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00:01Europe 1 et CNews, l'art des pros, Pascal Praud.
00:07Bonjour en ce vendredi et bienvenue sur Europe 1 et sur l'antenne de CNews jusqu'à 11h.
00:13Le 1er octobre, une policière est poursuivie dans les rues de Paris, notamment par 3 jeunes gens qui sont mineurs.
00:20Elle est rouée de coups sur le bitume, la scène est filmée.
00:24On entend des assaillants crier « Voilà, tu es là ! »
00:28On entend aussi des insultes que vous me permettrez de ne pas rapporter.
00:32Le 11 octobre, deux jeunes gens de 16 ans sont interpellés, placés en garde à vue, puis relâchés.
00:39Avec un troisième adolescent de 15 ans, ils sont poursuivis pour leur implication dans cette agression.
00:45Ils n'ont pas encore été jugés et ils restent présumés innocents.
00:50La procédure est complexe pour les mineurs, aujourd'hui ils sont libres.
00:53Un seul est placé sous contrôle judiciaire, deux doivent rester à leur domicile entre 22h et 6h du matin.
01:02Ils seront jugés le 23 février devant le tribunal pour enfants.
01:06Voici donc deux jeunes gens, des jeunes gens, qui ont attenté à l'avis d'une policière.
01:11Je ne suis pas magistrat, mais quand j'entends quelqu'un dire « Tu es là ! », j'y
01:16vois une tentative de meurtre.
01:18Et ces jeunes gens sont dans la nature.
01:22Quel signal est envoyé aux policiers ?
01:24Il existe un permis de tuer les flics en France sans que celui qui professe des menaces soit mis en
01:32prison ?
01:33Quel signal est envoyé à ces jeunes voyous ?
01:36Ils ont tous les droits ?
01:38Je suis écoeuré, comme tant de Français, quand je constate dans des plaies à Éric Dupond-Moretti,
01:44l'indulgence, pour ne pas dire le laxisme, de certaines décisions judiciaires.
01:50Cette même justice qui met un ancien président de la République en prison
01:54et qui laisse libre un individu qui menace de tuer une policière.
01:58On me dira que ça n'a rien à voir.
02:00Il n'empêche, courser une policière, la rouer de coups, l'insulter ne t'envoie pas en France derrière les
02:09barreaux.
02:10Mais à part ça, comme dit Emmanuel Macron en septembre 2020,
02:13ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre ne passeront pas.
02:18Ceux qui s'en prennent aux policiers doivent être lourdement condamnés.
02:22C'est ce qu'on voit tous les jours.
02:24Il est 9h, Augustin donne adieu.
02:27L'heure des pros. Pascal Praud sur CNews et Europe 1.
02:39Bonjour Pascal, bonjour à tous.
02:41Deux personnes ont perdu la vie cette nuit à Porto Vecchio.
02:44Il s'agit d'un couple dont le véhicule s'est retrouvé piégé par les eaux.
02:47120 personnes ont dû être évacuées dans l'est de la Corse,
02:50en proie à un épisode pluviaux orageux depuis mercredi soir.
02:54Plusieurs axes routiers sont actuellement impraticables.
02:57Des hameaux se retrouvent isolés.
03:00575 000 personnes ont défilé dans plus de 193 cortèges,
03:05dont 65 000 dans la capitale au cours de la nouvelle journée de mobilisation hier.
03:09448 personnes ont été interpellées.
03:1153 membres des forces de l'ordre ont été blessés,
03:14selon un bilan du ministère de l'Intérieur.
03:16Les membres de l'ultra-gauche ont tenté de semer le trouble
03:19à l'arrivée du cortège parisien.
03:22Sébastien Lecornu qui convoque lundi une conférence sociale avec les syndicats
03:26et le patronat à Matignon.
03:27Les discussions porteront sur les salaires et le pouvoir d'achat
03:30pour tenter de trouver une issue à la colère sociale.
03:33Le gouvernement s'est montré ouvert ces derniers jours.
03:35Un coup de pouce du SMIC réclamé notamment par les syndicats.
03:39C'est le grand jour pour le nouveau TGV, le TGVM.
03:43Il réalise son premier trajet commercial entre Paris et Marseille.
03:46Il peut embarquer jusqu'à 740 voyageurs en consommant 20% d'énergie en moins.
03:51Il est composé de 97% de matériaux recyclables
03:55et il possède une voiture bar à deux étages.
03:59Et à l'étranger, Donald Trump a prédit cette nuit
04:01à un accord avec la Russie sur l'Ukraine
04:03qui pourrait englober même toute l'Europe.
04:06Ce sera un grand et magnifique accord
04:08et tout le monde sera ravi, a-t-il assuré.
04:10De nouveau pour parler de paix,
04:11doivent se dérouler les 10 et 11 novembre prochains
04:13à Abu Dhabi sous médiation américaine.
04:16Merci beaucoup.
04:17Eugénie Basty va nous rejoindre.
04:18Je pense qu'elle est dans la maison.
04:19On a été sur Europe 1 il y a une seconde.
04:21Rachel Kahn est avec nous.
04:22Georges Fenech, André Valigny et Jacques Serret.
04:25On va commencer par cette policière lynchée
04:28et ces jeunes qui sont remis en liberté.
04:30Ce qui est invraisemblable.
04:32Absolument invraisemblable.
04:33Mais ce qu'est la France d'aujourd'hui.
04:35C'est-à-dire que tentative de meurtre,
04:37une policière, roue de coups, tu es dehors,
04:39mais tu ne peux pas sortir de 22h à 6h du matin.
04:43C'est bien.
04:44Tu dois rester chez toi.
04:45La justice, paraît-il, et M. Dupond-Moretti
04:48nous expliquera qu'en France,
04:50les juges font le boulot.
04:52Bonjour Eugénie Basty.
04:53Bonjour cher Pascal.
04:54C'est invraisemblable
04:55et je vous propose de voir le sujet de Corentin.
04:57Allons-en.
05:01C'était le 1er octobre dernier.
05:06En marge d'un blocage lycéen à Paris,
05:09trois personnes ont été interpellées
05:11pour avoir insulté, poursuivi
05:13et appelé au meurtre d'une policière.
05:16Pour l'ensemble de ces faits,
05:17la Cour d'appel de Paris a finalement ordonné
05:20le placement sous contrôle judiciaire
05:22de l'un des trois individus responsables
05:24d'avoir porté les coups
05:26conformément à la réquisition du parquet.
05:29Une mesure assortie d'une interdiction de manifester,
05:32d'une obligation de scolarité,
05:34d'une interdiction de paraître sur la voie publique
05:36entre 20h et 7h du matin
05:38et une interdiction de contact avec les co-auteurs.
05:41Les trois protagonistes ont tous reçu
05:43une mesure éducative judiciaire provisoire
05:45et seront suivis dans l'attente du procès.
05:48Une décision symboliquement difficile à accepter
05:51pour les policiers.
05:52Les messages ne sont pas bons à tous les niveaux
05:54et je ne suis pas persuadé,
05:56un, que ça interrompe le parcours de délinquance
05:59et deux, que ça n'en fasse pas des récidivistes
06:01parce que se passera-t-il
06:03s'ils commettent de nouvelles infractions
06:05pendant cette période jusqu'à février 2027.
06:08Les trois suspects sont libres,
06:10ils comparaîtront devant le tribunal des enfants
06:12le 23 février prochain.
06:16Célia, Judas, vous avez donc des jeunes gens
06:19qui appellent au meurtre d'une policière
06:22qui sont dans la nature.
06:24Donc des jeunes gens qui doivent être
06:25d'une extrême dangereusité pour la société.
06:28Ils sont dehors.
06:30Ils sont dehors.
06:31Alors moi, je vous assure,
06:32en fait on ne va pas être en colère tous les matins.
06:34Mais c'est insupportable.
06:36Pardonnez-moi, c'est insupportable.
06:38Si ces jeunes gens tuent quelqu'un demain,
06:42le juge qui prend cette décision...
06:43Ça a passé, hein ?
06:46Est-ce que ce que je dis...
06:47Dans la mort des gasses.
06:48Est-ce que ce que je dis...
06:50Est-ce que ce que je dis est hors de sens ?
06:53Est-ce que...
06:54Je l'assure, souvent je me dis...
06:55C'est moi qui...
06:57Parfois on s'interroge,
06:58mais c'est moi qui...
07:00C'est moi qui ne vais pas bien
07:01ou c'est la société ?
07:02Non, non, non, non.
07:03D'abord il faut arrêter de parler
07:04du juge des enfants.
07:06Et des enfants.
07:06Ce ne sont plus des enfants.
07:08Moi je préférais, à un autre terme,
07:10que, vous savez, des jeunes,
07:11comme vous dites,
07:11des jeunes qui lynchent une policière,
07:13qui mettent le feu à une école
07:15ou à une mairie,
07:15on ne peut plus les appeler des enfants.
07:17Donc ce sont des délinquants mineurs.
07:20Ce sont des mineurs délinquants.
07:21Il faudrait changer déjà l'appellation.
07:23Symboliquement.
07:24Mais on paye quoi ?
07:26On paye le résultat d'une loi
07:27qui a été votée par Mme Belloubet
07:30et mise en application
07:32par M. Dupont-Moretti.
07:33Cette loi, elle a inventé,
07:35ça n'existait pas,
07:36elle a inventé
07:37la séjour du procès pénal
07:39pour les mineurs.
07:39On ne condamne plus
07:41le jour de l'audience.
07:42On déclare simplement
07:43la culpabilité.
07:44Et on verra plus tard,
07:45au calendre grec,
07:456 mois, 9 mois,
07:47quelle est la sanction
07:47qui sera prononcée.
07:49Donc ils ont été libérés.
07:50C'est la loi qui le veut.
07:51Et là, de ce que vous dites,
07:52moi je protège la société,
07:53enfin ces jeunes gens
07:54sont très dangereux.
07:55Ils auraient dû être placés
07:56en détention provisoire.
07:58Ils sont très dangereux.
07:58C'est ce qu'a demandé le parquet.
07:59Ils sont très dangereux.
08:00Mais les juges n'ont pas suivi.
08:01Ils sont très dangereux.
08:03Vous avez potentiellement
08:04des meurtriers qui sont dehors.
08:06Et leur faire prendre conscience.
08:07Ils le disent,
08:07tu es là.
08:08C'est pas moi qui le dis.
08:09Tu es là.
08:10Ils auraient pu être placés
08:11dans un centre éducatif fermé,
08:13d'unité judiciaire.
08:14Eugénie Bastille.
08:14Moi ce qui me consterne,
08:16c'est que j'entends
08:16beaucoup de voix,
08:17notamment des grandes voix
08:17de gauche, morale,
08:19qui disent que nous sommes,
08:20que le macronisme
08:21est en train de basculer
08:22dans un régime autoritaire,
08:24qui a un danger
08:25sur les libertés individuelles.
08:26Moi ce que je vois,
08:27c'est un pays, au contraire,
08:27où l'État est impuissant.
08:29Je ne vois pas du tout
08:30un régime autoritaire.
08:31Je vois au contraire.
08:31Est-ce que dans un régime autoritaire,
08:33il y a deux fois plus
08:33de policiers blessés
08:34que de manifestants ?
08:35Est-ce que c'est le signe
08:37d'un régime autoritaire ?
08:39Moi, ce que nous donne
08:40à voir cette séquence,
08:41c'est un État désarmé,
08:42impuissant,
08:43plutôt qu'un État autoritaire
08:44qui suspend
08:45les libertés individuelles.
08:46Et je crois qu'il y a une lecture
08:47absolument fausse
08:48de ce qui est en train
08:49de se passer
08:49par une partie
08:50de la gauche morale.
08:52Écoutez Reda Belac,
08:53qui était avec nous
08:53sur Europe 1 hier.
08:56Le problème,
08:56c'est qu'aujourd'hui,
08:58le 17 octobre,
08:59c'est le cumul
08:59en fait de...
09:01à mon sens,
09:02trop de gentillesse.
09:03Trop, trop, trop de gentillesse.
09:05En fait,
09:05vous avez été trop gentil
09:06avec ces gens-là.
09:07Aujourd'hui, en France,
09:08vous faites ce que vous voulez.
09:09Vous voulez bloquer un lycée ?
09:10Vous avez 14 ans,
09:11vous avez tous les droits
09:12de bloquer un lycée.
09:1315 ans, 16 ans,
09:13peu importe.
09:14C'est pas grave.
09:15Aujourd'hui,
09:15j'ai encore vu ce matin
09:16des parents,
09:17et encore hier,
09:18des parents qui faisaient
09:18des chaînes humaines
09:19pour nous empêcher
09:20de faire notre travail.
09:21Comme si on allait
09:22sauter sur leurs enfants.
09:24Mais débrouillez-vous en fait.
09:25Éduquez vos enfants.
09:26Par contre,
09:26n'allez pas pleurer
09:27parce que c'est ce qui se passe.
09:28Là, on voit
09:29les députés d'Elefi
09:30qui envahissent
09:31les commissariats
09:32de l'Île-de-France
09:33pour aller vérifier
09:35comment vont
09:36les gardes à vue.
09:36Par contre,
09:37je vois pas beaucoup
09:37de politiques.
09:39Peut-être deux,
09:40je crois que c'est...
09:40Alors, je fais pas de politique,
09:41mais je sais qu'il y a
09:42M. Rétailleau,
09:43je crois qu'il a visité
09:43un commissariat,
09:44et M. Bardella.
09:45Mais j'ai pas vu
09:46beaucoup de politiques
09:47aller visiter
09:47les collègues.
09:49Alors, écoutez
09:50où ça commence finalement.
09:51Hier, j'ai montré
09:52une séquence,
09:53c'était pendant
09:54les manifestations,
09:55où vous avez
09:56des jeunes gens
09:57qui crient
09:58« ACAB ».
09:59Ce sont des lycéens.
10:00Voyez cette séquence
10:01et écoutez,
10:02bien sûr,
10:03cette séquence.
10:27La faiblesse de l'État,
10:28elle commence là.
10:29C'est une infraction
10:30qui est réprimée
10:31par l'article 433.5
10:33du Code pénal.
10:34de crier « ACAB ».
10:37La police,
10:38c'est tous des bâtards.
10:39La définition,
10:39elle est simple.
10:40S'il s'agit de paroles,
10:41gestes, menaces,
10:41écrits ou images
10:42non rendues publiques
10:43adressées à un agent
10:44dans l'exercice
10:45ou à l'occasion
10:46de ses fonctions
10:47et de nature
10:47apportée atteinte
10:48à sa dignité
10:49ou au respect
10:50dû à sa fonction.
10:51Étant des personnes
10:52dépositeurs
10:53de l'autorité publique,
10:54les policiers bénéficient
10:55de la protection
10:55renforcée de cet article.
10:57Les sanctions,
10:58les peines encourues,
10:58c'est un an de prison
10:59et 15 000 euros d'amende.
11:00Ces jeunes gens,
11:01je les mets tous
11:01en garde à vue
11:03et je convoque les parents.
11:05Personne n'ira
11:06les poursuivre.
11:07Personne n'en trouve
11:07ça normal.
11:09C'est-à-dire qu'on s'habitue.
11:10C'est-à-dire que
11:11ces jeunes gens
11:11disent « oui,
11:12ça a toujours existé,
11:13ils sont jeunes ».
11:14C'est un continuum.
11:15Ça commence comme ça,
11:17ça finit,
11:17on tue le policier.
11:19Donc l'état
11:20faiblesse,
11:21incroyable,
11:21c'est l'exact contraire
11:22et je suis complètement d'accord
11:23avec le déni.
11:24Ça fait plusieurs décennies
11:24qu'on ne poursuit plus
11:24les injures
11:25à l'égard des forces de l'ordre.
11:27Plusieurs décennies.
11:31Ça fait de la procédure
11:32qui est chronophage
11:33et ça n'est pas sanctionné.
11:34Georges Fenech,
11:35on arrive sur une société
11:36où il faut 200 000 places
11:37de prison
11:38et tolérance zéro
11:39pour tout le monde.
11:40Ça vous va ?
11:41200 000 places de prison,
11:43ces jeunes
11:45qui font ça,
11:46garde à vue,
11:47je ne sais pas s'il faut
11:48les mettre en prison,
11:49garde à vue,
11:50peine.
11:51500 euros,
11:521000 euros,
11:522000 euros.
11:53Vous irez à l'école nationale
11:54de la magistrature
11:54pour leur expliquer.
11:55Mais autrement,
11:56on n'en sort pas.
11:56Allez-y,
11:57allez former les auditeurs de justice.
11:58On a tellement attendu
12:00dans tous les domaines
12:01qu'il faut aujourd'hui
12:01des mesures radicales.
12:03Ce que je dis,
12:04qui contestera ça ?
12:05Qui contestera
12:06que ces jeunes gens
12:07ne peuvent pas laisser leur...
12:08La justice.
12:09Mais il faut changer la justice.
12:10Il faut changer les lois.
12:12Ou alors,
12:13on considère...
12:13Les lois existent,
12:14vous l'avez rappelé.
12:15Elle n'est pas appliquée.
12:17Je le répète,
12:18ce n'est pas moi.
12:18Là aussi,
12:19je prends un témoin
12:19les uns et les autres.
12:20Ce que je dis,
12:21c'est hors de propos,
12:23André Valigny,
12:24ce que je dis ?
12:26Alors,
12:26sur les voyous
12:28qui ont attaqué
12:29la policière,
12:29il faut évidemment
12:30qu'ils soient sanctionnés.
12:31Je suis aussi surpris,
12:32enfin,
12:32pas surpris
12:33parce que c'est la loi,
12:34mais il s'avère
12:35que cette loi Belloubet
12:36n'est pas une bonne loi.
12:37Au début,
12:37j'ai plutôt été intéressé
12:39par cette proposition,
12:40mais en fait,
12:40la césure du procès pénal,
12:42ce n'est pas une bonne chose.
12:42Il faut que la sanction
12:43tombe rapidement
12:45après le délit
12:46ou la tentative de meurtre
12:48qui est plus qu'un délit d'ailleurs.
12:50Donc,
12:50il faut qu'ils soient sanctionnés
12:51très durement.
12:52Je pense qu'il faut
12:53les extraire de la société,
12:55les mettre
12:55dans un établissement
12:56pour mineurs,
12:58leur apprendre
12:58les règles,
12:59le respect des institutions
13:00et si possible,
13:02si possible,
13:02les intégrer
13:03sur le marché du travail.
13:04Donc,
13:04c'est vérité maximale
13:05pour ceux
13:06qui ont attaqué
13:07la policière,
13:07qui ont essayé
13:08de la lyncher.
13:10Sur ACAB,
13:11c'est une injure,
13:11c'est vrai que ça n'est plus
13:12poursuivi depuis longtemps,
13:14c'est une injure
13:14qui rappelle
13:15ce que disaient
13:15les étudiants en 68,
13:17CRSS.
13:17C'était la même chose.
13:19Il y a toujours eu
13:19des poignées...
13:20Comment ?
13:21C'était déjà honteux.
13:21Oui, oui,
13:22c'était ridicule,
13:23surtout les CRS,
13:23ce n'était pas des SS.
13:25Donc,
13:25il y a toujours eu
13:25des poignées
13:26d'étudiants
13:27très très remontés,
13:28très excités,
13:29très énervés
13:30qui détestent la police.
13:31Est-ce qu'il faut poursuivre,
13:32et Georges a raison,
13:33ce serait une complication
13:35procédurale énorme,
13:36poursuivre tous ceux
13:36qui ont crié
13:37policiers ACAB,
13:38ça risque de prendre
13:39beaucoup de temps.
13:40Oui, bien sûr.
13:41Mais ce n'est pas le sujet.
13:42Ben si,
13:43c'est un peu le sujet,
13:43les policiers...
13:44Vous bottez en touche,
13:45en fait.
13:46Non, je ne botte pas en touche.
13:47Si, vous bottez en touche,
13:48parce que vous dites
13:48qu'il ne faut pas les poursuivre
13:49pour des raisons d'intendance.
13:51Donc, moi,
13:51je suis sur le fond.
13:52Et vous ne vous prononcez pas
13:54sur le fond.
13:55Si, sur le fond,
13:55je dis que c'est lamentable.
13:57Les policiers,
13:58ils ne sont pas des bâtards.
13:59Est-ce qu'il faut les poursuivre ?
14:00Est-ce qu'il faut les poursuivre ?
14:01Oui, les rappeler à l'ordre, oui.
14:03Oui, on est d'accord.
14:04On est d'accord.
14:05Ah bon, ben alors...
14:06Arrêtez de me faire passer
14:07pour un laxisme,
14:08je ne suis pas...
14:09Mais écoutez,
14:10il faut vous...
14:10Je vous demande votre position.
14:13Vous dites la même chose, en fait.
14:14Vous dites la même chose.
14:15Il faut donc les rappeler à l'ordre.
14:16Oui.
14:17D'accord.
14:17Donc, il faut qu'ils passent
14:18en garde à vue.
14:19Oui.
14:20Ben, on est d'accord.
14:21On est d'accord.
14:23Hier, vous avez aussi
14:25un mannequin à l'effigie
14:26d'un CRS
14:26qui a été brûlé
14:27avec justement
14:28l'écution SS, CRS, SS.
14:31Et tout ça, évidemment,
14:32cette haine aura des conséquences.
14:34Bien sûr.
14:34Je rappelle quand même
14:35qu'on fait un procès
14:36depuis deux semaines
14:37sur les gens
14:38qui parlent d'immigration
14:39à la télévision
14:39en disant que c'est eux
14:40qui ont provoqué
14:41le meurtre de Trappes.
14:43En disant finalement
14:44le moindre propos
14:46sur l'immigration
14:47armerait le bras
14:49du terroriste de Trappes.
14:50Or là, on a des personnes
14:52qui appellent à la haine
14:53mais directement,
14:53qui appellent à tuer
14:54des policiers directement
14:55et il n'y aurait aucun lien
14:56entre ça
14:57et la violence
14:58à l'égard des forces de l'ordre.
14:59Je rappelle quand même
15:00que ces dix dernières années,
15:03il y a eu plus d'une dizaine
15:04de policiers
15:04qui ont été assassinés
15:05par des terroristes
15:07en France
15:07sans compter ceux
15:08qui ont été tués
15:09dans le cadre
15:09du trafic de drogue.
15:10Donc voilà,
15:12ces slogans
15:13arment aussi
15:13une violence réelle
15:15à l'égard de la police.
15:16Pardon, il y a autre chose aussi,
15:18excusez-moi,
15:18on a effectivement
15:19les mineurs délinquants
15:21qui ont tenté
15:23véritablement
15:24de tuer cette policière
15:25et puis il y a aussi
15:26tout ce qui s'est passé
15:27sur les réseaux sociaux.
15:29C'est que cette vidéo
15:30où on voit des ricanements
15:31avec des petits emojis
15:33justement
15:33de cette violence-là
15:34qui monétisent
15:36la violence.
15:36La personne
15:37qui a filmé
15:38et qui a posté
15:39sur les réseaux sociaux
15:39en ricanant
15:40sur ce fait-là,
15:42c'est un fait
15:42de violences extrêmes.
15:44Lui, il n'a rien du tout.
15:45Il n'a même pas eu
15:46de confiance judiciaire.
15:47Mais c'est pour ça
15:48qu'il faut aujourd'hui
15:49remettre de l'autorité,
15:51de l'ordre dans ce pays.
15:52Ou alors ça continuera
15:53et ça sera de pire en pire.
15:55Écoutez ce que disait
15:55Emmanuel Macron en 2020.
15:58C'est pour cela
15:59qu'en République,
16:00les policiers,
16:01les gendarmes,
16:02les magistrats,
16:04les maires,
16:04ceux qui s'en prennent
16:05à eux
16:06doivent être
16:08lourdement condamnés.
16:09Ceux qui s'en prennent
16:10aux forces de l'ordre
16:12aux élus
16:13ne passeront pas.
16:15S'ils passent justement,
16:16ils passent même
16:17de plus en plus.
16:17Écoutez ce que disait
16:18Emmanuel Macron en 2017.
16:21Il faut arrêter d'opposer
16:23la police et la justice.
16:25Il faut arrêter
16:25dans notre pays
16:26de dire que si ça ne va pas,
16:28c'est parce que
16:29la justice est laxiste.
16:30C'était en 2017,
16:31c'est l'heure du Milan,
16:32M. Macron.
16:33Écoutez ce que dit maintenant
16:34M. Dupond-Moretti,
16:35c'était en septembre dernier.
16:37La surpopulation carcérale
16:39est l'autre
16:42époustouflante démonstration
16:43de ce que la justice
16:44n'est pas laxiste.
16:45Et alors à partir
16:45de ce mensonge,
16:47de ce mensonge originel,
16:49l'extrême droite
16:51en crée un autre
16:52qui consiste à dire
16:53que c'est
16:54parce que la justice
16:56est laxiste
16:57qu'il y a davantage
16:58de délinquance.
16:59Eh oui !
17:00Eh oui, M. Dupond-Moretti.
17:02Et puis l'argument
17:03qui est d'une stupidité grave
17:05de dire que
17:05comme il y a surpopulation,
17:07c'est-à-dire que la justice
17:07n'est pas laxiste.
17:08Pas du tout.
17:08Vous permettez que je vous réponde ?
17:09Non mais ça n'a rien à voir.
17:10En un mot.
17:10S'il y a de plus en plus
17:11de violences...
17:12En un mot.
17:12C'est le mot qui est mal...
17:13Encore une fois,
17:14c'est l'antique.
17:15Il n'y a pas de surpopulation
17:18carcérale en France.
17:20Quand on dit surpopulation,
17:21ça veut dire
17:22qu'il y a trop de détenus.
17:23Non.
17:23Il y a un sous-équipement
17:26immobilier pénitentiaire.
17:26Il manque des places de prison.
17:28Vous ne dites pas
17:29à l'hôpital,
17:30il y a une surpopulation médicale.
17:32Vous dites
17:32qu'il manque des lits d'hôpitaux.
17:33Pour la prison,
17:34c'est pareil.
17:35Donc le fait
17:36de dire qu'il y a trop de détenus,
17:38c'est faux.
17:38Et quand vous regardez
17:39la moyenne européenne,
17:40la France se situe
17:41dans la moyenne
17:42par 100 000 habitants
17:43en nombre de détenus.
17:44Donc tout ça
17:44est faussement expliqué.
17:46On parle souvent...
17:48On montre la réalité.
17:50Moi, je n'invente pas
17:51ce qui s'est passé.
17:52Je n'invente pas
17:53un flic qu'on veut tuer
17:54qui est dehors.
17:56la personne qui a voulu
17:56la tuer est dehors.
17:57Je ne l'invente pas.
17:58Nous ne l'inventons pas.
17:59Ce n'est pas de la surpopulation.
18:00Donc M. Dupond-Morati
18:01qui réfléchit.
18:02Il a le droit
18:02de changer aussi d'avis,
18:03M. Dupond-Morati.
18:04Peut-être qu'un jour
18:05il va se réveiller,
18:06il va dire
18:06finalement,
18:07ils ont raison.
18:08Finalement,
18:10je suis un peu naïf.
18:12C'est bientôt d'où elle,
18:13mais bon.
18:14Finalement,
18:14ce n'est pas faux.
18:15Ce n'est pas faux.
18:16Mais s'il venait
18:17un matin,
18:18on pourrait échanger
18:19avec...
18:19Je n'avais plus.
18:20Non,
18:20il vend son petit bouquin.
18:22La puissance du déni,
18:23c'est quand même...
18:24Le déni,
18:25mais il est...
18:26On se demande encore
18:27en 2026
18:28comment on peut en être là.
18:29Mais le déni...
18:30Quand vous voyez
18:30ce qui a suscité
18:31la sortie d'Edouard Philippe
18:32sur les...
18:33On va en parler tout à l'heure.
18:34Mais utilisez
18:34tous les sous-titres d'avance.
18:37Bon,
18:37là vous parliez...
18:38Pascal,
18:38oui,
18:39je ne sais pas
18:40qui...
18:40André Valigny.
18:41Je ne sais pas qui,
18:42même Dupond-Moretti,
18:43pourrait ne pas être
18:45choqué,
18:46scandalisé
18:47par les images
18:48de la policière
18:48qui se fait lâcher.
18:50Je ne connais personne.
18:52C'est la non-peine,
18:53c'est la non-condamnation.
18:54Le juge,
18:54manifestement,
18:55il n'est pas choqué.
18:56Pardonnez-moi
18:56de vous dire comme ça.
18:57Alors attendons
18:58la peine définitive
18:59parce qu'on verra.
19:01Mais cher André,
19:03ces gens,
19:04au-delà de la peine définitive,
19:05je vous le répète,
19:06ils sont d'une
19:08dangérosité
19:09extrême.
19:09Parce qu'ils sont dehors.
19:11Extrême.
19:12C'est-à-dire que vous avez
19:13la justice française
19:14qui laisse dehors
19:15des gens qui veulent
19:16tuer des flics.
19:19Donc,
19:19attendons la peine
19:20mais c'est déjà là.
19:23Donc,
19:24effectivement,
19:24c'est une justice
19:25qui ne prend pas la mesure,
19:26on va le dire comme ça.
19:27Surtout pour les policiers.
19:29Julia Ferrande,
19:30voyez le sujet
19:31et c'est effectivement,
19:33il y a une enquête
19:34qui a été déclenchée
19:35par Laurent Nunez
19:36avec ces images
19:37que vous allez voir
19:38puisque c'est
19:38l'effigie,
19:39le mannequin
19:40d'un policier
19:41qui était brûlé
19:41en place publique.
19:43Voyez ce sujet.
19:46Une image
19:47choc,
19:48celle d'un mannequin
19:49à l'effigie
19:50d'un CRS
19:51mis à feu
19:52et brûlé
19:53en fin de cortège
19:53à Strasbourg
19:54ce jeudi.
19:55Une scène
19:56à peine croyable
19:57où des manifestants
19:59dont certains
19:59scandent des slogans
20:00anti-police
20:01se mettent
20:02à tourner autour
20:03et à applaudir
20:04l'embrasement
20:05du mannequin.
20:06Une haine
20:06assumée
20:07contre les forces
20:08de l'ordre
20:08qui indigne
20:09le syndicat
20:10Alliance Police Nationale.
20:11A ce stade
20:12on a un sentiment
20:13d'écœurement
20:16lorsqu'on voit
20:17cette vidéo
20:17pour avoir été présent
20:19sur le terrain
20:20auprès de mes collègues
20:22et d'avoir pu voir
20:23ce spectacle
20:25lamentable
20:25c'est choquant
20:29choquant pourquoi ?
20:30Parce que c'est
20:30l'institution police
20:31qui est salie.
20:33Cette représentation
20:35d'un CRS
20:35aurait été conçue
20:37par les élèves
20:37de la haute école
20:38d'art de la ville
20:39avec l'inscription
20:41CRS-SS
20:42à la demande
20:43du ministre
20:43de l'Intérieur
20:44qui condamne
20:45fermement cet acte
20:46le préfet
20:46Dubarin
20:47a saisi la justice
20:48en vertu
20:49de l'article 40
20:51du code
20:51de procédure pénale.
20:53Là encore
20:54s'il y avait
20:55une justice
20:56qui marche
20:56ou des enquêteurs
20:57qui vont
20:58sans doute enquêter
20:59tous ces jeunes gens
21:00qui ont
21:02élaboré
21:03ce mannequin
21:03garde à vue
21:04garde à vue
21:06et puis après
21:07on
21:07sanction pénale
21:10ça s'est passé
21:10dans une école
21:11mais en fait
21:12on est à un niveau
21:13de laxisme
21:14total
21:15et partout
21:17contrairement
21:17partout
21:18personne ne réagit
21:20parce que
21:21Nunes a déclenché
21:22une enquête
21:22la semaine dernière
21:23c'était Emmanuel Macron
21:24qui a eu
21:24la tête d'Emmanuel Macron
21:26en piñata
21:27mais il faut aller
21:28les chercher
21:29ces jeunes gens
21:30c'est pour ça
21:31qu'il faut construire
21:31aujourd'hui
21:32on est à un niveau
21:33de violence tel
21:33qu'il faut construire
21:34j'ai dit 200 000
21:36je n'en sais rien
21:37mais il faut les construire
21:38il faut demander
21:38à M. Bukele
21:39les plans de ces prisons
21:40dire comment ça se passe
21:41ici en France
21:42et puis on va les chercher
21:43tous ces jeunes gens
21:44et puis on les met
21:45on les met 8 jours
21:4615 jours
21:473 semaines
21:47tous ces jeunes gens
21:48c'est proposé d'ailleurs
21:50pour venir
21:52écoutez franchement
21:53en fait
21:54c'est chaque jour
21:55pire
21:57chaque jour
21:57c'est pire
21:58et ce n'est que le début
21:59ils ont ressorti
22:00le slogan
22:00CRSSS
22:01devant ce lycée
22:02et ce n'est que le début
22:05la France
22:05contre la peine de mort
22:06enfin le pays
22:08quand même
22:08qui a milité
22:09justement
22:10pour abolir
22:11la peine de mort
22:12et là
22:12on a la mise en scène
22:13d'une exécution
22:14symbolique
22:15sur la place publique
22:16quand même
22:16on a l'impression
22:17d'une forme
22:18de décivilisation
22:19quand on voit
22:20les scènes de pillage
22:21ces mannequins brûlés
22:22on a l'impression
22:23d'un retour au Moyen-Âge
22:24et encore
22:24ce n'est pas gentil
22:25pour le Moyen-Âge
22:25parce que le Moyen-Âge
22:26a des aspects positifs
22:27là je ne vois pas trop
22:27l'aspect positif
22:28mais il y a un côté
22:30effectivement
22:30de régression
22:32civilisationnelle
22:32avec cette espèce
22:33de pulsion
22:33là on danse
22:34autour d'un mannequin
22:34en feu
22:36où est la civilisation
22:37enfin
22:38j'ai l'impression
22:39d'une régression
22:40Eugénie
22:41nous récoltons
22:42nous récoltons
22:44ce que nous avons semé
22:45nous récoltons
22:46ce que nous avons semé
22:48et ce n'est pas terminé
22:49ce n'est que le début
22:50je vous le dis
22:51chaque matin
22:52c'est de pire en pire
22:54écoutez Reda Bellage
22:59Reda Bellage
23:00est-ce qu'on peut l'écouter
23:02Reda Bellage
23:03qui était hier
23:03avec nous
23:04sur l'antenne d'Europe 1
23:06et de CNews
23:07et vous allez pouvoir
23:07l'entendre sur ce sujet
23:08et notamment
23:09sur ces jeunes gens
23:10qu'il faudrait peut-être
23:12est-ce qu'on l'a
23:13Lucas
23:14plus utile
23:14mais oui en fait
23:15ils font preuve
23:16d'une résilience
23:16que c'est incroyable
23:18vous savez
23:18samedi dernier
23:21la préfecture
23:21elle arrive à
23:22la préfecture de police
23:23elle arrive à un limite
23:23une limite de solliciter
23:25les collègues
23:25c'est-à-dire qu'il y a
23:26quand même un règlement
23:27on ne peut pas les solliciter
23:28tout le temps
23:28du coup elle a fait
23:29un appel au volontariat
23:31et il y a eu
23:31des milliers de volontaires
23:32et ça je trouve ça beau
23:33malgré le fait que
23:34c'est-à-dire que ce sont
23:35des gens qui viennent
23:36de la vie
23:36non non non
23:37c'est des policiers
23:38c'est-à-dire qu'ils viennent
23:39sur leurs jours de repos
23:40plutôt que de rester
23:41avec leurs enfants
23:41leurs familles
23:42qui s'inquiètent pour eux
23:43il y a combien de policiers
23:44en France ?
23:45il y en a
23:46policiers et gendarmes
23:46250 000
23:48voilà
23:48donc nous on est
23:49un peu plus de 100 000
23:50vous trouvez qu'il en faudrait
23:52davantage aujourd'hui ?
23:53en fait j'espère
23:55que les gens ont compris
23:56que depuis le 17 octobre
23:57je sais
23:58j'étais assez nous avant
23:59je l'ai dit
24:00donc je vais quand même
24:01le répéter
24:01j'espère que les gens
24:02ont pris conscience
24:03qu'on n'est pas assez
24:05parce qu'en fait
24:05on est arrivé à un niveau
24:07où tout le monde
24:08se permet tout
24:09je suis un peu dur
24:09excusez-moi
24:10mais je suis un peu fatigué
24:11tout le monde se permet tout
24:12tout le monde se permet
24:13de venir cagouler
24:14sur une manif
24:14alors que c'est interdit
24:15tout le monde se permet
24:17de crier à cab
24:17alors que c'est un outrage
24:19tout le monde se permet
24:20de dire que tout le monde
24:21déteste la police
24:22pour moi c'est un appel
24:23à la haine
24:24et en fait nous
24:25on fait rien
24:25parce qu'on nous demande
24:26de rien faire
24:26donc là on arrive
24:28à un niveau
24:28où on est là
24:29pour
24:31pour minimiser
24:33le pire
24:34et à un moment
24:35si vous voulez minimiser
24:36le pire
24:36quand vous êtes face à
24:37comme on l'a vu
24:38le 17
24:39le 31
24:41aujourd'hui
24:41dans certains cas
24:42et bien à un moment
24:44où devant des lycéens
24:44où on nous demande
24:45de ne pas être répressif
24:46et bien à un moment
24:48il faut du nombre
24:48en fait
24:49pour dissuader
24:50c'est tout
24:51donc voilà
24:51et on a l'impression
24:53dans mon boucle
24:54de dire toujours
24:54les mêmes choses
24:55donc on va parler
24:56des manifestations d'hier
24:57il y a eu beaucoup
24:58d'incidents
24:58beaucoup
24:59et il y a eu aussi
25:00des cortèges
25:01qui ont pu défiler
25:03paisiblement
25:04c'est la moindre des choses
25:05mais ce qui me frappe
25:07dans toute la tonalité
25:08de la presse française
25:09c'est qu'il y a une volonté
25:11d'aller au-delà
25:13de dire
25:13c'était festif
25:14c'était formidable
25:15ça s'est bien passé
25:16ben non
25:16ben non
25:17je suis désolé de le dire
25:19et là il y a une mise en place
25:21de la société médiatique
25:22qui rencontre
25:24ce qui s'est passé hier
25:25qui ne veut pas voir
25:26comme toujours
25:27ce qui s'est passé
25:28parce qu'il y a eu
25:29énormément d'incidents
25:30et on va aller voir
25:31ces incidents
25:32mais c'est comme ça
25:33il est 9h23
25:34nous marquons une pause
25:35à tout de suite
25:38Europe 1 et CNews
25:41L'art des pros
25:42Pascal Praud
25:43Lucas Buzuti
25:44il me dit qu'il y a
25:45des policiers
25:46qui sont devant
25:47le lycée Hélène Boucher
25:49à Paris
25:50qu'il est manifestement
25:52les cours sont annulés
25:53alors bon
25:54il n'y a pas matière
25:55à aller plus en avant
25:57sur cette information
25:59simplement
26:00ces policiers
26:01devant les lycées
26:02il va falloir peut-être
26:04s'habituer
26:04à ce genre
26:06d'image
26:07ces prochaines années
26:08et qui peuvent
26:10effectivement
26:11devenir le lot commun
26:12et c'est
26:13pas une image
26:14de la France
26:15qu'on a envie d'avoir
26:15alors les manifs d'hier
26:17quelques images
26:18d'abord
26:19que je voulais vous montrer
26:21parce que
26:22tout ne s'est pas
26:23bien passé
26:24comme je le lis
26:24avec cette volonté
26:26je le répète
26:26en tout cas moi
26:27je l'ai interprété comme ça
26:28c'est subjectif
26:29bien sûr
26:29mais j'ai interprété
26:30ce matin
26:31j'ai lu le parisien
26:32j'ai eu la presse
26:33une volonté
26:34de dire
26:35c'était formidable
26:36c'était bon enfant
26:37vous avez eu ce sentiment
26:38aussi en lisant la presse
26:39ou il n'y a que moi
26:41qui ai ce sentiment
26:41non mais de toute façon
26:42on s'habitue maintenant
26:43quand il n'y a pas de pillage
26:45ni de casse monumentale
26:47on s'habitue à dire
26:47c'est bon enfant
26:48notre critère de tolérance
26:50c'est ça
26:52il y a eu
26:53quelques incidents en barge
26:54est-ce qu'on peut voir
26:55les premières images
26:57de ce qui s'est passé
27:01bien sûr
27:03si vous ne montrez que ça
27:03ben oui
27:04mais ça existe
27:12donc vous voyez
27:13ces images à Lyon
27:15alors bon
27:15ça évidemment
27:16c'est un rassemblement
27:17qui est plus paisible
27:18et bien évidemment
27:19de la même manière
27:20voilà quelque chose
27:21qui est plus paisible
27:23dans les cortèges
27:24c'est entendu
27:26mais
27:27et puis là
27:28manifestement
27:28aussi
27:29bon
27:29là en revanche
27:30cette image
27:33elle nous interroge
27:34davantage
27:35parce que
27:37les policiers
27:38n'ont pas
27:39je le répète
27:39en permanence
27:41à subir ça
27:42c'est à dire que
27:43quand le pape vient
27:44en France
27:45ben il n'y a pas
27:46un feu en fait
27:47il n'y a pas un feu
27:49et puis quand l'autre jour
27:50vous avez un million et demi
27:51de personnes
27:51pareil à Saint-Malo
27:53ben il n'y a pas un problème
27:53il n'y a pas un problème
27:55donc là pourquoi il y en a
27:56et c'est intolérable
27:58alors voyez le sujet
27:59de Fanny Boss
28:02partout en France
28:04les manifestations
28:05ont une nouvelle fois
28:06été marquées
28:06par de nombreux
28:07débordements
28:09au total
28:10575 000 personnes
28:12ont manifesté
28:13dans l'hexagone
28:13dont 65 000 à Paris
28:15193 actions
28:17ont été recensées
28:18une mobilisation
28:19plus importante
28:20que celle du 17 octobre
28:21qui avait rassemblé
28:22550 000 manifestants
28:24dans plusieurs villes
28:26de province
28:26des cortèges
28:27ont rapidement dégénéré
28:28à Rennes
28:29Marseille
28:30Nantes
28:30ou encore Lyon
28:31des groupes radicaux
28:32ont affronté
28:33les forces de l'ordre
28:34à coups de projectiles
28:35et de mortiers
28:37à Toulouse
28:38des incidents
28:38qualifiés
28:39d'extrêmement violents
28:40ont éclaté
28:41après un désaccord
28:42sur le parcours
28:43de la manifestation
28:46des violences
28:47également
28:48aux abords
28:48des établissements
28:49scolaires
28:49à Orléans
28:50Arpajon
28:51ou encore Ingres
28:52plusieurs personnels
28:53de l'éducation nationale
28:54ont été blessés
28:55par des tirs de mortiers
28:56le bilan provisoire
28:58fait état
28:58de 448 interpellations
29:0053 membres
29:02des forces de l'ordre
29:02ont été blessés
29:03et 86 interventions
29:05pour incendies
29:06ont été recensées
29:08face à ces violences
29:09le ministre
29:09de l'intérieur
29:10Laurent Nouniez
29:11a salué
29:11l'engagement
29:12des forces de sécurité
29:14estimant qu'elles avaient
29:15permis de garantir
29:16la liberté
29:17de manifester
29:17dans la sérénité
29:18et la sécurité
29:20bon et c'est dans
29:21les cortèges
29:22c'est pas après
29:22il y a 53 blessés
29:24alors après
29:24il y a eu des débordements
29:25à la fin des manifs
29:26ça ça arrive régulièrement
29:27et c'est dans les cortèges
29:28donc le terme
29:29de bon enfant
29:30moi je le récuse
29:30je me dis
29:31moi je récuse
29:32hier c'était pas
29:33bon enfant du tout
29:33c'est une grande violence
29:35sur le terrain
29:35et tout le monde
29:36s'habitue à cela
29:38Jacques Serret
29:38mais même par exemple
29:39place de la république
29:40où on a pu voir
29:41les images
29:41de place de la république
29:42où on disait
29:43c'était bon enfant
29:45Raphaël Glucksmann
29:46est allé sur place
29:47on peut pas dire
29:48que ce soit bien passé
29:50et que l'accueil
29:50était bon enfant
29:51non mais ça c'est autre chose
29:52ça c'est le monde
29:53compte interne à la gauche
29:54c'est les insoumis
29:55André Vadini
29:56les insoumis
29:57qui ont décidé
29:57de saboter
29:58toutes les sorties
29:59de Glucksmann
30:00c'est autre chose
30:01moi j'ai sous les yeux
30:02cher Pascal
30:03vous aimez la PQR
30:04vous êtes nantais
30:04je suis dauphinois
30:05le Dauphiné Libéré
30:06c'est pas Libération
30:07c'est pas un journal
30:08d'extrême gauche
30:09c'est pas Mediapart
30:10le Dauphiné Libéré
30:11deux pages
30:12sur les mains d'hédières
30:14objectifs tranquilles
30:15des milliers de manifestants
30:16à Grenoble
30:16à Saint-Marcelin
30:17d'ailleurs ça montre
30:18à Saint-Marcelin
30:19Voreb-Voiron
30:20des manifestations
30:21dans toute l'Isère
30:22même les petites villes
30:23qui se sont très bien passées
30:24et à cause de ces casseurs
30:25de ces voyous
30:26qui perturbent tout
30:27on ne parle que d'eux
30:28on ne montre que des images
30:30de flammes
30:30de cassages
30:32alors qu'il y a des manifestations
30:33importantes
30:33avec des revendications
30:34importantes
30:35et c'est dommage
30:36parce qu'on n'en a pas
30:37encore parlé ce matin
30:38on ne parle que
30:39de ce qui s'est mal passé
30:40parlons des manifestations
30:42de leurs revendications
30:43de pourquoi il y a autant de gens
30:45qui estiment que le pouvoir d'achat
30:46ne suffit pas à vivre
30:47voilà le vrai problème
30:49et ça a commencé
30:50en 2016
30:52ces espèces de casseurs
30:53qui viennent
30:53qui viennent polluer
30:54les manifestations
30:55ça a commencé
30:56avec la loi travail
30:56sous Hollande président
30:58c'est là que ça a commencé
30:59et ça ne fait que dégénérer
31:01ça va de pire en pire
31:03et pourquoi ?
31:05parce qu'il y a des gens
31:06qui sont de plus en plus enragés
31:08de plus en plus haineux
31:09de plus en plus
31:10parce qu'il n'y a pas de réponse
31:11surtout
31:11il n'y a pas de réponse pénale
31:12ils sont très minoritaires
31:15il n'y a pas de réponse pénale
31:15et surtout
31:16moi je pense que
31:17le fait que le gouvernement
31:19cède à chaque fois
31:20en faisant une politique du chèque
31:22après ce genre de manifestation
31:23donne le sentiment
31:24que la casse
31:24et la violence
31:26aboutissent
31:26à des changements sociaux
31:27et si par exemple
31:29demain
31:29le gouvernement
31:30augmente le SMIC
31:31ce qui peut être une bonne chose
31:32je comprends très bien
31:33que les français au SMIC
31:34aient envie d'être augmentés
31:35mais les casseurs se diront
31:36c'est grâce à nous
31:36c'est parce que
31:38on légitime la violence
31:38et bien vous dites la même chose
31:40que Mathieu Kassovitz
31:41écoutez ce qu'a dit
31:42Mathieu Kassovitz
31:43et malheureusement
31:44malheureusement
31:45il n'a pas tort
31:45les questions sont nécessaires
31:47vous voyez
31:47Mathieu Kassovitz
31:49Eugénie Bastier
31:50le grand affichement
31:51moi je le dépleure
31:52c'était pas un gagné
31:54au début d'émission
31:55mais
31:56si on nous écoute
31:57Mathieu Kassovitz
31:58Eugénie Bastier
32:00jeune femme
32:01a priori du Figaro
32:02est d'accord avec vous
32:03écoutez M. Kassovitz
32:04c'est triste
32:05écoutez M. Kassovitz
32:09Aucun problème
32:10avec ce que vous avez dit
32:11justement dans le média
32:12qu'est-ce que j'ai dit dans le média
32:13le crayon
32:14les vitrines
32:16si vous êtes honnête
32:17intellectuellement
32:17les vitrines peuvent être cassées
32:19par des pilleurs
32:19parce que c'est le seul moyen
32:20d'être entendu
32:21vous pensez que vous
32:22vous n'avez pas une responsabilité
32:23politique par rapport à votre discours
32:24pas n'importe quelle vitrine
32:25déjà c'était après les casses
32:28et puis ça fait 30 ans
32:29que je dis la même chose
32:30les casseurs sont nécessaires
32:31ah oui mon dieu
32:33malheureusement
32:33donc alors la violence légitime
32:34malheureusement
32:35malheureusement
32:37malheureusement
32:38il faut expliquer pourquoi
32:39les casseurs sont nécessaires
32:40parce que les gouvernements
32:41ne comprennent que la force
32:43et malheureusement
32:44si encore une fois
32:45si encore une fois
32:46on revenait à la base
32:48des problèmes
32:48au lieu de
32:49de crier sur les symptômes
32:51je vous donne une information
32:53qui arrive à l'instant
32:53et c'est le site d'Europe 1
32:55qui le donne
32:55et elle est très importante
32:56un accident impliquant
32:57un car d'une ligne
32:59de transport interurbain
33:00au sud de Bourg-en-Bresse
33:02sur le secteur de Lens
33:04LENT a fait plusieurs victimes
33:06à annoncer la préfecture de Lens
33:08sans détailler le bilan précis
33:11à ce stade
33:12le car a quitté la route
33:13et heurté un arbre
33:15dans le fossé
33:16a déclaré à l'AFP
33:17le maire de Lens
33:18Yves Christin
33:19faisant état de deux personnes
33:21en arrêt cardiovasculaire
33:23et de nombreux blessés
33:25donc cette information
33:27est je le répète
33:28extrêmement importante
33:29elle arrive à l'instant
33:31et je ne doute pas
33:31que les services de CNews
33:33vont essayer d'en savoir
33:34davantage
33:35ces prochaines minutes
33:37et le ministre des Transports
33:38Philippe Tabarro
33:39annonce qu'il se rend sur place
33:40j'imagine
33:41j'imagine
33:42parce que
33:43alors on ne sait pas
33:44qui il y avait
33:45dans ce car
33:46c'est un car
33:48d'une ligne de transport
33:49interurbain
33:49c'est une région
33:51que vous connaissez
33:52Bourg-en-Bresse
33:52Lens
33:53on dit Lens
33:53le maire de Lent
33:56le maire de Lens
33:57et c'est la préfecture de Lens
34:00qui effectivement
34:01a donné ces informations
34:02donc
34:04cette information
34:05va nous tomber à l'instant
34:06donc on va pouvoir
34:07la développer
34:07si nous avons
34:08d'autres informations
34:11que disions-nous
34:12sur
34:13les casseurs sont nécessaires
34:15voilà
34:15alors vous dites
34:16la même chose
34:17que M.
34:18Malheureusement
34:18j'ai l'impression
34:20que la casse
34:21regardez les gilets jaunes
34:22il y a eu de la casse
34:22il y a eu de la violence
34:24l'Etat a fait
34:24un chèque derrière
34:26enfin
34:27la réforme de la traite
34:28il y a eu énormément
34:29de casse
34:29le gouvernement n'a pas cédé
34:30mais il a cédé ensuite
34:31au parlement
34:31en revenant en arrière
34:32mais ce qui est très inquiétant
34:34et profondément inquiétant
34:35c'est que
34:38le parlement
34:38la politique
34:39ne fait plus
34:40son office de catharsis
34:41et la violence
34:42devient à nouveau légitime
34:44dans la rue
34:44tout se joue dans la rue
34:45et plus dans les urnes
34:45moi je suis très frappée
34:46de voir quand même
34:47on est à 5 mois
34:48d'une élection présidentielle
34:49une échéance majeure
34:51les regards devraient être
34:52tendus vers cela
34:53c'est là que devrait
34:54trouver la solution
34:55que la solution au problème
34:56devrait être se faire
34:57ce moment de vérité
34:58et on voit que
35:00personne n'essaie
35:01de peser sur le budget
35:01personne ne dit
35:02l'élection présidentielle
35:03va trouver des solutions
35:04tout se joue dans la rue
35:06maintenant
35:06il y a une sorte
35:07d'impatience
35:09pourquoi ?
35:09parce que c'est voulu
35:10c'est orchestré
35:11bien sûr
35:12c'est orchestré
35:13par LFI
35:13qui a intégré
35:14sa défaite électorale
35:15et qui veut jouer
35:16s'il n'y a pas de débat
35:16politique aujourd'hui
35:17ça a été très bien dit
35:19c'est aussi de la faute
35:19de Macron
35:20et de la dissolution ratée
35:21qui bloque le pays
35:22depuis 2 ans
35:23pardon mais la dissolution
35:24ratée d'Emmanuel Macron
35:25et le péché originel
35:26parce qu'on a un parlement
35:27qui ne fonctionne plus
35:28qui ne peut plus
35:30mettre en oeuvre
35:30des lois
35:31de façon majoritaire
35:32et on a cassé
35:33la 5ème république
35:34donc tout se joue dans la rue
35:35parce que le parlement
35:36ne joue plus son rôle
35:37non mais Eugénie
35:37la bonne analyse
35:38c'est ce que Eugénie dit
35:39me semble-t-il
35:40c'est que la gauche
35:41a intégré la victoire
35:42de Marine Le Pen
35:43elle n'en veut pas
35:44elle ne veut pas du débat
35:45donc il n'y a pas du débat
35:46puisque le débat
35:47semble à ses yeux tranché
35:49le pire n'est pas toujours sûr
35:50regardez ce qui s'est passé
35:51aux Etats-Unis
35:52André Valény
35:52votre ami Trump
35:53a pris une dégelée
35:55historique
35:56donc voilà
35:56le populisme
35:57ne gagne pas à tous les coups
35:58le pire n'est pas toujours sûr
36:00mais pourquoi vous dites
36:01mon ami Trump
36:01parce que vous adorez Trump
36:02enfin vous avez détendu Trump
36:03vous avez encensé Trump
36:05vous l'avez porté au nu
36:06au nu
36:07alors maintenant
36:08vous en parlez moins là
36:09depuis qu'il a pris
36:10en attendant
36:11Donald Trump
36:11il a reconnu les élections
36:12alors que Jean-Luc Mélenchon
36:13il dit qu'il ne reconnaîtra pas
36:14les insommies disent
36:15qu'il ne reconnaîtra pas
36:16l'EU
36:16je dis juste qui
36:17parlons de la France
36:18parlons de qui
36:19ne reconnaît pas
36:19le processus démocratique
36:20et bizarrement
36:21on n'en parle pas
36:22moi je pensais
36:22qu'on allait en parler
36:23hier soir
36:23ce matin
36:24on n'en parle pas
36:25il ne vous a pas
36:26il ne vous a pas
36:29comment dire
36:30vous savez que l'information
36:32c'est lorsque l'info tombe
36:34on est vendredi
36:35c'était mardi
36:36donc on en a parlé
36:37mercredi
36:38donc vous étiez là mercredi
36:39non
36:40vous auriez dû nous écouter
36:41on en a parlé
36:42chez Laurence Ferrari
36:42ah bah oui
36:43parce que c'était mercredi
36:44bon
36:45donc c'était l'info du mardi
36:47la presse continue à en parler
36:49tous les jours
36:49je dis et je dis
36:50mais là qu'est-ce que
36:51vous voulez dire de plus ?
36:52que Trump a pris une raclée
36:53oui
36:54et je fais le lien
36:55puisque vous parlez de Le Pen
36:57en considérant que nous avons
36:58intégré nous les gens de gauche
36:59parce que vous trouvez
36:59que Mme Le Pen
37:00elle n'a pas encore gagné
37:01elle n'a pas encore gagné
37:02ne vous réjouissez pas trop vite
37:04alors
37:05d'abord je ne me réjouis
37:07André
37:08essayons d'avoir quand même
37:09bon je ne me réjouis pas
37:11je n'ai pas à me réjouir
37:12ou pas
37:13et Mme Le Pen
37:14ce n'est pas Donald Trump
37:15ça ne vous a pas échappé non plus
37:16ce n'est pas exactement
37:17la même politique
37:17je sais si elle l'a encensé elle aussi
37:19elle était maga à fond
37:20elle a même fait le pied de grue
37:22dans la Trump Tower
37:22pour essayer de le rencontrer
37:24donc
37:24bon
37:24je ne suis pas sûr que
37:27que Mme Le Pen
37:29veuille rencontrer
37:30le président des Etats-Unis
37:32ça peut se
37:33quand soi-même
37:33on veut être président
37:35de la République
37:35ça peut s'entendre
37:37elle avait dit
37:37qu'elle ferait en France
37:38ce que Trump faisait aux Etats-Unis
37:40vous voulez que je vous ressorte
37:41toutes ces déclarations
37:41mais pas sur le plan économique
37:42je pense qu'elles sont assez éloignées
37:44Mme Le Pen
37:45elle n'est pas exactement
37:46la libérale
37:47elle s'est quand même détachée
37:48beaucoup de Trump
37:49il me semble
37:49mais bon
37:51on pourrait parler de Trump
37:53il se trouve que
37:53vous avez raison
37:54de dire qu'il a pris une dégelée
37:56comme vous dites
37:56bon
37:57en fait
37:58tous les présidents
37:59au mid-term sont battus
38:00il y a eu trois exceptions
38:01pas dans ses proportions
38:03surtout quand il a dit
38:04j'aurais mon nom
38:05c'est comme si j'avais mon nom
38:06sur chaque bulletin
38:07et maintenant il essaie de dire
38:08si j'avais eu mon nom
38:09mais ce n'est pas vrai
38:09bon
38:10est-ce que vous voulez
38:10qu'on revienne à la manif
38:11sauf si vous souhaitez
38:12qu'on ouvre pour faire une thèse
38:14sur Donald Trump
38:16vous préférez parler des manifs
38:18c'est sûr
38:18les manifs c'est hier
38:19et Trump c'est il y a mardi
38:20mais je peux vous parler
38:21de l'assassinat de Kennedy
38:22si vous voulez
38:23non non non
38:24il y a les suites
38:25je peux vous parler de Vichy
38:26puis on peut parler
38:27de la guerre de 14
38:28c'est facile ça
38:28mais en fait
38:29c'est facile
38:30il y a les suites
38:31de la raclée de Trump
38:32il y a les suites
38:33tous les jours
38:33il y a des suites
38:34vous n'avez pas j'ai vu
38:34qu'on n'est pas aux Etats-Unis
38:36mais on n'est pas aux Etats-Unis
38:37non plus
38:37en fait
38:38c'est bête
38:44moi je m'intéresse aux français
38:46vous vous intéressez peut-être
38:47plus aux Etats-Unis
38:48non non non
38:49je m'intéresse aux français
38:50et aux Etats-Unis
38:51bon écoutez ce qui s'est passé
38:52à Toulouse
38:53avec le lycée Tournefeuille
38:59après une pluie de mortiers d'artifice
39:01un violent incendie
39:03s'est déclaré
39:04dans cet établissement
39:05dans la banlieue ouest
39:06de Toulouse
39:06à Tournefeuille
39:08le lycée françoise
39:09a été saccagé
39:10par une trentaine d'individus
39:12à l'intérieur
39:13les dégâts sont considérables
39:15les flammes
39:16ont notamment ravagé
39:17la vie scolaire
39:18les pompiers
39:19rapidement déployés sur place
39:21ont été pris à partie
39:23lors de leur intervention
39:24une intervention
39:25des sapeurs-pompiers
39:26qui s'est déroulée
39:26dans des conditions
39:27de très grande hostilité
39:29de la part d'un certain nombre
39:30d'individus
39:30y compris qui ont tiré
39:32des tirs de mortier
39:33à tir tendu
39:34sur les sapeurs-pompiers
39:35qui étaient en intervention
39:36si aucun individu
39:38n'a été pour leur interpeller
39:40Kamel Chibli
39:41vice-président
39:42de la région
39:42Occitanie
39:43réclame des sanctions
39:44je crois qu'effectivement
39:45il faut retourner
39:46à l'apaisement
39:46mais il faut aussi
39:47sanctionner
39:47de la manière
39:48la plus sévère
39:49sévère
39:50les actes
39:50barbares
39:51qui ont eu lieu
39:51sur ce lycée
39:52de Tournefeuille
39:52ce lycée restera fermé
39:54plusieurs jours au moins
39:55dans l'attente
39:56de l'évaluation
39:57des dégâts
39:59bon ça ça fait partie
40:00effectivement
40:01du côté bon enfant
40:02sans doute
40:03de ce qui s'est passé hier
40:04et puis voyez
40:05le lycée Baggio
40:06également
40:07à Lille
40:08et écoutez
40:14donc vous voyez
40:15des jeunes gens
40:15je le dis pour Europe 1
40:17ça brûle
40:18et puis comme toujours
40:19il y a des gens
40:20qui crient
40:21qui hurlent
40:21qui se réjouissent
40:22comme disait tout à l'heure
40:23Eugénie
40:23qui dansent
40:24d'une certaine manière
40:26autour d'un feu
40:27ça a l'air d'amuser
40:28il y a toute une génération
40:30vraiment moi je m'inquiète
40:31de ce qu'ils ont dans la tête
40:32alors ils ne sont pas tous
40:33comme ça bien sûr
40:33mais je vois des jeunes gens
40:34qui ont 16, 17 ans
40:36ça a l'air de les amuser
40:37alors M. Kassovic
40:38on l'a écouté tout à l'heure
40:40et puis dans le côté
40:41bon enfant également
40:41il y a Glucksmann
40:42très bon enfant
40:43il était à la République
40:44il s'est fait huer
40:45donc vraiment
40:46ça c'est une séquence
40:50bon enfant
40:50c'est horrible
40:59et il est courageux
41:01Raphaël Glucksmann
41:02je trouve qu'il est courageux
41:02parce qu'il y va
41:03moi vraiment
41:04j'ai une forme
41:06d'admiration
41:08je ne sais pas si c'est le mot
41:09mais je trouve
41:10qu'il s'est engagé
41:11dans ce combat
41:12il veut faire respecter
41:13une gauche
41:15infiniment respectable
41:16qui est la gauche démocrate
41:17la gauche républicaine
41:18il en prend plein la gueule
41:20si j'ose dire
41:21il est hué
41:22par des gens de gauche
41:23a priori
41:23son propre camp
41:25en tout cas
41:26il y a des passerelles
41:26mais moi ce qui me frappe
41:28c'est que
41:28effectivement
41:29Raphaël Glucksmann
41:29a un certain courage
41:30mais qu'on le présente
41:32comme un candidat modéré
41:33et social-démocrate
41:34quand on voit que son programme
41:35notamment en économie
41:36est assez proche
41:38de celui de Jean-Luc Mélenchon
41:39en réalité
41:39les Zuckmanniens
41:40il pense qu'il faut taxer
41:41l'héritage
41:42il ne parle absolument pas
41:43des sujets régaliens
41:45sécuritaires
41:45immigratoires
41:46ce qui n'est pas le cas
41:47de François Hollande
41:48François Hollande a avancé
41:49sur ce sujet
41:49donc pour moi
41:51il n'a pas du tout fait
41:51la mue
41:52de social-démocrate
41:53qu'on fait d'autres partis
41:54européens
41:55je pense à
41:55partis de gauche européens
41:56je pense à l'Allemagne
41:57évidemment
41:58ou même aux Britanniques
41:59il est quand même
42:00dans une gauche
42:01assez très très à gauche
42:03et même ça
42:03ça ne suffit pas
42:04pour en faire adouber
42:04par les méchandises
42:05il se fait huer
42:06donc quitte à se faire huer
42:07autant qu'il ait un vrai
42:08programme social-démocrate
42:09et qu'il évolue
42:10André Valigny
42:10sur une gauche
42:11plus modérée
42:12moi ce qui m'impressionne
42:13c'est à quel point
42:13la violence
42:16entache toute forme
42:17de liberté d'expression
42:18on a le message
42:20justement
42:21de la manifestation
42:22qui est entachée
42:23par des feux
42:24on brûle
42:25les effigies
42:26des policiers
42:27etc
42:27on a un candidat
42:29à la présidentielle
42:29qu'on empêche
42:30par la violence
42:31tout le monde
42:33déteste le PS
42:34qui est crié
42:35comme ça
42:35et qui fait sortir
42:36un candidat
42:36à la présidentielle
42:37la violence
42:38aujourd'hui
42:39est devenue
42:39le programme politique
42:40de l'extrême gauche
42:42mais elle n'est pas
42:43condamnée par le PS
42:44le PS c'est ça
42:45c'est Jérôme Gage
42:46qui a dit
42:47je voterai Mélenchon
42:49moi ce qui me frappe
42:50pour tout vous dire
42:51c'est
42:53il avait dit
42:54je voterai finalement
42:55pour lui
42:55Jérôme Gage
42:56c'est ce qu'il a dit
42:56en deuxième tour
42:57face à Marine Le Pen
42:58je voterai pour lui
42:59et je crois que François Hollande
43:01avait dit la même chose
43:02j'ai toujours voté
43:03contre l'extrême droite
43:03moi ce qui me frappe
43:05vraiment
43:05c'est que les gens de gauche
43:06qui sont piétinés
43:09piétinés
43:09par la France insoumise
43:11humiliés
43:11mais humiliés
43:12ils vous marchent dessus
43:13et vous êtes là
43:15André
43:15oui vous avez raison
43:17je vais réfléchir quand même
43:18mais ils vous marchent dessus
43:20ils vous détestent
43:21je pense qu'ils vous détestent plus
43:22que les gens de droite
43:22mais vraiment
43:24là je blague pas
43:25je pense que Mélenchon
43:26il déteste plus
43:27que Luxman
43:28entre deux détestations
43:28on n'a pas à choisir
43:30on sait bien ce qu'il pense de nous
43:31on sait à quoi
43:33on sait à quoi s'attendre
43:34on serre les dents
43:35on trace notre route
43:37Luxman a été très bien
43:38vous l'avez dit vous-même
43:38il a gardé le sourire
43:40au bout d'une heure
43:41il est sorti du cortège
43:42il n'a pas été bousculé
43:43ni molesté heureusement
43:44on serre les dents
43:45on avance
43:46on trace notre route
43:47et comme il a dit hier
43:47rendez-vous dans les urnes
43:48rendez-vous dans les urnes
43:49mais je vous trouve vraiment
43:51incroyablement gentil
43:52c'est ça qui me
43:53on va faire les insulter
43:54se comporter comme eux
43:55mais non mais vous pourriez être
43:56dans un discours de grande fermeté
43:59et surtout dire
44:00je ne voterai jamais pour eux
44:01c'est quand même ça qui serait
44:03on n'en est pas là
44:04on verra qui sera au deuxième tour
44:06écoutez monsieur Glucksmann
44:09vous savez il y a
44:10un travail profond à faire
44:12avec les travailleurs
44:13la gauche démocratique
44:14n'est plus le débouché politique
44:15naturel des travailleurs
44:16ça devrait être notre obsession
44:18c'est mon obsession
44:19moi je veux que le travail
44:20paye à nouveau
44:21je veux qu'il y ait un travail
44:23en France
44:24qui permette de vivre dignement
44:25et ça c'est le coeur du projet
44:28remettre les travailleurs
44:29au coeur du contrat social
44:30et maintenant je vais vous dire une chose
44:32s'il y a des militants politiques
44:33qui sont hostiles à notre présence
44:35je m'en fous
44:36je m'en contrefous
44:38aujourd'hui c'est la journée des travailleurs
44:40c'est pas la journée des militants politiques
44:42qui sont pour un autre candidat
44:44et qui cherchent à nous empêcher
44:46de nous exprimer
44:47on ira partout
44:48j'irai partout
44:49et nous ferons campagne partout
44:51et vous allez écouter Marine Le Pen
44:53parce que ce qu'elle dit
44:54c'est presque un éditorial de journaliste
44:57lorsqu'elle met en place
44:58ce qui se passe avec l'extrême gauche en France
45:01et vous me direz si vous êtes d'accord ou pas
45:04avec son commentaire
45:05vous pouvez être d'accord avec Marine Le Pen
45:07si elle dit qu'il fait jour à midi
45:08je serais d'accord avec Marine Le Pen
45:10vous allez l'écouter
45:11et là ça m'intéresse
45:15ça dit que l'extrême gauche est sectaire
45:18et qu'elle impose un agenda de violence
45:21à l'égard de ses opposants politiques
45:23alors si je puis me permettre
45:25c'est un peu comme le Titanic
45:26vous voyez
45:27tant que les gens de gauche
45:29avaient de l'eau jusqu'aux chevilles
45:31et que c'était le rassemblement national
45:34qui était victime de violence
45:35ça les dérangeait pas trop
45:36Pilot a commencé à monter aux genoux
45:39et là ce sont les gens de droite
45:40de manière générale
45:41qui ont commencé à se faire bousculer
45:43ça leur allait encore
45:44et puis à un moment donné
45:45l'eau arrive jusqu'au menton de la gauche
45:49et c'est eux qui sont les victimes de ces violences
45:52il est temps de dire stop
45:54nous devons exiger
45:57tous autant que nous sommes
45:58que la campagne présidentielle
46:00se déroule dans des conditions normales
46:02vous êtes d'accord avec ce qu'elle dit
46:04sur le côté Titanic
46:06tant que c'était les autres
46:07c'est un peu le fameux poème de Neum Miller
46:10quand ils sont venus me chercher
46:11que j'ai répété 50 fois
46:13est-ce que vous partagez cette analyse ?
46:15oui elle a évidemment raison
46:16quand elle dit qu'elle souhaite
46:17que la campagne se déroule calmement
46:19dans le respect des uns et des autres
46:21que les débats soient apaisés
46:22civilisés
46:23évidemment je suis contre la violence
46:24toute la violence
46:25et y compris en politique
46:27pardon mais c'est pour ça que moi
46:28je trouve que l'idée que
46:31le parallèle entre deux formes d'extrémisme
46:33qui seraient Jean-Luc Mélenchon
46:34et Marine Le Pen ne me convient pas
46:35c'est parce que Jean-Luc Mélenchon
46:36on ne l'entend jamais dire
46:37qu'il faut apaiser le débat
46:38il faut que la campagne se déroule
46:39dans de bonnes conditions
46:40qu'il ne faut pas agresser
46:43des opposants politiques
46:44il y a quand même
46:45Marine Le Pen
46:45dans cette dynamique
46:47de respectabilisation
46:48alors on peut dire
46:49est-ce que c'est faux
46:49est-ce qu'elle joue un jeu
46:50etc.
46:51mais en tout cas
46:52publiquement elle est dans une tentative
46:53d'apaisement et de respectabilisation
46:54là où Jean-Luc Mélenchon
46:55n'a jamais un mot pour calmer le jeu
46:57c'est ça qu'on lui reproche
46:58pourquoi il ne le dit pas
46:59bah non ça suffit
46:59parce qu'il a acté la décision
47:00voilà mais c'est ça
47:01il a une responsabilité
47:03Eliott
47:03ce que disait Pascal
47:05Eliott de Valéla
47:05parce qu'Eliott va prendre
47:07comment dire
47:07la parole sur Europe 1
47:09à 10 heures
47:10exceptionnellement
47:10pourquoi ?
47:11parce que ce soir
47:12événement
47:13qu'est-ce qu'il y a ce soir ?
47:14c'est-à-dire qu'on va avoir
47:16une émission extraordinaire
47:17au sens propre du terme
47:19puisque pour la première fois
47:21sur le même plateau
47:22Philippe Devilliers
47:23et Jordan Bardella
47:24vont échanger
47:25c'est pas forcément
47:26un face-à-face
47:27ça sera un dialogue
47:28c'est pas un face-à-face
47:29laissez-moi terminer
47:30André Valény
47:31mais vous pouvez en rire
47:32il faut se constater
47:33que quand Jordan Bardella
47:35ou Philippe Devilliers
47:36publient des ouvrages
47:37ils sont vendus
47:3810, 20, peut-être même
47:3930 fois plus
47:40que François Hollande
47:41signifie donc
47:42que ça intéresse les français
47:43et c'est vrai
47:44que c'est inédit
47:45c'est-à-dire qu'en lisant
47:47Résurrection
47:48de Philippe Devilliers
47:49et en lisant
47:50Gouverner
47:51donc le dernier ouvrage
47:52de Jordan Bardella
47:54et bien tous deux
47:55essayent de dresser
47:56le portrait d'une France
47:58qui est en difficulté
47:59en proie à plusieurs crises
48:00et tout le sujet
48:01de notre émission
48:02ce soir
48:02ça va être de savoir
48:04comment relever le pays
48:05qu'est-ce qu'être français
48:07qu'est-ce qu'est notre histoire
48:09est-ce que la France
48:10a perdu sa mémoire
48:11des questions profondes
48:12des questions
48:13vraiment qui sont passionnantes
48:14qui intéressent
48:15le public
48:16et donc pour la première fois
48:18Philippe Devilliers
48:18et Jordan Bardella
48:19vont pouvoir échanger
48:21dialoguer
48:21ils ont des divergences importantes
48:23notamment sur l'Europe
48:24ça va être intéressant
48:25d'en parler
48:25notamment sur les guerres
48:27la diplomatie française
48:28et donc on va essayer
48:29de se poser toutes ces questions
48:31entre 20h et 21h
48:33sur CNews
48:34et sur Europe
48:35et avant entre 19h et 21h
48:36vous serez avec Philippe Devilliers
48:37bien sûr
48:37alors il y a aussi
48:38ce qui est intéressant
48:39c'est évidemment
48:39un face-à-face de génération
48:41parce que c'est quand même
48:41un face-à-face de génération
48:43deux personnes
48:43deux générations différentes
48:44et puis qui ne pensent pas
48:45la même chose
48:45notamment sur l'Europe
48:46je rappelle que Philippe Devilliers
48:48est pour un frétite
48:49il pense que lui
48:51on n'y arrivera pas
48:52avec l'Europe
48:52alors que le Rassemblement National
48:54pense que
48:55c'est la manière
48:56dont fonctionne l'Europe
48:57qui ne va pas
48:58il faut la réformer
49:00mais il ne remet pas
49:01le Rassemblement National
49:03en cause
49:03l'idée
49:04qu'il faille
49:06sauf que
49:08si on lit bien
49:09le programme de Marine Le Pen
49:10elle propose des mesures
49:12par rapport à l'Europe
49:13qui aboutirait
49:14immanquablement
49:15une sorte de Frexit
49:16je rends l'antenne
49:17à Europe 1
49:18précisément à 9h53
49:19je descends
49:20voilà
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