Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Chaque vendredi dans la matinale de Dimitri Pavlenko, Catherine Nay livre son regard sur l'actualité. Aujourd'hui, elle s'intéresse à Laurent Wauquiez.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0012h, Europe 1 matin.
00:01Place à votre première signature du vendredi.
00:03Bonjour Catherine Ney.
00:05Bonjour Dimitri, bonjour à tous.
00:08Laurent Wauquiez a donc choisi
00:10Edouard Philippe, ce sera son champion
00:12pour 2027. Le scoop de la semaine
00:14a été révélé par le Figaro qui lui a consacré
00:16six colonnes.
00:17On n'entendait plus Laurent Wauquiez depuis un certain temps
00:20et chez les LR on trouvait ce silence bien
00:22suspect. Que mijotait-il ?
00:24Une bombe politique, son ralliement
00:26à Edouard Philippe. Par son histoire,
00:28par les responsabilités qui ont été
00:30les siennes, il peut je crois incarner l'ordre
00:32et le sérieux permettant de redresser
00:34la France. Wauw !
00:36Il y a un an, il disait pique-pendre
00:38de l'huile et 80 à l'heure,
00:40la fermeture de Fessenheim, il jurait
00:42qu'il n'y aurait jamais d'alliance avec
00:44Edouard Philippe. Et son soutien
00:46s'accompagne d'une recommandation.
00:48Il faut le plus tôt possible savoir
00:50se retirer si c'est nécessaire.
00:52Et à qui s'adresse-t-il ? Bien sûr
00:54à Bruno Retailleau qui commence juste
00:56sa campagne, ce qui n'est pas fait
00:58pour l'aider à lancer la dynamique.
01:00Laurent Wauquiez n'a toujours pas fait le deuil
01:02de sa candidature à l'élection présidentielle.
01:04Eh bien non, voilà. S'il s'est fait élire député
01:06au moment de la dissolution, en abandonnant
01:08la présidence de la région Rhône-Alpes,
01:10c'était bien dans ce but. Mais il est allé de déception
01:12en déception. Il a tempété
01:14pour être ministre de l'Intérieur, ministre
01:16d'Etat avec Michel Barnier, qui lui disait
01:17« Niette, je n'ai pas confiance en toi, Laurent ».
01:20Il lui avait préféré Bruno Retailleau
01:22qui ne demandait rien. Après quoi, il tenait,
01:24il fallait que les LR ne devaient
01:26pas participer au gouvernement. Mais
01:28Bayrou arrivant à Matignon, Wauquiez avait
01:30téléphoné à l'Élysée pour être
01:32nommé à Beauvau. Et un jure suprême,
01:34il pensait s'emparer du parti, c'est Bruno
01:36Retailleau qui a remporté le match.
01:38Ah oui, là, le crime de l'aise-majesté.
01:40Il faut écouter les militants répéter
01:42Wauquiez pendant sa campagne.
01:43Une claque, Bruno Retailleau le remportait
01:46avec 74,13%
01:48des suffrages et il y avait
01:4960 000 votants. Wauquiez prenait
01:52une primaire allant, dit-il, de
01:54Darmanin à Sarah Knafo, qu'il aime
01:56beaucoup. Il lui a offert une laillette pour la naissance
01:58de sa fille. Bruno Retailleau
02:00n'en voulait pas aux militants de choisir.
02:02Et donc, en avril, vote interne.
02:04Laurent Wauquiez leur demandait de voter blanc.
02:06Résultat, sur les 45 000 votants,
02:08il a recueilli 1511 voix.
02:10Ce qui donne une idée de son
02:12poids dans le parti. Mon verre n'est
02:14pas grand, mais je bois dans mon verre.
02:15Alors, à défaut d'occuper le trône,
02:17il voudrait être celui qui couronne.
02:18Oui, lui, le corréleur, le saboteur
02:21de sa famille, s'invente un rôle
02:22de composition, mettre tout le monde autour
02:24de la table. Je veux être le guerrier
02:26du rassemblement, mais c'est déjà un oxymore.
02:29Pour en finir, dit-il, avec une droite
02:31chimiquement pure qui renonce à la diversité.
02:33Paf ! Une nouvelle table sur la tête
02:35de Retailleau m'évoquait
02:36combien de divisions. Pour Edouard Philippe,
02:39il est un voyageur sans bagage,
02:40car sans troupe. Je ne suis pas sûr
02:42que ce soit un soutien, mais j'ai noté
02:44qu'il m'encourageait à commenter
02:46public le maire du Havre. Il est des soutiens
02:48dont il faut parfois mieux se méfier.
02:51Wauquiez n'ira pas dimanche au meeting
02:52d'Edouard Philippe, comme il n'était pas allé à celui
02:54de Retailleau en juin.
02:56Son soutien peut-il lui garantir demain
02:58un rôle pivot au sein d'un gouvernement
03:01futur ? Être le premier
03:03allié n'est pas le plus payant.
03:05C'est toujours le dernier arrivé qui est le mieux
03:06servi.
03:09Écoutez, Wauquiez, bardé
03:11de diplômes, est devenu un personnage
03:12de comédie qui fait rire
03:14parce qu'il incarne invariablement
03:16le traître à la parole fluctuante
03:18dont les colères font peur. Quelqu'un de
03:20pas fiable. À sa nom, on ne partirait
03:22pas seul avec lui à la chasse au tigre.
03:24Dommage, car c'est un type brillant
03:26qui a de grandes capacités intellectuelles
03:28mais hélas, il est incapable
03:30de dompter les fatalités de sa nature.
03:33C'est blab son drame.
03:35Signature européenne Catherine Ney.
03:36Merci Catherine. Dans un instant, Eugénie Bastier,
03:39la revue de presse de Christophe Bordet et Pascal Praud.
03:40A tout de suite.

Recommandations