l'élection présidentielle
00:26:33pour une quatrième fois
00:26:34et bien réponse
00:26:35dans quelques minutes
00:26:36fin du suspense
00:26:37vers 20h
00:26:37merci Marco
00:26:38et si
00:26:39et si finalement
00:26:40elle n'annonçait rien
00:26:41ce soir
00:26:42est-ce que ça vous paraît
00:26:44une probabilité
00:26:45Stéphane Zumsteg
00:26:45oui alors ça veut dire quoi
00:26:47c'est-à-dire
00:26:47attendre son rendez-vous
00:26:48avec le juge
00:26:48d'application des pannes
00:26:49se donner encore
00:26:50quelques jours
00:26:50de réflexion
00:26:51avant de savoir
00:26:51si elle se prouvera
00:26:52en cassation
00:26:53oui alors c'est du domaine
00:26:54du possible
00:26:55évidemment
00:26:56ça ferait un peu bizarre
00:26:58je trouve
00:26:59compte tenu des enjeux
00:27:00des enjeux pour elle
00:27:01pour sa formation politique
00:27:02mais oui
00:27:02c'est totalement
00:27:03c'est totalement envisageable
00:27:04après
00:27:05est-ce que l'opinion
00:27:06est-ce que le socle du RN
00:27:07attend vraiment
00:27:09une décision
00:27:09souhaite vraiment
00:27:10qu'elle se présente
00:27:11je ne m'en suis pas persuadé
00:27:13non plus
00:27:13même vous le sondeur
00:27:14vous ne savez pas répondre
00:27:15à cette question
00:27:16moi ce qui m'a le plus frappé
00:27:17après le 31 mars
00:27:18de l'année dernière
00:27:192025 c'était le sentiment
00:27:21d'indifférence
00:27:22des français
00:27:22à l'égard de cette
00:27:23de cette condamnation
00:27:25d'abord la justice
00:27:25avait fait son travail
00:27:26la justice n'était pas jugée
00:27:27la décision de justice
00:27:29était acceptée par les français
00:27:30et plus encore
00:27:31c'est ça qui est plus remarquable
00:27:32par les électeurs
00:27:33du RN
00:27:33il y avait une certaine indifférence
00:27:35un peu de colère
00:27:36pour certains
00:27:36mais essentiellement
00:27:37de l'indifférence
00:27:38parce que finalement
00:27:39l'avantage
00:27:40le grand atout
00:27:40du RN
00:27:41depuis quelques années
00:27:41il n'a que des problèmes
00:27:42de riches
00:27:43il a deux candidats
00:27:44il a deux candidats
00:27:45qui sont totalement souhaitables
00:27:46qui sont acceptables
00:27:47et qui feraient le job
00:27:48de la vie
00:27:49de leur socle électoral
00:27:50et même
00:27:51ils ont autre chose
00:27:52vous en parliez tout à l'heure
00:27:53ils ont deux lignes
00:27:54deux lignes
00:27:55un peu une ligne
00:27:55droitière libérale
00:27:56une liste populaire
00:27:58celle de Marine Le Pen
00:27:58le marinisme
00:27:59et le bardélisme
00:28:00qui ne sont pas
00:28:00anti-antagonistes
00:28:03dans l'esprit
00:28:04d'un sympathisant RN
00:28:05elles sont complémentaires
00:28:06ils ont deux candidats
00:28:07alors ils auront peut-être
00:28:08un ticket
00:28:08on ne sait pas dans quel ordre
00:28:09ça se jouera
00:28:10mais moi ça m'avait frappé
00:28:11donc si vous voulez
00:28:12il n'y a pas cette attente
00:28:13il n'y a pas cette urgence
00:28:14de la part
00:28:15de l'électorat du RN
00:28:17évidemment si Marine Le Pen
00:28:18décide d'y aller
00:28:18elle sera relégitimisée
00:28:20et dans les jours qui viennent
00:28:21on verra une sorte de dynamique
00:28:22électorale dans les mesures
00:28:23d'opinion
00:28:23on verra combien de temps
00:28:24ça dure
00:28:24mais il n'y a pas cette urgence
00:28:26le RN
00:28:26il y avait presque une sérénité
00:28:28cette année
00:28:29qui s'est écoulée
00:28:29dans l'électorat RN
00:28:30quand on l'interrogeait
00:28:31c'est pas si grave finalement
00:28:32c'est peut-être injuste pour elle
00:28:33mais ce n'est pas si grave
00:28:34parce que pour nous
00:28:35rien ne nous arrive
00:28:36on a quelqu'un d'autre
00:28:37j'y vais, j'y vais pas
00:28:38en tout cas la question
00:28:39c'est celle d'une quatrième
00:28:41candidature à l'Elysée
00:28:42pour Marine Le Pen
00:28:43elle qui est engagée
00:28:44en politique
00:28:45quasiment depuis le début
00:28:47comme nous le rappelle
00:28:47Dario Borgogno
00:28:50Marine Le Pen
00:28:51face à un choix décisif
00:28:54scellé le sort
00:28:56d'une ambition présidentielle
00:28:57poursuivie de longue date
00:29:01ce qui la destine à la politique
00:29:03c'est d'abord son patronyme
00:29:05elle a 4 ans
00:29:07lorsque son père
00:29:08fonde le Front National
00:29:10provocation anti-immigration
00:29:11propos antisémites
00:29:12Jean-Marie Le Pen
00:29:14repousse une grande partie
00:29:15du public
00:29:16mais elle
00:29:17le soutient
00:29:18Mon père c'est quelqu'un
00:29:19dont vraiment je suis fière
00:29:20vraiment j'en suis très fière
00:29:21je suis vraiment très heureuse
00:29:22de m'appeler
00:29:23Mme Le Pen
00:29:24et de plus en plus
00:29:25Marine Le Pen
00:29:27commence comme avocate
00:29:28est-ce parce qu'elle a du mal
00:29:30à trouver des clients
00:29:31rebutés dit-elle
00:29:32par son nom
00:29:33ou déjà par ambition politique
00:29:35que très vite
00:29:36elle se présente
00:29:37aux législatives
00:29:38baptême électorale
00:29:39elle finit par quitter le barreau
00:29:41pour rejoindre le parti à la flamme
00:29:43jusqu'à en devenir
00:29:44le visage
00:29:45voilà les estimations
00:29:46donc
00:29:472002
00:29:48pour la première fois
00:29:49le FN est au second tour
00:29:50de la présidentielle
00:29:52premier plateau télé
00:29:53Marine Le Pen
00:29:54impose son style
00:29:56qui a contribué
00:29:57à faire croire aux français
00:29:58que l'intégralité des hommes politiques
00:30:00était malhonnête
00:30:01c'est vous
00:30:02et c'est vous
00:30:02parce que vous
00:30:03parce que
00:30:04parce que
00:30:05mais oui bien sûr
00:30:05adoubé par son père
00:30:06Marine Le Pen grimpe
00:30:08les échelons du parti
00:30:09celui qui lui laisse la main
00:30:11en 2011
00:30:12Marine Le Pen
00:30:14est élue
00:30:15président
00:30:16du Front National
00:30:46deviendra
00:30:4741% au second tour
00:30:49de la présidentielle
00:30:50Marine Le Pen
00:30:51semble mieux placée
00:30:52que jamais
00:30:53pour 2027
00:30:54jusqu'au procès
00:30:56des assistants parlementaires
00:30:57il faut le dire
00:30:58Marine Le Pen
00:30:59n'imaginait pas
00:31:00un tel scénario
00:31:02même si la décision
00:31:03en appelle
00:31:03la rend éligible
00:31:05en 2027
00:31:05elle laisse une nouvelle fois
00:31:07Marine Le Pen
00:31:08dans un scénario
00:31:09qu'elle n'avait pas
00:31:09vraiment prévu
00:31:11c'est finalement à elle
00:31:12que reviennent
00:31:13les clés
00:31:14de son avenir politique
00:31:16et c'est vrai
00:31:17que son principal adversaire
00:31:18depuis des mois
00:31:19c'était plus un candidat politique
00:31:20c'était un calendrier judiciaire
00:31:21ce soir son obstacle
00:31:23c'est son cas de conscience
00:31:24en fait
00:31:26cas de conscience
00:31:27moi j'aurais dit
00:31:28c'est un peu compliqué
00:31:29parce que ça voudrait dire
00:31:30qu'il y a de la morale là-dedans
00:31:32un cas de conscience
00:31:34il y a
00:31:36non
00:31:36il y a un cas politique
00:31:38de savoir
00:31:38si oui ou non
00:31:39elle est en mesure
00:31:42de franchir cette ligne
00:31:43et d'enfin
00:31:44de parvenir à son souhait
00:31:45en fait la question
00:31:46ce soir c'est aussi
00:31:47qui est le meilleur candidat
00:31:49pour l'ERN
00:31:49mais l'un ou l'autre
00:31:50moi ce que j'ai trouvé
00:31:51très juste
00:31:52si je peux me permettre
00:31:53juste en deux mots
00:31:53c'est la permanence
00:31:56du groupe parlementaire
00:31:57depuis quatre ans
00:31:58avec ces deux lignes
00:31:59qui le traversent
00:32:00et cette espèce
00:32:01de poids
00:32:02et cette force
00:32:03qu'ils ont
00:32:04d'être parvenus
00:32:05à ne pas se diviser
00:32:06face à une gosse
00:32:07qui se chapélise
00:32:08face à un centre
00:32:10qui
00:32:11d'ailleurs
00:32:11ce soir
00:32:12on a Edouard Philippe
00:32:14qui sera sur France 2
00:32:15on aura Gabriel Attal
00:32:16sur TF1
00:32:17et pour moi
00:32:18c'est l'illustration
00:32:19qu'ils ne sont pas capables
00:32:20de parler d'une seule voix
00:32:21ce centre de droite là
00:32:23et en fait
00:32:25l'ERN
00:32:26a cette force
00:32:26qu'avec l'un ou l'autre
00:32:28candidat
00:32:28et je parle sous le contrôle
00:32:30des enquêtes d'opinion
00:32:32et bien
00:32:32visiblement
00:32:33leur force
00:32:34reste à peu près
00:32:35la même
00:32:35Antoine
00:32:36Jordan Mardella
00:32:37aurait des faiblesses
00:32:38quand même
00:32:39comme candidat
00:32:39d'abord
00:32:40il serait élu
00:32:41à 31 ans
00:32:42ce qui est quand même
00:32:43très très jeune
00:32:44il manque
00:32:45d'expérience politique
00:32:47par rapport à Marine Le Pen
00:32:48ce serait sa quatrième
00:32:49candidature
00:32:50à la présidentielle
00:32:51elle a
00:32:53maintenant
00:32:53elle a pu le problème
00:32:54d'Emmanuel Macron
00:32:56avec ce débat
00:32:56de second tour
00:32:57qu'elle a toujours raté
00:32:58puisqu'Emmanuel Macron
00:32:59ne peut pas se représenter
00:33:00donc maintenant
00:33:00c'est celle qui
00:33:02on va dire
00:33:02a une légitimité
00:33:04avec peut-être
00:33:05Jean-Luc Mélenchon
00:33:07pour être
00:33:08l'ancienne
00:33:09la candidate
00:33:10expérimentée
00:33:11et puis
00:33:12on sent du côté
00:33:13de Jordan Mardella
00:33:14quelques faiblesses
00:33:16dans la communication
00:33:17on a vu récemment
00:33:18sa présence
00:33:19au Grand Prix
00:33:19de Formule 1
00:33:20à Monaco
00:33:22alors qu'au même temps
00:33:23il y avait une marche blanche
00:33:24pour l'IANA
00:33:25et son argument
00:33:26c'est de dire
00:33:27des marches blanches
00:33:27il y en a tous les jours
00:33:28c'est une erreur
00:33:29de communication
00:33:30Est-ce qu'on est bien sûr
00:33:31que si c'est lui
00:33:32qui y va
00:33:33elle le soutiendra
00:33:34bec et ongle ?
00:33:37Je n'imagine pas
00:33:38qu'elle ne le soutiendra pas
00:33:40j'imagine même possible
00:33:42qu'elle puisse un jour
00:33:43devenir présidente
00:33:44de l'Assemblée nationale
00:33:45ou ministre des affaires étrangères
00:33:47de Jordan Mardella
00:33:48ça me semble tout à fait possible
00:33:49et pour compléter
00:33:51ce que vous dites
00:33:51moi je pense
00:33:52que la force
00:33:53qu'il a lui
00:33:54c'est ce libéralisme économique
00:33:56dont nous parlions
00:33:57tout à l'heure
00:33:58qui fait qu'il est soutenu
00:33:59par un milieu des affaires
00:34:01ou disons
00:34:01par une ère économique
00:34:03qui aurait intérêt
00:34:04à le circonvenir
00:34:06et surtout
00:34:07par ceux
00:34:08qui sont favorables
00:34:09à l'union des droites
00:34:10et qui n'iraient pas
00:34:10vers Marine Le Pen
00:34:11mais qui dès le premier tour
00:34:13pourraient proposer
00:34:14à Jordan Mardella
00:34:15évidemment
00:34:15d'Éric Ciottier
00:34:16et autres
00:34:17mais même un Éric Zemmour
00:34:18une Sarah Knafo
00:34:19et François-Xavier Bellamy
00:34:21n'attend que cela
00:34:22pour aller les rejoindre
00:34:24et faire une sorte
00:34:24de campagne
00:34:25d'union des droites
00:34:26alors moi je pense
00:34:27que si elle le soutenait
00:34:29imagine que ce soit
00:34:29Jordan Mardella le candidat
00:34:30et que Marine Le Pen
00:34:31fasse le service minimum
00:34:32je pense que ce serait
00:34:33une faute morale
00:34:34une faute politique
00:34:35tout homme ou toute femme politique
00:34:36veut laisser une trace
00:34:37y compris au sein de son électorat
00:34:38ou en tout cas
00:34:39dans l'histoire politique récente
00:34:40et ne pas le faire
00:34:41serait interprété
00:34:42comme une sorte de trahison
00:34:45et finalement
00:34:45d'égoïsme
00:34:48d'égoïsme inacceptable
00:34:49c'est le premier point
00:34:50et de toute façon
00:34:51je pense qu'elle y est obligée
00:34:53parce que s'il y a bien
00:34:53quelqu'un qui a besoin
00:34:55de Marine Le Pen
00:34:55c'est Jordan Mardella
00:34:56je pense que si c'est
00:34:57Jordan Mardella
00:34:57il aura plus besoin
00:34:58de Marine Le Pen
00:34:59que Marine Le Pen
00:34:59n'aura besoin de Jordan Mardella
00:35:01si elle est candidate
00:35:02elle sera là
00:35:02pour rassurer les milieux populaires
00:35:04la grande réussite
00:35:05de Marine Le Pen
00:35:06ces 10-15 dernières années
00:35:07c'est d'avoir fait passer
00:35:08le RN de la zone
00:35:09des 20% aux élections
00:35:10à la zone des 30
00:35:11voire des 35%
00:35:12maintenant dans certaines
00:35:13mesures d'opinion
00:35:14c'est à elle et à elle seule
00:35:15que le parti
00:35:17que ce mouvement
00:35:17que la droite nationaliste
00:35:18le doit
00:35:19et ça a été réalisé
00:35:20parce qu'elle a su capter
00:35:21des milieux populaires
00:35:22qui très longtemps
00:35:23dans une perspective historique
00:35:24ont voté à gauche
00:35:24puis se sont réfugiés
00:35:26dans l'abstention
00:35:27parce qu'ils ne savaient plus
00:35:27où ils habitaient
00:35:28quelque part
00:35:28ils avaient été déçu par la gauche
00:35:29et qui ensuite ont basculé
00:35:31vers le vote
00:35:32pour le Rassemblement National
00:35:33mais cette année
00:35:34cette campagne électorale
00:35:35elle sera particulière
00:35:36parce qu'elle va réhabiliter
00:35:38la bataille des milieux populaires
00:35:39il y a aussi un parti
00:35:40mais est-ce que l'électorat populaire
00:35:41suivra Jordan Mardella ?
00:35:43c'est justement là
00:35:44où je veux en venir
00:35:44c'est qu'avec la France insoumise
00:35:45la France insoumise
00:35:46ce n'est pas qu'un parti politique
00:35:49qui parle à la jeunesse urbaine
00:35:50à certains quartiers
00:35:51très particuliers
00:35:52qui parle de Gaza
00:35:53ou qui fait des jeux de mots douteux
00:35:55sur la prononciation
00:35:56d'Epstein
00:35:56c'est aussi le parti
00:35:58qui aujourd'hui
00:35:58pour les classes populaires
00:36:00est redevenu finalement
00:36:02ce qu'était le parti communiste
00:36:03autrefois
00:36:03il redevient un concurrent
00:36:04du Rassemblement National
00:36:05sur ces strates de français
00:36:07qui ne savent plus
00:36:08véritablement pour qui voter
00:36:10mais qui veulent voter
00:36:11pour un parti
00:36:11qui défend les classes populaires
00:36:12et ça Jordan Mardella
00:36:13à cause de son positionnement
00:36:15pour l'instant
00:36:16de droite plus traditionnaliste
00:36:17plus conservateur
00:36:18et plus libéral
00:36:19aura absolument besoin
00:36:21de Marine Le Pen
00:36:21Elsa
00:36:21je vais vous couper
00:36:22tout de suite
00:36:23parce qu'on a une première information
00:36:25et donc apparemment
00:36:27Marine Le Pen
00:36:28se pourvoit
00:36:29en cassation
00:36:30pour que la cour de cassation
00:36:32tranche
00:36:32alors maître Perrier
00:36:34ça change beaucoup de choses
00:36:35alors ça change beaucoup de choses
00:36:36si elle se pourvoit
00:36:36donc le pourvoi est suspensif
00:36:38donc la peine
00:36:39n'existe plus
00:36:40et la cour de cassation
00:36:41a dit qu'elle statuerait
00:36:42au plus tard
00:36:44le 31 décembre
00:36:45sur le pourvoi
00:36:46donc ça gèle
00:36:47la situation
00:36:49le temps
00:36:49que le pourvoi
00:36:50soit examiné
00:36:52et c'est un pari
00:36:53c'est un peu qui tout double
00:36:55parce que
00:36:56de deux choses
00:36:56l'une à la fin du pourvoi
00:36:57soit l'arrêt de la cour d'appel
00:36:58de Paris est cassé
00:36:59parce qu'il y a un motif de droit
00:37:01de faire casser l'arrêt
00:37:02qui a été rendu aujourd'hui
00:37:03et à ce moment là
00:37:04l'affaire revient
00:37:06devant une autre cour d'appel
00:37:08ou alors
00:37:09et donc Marine Le Pen
00:37:10est remise en selle
00:37:11soit
00:37:12le pourvoi est rejeté
00:37:13et là
00:37:14on en revient
00:37:15au mois de janvier
00:37:16comme on en est
00:37:17aujourd'hui
00:37:18c'est-à-dire
00:37:18l'arrêt va être exécuté
00:37:20mais il va être exécuté
00:37:21au mois de janvier
00:37:22et donc
00:37:24il y a une sorte
00:37:25de reculoir
00:37:27on avance vers décembre
00:37:29ou janvier
00:37:29et on en revient
00:37:31à la situation d'aujourd'hui
00:37:32Sophie Dravinel
00:37:33non non non
00:37:33je vais aller au bout
00:37:35comme tout justiciable
00:37:37au bout des voies de recours
00:37:38pour pouvoir défendre
00:37:39mon innocence
00:37:39dans ce dossier
00:37:41la question qui va venir après
00:37:42c'est
00:37:43est-elle candidate ?
00:37:44surtout qui est candidate ?
00:37:46est-ce que c'est possible
00:37:47de reporter ?
00:37:47c'est un peu ce qu'on disait
00:37:48tout à l'heure
00:37:48peut-être qu'elle n'annonce rien
00:37:49c'est ce qu'elle est en train de faire
00:37:50peut-être qu'elle décide
00:37:51avec lui
00:37:52puisqu'ils sont tous les deux
00:37:53d'être candidate avec lui
00:37:55enfin d'avoir un duo
00:37:56encore jusqu'à la fin de l'année
00:37:58le ticket ?
00:37:58le ticket
00:37:59Bardella Le Pen
00:38:00est-ce que ça va tenir ?
00:38:01sans ordre
00:38:02après c'est ce qu'on disait aussi
00:38:03tout à l'heure
00:38:03sur le pourvoi en cassation
00:38:04ne pas se pourvoir
00:38:05c'était aussi
00:38:07accepter la condamnation
00:38:09accepter la peine
00:38:11accepter
00:38:11reconnaître sa culpabilité
00:38:13pour des faits
00:38:13qui sont quand même
00:38:14d'une gravité
00:38:15elle est candidate
00:38:16ce soir
00:38:17je suis candidate
00:38:18à l'élection présidentielle
00:38:19elle dit qu'elle fera donc
00:38:19campagne sans bracelet électronique
00:38:21comme elle décide ce soir
00:38:23de se pourvoir en cassation
00:38:24donc c'est vrai que c'est un
00:38:25un autre cas de figure encore
00:38:26donc elle est candidate
00:38:28et elle n'accepte pas sa peine
00:38:30elle se pourvoie en cassation
00:38:31et après ça laisse
00:38:33le pari est que
00:38:34si le pourvoi est rejeté
00:38:36encore une fois
00:38:36en décembre ou en janvier
00:38:37la question du bracelet
00:38:39à ce moment-là se posera
00:38:40là elle a un répit
00:38:41jusqu'en décembre
00:38:43la question du bracelet
00:38:44ne se pose pas
00:38:45elle se reposera
00:38:46si le pourvoi est rejeté
00:38:47en janvier
00:38:48et à ce moment-là
00:38:49il faudra bien
00:38:50qu'elle fasse face
00:38:51à cette question
00:38:52du bracelet
00:38:52on a envie de dire quelque chose
00:38:53à Malin
00:38:54Malin et demi
00:38:54la justice a voulu être
00:38:56Malin avec elle
00:38:57et elle décide
00:38:59qu'elle garde la main
00:39:00et c'est quand même
00:39:01assez fort
00:39:02de sa part je trouve
00:39:04en matière d'audace
00:39:06c'est un pari très risqué
00:39:07c'est un coup de poker
00:39:08parce qu'en janvier
00:39:09on aura déjà avancé
00:39:11dans la campagne présidentielle
00:39:12et on pourra plus reculer
00:39:14et on pourra plus reculer
00:39:15et qui des deux sera candidat ?
00:39:16Est-ce que Jordan Bardella
00:39:17pourrait prendre son relais
00:39:19en janvier ?
00:39:20Oui bien sûr
00:39:21les déclarations de candidature
00:39:22c'est plus tard
00:39:23largement plus tard
00:39:24donc c'est encore possible
00:39:25et je pense que
00:39:26comme disait Stéphane Zoumsteig
00:39:27peut-être qu'il considère
00:39:28qu'en fait finalement
00:39:29comme ils sont solides
00:39:30tous les deux
00:39:31que leur électorat
00:39:32ils sont interchangeables
00:39:33soit l'un soit l'autre
00:39:33c'est pas grave
00:39:34on peut différer le choix
00:39:35en réalité
00:39:36c'est ce que semble
00:39:37le pari que semble le faire
00:39:38je pense que ça
00:39:39ça me paraît évident
00:39:39pour répondre à la question
00:39:41qu'on se posait tout à l'heure
00:39:41on a la réponse
00:39:43oui Jordan Bardella
00:39:43sera partie intégrante
00:39:45de cette campagne
00:39:46puisqu'il sera le recours
00:39:47mais si j'ai bien compris
00:39:48même si elle était condamnée
00:39:50en cassation
00:39:50rien ne l'empêcherait
00:39:51dans les mêmes termes
00:39:52qu'aujourd'hui
00:39:53rien ne l'empêcherait
00:39:54de poursuivre
00:39:54et d'être candidate
00:39:55avec un bracelet
00:39:56il y a toujours une question
00:39:58de calendrier
00:39:59la décision d'une condamnation
00:40:00de la cour de cassation
00:40:01intervient
00:40:02dans quel délai ?
00:40:04La cour de cassation
00:40:04avait dit
00:40:06décembre
00:40:06je crois au plus tard janvier
00:40:08en tout cas
00:40:09avant la campagne officielle
00:40:10donc
00:40:12le pourvoi
00:40:13mais évidemment
00:40:14si le pourvoi est rejeté
00:40:15l'affaire s'arrête
00:40:16si la cour de cassation
00:40:17cassait l'arrêt d'aujourd'hui
00:40:19elle renverrait
00:40:20devant une cour d'appel
00:40:21et donc Marine Le Pen
00:40:21ne serait pas encore
00:40:23sortie d'affaire
00:40:23d'une certaine façon
00:40:24mais elle serait quand même
00:40:25remise en selle
00:40:26Est-ce que cette décision
00:40:27ce soir
00:40:28d'être candidate
00:40:29et de se pourvoir en cassation
00:40:30c'est en fait la preuve
00:40:32que ce sont les avocats
00:40:33autour d'elle
00:40:33qui l'ont emporté ?
00:40:35Non pas nécessairement
00:40:36c'était très politique aussi
00:40:37l'idée de ne pouvoir
00:40:38se présenter
00:40:39qu'en admettant
00:40:40sa candidature
00:40:41était quand même
00:40:44politiquement
00:40:46exceptionnelle
00:40:47elle aurait passé
00:40:48la campagne
00:40:48à devoir répondre
00:40:49de sa culpabilité
00:40:50donc là
00:40:51elle s'offre un bol d'air
00:40:52en quelque sorte
00:40:52pendant six mois
00:40:53Alors on avait peut-être
00:40:54une indication d'ailleurs
00:40:55dans la décision de Louis Alliot
00:40:56cet après-midi
00:40:57qui lui avait annoncé
00:40:58qu'il voulait se pourvoir
00:40:59en cassation
00:40:59parce qu'il estimait
00:41:00que sa peine
00:41:00était trop sévère
00:41:01je rappelle que le maire
00:41:02de Perpignan
00:41:03a été condamné
00:41:03à un an de prison
00:41:04et deux ans d'inéligibilité
00:41:06avec sursis
00:41:07ce qui lui permet
00:41:07de conserver
00:41:08la mairie de Perpignan
00:41:09je ne peux me satisfaire
00:41:11d'une décision
00:41:11qui ne rétablit pas
00:41:12totalement mon innocence
00:41:13et mon honneur
00:41:14disait Louis Alliot
00:41:15cet après-midi
00:41:16dans un communiqué
00:41:16finalement Marine Le Pen
00:41:17elle est sur la même ligne
00:41:18ou alors c'est Louis Alliot
00:41:19qui a adopté la même ligne
00:41:20que Marine Le Pen
00:41:22la défense de Marine Le Pen
00:41:23avait aussi soulevé
00:41:24un point de droit
00:41:24très important
00:41:25au moment du procès
00:41:27en appel
00:41:28c'est un point de droit
00:41:29qui porte sur un article
00:41:30du code pénal
00:41:31l'article 432
00:41:32alinéa 15
00:41:33qui dispose
00:41:34pour réprimer
00:41:35les détournements
00:41:36de fonds publics
00:41:37le fait
00:41:37par une personne
00:41:38dépositaire
00:41:38de l'autorité publique
00:41:40de soustraire
00:41:41des fonds publics
00:41:43en raison de ses fonctions
00:41:44ou de sa mission
00:41:45et Rodolphe Bosslu
00:41:46un des avocats
00:41:47de Marine Le Pen
00:41:47affirme que
00:41:49la jurisprudence
00:41:50de la Cour de cassation
00:41:50lui donne raison
00:41:51sur ce point
00:41:51c'est-à-dire que
00:41:52c'est un article
00:41:53de portée franco-française
00:41:55qui ne s'appliquerait pas
00:41:56aux eurodéputés
00:41:57est-ce que c'est ça
00:41:58qu'elle veut jouer
00:41:59en cassation ?
00:41:59Il y a une deuxième question
00:42:00de droit qui est
00:42:01que Marine Le Pen
00:42:02considère
00:42:03et ça se défend
00:42:04que dans le détournement
00:42:06de fonds publics
00:42:06ça suppose
00:42:07que l'on ait soi-même
00:42:08la maîtrise du maniement
00:42:09des fonds
00:42:10et qu'en réalité
00:42:11ça n'est pas elle
00:42:12qui a rémunéré
00:42:14les assistants
00:42:14mais le Parlement européen
00:42:16et donc elle n'avait pas
00:42:17la main
00:42:18sur le maniement
00:42:19des fonds
00:42:19ça pourrait être
00:42:20un abus de confiance
00:42:21ça ne pourrait pas être
00:42:21un détournement de fonds
00:42:22sur lequel elle n'est pas
00:42:23elle-même
00:42:24ce qu'on appelle
00:42:25ordonnanceur
00:42:25et donc elle ne mouvement
00:42:28pas les fonds
00:42:29et donc il y a aussi là
00:42:31une question de droit
00:42:32il y a la question
00:42:32de la territorialité
00:42:34et l'application
00:42:35au Parlement européen
00:42:37et aussi la question
00:42:38de la matérialité
00:42:39de ce maniement de fonds
00:42:41ce que la Cour de cassation
00:42:42aura à trancher
00:42:43Antoine Marrette
00:42:44sur le calendrier
00:42:45sur le calendrier
00:42:45on parle de décembre
00:42:47souvenez-vous
00:42:48de Jacques Delors
00:42:49en 1995
00:42:50tout le monde pense
00:42:51qu'il est candidat
00:42:52et puis en décembre
00:42:53en fait il annonce
00:42:54devant Anne Sinclair
00:42:55sur 7 sur 7
00:42:56qu'il n'est pas candidat
00:42:57à la présidentielle
00:42:58on est en décembre
00:42:59là ce serait
00:43:01à peu près la date
00:43:02le calendrier
00:43:03qui correspondrait
00:43:04à une nouvelle échéance
00:43:06pour Marine Le Pen
00:43:07et dans ce cas là
00:43:08le RN
00:43:08changerait de candidat
00:43:10souvenez-vous
00:43:10que le PS
00:43:11en 1994
00:43:13donc décembre 1994
00:43:14il n'avait pas
00:43:16de candidat
00:43:16de remplacement
00:43:17donc il y avait
00:43:19une organisation
00:43:21très rapide
00:43:23de primaire
00:43:24Henri-Emmanuel
00:43:25face à
00:43:26Lionel Jospin
00:43:27et finalement
00:43:28Lionel Jospin
00:43:29était sorti
00:43:29un peu par hasard
00:43:30du chapeau
00:43:31et finalement
00:43:31c'était retrouvé
00:43:32en tête du premier tour
00:43:33donc finalement
00:43:34décembre
00:43:35ça reste jouable
00:43:38voyons ce qu'on en dit
00:43:39du côté de la salle
00:43:40des quatre colonnes
00:43:40à l'Assemblée nationale
00:43:41où vous vous trouvez
00:43:42Stéphanie Despierre
00:43:43vous êtes aux côtés
00:43:44de Sandrine Runel
00:43:45la députée socialiste
00:43:46c'est à vous Stéphanie
00:43:47Bonsoir Sandrine Runel
00:43:48Marine Le Pen
00:43:49vient d'annoncer
00:43:50qu'elle serait candidate
00:43:51à l'élection présidentielle
00:43:52quelle est votre réaction ?
00:43:53Je trouve ça
00:43:55proprement scandaleux
00:43:56elle vient d'être condamnée
00:43:57une nouvelle fois
00:43:58à la fois
00:43:59à de la prison
00:44:01à la fois
00:44:01à une peine d'inégibilité
00:44:02à une condamnation
00:44:03aussi financière
00:44:05et malgré tout
00:44:06elle fait comme si
00:44:07de rien n'était
00:44:08et elle se déclare
00:44:09en plus candidate
00:44:10à l'élection présidentielle
00:44:11alors je me pose
00:44:13la question
00:44:13de comment elle va
00:44:14faire campagne
00:44:14avec son bracelet électronique
00:44:16et je suis assez outrée
00:44:18que quand on est condamnée
00:44:19pour détournement
00:44:20de fonds publics
00:44:20quand on est condamnée
00:44:21deux fois
00:44:22on se déclare candidate
00:44:23à la plus haute responsabilité
00:44:24de notre pays
00:44:25Elle fait jouer
00:44:26son droit de recours
00:44:27elle dit en effet
00:44:27qu'elle se pourvoie
00:44:28en cassation
00:44:29et elle explique
00:44:30qu'elle estime
00:44:30que ça suspend
00:44:31le reste des décisions
00:44:33et qu'elle pourra
00:44:33faire campagne
00:44:34sans bracelet
00:44:34Alors ça suspend
00:44:36la procédure
00:44:36mais ça ne suspend
00:44:37pas sa culpabilité
00:44:39elle a été condamnée
00:44:40encore une fois
00:44:40deux fois
00:44:41elle a été condamnée
00:44:42à de l'inégibilité
00:44:43et elle a été condamnée
00:44:45à une peine
00:44:45de prison ferme
00:44:46donc il y aura
00:44:47un aménagement
00:44:47de peine sûrement
00:44:48comme par ailleurs
00:44:49Nicolas Sarkozy
00:44:50a pu en bénéficier
00:44:51on a déjà eu
00:44:52un ancien président
00:44:53de la République
00:44:53qui a été condamné
00:44:54qui est allé même
00:44:55en prison
00:44:55est-ce que la France
00:44:57va encore se ridiculiser
00:44:58en ayant une présidente
00:44:59de la République
00:45:00qui aura un bracelet électronique
00:45:01comment présider
00:45:02le conseil des ministres
00:45:03avec un bracelet électronique
00:45:04toutes ces questions
00:45:05en fait
00:45:06n'appellent aucune autre réponse
00:45:07qu'elle ne devrait pas
00:45:09être candidate
00:45:09et elle devrait plutôt
00:45:10se ranger derrière
00:45:11cette décision de justice
00:45:12Vous regrettez
00:45:13que la cour d'appel
00:45:14ait donné une peine
00:45:15plus clémente ?
00:45:16Non pas du tout
00:45:17moi je ne commente pas
00:45:19les décisions de justice
00:45:20la justice est indépendante
00:45:21mais par contre
00:45:22la condamnation
00:45:23elle est claire
00:45:24c'est pas une peine
00:45:25qui est plus clémente
00:45:26c'est une peine
00:45:27qui la condamne
00:45:27encore une fois
00:45:28à de la prison ferme
00:45:29à de l'inégibilité
00:45:30et à surtout
00:45:31une condamnation financière
00:45:32et surtout
00:45:33on reconnaît
00:45:33sa culpabilité
00:45:35et sa responsabilité
00:45:36ainsi que celle
00:45:37de 27 élus
00:45:37pendant 12 ans
00:45:38sur le détournement
00:45:39d'argent public
00:45:40des fonds européens
00:45:41Merci beaucoup
00:45:42d'avoir été avec nous
00:45:43pour réagir
00:45:44Merci Stéphanie Despierre
00:45:45depuis les 4 colonnes
00:45:46vous intervenez à tout moment
00:45:48je salue Benjamin Morel
00:45:49qui vient de nous rejoindre
00:45:50Bonsoir Benjamin
00:45:51Politologue
00:45:52maître de conférence
00:45:52en droit public
00:45:53à Paris 2
00:45:54Panthéon-Assas
00:45:54votre premier commentaire
00:45:56on a l'impression
00:45:57de vivre une journée
00:45:58pleine de rebondissements
00:45:59avec des choses annoncées
00:46:00qui ne se passent pas
00:46:01du tout comme prévu
00:46:03Non en effet
00:46:04alors je dirais
00:46:06le rebondissement
00:46:07le dernier rebondissement
00:46:08laisse tout de même
00:46:09relativement interrogatif
00:46:10d'un point de vue juridique
00:46:11c'est à dire que
00:46:12on ne sait pas aujourd'hui
00:46:13en l'état du droit
00:46:14on n'a pas vraiment
00:46:14de précédent
00:46:15si un pourvoi en cassation
00:46:18est vraiment suspensif
00:46:19de la première peine
00:46:21et notamment
00:46:21enfin pas de la première peine
00:46:23mais du titre provisoire
00:46:24de la première peine
00:46:24et donc là
00:46:25il y a une vraie vraie interrogation
00:46:26Marine Le Pen
00:46:27parie sans doute sur le fait
00:46:28que la cour de cassation
00:46:29a dit qu'elle trancherait
00:46:30quoi qu'il arrive
00:46:31avant l'élection présidentielle
00:46:33ce qui lui laisse
00:46:34la possibilité
00:46:34quoi qu'il arrive
00:46:35si c'est le cas
00:46:36d'être candidate
00:46:37en revanche
00:46:38ça veut dire que
00:46:39si la peine est confirmée
00:46:40parce que le pourvoi
00:46:41est rejeté
00:46:42ça veut dire
00:46:43qu'à partir du mois de janvier
00:46:44mettons que ce pourvoi
00:46:45est lu en janvier
00:46:46elle aura un bracelet électronique
00:46:48dans le moment
00:46:48le plus intense
00:46:49de la campagne
00:46:50à un moment
00:46:51où
00:46:53la possibilité
00:46:54de demander son retrait
00:46:55sera encore impossible
00:46:57donc c'est un vrai risque politique
00:46:58qu'elle prend
00:46:59je ne sais pas
00:46:59s'il a été
00:47:00de coups
00:47:00par ailleurs
00:47:01moi il y a une vraie question
00:47:02que je me pose
00:47:02c'est le fait
00:47:04d'accepter
00:47:05de s'infliger
00:47:05à nouveau
00:47:06ce supplice chinois
00:47:07d'attendre
00:47:08une décision de justice
00:47:09c'est la position
00:47:10dans laquelle le RN
00:47:11se trouve
00:47:11depuis la première instance
00:47:13en fait
00:47:13puis depuis le procès
00:47:15en appel
00:47:15en février
00:47:16là à nouveau
00:47:17on a une échéance
00:47:18judiciaire
00:47:19qui va faire peser
00:47:20quand même quelque chose
00:47:21sur cette campagne
00:47:22présidentielle
00:47:23même si on dit
00:47:23depuis tout à l'heure
00:47:24que les deux candidats
00:47:24sont interchangeables
00:47:27est-ce que c'est
00:47:29on étudiera
00:47:29la question
00:47:30de savoir
00:47:30si oui ou non
00:47:31elle n'est pas
00:47:32en train
00:47:32d'empêcher
00:47:33Jordan Bardella
00:47:34d'y aller
00:47:35on peut se poser
00:47:36on peut se demander
00:47:37est-ce que
00:47:39ce soir
00:47:39elle y est allée
00:47:40malgré tout
00:47:41parce que
00:47:41elle s'est dit
00:47:42mais non
00:47:43il faut que ce soit moi
00:47:44c'est mon tour
00:47:45il faut que ce soit
00:47:46à moi d'y aller
00:47:47en tout cas
00:47:47elle a encore laissé
00:47:48montrer ce soir
00:47:49Elsa
00:47:49qu'il n'y a pas une feuille
00:47:50de papier à cigarette
00:47:50entre eux
00:47:51pour le moment
00:47:51oui dans son interview
00:47:53elle parle vraiment
00:47:53de couple
00:47:54de complémentarité
00:47:55de binôme
00:47:56d'une cause
00:47:57qui nous dépasse
00:47:58la question lui est posée
00:47:59de savoir si Jordan Bardella
00:48:00n'est pas déçu
00:48:01elle dit que les ambitions
00:48:03personnelles
00:48:04ne rentrent pas en compte
00:48:05elle dit aussi
00:48:07que
00:48:07que tous les deux
00:48:10ils ont envisagé
00:48:11ce rôle
00:48:12que si ce qui est passé
00:48:13c'est une épreuve
00:48:13ça a renforcé
00:48:14la qualité du travail commun
00:48:16voilà ce qu'elle dit
00:48:17il faut y croire
00:48:17libre à vous d'y croire
00:48:18ou non
00:48:19mais en tout cas
00:48:20c'est vrai que ce qui est intéressant
00:48:21c'est qu'elle reparle
00:48:22effectivement de binôme
00:48:23de complémentarité
00:48:24de couple
00:48:26Stéphane Zumstek
00:48:27moi je me pose aussi
00:48:28la question des électeurs
00:48:29est-ce qu'il va pas y avoir
00:48:29à force aussi
00:48:30une lassitude
00:48:31de se dire
00:48:32ah bon alors maintenant
00:48:32on nous avait dit
00:48:33qu'il fallait attendre
00:48:34le 7 juillet
00:48:35et puis finalement
00:48:35il va falloir attendre
00:48:36le mois de janvier
00:48:37moi pour connaître
00:48:38un petit peu
00:48:38pour avoir étudié
00:48:39un petit peu
00:48:39le secret électoriel
00:48:40de ce parti
00:48:41je pense pas
00:48:42qu'il y ait de lassitude
00:48:42je pense que
00:48:43c'est une décision
00:48:44qui va leur faire plaisir
00:48:45enfin ce bol d'air
00:48:46que vous évoquiez
00:48:48tout à l'heure
00:48:49parce que quand on regarde
00:48:50enfin tout ça
00:48:50est finement joué
00:48:51tout ça est remarquablement joué
00:48:53il faut le reconnaître
00:48:54le narratif
00:48:55qui va se mettre en place
00:48:56c'est une femme libre
00:48:56je reprends le terme
00:48:57que j'utilisais tout à l'heure
00:48:58courageuse
00:48:59et vous parliez de
00:48:59faire don de son cœur
00:49:00oui pour le coup
00:49:01là ça sera presque
00:49:01au sens littéral du terme
00:49:02avec tout ce que ça pourrait signifier
00:49:04en termes d'entrave physique
00:49:05à partir de décembre
00:49:07ou de janvier
00:49:08moi je ne pense pas
00:49:09au contraire
00:49:09je ne pense pas
00:49:10en tout cas dans les premières semaines
00:49:11je ne pense pas
00:49:12que tout ça va lasser l'électorat
00:49:13là encore
00:49:14l'électorat du RN
00:49:14ne souhaitait pas
00:49:15particulièrement choisir
00:49:16entre l'une et l'autre
00:49:17là n'était pas la question
00:49:19les deux étaient des candidats
00:49:20de qualité
00:49:21des candidats plus qu'acceptables
00:49:22pour les électeurs du RN
00:49:23après on peut être
00:49:24un peu plus droite
00:49:25de droite et libéral
00:49:26ou un peu plus
00:49:28national populaire
00:49:28peu importe
00:49:29mais les deux candidats
00:49:31font l'affaire
00:49:32je pense qu'on a affaire
00:49:33à un électorat aujourd'hui
00:49:34qui est satisfait
00:49:35qui est satisfait
00:49:37de cette décision de justice
00:49:38qui est satisfait
00:49:39de la décision
00:49:40de Marine Le Pen
00:49:42et tout ça s'inscrit
00:49:43quand même dans une
00:49:43je vais prendre une expression
00:49:44de Jean-Marie Le Pen
00:49:45souvent on prend
00:49:46les expressions
00:49:47de Jean-Marie Le Pen
00:49:47aujourd'hui
00:49:48pour montrer la différence
00:49:49ce qu'est devenu
00:49:50le RN de sa fille
00:49:51non mais là
00:49:52il y a quelque chose
00:49:52ce qui avait très bien fonctionné
00:49:54à l'époque
00:49:55c'est tête haute main propre
00:49:56c'est un peu ça
00:49:57ce qu'essaye de faire passer
00:49:58le Rassemblement National
00:49:59aujourd'hui
00:49:59et le bracelet électronique
00:50:01c'est pas main propre
00:50:02ça ne nous suffit pas
00:50:02d'être en situation
00:50:03de se présenter
00:50:04alors que c'est une victoire
00:50:05en soi
00:50:05elle a d'ailleurs dit
00:50:06j'ai les mains propres
00:50:07on va aller jusqu'au bout
00:50:07exactement comme le disait
00:50:09Louis Alliot
00:50:09nous ce qu'on veut
00:50:10c'est faire la démonstration
00:50:11de notre innocence
00:50:11on verra bien ce que ça donnera
00:50:13mais peu importe
00:50:14quelque part
00:50:14là la campagne
00:50:15pour le RN
00:50:15est vraiment lancée
00:50:16ils n'ont pas de candidats
00:50:17ils ont Marine Le Pen
00:50:18mais ils en ont toujours deux
00:50:19et tout ce qui fait la richesse
00:50:21de ce parti aujourd'hui
00:50:21est intact
00:50:22alors vous ne croyez pas
00:50:23si bien dire
00:50:23puisque ce soir même
00:50:25ils sont en train
00:50:25de regagner ensemble
00:50:26Jordan Bardella et Marine Le Pen
00:50:28le siège du Rassemblement National
00:50:30dans le 16ème arrondissement
00:50:31de Paris
00:50:31demain déplacement
00:50:33ensemble
00:50:34sur le marché de la Flèche
00:50:35en Sarthe
00:50:36à 11h
00:50:37demain matin
00:50:39donc ce sera
00:50:40la première image de campagne
00:50:41et ce sera quoi ?
00:50:42l'officialisation de la candidature
00:50:44c'est ça qui va se passer
00:50:45demain Benjamin ?
00:50:46c'est ce qui était prévu
00:50:47c'est que le premier déplacement
00:50:48permette vraiment
00:50:49de lancer la campagne
00:50:50de lancer la candidature
00:50:51donc là Marine Le Pen
00:50:52veut dire maintenant
00:50:53le sujet est tranché
00:50:54je serai candidate
00:50:55in fine
00:50:56elle peut avoir
00:50:57des entraves
00:50:58à cette candidature
00:50:59mais il y a tout à parier
00:51:00qu'elle pourrait être éligible
00:51:02le jour J
00:51:03en soi la cassation
00:51:04ne fait pas sauter ça
00:51:05donc elle peut avancer
00:51:06d'une certaine façon
00:51:07après dans quelle mesure
00:51:08sa campagne va être entravée
00:51:09c'est pas si évident
00:51:10après vous demandiez
00:51:12est-ce que l'électorat
00:51:13va attendre une décision
00:51:14de justice
00:51:14si elle avait été candidate
00:51:16il en aurait attendu
00:51:17une d'une certaine façon
00:51:18il aurait fallu attendre
00:51:19ce qu'aurait dit
00:51:20le juge d'application
00:51:21des peines
00:51:21à intervalles réguliers
00:51:23pour savoir
00:51:23quand est-ce que
00:51:24le bracelet électronique
00:51:25tombait
00:51:25donc d'une certaine façon
00:51:27dès le moment
00:51:27où elle ne renonçait pas
00:51:29à être candidate
00:51:29et bien son sort
00:51:31était suspendu
00:51:32à un juge
00:51:32est-ce qu'au fond
00:51:33la plus grande difficulté
00:51:34ce soir
00:51:34elle ne se pose pas
00:51:35aux adversaires
00:51:36du rassemblement national
00:51:37qui ne savent toujours pas
00:51:38contre qui
00:51:38ils doivent faire campagne
00:51:39à part peut-être
00:51:40contre le rassemblement national
00:51:41en tout cas
00:51:42c'est sûr qu'ils vont
00:51:43manquer de prise
00:51:44et ce que l'on observe
00:51:45c'est ce
00:51:45moi ce qui m'a marqué
00:51:46encore une fois
00:51:47je repense à Liévin
00:51:48parce que la mise en scène
00:51:50était quand même
00:51:50très importante
00:51:51ce week-end
00:51:52meeting avec Jordan Bardella
00:51:54elle est quand même
00:51:54montée sur scène
00:51:55dans un remix électro
00:51:56de Moër sur scène
00:51:57de Dalida
00:51:58et donc elle était
00:52:00mais vraiment
00:52:01dans une dimension
00:52:02de quoi qu'il arrive
00:52:04je vais y aller
00:52:05comme vous le dites
00:52:05très justement
00:52:06et donc là
00:52:07l'électorat va être
00:52:08mobilisé derrière elle
00:52:09contre encore une fois
00:52:11ce pouvoir
00:52:11qui est celui des juges
00:52:12et des politiques hostiles
00:52:14à leur droite nationaliste
00:52:16et à ce titre là
00:52:18moi je pense
00:52:19qu'ils ont un boulevard
00:52:19et de fait
00:52:20du coup
00:52:20les adversaires
00:52:21manquent de prise
00:52:22parce que
00:52:23qui sauf à dire
00:52:26effectivement
00:52:26que la condamnation
00:52:27l'inconséquence
00:52:28de ses propos
00:52:29sur l'inéligibilité
00:52:31etc
00:52:31mais vu qu'ils ne croient
00:52:32pas en cette justice là
00:52:34la question
00:52:35de l'inéligibilité
00:52:36de ce dont
00:52:37elle pouvait parler avant
00:52:38ne s'applique pas
00:52:39et donc
00:52:40je pense
00:52:41qu'ils vont avoir
00:52:41du mal
00:52:42à trouver
00:52:42de quoi accrocher
00:52:43la campagne
00:52:45les adversaires politiques
00:52:46du rassemblement national
00:52:49préféraient ouvertement
00:52:50affronter
00:52:50Jordan Bardella
00:52:51plutôt que Marine Le Pen
00:52:53qui a déjà
00:52:53trois présidentielles
00:52:54à son actif
00:52:55oui c'est ce qu'on a
00:52:56beaucoup entendu
00:52:57ces derniers temps
00:52:58oui bien sûr
00:52:58ça dépend aussi
00:53:01ça dépend des électorats
00:53:03parce que là encore
00:53:04si vous êtes un candidat
00:53:05je ne suis pas sûr
00:53:05que Jean-Luc Mélenchon
00:53:06ait la même stratégie
00:53:07qu'Edouard Philippe
00:53:07dans l'hypothèse
00:53:08où il serait confronté
00:53:09au second tour
00:53:10à l'un ou à l'autre
00:53:11des candidats potentiels
00:53:12du RN
00:53:13j'entends depuis
00:53:14quelques temps
00:53:15dire que Jordan Bardella
00:53:16ferait forcément
00:53:17un plus mauvais candidat
00:53:19ou un moins bon candidat
00:53:20que Marine Le Pen
00:53:20peut-être
00:53:21moi je n'ai rien
00:53:22en tout cas
00:53:22pour l'étayer
00:53:23oui il est plus jeune
00:53:24il a des handicaps
00:53:25c'est évident
00:53:25mais il a aussi
00:53:26des atouts formidables
00:53:26il s'est drainé
00:53:28une partie d'électorat de droite
00:53:29que Marine Le Pen
00:53:30a toujours été incapable
00:53:32de saisir
00:53:33absolument
00:53:33et il incarne aussi
00:53:34autre chose
00:53:35la nouveauté
00:53:36les jeunes
00:53:37les jeunes votent plus
00:53:38qu'il y a quelques élections
00:53:39et maintenant quand ils votent
00:53:40c'est pour le rassemblement national
00:53:41alors que Marine Le Pen
00:53:42elle porte son nom
00:53:43alors que rappelez-vous
00:53:43bien sûr
00:53:44rappelez-vous de l'entre-deux-tours 2002
00:53:45c'était des millions de jeunes
00:53:46c'était la jeunesse
00:53:47était dans la rue
00:53:47contre le front national
00:53:48aujourd'hui
00:53:49le premier parti auprès
00:53:51des moins de 25 ans
00:53:52ou des moins de 35 ans
00:53:53c'est et de loin
00:53:54le rassemblement national
00:53:54c'est vrai qu'on avait
00:53:55beaucoup entendu
00:53:56ces derniers temps
00:53:57que les opposants
00:53:58préféraient Jordan Bardella
00:53:59mais il y en avait
00:54:00beaucoup qui disaient aussi
00:54:01Marine Le Pen
00:54:01son nom l'empêche
00:54:03et avaient le souvenir aussi
00:54:04d'un débat
00:54:05entre Jordan Bardella
00:54:06et Gabriel Attal
00:54:07où tous les commentateurs
00:54:08avaient dit
00:54:08que Gabriel Attal
00:54:11aucun doute
00:54:12le lendemain
00:54:13une étude d'opinion sort
00:54:14pour les français
00:54:15c'est Jordan Bardella
00:54:15qui a gagné
00:54:16donc il se méfie quand même
00:54:18et moi j'entends évidemment
00:54:19il y a des petites phrases
00:54:20sur il est jeune
00:54:21il est inexpérimenté
00:54:23il a des faiblesses
00:54:24il va faire des gaffes
00:54:24etc
00:54:25mais il y a aussi beaucoup
00:54:26qui disent
00:54:27il faut faire très très attention
00:54:28il est quand même
00:54:29c'est quelqu'un
00:54:30qui pour 31 ans
00:54:31a une carrière politique
00:54:32qui arrive à séduire
00:54:33les foules
00:54:33de manière assez incroyable
00:54:35de fait en meeting
00:54:36enfin de fait pardon
00:54:37en duo politique
00:54:38dans la campagne
00:54:40on peut quand même soupçonner
00:54:41qu'il aura plus de difficultés
00:54:42que Marine Le Pen
00:54:42même si elle aussi
00:54:43on a eu
00:54:44mais face à Edouard Philippe
00:54:45évidemment on se souvient
00:54:47de quelques difficultés
00:54:49qu'il avait pu avoir
00:54:50sur le fond
00:54:51et ça je pense
00:54:52que évidemment
00:54:53ceux qui regardent
00:54:54seront gênés
00:54:55de le voir mis en difficulté
00:54:57mais est-ce que ça aura
00:54:57un impact sur l'électorat
00:54:58je n'en suis pas certaine
00:54:59et par ailleurs
00:55:00est-ce qu'il n'y avait pas aussi
00:55:02ces derniers temps
00:55:03et ça c'est les journalistes
00:55:04qui couvrent le RN
00:55:05qui le savent mieux que nous
00:55:06Marine Le Pen
00:55:07est-ce qu'il n'y avait pas
00:55:08un risque de scission
00:55:09au sein du Rassemblement National
00:55:11non pas entre Marine Le Pen
00:55:12et Jordan Bardella
00:55:13mais entre leurs proches respectifs
00:55:14alors de scission
00:55:16pas certain
00:55:17parce qu'en réalité
00:55:18la scission
00:55:18ça impliquerait
00:55:19que vous construisiez
00:55:19quelque chose ailleurs
00:55:20or le RN ne marche pas comme ça
00:55:21vous êtes du côté
00:55:22ou vous êtes purgé
00:55:23en tout cas le FN
00:55:23avait marché comme ça
00:55:24il y a des scissions
00:55:25mais le MNR
00:55:27de Bruno Maigret
00:55:27ça n'a jamais été
00:55:28un grand parti
00:55:29pas même non plus
00:55:30les patriotes
00:55:30de Florian Philippot
00:55:32donc si vous voulez
00:55:32c'est plus une purge
00:55:34ou une mise de côté
00:55:35que de vraies scissions partisanes
00:55:37donc le risque
00:55:38en effet
00:55:38c'était un changement
00:55:39d'entourage
00:55:39et une purge des entourages
00:55:41là pour le coup
00:55:42l'entourage de Marine Le Pen
00:55:43reste autour d'elle
00:55:44celui de Jordan Bardella
00:55:45reste également autour de lui
00:55:46et il y a une forme
00:55:47Stéphane nous disait très bien
00:55:48il y a une forme
00:55:49de maintien du duo
00:55:50ce duo peut être
00:55:51relativement fonctionnel
00:55:52elle n'aurait pas
00:55:53en tout cas
00:55:53elle avait exclu de l'être
00:55:54elle n'aurait pas pu être
00:55:55la première ministre
00:55:56de Jordan Bardella
00:55:57c'était ce qu'elle avait exclu
00:55:58en revanche
00:55:59elle redit ce soir
00:56:00qu'il sera bien
00:56:01son premier ministre
00:56:01si elle est élue
00:56:02ils sont en ticket
00:56:03ils sont en duo
00:56:04ça permet de maintenir le duo
00:56:05ce que sa non-candidature
00:56:07n'aurait pas permis de maintenir
00:56:08après c'est vrai que je pense
00:56:09qu'ils ont surjoué
00:56:10même ces derniers temps
00:56:11le côté
00:56:12si c'est toi c'est formidable
00:56:13si c'est moi c'est parfait
00:56:14etc
00:56:15après effectivement
00:56:16comme ils ont des lignes
00:56:17un peu différentes
00:56:17des proches
00:56:18qui ne sont pas tout à fait
00:56:19les mêmes non plus
00:56:21sans forcément parler de scission
00:56:22on peut penser que
00:56:23c'est compliqué
00:56:24pour ceux qui ont soutenu
00:56:25Marine Le Pen
00:56:26pendant des années
00:56:27de voir au dernier moment
00:56:28Jordan Bardella
00:56:29passer devant
00:56:30et inversement
00:56:32sans citer de nom
00:56:33on peut dire qu'il y en a certains
00:56:34qui le voyaient très mal
00:56:36tout ça
00:56:37oui
00:56:37et qui n'hésitaient pas
00:56:38à critiquer l'un
00:56:39critiquer l'autre
00:56:40les lignes
00:56:40on l'a bien vu aussi
00:56:41sur les côtés économiques
00:56:42le côté de la réforme des retraites
00:56:43etc
00:56:44alors effectivement
00:56:45au Rassemblement National
00:56:46ça c'est pas comme dans d'autres partis
00:56:49tout ouvert sur les plateaux télé
00:56:50etc
00:56:51c'est beaucoup plus
00:56:52voilà discret
00:56:53mais c'est vrai qu'on sent bien
00:56:54qu'ils n'ont pas les mêmes soutiens
00:56:55au sein du parti
00:56:56c'est peut-être ça aussi
00:56:57qu'a gagné ce soir
00:56:58le Rassemblement National
00:56:59c'est de continuer à montrer
00:57:00cette unité
00:57:01pendant que la gauche et la droite
00:57:02se déchirent sur des primaires
00:57:04sur des camps
00:57:05oui l'unité
00:57:05et peut-être aussi
00:57:06la combativité
00:57:07parce que
00:57:08ils ne capitulent pas
00:57:10devant la décision de justice
00:57:11qui contribue
00:57:12à cette rhétorique
00:57:13de seul contre tous
00:57:14la justice nous en veut
00:57:16ce côté un peu obsidional
00:57:17du Rassemblement National
00:57:19de citadelle assiégée
00:57:20et donc ça prolonge encore
00:57:22l'idée
00:57:23qu'on ne s'incline pas
00:57:24devant une décision de justice
00:57:26qui cherche à nous empêcher
00:57:27de nous présenter au suffrage
00:57:29qui fait obstacle
00:57:30entre les Français
00:57:30et nous
00:57:31et donc cette rhétorique là
00:57:33j'allais dire
00:57:33on en prend encore
00:57:34pour six mois
00:57:36Stéphane
00:57:36oui mais
00:57:37qu'est-ce qui est remarquable
00:57:38là-dedans
00:57:39c'est à quel point
00:57:39ce parti se différencie
00:57:40dans sa quête
00:57:41pour démontrer sa probité
00:57:44en allant en cassation
00:57:45en fait c'est ça
00:57:45c'est vrai
00:57:46c'est pas vrai
00:57:47ils ont fauté
00:57:48ils n'ont pas fauté
00:57:48peu importe
00:57:49la question n'est pas là
00:57:49on verra ce que ça donnera
00:57:50en décembre
00:57:51ou en janvier
00:57:52mais je le redis
00:57:52nous sommes un parti différent
00:57:53pourquoi nous sommes un parti différent
00:57:54parce que nous sommes
00:57:55un parti d'honnêtes gens
00:57:56et ça ça va fonctionner
00:57:57ce qui a été fait là
00:57:58aujourd'hui
00:57:59au-delà du bol d'air
00:58:00au-delà de ce que vous évoquiez
00:58:01c'est le côté
00:58:02nous on est honnêtes
00:58:02et on veut aller jusqu'au bout
00:58:03quoi qu'il n'en coûte
00:58:05on veut faire la démonstration
00:58:06de ce qui est avant tout
00:58:07l'essentiel
00:58:07on s'attendait ce soir
00:58:08à un renoncement
00:58:09et finalement
00:58:09est-ce qu'il n'y a pas
00:58:10un entêtement
00:58:10et Stéphane pardon
00:58:12il y a aussi une autre donnée
00:58:13c'est que le rassemblement national
00:58:15est aussi condamné
00:58:16et va aussi se pourvoir
00:58:17il n'y a pas seulement
00:58:18la personne physique
00:58:19après ça c'est la magie
00:58:20de la politique
00:58:22de travestir
00:58:23une partie de la réalité
00:58:24c'est ce qui avait été fait
00:58:25au soir du jugement
00:58:26en première instance
00:58:27qu'est-ce qui restera
00:58:28en tout cas
00:58:28dans les jours
00:58:29qui viennent de cette décision
00:58:30c'est cette volonté
00:58:32à tout prix
00:58:32de laver son honneur
00:58:34après d'un point de vue
00:58:35très pragmatique encore
00:58:36j'y reviens
00:58:36mais on l'a déjà dit
00:58:37ça signifie que là
00:58:38le bracelet électronique
00:58:40elle l'aurait tenu
00:58:40jusqu'à l'automne
00:58:42début de l'hiver
00:58:42là potentiellement
00:58:44elle va l'avoir
00:58:45durant la phase
00:58:45la plus active
00:58:46de la campagne
00:58:47et qu'elle peut rentrer
00:58:48à l'Elysée
00:58:49avec une question
00:58:49qui va se poser
00:58:50qui serait
00:58:50l'immunité présidentielle
00:58:52et bien interrompt-elle
00:58:53l'application
00:58:53d'une peine en cours
00:58:54ceux sur lesquels
00:58:55on n'a aucune certitude
00:58:56du point de vue du droit
00:58:57et donc là
00:58:58ça pose quand même
00:58:58d'autres problèmes
00:58:59qui se seraient réglés
00:59:00si là
00:59:00elle n'avait pas fait
00:59:02de pourvoi en cassation
00:59:03donc ça pose quand même
00:59:04un certain nombre de sujets
00:59:05c'est un vrai pari stratégique
00:59:06à ce stade-là
00:59:07je trouve trop tôt
00:59:08pour dire qu'il est gagnant
00:59:09oui évidemment
00:59:10il est trop tôt pour dire
00:59:11qu'il est gagnant
00:59:11et surtout effectivement
00:59:12on parlait tout à l'heure
00:59:13des opposants
00:59:14ils vont quand même
00:59:16essayer de se jeter là-dessus
00:59:17pour dire
00:59:18parce qu'effectivement
00:59:19ils veulent être
00:59:20le parti des honnêtes gens
00:59:21mais ils ont quand même
00:59:22volé l'argent
00:59:23sinon des français
00:59:24celle de l'Europe
00:59:24qui est quand même
00:59:25celle des français
00:59:27et ça
00:59:29il y a quelque chose
00:59:30d'assez fou
00:59:31de se dire qu'aujourd'hui
00:59:32dans notre 5ème République
00:59:33nous en sommes arrivés là
00:59:35c'est-à-dire que nous
00:59:36débattons sur un plateau
00:59:37de savoir si
00:59:38une personne
00:59:39qui a été condamnée
00:59:40par la justice
00:59:41peut devenir chef de l'État
00:59:42et on a l'air
00:59:43de trouver ça possible
00:59:45envisageable
00:59:46voire
00:59:46enfin je veux dire
00:59:48justifié aux yeux
00:59:49de leurs électeurs
00:59:50moi je trouve
00:59:51que c'est une
00:59:51une évolution
00:59:53de la considération
00:59:55que l'on a
00:59:56pour la probité
00:59:57et le poids
00:59:59de la justice
01:00:00qui est
01:00:01qui est troublant
01:00:02on va rejoindre
01:00:03Clément Méric
01:00:03qui se trouve devant
01:00:04le siège du Rassemblement
01:00:05National à Paris
01:00:06dans le 16ème arrondissement
01:00:07on est à quelques encablures
01:00:08de TF1
01:00:09Clément
01:00:10quelle est la suite
01:00:11de la soirée
01:00:11pour le binôme
01:00:15Eh bien le Rassemblement
01:00:17National a envoyé
01:00:17un communiqué de presse
01:00:18aux journalistes
01:00:19pour adresser
01:00:20un message très clair
01:00:21Marine Le Pen
01:00:22l'a annoncé ce soir
01:00:23sur TF1
01:00:24elle est la candidate
01:00:25du Rassemblement National
01:00:26à la présidence
01:00:27elle et cette campagne
01:00:27elle veut la mener
01:00:28main dans la main
01:00:29avec le président
01:00:30du Rassemblement National
01:00:31Jordan Bardala
01:00:32donc à l'issue
01:00:32de son interview
01:00:34à TF1
01:00:34ils vont se rendre
01:00:35ensemble
01:00:36ici même derrière moi
01:00:37au siège du Rassemblement
01:00:38National
01:00:38pour une réunion de travail
01:00:39et dès demain matin
01:00:40ils seront en déplacement
01:00:42sur un marché
01:00:43le marché de la flèche
01:00:44dans la Sarthe
01:00:46suivi dans l'après-midi
01:00:47d'une réunion de travail
01:00:48au siège du Rassemblement
01:00:49National
01:00:49avec les instances
01:00:50dirigeantes du parti
01:00:51le message est clair
01:00:53donc
01:00:53elle est bel et bien
01:00:54la candidate
01:00:54du Rassemblement National
01:00:56et sa campagne
01:00:57est lancée
01:00:58Merci Clément
01:00:59alors d'ailleurs
01:00:59c'est à la flèche
01:01:01demain
01:01:01sur le marché de la flèche
01:01:02donc on n'est ni
01:01:03avec le RN du Nord
01:01:04ni avec le RN du Sud
01:01:06on est avec le RN
01:01:07sartois
01:01:07demain matin
01:01:08pourquoi ce choix ?
01:01:10il y a le britanné militaire
01:01:11peut-être qu'il y a
01:01:12quelque chose de l'autre
01:01:13c'est la subliminelle
01:01:15dans laquelle sa soeur
01:01:16avait voulu se présenter
01:01:17il me semble
01:01:17dans la Sarthe
01:01:18et c'est l'une des grandes victoires
01:01:20des dernières municipales
01:01:21qui a été très symbolique
01:01:22d'ailleurs il y a eu un reportage
01:01:23de vos confrères dessus
01:01:24donc c'est vraiment
01:01:24un symbole pour le RN
01:01:26le symbole également
01:01:27d'une terre de conquête
01:01:28c'est le département
01:01:29de François Fillon
01:01:30c'est l'Ouest
01:01:31et donc à partir de là
01:01:32c'est pas le RN
01:01:33à la conquête
01:01:34de ses propres terres
01:01:35c'est le RN
01:01:36à la conquête
01:01:37de la France
01:01:37du point de vue du message
01:01:38c'est plutôt intelligent
01:01:39et effectivement
01:01:40comme vous le dites très justement
01:01:41les LR
01:01:42les républicains
01:01:43étaient extrêmement embarrassés
01:01:45par cette victoire
01:01:46parce que c'est vraiment
01:01:47un de leurs fiefs
01:01:48et c'est un message
01:01:49qui pour moi
01:01:49adressait à la droite
01:01:51l'entièreté de la droite
01:01:53on y va
01:01:54on y va ensemble
01:01:56et si vous voulez
01:01:57face à Jean-Luc Mélenchon
01:01:58c'est des éditos
01:02:00qu'on peut lire ici ou là
01:02:01dans le Figaro ou ailleurs
01:02:02entre le pire et le détestable
01:02:04et bien
01:02:05choisissons
01:02:05voilà
01:02:06et du coup
01:02:08il y a
01:02:08dans la Sarthe
01:02:10quelque chose
01:02:11d'éminemment intéressant
01:02:12parce que c'est
01:02:13cette bourgeoisie installée
01:02:15des républicains
01:02:16terriennes
01:02:17qui est
01:02:20très très fidèle
01:02:21et qui a été
01:02:22extrêmement vexée
01:02:23pour connaître
01:02:25quelques responsables
01:02:26locaux
01:02:26de cette perte
01:02:28de la flèche
01:02:29qui est une vraie victoire
01:02:30et le vrai signe
01:02:31de l'implication
01:02:32sur le terrain
01:02:33de la prise
01:02:35du terrain
01:02:36par le RN
01:02:37il y a aussi une question
01:02:38qui se pose
01:02:39du matériel électoral
01:02:40on a vu Edouard Philippe
01:02:41faire son meeting
01:02:42le week-end dernier
01:02:43lancer son slogan
01:02:44là ça veut dire
01:02:45pour le Rassemblement National
01:02:46pas d'affiche
01:02:47pas de slogan
01:02:48pas avant janvier en tout cas
01:02:49ou alors ils peuvent être
01:02:50tous les deux sur l'affiche
01:02:51vous savez sur les candidats
01:02:52aux législatives
01:02:53souvent il n'y a pas
01:02:54les candidats
01:02:55il y avait
01:02:56Marine Le Pen
01:02:57Jordan Bardella
01:02:58on peut très bien imaginer
01:03:00un slogan
01:03:01un homme une femme
01:03:02Geneviève
01:03:03on peut imaginer
01:03:03tous les deux sur l'affiche
01:03:04avec un slogan
01:03:05et d'ailleurs
01:03:06par rapport aussi
01:03:07on verra si c'est
01:03:08un argument
01:03:08qu'elle reprend demain
01:03:09mais on a bien vu
01:03:10que l'angle d'attaque
01:03:11tout au long de la journée
01:03:12c'était de dire
01:03:12que le fait politique
01:03:13c'était les condamnés
01:03:14là elle redevient
01:03:15présumée innocente
01:03:16et elle va le redire
01:03:17et ça prouve bien
01:03:18que dans son état d'esprit
01:03:20il fallait qu'elle puisse
01:03:21le dire encore
01:03:23pour pouvoir mener campagne
01:03:24de manière la meilleure
01:03:27la plus souhaitable
01:03:27pour elle possible
01:03:29on y revient
01:03:30elle est éligible
01:03:31c'est à dire que
01:03:31dans le pire des cas
01:03:32si son pourvoi est rejeté
01:03:33on retrouve la peine d'appel
01:03:35donc in fine
01:03:36elle aura quand même
01:03:37purgé sa peine
01:03:38en termes d'inligibilité
01:03:39avec un bracelet peut-être
01:03:40mais elle pourrait être
01:03:41sur la ligne de départ
01:03:42le 18 avril
01:03:42Bertrand je voudrais vraiment
01:03:44qu'on refasse un point
01:03:44de calendrier
01:03:45donc le pourvoi en cassation
01:03:48formellement
01:03:48ça se passe comment ?
01:03:50alors
01:03:50elle n'a pas besoin
01:03:51de le motiver
01:03:52c'est une feuille
01:03:53à quatre
01:03:53qu'elle remplit
01:03:54et son avocat dit
01:03:56je me pourvoi en cassation
01:03:58point
01:03:59il a dix jours
01:04:00pour le faire
01:04:00à compter d'aujourd'hui
01:04:01à ce moment-là
01:04:02il va y avoir une procédure
01:04:03accélérée au sein
01:04:04de la cour de cassation
01:04:05la cour de cassation
01:04:06est un juge du droit
01:04:07Marine Le Pen
01:04:07ne comparaîtra pas
01:04:08devant la cour de cassation
01:04:10ça se fera uniquement
01:04:11sur des mémoires écrites
01:04:12elle dit le droit
01:04:13elle va constituer
01:04:15un avocat
01:04:15à la cour de cassation
01:04:16elle a un mois
01:04:17pour le faire
01:04:18je vais vous dire
01:04:19elle l'a déjà choisi
01:04:20vous êtes avocat
01:04:21à la cour de cassation
01:04:22oui c'est pas moi
01:04:24je crois que c'est pas moi
01:04:25parce que souvent
01:04:25il fallait le dire
01:04:26dès le début
01:04:26je crois que c'est pas moi
01:04:28en tout cas
01:04:28à cette heure
01:04:29ça n'est pas moi
01:04:30et je crois savoir qui c'est
01:04:31elle a pris des contacts
01:04:33évidemment en amont
01:04:34avec un avocat
01:04:35à la cour de cassation
01:04:35qui va se voir
01:04:37impartir un délai
01:04:37pour établir un mémoire
01:04:39qui critiquera
01:04:40la décision de la cour
01:04:43il y aura un rapporteur
01:04:44qui sera désigné
01:04:44qui sera un magistrat
01:04:45au sein de la cour de cassation
01:04:46il y aura un avocat général
01:04:48qui va être désigné
01:04:49chacun va faire connaître
01:04:50son avis
01:04:51sur les moyens de droit
01:04:53et puis il y aura
01:04:54une audience
01:04:55mais qui est une audience
01:04:56sans comparution des parties
01:04:58en tout cas
01:04:59sans audition des parties
01:05:00Marine Le Pen
01:05:00pourrait être présente
01:05:01mais même si elle est présente
01:05:02elle ne sera pas entendue
01:05:03et in fine
01:05:04la cour de cassation
01:05:05statuera
01:05:06elle a deux possibilités
01:05:07soit elle rejette le pourvoi
01:05:09et donc elle considère
01:05:10que l'arrêt rendu aujourd'hui
01:05:11est juridiquement valable
01:05:13soit elle considère
01:05:14qu'il est vicié
01:05:15qu'il y a une faille
01:05:16de raisonnement
01:05:17de motivation
01:05:18elle le casse
01:05:19mais elle ne juge pas
01:05:20elle-même
01:05:21et elle renverrait
01:05:22à une autre cour d'appel
01:05:23pour rejuger
01:05:25à nouveau Marine Le Pen
01:05:25et donc là
01:05:26on est en 2032
01:05:26non mais on est en 2028
01:05:30merci infiniment
01:05:31à tous les trois
01:05:32d'être venus ce soir
01:05:33sur le plateau
01:05:33de chaque voix compte
01:05:34pour en parler
01:05:35en direct avec nous
01:05:36pour vivre cette soirée
01:05:36ensemble
01:05:37merci Bertrand
01:05:38et merci Elsa
01:05:39on vous retrouve demain
01:05:40sur LCP
01:05:41demain après-midi
01:05:41pour les questions au gouvernement
01:05:43et moi je vous retrouve
01:05:44demain en direct
01:05:44à 19h30
01:05:45pour chaque voix compte
01:05:46passer une excellente soirée
01:05:48sur la 8
01:05:48à demain
01:05:49et moi je vous retrouve
Commentaires