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  • il y a 11 heures

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00:01Europe 1 et CNews, 9h-10h, l'heure des pros.
00:04Pascal Praud.
00:09Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur l'antenne de CNews jusqu'à 11h.
00:14La mission d'inspection après la mort de Liana établit une vérité d'une extrême gravité.
00:20Selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, la chaîne de protection a failli, ajoute-t-il.
00:26Gérald Darmanin disait hier soir que des sanctions seraient à la hauteur.
00:30Des défauts graves constatés pour le substitut du parquet d'Oche.
00:35J'entends la parole politique, mais je sais aussi que derrière ces mots, souvent rien ne change.
00:40Les magistrats bénéficient en France d'un totem d'immunité.
00:44Songez que sous la Vème République, aucun magistrat n'a été révoqué pour des raisons professionnelles.
00:49La faute lourde n'existe pas.
00:52Les hommes politiques sont renvoyés devant les tribunaux quand ils sont présumés violer la loi.
00:56Et le moins qu'on puisse dire est qu'on leur fait aucun cadeau, surtout lorsqu'ils viennent de la
01:00droite.
01:00Les chefs d'entreprise ne sont pas épargnés.
01:03N'importe quel citoyen doit rendre des comptes.
01:05Mais les magistrats, non.
01:07Ils semblent avoir tous les droits.
01:09Et ils se protègent les uns les autres au nom de l'indépendance de la justice.
01:13On a cité ici l'exemple de ce vice-procureur de Bobigny, chargé de la lutte contre les stupéfiants,
01:20qui non seulement consommaient de la drogue, mais l'achetaient au dealer contre lequel il requérait.
01:26Eh bien, ce monsieur a été muté il y a quelques semaines, c'était au printemps,
01:29et il appartient toujours au corps de la magistrature.
01:32L'assassinat de Liana a montré des failles qu'on n'imaginait pas.
01:36La vérité est que sa mort aurait pu être évitée si la justice était intervenue comme il se doit.
01:42Face à ce drame, seules des sanctions exemplaires s'imposent.
01:46Elles seront rendues avant la fin de l'été, a annoncé Gérald Darmanin.
01:50Elles seront aussi un signal pour savoir si oui ou non,
01:53les magistrats sont au-dessus des lois dans notre pays.
01:57Il est 9h. Félicité qu'il le quitte.
02:00L'heure des pros. 9h-10h. Pascal Praud sur CNews et Europe 1.
02:11Bonjour Pascal, bonjour à tous.
02:1454 départements placés ce matin en vigilance rouge par Météo France.
02:1935 départements sont également placés en vigilance orange.
02:22Les 40 degrés devaient être atteints dans de nombreuses villes.
02:26Aujourd'hui, restez prudents.
02:28Première sanction dans le cadre du meurtre de Liana et des investigations autour de cette enquête.
02:34Le gouvernement a prononcé des sanctions contre une magistrate et deux gendarmes du Gers.
02:38Aussitôt qu'ont été rendues publiques les conclusions d'un rapport.
02:42Laurent Nunez a demandé la mutation d'office du directeur d'enquête et du commandant de compagnie de condom.
02:48Gérald Darmanin a lui exprimé sa volonté d'engager des sanctions à la hauteur des défaillances graves constatées pour le
02:54substitut du parquet d'Auch.
02:55Et puis l'équipe de France qui s'est facilement imposée contre l'Irak et a validé son billet pour
03:00les 16e de finale.
03:01Malgré une interruption de plus de deux heures pour un temps péri, le doublé de Kylian Mbappé et le but
03:06d'Ousmane Dembélé ont permis au Bleu de l'emporter 3-0.
03:11La France affrontera la Norvège vendredi soir pour le dernier match de poule.
03:14Merci beaucoup, félicité Charlotte Dornelas, c'était avec nous Gilbert Collard qui vous connaissez, vous êtes président Alternative France aujourd
03:22'hui.
03:22C'est quoi Alternative France ?
03:24C'est une association qui a pour but de dénoncer les dérives judiciaires et de venir en aide à celles
03:30et ceux, j'en profite pour le dire, qui souffrent de mauvais traitements judiciaires.
03:35Vous avez toute votre place ce matin dans ce débat. Gérard Carréroux, vous avez bien dormi Gérard ? C'est
03:40compliqué ?
03:40Oui, enfin c'est un peu dur.
03:41Oui, parce qu'entre le match de football qui se termine à 3h du matin et 40 degrés dans les
03:46chambres, ça va devenir difficile de passer des nuits confortables.
03:49C'est vraiment une vie difficile, c'est vrai.
03:51Oui, l'équipe de France a terminé à 3h.
03:53Mais il paraît.
03:54Il paraît.
03:55Je dormais comme un bébé.
03:56Oui, mais bon, Joseph Massescaro, bien évidemment, et Thomas Baudet.
04:00Donc regardons le football avec deux nouveaux buts de Kylian Mbappé, qu'on avait déjà marqué deux l'autre jour,
04:06ça fait quatre buts en deux matchs.
04:07Donc ceux qui l'ont parfois critiqué sur son efficacité, alors bon, ce but-là, effectivement, c'est peut-être
04:15une erreur de la défense irakienne.
04:18Et puis il y a Dembele.
04:20Dembele, il a marqué ce but qui est important pour lui et notamment pour son moral.
04:26Vous savez que ce match a été interrompu pendant deux heures et dix minutes parce qu'il y a une
04:34législation en vigueur aux Etats-Unis qui prévoit que toute manifestation en extérieur peut être interrompue ou retardée si des
04:38éclairs sont détectés dans un rayon de 13 kilomètres, cher Gérard Carreau.
04:43Donc le match a été arrêté et les joueurs étaient effectivement dans le vestiaire et ils ont attendu longuement.
04:50Alors je ne sais pas si on peut écouter ou Mbappé ou Didier Deschamps. Je demande à Marine Lançon qui
04:55est de retour ce matin.
04:56Non, on n'a pas des réactions de Didier Deschamps.
04:59Donc voilà, bon, vous n'êtes pas des passionnés de football autour de la table.
05:03Si, Thomas, vous êtes un...
05:04Alors je dois avouer que j'ai malheureusement abandonné à la mi-temps.
05:06Oui.
05:07Pas mal de gens, je pense que c'était un peu tard, mais j'ai vu la belle performance de
05:10l'équipe de France.
05:11On en venait à rêver que la pluie s'abatte sur nous aussi pendant qu'on regardait ce match parce
05:15qu'il faisait très chaud.
05:15Bon, il y avait... ça sera France-Norvège vendredi et alors les Norvégiens, ils sont extraordinaires parce qu'on les
05:22voit dans les rues de New York, qu'on les voit aux Etats-Unis.
05:25Et vous allez voir la séquence, ils sont en train de ramer.
05:28Les joueurs font ça également, mais les supporters, regardez, je le commande pour Europe 1.
05:35Ça, c'est des... ça, c'est à Times Square quand même.
05:40Mais ils sont formidables.
05:43Ils sont formidables.
05:46Et c'est ça qui est intéressant, c'est que par cela, ils prennent le symbole de leur pays.
05:54Ils disent quelque chose de leur identité.
05:56C'est le dracar.
05:57C'est le dracar.
05:57Exactement, c'est le dracar.
05:58Regardez.
05:59C'est un casque viking d'ailleurs.
06:01Ils n'ont pas honte de leur histoire.
06:03Vous voyez ?
06:04Alors, tout fait sens comme toujours.
06:07Les Islandais avaient fait la même chose, rappelez-vous, avec le clapping déjà, c'était un peu similaire.
06:11Ça a été fait à l'Assemblée.
06:12J'ai vu qu'au Parlement norvégien, ils ont fait aussi cette célébration.
06:15Bien sûr.
06:16Et il n'y a pas des wokistes qui leur expliquent que c'est des ringards, des vieux schnocks,
06:20que c'est de l'histoire ancienne, les dracars, etc.
06:23Donc nous, en France, on préfère, lorsqu'on fait une cérémonie d'ouverture, déconstruire.
06:29Et faire autre chose.
06:30Non mais c'est intéressant.
06:31De la même manière que le haka néo-zélandais, c'est les vrais dans le monde entier.
06:34Bien sûr.
06:35Et puis avant...
06:36Jean Dejardin, tout le monde lui tombe dessus.
06:39Mais bien sûr.
06:40C'est vraiment très juste.
06:41Mais ça m'arrive de dire des choses justes.
06:45Pas fréquents, mais bon.
06:46Mais c'est très...
06:47Je trouve ça formidable, cette séquence.
06:49Parce qu'elle dit beaucoup de ce qu'est la Norvège.
06:51Et de l'harmonie qu'il peut exister dans ce pays.
06:57Nous aussi, on rame.
06:58Oui, nous aussi, on rame.
07:00Je suis d'accord.
07:01Mais pas en football.
07:02Pas en football, non mais on rame.
07:04Oui.
07:05Ah bah oui.
07:05On va en reparler.
07:06C'est la galère même.
07:08Ah oui.
07:08La galère.
07:09Il y a le chef des galériens qui...
07:11Parce qu'alors vraiment, là...
07:12Il y a le chef des galériens qui...
07:13Ah là, il y va.
07:14Il y va.
07:15Il y va, il y va.
07:16Il y va fort.
07:16Il aura laissé le pays dans un état...
07:19En fait, c'est effrayant.
07:21Le pays sera dans un état après dix ans de Macronie.
07:25C'est sidérant.
07:26Il a été une bombe atomique politique, ce...
07:29C'est sidérant.
07:30C'est sidérant.
07:30C'est plus les galériens d'Astérix qu'au-tour.
07:33C'est sidérant, mais c'est ainsi.
07:34Donc, c'est sidérant.
07:37Et on termine...
07:39Je voulais vous montrer une image de football de Michel Platini hier,
07:42qui a souhaité...
07:42Qui a célébré son anniversaire avant-hier, d'ailleurs.
07:45Puisque Michel Platini est né le 21 juin.
07:48Comme François Sagan.
07:50C'est bien d'être né le jour de l'été.
07:52Et on a passé déjà ces images, mais j'ai trouvé mouvantes.
07:54Donc, on les repasse avec Dominique Rocheteau, Yannick Stoppira,
07:58Bernard Genghini, que vous voyez derrière.
08:01J'ai dû oublier des noms.
08:03Qu'ils me pardonnent.
08:04Parce que la France avait gagné en 1986.
08:07Il y a 40 ans, un match contre le Brésil.
08:09Et dans cette équipe de France, il y avait Amoros, Batz, Batiston, Bossis,
08:15Fernandez, Gires, Platini, Rocheteau, Stoppira, Tigana, Tussaud, Bruno Bellone.
08:19Et Jean-Marc Ferreri étaient les remplaçants ce jour-là.
08:22Voilà ce qu'on pouvait dire sur le foot.
08:24La fête de la musique, ce que je trouve extraordinaire dans la fête de la musique,
08:26et ça, c'est un vrai sujet, pour le coup,
08:29c'est qu'on n'en parle pas.
08:32Il y a eu des débordements très, très importants.
08:34Très importants.
08:36Et ça passe à l'as.
08:38Donc, je vais vous montrer des images,
08:39et puis on va écouter l'excellente chronique, comme toujours,
08:41de Laurent Tessier, qui l'a faite ce matin sur Europe 1.
08:45Donc, vous allez voir cette voiture qui a été lynchée, par exemple,
08:49ce monsieur, plus exactement, cet homme, il y a eu un début de lynchage,
08:53il a pu se relever, d'ailleurs.
08:54Bon, ça, ça se passe, j'ai dit hier que c'était à Saint-Germain,
08:57évidemment, c'est ruré au mur.
08:58Bon, c'est pas rien, ce qu'on voit là.
09:01Ça pourrait quand même faire l'objet de certains sujets,
09:04d'autant qu'il y a un nombre d'interpellations
09:10qui ont été importantes.
09:11Je crois qu'on est à 260...
09:13268, selon le musée de l'Intérieur.
09:15Bon, l'année dernière, il y a eu 360 personnes interpellées,
09:19dont 89 à Paris.
09:20Cette fois-ci, il y en a eu 185 à Paris.
09:23100 de plus que l'année dernière.
09:24Tout ça, ce sont des images, quand même, qui ont frappé...
09:28Moi qui me frappe, en tout cas.
09:31Et ce qui est sidérant, c'est l'espace médiatique n'en parle pas.
09:36Les grands médias n'en parlent pas.
09:38Le Parisien en parle très peu.
09:39Donc, ce matin, à juste titre, d'ailleurs,
09:41notre ami Laurent Tessier a fait sa chronique sur ce sujet.
09:46Et je vous propose de l'écouter.
09:51J'ai écouté des confrères.
09:53J'ai entendu que, globalement, tout s'était bien passé dimanche soir,
09:56que c'était festif.
09:57Jeu bien, mais il y a eu cette dépêche à FP hier à 10h45.
10:00Plus de 240 interpellations en France, selon le ministère de l'Intérieur.
10:04Nouvelle dépêche à 12h05, puis 15h46.
10:08Finalement, 268 interpellations dans le pays.
10:10185 personnes placées en garde à vue.
10:12Et je cite, grâce à des dispositifs de sécurisation adaptés,
10:15les festivités se sont déroulées sans débordement.
10:18Aucun débordement majeur recensé.
10:20Tout va très bien, madame la marquise.
10:24268 interpellations, mais tout s'est bien passé.
10:26Des vidéos ont circulé hier sur les réseaux sociaux.
10:28Des bagarres, scènes de lynchage.
10:30Une personne frappée au sol par plusieurs individus.
10:32Des tirs de mortier, des pare-brises, de voitures brisées.
10:34Certains me diront, je n'ai pas grand-chose.
10:36Mais vous avez eu aussi des rues transformées en déchetterie à ciel ouvert.
10:39Paris, ville poubelle, avec des bouteilles de protoxyde d'azote.
10:42Gauthier Lebrette nous en parlait hier dans notre émission sur Europe.
10:45Il se drogue en mettant du protoxyde d'azote dans le ballon.
10:48Et en l'inhalant, ce qui monte directement au cerveau.
10:50Et on a eu beaucoup de drame avec du gaz hilarant.
10:53Des dizaines de bonbonnes de protoxyde d'azote
10:55qui jonchaient les rues autour de Châtelet.
10:56Et ça ne choque personne.
10:58Je rappelle, 268 personnes interpellées en France.
11:01L'an dernier, c'était 371.
11:03Mais on s'en félicite alors qu'on devrait s'indigner.
11:06Dimanche soir, il y a eu une centaine de gardes à vue à Paris.
11:08Principalement pour des vols à la tire.
11:10Et hier, Pascal Praud faisait ce pari.
11:12Ce soir, il n'y aura pas de sujet dans les journaux de France.
11:15Personne ne parlera de ça.
11:16Je pense qu'il y a un vrai problème médiatique aujourd'hui.
11:19On ne veut pas traiter ces sujets-là.
11:21Vous pensez bien que j'ai tout regardé ?
11:22Eh bien oui.
11:23Hier, dans le journal de 13h de France 2.
11:25Pas un mot, pas une seule seconde sur les interpellations le soir de la fête de la musique.
11:30Dans le journal de 13h de TF1.
11:31Pas un mot, pas une seule seconde non plus.
11:33Je rappelle que la première dépêche AFP avec un premier bilan à 240 interpellations
11:38remontées hier à 10h45.
11:40Nous en avons parlé sur Europe 1.
11:42Plus de 240 personnes ont été interpellées en France,
11:45dont 148 à Paris lors de la fête de la musique.
11:48Je rappelle cette dépêche AFP hier à 15h46.
11:51C'est ce nouveau bilan.
11:52268 personnes interpellées.
11:53Ce n'est pas rien.
11:54On ne peut pas s'habituer à ces violences.
11:55Je me suis dit que mes confrères allaient en parler le soir.
11:58Alors aux 20h de TF1.
12:01Pas un mot, pas une seule seconde une nouvelle fois sur les interpellations dimanche soir
12:05pour la fête de la musique.
12:06Et hier soir aux 20h de France 2.
12:10Pas un mot sur les 268 interpellations dimanche soir fête de la musique en France.
12:14La centaine de gardes à vue à Paris.
12:16Silence aussi dans le 13h, le 18h, le 19h de France Inter.
12:20Alors que dans le même temps hier sur Europe 1 à 20h.
12:23268 interpellations au cours de la soirée sur tout le territoire.
12:25Et 185 gardes à vue précise tout de même Laurent Nunez.
12:28Hier le journal Le Parisien Aujourd'hui en France a parlé d'une dizaine de signalements
12:32de piqûres aux seringues et plusieurs incidents graves dans la capitale.
12:35Vols, violences volontaires, détention de stupéfiants, agressions sexuelles.
12:39Comme l'an dernier, certains médias veulent vous raconter une belle histoire,
12:42veulent vous montrer une France apaisée, sans violence, festive.
12:45Et pour les 268 interpellations en France, dont plus d'une centaine à Paris,
12:49les 185 gardes à vue vont circuler.
12:51Il n'y a rien à voir, ce n'est pas grand-chose, ce n'est pas un sujet, ça
12:53passe.
12:54Bienvenue dans le monde merveilleux de l'espace médiatique.
12:58Bon, là il y a un...
13:00Alors où c'est nous qui jugeons mal l'information
13:05et donnons un espace à ce qui s'est passé et qui ne le méritent pas ?
13:11Pourquoi pas ?
13:12Ou c'est eux qui ne font pas le boulot ?
13:14Mais ce n'est pas agréable non plus d'être dans la position de parler de nos confrères.
13:19Ça nous arrive souvent.
13:20Bon, eux, ils parlent bien de nous, vous me direz.
13:21Voilà.
13:22Donc, moi, je...
13:25Pourquoi ?
13:26Pourquoi ils ne se donnent pas...
13:28Ils sont tous pareils en plus.
13:29Pourquoi ?
13:31Il n'y a pas de complot, il n'y a pas de...
13:34Quelle est la raison ?
13:35Ils ne s'appellent pas, ils ne se téléphonent pas ?
13:37Ils n'ont pas envie d'analyser.
13:39C'est-à-dire que c'est quand même plus facile d'expliquer que tout va bien
13:42et de surtout pas s'attarder sur le profil des jeunes qui prennent n'importe quel prétexte désormais
13:48pour gâcher la fête.
13:50C'est une analyse que personne n'a envie de faire, en fait.
13:52C'est aussi simple que ça.
13:53Charlotte Dornela.
13:54C'est quand même un milieu très conformiste.
13:56Vous avez raison, il n'y a pas de complot.
13:58C'est-à-dire qu'il n'y a pas des réunions le matin, vous allez dire ça, vous n
13:59'allez pas dire ça.
14:00Mais c'est un milieu d'un conformisme ahurissant, en fait.
14:03Donc, n'importe quelle information qui sort un peu de la route
14:06et qui exige une analyse désagréable par rapport à la DOXA,
14:12eh bien, pas ça l'attrape.
14:13Mais vous voyez, ça me fait penser à...
14:15Quand je vous dis personne n'aime ça avec un sourire de juger ses confrères,
14:20les journalistes qui sont très, comment dire,
14:23très fermes depuis une semaine sur les nécessaires sanctions des uns et des autres,
14:28qui sanctionnent...
14:28Vous voyez, c'est difficile de dénicher une faute professionnelle réellement.
14:32Parce que les journalistes, par exemple,
14:33ils reçoivent tous des subventions publiques
14:35parce que leur mission est d'informer.
14:38Qui décide de ce qu'est la bonne information ou pas ?
14:40Est-ce que ne pas parler de ça, c'est un manque d'information,
14:43donc éventuellement une faute professionnelle ?
14:44Ces sanctions n'existeront jamais non plus.
14:47Les journalistes, là où vous avez raison,
14:49c'est que les journalistes sont assez peu sanctionnées.
14:51Non, mais factuellement.
14:52Et pourtant, il y a un pouvoir.
14:54Alors, évidemment, il n'y a pas les mêmes responsabilités.
14:57Mais quand vous ne traitez pas certaines informations,
15:00à l'inverse, quand vous en traitez d'autres,
15:02faisant avancer des dossiers de manière assez stupéfiante,
15:04ou quand vous vous acharnez,
15:06que vous lancez des curés contre tel ou tel,
15:07qui va s'intéresser aux conséquences
15:09qui sont humainement parfois vraiment dramatiques ?
15:13Je dis ça parce que moi, depuis dix jours,
15:17je pense que l'affaire qui nous a tous choqués
15:20devrait rappeler tout le monde à beaucoup d'humilité
15:23dans son travail quotidien.
15:25Et qu'on est chacun à cœur de faire correctement notre métier, en fait.
15:29Parce que je pense que la France souffre énormément de ça.
15:31Mais est-ce que des politiques en parlent ?
15:35Ils en parlent peu, parce que, en fait,
15:37là, je crois que fondamentalement,
15:39ils n'en parlent pas, parce que ce serait en parler,
15:42ce serait admettre qu'on ne contrôle plus rien.
15:45C'est ça, le fond de l'affaire.
15:46C'est qu'aujourd'hui, on ne contrôle plus rien.
15:48On peut donner des directives,
15:50on peut donner un certain nombre d'éléments,
15:51et on voit que ces directives ne sont pas suivies,
15:53et on ne contrôle plus rien.
15:54Pour un politique admettre que l'on ne contrôle plus rien,
15:57j'avoue que c'est assez dramatique.
15:58Hier, on a eu un tweet absolument fabuleux
16:00du ministre de l'Intérieur,
16:01qui annonçait 268 interpellations,
16:04et qui, dans le même tweet, disait
16:06« Soirée sans débordement ».
16:08C'est-à-dire que c'est sans débordement,
16:09mais il y a quand même 268 interpellations.
16:11Le même tweet de Laurent Nunez.
16:12C'est quand même fabuleux.
16:13D'ailleurs, Astille, je dois faire un moment,
16:15mais à coup le pas, hier matin,
16:16j'ai dit ici qu'il ne s'était pas passé grand-chose,
16:19visiblement.
16:19En fait, c'est comme d'habitude,
16:20il y a un décalage entre le moment où les faits se produisent,
16:22puis le moment où ça émerge
16:24dans l'espace médiatique des réseaux sociaux.
16:26Ce sont les réseaux sociaux
16:28qui donnent ces images.
16:29C'est totalement invisibilisé.
16:31Comme effectivement,
16:32les journalistes doivent se dire
16:33« Oui, mais les réseaux sociaux,
16:34il faut prendre ça avec des pincettes,
16:35on ne sait pas comment analyser cette image,
16:37on ne veut pas... »
16:39Mais ils devraient mettre les journalistes.
16:41Frontière, ils sont au milieu.
16:43Frontière est beaucoup pas attaquée.
16:45C'est les seuls à chaque fois
16:46qu'ils font leur métier de journaliste.
16:48Pas les seuls d'ailleurs,
16:49mais ils font leur métier de journaliste.
16:51C'est-à-dire qu'on a vu un journaliste sorti,
16:53ils vont sur le terrain.
16:54Ils sont où ?
16:55Ils sont où nos confrères ?
16:57Ils ne veulent pas traiter ça.
16:59C'est ça, moi, je vous assure, c'est...
17:01Et par ailleurs,
17:02que Laurent Nunez nous dit
17:02que ça s'est globalement bien passé
17:04la première fois
17:04et puis c'est une soirée sans débordement,
17:07lui, je pense que les remontées d'informations,
17:08il les a en direct.
17:09Vous avez le président de la République
17:10qui fait une grande fête à l'Élysée
17:12avec l'argent des Français.
17:13Bon, je veux bien.
17:15Je voudrais savoir
17:16ce qu'a coûté cette fête.
17:17Je voudrais savoir
17:18si les uns et les autres
17:19sont payés pour venir à l'Élysée.
17:22Je voudrais connaître vraiment
17:25le cachet de ceux
17:26qui ont chanté ou pas.
17:28Ça m'intéresserait.
17:29C'est votre argent.
17:31Est-ce que c'est utile ?
17:32Alors, on va me dire
17:33que c'est tout à fait symbolique
17:34ce que je dis.
17:35Mais en fait,
17:36t'as plus un centime ?
17:37Enfin, je ne sais pas.
17:39Gérard Carré.
17:40Oui, vous m'amusez
17:42quand vous posez la question
17:44parce que vous connaissez la réponse
17:46et nous connaissons tous la réponse.
17:48On ne peut pas se cacher
17:51derrière la réalité
17:52quand on sait
17:53que 80% à peu près
17:56de nos confrères journalistes
17:58votent à gauche
17:59ou à l'extrême-gauche.
18:01Ça, c'est vrai
18:01dans toutes les rédactions,
18:03y compris,
18:04il ne faut pas non plus faire
18:05les vierges effarochés,
18:07y compris dans des rédactions
18:08d'hebdomadaires
18:11ou de journaux
18:12qui sont plutôt marqués à droite.
18:15Quand on regarde
18:15le profil de la rédaction,
18:17moi, j'ai vécu
18:18dans des rédactions,
18:18j'en ai dirigé.
18:21Vous croyez que la rédaction
18:22de TF1,
18:24même après la privatisation,
18:26était une rédaction
18:27où il y avait parité
18:28entre la gauche et la droite ?
18:30La direction était plutôt à droite.
18:31La direction était plutôt à droite,
18:32mais il fallait tirer très fort
18:34par moments.
18:35Pourquoi ?
18:36Parce que quand on est de gauche,
18:38on dit,
18:38oh là là, des manifs,
18:40il y a des déprédations,
18:41il y a des voitures,
18:42il y a je ne sais quoi,
18:43il y a des gens
18:44éventuellement blessés,
18:46c'est du désordre,
18:48donc ça va être bon
18:49pour la droite.
18:50Et donc,
18:51on ne peut pas faire ça,
18:52nous qui sommes de gauche.
18:53Il faut vraiment
18:54qu'on donne une information
18:56qui aille systématiquement
18:57dans le sens de la gauche.
18:59Vous savez bien
18:59que c'est ça
19:00la raison fondamentale.
19:01Je ne sais pas si c'est
19:01un rapport droite-gauche,
19:02mais vous êtes bien calme
19:03aujourd'hui,
19:04M. Collard.
19:07Est-ce que je peux me permettre
19:08de vous rendre un hommage ?
19:09Oui.
19:12Non pas posthume,
19:13j'espère.
19:13De demander aux téléspectateurs,
19:14comme aurait dit Léon Zitrone,
19:15de se joindre à moi.
19:17Vous avez un grand blessé
19:19qui est capable
19:21de tenir face aux caméras
19:23et au micro,
19:24regarder son doigt,
19:25ce doigt abîmé
19:27au service
19:28du travail médiatique.
19:29Je ne sais pas
19:30où il a mis son doigt,
19:31mais le doigt est blessé.
19:32Et il faut le montrer,
19:33parce que moi,
19:34vous étiez tous là
19:35en train de parler
19:35de choses et d'autres graves,
19:37mais moi,
19:37je me disais quand même,
19:39quand même,
19:40la garde meurt,
19:41mais ne se rend pas.
19:43Bon,
19:44mais à part ça,
19:45je monte,
19:46voilà,
19:46je me suis blessé.
19:48Voilà,
19:49il fallait que quelqu'un le dise.
19:50Vous l'avez dit,
19:51vous êtes levé.
19:52Voilà.
19:52Bon,
19:53sérieusement.
19:53Je suis très sérieux,
19:55ça.
19:55Oui,
19:55bien sûr.
19:56Mais vous savez,
19:56il y a un homme
19:57qui pourrait nous expliquer
19:58tout cela d'une manière confuse,
20:00c'est mon ami Maffézoli.
20:02On est dans ce qu'on appelle
20:03le conformisme logique.
20:04ces gens,
20:06depuis des années et des années,
20:08vendent un récit.
20:09Oui.
20:10Et voilà maintenant
20:11que la réalité submergente
20:14dément ce récit.
20:15C'est-à-dire qu'ils sont niés
20:17dans la propre histoire
20:19qu'ils ont construite
20:20par la réalité.
20:22Ils ne peuvent pas.
20:23Ils ne peuvent pas l'accepter.
20:24Ils sont pris dans un conformisme
20:26tellement étroit
20:27que s'ils en sortent,
20:29ils s'effritent,
20:29ils s'effondrent.
20:30Et ils minimisent.
20:31Et ils minimisent.
20:32Alors, ils ne s'adaptent.
20:34Ils ne s'adaptent.
20:34Ils s'adaptent.
20:35Alors qu'ils devraient
20:35se passer...
20:36Ils ne devraient avoir aucun...
20:38Mais ce qui est terrible,
20:39c'est que c'est un facteur
20:41historique
20:41d'explosion.
20:43Je veux dire que...
20:44Moi, je me rappelle
20:45de ces correspondances
20:46entre Freud
20:48et Stéphane Zweig.
20:49C'est extraordinaire.
20:51Freud disait
20:51tout va aller mal
20:53parce que les gens
20:54vivent dans l'hypocrisie.
20:56Ils n'assument pas...
20:58Alors, à l'époque,
20:58on ne parlait pas du réel
20:59et tout ça.
21:00Ils n'assument pas
21:01ce qu'est la vie,
21:01la vérité de la vie quotidienne.
21:04Voilà.
21:04L'expression qui était employée.
21:05On est exactement là-dedans.
21:07On ne veut pas voir
21:08qu'il y a une submersion.
21:09On ne veut pas voir
21:10que ça pète de tous les côtés.
21:12On ne veut pas voir
21:12qu'une délinquante
21:14a été remise en liberté
21:15aujourd'hui
21:15parce qu'il n'y avait pas
21:16d'escorte
21:17pour l'accompagner
21:18au tribunal.
21:20On en est là.
21:20Oui, et puis les médias,
21:22j'ai vu qu'Édouard Philippe
21:23qui sera soutenu,
21:24évidemment,
21:25notamment par les médias
21:27par la tribune dimanche.
21:28Les médias irréels,
21:29on peut les dire.
21:30Oui, et j'ai vu
21:30qu'il l'a dit,
21:32il n'y a pas de raison
21:32en France
21:33de ne pas être optimiste.
21:35Oui, j'ai vu ça.
21:35Je crois être ça.
21:36Donc, on voit bien
21:36le récit tel qu'il va se...
21:38C'est-à-dire que celui
21:39qui arrive avec le diagnostic
21:41qui dit la réalité,
21:44c'est-à-dire que la France
21:44est quasiment aujourd'hui
21:46aux portes de l'abîme.
21:47C'est amusant
21:48parce que cette phrase
21:49justement d'Édouard Philippe,
21:50c'est totalement
21:51un décalquage
21:51de l'identité heureuse
21:53d'Alain Juppé.
21:53Oui, bien sûr.
21:54Ça n'a pas changé.
21:55Bien sûr.
21:55Ça n'a pas changé
21:56de l'Iota,
21:56en dépit de tous les échecs répétés.
21:59Je l'assure,
22:00Édouard Philippe,
22:00ils ont des avantages
22:01d'ailleurs, ces gens-là.
22:02S'ils sont au pouvoir,
22:03il y a aussi des avantages
22:05pour les Français.
22:05Il ne se passera rien.
22:08Mais rien.
22:09C'est-à-dire que
22:10ce qui est sidérant,
22:12et on était l'autre jour
22:13avec Bruno Le Maire
22:13et on m'a reproché
22:14d'avoir été trop gentil
22:15d'ailleurs avec Bruno Le Maire.
22:16C'est curieux d'ailleurs.
22:16On m'a dit
22:16vous avez été trop gentil,
22:18etc.
22:18Bon, je ne crois pas
22:19avoir été trop gentil.
22:20Mais ces gens,
22:22Édouard Philippe,
22:23Alain Juppé,
22:24Bruno Le Maire,
22:25qui ont toutes les qualités
22:26pour diriger un pays,
22:28toutes,
22:28qui ont fait
22:29les plus belles études,
22:30tous,
22:31qui ont des jolis cerveaux
22:32qui sont des hommes
22:33d'ailleurs dans la vie
22:34sûrement sympathiques,
22:35ce sont eux
22:35qui nous ont mis dans le mur.
22:37C'est ça qui est sidérant.
22:39Le meilleur d'entre nous,
22:40disait Jacques Chirac,
22:41c'est lui et d'autres.
22:43J'avais dit à Jean-François Copé
22:44vous êtes le responsable de ça.
22:46C'est les mêmes.
22:47C'est-à-dire que ces gens
22:48qui ont une intelligence
22:50au-dessus de la moyenne,
22:52incontestablement,
22:53on pourrait dire la même chose
22:53pour Emmanuel Macron sans doute,
22:55ce sont eux
22:55qui nous ont mis dans le mur.
22:57C'est sidérant.
22:58Et pourquoi ?
23:00Sans doute parce qu'ils n'ont pas
23:01aucun courage.
23:03Sans doute.
23:03C'est même pas de vouloir
23:04garder les postes,
23:05dis quoi que ce soit.
23:06Aucun courage.
23:07D'affronter la réalité.
23:09Donc,
23:10c'est en tout cas l'analyse
23:11que nous pouvons faire.
23:12Tony Pitaro,
23:13la petite séquence
23:14que je voulais vous montrer,
23:15hier,
23:15elle était dans
23:16100% Frontières
23:18et il montre
23:19effectivement,
23:20alors je ne sais plus
23:21comment on s'appelle,
23:21les bonbonnes de...
23:23Protoxyde d'azote.
23:24Protoxyde d'azote.
23:25Mais il y en a partout.
23:26Vous avez vu un sujet là-dessus ?
23:27Un peu.
23:29Passons depuis dimanche.
23:30Alors voyons cette séquence.
23:32Je suis au cœur de Châtelet-Léal.
23:34Il est 6h40 du matin
23:36et regardez ce qu'on retrouve.
23:37Voilà des bonbonnes
23:38de protoxyde d'azote
23:39dans un Paris.
23:40Ici, c'est l'apocalypse.
23:41Là, on s'est baladé
23:42avec le caméraman
23:43dans Paris-Centre
23:44et tout est détruit.
23:45Et ici,
23:46c'est une catastrophe.
23:48Tout est dégueulasse.
23:50Et c'est partout,
23:51partout,
23:51partout
23:52dans tout Paris-Centre.
23:546h40 du matin.
23:54Regardez.
23:55Regardez.
23:55On est à Châtelet.
23:57Franchement,
23:58je n'ai jamais vu Paris
23:59dans un tel état.
23:59Regardez.
24:00On est là.
24:02Tout est dégueulasse.
24:04Il y a eu des îlots
24:05de propreté
24:06comme on dit
24:07qui ont été mis en place.
24:07Mais regardez,
24:08ce n'est pas du tout suffisant.
24:10Et j'ai l'impression
24:11qu'Emmanuel Grégoire
24:12aime qu'on vive
24:13dans une déchetterie.
24:14Regardez-moi ça.
24:15Mais regardez-moi ça.
24:16Mais c'est un scandale.
24:19Ça continue.
24:20C'est partout
24:20et c'est dans tout Paris-Centre.
24:22C'est partout.
24:22Regardez ici.
24:24Il y a des gens
24:24complètement alcoolisés
24:25visiblement
24:26qui ramènent chez eux
24:27des barrières.
24:28Voilà.
24:29On est au cœur
24:30de Paris-Centre.
24:33Est-ce que c'est normal
24:34d'avoir ces scènes
24:36au cœur de Paris ?
24:39Regardez ici.
24:39Regardez ici.
24:42Et tous ces gens
24:43visiblement
24:43ne travaillent pas
24:44parce que moi
24:44le lundi matin
24:45à 6h40,
24:45je vais vous dire
24:46que je ne suis pas
24:47en train de tout dégrader.
24:49Regardez ici.
24:51Regardez les bonbonnes
24:52de protoxyde d'azote ici.
24:54Donc là,
24:54on a les halles
24:55de Châtelet
24:56qui sont là-bas.
24:57Regardez,
24:57regardez ici.
25:00Et juste derrière nous,
25:01ça continue,
25:01ça continue.
25:02La fête continue.
25:03Tout est dégueulasse.
25:04Voilà.
25:04Tout le mobilier
25:05comme d'habitude
25:06parce que c'est vrai
25:07qu'ici,
25:07à Paris,
25:08on ne sait pas faire la fête
25:09sans tout casser.
25:10Attention à la bouteille
25:11de whisky.
25:12On retrouve
25:12des énormes bouteilles
25:14de protoxyde d'azote
25:14partout.
25:15On est devant la mairie de Paris.
25:16C'est exactement
25:16ce qui est en train
25:17de se produire.
25:18Un ballon,
25:19du gaz hilarant
25:20et les jeunes se shoot
25:21toute la journée,
25:22toute la nuit.
25:23Comme ici,
25:23regardez là-bas.
25:25Regardez là-bas,
25:25sur le long du passage
25:26piéton.
25:27Voilà.
25:28Et encore une fois,
25:29c'est les services
25:30de la ville de Paris
25:31qui doivent tout nettoyer.
25:35C'est moi,
25:36c'est moi.
25:36Et ça continue.
25:37Il y en a dans tous les sens.
25:38Alors,
25:38on nous interpelle,
25:39évidemment.
25:40Et les agents
25:41vont devoir tout nettoyer.
25:42Les agents
25:43de la ville de Paris.
25:45Voilà.
25:47Le monsieur
25:47va devoir tout nettoyer.
25:48C'est moi ?
25:52Non.
25:53Allez.
25:54Bon courage.
25:55Regardez.
25:56Franchement.
25:57Tout est en train
25:57d'être nettoyé.
25:59Les agents
25:59qui se sont levés
26:00tôt ce matin
26:00pour pouvoir...
26:02Bonjour.
26:03Bonjour, monsieur.
26:04Bon courage.
26:05Merci à vous.
26:06Bon, longue séquence.
26:07Et pour Europe 1,
26:08vous comprenez,
26:08effectivement,
26:09parce que c'était commenté
26:10par Tony Pitaro
26:11qui montrait la ville
26:13dans cet état-là.
26:14Mais ce qui nous interpelle,
26:15c'est toujours
26:15quand les étrangers viennent.
26:17J'étais avec des étrangers
26:18récemment.
26:18Ils m'ont dit
26:19mais vous avez vu
26:20où vous vivez ?
26:21Vous avez vu
26:22ce qui est devenu Paris ?
26:23Les gens qui ne sont pas venus
26:24depuis 25 ans,
26:24ils vous disent
26:25mais vous avez vu
26:25ce qui est devenu Paris ?
26:27Et ça, alors ça,
26:28c'est...
26:28On déconseille
26:29de venir à Paris du reste.
26:30Mais bien sûr,
26:31mais ça, c'est...
26:31Je dirais, personne.
26:33Donc, on en est là
26:35et les seuls,
26:36effectivement,
26:37pas les seuls,
26:37d'ailleurs,
26:38j'imagine qu'il y a
26:38d'autres médias
26:40qui peuvent témoigner
26:41de cette réalité
26:41et c'est nous
26:43qui sommes parfois
26:44accusés
26:45parce que simplement
26:45nous montrons la réalité.
26:47Il est 9h, 9h25.
26:48On marque une pause
26:49à tout de suite.
26:52Europe 1 et CNews,
26:539h, 10h,
26:55l'heure des pros.
26:56Pascal Praud.
26:57À 9h30,
26:57Sommayal Abidi,
26:58bonjour,
26:59qui nous rappelle les titres.
27:03Bonjour Pascal
27:04et bonjour à tous.
27:05À la une,
27:05une vingtaine de décès
27:06par noyade
27:07depuis le début du week-end.
27:08C'est le nouveau bilan
27:09dressé ce matin
27:10par Marina Ferrari,
27:11la ministre des Sports
27:12et de la Jeunesse,
27:14qui rappelle le danger
27:15de la baignade
27:15dans des zones
27:16non surveillées.
27:18À la une également,
27:19deuxième réunion
27:19de la cellule de crise
27:21interministérielle
27:21ce matin,
27:2211h,
27:23place Beauvau,
27:23cellule de crise
27:24déclenchée par le gouvernement
27:25pour affronter ce nouveau pic de chaleur
27:28et s'assurer du bon fonctionnement
27:30de nos services publics.
27:32Et puis,
27:32l'Iran annonce la mise en place
27:34de quatre groupes de travail
27:35dans le cadre des négociations
27:36avec les États-Unis.
27:37Au cœur de ces groupes,
27:38la question de la levée des sanctions,
27:40le nucléaire,
27:41la reconstruction,
27:42mais aussi le développement économique du pays.
27:45Merci Somaïa.
27:46Le drame,
27:48Liana,
27:48on va en parler à l'instant
27:50et nous sommes toujours autour de la table
27:53avec Charlotte Dornela,
27:54Gilbert Collard,
27:55Gérard Carreau,
27:56Joseph Massescaron
27:57et Thomas Bonnet.
27:58Vous êtes sur l'antenne d'Europe 1.
28:00Vous nous écoutez jusqu'à 10h
28:03et sur CNews jusqu'à 11h.
28:05Et je voulais que nous voyions d'abord
28:07le tweet de Sébastien Lecornu.
28:10Alors, la parole politique
28:11est à la hauteur de ce drame.
28:14La parole,
28:15la parole.
28:16Après, on va voir les actes.
28:18Mais la parole,
28:19elle est claire.
28:20Le pré-rapport d'inspection
28:21qui a été remis ce matin au gouvernement
28:22établit une vérité d'une extrême gravité.
28:25Et Gérald Darmanin
28:27est sur la même longueur d'onde.
28:29Voyez le sujet de Chloé Tarka.
28:32Un rapport sensible
28:34qui met en lumière
28:35de graves dysfonctionnements
28:36dans la chaîne de traitement de l'affaire.
28:39Sur X,
28:40le Premier ministre Sébastien Lecornu
28:42a pris acte des conclusions
28:43et souligné la gravité des faits.
28:46Le rapport ne décrit
28:47ni un simple dysfonctionnement administratif
28:49ni un manque de moyens.
28:50Il souligne d'abord
28:51que les premiers actes d'enquête
28:53réalisés par la première juridiction
28:54et les enquêteurs
28:55ont été conduits de manière efficace.
28:57Mais la suite de la procédure
28:59a été marquée par une succession d'erreurs,
29:01de négligences,
29:01d'inactions
29:02et de mauvaises décisions
29:03à plusieurs niveaux
29:04de la chaîne judiciaire
29:05et de l'enquête.
29:06Un constat
29:07qui relance
29:07le débat politique
29:08sur les responsabilités.
29:10Invité sur le plateau de TF1,
29:12le ministre de la Justice,
29:14Gérald Darmanin,
29:15a annoncé
29:16l'ouverture de sanctions.
29:17J'engage ce soir
29:19une procédure disciplinaire,
29:20une enquête administrative
29:21qui sera rendue
29:22avant la fin de l'été
29:24pour engager
29:25des sanctions
29:26qui seront là
29:26à la hauteur
29:27des défaillances graves
29:28constatées
29:29pour le substitut
29:30du Parquet d'Oche
29:31qui en effet,
29:32d'après ce rapport,
29:33a démontré
29:34des défaillances
29:35extrêmement importantes.
29:36Dans le même temps,
29:36le ministre de l'Intérieur,
29:38Laurent Nunez,
29:38a ordonné
29:39une enquête
29:40de commandement
29:40afin de déterminer
29:42précisément
29:42les responsabilités
29:44dans le traitement
29:44du dossier.
29:46Gilbert Collard
29:47est avec nous
29:48ce matin.
29:50Je disais
29:50que
29:52ce drame,
29:53Liana,
29:54on a découvert
29:55des choses
29:56que je n'imaginais pas.
29:58Mais vous,
29:58qui êtes un homme
29:59de justice,
30:01de loi,
30:01qui connaissez
30:02la justice
30:03et son fonctionnement,
30:04est-ce que vous avez
30:05été étonné
30:06de ce qu'on a appris ?
30:07Pas du tout.
30:08Pas du tout.
30:09Si je remonte
30:10dans le temps,
30:11je pourrais
30:13exhumer
30:14des dossiers
30:14qui racontent
30:15la même chose.
30:17C'est absolument
30:18pas nouveau.
30:19Mais ce qui est nouveau,
30:21c'est que là,
30:22on le dénonce.
30:23Non mais c'est pas nouveau.
30:24C'est-à-dire que
30:24quand vous avez commencé
30:25votre carrière d'avocat
30:26dans les années 70,
30:28est-ce que la justice
30:29fonctionnait mieux ?
30:30Est-ce que ce type
30:31d'affaires
30:31n'aurait pas existé ?
30:33Alors écoutez,
30:34franchement,
30:35ce type d'affaires
30:36dans les années 70
30:37jusqu'à 80
30:38n'aurait pas existé
30:40parce qu'il y avait
30:40un souci
30:43et puis une
30:46hiérarchisation quand même.
30:47Voilà.
30:47La hiérarchie
30:48fonctionnait encore
30:49et il y avait
30:49des sanctions
30:51internes,
30:52jamais externes.
30:53C'était toujours
30:54en catimini.
30:55Mais ce qu'il faut savoir là,
30:57c'est que sur le plan militaire,
30:58il va y avoir
30:59des sanctions rapides.
31:01Sur le plan judiciaire,
31:02c'est le conseil supérieur
31:04de la magistrature,
31:05section parquet,
31:06qui va se prendre...
31:07C'est l'IGGN aussi
31:07pour les gendarmes.
31:08Oui,
31:08oui,
31:10Oui,
31:11mais c'est pas la même
31:11composition.
31:12Non mais il peut révoquer
31:12Gérald Darmanin.
31:13Oui,
31:14Gérald Darmanin peut révoquer.
31:15Alors que le magistrat,
31:17il ne pourra pas le révoquer.
31:18Il faut que ce soit...
31:19Non,
31:19il faut que ce soit
31:19le conseil supérieur
31:20de la magistrature.
31:21Ah non,
31:22moi j'ai posé la question
31:23à Gérald Darmanin.
31:24C'est un avis,
31:25le conseil...
31:26Oui,
31:26voilà,
31:27oui.
31:27Ah oui,
31:28oui,
31:28mais si lui,
31:30Gérald Darmanin,
31:31dit ce soir,
31:32je révoque M. X,
31:34il peut le faire.
31:35Il peut le faire,
31:35à condition d'avoir
31:36un avis du conseil.
31:38Pas pour le parquet.
31:39Pas pour le parquet.
31:39Ah oui,
31:40c'est vrai que c'est le parquet.
31:40Oui,
31:40on est au parquet.
31:41Oui,
31:41oui,
31:42exactement.
31:42Oui,
31:42ce que je dis est vrai
31:44pour les magistrats du siège.
31:46Exactement,
31:46pour les magistrats du siège.
31:47on est dans le cadre du parquet.
31:49Oui,
31:49vous avez raison.
31:50Autant pour moi,
31:50on est dans le parquet.
31:51Donc,
31:51effectivement,
31:52il peut le faire,
31:52mais il ne pourra le faire
31:53que lorsqu'il aura
31:55le rapport complet.
31:57Mais ce qui m'étonne,
31:58quand même,
31:59c'est que ça tombe
32:00sur un substitut.
32:02Voilà.
32:03La réflexion que je peux
32:04me permettre de faire
32:05et qui m'a étonné,
32:07c'est que quand même,
32:08c'est le sous-gradé
32:10qui prend,
32:12alors qu'il y a quand même
32:12un procureur
32:13qui est responsable,
32:15dont on a lancé,
32:16en plus,
32:17une promotion.
32:19Là,
32:20j'ai du mal à comprendre
32:21pourquoi le substitut
32:22est responsable
32:23alors que le procureur
32:25qui est le patron du parquet
32:27ne l'est pas.
32:28Voilà.
32:29Ça me pose quand même
32:30une question, ça.
32:32Alors,
32:32il ne faudrait pas
32:32qu'on ait affaire encore
32:33à la théorie
32:35du lampiste.
32:36C'est-à-dire qu'on est
32:37habitué à l'inspection,
32:39enquête,
32:41conseil,
32:41la magistrature,
32:42et tout ça dure des mois.
32:43C'est ça,
32:43la difficulté
32:45d'enterrer les dossiers.
32:46Mais Gérald Darmanin
32:47était hier soir
32:48sur, je crois,
32:49TF1.
32:50A priori,
32:51il exprime
32:52une volonté claire
32:53d'agir.
32:53Oui, oui, oui,
32:54mais là encore,
32:55Pascal,
32:55si je peux me permettre,
32:56ce qui est surprenant,
32:57et je crois que Charlotte
32:58a le même sentiment
32:59que moi, là,
33:00c'est que d'entrée,
33:01on nous dit
33:02que c'est un substitut
33:03qui va devoir
33:04rendre des comptes.
33:05Ce qui semble
33:06exclure complètement
33:08le procureur
33:09de la chaîne
33:09des responsabilités.
33:10Écoute ce qu'est
33:11sur Gérald Darmanin
33:12hier sur les processus
33:13disciplinaires,
33:13hier soir
33:14sur l'antenne de TF1.
33:17J'engage ce soir
33:18une procédure disciplinaire,
33:20une enquête administrative
33:21qui sera rendue
33:22avant la fin de l'été
33:23pour engager
33:25des sanctions
33:25qui seront à la hauteur,
33:27des défaillances graves
33:28constatées
33:28pour le substitut
33:29du Parquet-Doche
33:31qui, en effet,
33:31d'après ce rapport,
33:32a démontré
33:33des défaillances
33:34extrêmement importantes.
33:36Et ça veut dire quoi ?
33:36Ça veut dire qu'il est réévoqué
33:37ce substitut ?
33:38Non.
33:38Non.
33:39Non, non, ça veut dire
33:39qu'il est réévoqué.
33:40Mais attendez,
33:41en fait,
33:42on va le déplacer.
33:43Pardonnez-moi,
33:44si cette petite fille
33:45est morte à cause de lui ?
33:46Non, non, attendez.
33:48C'est pour ça que je dis si.
33:49Ah oui.
33:49Si, oui, oui.
33:50Si cette petite fille
33:51est morte
33:53parce que précisément
33:54quelqu'un n'a pas fait
33:54son métier.
33:55Mais en fait,
33:56si vous lisez
33:57le rapport d'inspect...
33:57Je ne dis pas que
33:57c'est le cas.
33:58Vous voulez savoir ?
33:59Je dis si
34:00on arrive à cette conclusion.
34:01Le vrai problème
34:02qu'on a du mal à évoquer
34:04parce que c'est compliqué
34:05techniquement,
34:06c'est qu'il n'existe pas
34:07à l'heure actuelle
34:09de responsabilité civile
34:12des magistrats.
34:13Un magistrat
34:13commet une faute avérée,
34:15c'est l'État
34:16qui intervient
34:17et qui paye.
34:19Lui,
34:20il ne dit pas ça,
34:21Gérald Darman ?
34:21Non, non, non.
34:22Là, je suis formel.
34:23Non, mais vous avez raison.
34:23Mais sur le plan moral, lui,
34:25je ne veux pas dire
34:26qu'il dit à peu près
34:26ce que je dis là,
34:27mais il dit
34:27nous n'avons pas sauvé
34:28cette petite fille.
34:29Écoutez ce qu'il a dit.
34:30Oui, oui, oui.
34:30Écoutez.
34:32Si je n'ai pas réussi
34:34à sauver cette petite fille,
34:36évidemment que nous avons tous
34:38à nous remettre en cause,
34:39comme les procureurs généraux,
34:41comme les procureurs de la République,
34:42comme leurs substituts,
34:43comme les services de police
34:44et de gendarmerie.
34:45Le peu de temps
34:45qu'il nous restera
34:46au ministère de la Justice,
34:47nuit et jour,
34:48avec les magistrats
34:49et avec les policiers
34:49et les gendarmes,
34:50nous sauverons
34:51tous les enfants
34:52qui doivent être sauvés
34:52avec beaucoup de fermeté,
34:54beaucoup, beaucoup,
34:55beaucoup d'efforts.
34:55Il dit la même chose.
34:57C'est un peu choquant
34:58la manière de...
34:58Peut-être qu'il dit
35:00si j'avais eu moins
35:01d'interpellations
35:01d'agriculteurs
35:03au même moment,
35:04parce qu'il y a eu aussi
35:07une priorité donnée
35:08aux interpellations
35:09d'agriculteurs.
35:10Charlotte Dornelas.
35:10Il vous a demandé aussi
35:11au Parquet,
35:11donc c'est là où
35:12ce n'est pas évident.
35:13En fait,
35:14ce qu'on comprend
35:15à la lecture de ce rapport
35:17à la fin,
35:17c'est qu'il y a
35:18plusieurs niveaux
35:19de réactions nécessaires.
35:22Et en effet,
35:23la question du substitut
35:25se pose,
35:25parce que dans la liste
35:27qui est faite
35:27des défaillances
35:28qui ont été constatées
35:30et qui ne sont pas
35:32des atteintes à la loi,
35:33ce n'est pas des personnes
35:34qui ont fait des choses illégales,
35:36elles ont mal fait
35:37certaines choses,
35:38vous en avez,
35:38ces défaillances-là,
35:39elles existent.
35:40Au moment du dessaisissement
35:41au Parquet de Toulouse,
35:42qui parle de la sanction ?
35:44Personne.
35:45Vous en avez au moment
35:45de l'enregistrement
35:46du bureau d'ordre,
35:47qui a parlé de sanctionner
35:48les greffiers du bureau d'ordre ?
35:49Personne.
35:50Vous en avez en effet
35:51au moment où la substitut
35:54prend l'affaire,
35:56qu'elle met du temps.
35:57Le rapport lui-même dit
35:58qu'elle n'était pas exactement
35:59en train de rien faire
36:00pendant ce temps-là
36:00parce qu'elle envoyait
36:01son emploi du temps
36:01et il était,
36:03je cite le rapport texto,
36:05pour le moins chargé.
36:06Donc,
36:07il y a un problème
36:07de priorisation.
36:09Donc,
36:09elle,
36:09elle a mal dirigé
36:10son enquête
36:10que par ailleurs
36:11le gendarme n'a pas fait,
36:12mais le procureur
36:13qui est en charge
36:14de l'organisation
36:14de son parquet
36:15n'était même pas au courant
36:16que ce dossier existait.
36:17Donc,
36:18vous avez
36:19des niveaux de lecture
36:21différents.
36:21Il y a en effet
36:22des erreurs
36:23et l'enquête administrative
36:24jugera si oui ou non
36:25ces erreurs sont,
36:27enfin,
36:27quelle sanction
36:28est nécessaire.
36:29Mais si on veut,
36:30et j'ose espérer
36:31que c'est vraiment
36:32la motivation
36:33de tout le monde,
36:34si on veut
36:35qu'il n'y ait plus
36:35de l'IANA,
36:36alors il faut être honnête
36:37jusqu'au bout.
36:38Quand on dit
36:39dans cette affaire
36:40la chaîne de protection
36:40a failli,
36:41on peut enlever
36:42dans cette affaire.
36:43La chaîne de protection
36:44faillit
36:45désormais
36:46partout
36:47pour des raisons
36:48différentes,
36:49pour des raisons
36:49d'absence
36:50de fonctionnement
36:51correctes,
36:52pour des raisons
36:52d'absence
36:53de pilotage.
36:55Les parquets
36:55sont aveugles
36:56sur leurs enquêtes
36:57préliminaires,
36:57tous les parquetiers
36:58le disent,
36:59il n'y a pas
36:59de process établi.
37:01Là,
37:01vous lisez le rapport,
37:02franchement,
37:03je le dis
37:03à tous les gens
37:04pour un peu de temps,
37:05c'est 56 pages,
37:06lisez-le.
37:07Parce que,
37:08honnêtement,
37:09vous voyez de bout
37:09en bout
37:10que c'est une institution
37:12submergée.
37:13On ne sait plus,
37:14donc en effet,
37:14elle fonctionne,
37:15vous savez,
37:16sans réflexion.
37:16Vous sentez ça
37:17de bout en bout,
37:18sans réflexion.
37:19Et d'ailleurs,
37:20c'est très intéressant,
37:21le seul,
37:23véritablement,
37:23dans ce rapport,
37:24moi,
37:24je n'ai pas eu,
37:25mais en lisant le rapport,
37:26le seul qui,
37:28du début à la fin,
37:29appelle,
37:30dit,
37:30attention,
37:30il y a urgence,
37:31il y a la maman
37:31de la petite Rosa,
37:32évidemment,
37:33mais le seul qui le fait,
37:34c'est le gendarme
37:35de la plaisance du Touche
37:36qui a reçu la mère
37:36et la petite fille.
37:37C'est le seul
37:38qui,
37:38dans toute la chaîne,
37:39a eu la victime
37:40en face de lui.
37:41Et lui,
37:42il appelle,
37:42il dit,
37:42attention,
37:42c'est urgent,
37:43attention,
37:44il peut faire d'autres victimes,
37:45attention.
37:45Donc,
37:46en effet,
37:46ça n'a pas été pris au sérieux
37:47comme ça méritait de l'être.
37:49Je n'ai pas de problème avec ça
37:50et qu'on prenne les décisions
37:51nécessaires pour que tout le monde
37:52se remette en cause.
37:53Mais simplement,
37:54ça ne suffira pas du tout
37:56à sauver d'autres victimes
37:58qui sont aujourd'hui en attente,
37:59on l'a bien vu,
38:00dans les parquets,
38:01en attente dans les commissariats
38:02et en attente,
38:03évidemment,
38:04dans la vie
38:04puisque certains
38:05n'y vont même plus porter plainte
38:06pour ces raisons.
38:06C'est-à-dire que ce pays,
38:08ça pète de partout.
38:09Et qu'est-ce qu'on fait ?
38:11Qu'est-ce qu'on fait ?
38:12On chante à l'Elysée
38:14et ce soir,
38:15on est au Panthéon.
38:16Voilà.
38:17Que de la comm.
38:19Que de la comm.
38:20Que de la comm
38:21pour le président.
38:23Pour dire moi,
38:24moi,
38:24moi.
38:25Moi,
38:26je chante,
38:26moi,
38:26j'enterre,
38:27moi.
38:28Moi,
38:28je trouve que c'est insupportable.
38:29Je vous assure,
38:30c'est insupportable.
38:31Et quand j'entends...
38:31C'est insupportable.
38:32Parce que si à côté,
38:33on ne découvrait pas ça,
38:35pourquoi pas ?
38:35Mais toute la comm
38:37est faite
38:38pour le président,
38:39pour le mettre au centre de tout.
38:41Mais c'est pas des...
38:41Il y a des sujets plus importants,
38:43pardonnez-moi,
38:44que de panthéoniser,
38:45même si
38:47ça a sûrement,
38:49comment dire,
38:49un intérêt historique,
38:51mais il y a des sujets plus graves
38:52dans la hiérarchie.
38:54Il y a autre chose à faire
38:56que ça.
38:57Et c'est ça qui met en colère.
38:58Parce qu'on a l'impression
38:59qu'il n'y a plus que ça.
39:00Vous parlez,
39:01bien sûr,
39:02de Marc Bloch,
39:02mais surtout,
39:03quand on ne prend pas
39:04les leçons de Marc Bloch.
39:05On panthéonise
39:06et on ne prend pas
39:07les leçons
39:07qu'il nous a laissées.
39:08Oui,
39:08j'ai vu que ce matin,
39:10Vincent Trébolet de Villers,
39:11dans son papier,
39:12citait à juste titre
39:13des phrases de Marc Bloch.
39:14Magnifique, hein ?
39:15Le papier,
39:16comme toujours,
39:16de Vincent était formidable.
39:17Et L'étrange des fêtes
39:18est un livre
39:18que tout le monde
39:19devrait lire et relire.
39:20Mais ce qui est extraordinaire,
39:22on en parlait tout à l'heure,
39:23quand on lit
39:24L'étrange des fêtes,
39:25c'est qu'on retrouve
39:28exactement
39:29les mêmes signes aujourd'hui.
39:30Oui,
39:30mais alors ça veut dire quoi ?
39:31Ça veut dire
39:32qu'on va
39:32vers une catastrophe.
39:34Alors bon,
39:35ça ne sera pas forcément
39:36une occupation étrangère,
39:38mais on va
39:39vers une catastrophe.
39:40Marc Bloch raconte
39:42dans L'étrange des fêtes,
39:42si j'ai 30 secondes,
39:44vraiment,
39:44quand on voit
39:44la 7ème compagnie,
39:45on se dit
39:46c'est inventé.
39:47Quand on lit
39:47L'étrange des fêtes,
39:48on se demande
39:49si le scénariste
39:50n'a pas lu le livre.
39:51Marc Bloch
39:52était affecté
39:53à la distribution
39:54d'essence.
39:55Il parcourait la France
39:56pour alimenter en essence
39:58les armements.
40:00Et il se trouve
40:00dans je ne sais plus
40:01quelle ville de France
40:02et à un moment donné,
40:03il voit un colonel
40:05qui sort avec sa badine.
40:07Les Allemands,
40:07ça y est,
40:08avaient envahi le territoire.
40:09Mais comme les communications
40:11téléphoniques étaient en rupture,
40:13on ne le savait pas.
40:14Il voit le colonel,
40:15c'est écrit dans le livre,
40:17avec sa badine
40:17qui au loin voit des chars.
40:20Il court après les chars
40:21et il dit
40:22bande de lâches,
40:23revenez,
40:23bande de lâches,
40:24revenez.
40:24Et Marc Bloch écrit
40:25« Je me suis précipité
40:27pour le plaquer au sol,
40:29c'était des chars allemands. »
40:32L'étrange défaite.
40:33Je n'invente pas,
40:34vous pouvez les vérifier.
40:35Bon, voilà.
40:36Voilà.
40:37Alors,
40:37quand on est à ce niveau
40:38d'incompétence,
40:39vous comprenez,
40:39on peut se,
40:40de gâtisme même,
40:41on peut se demander
40:42si aujourd'hui
40:42on n'a pas une même prolifération.
40:44Le ministre de l'Intérieur,
40:45Laurent Nunez,
40:45a annoncé lundi
40:46demander une enquête
40:47de commandement
40:47pour mettre en lumière
40:48les responsabilités
40:48de chaque intervenant,
40:49dont le traitement
40:50de la plainte
40:50de la petite Rosa
40:51en août 2025
40:52qui aurait été violé 50 fois
40:53après le rapport d'inspection
40:55dans le sillage
40:55de l'affaire du Drame.
40:57Liana mette en lumière
40:58ces défaillances.
40:59Il a par ailleurs indiqué
41:01dans un communiqué
41:02avoir souhaité
41:02que le directeur d'enquête
41:04et le commandant
41:04de la compagnie de condom
41:05fassent l'objet
41:06d'une mutation d'office
41:07dans l'intérêt du service
41:08et qu'il soit placé
41:09dans des emplois
41:10hors exercice
41:11de la police judiciaire.
41:12Écoutez Célia Barotte
41:13qui nous rapporte
41:15les informations
41:16du ministère de l'Intérieur.
41:19Pour Laurent Nunez,
41:20le pré-rapport
41:20d'inspection
41:21de fonctionnement
41:22relative au traitement
41:23de la plainte
41:24de la jeune Rosa
41:24met en évidence
41:25une phase marquée
41:27par des défaillances
41:28de suivi,
41:28de coordination
41:29et de pilotage
41:30au niveau du parquet d'Oche
41:31et de la compagnie
41:32de gendarmerie de condom.
41:34Selon le ministre
41:35de l'Intérieur,
41:35le transfert du dossier
41:36de Toulouse à Oche
41:37a notamment, je cite,
41:38provoqué une rupture
41:40de continuité
41:41dans le suivi
41:41de la procédure
41:42de la perception
41:43du danger
41:44et de l'urgence.
41:45Il a ajouté
41:46que les mécanismes
41:46de contrôle
41:47et de priorisation
41:48de ce dossier
41:49se sont alors avérés
41:50défaillants
41:51et que ces défaillances
41:52collectives
41:52n'ont pas permis
41:54de corriger
41:54les manquements individuels
41:56plus particulièrement
41:57au sein du parquet d'Oche
41:58et de la brigade
41:59de Lectour.
42:00Laurent Nunez évoque
42:01une analyse
42:02et une stratégie
42:03qui ont conduit
42:03à ce que d'autres missions
42:04priment sur le dossier.
42:06L'essai, nous dit-il,
42:07sans nouvel acte
42:08d'enquête
42:08ou de contrôle
42:09depuis le 14 février dernier
42:11par, je cite,
42:12un manque de discernement
42:13avéré
42:13malgré les 8 appels
42:15à l'aide
42:15de la mère de Rosa.
42:16C'est donc pour cette raison
42:18que le ministre de l'Intérieur
42:19a demandé
42:20à l'inspection générale
42:21de la Gendarmerie nationale
42:22d'ouvrir une enquête
42:24de commandement
42:24pour faire la lumière
42:25sur les responsabilités
42:26de chaque intervenant.
42:28Il a également souhaité
42:29que le directeur d'enquête
42:30et le commandant
42:31de compagnie de condom
42:32fassent l'objet
42:32d'une mutation d'office,
42:34je cite,
42:35dans l'intérêt du service
42:36et qu'il soit placé
42:37dans des emplois
42:38hors exercice
42:39de la police judiciaire.
42:40Enfin, d'après Laurent Nunez,
42:41les conclusions
42:42de l'enquête
42:43conduiront
42:44à déterminer
42:44les mesures disciplinaires
42:46nécessaires et adaptées
42:47et le cas échéant
42:48de prendre
42:48d'autres mesures individuelles.
42:52Voilà ce qu'on pouvait dire
42:53sur ce sujet,
42:54sauf si vous avez
42:54quelque chose à jouer.
42:56Oui, pardon,
42:57Charlotte,
42:59je lis le Bordeaux,
43:00il n'y a pas d'attaque
43:01sur le Bordeaux lui-même.
43:02En effet, depuis hier,
43:03on a, comment dire,
43:05le rapport charge
43:06la chaîne pénale
43:08de la même manière
43:09qu'il accable
43:09la gendarmerie.
43:12quand vous lisez
43:12le rapport en entier,
43:13les gendarmes
43:14de la plaisance du Touche
43:15qui prennent la plainte
43:16au début,
43:16ils font un travail
43:17exceptionnel
43:17et croyez-moi
43:18proactifs
43:18par rapport
43:19à leur dose de boulot.
43:20Ils appellent,
43:21ils rappellent,
43:21c'est eux qui demandent
43:22au parquet de Toulouse
43:23précisément
43:23de se désaisir
43:24de manière numérique
43:25en disant
43:25il faut que ça aille vite,
43:26cet homme est dangereux,
43:27on l'a identifié
43:28comme dangereux,
43:29ils voient qu'il y a eu
43:29un classement sans suite
43:30donc il y a déjà eu
43:31potentiellement une victime,
43:32il peut donc
43:33y en avoir d'autres,
43:34ce que le parquet de Toulouse
43:35ne fait pas,
43:36ils choisissent la voie postale
43:37parce qu'il y a un scellé
43:37en l'occurrence
43:38qui veulent joindre
43:39immédiatement à la procédure,
43:40vous comprenez
43:40qu'en fait
43:41toutes les décisions,
43:42d'ailleurs les gens
43:43les expliquent en fait,
43:44il y a des erreurs
43:45qui prises une à une
43:46ont l'air un peu anecdotiques
43:48et qui dans la longue chaîne
43:50sont absolument dramatiques
43:53et encore une fois
43:55je pense que
43:55si on peut sortir de là
43:56de véritables process
43:59et pas des process
44:00comment dire
44:01inintelligents
44:02qui sont déresponsabilisants
44:03quand on vous dit juste
44:05tu abats,
44:06tu remplis,
44:06tu numérises,
44:07tu fais des dossiers
44:08toute la journée
44:09et surtout
44:09tu ne te poses pas de questions
44:10derrière c'est très déresponsabilisant
44:12donc il y a une réflexion
44:13infiniment plus profonde
44:14que l'affaire elle-même
44:17mais Charlotte
44:18il y a quelqu'un
44:19qui m'envoie
44:20que je salue
44:20d'ailleurs qui a travaillé
44:21à TF1
44:21jadis
44:22qui s'appelle Patrick Monnet
44:23qui dit en France
44:23le social et les subventions
44:27sont prioritaires
44:28absorbent des milliards
44:28et des milliards
44:29au détriment de tout le reste
44:30équipement,
44:31investissement,
44:31santé,
44:32justice,
44:32sécurité
44:33il y a un chiffre
44:34que je cite toujours
44:34sur 1000 euros
44:36d'argent public
44:37dépensé
44:38il y a 4 euros
44:38pour la justice
44:39ce n'est pas possible
44:40en fait
44:40il y a 250 euros
44:41pour la médecine
44:43et 250 euros
44:43pour les retraites
44:44pour les prisons
44:45voilà
44:45donc ça ce n'est pas possible
44:46donc quand
44:47en fait
44:49là le reproche
44:50numéro 1
44:51qu'on peut faire
44:52au chef de l'état
44:53sur ces 10 ans
44:53c'est de ne pas avoir changé ça
44:55de ne pas avoir eu le courage
44:56de s'attaquer à ça
44:57et de dire
44:57j'ai augmenté la justice
44:58ça ne veut rien dire
44:59puisque c'est manifestement
45:02il n'y en a pas assez
45:03c'est à dire qu'il faut un plan
45:04il faut un plan Marshall sur la justice
45:06il faut un plan Marshall sur l'école
45:08il faut un plan Marshall sur la médecine
45:10en fait il faut quelqu'un qui fasse
45:12pas quelqu'un qui parle
45:13ou qui chante
45:14surtout
45:14ou qui danse
45:17il faut quelqu'un qui fasse
45:18mais surtout
45:19donc c'est pour ça qu'Edouard Philippe
45:20il ne fera rien
45:21vous savez où il est ce soir
45:22Edouard Philippe ?
45:23non
45:23et bien je vais vous le dire
45:25c'est vraiment passionnant d'ailleurs
45:26parce que ça
45:26ça en dit beaucoup
45:28forcément
45:30ce soir
45:31je vais vous dire où il est
45:31parce que
45:33j'ai vu passer
45:34et c'est très intéressant
45:35c'est très intéressant
45:37c'est très intéressant
45:38parce que
45:38ce soir il est au Grand Orient de France
45:40mais qu'est-ce qu'il va foutre là ?
45:41mais voilà
45:42il est à 10h le Nord
45:43la République face au temps présent
45:45mais le Grand Orient de France
45:47je n'ai rien contre le Grand Orient de France
45:48j'ai envie de dire
45:49je les connais par cœur
45:51tout ce qu'ils disent
45:53n'est plus adapté
45:54hélas
45:54à la société française
45:55donc c'est cet humanisme
45:57qui était formidable d'ailleurs
45:59mais qui aujourd'hui
46:00on n'en est pas là
46:01c'est pas ça
46:02mais il va chercher
46:03effectivement
46:04parce que quand tu vas parler
46:05devant le Grand Orient de France
46:06il parle à 19h30
46:07c'est intéressant
46:08la République face au temps présent
46:10c'est mercredi 24 juin
46:11à 19h30
46:12tu prends
46:13un certain cercle
46:15d'influence
46:18intellectuelle
46:18dans le pays
46:19de gauche
46:21humaniste
46:22on va dire
46:22de gauche
46:23dans le Grand Orient
46:24non non
46:25le Grand Orient
46:25il serait pas
46:26d'une pensée très à gauche
46:27mais ils n'écouteront pas
46:28Marine Le Pen
46:29ah non
46:30il y a 40% des gens
46:31qui votent pour Marine Le Pen
46:32mais ils n'écouteront pas
46:33mais Maffézoli a été exclu
46:34du Grand Orient
46:35parce qu'il était venu
46:36faire une conférence
46:37chez Ouin
46:38et parce qu'il avait fréquenté
46:40Marion Maréchal
46:41et c'est très intéressant
46:42qu'Édouard Philippe
46:43il a il a
46:44ça fait sens
46:45et il sera ce soir
46:47au Grand Orient
46:48de France
46:48donc tout ça
46:50est très intéressant
46:51mais ils sont à côté
46:53parce que c'est pas du tout
46:54ce que réclame
46:55la société française
46:56aujourd'hui
46:56donc
46:58mais
46:58Gérard Carreau
46:59oui non mais c'est pas étonnant
47:00de la part de
47:00M. Philippe
47:02non mais c'est par quoi
47:02ils ont des bonnes intentions
47:03non mais il a déjà pris
47:04des positions
47:05aussi bien à la fête
47:06de l'humanité
47:07qu'au moment
47:07d'élection
47:08on disait qu'il préfère
47:10voter pour un communiste
47:11enfin je veux dire
47:11c'est clair
47:12il fait là
47:15cette soirée
47:16au Grand Orient
47:17c'est évidemment
47:18un appel du pied
47:19à une gauche
47:20à la gauche républicaine
47:22de la part d'un homme
47:24qui sera le candidat
47:25du centre droit
47:25mais c'est le centre
47:27de la raison
47:28absolument
47:28bien sûr
47:29c'est le cercle de la raison
47:29et c'est pas étonnant
47:30qu'il donne un gage
47:31bien sûr
47:32c'est pas non plus des gauchistes
47:33le Grand Orient
47:34non c'est pas des gauchistes
47:36c'est quand même
47:37l'idéologie
47:38c'est quand même
47:39une forme d'idéologie
47:40qui a baigné
47:41un certain nombre
47:42de décisions politiques
47:44importantes
47:45depuis 20 ou 30 ans
47:47alors il y en a des bonnes
47:49on peut dire
47:49qu'effectivement
47:50l'interruption de grossesse
47:51bien sûr
47:51c'est la dernière loi
47:52la loi de Neville
47:52absolument
47:53mais il y en a eu d'autres
47:54qui sont beaucoup plus contestables
47:55et qui vont dans
47:57un certain nombre
47:58de directions
47:59dont l'euthanasie
48:00dont l'euthanasie
48:01dans l'euthanasie
48:02alors voilà
48:03effectivement
48:03il va donner des gauches
48:05et l'anticléricalisme
48:06un institut de pensée
48:07puisqu'on appelle ça
48:08une association de pensée
48:10maintenant la franc-maçonnerie
48:11bon ben
48:12une association de pensée
48:13qui va dans un sens
48:14qui est le progressisme
48:16c'est tout
48:16donc c'est un progressisme
48:18les idées sont généreuses
48:19c'est très difficile
48:20d'attaquer le Grand Orient
48:21de France
48:22et en général
48:22c'est des idées humanistes
48:25bon mais
48:26il y a un moment
48:28où effectivement
48:29c'est surtout aujourd'hui
48:31que le géo
48:32vit des moments difficiles
48:34parce qu'il vit une tension
48:36interne
48:36entre les laïcs
48:37et un entrisme LFI
48:39qui est de plus en plus important
48:40il faut le dire
48:41il faut le dire ça aussi
48:42donc ça c'est quelque chose
48:43c'est un enjeu aujourd'hui
48:45entrisme LFI au Grand Orient
48:45ah oui oui
48:46c'est un enjeu
48:47c'est un véritable enjeu
48:48c'est un véritable enjeu aujourd'hui
48:50et il y a pour l'instant
48:52ceux qui sont majoritaires
48:53sont encore les tenants
48:54d'une ligne laïque
48:55laïque traditionnelle
48:56telle qu'on l'entend
48:57mais peut-être
48:58pour combien de temps
48:59vous avez entendu
49:00le carillon d'Europe 1
49:01et c'est Thomas Hill
49:02qui est évidemment
49:04derrière ce carillon
49:05derrière le carillon
49:06je suis toujours caché
49:07derrière le carillon
49:08comment ça va
49:09bonjour Pascal
49:10ça va très très bien
49:11très très bien
49:11qu'est-ce que vous nous proposez ?
49:13est-ce que vous avez assisté
49:14vous
49:15aux accouchements
49:16de votre épouse
49:18de votre femme
49:18à la naissance
49:20de vos enfants
49:20est-ce que vous y étiez ?
49:22j'ai pas assisté
49:23non plus à l'enfance
49:24ni à l'adolescence
49:25c'est ce que vous voulez dire
49:26non non
49:26non mais peu importe
49:28mais c'est vrai
49:29qu'en tout cas
49:30l'affaire
49:31non je n'ai pas
49:33vous y étiez pas
49:34je n'étais pas
49:38vous étiez au foot
49:38dans ce qu'on appelle
49:40la salle de travail
49:41oui voilà
49:41c'est ça
49:42très bien
49:42parce qu'on va parler
49:44de ce sujet là
49:44alors vous avez vu
49:45qu'il y a eu une polémique
49:47autour d'une phrase
49:48d'une journaliste
49:49de l'équipe
49:50dernièrement
49:51et bien ce matin
49:52on reçoit Sidonie Bonnet
49:53qui elle a fait
49:53un tour du monde
49:54des sages-femmes
49:55elle est allée à la rencontre
49:57de sages-femmes
49:57un peu partout dans le monde
49:58pour voir les différences
50:00comment ça se passe justement
50:01est-ce que les hommes
50:02sont présents ou pas
50:02et puis comment elles travaillent
50:04partout dans le monde
50:04et vraiment
50:06on est en solidarité
50:07avec France Pierron
50:08parce qu'elle est suspendue
50:09d'antenne jusqu'à la fin
50:10de la saison
50:11par une direction
50:12qui n'a aucun courage
50:13moi je bénis
50:14je bénis ce groupe
50:16dans lequel vous appartenez
50:17parce qu'on est soutenu
50:18par nos directions
50:20et c'est important
50:21souvent très gentiment
50:22les gens nous disent
50:23vous avez du courage
50:24parce qu'à chaque fois
50:25je réponds
50:26le courage
50:26il me l'est donné
50:27par ma direction
50:27parce que je sais
50:29qu'elle sera derrière moi
50:31et France Pierron
50:32elle a été lâchée
50:33en race campagne
50:35par sa direction
50:37qui effectivement
50:38n'a aucune solidarité
50:39elle a le droit
50:40de dire ce qu'elle a dit
50:41elle a le droit
50:42de le dire
50:42moi je partage pas
50:43forcément ce qu'elle a dit
50:44ni la manière
50:44dont elle le dit
50:45mais si on suspend
50:47les gens pour ça
50:47c'est vraiment lamentable
50:49et donc cette direction
50:51ce qu'elle a fait
50:52est vraiment
50:52moi je trouve ça
50:53invraisemblable
50:54et on va en parler
50:55dans un instant
50:56sur Europe 1
50:57merci Pascal
50:57c'est qu'elle a dit
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