00:00J'ai une auditrice fidèle d'Europe 1 qui demande pourquoi il ne place pas Hamza Ladouane avec des parents
00:08qui approuvent ses agissements à Paris.
00:11Vous voyez ce que je veux dire ? Hamza Ladouane, je lis à l'instant la question qui est posée
00:15par l'auditrice,
00:16qui dit qu'Hamza Ladouane c'est un petit jeune de 14 ans dont on parle beaucoup sur les réseaux
00:19sociaux,
00:20qu'on parle beaucoup, on en a parlé d'ailleurs à CNews et sur d'autres chaînes télé,
00:24qui a 14 ans, qui fait des incivilités à longueur de journée, qui a été en garde à vue une,
00:30deux, trois fois,
00:31et il dit que son père se met en danger lui-même, qui pousse des femmes dans la scène, etc.,
00:36qui mouille, qui pousse les gens sur les vélos.
00:37Question, pourquoi quelqu'un comme lui par exemple n'est pas placé alors que des enfants bien traités sont placés
00:44à la maison ?
00:44C'est l'éternel question, c'est véritablement le dysfonctionnement essentiel, c'est-à-dire qu'on ne place pas
00:48les bons enfants, c'est très très clair.
00:49Et il est évident que les services sociaux face à des familles violentes ou face à des enfants qui ont
00:54comportement violent
00:55vont quelquefois s'en détourner pour aller vers des familles qui ne posent pas de problème,
00:58qui vont être beaucoup plus dociles et envers lesquelles les mesures sociales seront beaucoup plus faciles à mener.
01:05Ça c'est une injustice incroyable, de toute manière tout le monde le sait, il n'y a pas pire
01:08injustice que celle faite par la justice.
01:10Et effectivement quand on voit que la petite Hinaïa, il y a très longtemps déjà, n'a pas été placée
01:15et que les parents faisaient l'objet d'un tout petit suivi et que les services sociaux disaient aux juges
01:20que tout allait encore bien
01:21alors que l'enfant était dans un sac poubelle depuis 6 mois dans une forêt morte et tronçonnée,
01:26on peut se dire qu'en France non seulement c'est dysfonctionnel, mais en fait on se trompe complètement de
01:30cible
01:31puisque malgré les moyens, on a tout autant d'enfants qui sont victimes des parents, parce que ça existe aussi,
01:38on a tout autant de drames et pourtant la protection de l'enfance charrie un budget de pratiquement 10 milliards
01:43d'euros.
01:44Donc il faut poser également la question de la rentabilité et des contrôles et les contrôles de l'aide sociale
01:49à l'enfance,
01:49tout le monde le sait, sont extrêmement rares, la Cour des comptes le dit et le déplore
01:53et c'est comme ça qu'on fonctionne cas à cas avec des commissions qui font évidemment des préconisations,
01:58mais des préconisations dont finalement personne ne s'empare ou alors s'empare pour le faire à minima.
02:02Maître Christine Serrada, avocate en direct sur Europe 1, Jean-Claude Giannotta,
02:08Vous êtes président de l'association Unie pour nos enfants.
02:12Quelle est cette association ? En quoi sert-elle ? Dites-nous.
02:15Et on revient avec Patrick dans un instant qui nous appelle de l'héros.
02:18Patrick, soyez patient, je viens vers vous dans un instant.
02:19Bonjour Jean-Claude Giannotta.
02:22Oui, bonjour.
02:23Bonjour à tous les auditeurs également.
02:26Alors l'association Unie pour nos enfants a maintenant trois années d'existence,
02:29c'est-à-dire une jeune association, mais suffisamment expérimentée pour pouvoir être, en termes de nombre,
02:37la plus grande association de parents soumis à une procédure d'assistance éducative.
02:43Nous sommes représentés dans 35 départements.
02:47Et pour faire une relation avec ce que vient de dire Maître Christine Serrada,
02:52les parents qui viennent à nous, par l'intermédiaire de notre site internet, au téléphone directement,
02:59nous témoignent de ce qu'impose la procédure d'assistance éducative.
03:06En quelques mots, il faut bien savoir, et ça, je n'ai pas compris le nom de famille du premier
03:12interlocuteur,
03:13Karim, je crois.
03:14Karim Alloum, qui est notre chroniqueur sur Europe 1.
03:17Ah, pardon. Donc, je l'invite effectivement, en dehors de cette émission, à venir nous rejoindre.
03:24Nous aurons beaucoup d'informations à lui donner.
03:26Le système qui est mis en place aujourd'hui, dans ce qu'on appelle la « digue de protection de
03:31l'enfance »,
03:32est un système qui arrache, qui isole l'enfant de sa famille protectrice,
03:36et qui œuvre au quotidien à la dégradation du lien jusqu'à sa rupture.
03:41Quand on dit ça, je le dis aussi avec une pensée pour l'ouïe.
03:45Et tous les autres enfants, puisque, autant les suspects meurtriers que la victime,
03:54sont victimes de ce système-là.
03:57Ce sont, quand on dit rupture, ce sont des visites médiatisées,
04:01c'est-à-dire que les parents ne peuvent plus parler directement à son enfant.
04:04Ils sont contrôlés une heure par mois, deux heures par mois,
04:07dans tout ce qu'ils peuvent exprimer.
04:10Le mépris des familles, c'est-à-dire un mépris verbal, physique,
04:17que ce soit par les travailleurs sociaux, que ce soit dans les audiences,
04:22où les juges, donc audiences à huis clos, se permettent de tutoyer des parents,
04:26se permettent, comme l'a dit Maître Serrada,
04:30d'imaginer un danger alors qu'aucune raison de maltraitance n'est avérée.
04:36– Jean-Claude Giannotta, restez en ligne avec nous,
04:38vous êtes président de l'association UNI pour nos enfants,
04:41ce que vous dites aussi avec Maître Christine Serrada,
04:44avocate dans le studio d'Europe 1 et puissant,
04:46sur ce système de protection de l'enfance,
04:49qui isole et arrache l'enfant à la famille protectrice,
04:53et pour ne pas s'en occuper.
04:54Bonjour Patrick, vous nous appelez de l'héros.
04:56Jean-Claude Giannotta, je vous prends dans un instant.
04:58Bonjour Patrick, vous dites que c'est un tabou en France en fait,
05:00personne n'en parle.
05:00– Oui, d'abord un immense merci de mettre ce sujet sur la table,
05:06parce qu'effectivement c'est un sujet dont on a honte,
05:08moi je suis français, d'habitude je suis fier de mon pays,
05:11j'ai honte, je suis révolté, je suis en colère,
05:15les enfants c'est l'avenir de notre pays, c'est le futur,
05:18comment peut-on avoir un système d'État qui détruit,
05:22et qui au lieu de soigner les plus faibles, d'aider les plus faibles,
05:26en fait les enfonce, c'est profondément inacceptable pour moi.
05:31Donc un immense merci de mettre sur ce sujet,
05:33parce qu'en plus je crois que les gens se couvrent entre eux,
05:37il y a une opacité, c'est-à-dire qu'il ne faut pas en parler,
05:41et puis il y a un peu le dogme qui a été développé par votre avocate,
05:44qui a dit que plutôt à gauche,
05:45l'État élèverait mieux peut-être les enfants que la famille,
05:48moi je pense que c'est la famille qui élève le mieux.
05:51– Alors Patrick, j'aime bien ce que vous dites,
05:52on doit marquer la pause de midi,
05:53vous voulez attendre encore un petit peu,
05:54que je puisse vous donner la parole juste après le JT ?
05:56Merci beaucoup.
05:57Restez en ligne avec nous mon cher Patrick,
05:58Jean-Claude Giannotta, président de l'Association unie pour nos enfants,
06:02restez aussi en ligne avec nous.
06:03Maître Christine Serrada, aussi avocate dans le studio d'Europe 1,
06:08ce que vous êtes en train de nous dire sur la protection de l'enfance
06:11est une véritable bombe, c'est incroyable.
06:14On marque une pause, on revient dans un instant sur Europe 1.
06:17Et on revient avec vous et vos réactions,
06:1801-80-20-39-21, le numéro du standard Europe 1 est non surtaxé.
06:23Vous, chers auditeurs, vous qui faites partie de la grande famille Europe 1,
06:26rejoignez le club de votre radio préférée,
06:28vous allez découvrir les coulisses de vos émissions,
06:30les bons plans, les actus, avant tout le monde,
06:32et jouez pour gagner aussi des cadeaux tout au long de l'année.
06:35Infos et inscriptions gratuites dès maintenant sur europe1.fr.
06:38Europe 1
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