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  • il y a 9 minutes
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:01Europe 1
00:0311h30, 13h
00:04Christine Kelly et vous
00:05Quelle décision des 50 dernières années a selon vous le plus abîmé notre pays ?
00:10On en parle dans un instant avec Jean Debello, administrateur de l'Institut Thomas Mour,
00:16appelé au standard Europe 1 pour réagir.
00:1812h15 comme prévu hier, France, lève-toi en exclusivité.
00:23Le rappeur Chaotique dévoile la date de la première manifestation de son mouvement,
00:28soutenue vivement par Karine Lemarchand.
00:30Faut-il se rassembler pour faire entendre sa voix selon vous ?
00:33Appelez-nous au standard Europe 1 pour réagir.
00:36Et puis on continue à parler de ce sujet qui fait froid dans le dos.
00:39Avec l'aide sociale à l'enfance, qui n'est plus une aide,
00:42avec la protection de l'enfance, qui n'est plus une protection.
00:44Nous sommes en train d'apprendre des révélations en direct sur Europe 1
00:48avec maître Christine Serrada, avocate référente de l'association L'enfance au cœur,
00:52auteure du livre Placement abusif d'enfants, une justice sous influence,
00:55chez Michelon et Jean-Claude Giannotta, président de l'association Unie pour nos enfants.
01:00Et vous réagissez au 01-80-20-39-21.
01:03Vous avez la parole au standard Europe 1 avec Christine Kelly, le numéro.
01:06Et non sur taxé.
01:07Christine Kelly et vous, la suite, c'est maintenant sur Europe 1.
01:1011h30-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
01:16Les réactions de Gabriel Cluzel et Karim Alloum, avant de vous redonner la parole,
01:20j'avoue être stupéfaite de cette idéologie, en fait, de la destruction de la famille,
01:26finalement, que l'on découvre derrière le mot protection de l'enfance.
01:30Gabriel Cluzel.
01:31Oui, moi, je retiens ce mot que vous avez prononcé, maître, qui est « famille bashing ».
01:34Aujourd'hui, la famille est suspecte.
01:37Et il y a cette idée que l'État serait toujours mieux, ferait toujours mieux que la famille.
01:41Je voulais parler d'un film qui m'a beaucoup frappée, que je recommande à ceux qui nous écoutent,
01:45avec l'actrice Virginie Effira, qui est très touchante, qui s'appelle « Rien à perdre »,
01:49qui est sortie en 2023.
01:51Je crois, maître, que vous avez participé au scénario.
01:54Et qui montre cet engrenage du placement d'un enfant avec les meilleures intentions du monde.
01:59Et notamment, j'ai été frappée parce qu'une des personnes dit « Mais oui, regarde,
02:03il aura un jardin avec un chien dans le petit appartement de sa mère,
02:07comme s'il ne valait mieux pas être dans un petit appartement avec sa mère qu'avec un jardin d
02:11'un chien ».
02:11Alors, c'est très fin, parce qu'on montre l'engrenage aussi qui a poussé ces gens-là,
02:16enfin, ce personnel de l'ASE a placé l'enfant.
02:20Mais je le recommande parce qu'il en dit long sur ce qui se passe dans les familles.
02:25On le regardera.
02:26Karim, j'ai envie de comprendre moi aussi, je ne sais pas comment on peut vouloir détruire nos enfants à
02:32ce point.
02:34Indirectement, parce que c'est la destruction de la société.
02:37C'est très difficile de croire à ça.
02:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est en face de deux grands problèmes qui sont d'ordre idéologique.
02:45Un, l'enfant roi, quand un enfant dit quelque chose à l'école, à sa maîtresse, c'est une vérité
02:49absolue.
02:50– Sauf quand il est victime de pédocriminalité.
02:52– Non, c'est un autre sujet, mais je parle en général.
02:56Combien de parents qui ont été convoqués parce qu'un enfant leur a dit « mon père m'a bousculé,
03:01ma mère m'a puni, je n'ai pas mangé hier soir ».
03:03Ça s'appelle l'éducation.
03:05Moi, j'ai été puni plusieurs fois par mes parents.
03:07Je les remercie vivement parce que ça m'a permis d'être droit, de travailler à l'école.
03:13Quand vous ne travaillez pas à l'école, ou vous faites des conneries, vous êtes puni.
03:16Ça s'appelle l'éducation.
03:17Et l'État détruit l'éducation.
03:20Un pays, parce que les enfants, c'est le trésor d'un pays.
03:23Si les enfants sont mal traités, et si la vieille…
03:27Parce que couper un enfant de sa famille, c'est la première violence.
03:31Et puis on la retrouve à son adolescence, à son âge adulte,
03:36multiplie ces violences aussi.
03:38Donc l'État est responsable de cette situation.
03:40Il faut arrêter avec cette idéologie.
03:42Je pense qu'il y a une commission qui travaille sur le sujet.
03:45Il faut en débattre régulièrement pour une façon d'influer aussi.
03:50Dans un instant, nous aurons Niakate, qui a un témoignage
03:55et qui vient d'appeler le standard européen.
03:57On l'apprend dans un instant.
03:59Patrick, merci beaucoup d'avoir patienté.
04:01Je vous reprends parce que vous parliez de cette opacité.
04:03Vous disiez que vous aviez honte, honte de voir à quel point votre pays,
04:07la France, ne protège pas ses propres petits.
04:10C'est-à-dire que oui, je pense que le système s'auto-protège
04:14au lieu de protéger ce qui est le futur de la France.
04:17C'est-à-dire que ce n'est pas de l'aide, c'est de l'abandon.
04:20Il y a quand même un budget de 12 milliards.
04:22Je suis chef d'entreprise, je suis contrôlé par le fils tous les trois ans,
04:25je suis contrôlé par plein de choses chaque année.
04:28Pourquoi ces gens-là ne sont pas contrôlés ?
04:29Pourquoi ?
04:30Alors il y a un problème de moyens aussi.
04:32Cette idéologie dont vous parlez, il faut aussi nommer les choses.
04:35Franchement, c'est une idéologie de gauche.
04:37Il faut aussi dire la vérité.
04:38C'est indéniable.
04:40Donc ces gens-là doivent être contrôlés, doivent rendre des comptes,
04:43doivent avoir des résultats.
04:44Et puis surtout, on doit protéger le futur de la France.
04:47C'est nos enfants.
04:47C'est ceux qui seront là quand nous, on ne sera plus là.
04:50Qu'est-ce qu'on veut laisser à la France ?
04:51Quel enfant on veut laisser ?
04:52Merci, merci beaucoup Patrick pour ce Cré du cœur.
04:56Quelle France on veut laisser à nos enfants ?
04:59Merci d'avoir appelé au Standard Europe 1.
05:00C'est vrai que c'est une idéologie de gauche.
05:02Alors pas tous à gauche, pas somme.
05:03On a eu par exemple Isabelle Santiago, députée PS.
05:06Ça fait 25 ans qu'elle se bagarre pour la protection de l'enfance.
05:09Alors pas tous, encore une fois, pas tous.
05:10Mais c'est vrai que ça reste quand même une idéologie de gauche.
05:14Jean-Claude Giannotta, restez en ligne avec nous.
05:17On va prendre d'abord le témoignage de Nyakate.
05:20Nyakate, 41 ans, qui nous appelle pour témoigner.
05:23Bonjour, racontez-nous de quoi s'agit-il.
05:26Oui, bonjour Kelly.
05:29Bonjour Maître Serrava.
05:30Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi.
05:32On s'était vu plusieurs fois à votre cabinet.
05:35Concernant mon fils autiste, Abdelmalik,
05:38qui avait été placé en appartement, séquestré plutôt, pendant deux ans.
05:42Ce qu'il faut savoir, c'est un enfant qui a un autisme sévère non-verbal,
05:46avec un handicap super à 80% plus un polyhandicap.
05:50Alors notre calvaire, il a commencé quand j'ai déménagé.
05:55Le CMP, où il était suivi, il m'a accusé de maltraitance pour défaut de soins.
06:00C'est quoi le CMP, pardon ?
06:02Centre médico-psychologique,
06:05qui n'est pas du tout d'ailleurs adapté à l'autisme.
06:08Mais pour faute de place dans les IME,
06:10les établissements spécialisés,
06:12on met nos enfants dans des CMP.
06:16Que s'est-il passé ?
06:17Que s'est-il passé ensuite ?
06:19Alors ce qui s'est passé, c'est que suite à mon déménagement,
06:21j'ai eu un signalement en disant que mes enfants étaient en danger avec moi.
06:25À l'époque, j'avais deux enfants.
06:27Donc j'ai eu des services sociaux qui sont venus chez moi.
06:30L'entretien a duré 15 minutes.
06:32Ils sont restés dans mon salon.
06:33Ils n'ont pas regardé les autres pièces.
06:35Ils ont dit que mes enfants étaient en danger avec moi,
06:39que ma fille n'avait pas de chambre,
06:41qu'il fallait que mon fils y soit placé.
06:43Donc j'ai eu une première réunion auprès de la juge des enfants.
06:47Donc j'ai apporté des éléments qui prouvent que mon fils n'était pas en danger,
06:51qu'il était dans trois associations pour les enfants autistes sans solution.
06:58Donc suite à tous les documents que j'ai pu justifier,
07:02on ne m'a pas placé mes enfants.
07:03On m'a mis une mesure éducative.
07:05Et la mesure éducative que j'ai eue,
07:07j'ai un éducateur qui est venu avec des rapports mensongers,
07:10comme des milliers de parents,
07:12en disant que ma fille n'a pas de chambre, qu'elle évolue seule.
07:16Malgré que j'avais des courriers de la maîtresse, etc.,
07:19qui disaient que ma fille, qu'elle allait très bien,
07:21toujours bien habillée, toujours bien coiffée.
07:24Il a fallu deux ans que je réunis tous les éléments contradictoires.
07:27Et le nouveau service qu'on m'a mis en place,
07:30ils ont dit que j'étais une bonne maman.
07:31Je suis dans un T4 avec trois enfants.
07:34Donc on dit que mes enfants, ils ont des jeux éducatifs, pédagogifs,
07:38que je suis une maman aimante.
07:39On m'a accusée d'avoir une relation fusionnelle avec mon fils.
07:44Vous êtes sur le repas, il est 12h11.
07:47Nous sommes en train d'écouter Niakate, son enfant placé,
07:50parce qu'elle a une relation fusionnelle avec son fils.
07:54Exactement.
07:54Donc j'ai trouvé une association qui pouvait le prendre en charge.
07:58La juge, elle a fait une ordonnance,
07:59justement pour qu'il soit placé au silence des justes.
08:03Quelques temps après, l'éducateur me met en lien avec l'aide sociale à l'enfance.
08:08Et de là, on me dit, écoutez, madame,
08:09on n'a pas les moyens de financer 4 000 euros pour votre fils.
08:13Par contre, on va le placer dans une association.
08:16Et en gros, la journée, il est rendu à Niameux.
08:19Et le soir, il est rédormi dans un centre pour pour le handicap.
08:21Donc je revois mon fils.
08:26Après 10 jours de placement,
08:28parce qu'on m'avait mis un week-end sur deux comme droit de visite.
08:32Il avait quel âge ?
08:33Il avait 11 ans à l'époque.
08:36Donc je revois mon fils.
08:38Je vais faire vite parce que c'est une histoire très longue.
08:40Au bout de trois mois, il avait déjà perdu du poids.
08:43Il a eu un suivi de dénutrition.
08:46Avec le temps, j'apprends par les éducateurs qu'il n'est pas en Niameux,
08:49qu'il est placé seul dans un apportement.
08:52J'en fais part à la ZEU, aucune réponse.
08:54J'en fais part à la juge, aucune réponse.
08:57Avec une avocate qui s'appelle Sophie Jeannot, on arrive avec un dossier béton qui prouve que mon fils est
09:02en maltraitance institutionnelle.
09:04Une photo à l'appui.
09:05Alors Niakate, on doit marquer une pause.
09:08Votre témoignage est puissant.
09:10On marque une pause, on revient avec le mot de la fin sur votre histoire qui est incroyable.
09:18Le mot de la fin sur ce sujet aussi avec Maître Christine Serrada qui est au studio de Repin.
09:23Et le mot de la fin aussi avec Jean-Claude Giannotta qui est président de l'association Unie pour nos
09:28enfants.
09:28Je vous reprends tous les trois après une pause pour le mot de la fin sur ce sujet puissant.
09:33L'aide sociale à l'enfance, l'État est-il responsable de ces violences ?
09:37Vous réagissez, témoignez au 0 1 80 20 39 21.
09:40Il est 12h13, à tout de suite sur Europe 1.
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