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  • il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va parler politique de la prochaine campagne pour l'élection présidentielle.
00:03Elle est lancée, on va évoquer le cas d'Edouard Philippe.
00:06Et il y a quelques minutes, en attendant demain, de savoir si Marine Le Pen peut oui ou non se
00:11présenter,
00:12Jordan Bardella a réagi à la veille de cette décision de justice.
00:16Dans tous les cas, il a l'air assez serein, le président du Rassemblement National.
00:20Serein et prêt à assumer les conséquences de ce qui sera demain la décision de la Cour d'appel.
00:26Quelle que soit cette décision, la campagne démarrera dans les prochaines heures, dans les prochains jours.
00:33Et nous serons prêts quoi qu'il arrive.
00:34Et nous espérons que l'innocence du Rassemblement National et de ses dirigeants sera reconnue par la Cour d'appel.
00:42Voilà, on va évoquer le contexte politique, l'entrée en campagne d'Edouard Philippe
00:47à la veille de la décision de justice pour Marine Le Pen avec Charles Consigny.
00:51Bonsoir.
00:52Bonsoir.
00:53Bonsoir Jérémy Patriellitus, merci d'être avec nous.
00:56Je rappelle que vous êtes député horizon du Calvados et vous êtes aux côtés d'Edouard Philippe
01:00pour la prochaine campagne qui s'annonce.
01:02Bardella, serein et prêt à assumer.
01:04Il a raison, il est serein, prêt à assumer.
01:06Il est prêt Jordan Bardella, Charles Consigny ?
01:08Non, il est trop jeune pour être candidat et trop jeune pour être président et trop inexpérimenté.
01:14Donc c'est un adversaire facile pour Edouard Philippe ?
01:16Ah, je ne dis pas ça parce qu'il est jeune et beau.
01:21Il faut dire les choses comme elles sont.
01:22Et ça veut dire quoi par rapport à Edouard Philippe ?
01:24Non, mais Edouard Philippe est jeune et beau aussi dans un genre, bien sûr.
01:29Un peu moins jeune.
01:30Mais en politique, ça compte l'image.
01:33Ça compte même énormément.
01:35Et donc, Edouard Bardella, j'allais dire.
01:39Ce serait une espèce de candidat nouveau.
01:42Jordan Bardella, il a d'autres qualités,
01:44mais je pense que dans les gros temps qui s'annoncent pour la France,
01:49il est quand même encore un peu trop jeune.
01:52Voilà.
01:52C'est tout bête, mais je pense qu'il est trop jeune.
01:55Le Pen ou Bardella, quel est le pire ou le meilleur adversaire pour Edouard Philippe ?
02:01Nous, on combat franchement, Edouard Philippe l'a dit hier,
02:03on combat le Rassemblement National.
02:05D'ailleurs, Marine Le Pen a expliqué que Jordan Bardella et elle, c'était la même chose.
02:09Nous, on combat le programme du Rassemblement National.
02:11On aura l'occasion, Edouard Philippe aura l'occasion d'expliquer leurs incohérences.
02:15Parce que c'est ça qui compte.
02:15Ce ne sont pas les mêmes personnalités, Marine Le Pen et Jordan Bardella.
02:18À la fin, ce qui compte, c'est le projet.
02:20Et c'est vrai qu'on n'y comprend pas très bien.
02:22Entre Jordan Bardella qui explique que sur les retraites, il est prêt à bouger.
02:25Marine Le Pen qui nous explique que 60 ans, c'est un totem.
02:28Sur la question de l'Union européenne, sur la question de l'économie.
02:31Jordan Bardella explique qu'il est libéral.
02:33Marine Le Pen explique qu'elle est plutôt dirigiste.
02:35Donc, c'est vrai que sans doute que sur le plan des idées,
02:38ils ne sont pas interchangeables.
02:38Mais je vais vous dire, à horizon, Edouard Philippe l'a encore dit hier lors de son meeting.
02:42On combat le Rassemblement National, on combat leurs projets.
02:44Et j'espère qu'on va éviter leur arrivée au pouvoir.
02:48Ce qui m'a amusé hier, c'est lors du meeting d'Edouard Philippe,
02:51il a fustigé le « en même temps » du RN.
02:53C'est assez cocasse pour quelqu'un qui a été le Premier ministre du « en même temps » quand
02:57même.
02:57Enfin, en même temps, il n'a pas tort.
02:59Si vous permettez cette expression, je crois qu'il n'a pas eu tort.
03:01Qui comprend ? Qui voit clair ? Vous y voyez clair ?
03:03Oui, mais « en même temps », c'est aussi un reproche qu'on a fait à Edouard Philippe,
03:05à Emmanuel Macron et à la Macronie en général.
03:07Pour ne pas continuer en même temps.
03:09Enfin, le RN ne l'assume pas.
03:10Sur les retraites, on nous explique que oui, il faut bouger.
03:12Il y a quand même un problème de financement du système social.
03:14Mais en même temps, on va garder la retraite à 32 ans.
03:16On va voir les grands patrons.
03:18J'avais dit d'ailleurs, à l'Assemblée Nationale,
03:19j'avais été assez dur avec Marine Le Pen.
03:21Jean-Anne Bardella était allée au MEDEF,
03:22expliquait au patron maintenant qu'il était libéral,
03:24qu'avec lui, les entreprises allaient être sauvées.
03:26Marine Le Pen a voté avec son groupe politique à l'Assemblée
03:29des impôts et des taxes supplémentaires.
03:31Donc peut-être qu'il serait temps qu'ils nous définissent un projet
03:33et qu'on puisse combattre leur projet.
03:36Non, le projet d'Edouard Philippe,
03:37c'est croire en nous et croire en la France.
03:42Croire en nous.
03:43Non, croire en la France, c'était baladur en 95.
03:45Croire en nous.
03:47On peut l'entendre, on peut l'écouter.
03:50À l'issue de ces trois ans, je crois que j'ai fait en sorte
03:55que l'État soit conduit à bon port.
03:59Tout cela ne me donne aucun droit, aucun privilège,
04:02sauf peut-être celui de l'expérience.
04:04Et pendant toutes ces années à faire, à proposer, à gérer, j'ai appris.
04:09Ici, maintenant, nous lançons l'effort collectif
04:13qui va nous permettre de reprendre en main le destin de notre pays.
04:17Nous allons, mes amis, prendre le pouvoir !
04:23Il vous a convaincu hier, Edouard Philippe ?
04:25Il y a beaucoup de choses à dire.
04:27Son principal problème, c'est qu'il ne peut pas dire
04:30nous allons prendre le pouvoir.
04:32Il a le pouvoir, ils ont le pouvoir.
04:34Il avait dans la salle plusieurs ministres,
04:38des anciens ministres, des représentants éminents
04:41de ce qu'on appelle la Macronie, qu'on peut appeler le bloc central,
04:45on l'appelle comme on veut, mais en réalité, ils ont le pouvoir.
04:47Ils ont tellement le pouvoir, d'ailleurs, que je trouve qu'ils sont tous,
04:50au fond, usés par le pouvoir.
04:52On sent que ce sont des gens qui sont essorés par leurs dix ans de pouvoir.
04:56C'est pour ça que l'alternance, ce n'est pas une mauvaise chose,
04:59parce que ça met des nouveaux qui ont un peu de fourmi dans les jambes
05:04et des idées et des pratiques nouvelles.
05:06Donc, en réalité, il ne peut pas dire prenons le pouvoir.
05:10Après, moi, je trouve qu'il a quand même une certaine allure,
05:14une certaine dignité.
05:15Moi, son côté un peu rabat-joie,
05:19presque dans le refus d'obstacles, un peu en fond de cours,
05:22ne me déplaît pas forcément.
05:25Dans la vulgarité générale, c'est vrai que ça tranche.
05:30Néanmoins, on parle du fond.
05:32Autant, effectivement, Marine Le Pen et Jordan Bardella
05:35sont effectivement, tout à fait, moi, je le dis depuis longtemps,
05:37d'ailleurs, peut-être qu'ils m'écoutent, Edouard Philippe,
05:39dans un en même temps qu'il ne dit pas son nom,
05:40c'est-à-dire que Bardella s'occupe de la droite et Marine Le Pen s'occupe de la gauche
05:44slash des classes populaires.
05:45C'est peut-être ça qui fait que ça marche plus tôt, d'ailleurs,
05:48sur le plan purement tactique.
05:50Et du côté du bloc central, on fait du en même temps
05:54qui, pour le coup, dit son nom.
05:55C'est-à-dire qu'on fait tellement d'en même temps
05:57que, là, vous allez pouvoir peut-être répondre là-dessus,
06:00c'est très, très difficile, on a l'impression, de proposer quelque chose.
06:05Parce qu'on sent que toute proposition qui serait un tout petit peu tranchée,
06:10eh bien, ouh là là, on risquerait de se froisser avec tel ou tel.
06:13Moi, ce que je pense, c'est qu'on a besoin d'une révolution.
06:16Et je constate que ce n'est pas Edouard Philippe
06:18qui fera la révolution en France.
06:20Ça, c'est sûr.
06:20Ça ne vous a pas échappé, Charles Consigny,
06:22qu'Edouard Philippe n'a pas été Premier ministre d'Emmanuel Macron
06:24pendant les dix ans des deux quinquennats d'Emmanuel Macron ?
06:27Moi, je crois...
06:27Horizon était dans la majorité.
06:28Je crois.
06:29Non, mais Edouard Philippe, quand il était Premier ministre,
06:31je crois qu'il avait les idées claires
06:32et le cap était précis.
06:34Il a considéré qu'il fallait baisser les déficits.
06:36Seul Premier ministre à avoir baissé la dette ou le déficit.
06:38Je le dis parce que c'est des choses concrètes.
06:40Alors, on ne garde que les 80 km heure et les gilets jaunes.
06:42On oublie de dire qu'il a baissé les déficits,
06:45baissé la dette.
06:45Qui a engagé...
06:46Pardon, je vais parler de son bilan quelques minutes,
06:49quelques secondes.
06:4910 000 fonctionnaires, 10 000 gendarmes, 10 000 policiers.
06:52Un engagement pour redresser l'autorité.
06:54Qui a commencé à engager une augmentation des moyens de la justice ?
06:57L'école.
06:58Hier, il a décidé d'expliquer aux Français
07:00que la réforme, la refondation de l'école républicaine
07:03serait la boussole de son engagement politique.
07:05Il l'a engagé quand il était Premier ministre.
07:07Dédoubler les classes dans les CP, CE1.
07:09Enfin, il a, quand il était Premier ministre,
07:11fixé un cap, dit aux Français ce qu'il comptait faire
07:14et il a fait ce qu'il disait.
07:15Et je crois qu'hier, en tout cas dans son meeting,
07:18on a vu qu'un cap était fixé.
07:19Est-ce que vous avez fait l'ENA, monsieur Patrice Lettus ?
07:22Parce que ça, non, non, je n'ai pas cet honneur.
07:25On n'a pas fait l'ENA.
07:25Mais voyez, c'est quand même un honneur,
07:29mais c'est aussi un problème.
07:30Parce qu'en fait, les énarques sont habitués
07:33à procéder par ajustement
07:34dans une situation où il faudrait des bouleversements.
07:38Tout ce que vous nous dites là, c'est très intéressant,
07:40mais ce sont des ajustements.
07:42Moi, je pense que c'est très bien de recruter
07:4410 000 policiers, gendarmes, etc.
07:46Mais je pense qu'il faut par ailleurs supprimer
07:48des postes de fonctionnaires.
07:49Je pense que quand Fillon en proposait 500 000,
07:52c'était déjà pas mal.
07:53Je regrette que Retailleau soit tombé à 250 000.
07:56Je pense qu'il faudrait plutôt aller plus
07:58qu'à 500 000.
07:59Édouard Philippe, on ne sait pas.
08:00Édouard Philippe nous dit
08:01« Ouh là là, je ne vais pas augmenter les impôts ».
08:04Très bien, mais dans le pays le plus fiscalisé du monde,
08:06moi, je pense qu'il faut baisser les impôts.
08:08Il dit « Je vais trouver le moyen
08:10de financer notre protection sociale ».
08:12C'est très important.
08:13Moi, je pense qu'il faut réformer
08:14notre protection sociale.
08:15Donc, vous voyez, on est quand même sur un curseur
08:18où on sent qu'il y a chez lui une espèce de...
08:21Il ne va pas assez loin ?
08:23Ou alors, encore une fois,
08:25soit il ne va pas assez loin,
08:26soit juste qu'il ne choisit pas
08:28comme faisait Macron depuis 10 ans.
08:30C'est là qu'on est quand même
08:30dans une espèce de continuité.
08:32Je ne suis pas d'accord avec ça.
08:33Hier, l'enjeu de son discours,
08:34ce n'était pas de détailler l'ensemble
08:35de ses mesures.
08:37Il n'y a pas eu beaucoup de mesures hier.
08:39Parce que l'idée, c'était d'expliquer le sens
08:40et de fixer un cap.
08:41Quand il dit « Pardon,
08:42on a passé notre temps en France
08:44à sacrifier nos enfants
08:45pour conserver notre confort ».
08:46Il va falloir se poser la question
08:48de choix économiques et sociaux difficile.
08:49J'ai entendu qu'il voulait faire payer
08:51les retraités.
08:51C'est une phrase...
08:52Et ça m'a fait plaisir.
08:53C'est une phrase qui n'est pas anodine.
08:54Vous avez peur des électeurs.
08:55On passe notre temps...
08:56Quel candidat, le courage d'expliquer
08:57aux Français ?
08:58Ce n'est pas très populaire,
08:59y compris aux retraités
09:00qui souvent votent pour la droite
09:01et le centre,
09:02qu'on a passé notre temps
09:03dans ce pays
09:03à sacrifier les enfants
09:05et la jeunesse d'autres pays,
09:06l'avenir du pays
09:07pour notre confort personnel
09:08et pour la conservation.
09:09Soyez concrets,
09:09ça veut dire que vous avez baissé
09:10les retraites ?
09:15Il faudra qu'il définisse
09:16et qu'il présente concrètement
09:17sa réforme des...
09:18Mais ça reste flou quand même.
09:19Il faut que les retraités contribuent.
09:21On ne sait pas précisément comment.
09:22Est-ce que ça veut dire
09:23des pensions plus basses ?
09:24Parce qu'il y a un temps
09:25dans la campagne.
09:26Hier, il présentait
09:27le cap qu'il souhaite fixer.
09:28Il a expliqué qu'il y aura
09:29dans ce pays des efforts à faire.
09:31Des efforts à faire,
09:32il l'a dit,
09:33ça n'est pas caché.
09:33Ensuite,
09:34viendra le temps
09:35de la présentation
09:36de ces réformes.
09:37Et à l'automne,
09:40il présentera...
09:41J'aimerais bien savoir,
09:42décidément,
09:42à l'automne,
09:43il va se passer
09:43un nombre de choses incroyables.
09:44J'aimerais bien...
09:45Non, parce que tout le monde
09:46donne rendez-vous à l'automne.
09:48C'est amusant.
09:48En fait,
09:49on sent que nos hommes
09:50et femmes politiques
09:51n'ont pas envie
09:51de flinguer leur été.
09:53Donc, ils donnent tous
09:53tranquillement
09:54rendez-vous à l'automne.
09:55Il y a eu des propositions
09:56quand il dit 50 milliards
09:57de baisse d'impôt de production
09:59pour les entreprises.
09:59Un choc de compétitivité.
10:01Alors, ça n'a pas passé
10:01le mur du son médiatique,
10:02c'est vrai.
10:02Il fait une grande interview
10:03il y a quelques mois
10:11dans la continuité.
10:12Moi, je suis pour la baisse
10:12des impôts,
10:13les fameux impôts de production.
10:14Ça fait des années
10:15que les entreprises
10:16le réclament.
10:17C'est très bien.
10:18Mais là où il est encore
10:19très énarque,
10:20c'est qu'il faut
10:20qu'ils prennent en compte
10:21tous ces indépendants,
10:23tous ces gens,
10:24tous ces artisans,
10:25tous ces cadres,
10:27classe moyenne,
10:28classe moyenne supérieure,
10:29qui sont tendus par l'État.
10:30Et moi,
10:31quand je l'entends dire
10:32on va faire des efforts,
10:34ça me fait un peu peur
10:35parce que souvent,
10:36quand un homme politique
10:37dit ça,
10:38il croit que c'est courageux
10:39parce qu'il prépare
10:41les esprits
10:41à des augmentations d'impôts.
10:43Ce qui est courageux
10:44aujourd'hui en France,
10:45c'est de réduire
10:46les dépenses publiques.
10:46Et je l'entends quand même
10:47très peu sur ce sujet.
10:49Est-ce qu'il y aura quelqu'un
10:50dans votre histoire
10:51avec une tronçonneuse
10:52ou est-ce que vous allez
10:53tous être là
10:55avec, je ne sais pas,
10:56peut-être vos ciseaux à ongles ?
10:58Je ne sais pas,
10:58Edouard Philippe.
10:58Je ne sais pas si on dépasse
10:59le stade du ciseau à ongles.
11:00quand il baisse les déficits
11:01à la DELS comme Premier ministre,
11:02je ne sais pas s'il avait
11:02une tronçonneuse,
11:03mais enfin,
11:03il les a baissés les déficits.
11:04Il n'a pas beaucoup baissé
11:05les dépenses publiques.
11:06Pendant le Covid,
11:06ça n'a pas augmenté le cas.
11:07Après, il y a eu le Covid,
11:08mais pendant les premières années,
11:09il baisse,
11:10vous pourrez regarder,
11:10regardez,
11:11il baie la dette
11:12et le déficit.
11:13Quand Christelle Morancet
11:14dans sa région
11:14est capable
11:17de baisser les dépenses,
11:18je pense qu'à Horizon,
11:19on a montré
11:20qu'on était responsables.
11:21Vous parliez juste,
11:22pardon une seconde,
11:22des artisans,
11:23des commerçants.
11:24Vous dites,
11:24c'est flou,
11:25Edouard Philippe.
11:25Edouard Philippe,
11:26il n'a pas dit
11:27qu'il faut faire des efforts.
11:27Il a dit qu'il va falloir
11:28travailler plus dans le pays.
11:29Vous pensez que les artisans
11:30et les commerçants,
11:31ce n'est pas ce qu'ils ont envie d'entendre.
11:32Comment on va réduire les déficits ?
11:34mais vous savez,
11:34les artisans et les commerçants,
11:36ils travaillent déjà plus.
11:37Donc, c'est un discours
11:38qui leur parle.
11:38Le problème,
11:40vu qu'ils travaillent déjà plus,
11:41je ne sais pas
11:41s'ils se sont concernés.
11:43En revanche,
11:43ce que j'entends dans son discours,
11:45c'est qu'il va préserver
11:46certaines professions de ça.
11:47Je l'ai entendu dire
11:48qu'ils n'attaqueraient pas
11:50telle ou telle catégorie,
11:51etc.
11:52Moi, je pense que c'est tout le pays
11:53qui doit travailler plus.
11:54Sur l'école,
11:54je suis d'accord avec lui
11:55que c'est la mère des batailles.
11:56Mais pardon,
11:57moi, je pense que nos professeurs
11:58peuvent travailler plus,
12:00quitte à être payés plus,
12:01évidemment.
12:02Mais je pense qu'on peut
12:03leur demander de travailler plus,
12:04d'être un peu plus présent
12:05dans les classes,
12:06pour faire peut-être plus
12:06de cours d'études le soir
12:08pour les collégiens,
12:09les lycéens.
12:10Ça, je ne l'ai pas entendu le dire
12:11parce que,
12:12oulala,
12:13peut-être que je ne sais
12:13quel syndicat va se réveiller.
12:15Vous voyez ?
12:15Je trouve qu'il faut...
12:17C'est bien, son idée,
12:18mais il faut pousser.
12:19Là, ce n'est pas des promesses
12:20qui font rêver les Français.
12:22Alors, je veux bien
12:22que ce soit le candidat de la raison,
12:23peut-être,
12:24par rapport à d'autres candidats,
12:25plus d'émagots
12:26dans leur proposition.
12:27Mais dans cette rencontre
12:29entre un homme et le peuple,
12:31il faut quand même donner envie.
12:32Et j'ai l'impression
12:33qu'Édouard Philippe,
12:33il a du mal à donner envie.
12:35Pardon ?
12:35Surtout, est-ce qu'il a envie lui-même ?
12:37Hier, je crois qu'on a...
12:38Si je fais un peu de psychologie
12:39de comptoir...
12:39Vous trouvez qu'il a pas envie ?
12:40Si je fais une seconde
12:42mon journaliste politique...
12:44Alors, laissons faire
12:45une seconde journaliste politique.
12:47J'ai le sentiment
12:48depuis longtemps...
12:48Alain Duhamel, bonsoir.
12:50J'ai le sentiment
12:51depuis longtemps
12:51qu'Édouard Philippe
12:52est dans le refus d'obstacles.
12:53Mais hier, c'est pas le cas.
12:53Et je vais vous dire,
12:54sans faire de psychologie
12:55à deux balles,
12:56je me demande même
12:57s'il ne s'omatise pas à mort,
12:58y compris sur le plan physique.
13:00C'est-à-dire,
13:00il va vers ça...
13:01Il n'a pas envie d'y aller ?
13:02Il sait qu'il est fléché vers ça.
13:03Il a été Premier ministre.
13:04Il a plein de soutien, etc.
13:06C'est toute l'histoire de sa vie.
13:07Il a toujours voulu ça.
13:09Mais quand même,
13:10au moment d'y aller,
13:11est-ce qu'il calme pas un peu
13:13au point de se stresser la nuit,
13:14d'en perdre ses cheveux, etc.
13:16Vous voyez ce que je veux dire ?
13:17Vous n'étiez pas dans la salle hier,
13:18mais je peux vous dire,
13:18Charles Consigny,
13:19et je vous le dis comme je l'ai vu,
13:20j'ai vu quelqu'un
13:21qui n'était pas le président d'Horizon.
13:22Mais peut-être,
13:22c'est une question que je pose.
13:24Hier, moi,
13:24je n'ai pas vu un candidat déclaré.
13:26Il a un peu brisé l'armure hier.
13:27Il a brisé l'armure hier ?
13:28Moi, j'ai bien aimé son début
13:29sur ses parents-profes et tout ça.
13:31J'ai trouvé ça super.
13:32Attendez.
13:33En revanche,
13:33les dockers,
13:34aujourd'hui,
13:34c'est la production la plus syndiquée.
13:36Je vous réponds.
13:37Hier,
13:38il devait montrer aux Français
13:39qu'il en avait envie,
13:40qu'il souhaitait le président de la République.
13:41Pour ce faire,
13:42il devait répondre à plusieurs questions.
13:43Qui il était ?
13:44C'est vrai qu'on ne le connaissait pas.
13:45Il a expliqué.
13:46On le connaissait peu.
13:47Vous l'avez carré.
13:48Regardez.
13:48Vous avez parlé,
13:48il est énarque.
13:49Il est aussi petit-fils de docker,
13:51fils d'enseignant.
13:52Il est merveilleux.
13:53Il n'est pas que...
13:53Il faut toujours montrer
13:54qu'on est d'origine modeste.
13:55Mais non,
13:55mais on caricature les gens
13:57par rapport...
13:58En plus,
13:59pas mal écrit.
13:59On caricature les gens
14:00en fonction des études
14:01qu'ils ont faites.
14:02Pardon,
14:02être énarque,
14:03ça ne disqualifie pas
14:03être présent dans la République.
14:04Pourquoi il a besoin
14:06de le souligner
14:07qu'il est petit-fils de docker ?
14:08Parce que d'autres
14:09ne le sont pas ?
14:10C'est une bonne question.
14:11Je pense.
14:11Non.
14:13Parce que ça explique beaucoup,
14:14si vous me permettez,
14:15Charles Consigny,
14:16de ses priorités politiques.
14:17Quand il explique
14:18que l'école de la République
14:19doit être une priorité,
14:20la boussole de ses engagements,
14:21la mère des batailles,
14:22oui,
14:23parce qu'il est fils d'enseignant,
14:24oui,
14:24parce que l'école républicaine...
14:26Il incarne la méritocratie ?
14:27Mais il l'incarne
14:27et c'est important.
14:28Et c'est important.
14:28Moi, je suis jeune papa.
14:29Je pense qu'effectivement,
14:30si on veut redresser le pays
14:31et Charles Consigny
14:31en parle assez souvent,
14:33il va falloir s'en prendre
14:33à l'école républicaine
14:34et la réformer profondément.
14:36Et c'est une réforme
14:37de fond en comble.
14:38Quand effectivement,
14:39pardon,
14:39j'en termine là,
14:40il a fendu l'armure,
14:48ses enfants s'inquiètent
14:49sur la question
14:49du changement climatique,
14:50de l'intelligence artificielle
14:52et qu'il y a des défis
14:53qu'on doit prendre à bras-le-corps.
14:54Donc hier,
14:54il a dit aux Français
14:55qu'il était,
14:56il a présenté un cap,
14:57il n'a pas présenté
14:58le détail de ses propositions
14:59ni sur la réforme des retraites
15:00ni sur la refondation
15:01de l'école républicaine,
15:02mais on a vu des priorités
15:03et je crois qu'hier,
15:05surtout,
15:05l'enjeu,
15:06pour moi,
15:06c'est réussi,
15:07il devait montrer
15:07qu'il en avait envie
15:08et qu'il était pleinement candidat
15:10à l'élection présidentielle.
15:11En même temps,
15:11je pense que
15:13l'électorat
15:14qui est visé
15:14par Édouard Philippe
15:15n'est peut-être pas
15:16un électorat
15:16qui veut une révolution aussi.
15:18Ce sont des gens...
15:19C'est les candidats
15:20de la continuité du système ?
15:21Oui,
15:22il faut le dire un petit peu,
15:24c'est un peu les gens
15:24qui sont du bon côté du manche,
15:26on va dire,
15:26quand même un peu.
15:27La France qui va bien ?
15:28Il y a un côté un petit peu,
15:29mais pourquoi pas d'ailleurs ?
15:30Heureusement qu'il y a quand même
15:31une partie de la France
15:32qui va à peu près bien,
15:33même si moi,
15:34je pense qu'elle se fait
15:34complètement avoir
15:35dans le système actuel
15:37qui est justement
15:37un système d'ailleurs,
15:38ça,
15:39il en parle aussi assez peu,
15:41il parle certes
15:42des retraités,
15:43etc.,
15:43mais c'est quand même
15:44surtout l'État
15:44aujourd'hui
15:45qui s'engraisse
15:47sur le dos des gens,
15:48ça c'est quand même
15:48une réalité
15:50sur laquelle
15:51je ne l'entends pas beaucoup.
15:52Mais autre question
15:53un peu cosmétique...
15:54Je vous réponds juste là-dessus.
15:55Quand vous dites
15:55qu'il faut remettre
15:56de l'or dans les comptes publics...
15:57Par exemple, vous sur France Télévisions,
15:59si c'est à vous
16:00qu'on fait confiance
16:01pour réformer
16:02la dépense publique,
16:03on est mal parlé.
16:04Vous étiez présidents
16:04de la commission.
16:07Charles,
16:07qui a proposé
16:08la fusion
16:08des entreprises
16:09de l'audio des publics ?
16:10Oui, mais sans leur retirer
16:11un centime.
16:12C'est moi qui l'ai proposé.
16:13Sans leur retirer un centime.
16:14Vous voyez,
16:14si moi j'étais aux affaires,
16:15je pense qu'ils ont
16:164 milliards et demi de budget,
16:17je leur laisserais peut-être
16:18300 millions,
16:19ils se démerderont avec,
16:20mais vous verrez
16:22qu'ils feront
16:22un très bon travail.
16:23On ne va pas refaire
16:23le marge sur l'audiovisuel
16:24qui commencera.
16:25Vous verrez qu'ils feront
16:25un très bon travail.
16:27Je virerai tout le monde,
16:28je virerai tous les grévis
16:29et je garderai ce cadre.
16:30Je vous réponds juste
16:30sur l'ordre dans la rue,
16:31l'ordre dans les comptes.
16:32Il y a des propositions,
16:33pardon,
16:33qui concernent aussi
16:34les Français
16:34les plus modestes
16:35et les plus populaires.
16:36Quand vous expliquez demain
16:37que si on ne redresse pas
16:38les finances publiques,
16:39la jeunesse de notre pays
16:40va porter un sargé
16:41dont on aura du mal
16:42à se remettre.
16:43C'est la jeunesse
16:44la plus populaire
16:44qui va subir les conséquences
16:47de notre assurie budgétaire.
16:48Je suis d'accord,
16:49mais je ne suis pas employé.
16:49On les verra à l'automne.
16:50Quand on ne supprime
16:51pas un centime de dépense
16:52sur un budget de 4 milliards et demi,
16:54je ne sais pas comment
16:54on redresse les comptes.
16:55Et il y a déjà
16:56quelques propositions.
16:56Charles Consigny,
16:57allez voir sur edouardphilippe.fr.
16:58Vous verrez que même sur la justice,
16:59il a déjà fait des propositions
17:00très concrètes.
17:01C'est déjà dans mes favoris.
17:03Très bien.
17:03On en parlera.
17:04On va voir au prochain meeting.
17:05On en parlera à la rensez
17:06avec vous, bien sûr.
17:07Vous viendrez défendre
17:08le candidat Edouard Philippe
17:09face au tronçonneur Charles Consigny.

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