Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Estelle, juste avant la publicité, cette courte pause, on parlait des espaces sans enfants.
00:05Et vous avez la Commission nationale consultative des droits de l'homme
00:10qui appelle dans un avis remis à la haute commissaire à l'enfance
00:15à mettre à terme cette pratique, la pratique des no kids.
00:19Dimitri sera avec nous dans quelques secondes.
00:22Mais c'était intéressant de voir aussi l'analyse de l'état de la société.
00:28C'est-à-dire, finalement, l'enfant devient un problème.
00:31L'enfant est un obstacle à la jouissance sans entrave.
00:33Voilà, et comme l'enfant est un obstacle, il va falloir, face à ça, parfois faire des normes.
00:39On fait des normes et on l'élimine, on l'efface, on l'annule au lieu de l'éduquer.
00:43Et puis d'être tous un peu patients et intelligents.
00:45Mais est-ce qu'il y a des endroits où ce n'est pas bénéfique de dire
00:50« cet endroit-là, il ne faudrait pas qu'il y ait d'enfants ? »
00:52Mais ce n'est pas à la norme de dire ça, c'est aux parents de dire
00:54« il est trop petit pour aller au restaurant, on prend une baby-sitter, on ne va pas au restaurant.
00:57»
00:57Vous voyez ce que je veux dire ?
00:58Où est-ce qu'on place la notion d'autorité ?
01:01Et de responsabilité ?
01:03La figure du père, qui est une figure aujourd'hui qui pose problème, parfois.
01:07Il n'y a qu'un point important.
01:08Jean-Claude Dacier.
01:10Avec lequel notre camarade sera sûrement d'accord, c'est que nous ne faisons plus d'enfants.
01:14Nous n'en faisons plus.
01:16C'est le problème, au-delà même de l'économie, de la sécurité, de tout ce que vous voudrez.
01:22Le problème, si nous ne remettons pas, si nous ne recommençons pas à faire des enfants,
01:28je ne sais pas comment cette Europe et ce pays va se terminer.
01:32Donc tout ce qui va dans le sens d'une incitation à accueillir les enfants me convient parfaitement.
01:39Dimitri est en direct avec nous, 01 80 20 39 21, si vous souhaitez réagir.
01:44Espace No Kid, ces espaces sans enfants, est-ce qu'il faut les interdire ?
01:49Fausse bonne idée ou vraie bonne idée, Dimitri ? Bonjour.
01:52Bonjour à tout le monde.
01:53Comment ça va, Dimitri ?
01:55Ça va, ça va et vous ?
01:56Vous êtes père de famille, d'abord ?
01:58Oui, j'ai quatre enfants.
02:00Quatre enfants ?
02:00Bravo, c'est bien.
02:02Quatre enfants et à peine trentenaires.
02:03Oui, c'est beau.
02:04Oui, donc l'année prochaine, en janvier, je vais avoir mes trentes ans.
02:08Vous avez prévu d'en faire un cinquième ?
02:11Oui, ça dépend.
02:15Avec ma femme, on est très complémentaires sur ça.
02:17C'est-à-dire que nous, on adore les enfants.
02:20Mais à ce rythme-là, vous allez peut-être faire une équipe de foot.
02:23On a un président dans le studio.
02:25J'ai trois garçons, j'ai une petite fille qui adore le foot aussi.
02:30Donc oui, peut-être qu'on pourra partir sur une équipe de foot, pourquoi pas.
02:34Revenons au sujet, Dimitri.
02:36Ça vous avait choqué, la proposition de ce wagon sans enfants ?
02:40Ce n'est pas le mot.
02:40Moi, je trouve que ce pays devient de plus en plus ridicule.
02:42Désolé de le dire.
02:44Moi, je suis français de pure souche.
02:47Donc, je n'ai aucune origine dans un autre pays ou quoi que ce soit.
02:50Comme dit, je suis né en France.
02:51Mes parents sont français.
02:52Mes grands-parents sont français, etc.
02:54Je vis en Alsace.
02:55Moi, j'ai de la chance d'être dans une région frontalière.
02:58Donc, je travaille en Allemagne.
02:59Ce qui me permet aujourd'hui aussi de...
03:03Ma famille est d'être le seul à travailler pour que ma femme reste à la maison et s'occupe
03:07des enfants.
03:09Et c'est vrai qu'à l'époque, l'année dernière, quand on a eu le 4, c'était posé
03:14la question
03:15« Est-ce que ma femme devait reprendre le travail ou pas ? »
03:18Mais si c'est pour qu'elle bosse et qu'on gagne une nourrice
03:22et qu'au final, tout ce qu'elle gagne, on le reverse à la nourrice, ça n'a pas d
03:26'intérêt.
03:27Nous, on part du principe qu'on a fait des enfants ensemble, qu'on les élève ensemble.
03:30Moi, je fais énormément d'horaires pour justement subvenir à ça.
03:36Vous travaillez dans quoi, Dimitri ?
03:37Je travaille dans la logistique en Allemagne pour un grand groupe mobile.
03:42J'ai plusieurs personnes à ma charge également.
03:44J'entends.
03:45Alors, Dimitri, j'aurais aimé échanger un peu plus longtemps avec vous,
03:51mais malheureusement, la commission...
03:52Non, mais ce n'est pas ça, Dimitri.
03:53Le problème, c'est simplement que la connexion, elle bug un peu, ça saute.
03:56Donc, je ne sais pas si en Alsace, vous avez beaucoup d'enfants,
03:59mais vous avez peu de réseaux, visiblement.
04:01Donc, vous allez essayer de revoir ça.
04:04On rééquilibre tout ça, mais c'est intéressant, c'est de dire,
04:07le choix qu'ils font, c'est un choix, Marie-Estelle, vraiment,
04:10c'est une réflexion à deux de se dire,
04:13plutôt que de reprendre le travail pour sa femme
04:17et que l'argent qui était perçu par sa femme revienne à une nourrice,
04:22on reste dans ce cadre familial.
04:25Mais ça, ça revient, chaque famille fait ce qu'elle entend, en quelque sorte.
04:28Bien sûr, mais ils ont pu penser dans leur équilibre de couple
04:32la complémentarité, l'interdépendance.
04:34J'ai besoin de toi pour donner de l'affection et de la présence à nos enfants.
04:38J'ai besoin de toi pour assurer économiquement.
04:40Et aujourd'hui, on est plutôt dans l'idéologie au nom de l'émancipation.
04:44Pour être une femme affranchie et autonome qui ne dépend pas d'un homme,
04:48il faut que la femme reprenne le travail le plus vite possible.
04:51Et finalement, ça fait beaucoup d'épuisement chez les femmes
04:53qui sacrifient leur santé sur l'autel d'une émancipation
04:57dont on peut se demander aussi si elle n'a pas des limites.
04:59Parce qu'est-ce qu'une femme est forcément plus épanouie dans un open space
05:02qu'avec son bébé de six mois ?
05:04Ce n'est pas certain pour toutes les femmes.
05:06Et je pense qu'il faut le penser.
05:07J'en ai parlé à l'Assemblée nationale au moment de l'audition sur la natalité.
05:12Je pense qu'il faut respecter l'équilibre de chaque couple
05:15parce qu'il y a des couples qui sont suffisamment confiants
05:17et qui sont assez solides pour accepter vraiment cette interdépendance
05:20qui finalement bénéficie à tout le monde.
05:21Lui, il est confiant pour ses enfants parce qu'ils ne seront pas confiés à n'importe qui.
05:24Et elle, elle est certainement heureuse aussi de pouvoir poser sa tête
05:28sur l'épaule de son mari pour l'aspect économique.
05:30Donc, c'est un équilibre aujourd'hui.
05:33Et je pense qu'il faut vraiment respecter que les couples fassent ce choix.
05:36Dernière réaction, Marie-Estelle Dupont.
05:38Je voulais vous faire écouter l'ancienne Miss France animatrice de télévision
05:42Elodie Guessoin qui a réagi ce vendredi au micro de Déborah Grenouald
05:48dans son podcast qui s'appelle Bangers sur ses angoisses familiales.
05:53Et parmi ses angoisses familiales, il y a finalement la souffrance
05:57de voir ses enfants quitter le cocon familial.
06:03Puisqu'elle a deux jumeaux qui s'appellent Jules et Rose.
06:06Elle a également deux autres enfants qui s'appellent Léonard et Joséphine.
06:10Et Jules et Rose, 18 ans, ont quitté le nid familial.
06:14Écoutez Elodie Guessoin.
06:15À propos de tes enfants, tu dis une chose très juste.
06:18Le plus difficile n'a pas été de leur donner la vie,
06:21mais de les laisser vivre aujourd'hui sans moi.
06:23Tu parles d'un deuil silencieux.
06:25C'est ultra douloureux.
06:28Je le dis, tu vois, le premier dimanche soir,
06:30de les voir partir avec des tuperroirs,
06:33je me suis pris une claque.
06:36J'ai pleuré, pleuré, pleuré,
06:38parce que déjà je me suis revue moi.
06:40Et je me souvenais à quel point, moi,
06:41ça avait été les pires années de ma vie,
06:44de par le pervers narcissique qui m'accompagnait.
06:47J'avais peur de qui ils allaient rencontrer.
06:49C'était la séparation.
06:51Plus, je ne les ai plus, là, à portée de bras pour vite,
06:54venez voir maman, gros câlin.
06:56Je me suis dit, ils vont rencontrer je ne sais pas qui ou comment.
07:00Ils vont devoir aller à la fac seule.
07:01Je vais devoir les géolocaliser 25 fois par jour.
07:05Et si je ne peux pas géolocaliser, je vais péter un câble.
07:08Bon, qu'est-ce que ça veut dire ?
07:10C'est une sorte de baby blues de la part de mes 18 ans,
07:14puisque là, on est face à un cycle plutôt normal.
07:17de voir les enfants quitter le cocon familial une fois majeur.
07:22Oui, mais un être humain peut être triste et fier en même temps,
07:26heureux et nostalgique en même temps.
07:27Ce n'est pas un procédifaire, j'essaie de comprendre.
07:29C'est le syndrome d'une évide et je le comprends complètement.
07:32Il y a le moment où on les met au monde
07:33et le moment où on les remet au monde
07:35et où finalement, on ne peut plus se rassurer en se disant
07:37si je contrôle tout, ça va aller.
07:39Parce que là, vraiment, on sait qu'on ne contrôle plus rien.
07:41Donc, c'est normal.
07:42Il y a 30% des parents qui ont un vrai, vrai syndrome d'une évide
07:45qui appréhendent ce moment
07:47où l'enfant vole de ses propres ailes.
07:48D'un côté, ça veut dire qu'on a accompli la mission
07:50et qu'il est suffisamment bien dans ses baskets pour quitter le nid.
07:53D'un autre côté, il y a plein de parents qui ressentent...
07:56Moi, la première fois que mon fils aîné est parti un an et demi à l'étranger,
07:59j'étais hyper fière dans ma tête,
08:01mais mon corps a pleuré pendant 4 jours
08:03et les deux étaient vrais.
08:04C'est-à-dire que j'étais heureuse
08:05et pourtant, j'avais l'impression que mes bras...
08:08J'avais encore deux petits à la maison.
08:09Pourtant, j'avais l'impression que mes bras étaient lourds de ce vide, en fait.
08:12J'entends.
08:12Jean-Claude Dacier, vous avez eu cette problématique
08:15quand vos enfants...
08:15Vous avez combien d'enfants, vous ?
08:17Je ne sais plus.
08:17Un, deux ou trois.
08:20Non, mais la version officielle.
08:21Je ne crois pas avoir vécu de cette façon.
08:27Mais c'est normal, les pères ne réagissent sans doute pas comme les mamans.
08:33Encore une fois, mon obsession, c'est la démographie
08:37et c'est la nécessité absolue pour ce pays et pour l'Europe de faire des enfants.
08:42J'espère que tu partages ce point de vue, ma chère amie.
08:45Moi, j'en ai fait trois dans tes jumeaux.
08:47Je vais m'arrêter là parce que je voudrais en faire des êtres équilibrés.
08:50Et je n'ai pas forcément le temps d'assurer plus.
08:53Josée.
08:54Josée.
08:54Ça arrive.
08:55J'ai toujours laissé.
08:56Laissez-le avancer dans la vie.
08:57Non, mais ce que je veux dire, c'est que ça...
08:59Avant de faire des enfants, il faut peut-être rencontrer la bonne.
09:01Vous êtes bien gentil.
09:02Notre génération, on est une génération de parents divorcés.
09:04Vous tardez.
09:05Donc, c'est peut-être aussi pour ça que c'est...
09:07Cette précarité de l'amour, cette temporalité de l'amour qui est différente
09:12est très importante dans la baisse de la natalité, bien sûr.
09:14Bien sûr.
09:16Mais attendez, vous prenez le temps aussi.
09:17Vous avez rencontré votre femme à quel âge, Jean-Claude Dacier ?
09:21Il y a longtemps.
09:21Vous vous en souvenez ?
09:21Bon, c'est hier.
09:23Vous vous en souvenez ?
09:24Il y a très longtemps.
09:25C'est hier.
09:25Mais on arrive à un moment où les femmes de plus de 40 ans font plus d'enfants
09:28que les femmes de 20-30 ans.
09:30Eh oui.
09:30C'est vrai.
09:31Et ça veut dire quoi, ça ?
09:33Effectivement, la génération Z aussi ne se projette pas dans la natalité.
09:39C'est bien le problème que nous avons.
09:4116h57.
09:42Marie-Estelle, merci d'être venue nous voir rapidement.
09:46Vous avez un peu plus de 4 minutes, je vous ai menti, mais c'était un mensonge par omission.
09:52On vous laisse rejoindre vos enfants, qui sont bien évidemment prioritaires.
09:58Dans un instant, et je le dis aux auditeurs d'Europe 1, on va accorder une large page
10:02à l'événement politique et judiciaire de demain, mais qui est l'événement politique
10:07et judiciaire de l'année et de l'année prochaine.
10:11Il y a des années qui viennent peut-être.
10:13La décision en appel concernant Marine Le Pen va redessiner, rebattre toutes les cartes
10:19pour la présidentielle.
10:21Et on va vivre quelque chose, là aussi, d'inédit au sens propre comme au sens figuré.
10:27Demain, on vous explique tout dans un instant.
10:30Qu'en pensez-vous ?
10:30Appelez-nous au 01 80 20 39 21.
10:33Marie-Estelle, un grand merci d'être venue nous voir.
10:35Et nous, on reste ensemble jusqu'à 18h.
10:36Merci Elia, à bientôt.
10:37Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations

Europe 1
il y a 3 heures
Europe 1
il y a 5 mois