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  • il y a 5 heures
Hôpitaux sous tension, mortalité en hausse, annulations d'événements culturels et sportifs: malgré une baisse progressive des températures qui s'annonce, deux tiers de la France restent vendredi écrasés par une canicule d'ampleur exceptionnelle qui s'étend ailleurs en Europe, et dont les conséquences sanitaires commencent à se faire sentir. Yasmina Kattou, spécialiste santé sur Europe 1, revient sur cette vague de chaleur qui impacte les hôpitaux.

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Transcription
00:00Alors, il y a des hôpitaux en saturation, effectivement, qui gèrent la crise.
00:04Ça ne veut pas dire qu'on laisse des personnes sur les brancards,
00:07ça ne veut pas dire que les personnes ne sont pas soignées,
00:10mais il y a un afflux conséquent dans certaines régions,
00:13notamment en Bretagne, en Ile-de-France, ça c'est vrai, il y a un afflux.
00:18En revanche, on gère tout à fait.
00:21On est sur beaucoup d'appels au SAMU, surtout.
00:24Les gens ont bien compris qu'il faut éviter de se déplacer si ce n'est pas nécessaire.
00:27On est sur des hausses de l'ordre de 75% de hausses d'appels au SAMU
00:32par rapport à l'année dernière, à la même période.
00:35Donc voilà, on est sur des situations qui sont quand même assez gérées.
00:38Après, c'est vrai, les chefs de service, notamment en médecine intensive,
00:43nous disent que ça se remplit doucement, mais sûrement.
00:46On a des personnes âgées, c'est vrai, et on a aussi des jeunes inconscients,
00:52on peut le dire, qui font de l'activité sportive malgré les recommandations.
00:55Yasmina Catou, je rappelle, vous êtes journaliste européen,
00:57en charge notamment des sujets de santé.
01:00Les patients qui arrivent à l'hôpital arrivent pour quelles raisons généralement ?
01:03Des coups de chaleur.
01:05Ce qu'on appelle un coup de chaleur, ça veut dire que vous êtes enfermé
01:09dans votre appartement où il fait 35, presque 40 degrés.
01:13Eh bien, il y a des personnes fragiles qui ne supportent pas.
01:15Les personnes âgées notamment, elles ne transpirent pas,
01:19et donc elles accumulent la chaleur dans l'organisme,
01:21et donc elles arrivent à l'hôpital à 42 degrés.
01:24Et quand on arrive à l'hôpital à 42 degrés, ça veut dire qu'on a tous les organes qui
01:28lâchent.
01:29Et ces personnes sont admises en service de réanimation.
01:33Dans un état déjà grave.
01:35Exactement, dans un état très grave.
01:36Il y a un décalage aussi entre le moment où la canicule a été la plus forte,
01:39c'est-à-dire notamment hier, et le moment où ça se concrétise, j'allais dire,
01:43en arrivée massive de patients à l'hôpital.
01:45Donc le week-end qui arrive s'annonce compliqué.
01:47C'est sans doute pour ça que le plan blanc a été activé.
01:50Exactement, c'est toujours comme ça.
01:51Il y a un décalage de 5 à 10 jours après le début des très fortes chaleurs.
01:58Des personnes, en fait, qui, comme on dit, décompensent.
02:01Ça veut dire que le corps encaisse, encaisse, encaisse.
02:03Mais plus c'est long, plus le corps a du mal à encaisser des températures caniculaires.
02:08Et donc, ils arrivent à l'hôpital.
02:09Et pour faire face à ça, vous l'avez dit, on déclenche le plan blanc.
02:12C'est très simple, le plan blanc, ça permet de déprogrammer des opérations qui ne sont pas urgentes,
02:18de rappeler du personnel qui est en vacances pour assurer face à l'afflux de patients.
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