00:00Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:02Midi 31 sur Europe 1, si vous nous rejoignez à l'instant,
00:05soyez les bienvenus pour Eliott Deval et vous en direct jusqu'à 13h.
00:08Et on continue de parler de ce drame survenu à Narbonne,
00:10le passage à tabac qui a coûté la vie à Louis, 17 ans.
00:14Cet événement vous touche, vous fait réagir au standard Europe 1 01 80 20 39 21.
00:19Paul était avec nous, on va également s'entretenir avec Lionel.
00:22Et vous pouvez lire le témoignage bouleversant de la maman de Louis
00:27qui a répondu aux questions du journal du dimanche
00:31et aux questions de Jules Laurent qui est avec nous.
00:34Je vous propose également d'écouter le père de Louis
00:37qui a répondu aux questions de CNews,
00:40qui revient sur ce garçon aimé de tous.
00:43Si vous nous rejoignez à Midi 32 et que vous n'avez pas entendu Nicolas, le papa de Louis, écoutons.
00:49On ne m'a jamais appelé, moi j'existe pas, on n'existe pas.
00:53La maman de Louis, Louis vous a raconté ?
00:56Non, Louis il n'a rien dit du tout, il était joyeux.
01:00Alors je n'ai rien vu, mais rien.
01:03Ce soir-là on m'a appelé aussi, 22h20, pour me dire que Louis avait fugué
01:07mais qu'il allait rentrer vers 23h.
01:11Donc j'ai dit ok.
01:12Et puis on n'a jamais eu de nouvelles jusqu'au lendemain quoi.
01:15Mais le lendemain à 17h moi.
01:17Pas 9h.
01:19Je sais qu'il est resté 9h tout seul à la Goni ou au petit bébé.
01:23On m'a appelé à 17h et c'est sa maman qui m'a prévenu.
01:26C'est pas du tout, moi j'étais au courant de rien du tout.
01:28C'était un garçon aimé de tout le monde.
01:32C'était un gentil garçon, poli, bien élevé.
01:37Avec ses petites difficultés, il y a ses troubles.
01:42Mais je ne comprends pas moi.
01:45Pourquoi tant de haine ?
01:47Moi j'ai l'impression qu'on n'a pas existé.
01:49On est une famille.
01:52Je l'ai toujours avec moi quoi.
01:54J'ai toujours été présent.
01:56Ça fait 6 ans qu'il est tout le temps chez moi.
01:59Et aux questions de Jules, Laurent, la maman, a dit
02:04« On ne va pas s'arrêter là.
02:05Les choses doivent changer.
02:06La justice doit prendre ses responsabilités.
02:09On ne peut plus s'appuyer sur des textes d'un autre temps
02:11pour juger des mineurs qui ne sont plus les mineurs d'autrefois.
02:15Donnons les moyens à la justice de faire son travail. »
02:20Comment vous résumeriez le traitement médiatique
02:23depuis que vous avez révélé ce drame absolu, Jules Laurent ?
02:27Comment vous voyez ce qui est en train de se passer depuis quelques jours ?
02:30Je vais vous donner un cas très précis.
02:33C'est-à-dire que le lendemain, la famille,
02:34au même moment où elle apprenait que Louis était dans un état de coma
02:38et allait peut-être mourir,
02:40dans le même temps, elle voyait l'indépendant ou la dépêche du midi
02:43qui expliquait qu'il y avait une rixe,
02:44qu'il y avait une rixe qui avait tué leur fils.
02:46Et à ce moment-là, ils ont reçu les vidéos de ce qui s'est passé.
02:49Ils ont donc alerté les rédactions en disant
02:51« C'est pas une rixe qu'il y a eu,
02:53c'est un lynchage à cinq contre un mortel
02:55avec l'envie justement de tuer, de viser notre fils au visage. »
03:00Par la suite, mercredi dernier,
03:02c'est vrai que grâce à CNews, Europe 1 et autres,
03:04on a révélé ces vidéos du tabassage.
03:08Et l'indépendant n'a pas supporté que cette vérité émerge
03:12et a donc décidé de commencer à harceler la famille,
03:15leur envoyer plusieurs messages en disant
03:17« Pourquoi est-ce que vous ne nous répondez plus ? »
03:20« Nous, on veut bien changer nos articles,
03:21mais il faut que vous nous répondiez. »
03:22La famille a dit « Mais vous aviez déjà tous les éléments. »
03:25« On vous les avait donnés. »
03:26Le procureur parlait déjà d'une agression mortelle
03:29et d'un lynchage mortel.
03:30Il ne parlait plus de rixe depuis très longtemps.
03:32Vous êtes les seuls.
03:33Et sur votre site, il y a encore aujourd'hui,
03:36sur votre pôle web,
03:37des articles qui mentionnent une rixe.
03:38Donc, imaginez le désarroi de cette famille
03:41qui, sans justement aujourd'hui CNews, Europe 1 et autres,
03:44n'aurait vu que Louis,
03:45dans une petite colonne d'un article de l'Indépendant
03:48ou de la Dépêche du Midi,
03:50qui aurait mentionné « Louis, victime d'une rixe,
03:52mort à 17 ans. »
03:53Voici le traitement médiatique qu'il y aurait eu
03:55si la famille n'avait pas eu le courage
03:58de venir voir notre rédaction et de dire
03:59« On révèle tout. »
04:01« On va y aller à fond. »
04:02« On va montrer ces vidéos. »
04:03Paul est toujours en direct avec nous.
04:05Il nous appelle de Nouvelle-Aquitaine
04:06et c'est un ancien surveillant de nuit
04:08dans les établissements ASEU,
04:10Aide sociale à l'enfance.
04:13Paul, je voulais vous avoir une dernière fois
04:15simplement pour vous demander
04:17qu'est-ce qui vous manque
04:18et qu'est-ce qui manque dans ces établissements
04:20pour pouvoir aider les enfants
04:25et les protéger, selon vous, Paul ?
04:28Déjà, il faudrait mieux filtrer les profils.
04:30Il ne faudrait peut-être pas mettre au niveau des ASEU
04:33les mêmes profils,
04:35les différents profils,
04:36c'est-à-dire peut-être mettre les délinguants
04:38dans certains types d'ASEU
04:39et peut-être ceux qui sont juste orphelins,
04:40donc d'autres ASEU, par exemple,
04:43aussi qu'il y ait plus de moyens,
04:44plus d'éducateurs,
04:45surtout plus d'agents de sécurité
04:46pour les accompagner
04:48et faire des systèmes
04:50où ils ne peuvent plus fuguer,
04:51qu'ils ne puissent plus partir de l'ASEU,
04:53comme ça en pleine nuit.
04:54Parce que je vous signale
04:55que quand on est mineur
04:57et qu'on est chez nos parents,
04:58on ne s'enfuit pas comme ça la nuit.
05:00On est quand même gardé chez nos parents.
05:01Ils veillent sur nous,
05:02ils nous protègent.
05:03Donc pourquoi, eux,
05:04on devrait laisser faire
05:06et ne pas leur interdire de fuguer ?
05:09Il faut quand même des limites
05:10et des parières dans l'éducation.
05:13Il suffirait d'empêcher
05:15de sortir ces jeunes filles
05:16pour pas qu'elles puissent aller se prostituer.
05:18On laisse faire.
05:20Donc on laisse gagner la délinquance.
05:23Ce qui est dingue,
05:23c'est que c'est là où on voit
05:25que l'État souffre de tant de maux
05:30qu'à chaque fois qu'on est sur un sujet,
05:32le sujet sanitaire,
05:33le sujet sécuritaire,
05:34le sujet judiciaire, économique,
05:36on voit une sorte de délitement
05:38de nos institutions
05:41et de notre puissance publique.
05:45Paul, je vous souhaite
05:46un prompt rétablissement.
05:47Oui, si je peux rajouter quelque chose,
05:49juste deux secondes,
05:50je voudrais ajouter un petit mot
05:51pour M. Philippe de Villiers
05:53pour lui dire que la France catholique
05:55est derrière lui.
05:57On aurait besoin de lui
05:58pour changer les choses pour 2027.
06:00Ce serait bien qu'il y pense.
06:01Eh bien, écoutez, moi,
06:03je préférerais qu'il n'y pense pas
06:05et qu'il reste avec nous
06:05la saison prochaine.
06:06Et il sera là,
06:08j'en suis certain,
06:10en septembre,
06:11pour face à Philippe de Villiers,
06:12que vous pouvez retrouver
06:14le samedi de 10h à 11h
06:15sur Europe 1
06:16et le vendredi soir
06:18de 19h à 20h
06:20sur CNews.
06:20Un grand merci, Paul,
06:21de nous avoir appelés.
06:24On prend la direction
06:25de Seine-et-Marne.
06:26Rapidement rejoindre Lionel
06:28qui souhaite parler
06:30de l'ensauvagement de la société
06:31et on parle à un ancien militaire,
06:34Lionel.
06:35Oui, bonjour, Éliott.
06:36Un ancien militaire en voiture.
06:39Non, je suis passager,
06:40derrière.
06:41C'est mon épouse qui conduit.
06:42Je suis tranquille,
06:43je vous écoute, c'est bien.
06:44Parce que je vous ai à l'œil,
06:48pas de téléphone au volant.
06:50Non, non, ça ne risque pas.
06:51Ça ne risque pas.
06:53Pourquoi souhaitiez-vous réagir, Lionel ?
06:55En fait, c'est assez simple.
06:57Depuis 3-4 ans,
06:59je réfléchis à quelque chose
07:00d'assez important.
07:02C'est le service militaire obligatoire.
07:05Alors, je vous explique pourquoi.
07:06C'est que,
07:07tant qu'ancien militaire,
07:08j'ai vu passer des gamins
07:11qui étaient issus
07:14des quartiers défavorisés,
07:15ce qu'on appelle maintenant
07:16les quartiers défavorisés.
07:18Et le fait qu'on puisse aller les chercher,
07:20les mélanger avec toutes les couches
07:22socio-culturelles,
07:23plombiers, notaires,
07:25enfin, tout ce que vous voulez,
07:26ça les sortait de leur torpeur
07:28et surtout de la date,
07:30vous savez,
07:32où on ne sait plus quoi faire d'eux
07:33parce qu'ils ont 16 ans,
07:3417 ans, 18 ans,
07:36ils n'ont pas de métier.
07:36D'accord ?
07:38Donc, l'incorporation
07:39dans les services de l'armée,
07:41que ce soit armée d'air,
07:43armée d'air ou la marine,
07:45c'était pour eux
07:47une opération sortie
07:49de leur quartier.
07:50Donc, ils pouvaient sortir
07:51de leur torpeur,
07:54de l'obligation de dealer,
07:56de casser,
07:56enfin, tout ce que vous voulez.
07:58Et à l'époque
07:59où on avait encore
08:00le service militaire,
08:02il n'y avait pas autant
08:03de dégâts qu'on peut voir
08:05après les matchs de foot,
08:06après tout ce que vous voulez.
08:08Donc, je pense que maintenant,
08:09on peut me dire tout ce qu'on veut,
08:11mais l'armée ne coûte plus cher
08:13maintenant qu'on n'a plus d'appelés.
08:15Pourquoi ?
08:15Parce que les sous-traitants
08:16et tout ce que vous voyez,
08:18tout ce qui était équipage,
08:19cuisine,
08:21entretien,
08:21enfin,
08:22tout ça coûte énormément
08:23d'argent à l'armée
08:25et surtout à nous,
08:27contributeurs,
08:28alors qu'à l'époque,
08:29quand vous n'aviez encore
08:30que des appelés,
08:31ça coûtait beaucoup moins cher.
08:33Mais la particularité,
08:34c'est que ces enfants,
08:35quand ils arrivaient
08:36aux trois jours
08:37ou à corporation,
08:39on pouvait vérifier
08:40s'ils savaient lire,
08:41s'ils savaient écrire,
08:43s'ils avaient un métier
08:44ou pas.
08:45Mais pendant 12 mois,
08:46on pouvait les diriger
08:48vers des aspirants
08:49pour leur apprendre
08:50à écrire,
08:51à lire,
08:52leur apprendre un métier,
08:54d'espace vert,
08:55de plomberie,
08:56de...
08:56Vous voyez ce que je veux dire ?
08:57Oui,
08:58on retrouverait un sens,
08:59un cadre
09:00pour des individus
09:02qui avaient quitté
09:04en quelque sorte
09:05la société
09:07et pouvaient devenir
09:11des personnes sans repère.
09:13Lionel,
09:14un grand merci
09:14de nous avoir appelés.
09:16À bientôt.
09:17Quel était votre grade ?
09:19Moi,
09:20j'étais premier maître.
09:21Et alors,
09:22on appelle ça
09:23monsieur...
09:23Comment on dit ?
09:24On dit mon premier maître ?
09:26Monsieur le premier maître.
09:27Parce que normalement,
09:28on dit mon colonel,
09:29mon général,
09:29mon lieutenant.
09:31Non,
09:31en fait,
09:31moi,
09:32j'étais dans une section
09:32où on m'appelait patron.
09:34Ah bah,
09:34écoutez patron !
09:35Excusez-nous !
09:37Oh là là !
09:38On a l'aimé beaucoup ça, Lionel.
09:39Merci patron.
09:40Merci patron.
09:42Oui,
09:42alors,
09:42je vais vous dire,
09:43je suis en grande difficulté,
09:46patron,
09:47parce que dans le studio,
09:49je l'ai déjà dit tout à l'heure,
09:51c'est la dernière de la saison,
09:52donc la compagnie.
09:54Normalement,
09:55c'est la septième compagnie.
09:56Voilà,
09:56j'ai Louis de Funès.
09:57Il s'appelle désormais Eric Crevel,
09:59et ça devient de plus en plus compliqué.
10:01Firmons-y.
10:02Il est midi 41 sur Europe 1,
10:04restez avec nous Lionel,
10:06du moins,
10:06écoutez-nous attentivement,
10:08parce qu'on va essayer
10:08de souffler un peu,
10:10parler football.
10:12Louis était quelqu'un
10:13qui adorait le football.
10:14Il était passionné de football.
10:15et on va parler foot
10:17dans quelques instants,
10:18on va parler de l'équipe de France,
10:19on va parler du mondial,
10:20du parcours des bleus
10:21avec Christopher.
10:23Et est-ce que vous aimez ce mondial ?
10:25Est-ce que vous aimez cette équipe de France ?
10:27C'est la question qu'on va se poser.
10:28emiily 41.
10:28Tiens d'honne.
10:29Tiens d'honne.
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