- il y a 2 jours
Xavier Moreau reçoit Pierre-Emmanuel Thomann, docteur en géopolitique, fondateur du site Eurocontinent, Youssef Hindi, géopolitologue et écrivain, Laurent Brayard, journaliste et historien et Alexis Tarrade, co-fondateur de Divergence politique.
Les délégations américaine et iranienne ont fini par se retrouver à Genève pour tenter de trouver un accord durable qui mettrait fin à la guerre. Qui sera le vainqueur ? Qui sera le perdant ? Les Iraniens sont-ils plus déterminés que jamais ?
La Russie soutient le processus de paix entre Téhéran et Washington tout en s’interrogeant sur la capacité des Occidentaux à appréhender le monde tel qu’il est. Côté israélien, cet accord est inacceptable, selon les termes du ministre de la Défense Israel Katz.
Autre région, autres problèmes. Le chef du régime de Kiev continue de célébrer des victoires qu'il est le seul à voir. Il menace désormais directement la Biélorussie à laquelle il a envoyé un ultimatum. Dans la foulée, Zelensky a annoncé qu’il préparait une opération en Crimée et qu’il attendait le soutien du G7. Pendant ce temps, les médias polonais écrivent que la Pologne doit se préparer à la guerre contre l’Ukraine. Et tout cela dans le contexte du fait que le président polonais a officiellement privé Zelensky de l'ordre de l’Aigle blanc — la plus haute distinction du pays.
Les délégations américaine et iranienne ont fini par se retrouver à Genève pour tenter de trouver un accord durable qui mettrait fin à la guerre. Qui sera le vainqueur ? Qui sera le perdant ? Les Iraniens sont-ils plus déterminés que jamais ?
La Russie soutient le processus de paix entre Téhéran et Washington tout en s’interrogeant sur la capacité des Occidentaux à appréhender le monde tel qu’il est. Côté israélien, cet accord est inacceptable, selon les termes du ministre de la Défense Israel Katz.
Autre région, autres problèmes. Le chef du régime de Kiev continue de célébrer des victoires qu'il est le seul à voir. Il menace désormais directement la Biélorussie à laquelle il a envoyé un ultimatum. Dans la foulée, Zelensky a annoncé qu’il préparait une opération en Crimée et qu’il attendait le soutien du G7. Pendant ce temps, les médias polonais écrivent que la Pologne doit se préparer à la guerre contre l’Ukraine. Et tout cela dans le contexte du fait que le président polonais a officiellement privé Zelensky de l'ordre de l’Aigle blanc — la plus haute distinction du pays.
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00:02Ici Moscou, les francophones parlent aux francophones.
00:15Ici Moscou, les français parlent aux français, les francophones parlent aux francophones.
00:19Bienvenue dans votre émission politique préférée en direct sur RT en français.
00:30Les délégations américaines et italiennes ont fini, iraniennes pardon, ont fini par se retrouver à Genève pour tenter de trouver
00:36un accord durable qui mettrait fin à la guerre que se mènent les deux puissances depuis le 28 février 2026.
00:42Le vice-président américain, J.D. Vance, à la tête de la délégation américaine, a semblé satisfait de la conduite
00:48des négociations.
00:52Tout d'abord, nous avons constaté de grands progrès ces deux derniers jours pour garantir le maintien du cessez-le
00:58-feu au Liban.
00:58Ce genre de situation est toujours un peu délicate.
01:02Si l'on compare la situation d'il y a trois mois à celle d'il y a trois semaines,
01:06il est évident que des désaccords peuvent parfois survenir quant à la manière précise d'y parvenir.
01:12Mais je suis très confiant quant à la situation actuelle au Liban.
01:16Le président des États-Unis a davantage œuvré pour mettre fin au conflit au Liban que n'importe quel autre
01:22gouvernement au monde au cours des derniers mois.
01:24Et nous allons poursuivre nos efforts en ce sens.
01:29Du côté iranien, on triomphe et on menace, à l'image du président du Parlement, Mohamed Bagher-Ghalibaf.
01:38Il y a des moments sur le plan militaire où la situation exige que la diplomatie prenne le relais.
01:44Autrement dit, lorsque la mission que l'armée s'apprêtait à accomplir ne peut être menée à bien, pour une
01:49raison quelconque, la diplomatie doit être en mesure de s'en charger.
01:52La négociation est une forme de combat, c'est la poursuite de la lutte.
01:56Par conséquent, ceux qui établissent une distinction ou tentent de créer une dichotomie, en se disant partisans de l'un
02:03ou de l'autre camp, font fausse route.
02:06L'accord d'Islamabad n'est pas le fruit de pression ou de la contrainte, mais bien le résultat de
02:11la résistance et de la fermeté de la courageuse nation iranienne.
02:15C'est un accord qui a prouvé que le dialogue ne porte ses fruits que lorsque la partie adverse cesse
02:20d'imposer sa volonté à une nation civilisée et reconnaît nos droits.
02:24C'est la raison pour laquelle le protocole d'accord d'Islamabad a pris la valeur d'une déclaration de
02:30défaite pour l'Amérique.
02:32La Russie, par la voix de son ministre aux Affaires étrangères, Sergei Lavrov, souligne le processus de paix, soutient, pardon,
02:38le processus de paix entre Téhéran et Washington,
02:40tout en s'interrogeant sur la capacité des Occidentaux à appréhender le monde tel qu'il est.
02:47Le constat de leur incapacité à maintenir une autorité exclusive n'a pas encore conduit les États-Unis et l
02:54'Occident dans son ensemble à accepter les réalités d'un ordre multipolaire émergent.
02:59Ils préfèrent plutôt tenter de consolider leur position en déclin, principalement par le biais de tactiques telles que la cooptation,
03:08les sanctions, les interdictions,
03:10les menaces et autres mesures illégitimes, afin de contraindre les pays de la majorité mondiale à se plier à leurs
03:18règles.
03:18La Russie soutient la conclusion d'un accord visant à faire cesser les hostilités entre les États-Unis et l
03:23'Iran.
03:24Nous appuyons les négociations qui ont été engagées.
03:27Nous sommes prêts à contribuer à l'élaboration d'un accord global et à long terme entre les deux pays,
03:33ainsi que dans le cadre d'un règlement plus large impliquant leurs voisins.
03:37Si nos bons offices s'avéraient nécessaires, nous espérons que le rétablissement de la libre navigation dans le détroit d
03:44'Hormuz
03:45profitera à la sécurité énergétique et alimentaire des pays du Sud.
03:51Alexis Tarade, avant de rentrer dans un peu les détails de cet accord,
03:54moi ce qui m'intéresse c'est le fait que ce soit J.D. Evans maintenant qui soit aux commandes.
03:58Est-ce que c'est plutôt un signe encourageant ou est-ce que finalement c'est un simple exécutant de
04:02Donald Trump,
04:03vous qui connaissez bien la vie politique américaine ?
04:06Je pense que J.D. Evans est un simple exécutant comme toute personne de son entourage de Donald Trump.
04:11Il est seul décisionnaire, même si on peut constater qu'il y a des lobbies ou des groupes de puissance
04:19qui influent fortement sur ses choix stratégiques.
04:23Ceci étant, effectivement c'est intéressant de voir que c'est J.D. Evans et pas Marc Rubio qui étaient
04:27présents.
04:28Je pense que ça repositionne également J.D. Evans sur sa stature, il est quand même vice-président,
04:37alors que ces dernières semaines on avait vu Donald Trump qui était extrêmement prompt à mettre en avant justement Marc
04:43Rubio,
04:44quitte même parfois à créer un peu de jalousie et créer de la concurrence.
04:48– Youssef Indy, est-ce que vous partagez, je dirais, le côté triomphant un peu des Iraniens ?
04:55Et sur deux même, on voit le chef du Parlement iranien, est-ce que ça peut être considéré comme une
05:00victoire pour l'Iran ?
05:02Ou est-ce que finalement c'est un compromis ?
05:04Comment vous analysez ça, ce début de négociation, dirons-nous ?
05:10– Alors on va se baser sur les faits, en dehors des déclarations des uns et des autres,
05:15parce que si on écoute les Américains, ils ont gagné la guerre,
05:19si on écoute les Iraniens, eux aussi ont gagné la guerre.
05:21Mais si on se fonde sur les faits et sur l'évolution du conflit
05:27et sur les objectifs initiaux de cette guerre, il n'y a aucun débat.
05:33La guerre a été perdue par les Israéliens et les Américains.
05:37Aucun des objectifs présentés, que ce soit les objectifs israéliens,
05:41les objectifs américains, les objectifs officiels ou les objectifs officiels,
05:46aucun n'a été atteint.
05:49Quant aux objectifs iraniens, ils sont simples.
05:52Les Iraniens au départ n'avaient qu'un objectif, c'était de survivre.
05:56Ils ont survécu et ils ont obtenu bien plus que cela,
06:02puisqu'ils ont détruit, en tout cas ont rendu totalement inutilisables
06:06les bases militaires américaines dans la région.
06:09Ils ont établi leur domination sur le golfe Persique.
06:14Ils ont très certainement confirmé leur contrôle sur le détroit d'Hormuz
06:22et se sont affirmé véritablement comme la puissance dominante dans la région.
06:32Et si je peux me permettre, je rebondirai sur votre question précédente,
06:37parce qu'elle est très importante.
06:40Les Iraniens, à un moment donné du processus de négociation,
06:44avaient exigé que ce soit J.D. Vance qui négocie directement avec les Iraniens,
06:50parce que J.D. Vance fait partie des membres de l'administration Trump
06:54qui se sont opposés à la guerre contre l'Iran
06:56et qui se sont opposés aux guerres en général.
07:03Et donc ce retour au devant de la scène de J.D. Vance
07:08indique clairement une volonté des Américains
07:10d'arriver au terme de ces négociations
07:15qui avait capoté précédemment,
07:18puisque J.D. Vance était obligé de se conformer au désidérata de Netanyahou.
07:24Or, aujourd'hui, il est clair que les Américains
07:27veulent aller au bout de ces négociations
07:30au détriment de Netanyahou,
07:32qui est tenu pour responsable de cette guerre.
07:34On va en parler de la deuxième partie.
07:35Je voudrais juste, on va revenir,
07:37mais je voudrais m'adresser à Pierre-Emmanuel Thoman
07:39qui nous rejoint de Bruxelles
07:41et je l'en remercie.
07:43Moi, ce qui m'intéresse également,
07:44c'est la vision de Sergei Lavrov
07:46qui constate finalement une inadaptation
07:50de l'Occident collectif,
07:51comme on l'appelle en Russie,
07:53sur cette multipolarité
07:54qui pourtant semble devoir s'imposer
07:56et finalement, cette, entre guillemets,
07:59victoire iranienne
08:00pourrait être le syndrome
08:02de cette incompréhension,
08:03mais en même temps, cette obligation
08:04de prendre en compte une réalité
08:05qui s'impose d'elle-même.
08:09Oui, évidemment.
08:11Je pense que la lecture géopolitique
08:13souligne en fait
08:16une incapacité des États-Unis
08:18à accepter l'émergence du monde multipolaire
08:21et de l'inscrire dans un nouvel ordre spatial
08:26garanti par le droit.
08:28Et les États-Unis, donc,
08:30qui sont déjà en surextension
08:33pour l'encerclement de l'Eurasie
08:35sur les fronts européens
08:38avec l'Ukraine,
08:39l'Indo-Pacifique avec la Chine
08:41et puis maintenant l'Iran
08:44pour la fermeture
08:46de cet encerclement de l'Eurasie
08:48a échoué
08:49parce qu'en agressant l'Iran,
08:52les États-Unis, sans doute,
08:55auraient espéré effectuer
08:56un changement de régime
08:58et en fait détacher l'Iran
09:00des BRICS,
09:00de la Chine,
09:01de la Russie.
09:02Ils ont échoué dans cet objectif
09:04et même s'ils négocient aujourd'hui
09:07pour essayer de se sortir
09:11d'un nouveau bourbier
09:13qu'ils ont provoqué eux-mêmes,
09:15parce qu'ils ont encore l'Ukraine
09:17sur les bras,
09:18même s'ils essaient
09:19de s'en sortir aussi
09:20en poussant les Européens,
09:21mais ils restent aussi impliqués
09:24et co-belligérants
09:25en Ukraine contre la Russie.
09:28Sur le dossier iranien,
09:31je pense que les négociations
09:33vont être très difficiles,
09:35longues et il y aura toujours
09:36une interprétation différente
09:38entre les Iraniens,
09:39les États-Unis et Israël
09:41qui ont ses propres objectifs
09:42régionaux parce que l'objectif
09:45c'est le nouvel ordre spatial
09:47à l'échelle mondiale
09:48entre unipolarité et multipolarité
09:51et les Américains,
09:52même si de facto
09:53ce monde multipolaire
09:54se met en place,
09:55ils refusent de l'inscrire
09:57dans le droit
09:57et ils essayeront toujours
09:58de compenser leur retrait,
10:01leur défaite géopolitique
10:03sur le terrain
10:04par des mesures
10:05de terre brûlée,
10:06c'est-à-dire
10:07s'ils abandonnent l'Ukraine
10:10qui ne peut pas élargir
10:11à l'OTAN,
10:12ils détruiront,
10:13ils font en sorte
10:13que l'Ukraine s'est détruite.
10:15Si l'Iran ne peut pas
10:16être contrôlée par les États-Unis,
10:18ils feront en sorte
10:19qu'elle soit affaiblie
10:20et détruite pour qu'elle ne profite pas
10:22d'une alliance prochaine,
10:24future avec la Chine
10:26et la Russie.
10:28Donc nous sommes
10:28dans une opposition systémique
10:30qui va durer très longtemps.
10:33Laurent Braillard,
10:34il y a un aspect
10:34effectivement
10:35que souligne
10:36Pierre-Emmanuel,
10:38c'est la faiblesse militaire
10:39finalement
10:40de l'OTAN en général,
10:41des États-Unis en particulier.
10:43L'OTAN a mis des forces
10:44et des sommes considérables
10:45pour vaincre la Russie
10:46quasiment seule
10:48et puis
10:48ils n'y arrivent pas.
10:50Et puis
10:50la même chose vient de se passer
10:51en Iran,
10:54on assiste
10:55à un déclin
10:55à la fois militaire
10:56et économique.
10:57Oui, bien sûr,
10:58ça fait déjà
10:59un bout de temps
11:00que ça dure
11:01mais je voudrais quand même
11:01redire quelque chose
11:02sur cette histoire
11:03de la guerre
11:05américaine-israélienne
11:06contre l'Iran.
11:07Historiquement parlant,
11:08en 88,
11:08déjà les Américains
11:09s'étaient cassés les dents.
11:11Déjà le détroit
11:11avait été fermé
11:12par les Iraniens
11:13et déjà les Américains
11:14avaient dû reculer.
11:15En tout cas,
11:16pour ce qui est
11:16de cette défaite américaine,
11:19elle est flagrante.
11:20Je pense que c'est aussi
11:22un message symbolique
11:24pour le monde entier.
11:25Cette hégémonie
11:26est déjà bien sûr
11:28sur le déclin.
11:29Je voudrais dire aussi
11:29qu'en fait,
11:30par rapport à l'Irak,
11:31quand les Etats-Unis
11:32ont attaqué l'Irak,
11:33ils avaient décidé bien sûr
11:35comme vous le savez
11:35une intervention militaire
11:36avec le Royaume-Uni.
11:38Là,
11:38ils en étaient totalement
11:39incapables évidemment.
11:40et pour aussi
11:43aller un peu plus loin
11:44sur ce que disaient
11:45mes camarades,
11:46il faut dire aussi
11:47qu'ils ont là
11:50enfoncé un coin,
11:51les Iraniens,
11:51dans le monde arabe.
11:53Il y a quand même
11:53pas mal de pays
11:54qui étaient en principe
11:55dans la main des Américains.
11:57Je pense au Qatar,
11:58aux Émirats, etc.
11:59Et là,
11:59on voit que les gens
12:00commencent à comprendre
12:01que le vent tourne
12:02et on commence
12:03à entendre des discours.
12:04Ce n'est pas forcément
12:04une bonne chose
12:05d'avoir une base américaine
12:06sur son sol.
12:07Oui, en plus.
12:08Côté israélien,
12:09cet accord est inacceptable
12:10selon les termes
12:11du ministre de la Défense
12:13israélien,
12:14Israël 4.
12:17La situation est la suivante.
12:20Des soldats sont à l'intérieur,
12:21les habitants à l'extérieur,
12:23les infrastructures
12:24sont détruites,
12:25les maisons constituant
12:26une menace
12:27ont été démolies.
12:28Tsaal a pris position
12:29sur la ligne
12:30et nous ne nous retirons pas.
12:32Nous avons annoncé
12:33que dans tous les cas,
12:34nous ne nous retirons pas.
12:35Et à l'heure actuelle,
12:37ce qui constitue
12:38un succès diplomatique,
12:39il n'y a aucune exigence
12:41américaine demandant
12:42à Israël
12:43de se retirer du Liban.
12:45Cette fois,
12:46J.D. Evans
12:47ne semble pas vouloir
12:48laisser passer
12:49les initiatives belliqueuses
12:50israéliennes.
12:50Écoutons-le.
12:56Les Israéliens,
12:57tout comme les autres,
12:58doivent respecter
12:59ce processus de paix
13:00et qui est par essence
13:01bénéfique pour eux
13:02et pour l'ensemble
13:03de la région,
13:04ce qui a parfois
13:05suscité la frustration
13:06du président,
13:07c'est que nous semblons
13:08être sur le point
13:09de réaliser une avancée
13:11majeure dans l'accord
13:12lorsque soudain,
13:13une violente explosion
13:14survient dans un quartier
13:16civil de Beyrouth,
13:18coûtant la vie
13:18à de nombreuses personnes
13:20qui n'ont rien à voir
13:21avec le Hezbollah.
13:22C'est inacceptable.
13:24C'est précisément
13:24le genre de situation
13:26pour laquelle nous avons
13:28réclamé une coordination
13:29plus étroite
13:30afin de garantir
13:31que cela ne se reproduise pas.
13:34Alexis Tarade,
13:35ma question va être simple.
13:37Est-ce que Trump
13:38et J.D. Evans
13:38peuvent tenir
13:39face aux lobby-sionnistes
13:40aux Etats-Unis
13:41et forcer
13:43et tordre le bras
13:44à Israël ?
13:45La réponse,
13:46ça va être très courte,
13:47mais avant ça,
13:47je voudrais revenir
13:48sur deux commentaires.
13:49Je ne pense pas
13:49qu'une armée américaine
13:50soit faible,
13:50c'est simplement
13:51qu'elle n'a pas fait
13:52le choix d'aller sur le terrain
13:54et on ne peut pas gagner
13:54une guerre
13:55sans aller sur le terrain.
13:56Elle n'a pas fait
13:56pour des questions électorales.
14:00C'est ça la faiblesse ?
14:02On est d'accord,
14:03mais ceci dit,
14:04elle n'est pas faible,
14:04c'est juste qu'elle a fait
14:05la guerre à moitié.
14:06C'est une différence.
14:08Sur le point
14:08qui avait été spécifié,
14:10et c'est très important
14:11ce que Youssef a dit,
14:12c'est-à-dire qu'effectivement
14:13au début de cette négociation
14:14avec Iran,
14:15les deux négociateurs,
14:16c'était Kushner
14:17et Witkoff.
14:18Tous les deux
14:20ont le même point commun
14:22et le même parti pris,
14:23donc c'était impossible.
14:24Donc forcément,
14:25effectivement,
14:25ramener J.D. Evans
14:27qui lui,
14:28est moins en tout cas
14:31pris dans un courant
14:34de lobby,
14:35de pression
14:37pro-Israël,
14:38c'était bien entendu
14:39la seule chose à faire.
14:40Maintenant,
14:41pour répondre à la question
14:41concrètement,
14:42non,
14:43c'est impossible.
14:43Donald Trump
14:44est complètement soumis
14:45à Israël
14:46pour plein de raisons.
14:47On pourrait faire
14:48une émission là-dessus,
14:49mais il est complètement soumis
14:50et il est pieds et poings liés.
14:51et il l'a dit
14:52dans une de ses conférences,
14:54il a dit
14:55« je suis heureux »
14:57non,
14:57il a dit « je suis honoré »
14:58d'être le très grand ami d'Israël.
15:03Mais il dit beaucoup de choses,
15:04Donald Trump.
15:04Oui, mais sur Israël,
15:06il a toujours eu une ligne
15:07extrêmement bienveillante
15:09et son fils,
15:10rappelons que Kushner,
15:11qui est son gendre,
15:12bien entendu,
15:13est juif,
15:15il l'a dit,
15:16Donald Trump,
15:1750%,
15:18il estime à 50%
15:19son entourage
15:21qui est de confession juive.
15:27Kushner,
15:27l'a dit également,
15:29il a dit
15:29« mais oui,
15:30mais nous,
15:30on est tout à fait
15:31proches d'Israël
15:32et des opinions d'Israël.
15:33Dans ma société,
15:34il y a plus de 80%
15:35des gens qui travaillent pour moi
15:35qui sont juifs,
15:37etc. »
15:37Donald Trump a accepté
15:39une ingérence totale
15:40lors des dernières élections
15:41des primaires
15:42pour les mid-termes.
15:43Lorsqu'il était en difficulté
15:44face à Thomas Massy,
15:46il a accepté
15:47une ingérence étrangère,
15:48c'est-à-dire
15:48des fonds de soutien,
15:49notamment de l'IPAC,
15:50qui ont mis,
15:51je crois,
15:52globalement,
15:5235 millions de dollars
15:54pour faire gagner
15:56le protégé de Donald Trump.
15:57Face à Thomas Massy,
15:58on est dans un lobbying
16:01et des pressions
16:01aux Etats-Unis
16:02du lobby pro-Israël
16:04qui sont aujourd'hui
16:06en tout cas
16:06pas contestables.
16:07Yosef Indy,
16:07je vous pose la même question.
16:09Vous partagez
16:11ce que pense
16:13Alexis Tarad ?
16:15Alors,
16:16oui et non,
16:17dans le sens où
16:18effectivement,
16:19Donald Trump,
16:20ces différentes campagnes
16:22ont été financées
16:23par des représentants
16:24du lobby pro-israélien
16:25ou des Israélois américains,
16:27comme la famille Adelson,
16:29Myriam Adelson
16:30et son mari,
16:32son mari défunt.
16:33Ils ont dépensé
16:34au total,
16:34je crois,
16:35plus de 250 millions
16:36de dollars
16:36dans les campagnes
16:37menées par Donald Trump.
16:40Mais la question
16:41n'est pas là.
16:41La question,
16:42c'est quelles sont
16:43les différentes forces
16:44en présence
16:46et quel est
16:47le rapport
16:47de force actuel.
16:49En fait,
16:49aujourd'hui,
16:50il y a une opposition
16:51entre la pression israélienne,
16:53la pression du lobby
16:54pro-israélien
16:55sur Donald Trump
16:56et la réalité,
16:58la réalité énergétique.
17:01Les États-Unis
17:02sont en train
17:03de puiser
17:03sur leur réserve stratégique.
17:05D'ailleurs,
17:05vous l'avez souligné
17:06vous-même,
17:07Xavier Moreau,
17:08récemment.
17:08Une réalité militaire.
17:10Ils ont perdu la guerre
17:11militairement.
17:12Une réalité économique,
17:15une réalité électorale.
17:17Et donc,
17:17Donald Trump
17:18est pris en étau
17:19entre cette pression israélienne
17:21et la pression du réel.
17:24Et donc,
17:24il ne peut pas
17:25continuer cette guerre.
17:27Donc,
17:27en fait,
17:27ce que veut
17:28le lobby pro-israélien
17:29et ce que veut
17:30Netanyahou,
17:30c'est que
17:31Donald Trump
17:32allait au bout
17:33de cette guerre
17:35jusqu'au suicide politique,
17:37jusqu'à son propre
17:37suicide politique
17:38et jusqu'à
17:39l'auto-destruction
17:40des États-Unis,
17:41de son armée,
17:42de son économie
17:43et ainsi de suite.
17:44Or,
17:44ce n'est pas possible.
17:45Donc,
17:46il fait,
17:47il entame
17:48ces négociations
17:49pour aboutir
17:49à cet accord.
17:50Et qu'est-ce qui se passe ?
17:51Le lobby pro-israélien,
17:53d'ailleurs,
17:54Myriam Adelson,
17:56qui a financé
17:57Donald Trump,
17:58a un journal
17:59en Israël
18:00qui s'appelle
18:00Israel Hayom,
18:02a publié
18:03plusieurs articles
18:04extrêmement virulents
18:06contre Donald Trump,
18:08contre J.D. Vence,
18:10en le menaçant
18:11quasiment.
18:12Mais,
18:13il ne peut pas
18:13se soumettre
18:14à cette menace
18:16parce que ça signifierait
18:19la destruction
18:20de l'économie américaine
18:23et un suicide politique.
18:24Donc,
18:25la situation,
18:25elle est celle-ci.
18:27Et donc,
18:27Donald Trump,
18:28ce qu'il est contraint
18:29de faire,
18:30c'est de faire porter
18:31cette responsabilité
18:32de cette défaite
18:33à Netanyahou,
18:35non pas en divorçant
18:36avec Israël,
18:38mais en essayant,
18:40et c'est ce qu'il commence
18:42à faire,
18:42à prendre en contact
18:43avec des opposants politiques
18:44de Netanyahou
18:45en vue d'une éventuelle
18:47défaite de Netanyahou
18:48aux prochaines élections.
18:50Donc,
18:50c'est-à-dire,
18:51pas un divorce
18:52avec Israël,
18:54mais s'appuyer
18:54sur d'autres forces sionistes,
18:56d'autres forces israéliennes
18:58contre Netanyahou
18:59qui ont entraîné
19:01les États-Unis
19:02vers la catastrophe.
19:04Laurent Breillard,
19:05là,
19:05c'est en tant qu'observateur,
19:06je dirais,
19:07militaire du conflit,
19:09parce que la présence
19:10d'Israël
19:11dans le sud de Liban,
19:11c'est une chose,
19:12donc vont-ils accepter
19:14de se retirer ou pas,
19:14c'est une chose,
19:15mais quand on voit
19:16ce que fait le Hezbollah
19:18contre Tzahal,
19:21les exécutions quotidiennes
19:23de véhicules blindés,
19:26je voyais encore des images
19:27d'artillerie,
19:27donc des véhicules
19:29qui doivent être
19:29relativement loin
19:30de la ligne de front,
19:31on se dit que pour Israël,
19:33c'est peut-être une solution
19:33pour s'en sortir.
19:35Oui,
19:35encore que,
19:36comme on sait,
19:37il y a eu un précédent,
19:38encore une fois,
19:38puisque la guerre civile
19:39libanaise,
19:40déjà,
19:42les Israéliens
19:42étaient entrés
19:43dans le pays,
19:44ils aimeraient bien
19:44y rester,
19:45très franchement,
19:47par contre,
19:47ça va être compliqué.
19:48Ils n'ont pas réussi,
19:49il y a 30 ans,
19:50moi j'ai servi là-bas,
19:51donc il y a 30 ans,
19:52c'était déjà très dur.
19:54Israël,
19:54d'ailleurs,
19:54a dû,
19:55dans l'histoire,
19:57se retraiter à plusieurs reprises,
19:59avec les Français
19:59et les Britanniques,
20:00on se souvient,
20:00l'Égypte en 1956,
20:02ça va être très compliqué
20:03pour eux de rester,
20:04mais en plus,
20:05la guerre a changé,
20:05comme vous savez,
20:06on a commencé
20:07de voir aussi
20:07les drones
20:08dans cette guerre.
20:09Et l'arme blindée,
20:10encore une fois,
20:11dans ce pays-là aussi,
20:12enfin partout,
20:13voilà,
20:14devient obsolète.
20:15Donc ils ont eu des pertes
20:16et c'est un ennemi en plus
20:17qui est diffus.
20:18Donc là,
20:18on combat en plus un peuple
20:20et c'est pour ça
20:20qu'on a en plus
20:20de grosses pertes civiles.
20:22Ce qui m'a choqué
20:23dans la déclaration
20:24de cet Israélien,
20:26c'est quand il parle,
20:26on a détruit
20:27toutes les maisons civiles
20:28qui sont un danger.
20:30Alors ça,
20:30ça me choque.
20:31Voilà,
20:31mais je pense
20:32que l'extrême droite israélienne
20:33essaiera de pousser,
20:34évidemment,
20:35mais je partage
20:36l'avis de notre camarade.
20:37Ça serait,
20:38en tout cas pour les Américains,
20:39un suicide qui est assez clair.
20:41Pierre-Emmanuel Thomas,
20:42sur cette question,
20:42pour conclure en deux mots
20:44votre avis.
20:46Alors moi,
20:46je me réfère
20:47à la nouvelle stratégie
20:48de sécurité des États-Unis
20:50où on voit
20:51que les objectifs
20:52géopolitiques
20:53entre États-Unis et Israël
20:54divergent,
20:55puisque les États-Unis,
20:57en fait,
20:58que ce soit en Europe,
20:59Moyen-Orient,
21:00Indo-Pacifique,
21:01ils n'acceptent évidemment
21:02pas le monde multipolaire,
21:05mais ils entrevoient
21:07la possibilité
21:08de maintenir
21:09un équilibre
21:10au Proche-Orient
21:10comme en Europe
21:11et en Europe
21:12et en Pacifique.
21:13Cela veut dire
21:13qu'ils veulent rester
21:14au sommet
21:15de la pyramide du pouvoir
21:16et ne laisser aucun État
21:18parmi leurs adversaires
21:20contrôler cette zone
21:21mais c'est un équilibre
21:23alors qu'Israël
21:24au Proche-Orient
21:25ne veut pas d'équilibre.
21:26Elle veut l'hégémonie
21:27régionale totale.
21:28Donc,
21:29on peut s'attendre
21:30à ce que
21:30les Israéliens
21:32fassent des provocations
21:34pour torpiller les accords
21:35et je pense que la situation
21:36peut être
21:37très dangereuse
21:38même si aux États-Unis
21:39il y a des voix
21:41parmi la population,
21:42des politiques
21:43qui dénoncent
21:44de plus en plus
21:45cet alignement
21:45sur Israël
21:46vu l'antrisme
21:48d'Israël
21:50et les liens
21:51je dirais
21:52systémiques
21:53entre Israël
21:54et les États-Unis
21:55cela va être difficile
21:56en fait
21:57de faire pression
21:58sur Israël
21:59alors qu'on aurait besoin
22:01que les États-Unis
22:01réussissent
22:02à faire pression
22:03sur Israël
22:04pour faire en sorte
22:06de négocier
22:08entre grandes puissances
22:09Chine, Russie,
22:09États-Unis
22:10une stabilité internationale
22:12alors qu'Israël
22:13a intérêt
22:14à torpiller
22:15ce genre d'accord
22:16de monde multipolaire
22:17pour affirmer
22:18sa supériorité régionale
22:20Même si on peut encore
22:21avoir des doutes
22:22sur le processus de paix
22:23entre Washington
22:24et Téhéran
22:24la rencontre
22:25a bien eu lieu
22:26à Genève
22:26et l'on peut se montrer
22:27plus optimiste
22:28que les fois précédentes
22:29l'inconnu
22:30reste Israël
22:31empêtré comme il y a 30 ans
22:33dans le sud Liban
22:33face au Hezbollah
22:41Le chef du régime
22:43de Kiev relayé
22:43par les responsables
22:44et les médias européens
22:46enchaîne
22:46les déclarations
22:47triomphales
22:48sur les succès
22:49hypothétiques
22:49des frappes
22:50otanokieviennes
22:51sur le sol russe
22:52et le recul supposé
22:53de l'armée russe
22:54Il vient encore
22:54de récidiver
22:55Écoutons-le
22:58Les rapports
22:59des services
23:00de renseignement
23:00indiquent désormais
23:01que la Russie
23:02est dans l'incertitude
23:03quant à la situation
23:04pour le mois de septembre
23:05Elle fait face
23:06à de grandes difficultés
23:07et cela tient
23:09uniquement au fait
23:09que Poutine
23:10refuse de mettre
23:11fin à sa guerre
23:12J'ai discuté
23:13avec mon équipe
23:14tant de la poursuite
23:15des préparatifs
23:16concernant les contrats
23:17de drones
23:17avec nos partenaires
23:18que de la mise en oeuvre
23:20des accords
23:20déjà conclus
23:21Les volumes de production
23:22de drones
23:23doivent augmenter
23:24Le chef du régime
23:25de Kiev
23:26ne s'arrête pas
23:27à la célébration
23:28de ses victoires
23:31Il menace désormais
23:31directement
23:32la Biélorussie
23:33à laquelle
23:33il a envoyé
23:34un ultimatum
23:35qui doit expirer
23:36ce samedi
23:38Aujourd'hui
23:39ces tours
23:39sont équipées
23:40de relais
23:40aussi bien russes
23:42que biélorusses
23:42Qu'est-ce que cela
23:43change pour nous ?
23:44Des équipements
23:45capables de diriger
23:46des tirs
23:47vers la population
23:47ukrainienne
23:48et plus précisément
23:49vers la population
23:50civile
23:51sont déployés
23:52dans les deux régions
23:53de son territoire
23:53qui sont frontalières
23:54de l'Ukraine
23:55Il n'y a pas
23:56pour l'instant
23:57de lignes de front
23:58majeures
23:58le long de la frontière
23:59entre l'Ukraine
24:00et la Biélorussie
24:01Des civils
24:02sont tués là-bas
24:03Ces tours
24:04sont dotés de relais
24:05Pourrait-il retirer
24:06ces équipements ?
24:07A quoi bon dire
24:08qu'il ne veut pas
24:09participer à la guerre
24:10qu'il retire
24:11ces équipements
24:12qu'il les désactive
24:13Je pense qu'une semaine
24:14lui suffira pour le faire
24:16Pourquoi une semaine ?
24:17Parce qu'à l'heure actuelle
24:18nos civils meurent
24:20et des enfants
24:20sont blessés chaque jour
24:21à cause de cela
24:22S'il ne le fait pas
24:24nous le ferons
24:25Ensuite il a annoncé
24:26qu'il préparait
24:27une opération
24:27en Crimée
24:28et qu'il attendait
24:29le soutien du G7
24:32Notre opération
24:34notamment concernant
24:35la Crimée
24:35est minutieusement calculée
24:37et son déroulement
24:38actuel prouve
24:39que si l'Ukraine
24:39atteint précisément
24:40les objectifs
24:41que nous avons définis
24:42avec nos partenaires
24:43du G7
24:44et cela dépend
24:45des décisions
24:45de ces derniers
24:46nous réunirons
24:47rapidement les conditions
24:48qui contraindront
24:49la Russie
24:50à choisir la paix
24:51Nous comptons beaucoup
24:52sur une réponse positive
24:53de nos partenaires
24:54ils savent parfaitement
24:55de quoi nous parlons
24:57Du côté des grandes puissances
24:59européennes
24:59la stratégie consiste
25:00à tenter de déstabiliser
25:02la société
25:02et les autorités russes
25:03Les résultats sont
25:04pour le moins limités
25:05et c'est finalement
25:06Keir Starmer
25:07qui a annoncé sa démission
25:08Les britanniques
25:09vont donc avoir
25:10un nouveau premier ministre
25:11le quatrième
25:12depuis le début
25:13de l'opération militaire spéciale
25:17Chaque décision que j'ai prise
25:18a été guidée
25:19par l'intérêt de mon pays
25:20C'est pour cette raison
25:22que je démission
25:23de mon poste
25:23de chef du parti travailliste
25:25J'ai informé
25:26sa majesté le roi
25:27de ma décision
25:28ce matin
25:31Laurent Braillard
25:33je vais être un peu familier
25:34mais il est tout excité
25:35Vladimir Zelensky
25:36Est-ce que les résultats
25:37sur le terrain
25:38sont si bons que ça ?
25:39Est-ce que les frappes
25:39dans la profondeur
25:42provoquent un tremblement
25:43au sein de la société russe
25:44qui exigerait
25:45de Vladimir Poutine
25:46une reddition prématurée ?
25:49Ce que c'est certain
25:49c'est que la guerre
25:50des drones monte en puissance
25:51et que les Ukrainiens
25:53bombardent les arrières russes
25:54mais nous aussi
25:56on bombarde les arrières ukrainiens
25:57on voit une montée en puissance
25:58des deux camps
25:59dans cette guerre des drones
26:00après ce qui m'a interloqué
26:01c'est cette fameuse opération
26:02contre la Crimée
26:04parce qu'il faudrait
26:05un débarquement
26:06alors là par contre
26:07c'est quelque chose
26:07qui va être très compliqué
26:08à faire je pense
26:09et quand il parle
26:10du G7
26:11c'est encore une provocation
26:12encore son espérance
26:15d'entraîner finalement
26:15tout le monde
26:16dans un conflit plus large
26:17ça me paraît
26:18totalement délirant
26:19on se rappelle
26:19et il dit le nom encore
26:21et il l'a dit
26:21et M. Macron l'a dit
26:23préparation minutieuse
26:24d'une opération
26:25Zaporogier 2023
26:26il y avait aussi
26:27une préparation minutieuse
26:29d'une opération
26:30qui serait fantastique
26:31qui aurait tout enfoncé
26:32et dans les médias français
26:33on parlait
26:33de l'armée ukrainienne
26:34en Crimée
26:35et libération
26:35entre guillemets
26:36de tout le Donbass
26:38on est encore une fois
26:39dans des déclarations délirantes
26:41mais bon Zelensky
26:42nous a habitués
26:43évidemment
26:43à ce verbiage
26:46Pierre-Emmanuel Thomas
26:47ça ressemble
26:48oui en plus
26:48à une fuite en avant
26:50et qu'est-ce que vous pensez
26:51de ces menaces
26:51sur la Biélorussie
26:53qui pourtant
26:53depuis le début
26:54essaie de se tenir à l'écart
26:57oui je pense
26:58qu'en fait
26:59les armées ukrainiennes
26:59reculent sur le terrain
27:00dans les zones
27:01vraiment qui comptent
27:02c'est-à-dire autour
27:03de Kramatov
27:04et Slovyansk
27:05et donc ils essaient
27:06de compenser
27:07par la politique
27:08de communication
27:09vis-à-vis des Européens
27:11des Américains
27:11pour en fait
27:13alimenter toujours
27:14ce régime de Kiev
27:16par les financements
27:17les armes
27:18et de faire croire
27:19aux Européens
27:19que ça se passe
27:20pas si mal que ça
27:21qui sont en train
27:22de reprendre du poil
27:23de la bête
27:23qui sont capables
27:24de menacer
27:26non seulement
27:27la Crimée
27:28mais en plus
27:29un allié
27:30de la Russie
27:31qui est la Biélorussie
27:33pour montrer
27:33qu'ils ont
27:34une stature
27:35internationale
27:36qui leur permet
27:38en fait
27:38d'essayer
27:39de diviser
27:41la Biélorussie
27:42et la Russie
27:43mais je ne vois pas
27:44comment cela
27:45peut aboutir
27:46je ne vois pas
27:48comment la Biélorussie
27:50peut s'aligner
27:51sur les ultimatums
27:53de monsieur Zelensky
27:54et je crois
27:55que l'avenir
27:57dira
27:57comment ces initiatives
27:59en fait
28:01disparaîtront
28:01dans les poubelles
28:03du brouhaha médiatique
28:06Alexis Tarad
28:06vous qui viviez
28:07en Russie
28:08comment est-ce que
28:08la population
28:09perçoit
28:10la multiplication
28:11des attaques
28:12de drones
28:12dans la profondeur
28:13les problèmes
28:14d'approvisionnement
28:14en carburant
28:15est-ce que les Russes
28:16vont exiger
28:17une reddition
28:19ou est-ce qu'au contraire
28:20c'est plutôt
28:20l'effet inverse
28:21et ils considèrent
28:22que finalement
28:22Vladimir Poutine
28:23est trop gentil
28:24alors c'est exactement ça
28:25je pense qu'il y a un agacement
28:26mais l'agacement
28:27il est plutôt effectivement
28:28sur le fait que la Russie
28:32n'avance pas aussi vite
28:33que sa population
28:34et une partie de son élite politique
28:36le souhaitera
28:37elle juge la population
28:39et d'ailleurs une partie
28:40de son élite politique
28:41que Vladimir Poutine
28:42devrait frapper plus fort
28:44devrait être plus prompt
28:46d'avoir des actions plus dures
28:48voilà
28:49donc il n'y a aucun renoncement
28:51ou en tout cas aucun stress
28:54au quotidien
28:55d'à part des habitants
28:56de Moscou
28:57de Saint-Pétersbourg
28:58ou des villes
28:58ou des zones touchées
29:00il y a surtout
29:00un agacement je pense
29:03Youssef Indy
29:04c'est assez ironique
29:05en fait finalement
29:06ses espoirs
29:06de faire basculer
29:08la société russe
29:09le pouvoir russe
29:09alors que finalement
29:10ce à quoi on assiste
29:11c'est que les grands ennemis
29:13de la Russie
29:14c'est-à-dire
29:15le régime d'Emmanuel Macron
29:17Kerstar meurt
29:18ce sont eux
29:19qui sont en difficulté
29:20ce sont eux
29:21qui perdent les élections
29:22qui doivent
29:23c'est le cas
29:24de Kerstar me repartir
29:26mauvaise appréciation
29:27finalement
29:29en fait
29:29ce qui est intéressant
29:30de constater
29:31en tout cas
29:32de mon point de vue
29:33c'est comme ça
29:33que je le vois
29:34cette guerre
29:35opposant
29:36l'OTAN
29:37et la Russie
29:38sur le territoire ukrainien
29:40qui est une guerre civile
29:41une guerre civile
29:42tout comme on a déclenché
29:43des guerres civiles
29:44au Proche-Orient
29:45en Libye
29:46est une guerre
29:47qui est existentielle
29:49mais pas pour la Russie
29:51elle est existentielle
29:52pour l'état ukrainien
29:53ça c'est sûr
29:54mais elle est aussi existentielle
29:56et là ça peut paraître étrange
29:57de le dire ainsi
29:58elle est existentielle
29:59pour les dirigeants européens
30:00parce que si on écoute
30:03les dirigeants européens
30:04depuis un certain nombre d'années
30:05notamment Emmanuel Macron
30:06il ne parle plus
30:08du tout de ce qui se passe
30:09je crois que je l'ai déjà dit
30:10sur votre antenne
30:11il ne parle plus du tout
30:12de politique intérieure
30:13il ne parle pas d'économie
30:14il ne parle pas de la crise
30:16il ne parle pas de l'inflation
30:17on parle soit de la météo
30:18soit de la guerre
30:19contre la Russie
30:21donc en fait
30:23je ne sais pas
30:24quelle est l'ambiance en Russie
30:25je ne sais pas
30:26de quoi on parle quotidiennement
30:27dans les médias russes
30:29mais en tout cas
30:29ici
30:30on ne parle quasiment
30:32que de guerre
30:33Emmanuel Macron
30:34quand il prend la parole
30:35c'est pour parler de crise
30:36c'est pour parler de guerre
30:37mais à aucun moment
30:39il n'est questionné
30:40et c'est justement
30:41cela l'objectif
30:42sur son bilan politique
30:43sur son bilan
30:44sur son bilan économique
30:46donc c'est pour cela
30:47qu'on a cette impression bizarre
30:50de cet investissement
30:51sur investissement
30:52dans la guerre
30:52en Ukraine
30:53contre la Russie
30:55mais parce qu'au fond
30:56il n'y a pas
30:57d'autre projet
30:58en Europe
30:59que la guerre
31:00la guerre
31:01n'est même pas
31:02un moyen
31:03pour les dirigeants européens
31:05et là on peut
31:06faire le parallèle
31:07avec l'Israël
31:07c'est une fin
31:08la guerre
31:09est une fin politique
31:10c'est très intéressant
31:11Alex Tarrat
31:12je ne suis pas
31:13tout à fait d'accord
31:13cette guerre
31:14est existentielle
31:15pour la Russie
31:16pour une raison
31:17extrêmement simple
31:18c'est que la Russie
31:19n'a pas le luxe
31:20ou la capacité
31:21de perdre
31:21si elle perd
31:22c'est un effondrement
31:23du pays
31:23donc cette guerre
31:24est existentielle
31:25pour la Russie
31:26et en Russie
31:27c'est un peu
31:28comme en France
31:28finalement
31:28les médias russes
31:30parlent tous les jours
31:30également de la guerre
31:32dans tout
31:33il n'y a pas une journée
31:34qui passe
31:34sans qu'il y ait
31:35une émission dessus
31:35les russes
31:36mais vous êtes d'accord
31:37que c'est aussi existentiel
31:39pour les régimes français
31:40oui oui
31:41c'est aussi existentiel
31:43pour la Russie
31:44la Russie disparaîtrait
31:46telle qu'elle est
31:47dans son rayonnement
31:47dans son développement économique
31:48si elle perdait la guerre
31:50Laurent Braillard
31:50vous vouliez
31:51oui je suis tout à fait d'accord
31:54réagir par rapport
31:54à cette histoire
31:55évidemment que c'est existentiel
31:57pour l'Ukraine
31:58et aussi pour l'Union Européenne
32:00c'est assez clair
32:01que c'est les lézards
32:02qui sont apparus
32:03parce que ce surinvestissement
32:05ces milliards
32:05qui ont été dépensés
32:06j'ai fait une enquête
32:07je termine là-dessus
32:09j'estime à 155 milliards d'euros
32:11ce que la France a dépensé
32:12depuis 2015
32:13pour l'Ukraine
32:14c'est énorme
32:14donc ils ont surinvesti
32:16et ils savent très bien
32:17et je suis parfaitement d'accord
32:18ça explique pourquoi
32:19on ferme les lits d'hôpitaux
32:20la politique de la peur
32:21et de la guerre
32:22c'est tout ce qui leur reste
32:23alors du côté russe
32:24on ménage l'administration
32:26américaine
32:26tout en notant
32:27son absence
32:28de volonté
32:29ou son incapacité
32:30à faire respecter
32:31l'accord d'Anchorage
32:32c'est le cas
32:33de l'envoyé spécial
32:34Yuri Ushakov
32:34ou du ministre
32:35des affaires étrangères
32:36Sergei Lavrov
32:37à l'heure actuelle
32:40l'une des parties
32:41demeure attachée
32:42aux ententes
32:43conclues à Anchorage
32:44tandis que l'autre
32:45et l'on peut désormais le dire
32:47s'est manifestement
32:48révélé incapable
32:49de remplir ses obligations
32:50ou de respecter
32:51les accords
32:52qu'elle s'était engagée
32:52à honorer
32:55outre la reconduction
32:57de toutes les sanctions
32:58de l'air Biden
32:59l'administration Trump
33:00a déjà adopté
33:01un train de sanctions
33:02conséquent
33:03à l'encontre de la Russie
33:04ont été oubliés
33:06les déclarations
33:06du président américain
33:08tenues juste après
33:09le sommet d'Anchorage
33:10selon lesquels
33:11l'Ukraine a besoin
33:12d'une paix durable
33:13plutôt que d'une trêve
33:15de quelques années seulement
33:17et que l'Alaska
33:18a jeté les bases
33:19d'une progression
33:20dans cette direction
33:22de son côté
33:24le président russe
33:25Vladimir Poutine
33:25cite toujours
33:26Anchorage
33:26comme une référence
33:28à respecter
33:28pour un futur accord de paix
33:31la Russie reste toutefois
33:33comme cela a déjà été dit
33:35à maintes reprises
33:36prête à des négociations
33:37de paix avec l'Ukraine
33:38sur la base
33:39des accords conclus
33:40à Istanbul
33:40et qui je le rappelle
33:42avaient alors été parafaits
33:43par la délégation ukrainienne
33:45cela signifie donc
33:45que ces accords
33:46leur convenaient
33:46de notre côté
33:47je ne vois aucune raison
33:48de nous en écarter
33:49mais cela doit se faire
33:51sur la base
33:52des accords conclus
33:53à Istanbul
33:53des modalités
33:55discutées à Anchorage
33:57des réalités
33:58et surtout des réalités
33:59sur le terrain
33:59ainsi que
34:00des principes
34:01que j'ai exposés
34:02il y a quelques années
34:03lors de mon intervention
34:04au ministère
34:04des affaires étrangères
34:07Je tiens à rajouter
34:08que depuis
34:08on a eu un échange
34:09assez intéressant
34:10entre le secrétaire d'Etat
34:12aux affaires étrangères
34:15Rubio
34:16Marco Rubio
34:17et
34:18Sergei Lavrov
34:19puisque Marco Rubio
34:20disait qu'il n'y avait
34:20pas eu d'accord
34:21à Anchorage
34:21et Sergei Lavrov
34:22lui a répondu que si
34:23et que d'ailleurs
34:24ce qui avait été
34:26parafaits
34:26c'était ce qui avait été
34:27proposé par les américains
34:28c'est-à-dire que
34:29Whitkoff a proposé
34:30une série de modalités
34:31ce que Vladimir Poutine
34:32appelle de modalités
34:33et c'est ce que les russes
34:34ont validé
34:35donc les russes ont validé
34:36ce que proposaient
34:37les américains
34:38Pierre-Emmanuel Thomas
34:39je me tourne vers vous
34:41est-ce que
34:43sur la question ukrainienne
34:45finalement
34:46Washington n'a pas perdu
34:47en tout cas
34:48Donald Trump
34:49n'a pas perdu
34:49la possibilité
34:50de faire croire
34:50que la défaite des Etats-Unis
34:51ne serait pas la sienne
34:52c'est ça que je voudrais dire
34:53j'aurais posé comme question
34:55Oui très bonne question
34:57en fait
34:58dès les premières propositions
35:01de Donald Trump
35:02avec ses différents émissaires
35:03pour
35:05engager
35:06une sortie de crise
35:07en Ukraine
35:07ont été toujours
35:09inacceptables
35:09du point de vue
35:10de la Russie
35:10c'était gel
35:11sur la ligne de front
35:14colonisation
35:14du reste de l'Ukraine
35:15par les entreprises
35:16des Etats-Unis
35:17acceptation éventuelle
35:18d'une force
35:20européenne
35:21sur l'Ukraine
35:23non réunifiée
35:24à la Russie
35:26siphonner
35:26en fait
35:27les fonds européens
35:29que l'Union Européenne
35:30aurait ajouté
35:31pour la reconstruction
35:32avec la moitié
35:33pour les entreprises
35:34américaines
35:35donc c'était inacceptable
35:36et en réalité
35:38Donald Trump
35:40même si peut-être
35:41lui sincèrement
35:42voulait essayer
35:42pour son aura personnelle
35:45à porter sa pierre
35:47pour une stabilisation
35:48du conflit
35:49en fait
35:49son entourage
35:50le complexe mission industrielle
35:52les néoconstitutionnels
35:54conservateurs
35:55il n'est pas question
35:56en fait
35:56pour les Etats-Unis
35:57d'accepter
35:57un nouvel ordre spatial
35:59multipolaire
36:00et de l'inscrire
36:00dans le droit international
36:02donc
36:03leur proposition
36:04n'était que superficielle
36:06geler le conflit
36:07et croire que la Russie
36:08allait accepter
36:09sur ses bases
36:10et évidemment
36:11les Européens
36:11se sont engouffrés
36:13aussi dans ces négociations
36:14pour les faire échouer
36:15parce que eux
36:15pour eux
36:16évidemment
36:17ils ont tellement promis
36:18la victoire de l'Ukraine
36:19qu'ils ne peuvent plus reculer
36:20et pour eux
36:21une victoire de la Russie
36:23qui est selon moi
36:23inéluctable
36:24ce sera leur humiliation
36:25et leur défaite
36:26et donc
36:28ils sont dans la fuite
36:29en avant
36:29pour prolonger
36:30en plus
36:31parce qu'il y a une rivalité
36:32interne entre Européens
36:33entre Allemagne et France
36:34la France ne veut pas laisser
36:35l'Allemagne devenir
36:36la première puissance militaire
36:38européenne
36:38donc les Français
36:39étaient de surcompenser
36:40en essayant
36:42de remplacer l'Allemagne
36:43en protégeant
36:45soutenant l'Ukraine
36:46en protégeant
36:47les pays de Balte
36:47Roumanie
36:48mais évidemment
36:49les Européens
36:49font surtout confiance
36:51à l'OTAN
36:51avec l'arme nucléaire
36:53en particulier
36:54dans la France
36:55Paris se plante
36:56lourdement
36:56sur cette question
36:57et donc
37:00cette négociation
37:01en fait
37:02ne peut pas aboutir
37:04tant qu'on n'aborde pas
37:05les problèmes de fond
37:06et les Etats-Unis
37:07ne sont pas capables
37:08à l'heure actuelle
37:09de les aborder
37:10et donc
37:11le conflit
37:12va se poursuivre
37:13malheureusement
37:13sur le terrain
37:14jusqu'à l'atteinte
37:16des objectifs
37:16lorsque les Russes
37:17auront décidé
37:18que leurs objectifs
37:19seront atteints
37:20et
37:21c'est ce scénario
37:23qui selon moi
37:25émerge
37:26Youssef Indi
37:27et puis après
37:27je reviendrai
37:28vers Alexis Tarad
37:29finalement on revient
37:30à la question
37:31du chapitre précédent
37:32c'est-à-dire sur l'Iran
37:34pourquoi est-ce que
37:36Donald Trump
37:36n'a pas finalement
37:37appliqué ce que lui-même
37:38demandait à Vladimir Poutine
37:39pourquoi il ne l'a pas fait
37:40appliquer à l'Ukraine
37:42est-ce que ça veut dire
37:42qu'à l'intérieur
37:43de ce qu'on appelle
37:44l'état profond
37:45ou des lobbies
37:46eh bien on ne l'a pas
37:47laissé faire
37:48est-ce que
37:48Wittkopf
37:49qui pourtant était
37:50très bien accueilli
37:50à Moscou
37:51et Kushner
37:51ne sont pas à la hauteur
37:53ou ont menti
37:54à Donald Trump
37:54je ne sais pas
37:55quel est votre
37:56Alexis
37:56j'arrive vers vous
37:57mais je veux d'abord
37:57avoir l'avis
38:00juste une parenthèse
38:01Wittkopf
38:02est un agent immobilier
38:03qui joue au golf
38:04avec Donald Trump
38:05et qui fait des voyages
38:05gratuits partout dans le monde
38:06depuis un an
38:07au final
38:07donc c'est pour la question
38:09des compétences
38:09c'est fini
38:12alors là
38:13je crois avoir déjà répondu
38:15à cette question-là
38:17alors effectivement
38:17il y a
38:19les néoconservateurs
38:20qui sont toujours présents
38:20dans l'appareil d'état américain
38:22il y a
38:24les dirigeants européens
38:26qui sont une émanation
38:27à la fois des globalistes
38:29et des néoconservateurs
38:30parce qu'en fait
38:30la guerre
38:31l'obsession
38:32contre la Russie
38:33d'ordre géopolitique
38:34et idéologique
38:35elle est partagée
38:36par deux courants
38:37qui semblent
38:39très différents
38:40l'un de l'autre
38:41le mouvement néoconservateur
38:43et le mouvement globaliste
38:44celui porté par
38:47Georges Soros
38:48ses avatars
38:49la société ouverte
38:51mais j'aimerais
38:52me tourner vers la Russie
38:53et faire un parallèle
38:54avec l'Iran
38:55pourquoi est-ce que
38:57c'est peut-être
38:58une question
38:58qui se pose en Russie
38:59maintenant que la guerre
39:00en Iran
39:01est en train de se conclure
39:02pourquoi est-ce que
39:03les Russes
39:04ne parviennent pas
39:05à atteindre
39:06l'objectif
39:08de l'Iran
39:09c'est-à-dire
39:10une victoire
39:11stratégique
39:12définitive et totale
39:13alors le contexte
39:13est totalement différent
39:14je suis d'accord
39:16mais
39:17ce que l'on remarque
39:18et là ça peut être
39:19un message
39:20aux dirigeants
39:20aux dirigeants occidentaux
39:22c'est que
39:23jusqu'à la guerre
39:25de février
39:26qui a commencé
39:27le 28 février
39:28les Iraniens
39:30étaient très modérés
39:31dans leurs réponses
39:32et je pense que
39:33cette modération
39:34venait du guide suprême
39:36qui a été assassiné
39:37Ali Khamenei
39:38et à partir du moment
39:39où il a été assassiné
39:40on a vu
39:41une attitude
39:42sur le plan militaire
39:44totalement différente
39:45des Iraniens
39:45qui se sont
39:46très largement
39:48radicalisés
39:48et on a vu
39:50un changement de ton
39:50des occidentaux
39:52vis-à-vis
39:52de l'Iran
39:53et le message
39:55qu'on peut délivrer
39:56aux dirigeants occidentaux
39:57c'est qu'il vaudrait mieux
39:58que les dirigeants occidentaux
40:00parviennent à un accord
40:02avec la Russie
40:03tant que Vladimir Poutine
40:05est au pouvoir
40:06je ne sais pas jusqu'à quand
40:06il restera au pouvoir
40:07parce que
40:08si on fait un parallèle
40:10Vladimir Poutine
40:11peut sembler
40:12être
40:13un modérateur
40:14comme l'était
40:15Ali Khamenei
40:15en Iran
40:16tout à l'heure
40:17vous disiez
40:18qu'on dit qu'en Russie
40:19les Russes
40:20veulent
40:21la fin de la guerre
40:23et font pression
40:23sur Poutine
40:24pour qu'il accepte
40:24moi je pense
40:25que c'est le contraire
40:25je pense que
40:26les Russes
40:27veulent une radicalisation
40:30de la Russie
40:31sur le plan
40:31sur le plan militaire
40:32et si
40:33les occidentaux
40:34font traîner le conflit
40:36jusqu'à l'après Poutine
40:38supposons
40:38ils auront
40:39une Russie
40:40beaucoup plus
40:41véhémente
40:42beaucoup plus radicale
40:43et ils subiront
40:44une humiliation
40:46beaucoup plus
40:47beaucoup plus
40:48retentissante
40:48peut-être que
40:49je me trompe
40:50mais si je devais
40:51faire un parallèle
40:51entre la guerre
40:52contre l'Iran
40:53et la guerre
40:53contre la Russie
40:54je ferais
40:55celui-ci
40:56c'est très intéressant
40:58Alexis
40:58et ensuite Laurent
40:59c'est exactement
41:00ce qu'on disait
41:02sur l'orientation politique
41:06sur la question
41:07d'encourage
41:08en fait
41:08Donald Trump
41:09on n'a rien à faire
41:10véritablement
41:11de ce conflit
41:11sur les rondettes
41:12c'est que nous
41:13on ne l'a pas compris
41:13c'est à dire
41:14qu'on a imaginé
41:15Trump
41:15durant sa campagne
41:16comme quelqu'un
41:16qui était un transgressif
41:18qui pouvait renverser
41:19à table
41:19la vérité c'est que
41:21Trump
41:21c'est un bon communicant
41:22pour le coup
41:24il a compris
41:25qu'il y avait
41:26une partie d'électorat
41:27qui voulait
41:27arrêter ses guerres
41:28etc
41:29il s'est mis dans
41:32cette brèche
41:33lors de sa campagne électorale
41:34une fois que ça a été fini
41:35ça a été réglé
41:36ce n'était plus son problème
41:37il s'en moquait
41:37il était élu
41:38je pense sincèrement
41:39qu'il s'en moquait
41:40Alexis
41:40j'entends bien
41:42le problème
41:43c'est que s'il avait résolu
41:44le problème il y a un an
41:44la défaite des Etats-Unis
41:46parce que ce sera une défaite
41:47des Etats-Unis
41:48quoi qu'il arrive
41:48n'aurait pas été la sienne
41:50mais ce n'est pas sa priorité
41:51et en plus je pense
41:52que comme il est intelligent
41:53quand même
41:54il le savait
41:55qu'il y a ces néoconses
41:57dont on parle
41:57depuis 5 minutes
41:58qu'il y a ces groupes
42:00de pression
42:00qui font que
42:01non
42:01jamais
42:02les Etats-Unis
42:03n'arrêteront
42:04de titiller la Russie
42:05et je fais une parenthèse
42:06aujourd'hui
42:07Trump
42:07sur le trou social
42:09s'est trouvé un nouvel ennemi
42:10intérieur aux Etats-Unis
42:11il a parlé des communistes
42:12oui j'ai vu ça
42:13et pourquoi je dis ça
42:14c'est important
42:15parce qu'il aurait pu choisir
42:16on est en 2026
42:18on a l'impression
42:19qu'il est rentré
42:20dans la DeLorean
42:20qui est revenu
42:21en 1970
42:23et il ressort
42:24les communistes
42:25mais pourquoi il a choisi
42:25ce terme
42:26parce que inéluctablement
42:27les communistes
42:28ça ramène à la Russie
42:29ça ramène toujours
42:30à cette image
42:31de la Russie
42:32comme le grand méchant
42:36Laurent Braillard
42:38pour finir sur ce sujet
42:39parce qu'on a encore
42:40un sujet à traiter
42:41vous allez être largement mobilisés
42:43en fait sur les propos
42:44de Youssef
42:45en fait il a tout à fait raison
42:46le président Poutine
42:48est quelqu'un
42:48qui est au centre
42:49de l'échiquier politique russe
42:50qui est modéré
42:52légaliste
42:52il a retenu
42:53tout ça des cas de fer
42:54il aurait pu par exemple
42:55intervenir dès 2014
42:56tout le monde le sait
42:57la guerre a commencé en 2014
42:59et il est clair
43:00que
43:01si le sang doit
43:02encore être versé
43:04très longtemps
43:04la Russie véhémente
43:06que décrit Youssef
43:07effectivement elle sera là
43:08et il faut écouter
43:09les propos par exemple
43:10de Medvedev
43:11qui était considéré
43:12comme un modéré
43:13libéral
43:13des LDPR
43:15les LDPR de Souskis
43:17sont encore plus forts
43:18et pareil
43:18ça fait le rapprochement
43:20avec le sujet sur Israël
43:21Netanyahou
43:22il y a pire que Netanyahou
43:23en Israël
43:24je vous le dis tout de suite
43:25ça me fait peur Alexis
43:28pour conclure
43:29en deux mots
43:29sur ce sujet
43:30c'est cette histoire
43:31que effectivement
43:32tant que le président Poutine
43:33est là
43:33et comme c'est quelqu'un
43:34qui est vraiment modéré
43:35qui a promis
43:37d'ailleurs pendant 26 ans
43:38le problème
43:38c'est qu'ils ont
43:40diabolisé le président
43:40pendant 26 ans
43:41pour en faire un monstre
43:43et ils sont dans l'idéologie
43:44et ils sont coincés
43:45voilà
43:45le régime de Kiev
43:47et ses sponsors
43:48veulent vendre
43:49une victoire quasi imminente
43:50de la coalition
43:51etano-kiévienne
43:51contre la Russie
43:52au-delà des effets marketing
43:54la réalité du terrain
43:55nous fournit un discours
43:57totalement différent
44:05La créature échapperait-elle
44:07à son maître
44:08après avoir enterré
44:09le chef terroriste
44:10Andrzej Melnik
44:11avec les honneurs
44:12et renommé
44:12certaines unités ukrainiennes
44:14du nom de l'armée
44:15insurrectionnelle ukrainienne
44:16ou pas
44:17le chef du régime 2
44:18Kiev s'est vu enlever
44:19la distinction
44:19de l'aigle blanc
44:20du président polonais
44:21conservateur
44:22Karol Nawrowski
44:23lui-même
44:25J'ai proposé
44:27d'ajouter à l'ordre du jour
44:29la question du retrait
44:30de l'ordre de l'aigle blanc
44:31à Zelensky
44:33Malheureusement
44:33il a prouvé
44:34que l'Ukraine
44:35en termes de mentalité
44:36et de glorification
44:37des bandits
44:38et des assassins
44:39de l'armée insurrectionnelle
44:40ukrainienne
44:41n'était pas prête
44:42à adhérer
44:42à la famille européenne
44:43car la famille européenne
44:45ne peut pas glorifier
44:46des bandits
44:47et des assassins
44:48qui ont tué
44:49des femmes et des enfants
44:50ainsi que des polonais
44:51La famille européenne
44:53ne peut pas héroïser
44:54de tels criminels
44:55ni l'armée insurrectionnelle
44:56ukrainienne
44:57cela m'a beaucoup attristé
45:00En signe de protestation
45:02la plupart des dirigeants
45:03ukrainiens
45:03qui avaient reçu
45:04cette distinction
45:05l'ont renvoyé
45:06et Volodymyr Zelensky
45:07a accompagné
45:08le colis
45:09d'un commentaire méprisant
45:12Sans l'Ukraine
45:13personne ne pourra
45:14défendre la Pologne
45:15c'est tout simplement
45:16impossible
45:17sans l'Ukraine
45:18la Pologne
45:18ne sera plus protégée
45:20Navrotsky
45:21le comprend-t-il
45:22c'est à lui
45:24de décider
45:24je crois que sa décision
45:26montre qu'il poursuit
45:27sa lutte politique
45:28à l'intérieur
45:28de son propre pays
45:29en attisant la haine
45:31envers les ukrainiens
45:31c'est ce que faisait Orban
45:33c'est une histoire déplorable
45:34je crois qu'elle finira mal
45:35Les médias occidentaux
45:38ont qualifié cette tension
45:39de brouille mémorielle
45:40tandis que le premier ministre polonais
45:43Donald Tusk
45:43s'est félicité
45:44de l'absence
45:45de Volodymyr Zelensky
45:46à la conférence
45:47sur la reconstruction
45:48de l'Ukraine
45:48à Gdansk
45:53J'ai oublié de répondre
45:55à la question
45:55concernant le président Zelensky
45:57comme vous le savez
45:58il y a eu des tensions
45:59entre les présidents
46:00et je pense que les réactions
46:01ont été inappropriées
46:03de part et d'autre
46:03voire inutiles
46:04je fais référence
46:05à l'escalade inutile
46:07de ces tensions émotionnelles
46:08par ailleurs
46:09je suis en contact permanent
46:10avec la première ministre
46:12Yulia Sviridenko
46:13elle m'a informé
46:14qu'elle dirigerait
46:15la délégation
46:15je ne suis donc pas déçu
46:17de mon point de vue
46:18cela pourrait même se traduire
46:19par une plus grande efficacité
46:21et j'y vois un geste
46:22visant à apaiser les tensions
46:24De son côté
46:25le média Milks Polska
46:27considère que
46:28la Pologne
46:28doit se préparer
46:29à la guerre
46:30contre l'Ukraine
46:32L'Ukraine a fait son choix
46:34elle a montré
46:35que nous Polonais
46:36avons toujours été
46:38son pire ennemi
46:39bien plus encore
46:40que les Russes
46:41il ne nous reste plus
46:42qu'à en tirer
46:43les conclusions
46:43qui s'imposent
46:45malheureusement
46:46les conséquences
46:46pourraient en être
46:47dévastatrices
46:48pour un grand nombre
46:49de nos compatriotes
46:50car puisque l'Ukraine
46:52contre notre gré
46:53a décidé de devenir
46:54notre ennemi
46:55nous devons nous préparer
46:57à une agression
46:57de la part de ce pays
47:00Laurent Braillard
47:01je m'adresse à l'historien
47:02parce que j'ai ce terme
47:03qui a été repris
47:04par presque toute
47:05la presse française
47:06de brouille mémorielle
47:07c'est quoi cette petite brouille
47:09mémorielle
47:09de rien du tout ?
47:10Eh bien ce sont
47:11les fameux massacres
47:12de Volini
47:13qui se passent
47:14à partir de 1942-43
47:16et qui vont perdurer
47:17encore assez longtemps
47:19puisqu'il faut quand même
47:20rappeler que la petite guerre
47:21c'est à dire que l'UPA
47:21l'armée créée par Bandera
47:23armée nationaliste ukrainienne
47:25a continué le combat
47:26jusqu'à leur dernier maquis
47:27qui s'est terminé en 1954
47:28et les derniers sont jugés
47:30dans les années 60
47:31la Pologne devra régler
47:33le problème militairement
47:34il y avait des maquis
47:35de l'UPA en Pologne
47:36voilà alors pour les massacres
47:38c'est entre 80 000
47:39sur les plus petits chiffres
47:40qu'on connaît
47:41et 300 000 sur des chiffres
47:42sans doute exagérés
47:43mais je veux dire quelque chose
47:45c'est que les Ukrainiens
47:47ont comment dire
47:48liquidé ethniquement
47:50tout ce qui n'était pas ukrainien
47:51et même des Ukrainiens
47:53parce que dans l'esprit
47:54Dieu reconnaîtra les siens
47:55Polonais, Hongrois, Ruten, etc
47:58Juifs, les derniers qui restaient
48:00etc.
48:01Tsiganes, etc.
48:02donc ce sont des massacres
48:03absolument atroces
48:04les Polonais ont fait le travail
48:06depuis très très longtemps
48:07c'est vraiment des faits
48:08qui sont méconnus en Occident
48:11Petite brouille
48:12et surtout il faut dire
48:14que c'est des massacres
48:15moyen-âgeux
48:16là on parle de gens
48:17qui sont tués à l'arme blanche
48:19on parle de bébés
48:20jetés dans des fours
48:21on parle de
48:21c'est absolument horrible
48:22et c'est 1300 villages
48:23passés au fil de l'épée
48:241300 villages
48:26et sur la Voligny
48:28et la Galicie
48:29c'est absolument atroce
48:30c'est ça la brouille
48:31et je comprends
48:32l'énervement des Polonais
48:32Il découvre maintenant
48:34quelque chose
48:34qui existe depuis
48:365 ans au moins
48:37c'est une blague
48:38depuis le premier Maïdan
48:40en 2004
48:41depuis 2004
48:42on est dans une blague
48:43de communication
48:44Youssef Indi
48:45moi ce qui m'a frappé
48:46c'est cette facilité
48:47avec laquelle
48:48les Occidentaux
48:48utilisent des mouvements
48:50radicaux
48:51et puis tout d'un coup
48:52s'aperçoivent que
48:53ce sont des mouvements
48:54radicaux
48:55sans pitié
48:56ça ne vous rappelle pas
48:57d'autres théâtres d'opération ?
49:00Oui on peut remonter
49:01déjà à l'époque
49:02de la guerre d'Afghanistan
49:05pour finir d'abattre
49:07l'URSS
49:08c'est ce dont s'était
49:11vanté Brzezinski
49:12c'est à l'époque
49:13que l'embryon
49:14d'Al-Qaïda
49:16va être créé
49:17avec Oussama Ben Laden
49:18et ce qu'on appelle
49:19les Moudjahidines à l'époque
49:21et puis il va y avoir
49:22une continuité
49:24ça va se prolonger
49:25mais on va utiliser
49:26les Américains
49:27et leurs alliés
49:28vont utiliser
49:29ces groupes
49:29ces groupes terroristes
49:31qu'on peut appeler
49:32wahabo
49:33takfiristes
49:34qui sont effectivement
49:35des mercenaires
49:38très utiles
49:39pour éviter
49:41la confrontation directe
49:43alors là
49:44dans le cas
49:45de l'Ukraine
49:46c'est ce qu'on a fait
49:48on a utilisé
49:48les bandéristes
49:49donc on a fait appel
49:51à cette idéologie
49:53qu'on a renouvelée
49:54bandéristes
49:54néo-nazis
49:55en Syrie
49:57c'est ce qu'on a fait aussi
49:59c'est à dire
49:59qu'on a injecté
50:00l'idéologie
50:01wahabo takfiri
50:03et on a utilisé
50:06des populations
50:07du nord de la Syrie
50:07auxquelles on a ajouté
50:08des mercenaires
50:09venus de 82 pays
50:12pour provoquer
50:13une guerre civile
50:14donc c'est à dire
50:14que ce sont des idéologies
50:16qui sont à la fois
50:18d'un côté sectaire
50:20et qui tuent
50:20tout ce qui
50:21tout ce qui ne ressemble pas
50:23au wahhabisme
50:24au wahabo takfirisme
50:25dans le cas ukrainien
50:27c'est tout ce qui
50:28tout ce qui est différent
50:30ethniquement
50:31et le résultat
50:33dans les deux cas
50:34c'est la provocation
50:34d'une guerre civile
50:36et une guerre civile
50:37qui
50:38qui
50:39qui
50:39qui
50:40qui permet
50:41aux Etats-Unis
50:42de mener des guerres
50:43à moindre coût
50:44si on fait
50:45si on voit l'évolution
50:46de ce qui s'est passé
50:47sous l'ère
50:48de George W. Bush
50:49néo-conservatrice
50:50et l'ère Obama
50:53c'est très net
50:54durant l'ère
50:55George W. Bush
50:56on détruit
50:57des pays
50:58à coups de bombe
50:59donc ça c'est
51:00ça c'est la méthode
51:01disons républicaine
51:03néo-conservatrice
51:03et la méthode Obama
51:05c'est à dire
51:06la méthode
51:07des démocrates
51:08qui est beaucoup plus
51:09vicieuse
51:10si on va investir
51:11un milliard de dollars
51:12par an
51:12donc beaucoup moins cher
51:13qu'une guerre
51:16conventionnelle
51:17habituelle
51:18pour déclencher
51:19une guerre civile
51:20un chaos
51:21et opposer
51:22des populations
51:23dans le pays
51:24et même à l'extérieur
51:25du pays
51:26parce que
51:26c'est plus
51:28une guerre
51:28du méchant impérialiste
51:30contre
51:31contre le pays dominé
51:33comme
51:33le pays faible
51:35comme celui
51:35de Saddam Hussein
51:37ça devient
51:38des combattants
51:39de la liberté
51:41opposés
51:42aux méchants
51:43aux méchants dictateurs
51:44dans un cas
51:45c'est contre
51:45contre Vladimir Poutine
51:47dans l'autre
51:48c'est contre
51:49Bachar el-Assad
51:50donc c'est
51:52véritablement
51:53une guerre
51:54de nouveaux types
51:56et qui commence
51:58à se mettre
51:58en place
51:59bon il y a eu
51:59la guerre d'Espagne
52:00mais véritablement
52:01dans la séquence
52:02qui nous intéresse
52:03ça commence
52:03en Afghanistan
52:05et l'objectif
52:06est le même
52:06les américains
52:07ont voulu faire
52:09en Ukraine
52:10à la Russie
52:10ce qu'ils ont fait
52:11à l'URSS
52:12en Afghanistan
52:13en croyant faire tomber
52:15l'état russe
52:16l'état russe
52:17l'excitera de réagir
52:18je vais paraphraser
52:19en fait
52:19Xavier Moreau
52:20je ne sais pas
52:21si vous le connaissez
52:22mais qui disait
52:23de toute façon
52:23la Pologne
52:23est un état non joueur
52:25voilà
52:25donc on fait du blabla
52:27pour les médias
52:28pour les populations
52:28mais de toute façon
52:29il y a deux routes
52:31d'approvisionnement
52:32de la dictature
52:34bandériste actuellement
52:35qui a pris le pouvoir
52:36en Ukraine
52:36il y a une route
52:37par le sud
52:38une route par le nord
52:38la route par le nord
52:39c'est par la Pologne
52:40donc tout ce qui se déverse
52:42de l'OTAN
52:42pour l'Ukraine
52:44c'est par la Pologne
52:45donc ils peuvent dire
52:47ce qu'ils veulent
52:47quoi qu'il arrive
52:48ça continuera
52:50de rester
52:52le point d'entrée du coup
52:52moi je voudrais juste
52:53rajouter par rapport
52:54à ce que disait Youssef
52:55que en fait
52:56sous Clinton
52:56il y a cette fameuse brigade
52:57afghane en Bosnie
52:58c'est déjà aussi
53:00voilà
53:00ils ont utilisé
53:02exactement aussi
53:03cette même
53:03dans la continuité
53:04de l'Afghanistan
53:05alors Afghane
53:06c'est évidemment des mercenaires
53:07et l'Allemagne soutenait
53:08les oustachis
53:09les descendants des oustachis
53:10contre la CERD
53:11exactement
53:11voilà c'est juste
53:12le petit ajout
53:12que je voulais faire
53:13Pierre-Emmanuel Tormand
53:14je me tourne vers vous
53:17moi je m'interroge
53:18pourquoi est-ce que Zelensky
53:19fait ça
53:21idéaliser Melnik
53:22idéaliser Lupa
53:24et ça finit par donner
53:25ça être contre-productif
53:27même Donald Tusk
53:27dit finalement
53:28c'est quand même mieux
53:29de discuter
53:29avec le Premier ministre
53:30plutôt qu'avec
53:32Zelensky
53:32comment vous analysez ça
53:35je pense que l'Ukraine
53:37le régime de Kiev
53:38est dans une phase
53:39très délicate
53:39qu'elle recule en fait
53:41sur le terrain
53:41est obligée de mobiliser
53:43les plus extrémistes
53:45des Ukrainiens
53:45donc les banderistes
53:46et donc
53:47montre des signes
53:49en essayant de réhabiliter
53:51le plus possible
53:52cette idéologie
53:53mais c'est aussi
53:55je pense
53:56tout simplement
53:57la nature
53:58d'une partie
53:59malheureusement
54:00des Ukrainiens
54:02d'être
54:04anti-russe
54:05russophobe
54:06qui est évidemment
54:08liée
54:08à l'histoire
54:09à ce courant
54:11qui revient
54:12de très loin
54:13en fait
54:14l'Ukraine
54:15a été créée
54:16de manière artificielle
54:17lorsqu'elle a disparu
54:19enfin elle n'existait pas
54:20c'était la Russe de Kiev
54:21qui a été envahie
54:22par la Pologne-Lituanie
54:23le territoire
54:23ensuite
54:24les
54:25les
54:27les
54:28les
54:28les
54:28les Austro-Hongrois
54:29puis ensuite
54:29les Allemands
54:30ont essayé de créer
54:31une Ukraine
54:31anti-russe
54:32ils se sont massacrés
54:34entre eux
54:35et donc
54:36tout cet héritage
54:37lourd à porter
54:37éclate
54:38et malgré la communication
54:40c'est la réalité
54:41qui éclate au grand jour
54:42mais effectivement
54:43je pense que ça ne changera pas
54:44sur le soutien
54:46de la Pologne
54:48et des autres
54:49pays européens
54:50au régime de Kiev
54:51parce qu'ils se sont
54:52trop avancés
54:53dans cette posture géostratégique pour abandonner Kiev aujourd'hui.
54:59Par contre, cela montre l'impossibilité, à mon avis,
55:03d'un élargissement de l'Union européenne à l'Ukraine,
55:06parce que tous ces contentieux vont exploser au grand jour.
55:09Et ce n'est pas seulement entre l'Ukraine et la Pologne,
55:13ce sera entre l'Ukraine et la Hongrie, entre l'Ukraine et la Roumanie,
55:17entre l'Allemagne et la France qui ont une interprétation différente
55:20de ces rivalités territoriales.
55:24Le déplacement du centre de gravité vers l'Est au détriment de la France,
55:27de l'Italie, de l'Espagne, l'Allemagne qui veut se positionner.
55:31On approche de la fin et je voudrais donner la parole.
55:33C'est impossible.
55:33Merci Pierre-Emmanuel. Je voudrais donner rapidement la parole, pour conclure.
55:36Zémy tient son pouvoir à un fil et, à mon avis, il a peur.
55:40C'est ma réponse à la question que vous avez posée à Pierre.
55:43C'est une génoflexion préventive, en fait, avant de te faire massacrer.
55:47Rapidement, vous voulez...
55:48Je voudrais juste mettre un tout petit bémol.
55:49Je ne pense pas qu'en fait, les Ukrainiens sont dans une opposition à la Russie,
55:53mais les Galiciens et les Voliniens.
55:54C'est une grosse différence.
55:55C'est un peu ce qu'il disait, quand il parlait notamment...
55:58En tout cas, il faut faire la distinction entre ces gens-là, de l'Ouest,
56:01et historiquement parlant, c'est quand même autre chose.
56:03Le 25 février 2022, au lendemain du début de l'opération militaire spéciale,
56:08Volodymyr Zelensky, alors président de l'Ukraine,
56:10annonçait qu'il voulait négocier avec la Russie.
56:13Tout aurait pu se terminer le mois d'avril suivant,
56:15mais Londres et Washington en ont décidé autrement.
56:18Désormais, le chef du régime de Kiev est seul face à l'histoire.
56:22C'est tout pour aujourd'hui.
56:23Merci d'avoir suivi cette émission.
56:25Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau numéro.
56:27D'ici Moscou, les francophones parlent aux francophones,
56:30les français parlent aux français.
56:31Sous-titrage Société Radio-Canada
56:33Sous-titrage Société Radio-Canada