00:01Europe 1
00:0311h30, 13h
00:04Christine Kelly et vous
00:05Quelle décision des 50 dernières années a selon vous le plus abîmé notre pays ?
00:10On en parle dans un instant avec Jean Debello, administrateur de l'Institut Thomas Mour,
00:16appelé au standard Europe 1 pour réagir.
00:1812h15 comme prévu hier, France, lève-toi en exclusivité.
00:23Le rappeur Chaotique dévoile la date de la première manifestation de son mouvement,
00:28soutenue vivement par Karine Lemarchand.
00:30Faut-il se rassembler pour faire entendre sa voix selon vous ?
00:33Appelez-nous au standard Europe 1 pour réagir.
00:36Et puis on continue à parler de ce sujet qui fait froid dans le dos.
00:39Avec l'aide sociale à l'enfance, qui n'est plus une aide,
00:42avec la protection de l'enfance, qui n'est plus une protection.
00:44Nous sommes en train d'apprendre des révélations en direct sur Europe 1
00:48avec maître Christine Serrada, avocate référente de l'association L'enfance au cœur,
00:52auteure du livre Placement abusif d'enfants, une justice sous influence,
00:55chez Michelon et Jean-Claude Giannotta, président de l'association Unie pour nos enfants.
01:00Et vous réagissez au 01-80-20-39-21.
01:03Vous avez la parole au standard Europe 1 avec Christine Kelly, le numéro.
01:06Et non sur taxé.
01:07Christine Kelly et vous, la suite, c'est maintenant sur Europe 1.
01:1011h30-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
01:16Les réactions de Gabriel Cluzel et Karim Alloum, avant de vous redonner la parole,
01:20j'avoue être stupéfaite de cette idéologie, en fait, de la destruction de la famille,
01:26finalement, que l'on découvre derrière le mot protection de l'enfance.
01:30Gabriel Cluzel.
01:31Oui, moi, je retiens ce mot que vous avez prononcé, maître, qui est « famille bashing ».
01:34Aujourd'hui, la famille est suspecte.
01:37Et il y a cette idée que l'État serait toujours mieux, ferait toujours mieux que la famille.
01:41Je voulais parler d'un film qui m'a beaucoup frappée, que je recommande à ceux qui nous écoutent,
01:45avec l'actrice Virginie Effira, qui est très touchante, qui s'appelle « Rien à perdre »,
01:49qui est sortie en 2023.
01:51Je crois, maître, que vous avez participé au scénario.
01:54Et qui montre cet engrenage du placement d'un enfant avec les meilleures intentions du monde.
01:59Et notamment, j'ai été frappée parce qu'une des personnes dit « Mais oui, regarde,
02:03il aura un jardin avec un chien dans le petit appartement de sa mère,
02:07comme s'il ne valait mieux pas être dans un petit appartement avec sa mère qu'avec un jardin d
02:11'un chien ».
02:11Alors, c'est très fin, parce qu'on montre l'engrenage aussi qui a poussé ces gens-là,
02:16enfin, ce personnel de l'ASE a placé l'enfant.
02:20Mais je le recommande parce qu'il en dit long sur ce qui se passe dans les familles.
02:25On le regardera.
02:26Karim, j'ai envie de comprendre moi aussi, je ne sais pas comment on peut vouloir détruire nos enfants à
02:32ce point.
02:34Indirectement, parce que c'est la destruction de la société.
02:37C'est très difficile de croire à ça.
02:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est en face de deux grands problèmes qui sont d'ordre idéologique.
02:45Un, l'enfant roi, quand un enfant dit quelque chose à l'école, à sa maîtresse, c'est une vérité
02:49absolue.
02:50– Sauf quand il est victime de pédocriminalité.
02:52– Non, c'est un autre sujet, mais je parle en général.
02:56Combien de parents qui ont été convoqués parce qu'un enfant leur a dit « mon père m'a bousculé,
03:01ma mère m'a puni, je n'ai pas mangé hier soir ».
03:03Ça s'appelle l'éducation.
03:05Moi, j'ai été puni plusieurs fois par mes parents.
03:07Je les remercie vivement parce que ça m'a permis d'être droit, de travailler à l'école.
03:13Quand vous ne travaillez pas à l'école, ou vous faites des conneries, vous êtes puni.
03:16Ça s'appelle l'éducation.
03:17Et l'État détruit l'éducation.
03:20Un pays, parce que les enfants, c'est le trésor d'un pays.
03:23Si les enfants sont mal traités, et si la vieille…
03:27Parce que couper un enfant de sa famille, c'est la première violence.
03:31Et puis on la retrouve à son adolescence, à son âge adulte,
03:36multiplie ces violences aussi.
03:38Donc l'État est responsable de cette situation.
03:40Il faut arrêter avec cette idéologie.
03:42Je pense qu'il y a une commission qui travaille sur le sujet.
03:45Il faut en débattre régulièrement pour une façon d'influer aussi.
03:50Dans un instant, nous aurons Niakate, qui a un témoignage
03:55et qui vient d'appeler le standard européen.
03:57On l'apprend dans un instant.
03:59Patrick, merci beaucoup d'avoir patienté.
04:01Je vous reprends parce que vous parliez de cette opacité.
04:03Vous disiez que vous aviez honte, honte de voir à quel point votre pays,
04:07la France, ne protège pas ses propres petits.
04:10C'est-à-dire que oui, je pense que le système s'auto-protège
04:14au lieu de protéger ce qui est le futur de la France.
04:17C'est-à-dire que ce n'est pas de l'aide, c'est de l'abandon.
04:20Il y a quand même un budget de 12 milliards.
04:22Je suis chef d'entreprise, je suis contrôlé par le fils tous les trois ans,
04:25je suis contrôlé par plein de choses chaque année.
04:28Pourquoi ces gens-là ne sont pas contrôlés ?
04:29Pourquoi ?
04:30Alors il y a un problème de moyens aussi.
04:32Cette idéologie dont vous parlez, il faut aussi nommer les choses.
04:35Franchement, c'est une idéologie de gauche.
04:37Il faut aussi dire la vérité.
04:38C'est indéniable.
04:40Donc ces gens-là doivent être contrôlés, doivent rendre des comptes,
04:43doivent avoir des résultats.
04:44Et puis surtout, on doit protéger le futur de la France.
04:47C'est nos enfants.
04:47C'est ceux qui seront là quand nous, on ne sera plus là.
04:50Qu'est-ce qu'on veut laisser à la France ?
04:51Quel enfant on veut laisser ?
04:52Merci, merci beaucoup Patrick pour ce Cré du cœur.
04:56Quelle France on veut laisser à nos enfants ?
04:59Merci d'avoir appelé au Standard Europe 1.
05:00C'est vrai que c'est une idéologie de gauche.
05:02Alors pas tous à gauche, pas somme.
05:03On a eu par exemple Isabelle Santiago, députée PS.
05:06Ça fait 25 ans qu'elle se bagarre pour la protection de l'enfance.
05:09Alors pas tous, encore une fois, pas tous.
05:10Mais c'est vrai que ça reste quand même une idéologie de gauche.
05:14Jean-Claude Giannotta, restez en ligne avec nous.
05:17On va prendre d'abord le témoignage de Nyakate.
05:20Nyakate, 41 ans, qui nous appelle pour témoigner.
05:23Bonjour, racontez-nous de quoi s'agit-il.
05:26Oui, bonjour Kelly.
05:29Bonjour Maître Serrava.
05:30Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi.
05:32On s'était vu plusieurs fois à votre cabinet.
05:35Concernant mon fils autiste, Abdelmalik,
05:38qui avait été placé en appartement, séquestré plutôt, pendant deux ans.
05:42Ce qu'il faut savoir, c'est un enfant qui a un autisme sévère non-verbal,
05:46avec un handicap super à 80% plus un polyhandicap.
05:50Alors notre calvaire, il a commencé quand j'ai déménagé.
05:55Le CMP, où il était suivi, il m'a accusé de maltraitance pour défaut de soins.
06:00C'est quoi le CMP, pardon ?
06:02Centre médico-psychologique,
06:05qui n'est pas du tout d'ailleurs adapté à l'autisme.
06:08Mais pour faute de place dans les IME,
06:10les établissements spécialisés,
06:12on met nos enfants dans des CMP.
06:16Que s'est-il passé ?
06:17Que s'est-il passé ensuite ?
06:19Alors ce qui s'est passé, c'est que suite à mon déménagement,
06:21j'ai eu un signalement en disant que mes enfants étaient en danger avec moi.
06:25À l'époque, j'avais deux enfants.
06:27Donc j'ai eu des services sociaux qui sont venus chez moi.
06:30L'entretien a duré 15 minutes.
06:32Ils sont restés dans mon salon.
06:33Ils n'ont pas regardé les autres pièces.
06:35Ils ont dit que mes enfants étaient en danger avec moi,
06:39que ma fille n'avait pas de chambre,
06:41qu'il fallait que mon fils y soit placé.
06:43Donc j'ai eu une première réunion auprès de la juge des enfants.
06:47Donc j'ai apporté des éléments qui prouvent que mon fils n'était pas en danger,
06:51qu'il était dans trois associations pour les enfants autistes sans solution.
06:58Donc suite à tous les documents que j'ai pu justifier,
07:02on ne m'a pas placé mes enfants.
07:03On m'a mis une mesure éducative.
07:05Et la mesure éducative que j'ai eue,
07:07j'ai un éducateur qui est venu avec des rapports mensongers,
07:10comme des milliers de parents,
07:12en disant que ma fille n'a pas de chambre, qu'elle évolue seule.
07:16Malgré que j'avais des courriers de la maîtresse, etc.,
07:19qui disaient que ma fille, qu'elle allait très bien,
07:21toujours bien habillée, toujours bien coiffée.
07:24Il a fallu deux ans que je réunis tous les éléments contradictoires.
07:27Et le nouveau service qu'on m'a mis en place,
07:30ils ont dit que j'étais une bonne maman.
07:31Je suis dans un T4 avec trois enfants.
07:34Donc on dit que mes enfants, ils ont des jeux éducatifs, pédagogifs,
07:38que je suis une maman aimante.
07:39On m'a accusée d'avoir une relation fusionnelle avec mon fils.
07:44Vous êtes sur le repas, il est 12h11.
07:47Nous sommes en train d'écouter Niakate, son enfant placé,
07:50parce qu'elle a une relation fusionnelle avec son fils.
07:54Exactement.
07:54Donc j'ai trouvé une association qui pouvait le prendre en charge.
07:58La juge, elle a fait une ordonnance,
07:59justement pour qu'il soit placé au silence des justes.
08:03Quelques temps après, l'éducateur me met en lien avec l'aide sociale à l'enfance.
08:08Et de là, on me dit, écoutez, madame,
08:09on n'a pas les moyens de financer 4 000 euros pour votre fils.
08:13Par contre, on va le placer dans une association.
08:16Et en gros, la journée, il est rendu à Niameux.
08:19Et le soir, il est rédormi dans un centre pour pour le handicap.
08:21Donc je revois mon fils.
08:26Après 10 jours de placement,
08:28parce qu'on m'avait mis un week-end sur deux comme droit de visite.
08:32Il avait quel âge ?
08:33Il avait 11 ans à l'époque.
08:36Donc je revois mon fils.
08:38Je vais faire vite parce que c'est une histoire très longue.
08:40Au bout de trois mois, il avait déjà perdu du poids.
08:43Il a eu un suivi de dénutrition.
08:46Avec le temps, j'apprends par les éducateurs qu'il n'est pas en Niameux,
08:49qu'il est placé seul dans un apportement.
08:52J'en fais part à la ZEU, aucune réponse.
08:54J'en fais part à la juge, aucune réponse.
08:57Avec une avocate qui s'appelle Sophie Jeannot, on arrive avec un dossier béton qui prouve que mon fils est
09:02en maltraitance institutionnelle.
09:04Une photo à l'appui.
09:05Alors Niakate, on doit marquer une pause.
09:08Votre témoignage est puissant.
09:10On marque une pause, on revient avec le mot de la fin sur votre histoire qui est incroyable.
09:18Le mot de la fin sur ce sujet aussi avec Maître Christine Serrada qui est au studio de Repin.
09:23Et le mot de la fin aussi avec Jean-Claude Giannotta qui est président de l'association Unie pour nos
09:28enfants.
09:28Je vous reprends tous les trois après une pause pour le mot de la fin sur ce sujet puissant.
09:33L'aide sociale à l'enfance, l'État est-il responsable de ces violences ?
09:37Vous réagissez, témoignez au 0 1 80 20 39 21.
09:40Il est 12h13, à tout de suite sur Europe 1.
Commentaires