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  • il y a 13 heures
Les informés du matin du mardi 30 juin 2026.

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News
Transcription
00:01Bonjour à tous et bienvenue si vous nous rejoignez dans les informés.
00:04Bonjour Renaud Delis.
00:05Bonjour Agathe.
00:05Après 11 jours de canicule, doit-on redouter un terrible bilan ?
00:10A qui la faute ?
00:11Et puis Jean-Luc Mélenchon est-il en train de réussir son OPA sur la gauche ?
00:16La gauche, hors LFI, a-t-elle encore le temps de se mettre en ordre de marche pour 2027 ?
00:21Voici les thèmes de nos informés.
00:24Et pour nous éclairer ce matin autour de la table,
00:26Alexandra Saviana, rédactrice en chef Société Aliexpress.
00:29Bonjour Alexandra.
00:30Bonjour Agathe.
00:30Et Alex Bouillaguet, éditorialiste politique à France Info TV.
00:33Votre interview politique aussi du lundi au jeudi à 7h40.
00:36Bonjour Alex.
00:37Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:39On commence donc Renaud avec ce premier bilan
00:42que l'on devine que l'on tente d'esquisser sur la canicule.
00:46A quoi faut-il s'attendre ?
00:47Le premier, Sébastien Lecornu qui a réuni en effet hier,
00:49qui a présidé une réunion de la cellule interministérielle de crise
00:52pour essayer de tirer les leçons de cette canicule de 11 jours
00:56qui a frappé le pays,
00:57pour essayer de voir ce qui a fonctionné
01:00et ce qui a moins bien fonctionné, dit-il.
01:02Il est encore trop tôt pour mesurer précisément
01:05l'ampleur de la surmortalité à l'occasion de cet épisode,
01:09pour avoir un bilan précis du nombre de victimes.
01:12Toutefois, Sébastien Lecornu a voulu souligner justement
01:15une tendance et d'ailleurs qui n'a rien à voir, dit-il,
01:20avec la canicule historique que l'on a en mémoire,
01:22celle de 2003.
01:22Voici ce qu'a dit hier le Premier ministre à l'ouverture de cette réunion.
01:26Toute comparaison de mécanique avec 2003 serait assez mal à propos.
01:31Le nombre de victimes à domicile est bien plus important
01:34que sur tous les épisodes précédents.
01:37Et à l'inverse, les EHPAD ont tenu.
01:39Alors on évoque, mais pour l'instant encore un chiffre à prendre
01:42avec des pincettes, une surmortalité à domicile de l'ordre de 40%.
01:46Mais on va attendre de voir évidemment dans les jours qui viennent
01:48ce qui se produit.
01:50Et en revanche, comme le dit le Premier ministre,
01:52les EHPAD ont mieux fonctionné,
01:54notamment par rapport au terrible bilan de 2003.
01:57Rappelons qu'à l'époque, cette canicule avait fait jusqu'à 15 000 victimes
02:00au total.
02:01Et puis alors que des températures très élevées, très fortes,
02:04sont de nouveau annoncées pour la semaine du 6 au 13 juillet,
02:08sans qu'on puisse parler, alors qu'il a un retour d'ores et déjà certain
02:11de la canicule, le Premier ministre a annoncé un certain nombre
02:14de mesures justement pour préparer ces nouveaux épisodes éventuels
02:17à venir, et notamment la livraison de 30 000 climatiseurs,
02:20dit-il, très rapidement, dès la fin de semaine ou la semaine prochaine
02:23pour les hôpitaux.
02:25Alors est-ce que, quel peut être le bilan justement de l'épisode
02:29qu'on vient de traverser, et est-ce que l'État semble en avoir
02:32pris suffisamment conscience pour préparer d'éventuelles nouvelles
02:35canicules à venir dans le courant de l'été ?
02:37Est-ce que Sébastien Lecornu a raison de dire que le système,
02:40que la chaîne de prévision, la chaîne de réaction ont tenu, Alix ?
02:44Oui, il y a quand même quelques leçons qui ont été tirées de 2003.
02:48C'est vrai qu'on a toujours tendance à dire qu'une crise en chasse une autre
02:53et que finalement l'État n'avance pas beaucoup sur certains sujets.
02:57Là quand même, je pense que si ça a tenu, notamment dans les EHPAD,
03:01c'est parce que depuis 2003, il y a cette fameuse sale fraîcheur
03:05qui a sans doute permis de diminuer peut-être les décès.
03:09Il y a aussi ces alertes météorologiques, il y a ce plan canicule qui fait que finalement
03:13dans l'organisation de l'État et des collectivités, chacun a su quoi faire.
03:19Donc il y avait quand même un dispositif qui était en marche.
03:22Mais c'est vrai que ce qui est troublant, c'est de se dire que cette fois-ci,
03:25effectivement, ceux qui ont été les plus touchés, ce sont les plus de 65 ans
03:33et donc cette surmortalité à domicile.
03:36Et ça, ça pose la question effectivement du suivi des personnes vulnérables.
03:40En 2003, après la canicule, il avait été décidé qu'il y avait un registre
03:44de ces personnes vulnérables dans les mairies.
03:47On voit que ça a plutôt pas mal fonctionné dans les territoires ruraux,
03:51dans les petites communes, parce que finalement, on connaît son voisin.
03:55C'est beaucoup plus simple.
03:56Mais Sébastien Lecornu, hier, lors de son intervention,
04:00a pointé une géographie de la canicule.
04:03Et il a dit que la puissance publique est concernée, mais aussi tout à chacun.
04:07Et c'est vrai que sur ce point de vue-là, il a raison.
04:10C'est-à-dire que, oui, pour paraphraser Lionel Jospin,
04:13l'État ne peut pas tout. C'est aussi de la responsabilité individuelle,
04:17de la responsabilité familiale, de voir si sa grand-mère s'hydrate suffisamment,
04:21si son voisin, qu'on n'a pas vu depuis deux jours, est toujours là.
04:24L'État n'est pas une nounou.
04:25Et en ce sens, c'est vrai que s'il y a une surmortalité à domicile,
04:30ça pose aussi la question du rôle de la société et de la responsabilité individuelle.
04:34Alexandra Saviana, vous aussi, vous estimez, comme Sébastien Lecornu,
04:38que la chaîne de prévision et la chaîne de réaction ont tenu,
04:41quand on voit aussi les témoignages ces derniers jours,
04:44dans les EHPAD, dans les hôpitaux, dans les écoles ?
04:47Alors, je suis assez d'accord, effectivement.
04:49Depuis la canicule de 2003, on a appris,
04:52on aura une mortalité qui sera a priori moindre
04:54que les fameux 15 000 morts dont on a parlé à l'époque.
04:58Maintenant, il y a la question, effectivement, des écoles,
05:01où plusieurs établissements ont dû,
05:03des centaines d'établissements ont dû fermer à cause de la chaleur,
05:06où les enfants se sont retrouvés à la charge des parents,
05:09qui ont donc dû organiser soit des sorties à la piscine,
05:12quand il y avait piscine dans les territoires en question,
05:15soit dans des gymnases, soit dans des parcs.
05:17Et oui, à la responsabilité individuelle,
05:19et oui, effectivement, il faut vérifier que sa famille va bien,
05:23que son voisin va bien.
05:24Maintenant, la géographie de la canicule,
05:26elle démontre aussi quelque chose,
05:28qui est que beaucoup des victimes seront probablement en Ile-de-France.
05:32On sait qu'on a deux funérariums complets à Paris,
05:35donc ça pose la question de,
05:37est-ce que les logements sont adaptés à ce type de température ?
05:40La réponse est évidemment non.
05:42Et est-ce qu'il y a un soutien social,
05:44justement, pour aider les personnes les plus vulnérables
05:47et les plus âgées en métropole,
05:49pour faire face à ce type d'événements ?
05:51Et manifestement, la réponse est non,
05:53vu qu'encore aujourd'hui, à l'heure actuelle,
05:55on se dit qu'on n'a peut-être pas tout à fait compté l'ensemble des morts.
05:59Renaud, oui, cette canicule a aussi révélé ce qui n'allait pas.
06:02Y compris dans la société, d'ailleurs.
06:04C'est-à-dire que ça ne dépend pas uniquement de l'État ou des services de l'État.
06:07On se souvient d'ailleurs qu'il y a quelques jours,
06:09Sébastien Cornu, en pleine canicule,
06:11avait appelé les agents de la Poste aussi à faire attention,
06:14en particulier en zone rurale, justement,
06:16ou pas seulement d'ailleurs en zone rurale,
06:18mais à visiter les personnes isolées.
06:21Et ça, ça renvoie aussi à une forme de morcellement de notre société,
06:24d'individualisme encore plus prégnant, sans aucun doute,
06:28dans les grandes agglomérations,
06:29ce qui renvoie évidemment au bilan qu'on peut redouter à Paris,
06:32et donc à cette proportion de victimes à domicile supérieures,
06:36dit le Premier ministre, aux épisodes précédents.
06:37C'est vrai qu'il y a des choses qui ont très bien fonctionné,
06:40et par exemple, il a raison de rendre hommage à la chaîne de prévision,
06:42et en particulier au travail de Météo France.
06:44Il y a quelques années, c'était encore parfois des travaux
06:46qui faisaient l'objet de polémiques,
06:48où voilà, on continue de voir des interprétations,
06:49parfois totalement fantaisistes,
06:51sur les réseaux sociaux,
06:53de tel ou tel aspect,
06:54et justement des températures à venir,
06:56parfois repris d'ailleurs par certains responsables politiques.
06:59Or, quand on constate le travail de la chaîne dite de prévision,
07:02justement, il est d'une précision absolument parfaite,
07:06avec toute la prudence nécessaire d'ailleurs,
07:08à laquelle recours Météo France.
07:09Mais le fait que cette prévision soit parfaite
07:12renvoie, alourdit un peu plus en quelque sorte,
07:14la responsabilité des politiques, justement,
07:16puisque, à quelques jours près,
07:18mais maintenant on sait que c'est la conséquence
07:20d'un réchauffement climatique au long cours,
07:21la responsabilité des politiques au sens large,
07:24pas seulement de l'État, des collectivités locales aussi, bien sûr,
07:26notamment en ce qui concerne le bâtisse scolaire,
07:28est engagée un peu plus lourdement, bien sûr.
07:30Alors c'est vrai que, globalement,
07:32les services publics ont tenu,
07:34pour reprendre cette expression,
07:34notamment l'hôpital aussi.
07:36Et dans quelles conditions ?
07:37On sait aussi que les personnels soignants
07:38sont épuisés par ce type, évidemment, d'épisodes.
07:42Et puis un tout dernier point,
07:43c'est très bien déjà d'anticiper,
07:46d'éventuels,
07:46de toute façon on sait qu'il y aura de nouvelles canicules,
07:49je ne sais pas si ça sera dans 10 jours ou plus tard,
07:50mais on sait que maintenant, ce type d'épisodes
07:52vont se reproduire, évidemment, fréquemment.
07:54Mais je suis toujours un petit peu surpris
07:55d'entendre le Premier ministre annoncer
07:57à l'issue de cette réunion hier,
07:58d'ailleurs on va distribuer 30 000 climatiseurs
08:01dans les hôpitaux d'ici la semaine prochaine.
08:02Ça veut dire qu'ils existent, ces climatiseurs.
08:04Ça aurait peut-être pu être fait il y a trois semaines.
08:07Voilà, évidemment, ça interroge.
08:08Ou même les années précédentes.
08:09Alors, il me semble qu'après une canicule,
08:12des climatiseurs avaient été commandés,
08:13mais pas suffisamment.
08:14Donc il faut attendre une nouvelle canicule grave
08:17pour qu'on en recommande.
08:18En fait, on s'adapte toujours à l'ex-bouillage.
08:20On ne pouvait pas anticiper ce genre de choses ?
08:22Oui, bien sûr, on peut anticiper,
08:25mais sauf que bon, il y a aussi un problème factuel.
08:28C'est que souvent, les prévisions à 15 jours,
08:30ça devient très, très compliqué.
08:32Donc en fait, on peut anticiper, grosso modo, à 15 jours.
08:35Non, mais on peut savoir que les canicules vont se multiplier
08:38et ça fait depuis un moment qu'on le fait.
08:40Mais c'est pour ça qu'il y a peut-être des enseignements
08:42à tirer à court et à plus long terme.
08:44À court terme, puisqu'il y a peut-être, effectivement,
08:46une troisième canicule qui se profile,
08:49c'est effectivement de se dire qu'il faut éviter
08:51à la fois la tension dans les hôpitaux,
08:53donc gérer ça de près,
08:55et ces climatiseurs font partie
08:59d'une certaine manière de faire baisser la pression.
09:03Et puis, à plus long terme,
09:05il y a quand même, on en revient à l'essentiel,
09:07la rénovation thermique des bâtiments.
09:10Et il faudrait peut-être que cesse cette bisbille
09:14entre l'État et les collectivités locales
09:16sur ce fameux fonds vert.
09:18L'État verse un fonds vert aux collectivités locales
09:21pour qu'elle, justement, elle rénove les bâtiments.
09:23Il faut doubler ce fonds vert,
09:24disait Karim Bouamran, le maire de Saint-François, tout à l'heure.
09:27Pardon ?
09:27Tout à l'heure, Karim Bouamran, à 8h30 sur France Info,
09:30disait qu'il faut doubler ce fonds vert.
09:31Il était à 2,4 milliards encore en 2024.
09:35Aujourd'hui, il a 800 millions de mémoires,
09:37dont 20% gelés pour 2026.
09:39Et le problème, c'est que ce qu'on a entendu,
09:41c'est l'État qui dit,
09:42ah mais c'est aux collectivités territoriales
09:45de faire le boulot puisqu'on leur donne de l'argent.
09:47Et les collectivités qui disent,
09:49ah mais on n'en a pas assez et on est impuissante.
09:51Et ça, ça renvoie à ce qui est mortifère
09:56pour l'État d'une manière générale,
09:57c'est l'impuissance publique.
09:59Parce que celui qui dépose son gamin à l'école
10:03ou celui qui vit dans un bâtiment
10:04où il fait 45 degrés l'été,
10:06que ce soit l'État ou les collectivités locales
10:10qui rénove, peu importe, il faut que ce soit fait.
10:13Et donc ça, il faut vraiment travailler là-dessus.
10:14Et le dernier point, c'est sur les transports.
10:16Qu'on se rende compte que les rails gonflent
10:19au-dessus de 60 degrés,
10:21que les caténaires, ces fils électriques là,
10:26explosent aussi,
10:27ou se tendent ou se rompent
10:30quand il fait trop chaud.
10:31Il y a un moment,
10:32il va peut-être falloir prendre le problème à bras-le-corps
10:34parce qu'on ne peut pas se dire
10:35que chaque fois qu'il fait chaud,
10:37il n'y aura plus de train.
10:38Ça va quand même poser des problèmes.
10:40Sauf que ce sont des milliards d'investissement,
10:41Alexandre et Saviana.
10:42Et c'est tout le problème.
10:43En fait, la France et l'Europe en général
10:48sont confrontées à un problème
10:50qui est que l'essentiel de nos infrastructures
10:52et de nos bâtiments
10:53ont été construits pour un climat
10:55qui n'est plus celui d'aujourd'hui.
10:57Au nord de l'Europe,
10:58donc même, je pense,
11:00en Grande-Bretagne,
11:01aux Pays-Bas,
11:01on a des logements
11:02qui sont encore plus faits
11:03pour contenir la chaleur,
11:05pour contenir l'air chaud
11:06et donc pas pour évacuer.
11:07La France est aussi confrontée
11:08au même problème.
11:09Et donc,
11:10au-delà de la question
11:10des infrastructures publiques,
11:12va se poser celle
11:13de la rénovation des maisons individuelles
11:15et va se poser aussi
11:16la question,
11:18j'en reviens à Paris,
11:19parce qu'on aurait une surmortalité
11:21qui est quand même assez délirante.
11:22On a 7,2% des Parisiens
11:25qui feraient partie des victimes
11:26alors que c'est 3,2%
11:27de la population française,
11:28donc il y a quand même
11:29un décalage.
11:31Tout ça,
11:32ça vient aussi du fait
11:33qu'on a des bâtiments
11:34qui ne conviennent plus
11:36au climat
11:36et c'est compliqué
11:37parce que ce sont
11:38des bâtiments historiques
11:39où il y a des contraintes
11:41très précises
11:42pour pouvoir les changer.
11:43On ne peut pas, par exemple,
11:44mettre des climats extérieurs,
11:45on ne peut pas peindre
11:47les toits en blanc
11:47et ça,
11:48c'est des milliards
11:49d'investissement
11:50mais c'est aussi
11:50toute une question
11:51de, il faut mettre
11:52les gens autour de la table,
11:53il faut leur faire accepter
11:54que le temps est venu
11:55de pouvoir rénover
11:56les bâtiments
11:57et de pouvoir changer
11:58les règles
11:58et ça, c'est aussi
12:00un exercice intellectuel
12:01qu'on n'est pas trop
12:02prêts à faire
12:03pour le moment.
12:03Alors peut-être
12:04que les canicules
12:06vont changer les choses
12:07mais on n'est pas
12:08très bien partis
12:09encore sur ce sujet-là.
12:10Une solution
12:11qui ne coûterait
12:12pas excessivement cher,
12:13Karim Boamran,
12:14le maire socialiste
12:15de Saint-Fran,
12:15proposait tout à l'heure
12:16que sur le modèle
12:17de la loi SRU
12:18qui impose un taux
12:19de logement social
12:20aux communes,
12:20on impose dans une loi
12:22un taux de végétalisation
12:24aux maires.
12:25Qu'est-ce que vous en pensez,
12:26Renaud ?
12:27Oui, ça paraît
12:27une solution,
12:28j'allais dire,
12:29de bon sens,
12:29même s'il faut toujours
12:30se méfier de cet argument
12:31qui est utilisé souvent
12:31par la responsable politique.
12:32Après, il faut voir,
12:34comme vous le savez,
12:34la loi SRU,
12:36les communes
12:37peuvent y déroger
12:38dès lors qu'elles payent
12:40des amendes
12:40pour y déroger.
12:41On connaît un certain
12:41nombre de communes aisées
12:44qui préfèrent payer
12:45des amendes
12:46depuis des années
12:46et des années
12:47plutôt que de construire
12:48suffisamment
12:48de logements sociaux.
12:50Donc, si jamais
12:50le même dispositif
12:52est introduit,
12:53et ça paraît aussi
12:54assez logique
12:55parce que c'est difficile
12:55de calquer
12:57une loi unique
12:59sans dérogation
13:01ou adaptation
13:02justement
13:02à l'ensemble du territoire,
13:04y compris en termes
13:04de végétalisation.
13:05Il y a aussi du fait
13:06de l'espace physique
13:07de telle ou telle commune
13:08plus ou moins
13:09de possibilités
13:10ou de difficultés
13:10à l'inverse
13:11à atteindre
13:11un taux de végétalisation.
13:12Donc, ça paraît
13:15encore une fois
13:15une bonne idée.
13:15Je pense que c'est
13:16plus compliqué
13:17à mettre en œuvre
13:17que si jamais
13:18il y a un moyen
13:19des dérogations
13:20sous condition
13:21d'amende,
13:22un certain nombre
13:23de communes
13:23préféreront sûrement
13:24payer ces amendes
13:25et que là aussi,
13:26en la matière,
13:27la végétalisation,
13:28c'est évidemment
13:29un outil qui est indispensable
13:30en donnant maintenant
13:30conscience.
13:31il faut peut-être plus miser
13:32sur le pragmatisme
13:34en quelque sorte
13:34avec des incitations
13:36peut-être pour que
13:37ces communes
13:38sautent le pas.
13:39Dans un instant,
13:39on va parler de la gauche
13:40alors que le bureau national
13:42du PS se réunit ce soir
13:44pour parler primaire
13:45et 2027.
13:47Est-il encore temps
13:47de se ressaisir
13:49pour la gauche
13:49hors Mélenchon ?
13:50Mais pour l'instant,
13:51il est 9h20
13:52et c'est l'info
13:53en une minute
13:53avec Maureen Sunia.
13:55Une nuit pleine de surprises
13:56à la Coupe du monde de football.
13:58L'Allemagne quadruple
13:59championne du monde
13:59a été éliminée
14:00en 16e de finale
14:01par le Paraguay.
14:03Le Maroc a de son côté
14:04sorti les Pays-Bas.
14:05Le Brésil sera aussi
14:06en 8e de finale.
14:07On saura ce soir
14:08si c'est aussi le cas
14:09de la France.
14:09Match à partir de 23h
14:11face à la Suède.
14:12Le gouvernement annonce
14:14ce matin
14:14que la période
14:15des soldes d'été
14:16sera prolongée
14:17jusqu'au 28 juillet prochain.
14:18Une semaine de plus
14:19que prévu.
14:20Décision car le début
14:22des soldes
14:22a concilié
14:24dit avec
14:25la très forte vague
14:26de chaleur
14:27qui se termine
14:27et de nombreux magasins
14:29étaient vides.
14:29Ce matin,
14:304 départements
14:31sont encore
14:31en vigilance orange.
14:32Le Var,
14:33les Alpes-Maritimes,
14:34les 2 départements corses.
14:36Et puis les députés
14:36vont se prononcer
14:37sur le texte
14:38qui prévoit
14:38la création d'un droit
14:39à l'aide à mourir
14:40en France.
14:41Au cours de l'examen
14:42du texte à l'Assemblée,
14:44les députés
14:44ont notamment confirmé
14:46que l'auto-administration
14:47du produit
14:47devait rester la règle.
14:49Le texte ira ensuite
14:50au Sénat
14:51mais ce sont bien
14:51les députés
14:52qui auront le dernier mot.
14:55France Info
14:58Les informés
15:00Renaud Delis
15:01Agathe Lambret
15:05Les informés
15:06avec Alexandra Saviana
15:07pour l'Express
15:08et Alex Bouillaguet
15:09pour France Info
15:10Canal 16.
15:11Renaud,
15:12on passe
15:13à notre deuxième débat.
15:16Jean-Luc Mélenchon
15:16est-il en train
15:17de réussir son OPA
15:18sur la gauche ?
15:19Parce que pendant ce temps-là,
15:20le reste de la gauche,
15:21la gauche dite
15:22hors LFI,
15:23n'arrive pas
15:23à s'organiser.
15:24Vous le disiez d'ailleurs,
15:25un bureau national
15:25du Parti Socialiste
15:26doit se pencher aujourd'hui
15:27sur le mode de sélection.
15:29Quelle procédure ?
15:29Parce que,
15:31telles les 100 fleurs
15:32du président Mao,
15:33là ce sont les 100 candidatures
15:34qui s'épanouissent
15:35au sein de cet espace politique.
15:37Il y a ceux
15:38qui sont presque candidats,
15:39Raphaël Glucksmann,
15:40qui n'est pas membre du PS
15:41mais au nom de place publique
15:42et c'est le même espace politique
15:44qui pourrait être candidat
15:45à la fin de l'été.
15:46Il s'est donné trois mois.
15:47Il y a ceux
15:47qui ne le sont pas encore,
15:49qui attendent un peu plus
15:50mais qui en rêveraient,
15:52notamment par exemple
15:53Olivier Faure
15:53ou François Hollande.
15:54Et puis il y a ceux
15:55qui sont déjà déclarés,
15:57déjà en campagne.
15:57On peut penser
15:58au député socialiste
15:59de l'Essonne,
16:00Jérôme Gage
16:00ou à celui qui était
16:01votre invité
16:01il y a quelques minutes
16:02sur ce plateau,
16:03Karim Bouamran,
16:04le maire socialiste
16:05de Saint-Ouen
16:06au Seine-Saint-Denis
16:07qui est donc, lui,
16:08d'ores et déjà
16:08candidat à la présidentielle.
16:10Pourquoi ?
16:11On écoute Karim Bouamran.
16:12On est nombreux
16:13à refuser
16:15cette bipolarisation
16:17institutionnalisée
16:18entre Mélenchon d'un côté
16:19et Bardella Le Pen de l'autre.
16:21Qui vous méprise ?
16:22Qui vous méprise ?
16:24Les barons de gauche
16:25et les barons socialistes.
16:26Olivier Vore,
16:27François Hollande,
16:28vous vous sentez méprisé par eux ?
16:29Quand vous êtes une femme
16:29ou quand vous êtes
16:30un responsable politique
16:33qui est fils d'ouvrier,
16:35qui plus est,
16:35avec un culte
16:38qui est le mien
16:38et un phénotype
16:39qui est le mien,
16:40c'est-à-dire
16:40arabe, noir et musulman,
16:42ça leur pose problème.
16:43C'est donc pour refuser
16:44l'affrontement
16:46entre le RN et LFI
16:48au second tour,
16:48éventuellement Jordan Bardella
16:50contre Jean-Luc Mélenchon,
16:51que de nombreux candidats
16:52socialistes,
16:52donc Karim Bouamran,
16:54se lancent.
16:55Sauf qu'évidemment,
16:55cet émiettement,
16:56il peut conduire
16:57justement,
16:58précisément,
16:59à ce duel
16:59au second tour
17:00entre LFI
17:01et le Rassemblement National.
17:03Est-ce que
17:04le grand désordre,
17:06le chaos
17:06qui règne au sein
17:07de cette gauche réformiste
17:08est en train
17:08finalement de faciliter
17:10la tâche de Jean-Luc Mélenchon
17:11qui lui est d'ores et déjà
17:12en campagne
17:13pour sa quatrième
17:14candidature présidentielle
17:15consécutive
17:16qui est portée
17:17par une dynamique ?
17:18Est-ce qu'il est en train
17:18de réussir
17:19son OPA sur la gauche ?
17:21Quand on voit
17:22que le Parti Socialiste
17:23ce soir va discuter
17:24d'une primaire
17:25ou pas primaire
17:26et si primaire,
17:26est-ce qu'il faudra payer
17:272 euros
17:28ou 1 euro
17:29pour faire plaisir
17:29à Olivier Faure
17:30ou 20 euros
17:30pour faire plaisir
17:31à Raphaël Luxman ?
17:32Alexandra Saviana,
17:33on se dit
17:34que c'est peut-être
17:35déjà perdu, non ?
17:37En fait,
17:38je suis toujours
17:40abasourdie
17:41par la capacité
17:42d'une certaine gauche
17:43à se tirer
17:44une balle dans le pied
17:45alors que
17:46pour continuer dans les images
17:47ils avaient quand même
17:49un boulevard.
17:49Ça fait des mois
17:50que depuis le 7 octobre
17:53Jean-Luc Mélenchon
17:54a multiplié
17:54les dérapages
17:55et a effrayé
17:56je pense que le terme
17:57est le bon
17:58une partie
17:58de l'électorat de gauche
17:59une partie
18:00de l'électorat socialiste
18:01donc il y avait
18:02véritablement un espace
18:03pour pouvoir
18:03voir émerger
18:04une candidature
18:05sociale-démocrate
18:06à la Glucksmann
18:08à la Hollande
18:09à la Cazeneuve
18:09un peu forte
18:10or rien ne se passe
18:12parce qu'ils sont
18:12pris dans leur propre
18:14dissension interne
18:15et dans des débats
18:16sans fin
18:18on dirait
18:19qu'ils préfèrent
18:19en fait toujours
18:20un peu la tactique
18:21politicienne
18:22et l'émotion
18:23et la politique
18:26de parti
18:26que de proposer
18:28un véritable projet
18:29sauf que
18:29le problème
18:30c'est que pour réussir
18:31un présidentiel
18:31il faut un ancrage
18:33il faut un projet
18:34il faut une personnalité
18:35et aujourd'hui
18:36la fille
18:37Mélenchon
18:38quoi qu'on en dise
18:39les a
18:39tandis que le PS
18:41ne les a pas
18:41et c'est aussi
18:43ça le problème
18:43auquel ils sont confrontés
18:45et donc c'est valable
18:46pour le PS
18:46mais c'est aussi valable
18:47pour les Verts
18:48qui sont engoncés
18:49exactement dans les mêmes débats
18:50avec une variante
18:52où est-ce que c'est
18:53est-ce qu'on présente
18:53Marine Tandelier ou pas
18:54est-ce qu'on négocie
18:56avec le PS
18:57ou avec les Insoumis
18:58et tout ça
18:59encore une fois
18:59ça fait le jeu
19:00de Jean-Luc Mélenchon
19:00Pourtant cette gauche
19:01sociale-démocrate
19:02elle a trois potentiels candidats
19:04Alice Bouhéguer
19:05Raphaël Duxman
19:06un ancien premier ministre
19:07Bernard Cazeneuve
19:07un ancien président
19:08François Hollande
19:09mais
19:11pas des candidats
19:12suffisamment convaincants
19:13pour le PS
19:13c'est ça ?
19:14En tout cas pour l'instant
19:15ils ne sont pas candidats
19:16donc ils sont dans
19:17potentiels candidats
19:18potentiels
19:18non en fait
19:19il faut vraiment
19:20bac 19
19:20plus 19
19:21pour comprendre
19:22exactement
19:23ce qui se passe
19:24au sein du PS
19:25la primaire
19:26la double primaire
19:28effectivement
19:28les histoires
19:29de cotisation
19:30et puis qui va pouvoir voter
19:31donc en attendant
19:32que tout ce petit monde-là
19:33se mette d'accord
19:35oui
19:35Jean-Luc Mélenchon
19:36il roule sur l'or
19:37c'est-à-dire que lui
19:38il est déclaré candidat
19:39il a
19:40un programme
19:41il a des troupes
19:43il a un slogan
19:44qui est une vision
19:45avec sa nouvelle France
19:48c'est le seul candidat
19:49déclaré
19:50dans son camp
19:51c'est aussi celui
19:52qui
19:53du fait
19:54d'avoir cette longueur
19:55d'avance
19:55monopolise le débat
19:58beaucoup de choses
19:59se font autour de lui
20:00ou par rapport à lui
20:01et les autres
20:02se déterminant
20:03plutôt en contre
20:06et puis
20:07en 2022
20:08il était
20:09à un cheveu
20:10du second tour
20:11de la présidentielle
20:12après
20:12il y a aussi
20:14des bémols
20:14des difficultés
20:16pour lui
20:16c'est que les sondages
20:17montrent quand même
20:18qu'il y a un plafond
20:19notamment justement
20:20dans tout cet espace
20:21de
20:22de social-démocratie
20:24il y a quand même
20:25un rejet profond
20:26on a vu aussi
20:27les européennes
20:28on a vu que
20:28une candidature
20:29sociale-démocrate
20:30comme celle
20:31de Raphaël Guzman
20:32pouvait emporter
20:34aussi l'avantage
20:35donc l'espace
20:36sur le papier
20:37il est toujours là
20:38mais il y a un moment
20:39il faut que quelqu'un
20:40prenne le flambeau
20:41Renaud
20:42je pense que
20:42si on veut
20:45comprendre
20:45la différence
20:46entre le désordre
20:47en gros au sein
20:47de la gauche réformiste
20:48et l'ordre
20:49qui règne au sein
20:50de la gauche radicale
20:51ça renvoie à la nature
20:52de ces deux mouvements
20:53c'est-à-dire que
20:54la force des socialistes
20:56et au-delà de la gauche réformiste
20:57c'est le débat démocratique
20:58interne
20:59le problème
21:00c'est que là
21:00se greffe
21:01sur ce débat démocratique
21:02des rivalités
21:03parfois mesquines
21:04des ambitions légitimes
21:05mais aussi
21:05des querelles d'égo
21:06et c'est quand ce débat
21:07démocratique interne
21:08vire justement
21:10au pugilat permanent
21:11au chaos
21:12et au désordre
21:12qu'on observe aujourd'hui
21:13du côté des insoumis
21:14il n'y a pas ce problème-là
21:15évidemment
21:16parce qu'il n'y a pas
21:16de débat démocratique interne
21:18et ceux qui ont voulu
21:19l'initier
21:19ont tous été virés
21:21passés dans l'expression
21:22purgés
21:22donc Jean-Luc Mélenchon
21:23s'est imposé évidemment
21:24et tout le monde suit
21:26or le problème
21:26auquel se heurte
21:27la gauche réformiste
21:28c'est que
21:28la nature même
21:29de l'élection présidentielle
21:30dans la 5ème République
21:31incite quand même
21:32à ce qu'à un moment
21:33ou un autre
21:33un chef
21:34ou une chef
21:34se lève
21:35et essaye d'entraîner
21:36ses troupes
21:36et pour l'instant
21:37c'est vrai que
21:37la gauche réformiste
21:38n'y parvient pas
21:40à suivre dans les informés
21:41après sur le bureau national
21:42du PS ce soir
21:43on verra déjà
21:44s'il y a une primaire
21:45ou pas
21:45merci beaucoup
21:46les informés
21:47merci Alexandra Saviana
21:48rédactrice en chef
21:49Société à l'Express
21:50vous avez la une
21:51de l'Express
21:52oui alors
21:52les bonnes feuilles
21:53d'un livre exclusif
21:54qui compile
21:55tous les rapports
21:56des services de renseignement
21:57sur les nouvelles menaces
21:58et la Russie
21:59et la Chine
22:00ne nous veulent pas du bien
22:01et c'est passionnant
22:02merci Alex Bouillaguet
22:04éditorialiste politique
22:04à France Info TV
22:06votre interview
22:07du lundi au jeudi
22:08à 7h40
22:09sur le canal 16
22:10merci Renaud
22:11merci à vous Agathe
22:12les informés reviennent
22:13ce soir à 20h
22:14avec Victor Maté
22:15merci à vous
22:18merci à vous
22:19merci à vous
22:19merci à vous
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