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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Tout le monde va bien ?
00:01Ben oui, pour plus !
00:02Marc Menon s'en est remis, des petites attaques personnelles dans la rue, tout va bien ?
00:06Oui, ben oui, j'ai découvert que j'étais infréquentable parce que j'étais avec vous tous les soirs.
00:12Avec vous, c'est qui vous ?
00:14C'est qui vous ?
00:16Je travaille sur une chaîne qui est assez loup !
00:18Vous, c'est loup !
00:20Bon allez !
00:20On se fait attaquer parce qu'on est avec vous.
00:22Voilà, exactement !
00:23C'est pour ça qu'on reste ensemble à la fois.
00:27Au sommaire ce soir, après la mort de Louis, le ministre de l'Intérieur accuse, je cite, l'extrême droite
00:36de récupération.
00:37Mais l'attente de la victime demande au contraire que ce drame serve à faire évoluer la politique de sécurité.
00:44Assiste-toi à un tournant où les familles refusent désormais que leur douleur soit déconnectée du débat public.
00:50L'édito de Mathieu Bocouté.
00:52Après deux marches blanches ce week-end pour rendre hommage à Louis, 17 ans, on le sait, lynché à mort.
00:59À gauche, les réactions restent timides.
01:01Certains rappellent que la France Insoumise ou SOS Racisme ont rendu hommage à Naël Merzouk ce week-end,
01:07trois ans après ce samedi 27 juin.
01:10Pourquoi certaines victimes suscitent-elles une mobilisation nationale,
01:14quand d'autres, comme Lola ou Philippine, semblent beaucoup moins fédérer le regard de Marc Menon ?
01:20Un homme a été verbalisé de 150 euros pour avoir transporté un téléviseur dans le métro.
01:27La France est-elle devenue un pays où l'on applique les règles avec une extrême sévérité
01:33envers les citoyens les plus respectueux ?
01:35Alors que d'autres infractions restent largement impunies ?
01:38L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:41L'attente de Louis réclame justice sur CNews.
01:45Le père de Louis, de son côté, a souligné qu'il avait confié son enfant à l'État.
01:50Lorsque l'on confie son enfant à l'aide sociale à l'enfance, donc à l'État,
01:54quelle est la responsabilité de celui-ci lorsqu'il ne parvient pas à le protéger ?
01:59Le décryptage de Charlotte Dormouas.
02:01Maude Bréjean choisit de soutenir Édouard Philippe plutôt que Gabriel Attal à la présidentielle de 2027.
02:08Derrière cette bataille de succession, une même stratégie semble s'imposer, faire barrage ORN.
02:14Dix ans après l'arrivée d'Emmanuel Macron, le centre a-t-il encore un projet
02:19ou seulement un adversaire ?
02:20Et puis, il a 14 ans, il sème la terreur en plein Paris, sans que personne ne puisse l'arrêter.
02:31Depuis cinq semaines, les vidéos d'un jeune appelé Hamza, la douane, alimentent les réseaux sociaux.
02:38Mortiers contre les forces de l'ordre, altercations, provocations, avec des passants, des automobilistes,
02:43des cyclistes, des comportements déplacés, autant d'images diffusées en ligne qui interrogent.
02:49Cette succession d'incivilités révèle-t-elle un sentiment d'impunité ?
02:54Et la réponse des autorités est-elle la même pour tous ?
02:57Jean Bexon, journaliste à Boulevard Voltaire, l'a suivi pendant cinq semaines.
03:02Il raconte, il est notre invité dans Face à l'Info ce soir.
03:06Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
03:09C'est parti.
03:22J'invite tous les représentants de l'État, tous les élus qui prennent nos responsabilités,
03:28qu'ils soient pressants à cette marche.
03:29Parce que s'ils veulent parler de récupération politique, qu'ils récupèrent l'affaire de Louis.
03:34C'est à eux de s'en saisir maintenant.
03:37C'était dans l'émission 100% Frontières sur CNews ce midi.
03:42Mathieu Bocoté, on a entendu l'attente du jeune Louis.
03:47Laurent Lugnais, à la surprise des uns et sans surprise pour d'autres,
03:51a accusé, je cite, à l'extrême droite, ce sont ses mots, d'exploiter la mort de Louis.
03:56Et on a vu l'attente qui, elle, appelle à la récupération de cette tragédie
04:02pour que la situation sécuritaire change enfin.
04:05Faut-il y voir un certain tournant ?
04:07Peut-être.
04:09Peut-être parce qu'il y a dans cet appel à la récupération de la part de la tente de
04:15Louis
04:15une sortie d'un dispositif qui s'était mis en place depuis quelques années
04:20et qui visait à neutraliser, à anéantir, à encadrer, à étouffer la parole des victimes
04:25et des parents de victimes pour les obliger à réciter un discours
04:28qui ne dérange d'aucune manière l'État.
04:30Alors, comment ça fonctionne ?
04:32Il faut voir ce qu'on a connu depuis plusieurs années.
04:34Et je précise que ce n'est pas spécifique à la France.
04:37Le même discours, je l'ai vu dans d'autres pays.
04:39Un enfant ou je ne sais quelle personne subit un sort atroce.
04:44Immédiatement, on comprend que je ne sais quel lobby de cellules psychologiques,
04:48est-ce que c'est des autorités, j'en sais rien,
04:50mais se rue sur les victimes ou les proches des victimes
04:53en disant à peu près la chose suivante.
04:55Vous direz que vous ne souhaitez aucune récupération.
04:59En échange, le système médiatique célébrera votre très grande dignité.
05:04Il y aura peut-être une marche blanche.
05:06Et plus vous dépolitiserez ce qui vous arrive,
05:08et plus nous aurons une immense sollicitude à votre endroit.
05:11Mais ne sortez pas de ce récit, parce qu'on le comprend,
05:14si vous demandez de la récupération, nous parlons du vocabulaire du régime,
05:18alors vous serez une victime un peu moins digne.
05:20Votre dignité comme victime dépend du fait que vous vous couchez devant le récit désiré par les autorités.
05:28Donc, il y a cette idée, qu'est-ce qu'on appelle récupération, il faut bien comprendre.
05:31La récupération, c'est simplement réfléchir à la signification sociologique et politique des événements.
05:36Est-ce que derrière ce drame, celui de Louis, il y a un dysfonctionnement de la société ou de l
05:41'État?
05:42Est-ce que derrière le mauvais sort de Lola, est-ce que le mauvais sort,
05:45et l'on pourrait multiplier les nombres de Philippines, est-ce qu'il y a un dérèglement social et politique
05:49qu'on aurait pu corriger et autrement dit, ça ne serait pas arrivé?
05:54Dans les circonstances, Laurent Nunes nous dit, qu'est-ce que c'est l'exploitation par l'extrême droite?
05:59On comprend que c'est réfléchir à la question de l'immigration.
06:02Est-ce qu'il y a un lien entre l'immigration et ce qui s'est passé?
06:04Est-ce qu'il y a un dysfonctionnement de la justice?
06:06Est-ce qu'il y a un épuisement de la philosophie pénale générale?
06:09Est-ce qu'il y a un effondrement de l'État régalien, une dissolution de l'État régalien?
06:13L'accusation de l'extrême droite est là pour dire, taisez-vous.
06:16Si vous basculez, si vous osez critiquer, si vous osez questionner,
06:20dès lors, vous êtes vous aussi une partie du problème.
06:23Donc, taisez-vous, ne posez pas de questions.
06:26Par ailleurs, je note que cette stratégie qui vise à enrober d'un silence étouffant les victimes,
06:32parce qu'on ne veut pas de récupération, les parents ne veulent pas de récupération,
06:35mais on comprend l'inverse.
06:37Si il y a une demande de non-récupération, un homme politique décide quand même d'en parler.
06:41On dit que vous ne respectez même pas la famille.
06:43Salopards, vous ne respectez pas la famille qui a demandé pas de récupération.
06:46Et parfois, la famille vient après dire, je n'ai jamais demandé de...
06:48Exactement, et j'y arrive, et c'est le cas de Lola, rappelez-vous.
06:51On nous a fait le coup pour Lola dans une espèce d'opération de manipulation médiatique odieuse.
06:55On nous avait dit, la famille, des proches de la famille, ça c'est mes préférés,
06:59les proches de la famille qui prétendent parler au nom de la famille disent,
07:02la famille ne veut pas de récupération.
07:04Et on avait vu qu'il y avait eu de la production de propagande autour de cela.
07:08Et puis s'il y avait une réflexion sur les OQTF dans le cas de Lola,
07:11alors on disait, ah, ça c'est l'extrême droite.
07:13Quoi qu'il en soit, on a donné la parole plus tard aux membres directement de la famille,
07:17pas aux proches de la famille, de mémoire à la mère, au père.
07:20Et là, non, non, mais eux n'avaient jamais demandé ça.
07:22Ils n'avaient jamais demandé qu'on thèse le sort de leur fille.
07:24Ils n'avaient jamais demandé qu'on étouffe la réflexion.
07:27Ils n'avaient jamais demandé le fameux pas de récupération.
07:29Donc le système organisait le mensonge du pas de récupération en échange de la dignité.
07:35Et là, qu'est-ce qu'on voit donc ces derniers temps,
07:36et c'est le cas avec l'attente de Louis et d'autres,
07:38on en a vu défiler plusieurs sur nos plateaux,
07:41les proches de victimes n'acceptent plus de se faire déposséder de leur récit.
07:45Elles n'acceptent plus de se faire déposséder de leur réalité.
07:48Elles n'acceptent plus le récit mensonger d'un régime
07:51qui ne veut voir que des faits divers sans aucune portée dans ses crimes à répétition.
07:56Leur point commun, je le dis, c'est qu'ils ne veulent plus être dépossédés de leur récit.
07:59Je crois que c'était la mère d'Elias, si je ne me trompe pas,
08:02qui avait plus ou moins accepté l'idée qu'on dise que non,
08:04c'était simplement un petit couteau sur une machette finalement.
08:07Et là, on avait compris que le récit version officielle
08:10avait atténué, neutralisé, jusqu'à mentir à propos de ce qui était arrivé à son fils.
08:14Elle avait dit, un instant, je veux la vérité.
08:17Le système ment trop souvent.
08:18Et ce qui s'est passé, et ça, je ne veux pas ramener ça sur la question de CNews,
08:22juste un instant, puisqu'il existe un espace aujourd'hui
08:24où les proches des victimes peuvent prendre la parole
08:28directement, sans la médiation des différents interprètes officiels
08:31qui leur diront pas de récupération, pas de récupération,
08:34le système craque parce que la parole de vérité des victimes
08:37fait éclater le récit de gens qui croient qu'on souhaiterait ramper
08:40au moment où nos proches sont massacrés.
08:42Je pense évidemment à ceux qui ont subi ce sort.
08:46Certains se sont indignés qu'on associe cette histoire à l'immigration.
08:50Est-ce que c'est à tort?
08:51Non, franchement, j'ai entendu, je ne sais pas où,
08:54commentateurs, il y en a beaucoup, dire que c'était des Français,
08:58les petits voyous, et puis ils avaient des prénoms français apparemment,
09:02au sens large, donc il fallait sortir du récit identitaire.
09:07Je ne sais plus qui disait ça, parce que ce n'était pas le plus intéressant de la bande.
09:10Et qu'est-ce qu'on voit là-dedans?
09:12C'est qu'à un moment donné, on nous demande de nous fermer les yeux.
09:14Je pense qu'on a le droit d'ouvrir les yeux simplement.
09:17Manifestement, c'est lié à la question de l'immigration au sens large.
09:20Ils ne sont pas débarqués du bateau hier,
09:22mais manifestement, il y a une dimension, une tension interethnique,
09:27appelez ça comme vous le souhaitez, interraciale, dirait certains.
09:29Je ne prends pas ces mots pour moi-même, mais je les ai lus ici et là.
09:33Interculturelle, assurément.
09:34De telles tensions existent.
09:36Mais on a compris que pour le régime, rien n'a jamais rien à voir avec l'immigration.
09:39L'immigration n'a même aucun rapport avec l'immigration.
09:42On a ça devant nous.
09:42On a pourtant une réalité d'une société qui éclate.
09:44Et j'ajouterais une chose qui s'exprime dans cette culture
09:47qui a conduit à la mort de Louis.
09:49C'est aussi la diffusion, la normalisation d'une culture racaille venue des banlieues.
09:53Et là, pour s'entendre, je ne dis pas que les banlieues sont l'équivalent de la culture racaille.
09:56Je dis que cette culture est sortie des pathologies propres aux banlieues.
10:00Donc, c'est une culture qui est animée souvent par un racisme anti-blanc
10:03qui n'est pas théorisée.
10:04Je ne pense pas qu'il est théorisé.
10:05Je pense simplement qu'il est affectif.
10:07Le blanc est l'ennemi. Le blanc peut être martyrisé.
10:10Le blanc peut être tué à terme.
10:13On peut le massacrer.
10:14Je ne dis pas que c'est théorisé.
10:15Je ne pense pas qu'on est devant des idéologues.
10:16Je pense qu'on est devant des affects.
10:18Et ce racisme anti-blanc est souvent un élément fédérateur de la nouvelle délinquance.
10:23Il y a une esthétique gangster, un peu, qui est portée,
10:26et là, je vais faire mon papy réac,
10:28mais qui est portée en partie par la culture du rap.
10:30Quoi qu'on en dise, la culture du rap n'est pas une culture d'élévation de l'âme.
10:33C'est une culture qui célèbre la misogynie, la violence envers les uns les autres,
10:38qui célèbre l'humiliation du plus faible.
10:40Et cette culture a fini par imbiber une partie de la jeunesse française
10:43et même a provoqué, on le voit, une forme d'assimilation inversée, quelquefois.
10:48C'est-à-dire que cela devient la culture normale pour une partie significative de la jeune génération,
10:53même autochtone.
10:54Donc, c'est une forme de phénomène d'assimilation inversée.
10:57Par ailleurs, il faut avoir un minimum d'arrière-plan culturel pour voir ce qui arrive.
11:03Pensez, donc, à Louis.
11:04Manifestement, il y a un lien avec l'immigration,
11:06quoi que disent les menteurs qualifiés.
11:08Pas les menteurs, pardonnez-moi.
11:09Ceux qui interprètent très mal parce qu'ils décident de se fermer les yeux.
11:13Hidalgo. Rappelez-vous, Anne Hidalgo, mais rappelez-vous, ça l'a dit,
11:15Nunes dit, Laurent Nunes dit, c'est exploité par l'extrême droite.
11:18Rappelez-vous pour Philippine.
11:19C'était tragique.
11:21Mais qu'est-ce qui avait choqué vraiment Anne Hidalgo ?
11:22C'était l'idée, les affiches qui avaient été placardées ici et là
11:25pour rappeler la mémoire de Philippine.
11:27Elle avait trouvé ça terrible, odieux.
11:29Ces affiches l'avaient beaucoup inquiétée.
11:31Pensez à Thomas.
11:32Thomas qui a été poignardé sous le signe du racisme anti-blanc,
11:35revendiqué dans les circonstances,
11:36même si les autorités ont décidé de ne pas en tenir compte trop, trop.
11:39Et bien là, qu'est-ce qu'on a vu ?
11:40On a vu dans le récit médiatique, on a dit, oui, mais dans les fesses,
11:43ce qui est vraiment dangereux, c'est la future.
11:44C'était le raid, apparemment, des identitaires, apparemment,
11:47dans le quartier de la monnaie.
11:48Mais là, c'était vraiment inquiétant.
11:49C'était apparemment le racisme blanc qui se manifestait.
11:52Pensez à Lola et le récit qu'on a tricoté
11:54pour ne pas avouer que la dimension au QTF était fondamentale ici.
11:57Je dirais qu'il y a une forme de monument aux morts
11:59de la société diversitaire qui se présente devant nous
12:01où les noms s'accumulent.
12:03Les noms s'accumulent et de ce point de vue,
12:05dans le récit dominant, pourtant,
12:07ce ne c'est jamais la mort d'une victime
12:09qui nous heurte collectivement.
12:10Ce qui heurte la classe politique,
12:12c'est le fait qu'on ose nommer
12:13l'arrière-fond culturel, moral, institutionnel, politique
12:16qui a entraîné la mort de ces pauvres victimes.
12:19Ne faut-il pas reconnaître le courage de la tante de Louis
12:23lorsqu'elle en appelle et en l'a entendu à la récupération?
12:26Franchement, c'était une déclaration courageuse.
12:29Je dirais toute simple et courageuse.
12:31Je me permets de me tourner ici
12:32à un acte de résistance dans l'univers médiatique qui est le nôtre.
12:35Je me permets de me tourner un instant vers Orwell.
12:37Orwell disait dans 1984
12:38« L'espérance se trouve du côté des prolétaires », disait-il.
12:42Alors, je traduis pour nous aujourd'hui
12:44« L'espérance se trouve du côté de ceux
12:46qui ne font pas partie du petit milieu endogame
12:51médiatique et politique souvent,
12:53où certes, les gens peuvent penser des choses différentes,
12:55mais quelquefois, ils ont trop à perdre
12:56à parler franchement, à parler librement.
12:58Ou s'ils se le permettent quelquefois,
13:00on leur fera payer. »
13:01Là, qu'est-ce qu'on voit?
13:02Une parole simple, une parole vraie,
13:03une dame qui dit « Vous appelez ça récupération? »
13:05« Je récupérerai s'il le faut. »
13:07« Je récupérerai deux fois. »
13:08« Je récupérerai trois fois. »
13:09« Récupérez si vous n'êtes pas des lâches, vous, au pouvoir. »
13:12Donc, l'appel à la récupération, ici,
13:14c'est une vérité crue qui remonte à la surface
13:17alors qu'on faisait tout pour l'étouffer.
13:19Je ne doute pas de la capacité de nos élites
13:21à tout faire pour ne pas entendre cette dame.
13:23Alors, on va regarder le tweet, peut-être, d'Éric Zemmour,
13:27qui peut-être souligne un peu ce que vous soulignez.
13:30Monsieur le ministre, puisque vous m'attaquez sur le sujet,
13:33voici les assassins de Louis.
13:34En l'assassinant, il criait « Voilà, sa famille,
13:37vu que nous en aurions sa mémoire,
13:39je serai donc à la marche pour Louis ce dimanche
13:42à Narbonne en postant ses photos. »
13:46Il y a aussi d'autres tweets de personnes, d'internautes,
13:49qui s'indignent du fait qu'on ne voit pas sur les médias nationaux
13:52les marches qui ont lieu samedi et dimanche
13:55pour Louis à Narbonne.
13:57On va regarder, d'ailleurs, les images.
13:59Certains disent « Aucun média national n'en parle,
14:01alors que nous étions plus de mille dans les rues pour Louis.
14:04Ils sentent que la colère gronde,
14:05que les Français ont ce besoin d'exprimer leur colère.
14:08Alors, ils censurent la mobilisation.
14:10Nous relayons autour de nous pour que cesse l'Omerta.
14:15Et puis, toute autre chose, avant de marquer une pause,
14:17rappelons qu'on a appris ce soir dans l'affaire Liana
14:20que la mère de Rosa, vous vous rappelez,
14:22la petite victime de 7 ans qui a été violée 50 fois,
14:26elle porte plainte contre Gérald Darmanin.
14:29On sent qu'il y a un tournant,
14:31un tournant de la part des familles des victimes.
14:34On marque une pause et on continue sur Face à l'info.
14:40Il a 14 ans et il sème la terreur en plein Paris
14:44sans que personne ne puisse l'arrêter.
14:47Depuis cinq semaines ou plus, on le verra dans un instant,
14:50les vidéos d'un jeune appelé Hamza Ladouane
14:52alimentent les réseaux sociaux.
14:55Mortier contre les forces de l'ordre,
14:57altercation, provocation avec les passants,
14:59les automobilistes dans Paris,
15:01dixième à côté du canal Saint-Martin.
15:03On en parlera dans un instant,
15:05notamment avec Jean Buxon,
15:07journaliste de Boulevard Voltaire,
15:09qui a passé cinq semaines à suivre,
15:11ce petit gamin de 14 ans qui sème la terreur.
15:14On va essayer de comprendre tout cela dans un instant.
15:17Il a été arrêté par la police,
15:18puis relâché, puis arrêté, puis relâché.
15:21Comment se fait-il ?
15:21On essaie de comprendre comment il arrive
15:23à semer la terreur de cette façon
15:26avec notre invité dans un instant.
15:28D'abord, Gabriel Cluzel,
15:30l'histoire s'est déroulée dans le métro parisien dimanche.
15:33C'est un passager qui fait l'objet d'une amende
15:36de 150 euros pour être monté dans une rame de métro
15:41avec un téléviseur qu'il venait d'acheter.
15:44Pourquoi cette histoire a-t-elle beaucoup fait parler ?
15:47Parce qu'elle est évidemment très emblématique
15:49de la règle des 4 F qui régit aujourd'hui la vie en France,
15:53fort avec les faibles, faible avec les forts.
15:55Alors rappelons rapidement les faits relatés par le Parisien.
15:58Donc un passager transporté avec un ami,
16:00dans son carton d'origine,
16:02le téléviseur qu'il venait d'acheter
16:03afin de le rapporter chez lui.
16:05Jusque-là, tout paraît normal.
16:07Ils entrent dans la station de métro Étoile.
16:10Il se trouve que parce qu'il y a des travaux,
16:12ils n'arrivent pas à passer le tourniquet.
16:13Pourquoi je raconte ça ? Parce que c'est important.
16:16Un agent au guichet les fait passer.
16:18Alors ça veut dire quoi ?
16:19Le détail est d'importance.
16:21Il leur a ouvert la porte.
16:22Ça veut dire que lui non plus ne savait pas
16:23que ce type d'objet était interdit apparemment.
16:26Mais ils ont dû changer de station à Concorde.
16:30Alors Concorde l'a mal nommé en l'occurrence
16:31parce qu'ils se sont fait arrêter.
16:34Ils sont tombés sur des contrôleurs de la RATP
16:36donc dans les couloirs.
16:37Ils ont été verbalisés
16:39car ils avaient avec eux, je cite,
16:41un objet dangereux et incommodant.
16:45Alors le passager s'est vu infliger
16:48une amende de 150 euros
16:49et majoré à 200 euros
16:51parce qu'il a refusé de payer sur place.
16:53Voilà, vous voyez, ça va très vite.
16:55C'est le prix de la télé ça ?
16:56C'est une télé qui a coûté cher.
16:59Alors, ça fait évidemment écho
17:01à celle qui était arrivée l'an dernier.
17:04Il me semble que nous en avions parlé
17:06sur ce plateau il y a presque un an.
17:08Donc, une usagère du métro verbalisée
17:10va avoir transporté sa plante verte.
17:12Alors on nous explique,
17:14c'est ce qu'arrive la SNCF,
17:15c'est que nul n'est censé ignorer la loi.
17:18Et alors son règlement
17:20que l'on peut consulter en ligne,
17:21il nous explique,
17:22qu'on stipule qu'il est interdit
17:23de transporter de l'électroménager.
17:25Sauf qu'on imagine qu'un gaufrier
17:26ou une cafetière,
17:27ça ne pose pas de problème.
17:28Donc, il y a quand même
17:28un problème de volume.
17:30Mais on ne précise pas
17:31quel volume,
17:31quel est le volume acceptable.
17:33Alors ce règlement,
17:34c'est un peu un inventaire
17:35à l'après-vert
17:36qui aurait pu être pondu
17:37pendant le Covid,
17:38si je peux me permettre.
17:40Alors par exemple,
17:40je vous cite,
17:42« Les vélos non pliés
17:43uniquement sur le RER
17:44du lundi au vendredi,
17:45sauf entre 6h30 et 9h
17:46et 16h30 et 19h
17:47et toutes les journées
17:48le week-end
17:49et les jours fériés
17:49à l'emplacement prévu
17:50à cet effet dans le train.
17:51Fermez le banc. »
17:53Ça, c'est le règlement.
17:54Alors,
17:55et quand vous parlez
17:57de cette affaire,
17:58en fait,
17:58il y a beaucoup de gens
17:59qui disent,
17:59mais moi aussi,
18:00ça m'est arrivé.
18:00Moi, c'est une journaliste
18:01de Boulevard Voltaire
18:02qui s'appelle Iris.
18:03Son fils de 16 ans,
18:04il y a quelques semaines,
18:05a été verbalisé
18:06pour un ticket de métro
18:08demi-tarif.
18:09Il avait sa carte
18:10famille nombreuse,
18:11ce n'était pas le sujet,
18:12mais il ne savait pas
18:13qu'un onglet sur le site
18:15précisait qu'avec sa carte,
18:17le demi-tarif fonctionnait
18:19pour la SNCF
18:19mais pas pour la RATP.
18:20En principe,
18:21la carte famille nombreuse
18:21fonctionne pour les deux,
18:23mais il se trouve
18:23qu'il n'y avait plus
18:24que deux mineurs
18:25dans leur famille,
18:26la fratrie
18:26qu'ont quatre enfants,
18:27s'il y en avait compté cinq,
18:29ils auraient pu l'utiliser
18:30à la RATP,
18:31mais là,
18:31comme il y en avait quatre,
18:32ils n'ont pas pu.
18:33Voilà.
18:34Donc, même le guichetier
18:36il avait rechargé
18:37son passe Navigo
18:39et il lui en a parlé
18:40comme pour l'écran de télé,
18:41eh bien,
18:42ne savait pas.
18:43Et le service client
18:44n'a rien voulu savoir.
18:45Iris est actuellement
18:46en médiation.
18:47Si elle nous regarde,
18:48donc c'est beaucoup de paperasse,
18:49beaucoup de temps,
18:50beaucoup d'énergie.
18:51Alors,
18:51s'agissant de la carte
18:52famille nombreuse,
18:53un autre voyageur,
18:54Erwan,
18:54le M sur X,
18:56explique cette fée
18:57verbatilisée
18:57car cette carte
18:58est l'ignorée.
19:00Lui,
19:00il était en règle
19:01pour la rédaction du RATP
19:02mais ça n'offre pas
19:02de rédiction
19:03sur la ligne Roi-Sibus.
19:05Encore faut-il le savoir.
19:06Et moi,
19:07mon fils aussi,
19:07je vais apporter
19:08ma petite pierre
19:08à l'édifice,
19:09ça a été verbalisé
19:10il y a quelques temps
19:11car il revenait
19:12d'une sortie de Louveteau,
19:13vous savez,
19:13avant les scouts,
19:14il avait pu présenter
19:15que la photocopie
19:16de cette fameuse carte
19:17famille nombreuse
19:18qui est source
19:18de beaucoup de litiges,
19:19or,
19:19parce que moi,
19:20j'avais peur
19:20qu'il la perde,
19:21pour tout vous dire,
19:21or,
19:22il faut l'original.
19:23On se souvient
19:24qu'un pèlerin de charte
19:25avait été verbalisé
19:26l'an passé
19:27parce qu'il chantait
19:28un cantique
19:29dans la gare.
19:29Donc,
19:34on avait parlé
19:35des jeunes
19:35qui avaient chanté
19:36dans le métro
19:36qui s'était fait
19:37à verbaliser,
19:38ils chantaient gentiment.
19:39Dans l'absolu,
19:40Gabriel,
19:41ces contrôleurs
19:42ne font finalement
19:43scrupuleusement
19:43que leur métier.
19:44Est-ce qu'on peut
19:44le leur reprocher ?
19:45Alors,
19:46si notre pays
19:46était parfaitement
19:48discipliné,
19:48sûr,
19:49en toute sécurité,
19:50réglé comme du papier
19:50en musique,
19:51on pourrait comprendre
19:52que l'on descende
19:53dans un tel luxe
19:54d'exigence.
19:55Mais,
19:55je vous rappelle
19:56qu'en 2024,
19:57on comptait par an
19:57environ 3700
19:59agressions physiques,
20:00environ 1500
20:01victimes d'agressions sexuelles
20:02dans le transport
20:03en commun parisien.
20:04Quant aux victimes
20:04de vols sans violence,
20:06les services de police
20:07et de gendarmerie
20:08en enregistraient
20:09environ 51 000
20:10toujours en Ile-de-France.
20:11Et je ne compte pas
20:12toutes les insimilités,
20:13c'est-à-dire les tourniquets,
20:15enjambés
20:16ou franchis
20:17avec la personne devant,
20:18tout ça,
20:18ce n'est pas comptabilisé.
20:20Et après l'affaire
20:21de la plante verte,
20:22un ancien agent
20:23avait d'ailleurs dénoncé
20:25auprès de M6
20:26et du JDD
20:27une pratique courante,
20:28selon lui,
20:29que intuitivement
20:31les usagers sentent
20:32malgré tout
20:34cibler ceux
20:34qui peuvent payer
20:35tout de suite,
20:36ceux qui sont
20:37solvables
20:37en vue d'attendre
20:38leurs objectifs,
20:39d'avoir des primes,
20:40de progresser
20:41dans la carrière
20:41et surtout
20:41de ne pas se faire agresser
20:43parce que
20:43la France bien élevée
20:45qui n'a jamais
20:46commis plus grands crimes
20:47que dépasser le temps
20:48en partie
20:48par un horodateur
20:49est bien commode
20:50pour cela.
20:51Bref,
20:51la loi est faite
20:52pour ceux
20:52qui la respectent
20:54et la règle du jeu
20:55ne sanctionne
20:56que ceux
20:56qui veulent bien jouer.
20:58Alors,
20:58dans les années 90,
20:59il y a un essayiste américain
21:00qui s'appelle
21:01Sam Francis
21:01qui avait appelé ça
21:03l'anarcho-tyrannie.
21:05Vous savez,
21:05c'est la situation
21:05d'un pays
21:06dans lequel l'État
21:07ne parvient pas
21:08à maintenir l'ordre
21:09et à faire respecter
21:10la loi
21:10de façon équitable
21:11donc il impose
21:12des règles très strictes
21:13et même extrêmement
21:14poitilleuses
21:15à ceux
21:15qui courbent la tête
21:16et sont dociles
21:17et détournent
21:17le regard des autres.
21:19Alors,
21:19en fait,
21:19c'est un système
21:20de vastes communicants.
21:21Ils sont d'autant plus
21:22répressifs avec les uns
21:23qu'ils compensent
21:25le manque à gagner
21:26dans les caisses
21:26générées par les autres.
21:28Les voitures radar,
21:29par exemple,
21:30vous savez,
21:30qui aujourd'hui
21:31circulent dans Paris
21:32ou dans d'autres métropoles,
21:34sont un bon exemple.
21:36C'est des machines à cash
21:37qui permettent
21:37de remplir les caisses
21:38en essorant
21:39monsieur tout le monde.
21:40Alors,
21:40je ne sais pas
21:41si cet argent,
21:41je ne m'occupe pas
21:42de la comptabilité
21:43de la mairie de Paris,
21:44sert à racheter
21:46le mobilier urbain
21:49dévasté
21:50pendant les émeutes
21:50ou après les matchs
21:51de foot
21:51mais néanmoins,
21:52on peut se poser la question.
21:53Une partie de la population
21:55est tenue
21:56les coups serrés
21:57quand l'autre
21:58est laissée
21:59brille sur le coup.
22:01Est-ce qu'on peut parler
22:02ici
22:03d'idéologie
22:04ou d'impuissance ?
22:06Un peu les deux,
22:07mon colonel.
22:08Parfois,
22:08il s'agit de pouvoir,
22:09parfois il s'agit
22:10de vouloir,
22:11parfois c'est entre les deux,
22:12on ne préfère pas.
22:14Vous voyez,
22:14quand les personnes
22:15sont insolvables,
22:16on ne peut pas les faire payer.
22:17Quand elles peuvent être dangereuses,
22:18on préfère ne pas les verbaliser.
22:21Et puis,
22:21pour une certaine partie
22:22de la population,
22:23pour la gauche,
22:24quand cette population
22:26est issue
22:27des quartiers dissensibles,
22:28elle est réputée pauvre.
22:30Donc,
22:30on ne veut pas
22:31parce qu'on considère
22:32que ce sont des victimes
22:33de la société.
22:33on préfère détourner le regard.
22:35Mais si vous,
22:36vous laissez traîner
22:37une infraction,
22:38une verbalisation,
22:39une infraction routière,
22:39même minime,
22:41eh bien,
22:41d'ailleurs,
22:42à la fin,
22:42elle sera beaucoup moins minime
22:43si vous la laissez traîner
22:44très longtemps,
22:45puisqu'elle aura été majorée,
22:46on fera une saisie sur salaire
22:48parce que vous avez déclaré office,
22:49qu'on sait où vous trouvez,
22:50vous avez une adresse.
22:52Mais si vous êtes une victime,
22:55vous,
22:56d'une personne non solvable,
22:57vous vous faites agresser
22:57par une personne non solvable
22:59ou qui chauche de logements
23:00tout le temps.
23:00Donc,
23:01insaisissable,
23:02même si cette personne
23:03est condamnée,
23:04vous aurez beaucoup de mal
23:04à récupérer des dommages
23:06et intérêts.
23:07Surtout que vous,
23:08vous avez pris un avocat
23:10qui vous coûte cher,
23:11enfin,
23:11qui vous coûte le prix
23:11d'un avocat,
23:12alors que la personne
23:13qui vous aura agressée,
23:14généralement,
23:15bénéficiera d'un avocat
23:16commis d'office
23:17qui ne lui coûte pas un rond,
23:19si vous me permettez
23:19cette expression vulgaire.
23:21Alors,
23:21comme ça finit par exaspérer
23:23les victimes,
23:23cette affaire,
23:24on a trouvé un stratagème
23:26pour endormir les esprits.
23:27C'est le SARVI,
23:29le service d'aide
23:30au recouvrement
23:31des victimes d'infractions.
23:32Alors,
23:33cela permet
23:35de récupérer
23:36les dommages et intérêts
23:37que votre agresseur
23:39non solvable
23:40ne peut pas vous servir.
23:42Sur le site,
23:42on vous explique
23:43qu'on vous aide
23:44à récupérer
23:45ces sommes
23:46à la suite
23:48non récupérables,
23:49en l'occurrence,
23:50puisque la personne
23:50n'est pas solvable,
23:51à la suite d'un procès pénal
23:52lorsque l'auteur des faits
23:54a été condamné
23:54mais ne vous a pas payé.
23:56Alors,
23:56la SARVI ne prend pas en compte
23:57les faits de justice,
23:59donc il vous reste quand même
24:00à rembourser cet avocat.
24:02Donc,
24:02imaginons que votre avocat
24:03vous ait facturé
24:041000 euros,
24:04il se trouve que la SARVI
24:05vous a démis
24:06à hauteur de 1000 euros,
24:07vous êtes remboursé
24:08de vos frais d'avocat,
24:09votre agresseur
24:10n'a rien payé,
24:11vous vous demandez
24:11pourquoi vous avez perdu
24:12votre temps
24:13et votre énergie
24:13puisque finalement,
24:14il ne s'est rien passé.
24:16Vous voyez,
24:18comment on dit
24:19un but partout,
24:20la balle au centre,
24:22on se dit
24:23qu'on a perdu son temps.
24:24Et puis,
24:24il faut savoir
24:24que ce SARVI
24:25est financé
24:26par le FGTI,
24:28fonds de garantie,
24:29non mais je vois
24:30que Marc fait la grimace,
24:30mais il faut le savoir,
24:31des victimes,
24:32des actes de terrorisme
24:33et d'autres infractions.
24:35Et quelle est la source
24:36principale de financement ?
24:37Je vous le demande.
24:39C'est les contrats
24:40d'assurance auto
24:41et maison.
24:42Donc,
24:42en réalité,
24:43c'est vous
24:44qui vous auto-indemnisez.
24:46Reste à savoir
24:47combien de temps
24:48notre société
24:49supportera
24:50cette 4F.
24:51que vous voulez dire
24:52les 4F
24:53qui t'atturent ?
24:54Si j'ai bien compris,
24:56par exemple,
24:56la personne
24:57qui a été condamnée
24:58pour avoir voulu
24:59me voir décapiter
25:00pour menace de mort,
25:01elle a été condamnée
25:02à payer 10 000 euros.
25:03Les 10 000 euros,
25:04c'était,
25:04j'avais envoyé
25:05pour mon association
25:07et elle n'a jamais payé.
25:08Donc,
25:08ça veut dire
25:08qu'il faut que je contacte
25:09qui ?
25:09Sarvi.
25:10Eh bien,
25:10la Sarvi.
25:12C'est pour mon association.
25:13Voilà.
25:14Mais c'est ça.
25:15Non,
25:15mais c'est marrant
25:15parce que les gens
25:16ne payent jamais.
25:16Ben non.
25:17C'est incroyable
25:17et c'est pour l'association.
25:19Mathieu,
25:20pourquoi tu veux y réagir ?
25:20vous le verrez,
25:21vous le savez.
25:21Oui, bien sûr,
25:22exactement.
25:24Une seule remarque,
25:25si on prend tous
25:25le métro de temps en temps,
25:26même assez souvent,
25:27et qu'est-ce qu'on voit
25:27là-dedans,
25:28c'est le nombre
25:28de comportements antisociaux
25:30qui sont devenus
25:31la norme.
25:32Et on sait d'avance,
25:33on sait d'instinct
25:33bon citoyen
25:34que le contrôleur du moment
25:36qui n'a pas le courage
25:38des hommes de 14,
25:40eh bien,
25:40on voit tout de suite,
25:40il identifie
25:41le crétin à cravate,
25:43l'honnête homme
25:44aux cheveux coupés
25:44et s'est dit,
25:45lui,
25:45il va payer
25:45parce que l'autre
25:46qui est en train
25:46de déféquer devant nous
25:47ou uriner devant tout le monde,
25:49on ne veut pas risquer
25:50qu'il nous frappe au visage.
25:51Et il y a là-dessus
25:51une forme d'instinct de survie
25:52qui consiste à taper
25:53sur les plus honnêtes.
25:55C'est admirable.
25:56On avait parlé d'ailleurs,
25:58ici justement,
25:58qu'il y avait des consignes
26:00qui avaient été donnés
26:02pour cibler
26:03ceux qui peuvent payer.
26:04Il faut taper
26:04sur les honnêtes de gens
26:05parce qu'eux,
26:05en plus,
26:05vont payer.
26:07En tout cas,
26:07dans un instant,
26:09avec Charles Donnellas,
26:09on verra encore,
26:11on parlera des parents de Louis
26:12qui ont pris la parole
26:13et qui semblent désormais
26:14déterminés à ne pas en rester là.
26:17On parlera de l'aide sociale
26:17à l'enfance
26:18puisque le père a dit
26:19moi j'ai donné mon enfant
26:20à l'État,
26:20qu'est-ce qu'a fait l'État
26:22pour le protéger ?
26:23Dans un instant,
26:24on va recevoir
26:24Jean Bexon pour parler
26:25d'Amza à la douane.
26:27Alors je vois
26:27sur les réseaux sociaux
26:28que certains disent
26:29de ne pas en faire une star.
26:31Hashtag face à l'info
26:31si vous ne voulez pas
26:32qu'on parle.
26:33On n'en parle pas,
26:33non je rigole.
26:34Mais dites-nous
26:35ce que vous en pensez
26:36parce que certains disent
26:37qu'on en fait une star.
26:38On en parle dans un instant.
26:39Hashtag face à l'info.
26:41Donnez-nous votre avis.
26:42D'abord,
26:43Marc Menon,
26:44après les deux marches blanches
26:45ce week-end,
26:46toujours pour Louis,
26:47pour rendre hommage à Louis,
26:48lâché à mort
26:48à l'âge de 17 ans,
26:50on a remarqué
26:51qu'à gauche,
26:52les réactions restent limitées.
26:54Certains ont souligné
26:55qu'ils ont été surpris
26:56de voir la France Insoumise
26:58ou encore SOS Racisme
27:00rendre hommage
27:01à Naël Merzouk
27:02trois ans après.
27:03C'était ce samedi,
27:04samedi 27 juin.
27:05Et ne pas véritablement
27:08se mobiliser
27:09après le lynchage de Louis.
27:11Comment réagir ?
27:13Moi, j'avoue que tout cela
27:15à la fois me chagrine,
27:17me laisse perplexe
27:18et j'ai l'impression
27:19que ce pays
27:20n'est plus capable
27:21d'essayer
27:22de réfléchir
27:25sur l'état
27:26de la société
27:26comme l'a fait tout à l'heure
27:27d'ailleurs Mathieu
27:28dans sa chronique.
27:31Après,
27:31Gabriel,
27:32on s'aperçoit,
27:33vous vous rendez compte,
27:34rien qu'avec deux chroniques,
27:35vous vous apercevez
27:37de tous les dysfonctionnements.
27:38Ce sont des petits riens
27:39mais qui vous foutent
27:40la vie en l'air.
27:42Et à côté de ça,
27:42les politiques sont là,
27:44vont chercher
27:45à récupérer
27:46un petit quelque chose
27:48pour essayer
27:49de rayonner
27:50sans proposer
27:51aucune solution.
27:52Et ils le font
27:53parfois de façon odieuse.
27:54Certains policiers.
27:55Thomas Porte,
27:56Thomas Porte,
27:58il y a deux jours,
28:00il y a trois ans,
28:01dit-il,
28:02Naël Mazouk
28:04était mise à mort
28:06à bout portant
28:07par un policier.
28:08Justice pour Naël
28:10et pour toutes les victimes
28:12de violences policières.
28:14Je veux bien
28:15qu'il ait une perception
28:17de l'événement,
28:18ça le regarde.
28:19mais vous vous rendez compte
28:20que vous avez
28:21un député
28:22qui écrit
28:23a été mis à mort.
28:25C'est-à-dire que là,
28:27s'il y a une mise à mort
28:29de la part
28:30d'un policier,
28:32effectivement,
28:32notre État
28:33a dépassé
28:34l'État de droit
28:36et on est dans l'urgence.
28:37Il faut véritablement
28:39imposer
28:39je ne sais trop
28:40quelle dictature.
28:42Eh bien,
28:42M. Thomas Porte
28:43peut écrire cela
28:44sans rougir
28:46et sans offusquer
28:48quiconque.
28:49Mathilde Panot
28:50avait écrit,
28:51elle,
28:52les fascistes français
28:53en roues libres
28:54surfant indignement
28:57sur la mort de Lola.
28:58Ils essaiment
28:59partout en Europe.
29:01Vous voyez,
29:01là encore,
29:02il y a quelque chose
29:03de monstrueux
29:04dans ce type
29:05de pratique.
29:06On a
29:07au quotidien,
29:09ici et là,
29:10des gens
29:10qui descendent
29:11des voitures,
29:12qui sont prêts
29:13à se mettre
29:14des beignes,
29:15prêts
29:16à sortir
29:17des couteaux.
29:18Il y a cette violence
29:19de plus en plus
29:20permanente
29:22et vous sortez
29:23ce type
29:24de commentaire.
29:26Ça génère quoi ?
29:27Eh bien,
29:28ça ne peut
29:28qu'amplifier
29:29le phénomène.
29:31Alors,
29:31venons maintenant
29:32à Louis,
29:33le pauvre gamin.
29:35Raphaël Arnaud,
29:36apparemment,
29:37il compatit.
29:39Mais ça ne vous
29:40dérange pas
29:41que Raphaël Arnaud,
29:43avec les antécédents
29:45qui sont les siens,
29:46puisse ainsi
29:48commenter
29:48ce dont a été victime
29:51ce jeune garçon
29:52alors que ses proches
29:54ont commis
29:55la même infamie,
29:57la même barbarie
29:58il y a quelques mois
30:00à l'égard
30:00de Quentin de Ranque.
30:02Et là,
30:03c'est le silence,
30:04il n'a toujours rien dit,
30:05mais en revanche,
30:07il est ému,
30:08il est désespéré
30:09par ce qui s'est passé.
30:10Tout le monde,
30:11obligatoirement,
30:12ne peut que ressentir
30:14cette blessure profonde.
30:17Le pauvre gamin
30:19qui est là
30:20dans un guet-apens
30:21de ceux
30:23qu'il côtoyait.
30:24Alors après,
30:25il y a,
30:26là encore,
30:26on pourrait se dire,
30:27de belles manifestations
30:29de cœur.
30:31On s'offusque.
30:32C'est le cas,
30:33par exemple,
30:33de Marine Le Pen.
30:34Elle fustige
30:36la barbarie
30:37du quotidien.
30:39Et elle va plus loin.
30:40Nous vous le disons clairement,
30:42en 2027,
30:44ça en sera terminé
30:46de la déconnexion
30:49de l'aveuglement idéologique
30:51face à l'ensauvagement
30:52et à cette insupportable
30:55violence,
30:57ultra-violence.
30:58D'accord ?
31:00Mais moi,
31:00ce que j'attends
31:01de Marine Le Pen
31:02et de tous les politiques,
31:03au-delà de l'indignation,
31:05c'est de dire,
31:05voilà,
31:06aujourd'hui,
31:07ce qui s'est passé,
31:08ça se répète,
31:10nous avons,
31:11nous,
31:13déterminé un plan
31:14et ce plan,
31:15il ne suffit pas
31:16de jeter des idées en l'air.
31:18Voilà comment
31:18il pourra se réaliser.
31:20Si vous dites,
31:21il nous faudra,
31:22je ne sais pas,
31:24200 000 policiers supplémentaires
31:26qui les payent,
31:26qui les forment,
31:27il nous faudra,
31:28puisqu'il y aurait
31:29des arrestations,
31:31il nous faudra
31:32des juges
31:33qui les payent,
31:34qui les recrutent,
31:35il nous faudra
31:36des prisons,
31:37qui les construit
31:38et qui payent
31:40les geôliers.
31:40On est dans un système
31:42aujourd'hui,
31:43il nous faudrait aussi
31:44nous interroger
31:46sur comment
31:48lutter globalement.
31:48Il faudrait peut-être
31:49qu'il y ait un grenelle
31:50de la violence
31:51ou les uns et les autres
31:52en dehors
31:53de toute idéologie.
31:54On n'en peut plus
31:54des grenelles.
31:55Non, mais ce n'est pas ça.
31:56Il y a quand même
31:56une réflexion à avoir.
31:57On ne peut pas avoir
31:58au quotidien
31:59pleurer, pleurer,
32:01multiplier les marches blanches,
32:03les petits nounours
32:04et les fleurs
32:05et puis se dire
32:06à la semaine prochaine.
32:09Très intéressant
32:09ce que vous dites
32:10parce que l'attente
32:11du jeune Louis
32:13a dit justement
32:14que dimanche
32:15c'est la dernière marche.
32:16Ce n'est pas une marche blanche,
32:17on n'en peut plus
32:17des marches blanches.
32:18C'est la dernière marche
32:19disant dimanche 11h
32:20et elle appelle
32:21tous les politiques
32:22à se joindre
32:23à cette marche.
32:24Merci beaucoup Marc Menon.
32:26Avant de recevoir
32:28notre invité
32:29pour parler
32:29du jeune de 14 ans
32:31qui sème la terreur
32:31à Paris,
32:32restons sur Louis
32:33avec l'attente de Louis
32:34Charlotte Dornelas
32:36qui a réclamé justice
32:37sur CNews.
32:38Le père de Louis
32:39s'est aussi indigné
32:41parce qu'il a dit
32:41qu'il a confié son enfant
32:43à l'État.
32:44Alors ses parents
32:44sont déterminés
32:45à ne pas en rester là.
32:47Qu'est-ce qu'il dénonce
32:47concrètement Charlotte Dornelas ?
32:49Vous avez raison,
32:50sa tante, sa mère
32:51et son père
32:51d'ailleurs ont demandé justice
32:53donc la question
32:54de la réponse pénale
32:55à ce qui est arrivé
32:56va se poser
32:57mais ils ont également
32:58interrogé
32:59ce qui se passe avant.
33:00C'est-à-dire qu'il y a
33:01d'ailleurs beaucoup
33:01d'hommes politiques,
33:02ça m'a frappé encore une fois,
33:04qui ont réagi
33:05à ce qui s'est passé
33:06en disant
33:06il faut durcir les peines,
33:08il faut lever l'excuse
33:10de minorité, etc.
33:11Peut-être faudrait-il
33:12qu'ils réfléchissent aussi
33:12à ce que ça n'arrive pas.
33:13Je veux bien qu'on réfléchisse
33:14à la sanction.
33:15Je n'ai pas de problème avec ça,
33:16c'est le débat
33:17qu'on a depuis deux semaines.
33:18Il y a beaucoup,
33:19beaucoup,
33:19beaucoup de choses à faire
33:20pour restaurer la justice.
33:22Mais peut-être
33:22faut-il se poser la question
33:24des raisons
33:24pour lesquelles ça arrive
33:25et ça arrive souvent.
33:27Et vous l'avez dit,
33:29son père a posé
33:29la question de l'ASEU.
33:31Sa mère a également
33:32pris la parole
33:32et dénoncé en premier lieu
33:34évidemment
33:34les jeunes hommes
33:35qui ont massacré son fils
33:37sans retenu ni conscience,
33:39le laissant agoniser
33:40toute une nuit
33:41puisqu'on l'a retrouvé
33:42le lendemain matin.
33:44Et elle a aussi
33:45des questions
33:45sur l'absence
33:46de communication
33:47de l'aide sociale
33:48à l'enfance
33:48au sujet des violences
33:49commises à l'encontre
33:50de son fils.
33:51On le sait désormais,
33:52ce n'était pas les premières.
33:53Ou au sujet
33:54de sa dernière fugue,
33:56c'est la seule chose
33:56à l'ASEU
33:57et de plusieurs témoignages
34:00recueillis,
34:00c'est la seule chose
34:01qui est systématiquement
34:02dite aux parents,
34:03ce sont les fugues.
34:04Pourquoi ?
34:04Pour une raison simple.
34:05Une fois que l'enfant
34:06est en fugue
34:07et qu'on ne sait pas
34:07où il est,
34:08l'ASEU en est responsable.
34:09Donc elle prévient
34:09le plus de personnes possible.
34:11Mais ce qui se passe
34:12dans les foyers,
34:13les parents ne sont pas
34:13du tout,
34:15voire jamais,
34:16au courant.
34:17Donc son père a dit
34:18la même chose,
34:19je vous le disais.
34:19Louis minimisait apparemment
34:21ces violences-là
34:22auprès de ses propres parents,
34:23sans doute pour ne pas
34:24les inquiéter,
34:24c'est un phénomène
34:26évidemment compréhensible
34:27et personne ne les a prévenus
34:28comme c'est souvent le cas.
34:30Toutes les histoires
34:31quand vous vous penchez
34:32sur l'aide sociale
34:32à l'enfance,
34:33que ce soit avec les parents
34:34ou les avocats
34:36qui essayent de se battre
34:37pour sauver certains enfants,
34:38toutes les histoires
34:39de prostitution,
34:40de violence,
34:41de viol qui ont lieu
34:42et de violence sexuelle
34:43entre mineurs
34:44dans les foyers
34:45de l'aide sociale
34:45à l'enfance
34:46sont parfois,
34:47voire systématiquement
34:47inconnus
34:48des propres parents
34:49de ses enfants.
34:51Or, Louis était placé
34:52à l'aide sociale
34:53à l'enfance
34:54parce que la situation
34:55devenait impossible
34:56avec son trouble
34:56de l'attention,
34:57vous savez,
34:57il avait un TDAH
34:58comme on dit
34:59et il avait un mauvais
35:01suivi médical.
35:03Sa mère explique
35:05qu'ils avaient essayé
35:06d'adapter
35:07ce suivi médical,
35:07il était notamment
35:09harcelé
35:09pendant son suivi médical
35:12dans le centre
35:13où il avait été mis
35:13et que donc
35:14le placement
35:15à l'aide sociale
35:15à l'enfance,
35:16le fait de saisir
35:16l'aide sociale
35:17à l'enfance
35:17c'était un peu
35:18la dernière chance
35:18pour faire réagir
35:20le monde médical
35:22et pour trouver
35:22enfin,
35:23dit-elle,
35:24un suivi adapté.
35:25Comme souvent,
35:26on découvre aussi
35:27la bataille
35:28de parents absolument
35:29dépassés
35:29qui cherchent de l'aide
35:30par tous les moyens
35:31et qui finissent
35:32par croire
35:32en avoir trouvé
35:33parce que la mère
35:34dit elle-même
35:34qu'il y avait
35:35un très bon contact
35:35avec le foyer,
35:36qu'elle avait
35:36les éducateurs
35:37du foyer
35:38quatre fois par jour
35:39au téléphone
35:40et cette mère
35:41dit avoir prévenu
35:42l'institution
35:43que son fils
35:44était fragile,
35:45différent
35:46et parce que différent,
35:47différent en raison
35:48de ce TDAH,
35:49potentiellement victime
35:50de harcèlement,
35:51ce qui lui était déjà arrivé
35:52et revoilà
35:53dans ce dossier
35:54comme dans tant d'autres
35:55la même question
35:56qui nous obsède
35:57si seulement le cas
35:58de Louis était isolé,
36:00si seulement chercher
36:00un seul coupable
36:02pouvait résoudre
36:02la situation.
36:04Pourquoi vous dites cela,
36:05Charlotte ?
36:05N'y a-t-il pas
36:06des responsabilités individuelles
36:08aussi qui peuvent
36:08se dessiner ?
36:09Si sans doute
36:10mais là encore
36:11dans un contexte
36:12et s'attarder
36:14sur la seule recherche
36:16d'une responsabilité
36:17individuelle
36:18dans les circonstances
36:19je sais d'ailleurs
36:19personne n'a posé
36:20la question jusqu'à maintenant
36:21je note
36:22mais simplement
36:23le contexte
36:24de l'aide sociale
36:24à l'enfance
36:25est connu
36:25et reconnu
36:26et archi connu
36:27depuis des années
36:29et c'est lui
36:30qu'il faut regarder en face
36:31si vraiment
36:31nous voulons
36:32qu'il n'y ait pas
36:33d'autres Louis
36:33et si nous voulons
36:34également faire cesser
36:35le calvaire de milliers
36:36voire de dizaines
36:37de milliers de gamins
36:38qui sont aujourd'hui
36:39placés à l'ASE
36:40et qui sont victimes
36:41pour ne parler que
36:41des violences
36:43quotidiennement
36:44de ces violences
36:44c'est un fait
36:45mais archi connu
36:47archi renseigné
36:48évidemment
36:49alors demain
36:50sauf grosse surprise
36:51on aura une invitée spéciale
36:53qui travaille
36:53depuis des années
36:54justement sur l'ASE
36:55l'aide sociale
36:56à l'enfance
36:57pour pouvoir
36:57essayer de comprendre
36:58ce qui se passe
36:59je ne pense pas
36:59qu'elle me contredira
37:00en effet
37:00sur le constat
37:03on va dire
37:03et peut-être
37:04sommes-nous enfin prêts
37:05vous savez parfois
37:06il y a ce déclic
37:08et honteusement
37:09peut-être que nous sommes
37:09enfin prêts
37:10à écouter les alertes
37:11qui durent depuis
37:11plus de 25 ans
37:13j'ai essayé de remonter
37:14je n'allais pas faire
37:15la liste à l'après-verre
37:16vous savez toutes les alertes
37:17qui ont été données
37:17mais 25 ans au minimum
37:19il y a 25 ans
37:20au minimum
37:21on parlait déjà
37:22d'effondrement
37:24de l'aide sociale
37:25à l'enfance
37:25qui ne s'appelait pas
37:26comme ça à l'époque
37:26mais qu'importe
37:27et je dis honteusement
37:28parce qu'il s'agit d'enfants
37:29et on sait tous
37:31qu'un enfant
37:32de manière générale
37:33a besoin évidemment
37:35d'amour
37:35d'attention
37:36d'aide
37:36et d'accompagnement
37:37pour grandir correctement
37:38c'est-à-dire
37:39pour trouver les moyens
37:40avec sa liberté
37:41d'exercer sa propre responsabilité
37:43c'est comme ça
37:43qu'on devient un adulte
37:45et on sait
37:46combien ça demande
37:46d'investissement
37:47et bien ces enfants-là
37:48ils ont besoin
37:49du même investissement
37:50que les autres
37:51multipliés par 10
37:52puisque évidemment
37:53s'ils sont confiés
37:54à l'aide sociale
37:54à l'enfance
37:55c'est que leur vie
37:55est cabossée
37:56violente
37:56difficile
37:57et parfois même
37:58insoutenable
37:58ce qu'ils ont vécu
38:00à leurs âges
38:01est absolument insupportable
38:03et ce sont des enfants
38:04que nous avons prétendu
38:05protéger
38:06et qui sont précisément
38:07le plus en danger
38:08aujourd'hui
38:09étant donné
38:10je fais une petite parenthèse
38:12mais étant donné
38:12l'idéologie de l'État
38:13sur l'éducation
38:14les leçons que l'État
38:16se permettent de donner
38:17à grand renfort de loi
38:18toutes les 5 minutes
38:18à tous les parents de France
38:19qui font pour la plupart
38:21quand même
38:21le meilleur pour les enfants
38:23c'est assez original
38:25parce qu'en l'occurrence
38:26le budget de la ZE
38:26nous autorise tous
38:27à poser des questions
38:28en effet
38:29sur son fonctionnement
38:30ces 9 milliards d'euros
38:32le budget de la ZE
38:33et le rapporteur
38:34de la commission d'enquête
38:35on en avait parlé ici
38:36c'était il y a un an et demi
38:37parlait elle aussi
38:38de
38:39je la cite
38:39c'est son mot
38:40l'effondrement
38:41l'effondrement d'un système
38:43dans lequel
38:43l'État a quand même
38:44recueilli 400 000 enfants
38:45aujourd'hui
38:46ce qui n'est pas rien
38:47mais pour comparaison
38:48c'était 273 000 en 2000
38:51donc il y a une considérable
38:52augmentation
38:53des enfants placés
38:55alors
38:55pas à placer justement
38:56les
38:57comment dire
38:58confier à l'aide sociale
38:59à l'enfance
38:59il y en a certains
39:00qui ont des actions éducatives
39:01donc ils ont un suivi
39:02avec des éducateurs
39:03et 57% d'entre eux
39:06ont une mesure d'accueil
39:07donc ça peut être
39:07dans les familles
39:08dans les foyers
39:09dans les villages d'enfants
39:10il y a une multitude
39:11de choses
39:12mais nos efforts
39:13puisqu'il y a eu des efforts
39:14il y a eu quelques augmentations
39:15de moyens notamment
39:16n'ont absolument pas suivi
39:17l'évolution du nombre
39:18donc on peut arriver
39:19en disant
39:20si on a fait des efforts
39:20on a augmenté de 2%
39:21si le nombre d'enfants
39:22augmente de 20%
39:23évidemment ça n'est pas
39:24une réponse satisfaisante
39:26et voilà des années
39:27que les enfants
39:28sont décrits par les éducateurs
39:29eux-mêmes
39:31comme livrés à eux-mêmes
39:32notamment dans les foyers
39:33malgré le dévouement
39:34de ces mêmes professionnels
39:35et les structures également
39:37sont livrées à elles-mêmes
39:38dans ce même rapport
39:39les parlementaires
39:39appelaient à des contrôles
39:40des départements
39:41vous savez qu'il n'y a pas de
39:42il n'y a même pas de ministre
39:43en charge
39:44c'est un secrétaire
39:46un secrétariat d'état
39:47donc il n'y a pas de contrôle
39:49qui sont effectués
39:49sur les structures
39:50elles-mêmes
39:51le tout avec de moins en moins
39:53d'éducateurs
39:53notamment parce que
39:54les vocations
39:54se sont assez naturellement taries
39:56quand on voit
39:57le désastre que c'est
39:58des départements
39:59qui ont de moins en moins
40:00de moyens
40:00et de plus en plus
40:01d'enfants placés
40:02c'est encore une fois
40:04délirant comme constat
40:05il y a quand même eu
40:06cette commission
40:08une loi taquette
40:09des recommandations
40:10et la protection de l'enfance
40:12est une priorité
40:13est-ce qu'on peut
40:14sérieusement dire
40:15Charlotte Dornelas
40:16que nous ne prenons pas
40:17le sujet au sérieux
40:19c'est une bonne question
40:20parce que l'apparence
40:20est parfois trompeuse
40:21on en parle énormément
40:22mais je peine à trouver
40:25la réflexion de fond
40:26qui se dit
40:27comment refonder
40:28là il ne s'agit plus
40:29de déplacer une virgule
40:30c'est exactement
40:31comme pour la justice
40:31il ne s'agit plus
40:32de déplacer une virgule
40:33de renforcer un texte
40:35vous savez
40:35le réflexe politique
40:36c'est de se dire
40:37ah il s'est passé ça
40:38on va faire des peines
40:39plus fermes
40:39mais les peines d'avant
40:40n'étaient pas appliquées
40:41quel est l'intérêt
40:42de renforcer une loi
40:42qui n'est déjà pas appliquée
40:44peut-être faudrait-il
40:45se poser les questions
40:46dans le bon ordre
40:47donc on peut en parler beaucoup
40:48on peut aussi en parler mal
40:49on peut aussi en parler
40:50de manière absolument
40:52inefficace
40:53et tous ceux
40:53qui s'y sont investis
40:55ont évidemment
40:55et sans doute
40:56dans leur immense majorité
40:57l'intention de changer les choses
40:58l'intention que ça n'arrive plus
41:00je ne remets pas en cause
41:01l'intention de tel ou tel
41:02évidemment dans son engagement
41:03mais c'est nous-mêmes
41:04en réalité
41:05que nous ne prenons pas au sérieux
41:06c'est vrai pour l'ASE
41:07c'est vrai pour la justice
41:08je vous dis souvent
41:09il y a des mesures
41:09qui sont prises
41:10et personne pour les appliquer
41:11personne pour les suivre
41:12personne pour vérifier
41:13qu'elles sont suivies des faits
41:15et nous savons
41:16les délais invraisemblables
41:17de la justice
41:18et bien des enfants
41:19sont placés dans la précipitation
41:20avec des décisions
41:22qui sont parfois
41:22absolument incompréhensibles
41:24c'est le sujet
41:24du placement abusif
41:26qui est soulevé
41:27par plusieurs avocats
41:28et qui pose de graves questions
41:29parce que c'est grave
41:30pour les enfants évidemment
41:30pour leur famille
41:31qui se voit arracher
41:32leurs enfants
41:33sans pouvoir le comprendre
41:34pour l'aide sociale à l'enfance
41:35sur qui pèse un poids
41:36dont elle pourrait s'alléger
41:37à l'inverse
41:38il y a des mesures de protection
41:39qui sont non suivies des faits
41:41il y a 77%
41:43des juges concernés
41:44qui ont expliqué
41:45renoncer régulièrement
41:46à ordonner un placement
41:47pour cause de manque de place
41:49je ne sais pas si ça vous rappelle
41:50quelque chose
41:50c'est vrai pour les adultes
41:52dans les prisons
41:52c'est vrai pour les enfants
41:53à l'ASE
41:54il y a également
41:55les mineurs isolés
41:56qui pèsent sur l'ASE
41:57le nombre n'a cessé
41:59d'augmenter
41:59en 2017
42:0019% des jeunes
42:01qui étaient pris en charge
42:02par l'ASE
42:03étaient des mineurs isolés
42:04là encore
42:04il ne s'agit pas
42:05de les pointer eux du doigt
42:06mais de pointer
42:07nos responsables politiques
42:08qui sont en l'occurrence
42:09irresponsables
42:10c'est beau de vouloir
42:11sauver le monde
42:11sauf lorsque cela engendre
42:13la perte de tous ceux
42:15dont ils ont premièrement
42:16la charge
42:17évidemment
42:17et je vous donne juste
42:18deux chiffres
42:19pour comprendre l'ampleur
42:20il y a des études
42:21sorties l'année dernière
42:21qui parlaient d'un manque
42:22de 70 000 éducateurs
42:24aujourd'hui
42:24pour suivre les enfants
42:2520 000 puéricultrices
42:26parce qu'il y a des enfants
42:27de 0 à 3 ans
42:27qui sont aussi placés
42:28à l'ASE
42:29et un autre précise
42:30qu'un enfant placé sur 2
42:31aurait été victime
42:32de violences sexuelles
42:33avant ou pendant son placement
42:34dans les foyers
42:36qui portent toujours le nom
42:37d'aide sociale à l'enfance
42:39aide
42:40aide sociale à l'enfance
42:41merci beaucoup Charlotte Dornelas
42:43normalement on va revenir
42:45encore sur ce sujet demain
42:4612 milliards
42:47de la protection de l'enfance
42:48ces enfants en général
42:49vivent 20 ans de moins
42:51que les autres
42:52beaucoup
42:52beaucoup
42:53beaucoup de choses
42:53à tirer
42:55sur ce sujet
42:56on en parlera
42:57demain
42:58hashtag face à l'info
43:00vous avez quand même décidé
43:00de parler du sujet
43:01à la douane
43:03alors vous avez dit
43:04sur les réseaux sociaux
43:05qu'il ne faut quand même
43:05pas en faire une star
43:06on va en parler
43:07sans en faire une star
43:08puisque c'est l'information
43:09je vous demande de mieux
43:10vouloir recevoir
43:11Jean Buxon
43:12qui est journaliste
43:12boulevard Voltaire
43:13merci infiniment
43:14d'être avec nous ce soir
43:16vous allez nous parler
43:17de ce jeune homme
43:20de cet enfant
43:21de cet ado
43:22qui a 14 ans
43:22c'est pas un jeune homme
43:25qui sème la terreur
43:26peut-être que le mot
43:27est un peu fort
43:28sème la terreur
43:28mais qui vraiment
43:30ennuie les habitants
43:31les passants
43:32les arrêtent
43:33et ça dure
43:34alors on l'a découvert
43:36sur les réseaux sociaux
43:37depuis le canal Saint-Martin
43:39depuis ces chaleurs
43:41et puis ils arrêtent
43:43ils sont plusieurs
43:43arrêtés comme ça
43:44les gens un peu dans la rue
43:45à les enquiquiner
43:46et en fait
43:48vous ça fait 5 semaines
43:49que vous suivez
43:50Hamza la douane
43:51qui est-il ?
43:52j'accuse déjà
43:53une perte de caution intellectuelle
43:54j'ai l'impression
43:55à force de regarder
43:55les vidéos sur Snapchat
43:57ça fait 5 semaines
43:58en effet que je vois
43:59ce phénomène
44:00puisqu'il y avait
44:02beaucoup de vidéos
44:04qui circulaient
44:05aux alentours du canal Saint-Martin
44:06il y avait un dénominateur commun
44:08dans chacune de ces vidéos
44:09donc on voyait par exemple
44:10des jeunes bloquer des voitures
44:11créer des péages informels
44:13s'amuser
44:14parfois à essayer
44:14d'ouvrir le coffre
44:15des voitures
44:16ils s'en sont pris
44:17par exemple aussi
44:18à une cycliste
44:18il y avait un dénominateur commun
44:20dans chacune de ces vidéos
44:21qui sortait
44:22et à tout seigneur
44:23tout honneur
44:23c'est Pierre Sautarelle
44:24qui avait relevé
44:25qui avait toujours
44:26un même adolescent
44:27de 14 ans
44:28sur ces vidéos
44:29qui s'appelle Hamza
44:30et son surnom
44:31c'est la douane
44:32alors son surnom
44:33il l'a obtenu
44:34parce qu'il a dressé
44:36une douane informelle
44:37non pas au détroit d'Hormuz
44:38comme le disait
44:39notre invité
44:41mais au canal Saint-Martin
44:43il faisait payer
44:43à peu près 2 euros
44:44bon les tarifs sont abordables
44:45mais c'est quand même
44:46assez casse-pillet
44:47pour les gens qui passent
44:48donc c'est soit
44:49il prenait 2 euros
44:50soit il arrosait
44:51d'eau
44:51les personnes qui passaient
44:53alors dit comme ça
44:53vous me direz
44:54c'est bon enfant etc
44:55sauf que
44:55les agissements
44:56de la douane
44:57enfin de Hamza
44:58dit la douane
44:59depuis 5 semaines
45:00ça va bien au-delà
45:01et j'ai relevé
45:03de fait tout son entourage
45:04qui filme
45:05qui le met en scène
45:05il commet parfois
45:07des infractions
45:07parfois des délits
45:09je vous prends un exemple
45:09il a poussé
45:10dans le canal
45:11une jeune femme
45:12qui à plusieurs reprises
45:12lui a dit
45:13ne me poussez pas
45:13s'il vous plaît
45:14ne me poussez pas
45:15il l'a poussé
45:16on est en période
45:16de canicule
45:18vous pouvez obtenir
45:19ce qu'on appelle
45:19un choc thermique
45:20quand vous vous jetez
45:21d'un coup dans l'autre
45:22c'est ça qu'on vous recommande
45:23de vous mouiller la nuque
45:24pour avoir déjà
45:25en tant que journaliste
45:25documenté un cas
45:27c'était dans un lac
45:28d'un homme qui avait sauté
45:29sans se mouiller
45:30et qui est mort comme ça
45:31c'est quelque chose
45:31qui peut arriver
45:32non mais déjà
45:32on ne pousse pas une femme
45:34oui d'une part
45:34on ne pousse personne
45:36mais ce que je veux vous dire
45:37c'est que ce n'est pas
45:37parce qu'on dit
45:38on dit oui
45:39mais c'est pour l'amusement
45:40non non
45:40il y a un risque
45:41et là dans ce cas là
45:42il y a quand même
45:42un risque mortel
45:44en pleine canicule
45:45le canal Saint-Martin
45:46il y a un différentiel
45:46de température
45:47tous les médecins vous diront
45:48de ne pas vous baigner
45:49d'un coup
45:50et d'ailleurs
45:50il y a eu un mort
45:52qui n'est pas lié
45:53à la douane
45:54mais en tout cas
45:55il y a eu un mort
45:55qui est lié à ce choc thermique
45:57puisqu'il s'est baigné
45:57sans s'arroser efficacement
45:59et tout ça pour vous dire
46:01que les agissements de la douane
46:01ils sont dangereux
46:02pour la collectivité
46:03je vous cite un autre exemple
46:04hier
46:05j'y suis passé
46:07donc en ce dimanche
46:08j'ai vu
46:09ce la douane
46:10ce Hamza la douane
46:11il avait volé
46:12une chaise
46:13d'une brasserie
46:13une chaise rouge
46:14d'une brasserie
46:14qu'il avait mis
46:15sur sa trottinette électrique
46:16je suppose
46:17que sa trottinette électrique
46:17était débridée
46:18puisqu'il allait très vite
46:19et il a pris plusieurs contresens
46:21il a failli faucher
46:23une personne
46:23qui traversait la route
46:24lui-même
46:25on le voit dans la vidéo
46:26qu'il a tourné
46:27enfin que son ami a tourné
46:29il manque de se faire percuter
46:31par une voiture
46:31qui le klaxonne
46:32comme si ça suffisait pas
46:33il croise une fille
46:34et lui dit
46:36excusez-moi du terme
46:36lui dit
46:36t'es bonne
46:37enfin je veux dire
46:38il y a un ensemble
46:39c'est un ensemble
46:40d'infractions
46:40d'outrages sexistes
46:41il a par exemple
46:42piqué des mangues
46:43à une jeune femme
46:44en lui disant
46:44t'es bonne comme t'es mangue
46:45et il a pris les mangues
46:46et il est parti avec
46:48lors du match
46:51Algérie-Argentine
46:52il devait être
46:534h du martin
46:53il est rentré
46:54dans une épicerie
46:55tenue par un Sri Lankais
46:56il a volé
46:57un soda
46:58comment est-ce qu'il a volé
46:59il a pris le soda
47:00il l'a mis
47:00à l'intérieur de son drapeau
47:02algérien
47:02puisqu'il était supporteur
47:03de cette équipe
47:04juste après
47:05donc je le retrace
47:05comme ça sur Snapchat
47:07juste après
47:07il met de la musique
47:08très forte
47:08sur une enceinte
47:10il met de la musique
47:11de supporter
47:12alors qu'on est en pleine nuit
47:14dans un quartier
47:14où les gens ont envie
47:15de se lever tôt
47:15etc
47:16il y a un de ses amis
47:17qui va découper
47:18une branche
47:19donc d'un arbre
47:20d'un arbre
47:20dans l'espace public
47:21qui va découper une branche
47:22et qui dit
47:22on va dépouiller les passants
47:24c'est tout ça
47:25l'univers qu'il y a
47:26autour de Hamza
47:27une sorte d'anarchie
47:29incroyable
47:30et là c'est pas
47:31une fête de foot
47:32c'est pas
47:32une défaite de foot
47:34c'est une défaite
47:35du quotidien
47:36où les gens passent
47:37et ils sont interpellés
47:38comme ça
47:38empêchés de poursuivre
47:40leur route
47:40ils montent sur les voitures
47:42etc
47:43dans un instant
47:44on va parler de l'impunité
47:45parce que normalement
47:45un enfant comme celui-là
47:47on enlève les allocations
47:49familières
47:49je sais pas
47:50on le convoque
47:51on convoque ses parents
47:51on va en parler
47:52d'abord
47:53dans un instant
47:54mais d'abord
47:54quel méfait
47:56il a connu
47:56ces 5 dernières semaines
47:57parce que lorsqu'on fouille
47:59on voit
47:59et d'ailleurs
48:00je vous ai surpris
48:00en train de parler
48:01avec un policier
48:02tout à l'heure
48:02qui vous disait
48:02qu'il était déjà connu
48:04déjà il y a un an
48:04il ne faut pas dire
48:05que j'ai parlé
48:06avec un policier
48:07non mais on l'a vu
48:07dans les couloirs
48:08c'était une source secrète
48:09vous avez venu
48:10vous ajouter
48:11des infos supplémentaires
48:12oui tout à fait
48:12en fait il a confirmé
48:13c'est incroyable
48:14en fait il y a d'une partie
48:15ce qu'il filme
48:16et donc ça c'est ce que
48:17j'ai pu ressenser
48:18notamment le vol
48:19de cette canette
48:20chez un épicier
48:23il y a la fois
48:24où en effet
48:25il pousse
48:26des jeunes femmes
48:28et donc il en pousse
48:29deux
48:30dans le canal
48:30alors qu'elles sont
48:31en train de prendre
48:32le soleil
48:32vraiment je le dis
48:33c'est dangereux
48:35il roule à contresens
48:36etc
48:37et en effet
48:39j'ai une source
48:39police
48:40qui m'a dit
48:42qu'il était déjà
48:42connu pour dix faits
48:44notamment
48:44un fait relatif
48:46au trafic de drogue
48:50à seulement 14 ans
48:51à 14 ans
48:52et en fait
48:53en un an
48:53il est dans son tâche
48:56il est connu
48:57pour dix faits
48:58c'est quoi un tâche ?
48:59c'est en gros
49:00sa fige identité
49:01la façon dont il est connu
49:02par les forces de l'ordre
49:03c'est à dire que
49:04j'étais parfois
49:05un petit peu
49:07dans les postes
49:08que j'ai écrits à sujet
49:09parfois je tansais
49:10un petit peu
49:10les forces de l'ordre
49:11et de fait
49:12des amis policiers
49:12m'ont dit
49:12mais t'es bien gentil
49:14mais c'est pas de notre faute
49:14nous on l'arrête
49:15et après c'est après
49:16qu'il l'a relâché
49:17donc
49:18oui c'est ça
49:19c'est à dire que
49:20en fait il était déjà connu
49:21voilà ce que je veux dire
49:21c'est qu'il était déjà
49:22en fait les forces de l'ordre
49:22il est déjà connu
49:23on l'arrête
49:24il est libéré
49:25il recommence
49:25on l'arrête
49:26il est libéré
49:28il recommence
49:29on l'arrête
49:29il est libéré
49:29il recommence
49:30c'est ça en fait
49:30et en fait les policiers
49:32m'ont dit
49:32bon vous êtes gentil
49:33monsieur Bexon
49:34à dire qu'on n'arrive
49:35pas à l'arrêter
49:35mais nous ça fait un an
49:36qu'on le connaît
49:36qu'on l'arrête tout le temps
49:37un an qu'on se coltine
49:38on n'en peut plus
49:39et on en parle
49:40parce que ça arrive aussi
49:41dans plusieurs villes
49:42plusieurs maires disent
49:44qu'ils arrêtent
49:45des policiers
49:46arrêtent des
49:47voilà des auteurs
49:48d'incivilité
49:49comme ça le matin
49:49l'après-midi
49:50ils sont à la rue
49:51on les arrête encore
49:52et ils sont encore à la rue
49:53donc que fait l'Etat
49:54juste avant
49:55je n'ai pas compris
49:56pourquoi on l'a vu en photo
49:58avec le maire de Paris
49:59Emmanuel Grégoire
50:01alors déjà
50:02je vous conseille tous
50:02de prendre ces infos
50:04dans rire plutôt
50:05parce que c'est une posture
50:06qui fout tous
50:06alors là je ne suis pas
50:07d'accord avec vous
50:08non mais parce que
50:09non mais je n'ai pas envie
50:10de sourire
50:11je comprends
50:11mais parce que sinon
50:12vous allez déprimer
50:14chère Christine
50:14c'est une tristesse
50:16qui se passe
50:16non mais Christine
50:17elle a raison
50:17il y a un moment
50:18on vous pousse
50:20on vous bouscule
50:21etc
50:21il y a quelque chose
50:22d'insupportable
50:24le respect d'automne
50:25moi je suis une jeune femme
50:26je suis sur un vélo
50:27j'attends un bébé
50:28j'ai 4 mois de grossesse
50:29ça ne se voit pas
50:30je tombe sur lui
50:31il me pousse
50:31comme j'ai vu
50:32je perds mon bébé
50:33vous voyez ce que je dis
50:34je tombe
50:35je me fais une entorse
50:36donc moi je n'ai pas envie
50:37de prendre ça
50:37avec le sourire
50:38et vraiment
50:40moi ça m'interpelle
50:41moi ça m'interpelle
50:41et je trouve que
50:42au quotidien
50:44arriver dans une ville
50:45comme la capitale de France
50:47et avoir un petit garçon
50:48de 14 ans
50:48vous voyez ce que je dis
50:49un genre
50:50de 14 ans
50:51qui en plus
50:52il a été interpellé
50:53par les forces de l'homme
50:54donc il défie l'état
50:56il défie l'état
50:57pourquoi est-ce qu'il était là
50:59on le voit avec Emmanuel Grignard
51:00pardon
51:00ensuite Mathieu Beaucoté
51:01on fait un tour de table
51:02en fait c'est cette situation
51:03que je trouve comique
51:05et je préfère en rire
51:05parce que c'est vrai
51:06que c'est très grave
51:07cette situation elle est comique
51:08c'est-à-dire qu'on a
51:10le maire de la capitale
51:12de la 6ème puissance mondiale
51:13on est un pays
51:14donc au 14 juillet
51:15on va faire la démonstration
51:16de notre force militaire
51:18et bien on a ce maire
51:19qui discute
51:20avec la terreur
51:21du canal Saint-Martin
51:23avec un individu
51:24qui est déjà connu
51:24des policiers
51:25qui eux
51:25en peuvent plus
51:27qui excèdent
51:28les habitants
51:29qui excèdent
51:29les riverains
51:30et là
51:31on a ces photos
51:31en effet
51:32que j'ai révélées
51:32on voit Hamza Ladouane
51:34discuter
51:35un à un
51:36avec le maire de Paris
51:37alors le contexte
51:38c'est que
51:39presque tout son rire
51:40exactement
51:41c'est ça
51:41et donc le contexte
51:42c'est que
51:43le maire de Paris
51:45a voulu annoncer
51:46à Ladouane
51:47et à ses amis
51:47qui se baignaient
51:48illégalement
51:49dans le canal
51:50a voulu l'annoncer
51:51que
51:52à partir de
51:53je crois que c'était
51:53vers le 20 juin
51:54enfin c'était il y a
51:54une dizaine de jours
51:55il pourrait désormais
51:56se baigner
51:56dans un espace
51:59dédié pour eux
52:00et à des horaires
52:02dédiés pour eux
52:02donc pour ce faire
52:03il allait rencontrer
52:04ces jeunes qui se baignaient
52:05il se trouve que
52:05au hasard
52:07par hasard
52:08il y avait
52:08Ladouane
52:10parmi
52:11ces personnes
52:11ce qui fait qu'on a
52:12un document
52:13on a une vidéo
52:14de la communication
52:14institutionnelle du maire
52:15on voit le maire
52:16parler
52:18avec Hamza
52:18dit Ladouane
52:19donc c'est une vidéo
52:20que vous avez
52:20à révéler
52:21et vous avez
52:23ce snap
52:24cette story snap
52:25qui elle est filmée
52:26par un ami
52:27de la douane
52:28et la douane
52:28demande directement
52:30au maire
52:31de la capitale
52:32de la 6ème puissance
52:32du monde
52:33la 6ème puissance mondiale
52:34lui demande
52:35de faire sauter
52:35son amende
52:36c'est cette scène
52:36que je trouve drôle
52:37évidemment que
52:38ce que vous décriviez
52:39c'est triste
52:40etc
52:41mais la scène
52:42je la trouve
52:42je suis désolé
52:43c'est comique
52:43oui c'est loufoque
52:44en tout cas
52:45Gabriel Cluzel
52:46je vais poser une question
52:48qui semble évidente
52:48à tous
52:49moi j'ai un fils
52:49de cet âge-là
52:50où sont les parents
52:51pardon on dit
52:52qu'on peut rien faire
52:53contre cet enfant
52:54mais il n'a pas de parents
52:55si je crois
52:56qu'il a des parents
52:57donc quid de ses parents
52:59alors je te rassure
53:00Gabriel
53:00je n'ai pas vu ton fils
53:01avec Hamza Ladouane
53:03je ne t'ai pas très inquiète
53:04si ça peut te rassurer
53:05alors en fait
53:06on ne peut pas interpeller
53:08les parents
53:08ils ont été interpellés
53:09vous avez des informations
53:10là-dessus
53:11ou bien
53:11alors Ladouane
53:12il est né en 2014
53:13il est né en Espagne
53:16vraisemblablement
53:16en 2014
53:16il n'a pas 14 ans
53:18pardon
53:192011 ou 2012
53:202012 pardon
53:20il est né en 2012
53:22en décembre
53:22c'est son anniversaire
53:23en décembre
53:24il a
53:25et donc il a 14 ans
53:27son père
53:28alors c'est ce qu'il a déclaré
53:29à CNews hier
53:31son père est au courant
53:31de ses agissements
53:32et il y a une vidéo
53:33d'ailleurs on le voit
53:35la police essaye de l'interpeller
53:36et Ladouane est au milieu
53:37du canal
53:38il nargue
53:39les forces de l'ordre
53:40alors devant tout le monde
53:41moi je plains vraiment
53:43ces forces de l'ordre
53:44qui ont choisi un beau métier
53:45et qui se retrouvent humiliés
53:46en public et dit appeler mon père
53:49mais en une seconde
53:50on le voit appeler mon père
53:51qui le met de l'avant ?
53:53pardon ?
53:53qui le met de l'avant ?
53:55alors dans son entourage
53:56il a plusieurs amis
53:57il y en a un qui est majeur
53:58qui se surnomme lui-même
54:00Bouzlouf
54:00c'est le surnom
54:01qu'il se donne
54:02je précise
54:04et donc
54:04et qui eux
54:05se filment entre eux
54:07il y en a un autre
54:08qui s'appelle le Rallé
54:09enfin ils ont chacun
54:10leur petit surnom
54:10c'est une sorte de comédie
54:12une sorte de pantomine
54:13et quand il dit
54:14appeler mon père
54:15qu'est-ce qu'il se passe ?
54:16là il est au milieu du canal
54:17et il y a pendant
54:18je crois que ça a duré
54:19plus d'une heure l'intervention
54:20c'est qu'il change de berge
54:21donc il va à une berge
54:23la police arrive
54:23de l'autre côté de la berge
54:24puis il change de berge
54:25et ce devant tout le monde
54:26il y a un moment
54:27il sort
54:27il fait semblant d'être interpellé
54:29enfin il fait semblant
54:30de se rendre auprès de la police
54:31il rentre dans la voiture
54:32sauf que la police
54:33ne l'a pas menotté
54:33et donc il ouvre la portière
54:35et il repart en courant
54:36il se rejette dans le canal
54:37et ce devant tout le monde
54:39je me mets à la place
54:40de ces policiers
54:41ça doit être 1. humiliant
54:422. je pense qu'à mon avis
54:44ils n'ont pas signé pour ça
54:45vous qui rencontrez
54:46beaucoup de policiers
54:47et 3. ils se sont mis en échec
54:50un peu à la manière
54:51vous savez les stadiers
54:52qui doivent par exemple
54:53quand quelqu'un rentre
54:54sur un stade
54:55merci
54:56mais pourquoi il était connu
54:57depuis un an ?
54:59il a eu quoi comme affaire ?
55:00alors justement
55:01c'est ça
55:01donc les policiers
55:02n'ont pas découvert
55:03en tout cas les policiers
55:04du commissariat du 11
55:05et du 10ème
55:05n'ont pas découvert
55:06avec ses vidéos
55:06il a 10 faits
55:08et notamment liés
55:10à de la détention
55:11de drogue
55:13outrage à agent
55:1410 secondes
55:15on a terminé
55:15et donc voilà
55:17il est connu pour s'arrêter
55:18enfin ce qui est invraisemblable
55:20c'est pas
55:22c'est pas Bruce Lee
55:24alors vous me dites
55:25il peut sauter comme ça
55:27on a l'impression
55:28qu'on peut le choper
55:29puis à un moment donné
55:30il faudrait peut-être
55:31le garder 48 heures
55:33dans une prison
55:34qu'il comprenne un peu
55:35ce qui se passe
55:36non ?
55:37il était déjà
55:38mobilisé
55:39pour les émeutes
55:41liées à la victoire
55:41du PSG
55:42et là il y a une vidéo
55:43il y a besoin
55:44de 6 fois 2
55:45donc ça fait 12
55:46si je ne me trompe pas
55:46de 12 policiers
55:47de la Bravem
55:48parce que vous savez
55:48ils sont en binôme
55:49donc j'ai compté
55:506 motos en binôme
55:51donc il y a 12 policiers
55:52de la Bravem
55:52qui ont été dépêchés
55:53pour essayer de l'attraper
55:54alors dans la vidéo
55:54ce qui se termine
55:55je ne sais pas
55:55s'ils ont réussi
55:56à l'arrêter ce soir-là
55:57et pourquoi les 12 policiers
55:58de la Bravem
55:58le poursuivent
55:59c'est qu'il a jeté
56:00il a tiré
56:02un mortier d'artifice
56:03sur les policiers
56:04je précise
56:05qu'il avait annoncé
56:06sur ses réseaux à lui
56:06sur ce Snapchat à lui
56:07il avait annoncé
56:08mettre le feu
56:09ce soir-là
56:10et il avait aussi envisagé
56:11le fait d'être
56:12en cellule de garde à vue
56:13puisqu'il avait dit
56:14j'espère que l'ambiance
56:15sera bonne en garde à vue
56:17Merci beaucoup
56:18pour ces précieuses informations
56:20Jean Bexon
56:20on reste bouche bée
56:22quand même
56:22Jean Bexon de Boulevard Voltaire
56:24Un mot de politique
56:26puisque c'est important
56:27Mathieu Bocoté
56:28Maude Bréjon
56:28devait soutenir
56:31Gabriel Attal
56:32elle est membre de son parti
56:33et elle a toutefois décidé
56:35de soutenir
56:37Édouard Philippe
56:38la guerre du centre
56:39a-t-elle commencé
56:40en vue de la présidentielle ?
56:41Alors c'est particulier
56:42parce que le bloc central
56:43qui est désavoué
56:44par la majorité des français
56:45mais qui croit pouvoir
56:46conserver le pouvoir
56:47à travers la maîtrise
56:48des institutions
56:48doit quand même
56:49présenter un candidat
56:50de préférence un
56:51sinon ils vont véritablement
56:53s'effondrer électoralement
56:55Donc là
56:56Maude Bréjon dit
56:57il nous faut un candidat
56:58et là
56:58normalement
56:59Attal
57:00on aurait pu croire
57:00mais là
57:01Édouard Philippe
57:02Édouard Philippe
57:02pourquoi ?
57:03Je donne sa raison
57:04Il est aujourd'hui
57:05plus que les autres
57:07en capacité
57:08de rassembler largement
57:10et d'atteindre
57:10le second tour
57:10de la présidentielle
57:11pour éviter l'arrivée
57:12du rassemblement national
57:14au pouvoir
57:15Encore une fois
57:16Est-ce qu'on vante
57:16le projet d'Édouard Philippe ?
57:18Est-ce qu'on vante
57:18la qualité de la rupture
57:19qu'il proposerait
57:20avec Emmanuel Macron ?
57:21Est-ce qu'on le vante
57:22une forme de vision neuve
57:24inattendue
57:25qui nous viendrait du Havre ?
57:26Pas du tout
57:27Le seul sujet
57:28c'est
57:28il faut bloquer
57:29le RN
57:30Alors on se demandera
57:31Est-ce qu'elle prend la peine
57:32de nous dire pourquoi ?
57:32Est-ce qu'avec l'arrivée
57:33du RN au pouvoir
57:34il y aurait encore plus
57:35d'immigration
57:36encore plus d'insécurité
57:37encore plus de dettes
57:39encore plus d'impôts
57:40encore plus de lois liberticides
57:41encore plus de normes européennes ?
57:43Je n'en sais rien
57:44mais je sais que cette figure
57:46qui vient
57:46Maud Bréjean
57:47qui vient de République
57:47à l'origine
57:48donc plutôt marquée
57:49à droite dans le bloc central
57:50nous dit
57:51RN danger
57:53RN danger
57:53c'est la reprise
57:55version bloc central
57:56centre droit
57:57de la rhétorique
57:58antifasciste
57:59que nous connaissons
58:00si bien
58:00le parti naturel
58:01de gouvernement
58:02le PNG
58:03le parti naturel
58:04de gouvernement
58:05a renoncé
58:06à présenter un projet
58:07il sélectionne
58:08plutôt son champion
58:09à la manière
58:10de celui
58:10qui a la personnalité
58:11la plus capable
58:12de tenir tête
58:13à un rassemblement national
58:15encore une fois
58:15fascisé
58:16encore une fois
58:17extrême-droitisé
58:18est-ce qu'on saura pourquoi ?
58:19On ne saura pas
58:20mais on est à la recherche
58:21du sauveur
58:22contre les méchants
58:23et c'est tout
58:24je crois que le bloc central
58:25devrait travailler
58:25peut-être davantage
58:27Merci Mathieu Bocoté
58:28dans un instant
58:29l'heure des propos
58:30Merci beaucoup
58:31Jean Bexon
58:32d'avoir été avec nous
58:33et d'avoir enquêté
58:34sur ce jeune homme
58:35la terreur
58:36Hashtag face à l'info
58:37N'hésitez pas
58:38pour suivre la conversation
58:39et le débat
58:40Merci à tous
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