00:00Alors, il y a des hôpitaux en saturation, effectivement, qui gèrent la crise.
00:04Ça ne veut pas dire qu'on laisse des personnes sur les brancards,
00:07ça ne veut pas dire que les personnes ne sont pas soignées,
00:10mais il y a un afflux conséquent dans certaines régions,
00:13notamment en Bretagne, en Ile-de-France, ça c'est vrai, il y a un afflux.
00:18En revanche, on gère tout à fait.
00:21On est sur beaucoup d'appels au SAMU, surtout.
00:24Les gens ont bien compris qu'il faut éviter de se déplacer si ce n'est pas nécessaire.
00:27On est sur des hausses de l'ordre de 75% de hausses d'appels au SAMU
00:32par rapport à l'année dernière, à la même période.
00:35Donc voilà, on est sur des situations qui sont quand même assez gérées.
00:38Après, c'est vrai, les chefs de service, notamment en médecine intensive,
00:43nous disent que ça se remplit doucement, mais sûrement.
00:46On a des personnes âgées, c'est vrai, et on a aussi des jeunes inconscients,
00:52on peut le dire, qui font de l'activité sportive malgré les recommandations.
00:55Yasmina Catou, je rappelle, vous êtes journaliste européen,
00:57en charge notamment des sujets de santé.
01:00Les patients qui arrivent à l'hôpital arrivent pour quelles raisons généralement ?
01:03Des coups de chaleur.
01:05Ce qu'on appelle un coup de chaleur, ça veut dire que vous êtes enfermé
01:09dans votre appartement où il fait 35, presque 40 degrés.
01:13Eh bien, il y a des personnes fragiles qui ne supportent pas.
01:15Les personnes âgées notamment, elles ne transpirent pas,
01:19et donc elles accumulent la chaleur dans l'organisme,
01:21et donc elles arrivent à l'hôpital à 42 degrés.
01:24Et quand on arrive à l'hôpital à 42 degrés, ça veut dire qu'on a tous les organes qui
01:28lâchent.
01:29Et ces personnes sont admises en service de réanimation.
01:33Dans un état déjà grave.
01:35Exactement, dans un état très grave.
01:36Il y a un décalage aussi entre le moment où la canicule a été la plus forte,
01:39c'est-à-dire notamment hier, et le moment où ça se concrétise, j'allais dire,
01:43en arrivée massive de patients à l'hôpital.
01:45Donc le week-end qui arrive s'annonce compliqué.
01:47C'est sans doute pour ça que le plan blanc a été activé.
01:50Exactement, c'est toujours comme ça.
01:51Il y a un décalage de 5 à 10 jours après le début des très fortes chaleurs.
01:58Des personnes, en fait, qui, comme on dit, décompensent.
02:01Ça veut dire que le corps encaisse, encaisse, encaisse.
02:03Mais plus c'est long, plus le corps a du mal à encaisser des températures caniculaires.
02:08Et donc, ils arrivent à l'hôpital.
02:09Et pour faire face à ça, vous l'avez dit, on déclenche le plan blanc.
02:12C'est très simple, le plan blanc, ça permet de déprogrammer des opérations qui ne sont pas urgentes,
02:18de rappeler du personnel qui est en vacances pour assurer face à l'afflux de patients.
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