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  • il y a 2 minutes
Mickaël Dorian, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h-14h, Europe 1 Info.
00:03Vous êtes bien sur Europe 1, il est 1h30.
00:05Actualité et décryptage jusqu'à 14h.
00:07C'est la suite d'Europe 1 Info avec Michael Dorian et ses invités.
00:10Jules Torres, journaliste politique au JDD,
00:13et Karim Malung, journaliste et directeur de publication du journal en ligne Rupture.
00:17Marine Le Pen confirme sa candidature à l'élection présidentielle de 2027.
00:21Le Rassemblement National entre en campagne et d'une manière plus globale,
00:24c'est finalement toute la campagne présidentielle de 2027
00:28qui démarre depuis ce matin avec ce déplacement pour Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:33sur le marché de la Flèche dans la Sarthe.
00:35On va continuer d'en parler cet après-midi.
00:38On va revenir également aussi sur cette question du risque,
00:40du pari risqué pour Marine Le Pen concernant ce pourvoi en cassation.
00:44Marine Le Pen qui s'exprimait justement sur ce sujet ce matin
00:47lors de ce déplacement dans la Sarthe.
00:49Je ne joue pas à la montre.
00:51Je suis une citoyenne qui use de ses droits,
00:55des droits que l'état de droit que mes adversaires ont souvent à la bouche
01:00offre à tout justiciable.
01:03Et par conséquent, j'effectue un pourvoi car je suis innocent des faits
01:07qui me sont reprochés et que je saisis la Cour de cassation
01:12pour lui soumettre un problème juridique qui est un problème juridique extrêmement sérieux.
01:17Mais je vous rappelle que la Cour d'appel m'a rendu mon éligibilité.
01:21Elle m'a rendu mon éligibilité.
01:24Je suis donc aujourd'hui éligible.
01:26Marine Le Pen ne joue pas la montre, dit-elle,
01:28Karim Maloum, toujours est-il,
01:30qu'elle évidemment sait dans son intérêt
01:31que la Cour de cassation se prononce le plus tard possible.
01:34Absolument.
01:35En même temps, Mme Le Pen souhaite aussi qu'elle passe à autre chose.
01:39On arrête de se faire étant judiciaire.
01:40Après, vous savez, il y a beaucoup de gens qui considèrent
01:42que les ligues sont présidentielles de 2026.
01:44C'est une élection déterminante.
01:46Ça, c'est les phrases de Boalem Sansal qui avait dit la dernière fois.
01:49Même, c'est l'une des dernières.
01:51Donc, il ne faut pas qu'on la rate à parler de l'aspect judiciaire.
01:54L'aspect judiciaire, c'est l'aspect de la justice.
01:56C'est le travail des juges.
01:57Notre rôle, nous, c'est de la politique.
01:59Place à la politique.
02:00Et si Mme Le Pen...
02:01Oui, mais le travail des juges n'est pas terminé pour le moment.
02:03On les laisse tranquilles à faire leur boulot.
02:04La justice et celui du politique, ce n'est pas le même.
02:07Le travail de la justice, il est lent.
02:09Il prend du temps.
02:10Et celui du politique, il n'est pas le même.
02:12Aujourd'hui, ce qu'on a besoin, c'est un vrai débat politique
02:15sur les enjeux, à savoir la dette française, les déficits.
02:19C'est quoi la France de demain ?
02:20Face à la violence, face à l'islamisme qui gangrène ce pays,
02:24face à l'antisémitisme qui gangrène aussi ce pays.
02:27C'est ça les sujets qui doivent dominer.
02:29Si on continue à parler de ce feuilleton judiciaire,
02:32c'est improductif.
02:33Ça peut se retourner contre Mme Le Pen.
02:34Et là, vous avez raison.
02:35C'est vrai que l'attente des Français, aujourd'hui,
02:37elle est sur des sujets de fond.
02:38C'est-à-dire qu'on attend, justement, de cette campagne,
02:42une campagne, parce que pour le moment,
02:43c'est pour ça que je disais que la campagne,
02:45dans sa globalité, avait démarré ce matin,
02:47parce que là, on ne parlait que de justice.
02:49On ne parlait que de justice ou de polémique,
02:51franchement, qui n'était pas non plus
02:53très intéressante pour les Français.
02:55Mais rien n'empêche, dans cette stratégie
02:57de communication politique,
02:59ses adversaires vont lui polier la vie.
03:01Évidemment.
03:01Ils vont parler de cette affaire judiciaire
03:03matin, midi ou soir.
03:04Là, à chaque fois, ils se déplacent,
03:06ils vont lui polier la vie.
03:07Oui, mais parce que ses adversaires savent aussi...
03:09Mais ça s'appelle la politique aussi.
03:11Il faut l'accepter.
03:12Il faut l'accepter.
03:13Et c'est là où le débat est très important.
03:15C'est-à-dire que l'aspect judiciaire
03:17doit être remis en arrière-plan.
03:19Elle doit mettre ses sujets
03:21sur la place publique
03:23et que ses adversaires politiques
03:24feront tout.
03:26Tout pour lui montrer que,
03:27un, il a volé.
03:29Deux, il n'a pas respecté la justice.
03:30Trois, mais ça, c'est normal en politique.
03:33Quand on voit juste aujourd'hui,
03:35quand on voit juste aujourd'hui
03:36ce qui s'est passé
03:37dans son premier déplacement,
03:39une soixantaine de personnes
03:40au sud, de l'extrême-gauche, etc.
03:42Enfin, ça a commencé déjà.
03:43Donc aujourd'hui, rien ne m'étant
03:45dans ce pays.
03:45Mais en même temps,
03:46ils ont compris
03:47qu'ils étaient face aujourd'hui
03:48à une candidate,
03:50une opposante sérieuse.
03:51Et c'est aussi
03:52ce qu'elle a cherché à faire hier soir,
03:54neutraliser ses adversaires politiques.
03:56Elle le sait.
03:56Elle l'a dit d'ailleurs,
03:57Jules Torres.
03:58Elle a estimé qu'elle était
03:59la candidate la mieux placée
04:01pour l'emporter aujourd'hui.
04:02Oui, bien sûr.
04:02De toute manière,
04:03le Rassemblement national
04:03ne sortira pas indemne
04:05de cette séquence.
04:05L'affaire qui est en cours
04:08est une affaire extrêmement grave.
04:09Même si Marine Le Pen
04:10clame évidemment son innocence.
04:12Elle a raison de le faire
04:13avec ce que lui propose
04:14l'état de droit,
04:15c'est-à-dire un pourvoi en cassation.
04:17Rappelons quand même
04:17que c'est une affaire
04:18de détournement de fonds publics,
04:19que ça concerne 4,4 millions d'euros
04:21qui auraient été détournés.
04:23Après, on peut discuter
04:23technique de la zone grise,
04:25du désaccord administratif.
04:26Est-ce qu'un assistant parlementaire européen
04:28a le droit de travailler
04:28pour l'assistant,
04:30pour le parti ?
04:31Bon, ça, c'est un débat
04:32qui sera fixé par la justice,
04:34quoi qu'il arrive.
04:35Ce débat va...
04:35Toujours est-il qu'elle doit être jugée
04:36et que si, effectivement,
04:38elle est reconnue coupable,
04:39à un moment donné, voilà.
04:40Et quoi qu'il arrive,
04:41il y a une épée de Damoclès
04:42qui est toujours là.
04:43Cet argument va être utilisé
04:44par quasiment tous les adversaires
04:46de Marine Le Pen.
04:46Je pense qu'à part
04:47Jean-Luc Mélenchon
04:48qui a frayé dans ce genre d'affaires
04:49et dont la moitié,
04:50enfin peut-être pas la moitié,
04:51mais en tout cas,
04:52dont une bonne partie de ses députés
04:53ont déjà été condamnés de la justice,
04:54lui-même a écopé
04:55de trois mois de prison avec sursis
04:56après s'en être pris
04:58à un procureur de la République
04:59et à des policiers.
05:00Il n'utilisera pas cet argument,
05:01mais vous verrez
05:02qu'à gauche notamment,
05:03on vous parlera
05:04de probité,
05:05d'exemplarité,
05:06de détournement de fonds publics.
05:08À droite aussi, à droite aussi.
05:09À droite aussi, j'y viens, j'y viens.
05:10Vous allez voir qu'on l'a déjà vu hier soir.
05:12C'est très rare que Gabriel Attal
05:14puisse intervenir
05:15juste après Marine Le Pen
05:16au journal de 20h
05:18pour dire ce qu'il a pensé
05:19de la prestation de Marine Le Pen.
05:21C'est très rare
05:21qu'en face à face,
05:22vous ayez Édouard Philippe
05:24qui sur France 2
05:25était invité à réagir
05:26au propos de Marine Le Pen.
05:28Vous avez vu que dans
05:28toutes les matinales ce matin,
05:29on se fixait par rapport
05:31à Marine Le Pen.
05:31Même la droite classique
05:32va dire,
05:33attention, c'est le respect
05:34de l'État de droit,
05:35attention, comment promettre
05:36l'autorité de l'État et l'ordre
05:37quand vous êtes mis en examen,
05:39quand vous êtes sous le couperet
05:41et sous l'épée de Damoclès
05:42d'un procès ?
05:43Donc, ça va occuper
05:44toute la campagne.
05:45Moi, je ne pense absolument pas
05:46qu'on aura malheureusement
05:47une campagne sur le fond,
05:49qu'on aura une campagne
05:50sur les programmes.
05:51Je pense qu'on aura une campagne
05:52qui sera faite sur les colibés,
05:54sur les insultes,
05:56sur les perturbations
05:57lors des déplacements.
05:58Vous pensez que c'est très dangereux ?
05:59Je pense que c'est très dangereux
06:00et malheureusement,
06:00je ne le souhaite pas.
06:01Non, mais je n'ai pas dit
06:02ce que je suis sûr.
06:03Mais vous verrez que ce sera ça.
06:04Je pense que Gabriel Attal
06:06ne va pas faire un seul meeting
06:07sans parler de la condamnation
06:09en première et en deuxième instance
06:10de Marine Le Pen,
06:11même pour les attaques
06:12contre Jordan Bardella.
06:13On l'accusera.
06:14Je vous rappelle que le Rassemblement
06:14national a été condamné
06:16dans cette affaire.
06:17Jordan Bardella parle ce matin
06:20du fait que le RN
06:22a quand même été
06:23innocenté partiellement.
06:24Mais ça veut dire que le RN
06:25a aussi été condamné
06:25en tant que personne morale.
06:26Il est président du RN.
06:28On va lui rappeler ça
06:29pendant toute la campagne
06:30charge au RN
06:31de démontrer
06:32pendant cette campagne présidentielle
06:33que eux veulent débattre du fond,
06:35que eux veulent débattre
06:36du programme,
06:36que ce désaccord administratif
06:38entre le RN
06:39et le Parlement européen
06:40n'est pas si grave que ça.
06:41On pourrait aussi dire,
06:42si on veut être un peu piquant,
06:43qu'un parti souverainiste
06:44et un parti européen
06:45qui piquent dans les caisses
06:46du Parlement européen,
06:47ce n'est pas si choquant que ça
06:48puisque de toute manière
06:49la balance aujourd'hui
06:50est complètement déséquilibrée.
06:51La France donne chaque année
06:5230 milliards d'euros
06:53à l'Union européenne
06:54et n'en récupère que 20 milliards.
06:56Donc finalement,
06:564,4 millions,
06:58évidemment je plaisante
06:59en disant ça
06:59et je suis un petit peu piquant,
07:01mais c'est un argument
07:02qui peut être utilisé.
07:03Est-ce qu'on peut dire aussi
07:04que les autres partis
07:05finalement depuis hier soir
07:06ont d'une certaine façon
07:07revu leur copie ?
07:08C'est-à-dire que la plupart
07:09des partis qui s'attendaient
07:10à faire campagne
07:11face à Jordan Bardella
07:12ont dû revoir aussi
07:12leur copie hier ?
07:14Bien sûr,
07:14parce que ce n'est pas du tout
07:15la même campagne,
07:16ce n'est pas du tout
07:17les mêmes sensibilités.
07:18Moi je pense sensiblement
07:19qu'il n'y a pas beaucoup
07:20d'épaisseur entre Marine Le Pen
07:22et Jordan Bardella,
07:23il n'y a pas beaucoup
07:24de différences.
07:25Du reste,
07:26ce n'est pas la même chose.
07:27Il y en a quand même
07:27quelques-unes.
07:28Il y en a quand même
07:28quelques-unes,
07:29mais qui relèvent objectivement,
07:31selon moi,
07:32plutôt de l'anecdotique.
07:34Vous pensez que les différences
07:35sont anecdotiques
07:36et notamment aussi
07:37en ce qui concerne
07:39la cible visée
07:41par Marine Le Pen
07:42et Jordan Bardella ?
07:43Ça pour le coup,
07:43c'est une différence
07:44de sensibilité,
07:45mais ce n'est pas
07:45une différence programmatique.
07:46Bien sûr que Jordan Bardella
07:47a un caractère
07:49un petit peu plus lisse.
07:50Il ne porte pas le poids
07:51qu'a le nom Le Pen,
07:52il ne porte pas le poids
07:53de l'histoire.
07:54Il n'a pas fait
07:54trois campagnes présidentielles,
07:56il n'a pas été finaliste
07:57à deux campagnes présidentielles.
07:59Du reste,
08:00Jordan Bardella
08:01a une fibre
08:01qui est plus pro-business,
08:03a une facilité
08:04à parler avec les dirigeants
08:05d'entreprises
08:06que Marine Le Pen
08:07n'a pas forcément.
08:08Ils ont une différence
08:09de sensibilité,
08:09mais s'ils ont fait
08:10ce ticket,
08:11qui est un ticket inédit
08:12entre Marine Le Pen
08:14et Jordan Bardella,
08:15l'Elysée lui à Matignon.
08:16C'est bien qu'il y a
08:17un duo qui est assez unique,
08:18qu'il y a une proposition
08:19qui est assez unique
08:20et j'ai l'impression,
08:22en tout cas au vu des sondages,
08:23que les Français
08:24leur accordent plutôt
08:25pour l'instant leur suffrage
08:26ou en tout cas dans les sondages.
08:27Ça fait quand même 40 ans
08:29qu'il n'y a pas un candidat
08:30de premier tour
08:31qui a été sondé
08:33entre 36 et 38%.
08:34Le dernier,
08:35c'était François Mitterrand.
08:35On va continuer à parler
08:36justement de ce duo,
08:38de ce binôme.
08:39C'est comme ça
08:39qu'elle a annoncé hier
08:41Marine Le Pen,
08:42Jordan Bardella
08:42dans quelques secondes.
08:43mais d'abord concernant justement
08:44les partis aujourd'hui
08:46qui se retrouvent
08:46à faire campagne
08:47face à Marine Le Pen.
08:49Karim Maloum,
08:49vous parliez tout à l'heure
08:50de l'extrême gauche,
08:52de certaines personnes
08:54qui se sont manifestées aujourd'hui,
08:57qui sont venues perturber
08:58le déplacement de Marine Le Pen
08:59et Jordan Bardella
09:00aujourd'hui dans la Sarthe.
09:01Écoutez cette fois
09:01du côté de la droite,
09:03du côté des LR,
09:04Othman Nassrou,
09:05secrétaire général des Républicains
09:07qui réagissait donc
09:08ce matin sur CNews.
09:09On va encore traîner
09:10cette affaire
09:11tout au long de la campagne.
09:13À n'importe quel moment,
09:14le débat peut être pollué
09:15et je pense qu'on a besoin
09:16d'un vrai débat de fond désormais.
09:17On attendait le 7 juillet
09:18pour enfin que cette campagne
09:19démarre projet contre projet.
09:21On va encore être pollué
09:22pendant des mois.
09:22C'est sa liberté.
09:23Elle a le droit d'être candidate.
09:25Et puis le revirement.
09:26Je vous rappelle
09:26qu'on a là quelqu'un
09:27qui n'a cessé pendant 40 ans
09:28de donner des leçons de probité
09:29à tout le monde,
09:30qui était pour l'inéligibilité
09:31à vie des élus
09:33qui sont condamnés.
09:34Et là, il n'y a pas de problème.
09:35Alors ça, voilà.
09:36C'était Othman Nassrou
09:37ce matin sur CNews.
09:38Ça, c'est effectivement
09:39ce qu'on va entendre,
09:40à mon avis,
09:41pendant toute la campagne.
09:43C'est-à-dire que ça,
09:43c'est l'argument
09:44qui va être repris
09:46par tous les opposants
09:48du Rassemblement national.
09:49En fait, on va parler
09:51de la morale politique.
09:52On va parler de la morale
09:54matin, midi et soir.
09:54Là, c'est de bonne guerre aussi.
09:57Il faut l'accepter.
09:58C'est important aussi
09:58la morale politique.
09:59Bien sûr.
09:59C'est de bonne guerre.
10:00Je tiens beaucoup même.
10:02La morale est importante.
10:03C'est normal
10:04que les adversaires
10:05vont user...
10:06Est-ce qu'elle existe vraiment,
10:07j'ai envie de vous dire,
10:07la morale politique ?
10:08Ils vont l'utiliser.
10:09C'est une autre question.
10:10C'est la même.
10:11Non, mais parce qu'ils vont l'utiliser.
10:13Parce qu'ils ont un argument.
10:14C'est de bonne guerre.
10:15C'est ça la politique.
10:16Ce n'est pas autre chose.
10:17À chaque fois que vous avez
10:18un point de faiblesse,
10:19vos adversaires vous tapent dessus.
10:20C'est clair et indéprécié.
10:22Par contre, je reviendrai
10:23sur un poste
10:23que vous avez développé.
10:25Le ticket,
10:26Bardella,
10:27Mme Le Pen,
10:29qui me gêne beaucoup.
10:30Je m'explique.
10:31On va en parler
10:32dans une minute, Karim.
10:33Juste avant,
10:33je demande à Jules
10:34de réagir aux propos
10:35d'Hautmane Nassrou
10:36et on parlera justement
10:36de ce binôme
10:37et de ce ticket
10:38dont parlait Marine Le Pen
10:40hier soir.
10:40Non, mais moi,
10:41je trouve ça intéressant
10:41que certains partis,
10:44notamment Hautmane Nassrou,
10:45qui est un cadre
10:45des Républicains,
10:46on les attend davantage
10:47sur le fond,
10:48on les attend davantage
10:49sur les propos
10:49de Bruno Rotaillot.
10:50Alors évidemment,
10:51c'est normal,
10:51l'actualité du jour,
10:52l'actualité de demain,
10:53l'actualité d'hier,
10:54c'est le Rassemblement National,
10:55c'est Marine Le Pen candidate,
10:56c'est Marine Le Pen éligible,
10:58mais il faut que tout le monde
10:59se reconcentre sur ces affaires.
11:00Je ne suis pas sûr
11:01que la droite,
11:02au vu des affaires
11:03qu'elles ont eues
11:03ces dernières années,
11:05ont un permis
11:05de critiquer Marine Le Pen
11:07et d'utiliser ça
11:07comme un argument de campagne.
11:08Je pense qu'au contraire,
11:09ça pourrait se retourner contre eux,
11:10de la même manière
11:11qu'Édouard Philippe,
11:12par exemple,
11:12qui a actuellement
11:13une mise en examen
11:14ou en tout cas
11:15une instruction judiciaire
11:16pour des fêtes
11:17d'étournement
11:17de fonds publics
11:18dans le port du Havre.
11:19Bon, voilà,
11:20je pense que ce n'est pas
11:21une bonne idée de même
11:22que par exemple,
11:23Renaissance,
11:23avec un certain nombre
11:24de députés
11:25qui ont été condamnés,
11:26que ce soit pour violence conjugale,
11:27que ce soit pour détournement
11:28de fonds publics,
11:29pour plein d'autres choses.
11:30Je suis d'accord avec vous,
11:30je pense qu'il n'y a aucun parti
11:32qui aujourd'hui
11:32est plus blanc que blanc.
11:34Il n'y a aucun parti
11:35qui n'a pas été touché
11:36par une affaire judiciaire.
11:38Mais toujours est-il,
11:39on pourrait imaginer
11:40que si l'épisode,
11:43si la situation
11:43qu'on vit actuellement
11:44était vécue
11:45dans l'autre sens
11:46au sein d'un autre parti,
11:46on peut imaginer
11:47que Marine Le Pen
11:47et le Rassemblement National
11:48ont fait la même chose.
11:50Par exemple, hier,
11:52Rima Hassan
11:53était devant le tribunal
11:54de première instance
11:55dans une affaire
11:56d'apologie du terrorisme.
11:57Ça a été renvoyé
11:57à une date ultérieure,
11:59le 4 octobre,
11:59parce qu'il y a eu
12:00des problèmes
12:01dans la procédure.
12:02Mais évidemment
12:02que le Rassemblement National,
12:03si par exemple
12:04Rima Hassan est condamné,
12:05utiliserait cet argument-là.
12:06Bien évidemment,
12:07ça fait partie
12:08du jeu politique.
12:08Le problème,
12:09c'est qu'on a déjà
12:10eu une campagne de 2017
12:11qui a été complètement
12:14sclérosée
12:14par l'affaire Fillon
12:15et on n'a parlé
12:15que de justice
12:16pendant toute une campagne
12:18présidentielle.
12:18On n'a pas parlé de fonds,
12:19on n'a pas parlé de programmes.
12:20On a eu une campagne
12:21de 2022
12:22qui était une non-campagne
12:23avec un président
12:24de la République
12:24qui a fait un mois de campagne
12:26qui s'est déclaré
12:26un mois avant
12:27et il y a eu évidemment
12:28cette guerre en Ukraine
12:29qui a monopolisé
12:30le débat.
12:32Donc on n'a pas eu
12:32de vraie campagne.
12:33Emmanuel Macron dit souvent
12:34qu'il a été élu,
12:35par exemple,
12:35sur la promesse
12:36de sa réforme des retraites.
12:37Mais c'était faux,
12:38personne n'avait voté
12:38pour lui pour ça.
12:39Il y a eu un effet drapeau
12:40quelques semaines
12:42avant le premier tour
12:42de l'élection présidentielle
12:44et le vrai risque
12:45c'est qu'on passe à côté
12:46de cette campagne présidentielle
12:47et Karim l'a très bien dit,
12:49c'est sans doute,
12:49comme l'a dit Boulême-Sensail également,
12:51l'une des campagnes
12:52les plus importantes,
12:53l'une des campagnes
12:54les plus historiques
12:55parce qu'il est question,
12:57et moi c'est mon sentiment,
12:58de l'avenir de la France.
12:59Est-ce qu'on continue
13:00dans cette spirale du déclin
13:01qui est infernale
13:02depuis 40 ans
13:03ou est-ce qu'on change cela ?
13:04Et ça c'est aux Français
13:05d'y répondre,
13:06c'est qui pour changer tout cela ?
13:08Est-ce qu'on continue
13:08avec un bloc central
13:10qui ne se met pas d'accord ?
13:11Est-ce que les Français
13:12font confiance
13:13au Rassemblement National
13:14qui, malgré cette épée
13:15de Damoclès,
13:16n'ont jamais gouverné le pays ?
13:17Est-ce qu'ils décident
13:18d'aller plus à gauche
13:19avec une candidature
13:20comme celle de Jean-Luc Mélenchon ?
13:22Les jeux sont extrêmement ouverts,
13:24les Français vont pouvoir voter,
13:26les juges n'ont pas influé
13:28sur le casting
13:28de cette élection présidentielle,
13:29c'est une bonne chose
13:30à condition d'avoir
13:31une vraie campagne.
13:32Un mot Karim Maloum ?
13:34Un mot,
13:34parce qu'elle a beaucoup développé,
13:36c'est un peu très difficile.
13:36On va continuer d'en parler
13:37dans un instant.
13:38En fait, c'est vrai
13:39qu'on n'a pas eu
13:40de débat présidentiel
13:41en 2022,
13:42il n'y a pas eu
13:43de débat en 2017 aussi,
13:46et tout porte à croire
13:47qu'on n'aura pas de débat
13:48en 2026, en 2027.
13:50C'est très dangereux
13:51pour la démocratie.
13:52Vous savez,
13:53la politique a horreur du vide.
13:55Donc les hommes politiques,
13:56ils ne doivent pas oublier
13:57qu'on n'est pas
13:57en Troisième République,
13:58en Quatrième République.
14:00C'est pour cela
14:00que l'idée de Mme Le Pen
14:02d'indiquer Barthéla et Le Pen,
14:05c'est dangereux.
14:05Pourquoi ?
14:06Parce qu'on quitte...
14:06On va parler dans un instant,
14:07Karim, du soir,
14:08parce qu'on écoutera...
14:09On quitte !
14:10Je vous dirai pourquoi.
14:12Vous allez nous dire pourquoi.
14:13Gardez ça,
14:14comme ça les auditeurs
14:15se disent
14:16« Karim Maloum
14:17veut absolument nous parler
14:17de ce ticket,
14:18ça c'est du teasing,
14:19il veut absolument nous dire
14:21que c'est extrêmement dangereux
14:22et il va tout nous expliquer
14:24dans un instant. »
14:25Et c'est vrai que vous avez raison
14:26sur le fait
14:27qu'il y a beaucoup de questions
14:27qui se posent
14:28autour de ce binôme.
14:30Toujours est-il
14:31que le Rassemblement National
14:32affiche aujourd'hui
14:33une image unie,
14:34une image forte
14:35est unie à la différence
14:36de certains partis
14:37aujourd'hui où on voit
14:38qu'on a tendance
14:39à se tirer dans les pattes
14:40et à faire de la politique
14:42politicienne
14:42à l'intérieur des partis
14:43notamment chez LR.
14:44Restez avec nous
14:45pour la suite du meilleur de l'info.
14:46La suite de l'info.
14:48Le top jeu européen de l'été.
14:49Et vous venez d'entendre
14:51le top jeu européen de l'été,
14:53c'est l'heure des cadeaux
14:53chers auditeurs.
14:54À partir de maintenant,
14:55vous avez 15 minutes pour jouer
14:57et tenter de gagner
14:57un iPhone 17.
14:59Pour jouer,
15:00c'est très facile,
15:00inscrivez-vous maintenant
15:01au tirage au sort,
15:02envoyez le nom
15:03de votre radio préférée,
15:05Europe 1,
15:05par SMS,
15:06au 7 39 21,
15:083 x 75 centimes,
15:10plus le coût du SMS.
15:11Démarrez bien l'été
15:12et jouez maintenant
15:13pour peut-être
15:14gagner un iPhone 17.
15:15Vous pourrez même
15:16choisir sa couleur.
15:18Bonne chance,
15:19chers auditeurs.
15:19Orange pour moi.
15:20À tout de suite,
15:20tu rentres en temps.
15:21Le top jeu européen de l'été.
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