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Le député LFI de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Éric Coquerel ce matin. Bonjour Éric Coquerel.
00:05Député de la France Insoumise, président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale.
00:10On va parler de la dette, on va parler du budget, évidemment, et on va balayer tous les sujets d
00:14'actualité.
00:15Je voulais vous entendre tout d'abord sur la canicule. Tous les Français la vivent et la subissent.
00:19La France suffoque. Des personnes âgées souffrent, des handicapés, des enfants souffrent avec des chaleurs records, y compris la nuit.
00:27Et chez LFI, vous dites que la climatisation n'est pas la solution. Est-ce que vous n'avez pas
00:31le sentiment d'être un peu à côté de la plaque ?
00:33Oui, on n'a pas dit ça. Pour commencer, on explique que climatiser tous les logements n'est pas la
00:41solution.
00:43Bien évidemment, aujourd'hui, vu la situation, vu qu'on n'a pas pris de mesures pour faire face aux
00:49dérèglements climatiques, pour adapter,
00:51on en est maintenant à uniquement prendre des mesures pour afraîchir, c'est-à-dire pour réparer les choses.
00:56On va y venir après. Dans les EHPAD, dans les écoles, dans les hôpitaux publics, bien évidemment, il faut de
01:02la climatisation.
01:02On ne peut pas faire autrement. Il faut aussi de la climatisation, par exemple, dans ce que nous on appelle
01:05les bouleurs thermiques,
01:06c'est-à-dire que ce soit dans les logements sociaux, les logements privés.
01:10Vous savez, tous ces gens qui habitent, par exemple, sous les toits, qui subissent des températoires de 40 à 45
01:15degrés,
01:16il faut les repérer parce qu'on ne peut pas faire autrement.
01:17Mais globalement, vous le savez, si, par exemple, on avait l'idée de se dire, la solution, c'est de
01:24climatiser,
01:25par exemple, tous les logements parisiens ou tous les logements d'une ville,
01:28on pense qu'on augmente à peu près la température entre 2 degrés et 4 degrés,
01:32c'est les récentes études qui ont été faites tout autour,
01:37c'est-à-dire qu'en réalité, on va entretenir la question du réchauffement.
01:41– Jean-Luc Mélenchon a répondu à Marine Le Pen, à son plan climatisation,
01:44en disant que la climatisation, elle dit tout, elle fait le contraire de ce qu'il faut faire.
01:48Donc vous revoyez un peu votre point de vue.
01:50– Non, non, non, non, je vous répète ce que nous avons toujours dit.
01:52Nous avons un plan canicule, vous pouvez l'observer, on l'a sorti absolument, on vient de le ressortir.
01:56Et vous allez voir que sur les questions des pattes, d'écoles et évidemment d'hôpitaux,
02:00on est déjà sur la climatisation.
02:03Alors il ne faut pas seulement mettre des climatisations,
02:05il faut aussi s'occuper de tout ce qui est isolation au niveau persienne,
02:09au niveau écran anti-UV, etc., parce que là, il y a aussi un vrai problème.
02:13Il faut par exemple des oasis de fraîcheur dans chaque école.
02:17Et figurez-vous ça, ça coûte très cher, mais il va falloir le mettre sur la table,
02:21tout simplement parce qu'aujourd'hui, sinon, c'est invivable.
02:24Et ça, ça renvoie à autre chose.
02:25C'est qu'à force d'avoir des budgets qui baissent en matière environnementale
02:29depuis maintenant des années, à force par exemple de baisser le fonds vert,
02:34absolument primordial.
02:35Le fonds vert, vous savez, c'est l'État qui met de l'argent
02:37à disposition des collectivités, qui elles-mêmes mettent une autre partie financière
02:41pour des investissements en matière écologique.
02:43Ça a été créé il y a trois ans.
02:45Ça marchait tellement bien que l'État a décidé de baisser de 67% depuis deux ans le fonds vert.
02:50À force d'avoir une politique comme ça,
02:52on se retrouve avec encore plus de réchauffement.
02:56On ne l'a pas prévu, on ne l'a pas adapté,
02:59et donc ça coûte toujours plus cher.
03:00Voilà les situations dans lesquelles nous sommes aujourd'hui.
03:02Il a un vrai impact sur le réchauffement, mais le fait que le fonds vert soit moins incité.
03:08Évidemment que si c'est un impact.
03:10Si vous avez des politiques qui permettent d'anticiper le réchauffement,
03:14au moins de le freiner maintenant, parce qu'on n'en est plus malheureusement à l'empêcher.
03:20Si vous avez des politiques qui permettent d'adapter,
03:22bien évidemment, ça a un lien sur le réchauffement.
03:24Si par exemple, vous faites de l'isolation thermique de manière massive,
03:27au lieu d'arrêter ma prime réneuve en plein milieu comme ça,
03:31quand survient la vague de chaleur,
03:32vous avez peut-être des chances d'avoir des logements un peu plus isolés.
03:35Ça, chacun va le comprendre.
03:36Et en plus, ça ferait marcher l'économie.
03:37C'est l'inverse de ce qu'a fait le gouvernement.
03:40Écoutez-moi bien.
03:41Depuis trois ans, les budgets en matière environnementaux, climatiques,
03:45baissent dans ce pays.
03:46Baissent dans ce pays.
03:47Donc de ce point de vue-là, c'est une politique que je n'hésite pas à...
03:52C'est une politique qui ne fait qu'aggraver le problème,
03:54alors qu'on voit bien que c'est ça l'urgence des Français aujourd'hui.
03:56Éric Coquerel, les écologistes sont pour un congé climatique de cinq jours.
04:02Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous pourriez soutenir ?
04:03Pourquoi cinq jours ?
04:04Pourquoi cinq jours ?
04:05Vous pensez qu'il faut plus ?
04:06Vous savez quelle est la moyenne environ aujourd'hui de canicule par an ?
04:12Aujourd'hui, vous avez une douzaine de jours.
04:16En 2050, on pense qu'on va être à deux mois.
04:19Donc il faut...
04:20Il faut s'arrêter de travailler pendant deux mois ?
04:22Non, c'est pas ce que je viens de vous dire.
04:23Je pense qu'il faut un droit de retrait climatique.
04:24C'est-à-dire qu'aussitôt que vous êtes dans des conditions de travail,
04:26qui excèdent 33 degrés,
04:29soit vous pouvez faire du télétravail,
04:31soit si vous ne pouvez pas faire du télétravail,
04:32effectivement, vous avez un droit de retrait climatique
04:34et avec au moins une réduction du temps de travail,
04:37par exemple, par jour.
04:38Tous les gens qui, aujourd'hui, sont forcés de travailler
04:41dans des conditions absolument dantesques
04:43et évidemment dangereuses pour les santé
04:45comprendront ce genre de préoccupations.
04:47Et ça aussi...
04:48Financé par qui ?
04:48Ça aussi, ça montre une chose,
04:51c'est qu'à force de ne pas avoir anticipé,
04:53tout ça coûte plus cher.
04:54Vous savez combien coûtera l'inaction climatique ?
04:57En 2050, 11 points de PIB.
05:00C'est-à-dire que si vous ne faites rien,
05:02si vous ne mettez pas les investissements nécessaires,
05:05eh bien en 2050, chaque année,
05:07ça nous coûtera 11 points de PIB.
05:09Éric Coquerel, député LFI,
05:11avec nous ce matin sur CNews et sur Europe 1.
05:13Le rapport, après le meurtre de la petite Liana,
05:17a montré des dysfonctionnements.
05:18Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
05:19lui-même a reconnu que la justice avait failli
05:21et qu'il y avait des responsabilités individuelles.
05:23Dans un communiqué sur X,
05:25le Premier ministre, Sébastien Lecornu,
05:26a reconnu que la chaîne de protection avait failli.
05:30Il veut instaurer des mesures fortes,
05:32telles que la condamnation à la réclusion criminelle
05:35a perpétuité, une vraie perpétuité,
05:37pour les violeurs en série de mineurs.
05:40Est-ce que vous êtes sur cette ligne ?
05:41Écoutez, moi, je ne suis pas forcément sur une ligne
05:45où on pense que plus on met du pénal,
05:47plus on met du répressif,
05:48plus on va régler le problème.
05:49Je suis d'abord pour essayer d'anticiper les choses.
05:53Anticiper les choses, ça veut dire, par exemple,
05:54donner les moyens à la justice pour traiter les dossiers.
05:57Vous savez, M. Darmanin a dit, il n'y a pas très longtemps,
05:59il y a 70 000 dossiers, je m'engage
06:01à ce qu'ils soient traités d'ici l'été.
06:03On a calculé, en gros, qu'en termes de nombre
06:05de magistrats disponibles pour traiter ces dossiers,
06:09ça voudrait dire que chaque dossier est traité
06:10pendant quelques secondes.
06:11Vous conviendrez avec moi que ce n'est pas comme ça
06:13qu'on traite justement ces affaires
06:15où on reproche souvent qu'elles seront classées sans suite
06:17parce qu'il n'y a pas suffisamment de personnes
06:19qui peuvent se préoccuper de ça.
06:21Donc d'abord et avant tout, ce qu'il faut faire,
06:23c'est mettre des moyens budgétaires nécessaires,
06:26ne serait-ce que, par exemple, pour faire en sorte
06:29que la France rattrape la moyenne européenne.
06:30On est très loin.
06:31En termes de magistrats, de juges, de parquets,
06:35de greffiers, on est très loin de la moyenne européenne.
06:37En termes aussi d'officiers de police judiciaire formés,
06:41rien que ça, par exemple, rien que de fait
06:42d'atteindre la moyenne, ça voudrait dire
06:44qu'on fait un plan d'investissement de 700 millions d'euros,
06:47c'est ça qui est nécessaire, plus tout ce qui est nécessaire
06:49au niveau EPJ.
06:50Par exemple, moi, je propose qu'on fasse un projet
06:53de loi de finances rectificative.
06:54On va parler tout à l'heure des budgets.
06:56Vous savez que le gouvernement veut essayer de l'éviter
06:57pour faire face à la fois à la question climatique
07:00dont on a parlé précédemment, au moins dans ces manifestations
07:03les plus extrêmes pour les écoles et autres,
07:05et également pour les violences faites aux enfants et aux femmes.
07:09Voilà, je pense que ça, ce serait nécessaire.
07:11On ne peut pas attendre.
07:12On n'a pas attendu pour le Covid.
07:13On ne doit pas attendre pour ces actions.
07:15Je pense qu'il faut libérer plusieurs milliards
07:17pour essayer au moins de rattraper ce retard.
07:20Pour le Régolien et pour la justice,
07:22sur la perpétuité réelle,
07:23le taux de récidive des agresseurs et des pédophiles,
07:26des agresseurs pédophiles, est extrêmement élevé.
07:29Ça veut dire que quand on relâche un pédophile
07:31qui a violé, il y a énormément de risques.
07:33Déjà, c'est un pédocriminelle, si vous le permettez.
07:36Oui, mais l'histoire, ça n'a pas tout à fait les mêmes définitions.
07:40Donc c'est un pédocriminelle.
07:41Allez-y, continuez.
07:42Un agresseur qui aime les enfants et qui agresse les enfants,
07:45le taux de récidive est extrêmement élevé.
07:47Un agresseur qui agresse les enfants n'aime pas les enfants.
07:50Donc les agresseurs d'enfants que vous libérez
07:54vont à nouveau agresser.
07:56Je ne vous ai pas dit.
07:56Le taux de récidive est extrêmement élevé.
07:59Donc est-ce que vous êtes pour ou contre ?
08:00La perpétuité est réelle.
08:01Quand vous le relâchez, il y a un risque énorme.
08:04Eh bien, ça veut dire qu'il recommence.
08:05Ça veut dire que...
08:06Alors donc, vous préconisez quoi ?
08:08La peine de mort ?
08:08Moi, je ne préconise rien du tout.
08:09C'est vous, le politique.
08:11Justement, ça veut dire qu'une fois qu'on a traité
08:14la peine de quelqu'un qui, surtout dans cette situation...
08:17Déjà, il y a un suivi nécessaire, absolument drastique,
08:20de ce qu'il fait, de où il va.
08:22Je vais vous donner un exemple précis.
08:23Vous allez bien comprendre.
08:24Il y a quelques années de ça,
08:25alors ce n'est pas par rapport à un enfant,
08:27là, ce n'est pas par rapport à une femme,
08:27il y a quelques années de ça dans ma circonscription à Epinay.
08:29Laissez-moi plus une,
08:30parce que c'est concrètement les problèmes qui sont posés.
08:33Vous avez une personne qui a commis un féminicide.
08:37Cette personne n'avait pas le droit d'aller à Epinay,
08:39d'accord, tout simplement,
08:40parce qu'elle devait être à distance de la femme
08:43qu'il avait déjà maltraité pendant des années.
08:48Personne n'a prévenu,
08:49cette personne qui avait pourtant un téléphone de secours,
08:51qu'il était sorti de prison.
08:54Le bilan, c'est qu'en quelques jours,
08:55il est arrivé, il a tué cet homme.
08:57Donc, ce qu'il faudrait, par exemple,
08:58par rapport à un dossier comme ça,
08:59c'est que vous ayez un suivi,
09:01ne serait-ce à minimum qu'il prévient la personne
09:03que cette personne est sortie de prison
09:05et que cette personne qui est sortie de prison
09:07soit évidemment, j'allais dire,
09:09contrôlée dans ses actes.
09:10Donc, pas de perpétuité réelle
09:12pour les agresseurs et les violeurs d'enfants.
09:13Ça, c'est le juge qui décide.
09:14C'est le juge qui décide.
09:16Oui, mais vous en faites toujours.
09:17Non, mais c'est le juge qui décide.
09:19Mais c'est le juge qui décide
09:20quelle peine doit encourir quelqu'un de ce type-là.
09:24Je vous dis qu'après, le problème,
09:25c'est que déjà, il y en a peu qui sont repérés,
09:27ce qui pose un problème de moyens
09:29pour faire en sorte qu'il y ait moins d'affaires classées sans suite.
09:32Il y a les trois quarts des affaires classées sans suite
09:34sur les questions de violence faite aux enfants.
09:36Donc, vous êtes contre la perpétuité réelle
09:37pour les agresseurs et les violeurs d'enfants.
09:38Et deuxièmement, puisque vous voulez réduire
09:40uniquement cette interview à ça,
09:42deuxièmement, vous savez,
09:43ce n'est pas le fait qu'il y ait la perpétuité réelle
09:45qui va régler la question du fait
09:47que des personnes, à un moment donné,
09:49aient des actions criminelles vis-à-vis d'enfants,
09:54de pédocriminalité.
09:54Ce n'est pas parce que vous allez faire en sorte,
09:57ça, c'est assez documenté,
09:59que vous pouvez toujours augmenter les peines.
10:00Ce n'est pas ça qui empêche qu'à un moment donné,
10:02quelqu'un passe à l'acte de ce type-là.
10:04Donc, ce qu'il faut faire,
10:05c'est de faire en sorte que ces personnes-là
10:08soient davantage suivies.
10:08La perpétuité réelle, ça permet d'empêcher
10:11qu'ils repassent à l'acte.
10:12Que, par exemple, on ne les retrouve pas
10:14auprès d'enfants dans des écoles,
10:16dans des centres de loisirs, etc.
10:17Donc, ça veut dire qu'il faut y avoir
10:18un suivi beaucoup plus important.
10:20de la société, bien sûr.
10:22À suivre, quand je dis suivi,
10:24ça veut dire également de contrôle,
10:25et ça veut dire empêcher, par exemple,
10:27d'être au contact des enfants.
10:28Ça, absolument, c'est nécessaire.
10:30Et ça, vous voyez bien que ça renvoie
10:31à des problématiques de moyens.
10:33La France affrontera la Norvège ce soir
10:35à 21h en Coupe du Monde de football.
10:37Compte tenu de l'horaire de cette rencontre,
10:40est-ce que vous craignez des débordements
10:42comme lors du sacre du PSG
10:43en Ligue des Champions ?
10:45Éric Coquet, l'invité de la grande interview.
10:47Non, non, sauf quand c'est mal préparé.
10:50Ce que je veux dire par là,
10:51c'est qu'à force de craindre des débordements,
10:54de mettre des forces de police un peu partout
10:57qui ont, à certains moments,
10:59ce n'est pas la faute des forces de police,
11:00c'est les ordres qu'on leur donne.
11:01Moi, j'ai assisté le soir du match Paris Saint-Germain
11:04où on sait qu'on s'est retrouvés
11:06dans des gestions de maintien de l'ordre,
11:08un peu comme les manifestations sociales
11:09où pour un oui, pour un non,
11:11tout d'un coup, vous avez des charges de policiers
11:12y compris sur des gens
11:13qui n'ont absolument rien fait
11:15par rapport à une infime minorité de personnes.
11:17Donc vous dites qu'il faut mettre moins de policiers ?
11:18Non, je dis que, par exemple,
11:20les villes qui sont bien inspirées,
11:22par exemple, ça nie le fait,
11:23dans ma circonscription,
11:24c'est celles qui préparent des fanzones,
11:25vous voyez, dans lesquelles on peut faire la fête,
11:27dans les fêtes,
11:28on peut regarder ensemble les matchs,
11:29ça se passe très bien.
11:30Voilà, on ferait mieux là aussi
11:32de faire en sorte de considérer
11:34qu'après tout, manifester,
11:37y compris tard,
11:38parce que vu le décalage d'horaire,
11:39dans les rues pour supporter toute l'équipe,
11:41ben voilà, c'est festif, c'est agréable
11:43et de ne pas toujours regarder ça
11:44avec uniquement un angle répressif
11:46qui fait que, j'allais dire,
11:48non seulement on ne prévient rien,
11:50non seulement on ne règle rien,
11:51mais par contre, en général,
11:53on gâche la fête.
11:53Donc je trouve que, par exemple,
11:55si vous voulez mon avis,
11:56que les villes organisent des fanzones de ce type,
11:58c'est beaucoup plus efficace.
11:59S'il suffisait d'organiser des fanzones
12:01qui n'aient pas de violences,
12:02ça se saurait.
12:02Eh ben voilà,
12:03vous allez voir, c'est le cas.
12:05La question du coût de ces violences à répétition,
12:07qui doit payer quand il y a des dégâts ?
12:09C'est à l'état de payer aux Français ?
12:11Qui voulez-vous qui paye ?
12:12Je ne comprends pas tellement la question.
12:15Mais attendez,
12:16quand un voyou se fait arrêter
12:20après avoir brisé un abribus,
12:21qu'est-ce qu'il doit payer ou pas ?
12:23Non mais qu'est-ce qu'il faut proposer comme solution ?
12:25Que les gens n'aillent plus dehors,
12:25on n'est pas dans un débat,
12:27je vous interroge.
12:27Non mais attendez,
12:28ça m'intéresse parce qu'on est dans une société aujourd'hui
12:31où en réalité...
12:32Les Français veulent faire la fête
12:33de la responsabilité individuelle ?
12:34Je ne dis pas ce que dites les Français,
12:35dites que vous,
12:36peut-être vous,
12:37la manière dont vous les interprétez,
12:38mais ça c'est la vision CNews.
12:40Donc je vous dis simplement,
12:41peut-être qu'il faudrait peut-être considérer
12:42de manière différente,
12:43et vous verriez que les problématiques
12:47seraient inversées par rapport
12:48à ce qu'on vit aujourd'hui.
12:49Donc vous êtes contre le principe
12:50du casseur-payeur ?
12:51Le casseur-payeur,
12:52vous savez très bien comme moi
12:53qu'à un moment donné,
12:55vous arrêtez quelqu'un,
12:55vous n'avez absolument pas le choix
12:57de sa solvabilité.
12:58Donc ce n'est pas la solution
13:00pour que les personnes
13:01qui ont subi des casses
13:02soient payées.
13:05Je peux toujours vous dire,
13:06pour faire plaisir,
13:08le casseur-payeur,
13:09si vous avez quelqu'un
13:10qui gagne 2000 euros par mois
13:12et qui se retrouve accusé,
13:14déjà faut-il vérifier,
13:15parce que la plupart du temps,
13:16on n'arrête pas forcément
13:17les gens qui produisent ces casses,
13:19et ça, ça renvoie
13:20à la manière de gestion
13:20de maintien de l'ordre.
13:21Non, non, regardez les rendus
13:22des tribunaux.
13:24Quand tout est filmé,
13:25il y a peu de doute.
13:26Oui, le problème,
13:27c'est que ça se passe rarement
13:28comme ça et que les personnes
13:29arrêtées sont rarement les bons.
13:31Mais bon, ça, c'est une manière
13:32de gestion du maintien de l'ordre
13:33justement qui renvoie.
13:34Mais vous savez très bien
13:35que ce n'est pas comme ça
13:36que vous réglerez la question.
13:37Donc moi, je vous dis,
13:38pour faire en sorte
13:39qu'il y ait moins de casques,
13:40pour faire en sorte
13:40qu'il y ait moins de violences,
13:42déjà, arrêtons d'amplifier celle-ci,
13:43parce qu'en général,
13:44on a eu l'impression
13:45que sur le soir du match
13:46du Paris-Saint-Germain,
13:47on était les seuls en Europe
13:48à avoir ce genre d'événement.
13:49Ça a été documenté.
13:55Encore une fois, je vous le répète,
13:57quand c'est anticipé,
13:58ça se passe très bien.
13:59Voilà, en Seine-Saint-Nice,
13:59ça se passe très bien
14:00pour employer tous les matchs
14:01qui sont regardés dans la joie
14:02avec les supporters
14:04des différentes équipes.
14:06Éric Coquerel,
14:07invité de la grande interview
14:09CNews Europe 1 ce matin.
14:10L'Union des droites
14:11pour la République d'Éric Ciotti
14:13avait, lors de sa niche parlementaire hier,
14:15déposé une proposition de loi
14:16sur l'interdiction de célébrer
14:18les mariages d'étrangers
14:19en situation irrégulière
14:20sous OQTF.
14:22Vous avez déposé
14:23des milliers d'amendements
14:25pour empêcher que ce texte passe.
14:27Pourquoi ?
14:27On a gagné, d'ailleurs.
14:28Je suis très content.
14:30Pourquoi ?
14:30Parce que c'est un texte...
14:32Excusez-moi, je pense que là,
14:33aujourd'hui,
14:34empêcher quelqu'un
14:35qui n'est pas en situation régulière
14:38en France de se marier
14:38avec une personne
14:40parce qu'il n'est pas
14:41en situation irrégulière,
14:42je ne suis pas d'accord.
14:43Je ne suis pas d'accord
14:43avec cette vision
14:44qui laisse à penser
14:45que le problème majeur
14:46d'aujourd'hui,
14:47de nos sociétés,
14:48c'est le fait que des personnes
14:49qui n'aient pas de papier,
14:50en tout cas qui ne sont pas
14:51en situation régulière,
14:52se marient avec quelqu'un
14:54parce qu'il le souhaite, etc.
14:55Voilà, je pense que
14:55c'est une mesure raciste
14:57pour tout vous dire.
14:58Pourquoi c'est raciste ?
14:59Parce que, comme d'habitude,
15:00ça pointe en réalité
15:01l'idée que le principal problème
15:03dans notre pays
15:03sont les immigrés
15:04et y compris sont les immigrés
15:06qui n'ont pas de papier
15:07mais qui, dans la plupart du temps,
15:09travaillent, enrichissent le pays
15:10et demandent qu'une chose,
15:11c'est être régularisés.
15:12Là, c'est quelqu'un
15:12qui est sous OQTF
15:13à qui l'administration dit
15:15qu'il a l'obligation
15:16de quitter le territoire français.
15:18Vous sous-entonnez
15:19qu'il n'y a pas d'immigration.
15:20Il y a une immigration en France,
15:20mais là, ce sont des gens
15:21qui ne respectent pas les règles.
15:22Je ne vous ai pas dit
15:23qu'il n'y avait pas d'immigration
15:24en France.
15:25Je vous dis simplement
15:26mais quelles règles ?
15:27Vous savez qu'aujourd'hui,
15:28moi, je vais vous dire une chose.
15:29Je me retrouve avec une situation...
15:30Mais attendez.
15:31Je me retrouve avec une situation...
15:33Oui, d'accord.
15:33Quand les règles de la République
15:34sont stupides,
15:36on peut quand même
15:36s'interroger sur ces règles.
15:37Vous savez qu'on a à peu près...
15:39S'interroger, ça veut dire
15:39ne pas les respecter ?
15:40Vous savez qu'on a...
15:41S'interroger, ça veut dire
15:43ne pas les respecter ?
15:43Mais il y a des moments,
15:44elles ne sont pas...
15:45Je vais vous dire une chose.
15:46Elles ne sont pas atteignables.
15:49Vous savez pourquoi ?
15:50Parce que, par exemple,
15:51on a une situation
15:52qu'on a tellement durcie
15:53sur les EQTF
15:54qu'on demande à quelqu'un
15:56qui est installé dans ce pays,
15:57parfois même,
15:58qui est enfant de parents français,
16:00figurez-vous.
16:00Il y a des cas comme ça.
16:02On leur dit...
16:03Eh bien, c'est une personne
16:04qui est installée dans le pays,
16:05soit qui fait des études,
16:06soit qui travaille
16:06et enrichit ce pays,
16:07qui n'a pas d'autre pays
16:08en réalité pour vivre.
16:09On va tout d'un coup
16:10l'experter à l'extérieur,
16:11là où il n'a pas de vie,
16:12là parfois même
16:13où il est soit en danger
16:14économiquement, etc.
16:15Ça ne marche pas,
16:16ça ne fonctionne pas.
16:17Et même les préfets
16:18ne peuvent pas l'appliquer
16:19parce que ça n'a pas de...
16:21Comment vous dire ?
16:23Humainement,
16:23c'est absolument terrible.
16:26Mais en plus,
16:26même d'un point de vue
16:27des intérêts de notre pays,
16:28c'est stupide.
16:29Voilà pourquoi il y a
16:30beaucoup d'OQTF
16:31qui ne sont pas respectés.
16:32Pourquoi ?
16:32Parce que, par exemple,
16:33par rapport à l'Allemagne,
16:34on a environ trois fois plus d'OQTF.
16:35On a fait une espèce
16:36de politique répressive
16:37sur la question de l'immigration,
16:39alors même que tous les calculs
16:40le montrent,
16:40qu'en réalité, par exemple,
16:42c'est les travailleurs
16:44qui sont aujourd'hui sans papier,
16:45qui sont dans le bâtiment,
16:46dans la sécurité.
16:47Parfois, je ne sais pas,
16:48on pourrait peut-être vérifier,
16:49vous allez peut-être même
16:49dans la sécurité.
16:50Enfin, vous, je ne sais pas,
16:51parce que vous devez avoir
16:52des politiques, à mon avis,
16:53encore plus attentives là-dessus.
16:55Mais je vais vous dire...
16:56On respecte les règles, effectivement.
16:57Oui, oui, bien sûr.
16:58Mais ces gens-là,
16:58ces gens-là,
16:59figurez-vous,
16:59notre pays en a besoin.
17:01Voilà.
17:01Et que si, tout d'un coup,
17:02on faisait en sorte
17:03que ces OQTF se réalisent,
17:04vous avez plein de secteurs,
17:07là, y compris de gens
17:08qui, sous la canicule,
17:09sont en train de travailler
17:10dans les chantiers,
17:10y compris pour isoler,
17:12peut-être,
17:12des bâtiments en urgence.
17:13Vous avez plein de secteurs
17:14qui s'arrêteraient.
17:15Donc, c'est une politique stupide.
17:17C'est une politique inique.
17:18C'est une politique
17:19qui est contraire à nos intérêts.
17:20Et donc, pour revenir
17:21à votre question,
17:22quelque chose qui considère
17:23qu'aujourd'hui,
17:24la priorité,
17:24c'est qu'une personne
17:25qui est dans cette situation-là
17:26ne puisse pas se parier
17:27à une personne en France
17:29qui est régulière.
17:30C'est, évidemment,
17:32pointer des choses
17:33qui ne sont, franchement,
17:34qui ne vont pas changer
17:35la vie des gens.
17:35C'est une manière
17:36de le faire raciste.
17:36Le problème de cette loi,
17:38c'est que, là,
17:38M. Ciotti s'est fait avoir,
17:39c'est qu'il avait presque
17:40un engagement du gouvernement
17:41comme quoi le gouvernement
17:42l'appuierait.
17:43Bon, c'est finalement
17:43pas ce qui s'est passé,
17:45heureusement.
17:46Et je suis très content
17:47pour tout vous dire
17:47qu'on ait réussi
17:48à faire de l'obstruction
17:49et faire en sorte
17:49que ça ne passe pas.
17:503 536 milliards d'euros
17:52de dettes,
17:53c'est le tout dernier chiffre,
17:54cette dette qui augmente.
17:56Le service de la dette,
17:57donc le remboursement
17:59de la dette,
17:59coûte de plus en plus cher.
18:00J'imagine que vous êtes inquiet
18:01en tant que président
18:02de la Commission des finances
18:02de l'Assemblée ?
18:03Oui, enfin,
18:04ce qui m'inquiète,
18:04c'est plus comment
18:06cette dette s'est produite.
18:08Alors, déjà,
18:09première chose,
18:10je rassure tout le monde,
18:11nous ne sommes pas
18:12au bord de la faillite
18:14où, comme le disait
18:15le Premier ministre Bérou
18:17il y a un an,
18:18au bord du FMI
18:19qui menace la France.
18:20Tout ça, c'est des fadaises.
18:22On assume cette dette.
18:23Je ne dis pas
18:23qu'il faut la cultiver
18:24pour la cultiver,
18:25mais on assume cette dette.
18:26Et ce n'est pas moi
18:27qui le dis,
18:27c'est le ministre Lescure,
18:29il n'y a pas très longtemps,
18:30qui était à côté de moi,
18:31où je préconisais
18:32que pour les investissements
18:33écologiques, par exemple,
18:34ou pour faire face
18:35au coup de la guerre,
18:36vous savez qu'il va être
18:36environ une dizaine de milliards,
18:38très vraisemblablement,
18:39la France essaie de pousser
18:40la Banque centrale européenne
18:41à faire des prêts directs aux États
18:43comme elle l'avait fait
18:43pendant le Covid.
18:43La réponse du ministre
18:45a été de me dire
18:46on risque d'alarmer les marchés
18:47alors qu'il n'y a pas
18:48en substance,
18:49j'ai à peu près la phrase
18:51de verbatim,
18:51il n'y a pas de problème
18:52aujourd'hui
18:53pour qu'on prête à la France
18:55donc il n'y a pas
18:55de problème de dette.
18:56Donc, ce n'est pas
18:57un problème majeur.
18:57Par contre,
18:58ce qui est un problème majeur,
18:58c'est comment cette dette
18:59s'est créée.
19:00Créer de la dette
19:01pour investir, par exemple,
19:02dans l'isolation thermique,
19:03dans la bifurcation écologique,
19:04c'est très bien.
19:05Faire une dette
19:06pour faire des cadeaux fiscaux
19:07aux plus riches,
19:08c'est-à-dire faire en sorte
19:09qu'il y ait 100 milliards
19:10environ d'euros,
19:12de recettes en moins
19:12pour l'État par an
19:14depuis M. Macron,
19:16ça c'est un problème.
19:17Donc, c'est plutôt
19:17à quoi sert la dette
19:18qui est un souci aujourd'hui.
19:19Éric Coquerel,
19:20je voulais vous entendre
19:21également sur l'Arcôme.
19:22Le président de Canal+,
19:24a écrit une tribune
19:25dans le Figaro.
19:26L'Arcôme fait un reproche
19:28particulièrement inquiétant
19:29à CNews.
19:31L'Arcôme qui écrit
19:31« La répétition marquée
19:33d'une séquence à l'autre
19:34des mêmes commentaires
19:35et opinions
19:35s'observe principalement
19:36s'agissant de l'action
19:38de l'exécutif
19:39en raison de positions
19:40perçues comme
19:42insuffisamment fermes
19:43et cohérentes. »
19:44Ça veut dire que
19:44critiquer le gouvernement,
19:46c'est considéré
19:47par l'Arcôme
19:48comme un manquement.
19:50Est-ce que c'est dangereux
19:51selon vous ?
19:51Ce n'est pas du tout
19:52l'Arcôme,
19:53vous savez très bien
19:55ce dont il est question
19:56par rapport à CNews
19:57et notamment les sorties racistes
19:58que vous fréquentez
19:59habituellement
20:00sur votre chaîne de télé.
20:01Il n'y a aucune sortie raciste.
20:02Oui, bien sûr.
20:04Aucune condamnation,
20:05aucune sortie raciste.
20:06Non, ce que vous dites
20:07est faux.
20:07Vous avez eu des condamnations
20:08de plusieurs personnes
20:09qui sont passées sur CNews
20:10à plusieurs reprises.
20:11Donc, je ne vais pas passer.
20:14Mais ce que vous dites
20:14est faux.
20:16Et ne serait-ce que
20:17les dernières
20:18avec M. Onfray
20:19sur le maire de CNews.
20:21Mais évidemment,
20:21pour vous,
20:22des propos
20:23où on compare
20:24le maire d'une grande ville
20:26de Seine-Saint-Denis
20:28à quasiment un sauvage
20:29dans une jungle
20:29ne sont pas racistes.
20:30Aucun propos raciste.
20:31Bien sûr.
20:32Moi, je vous dis l'inverse.
20:33Sur la liberté.
20:34Et donc, je trouve même
20:35que l'Arcom
20:36est beaucoup trop clémente
20:37avec vous,
20:38si vous voulez me dire.
20:39Vous êtes favorable
20:39à la fermeture de CNews ?
20:40Ah oui, oui.
20:41Je pense que
20:41vu ce qui se passe
20:43depuis un certain temps,
20:44oui, je pense que...
20:44Alors que vous venez
20:45sur le plateau,
20:46vous savez qu'il y a
21:00votre matinale,
21:01parce que vous l'associez
21:02avec d'autres médias
21:03ou la mission dominicale
21:05avec les échos
21:06du dimanche matin.
21:08Mais si vous pensez
21:09que ça vaut validation
21:10de tout ce qui se passe
21:10par ailleurs sur CNews,
21:12continuez comme ça.
21:12Vous assumez de vouloir
21:13fermer un média ?
21:14Mais écoutez,
21:15un média qui,
21:16sans arrêt,
21:17fait en réalité
21:20une machine de propagande
21:21pour l'extrême droite,
21:22voire l'ultra-droite,
21:25avec...
21:28Mais c'est bien pour ça
21:33que nous faisons
21:34des exceptions
21:34sur votre matinale,
21:35voilà.
21:36Mais là,
21:36vu la manière
21:37où vous me posez
21:37ces questions,
21:38vous allez finir
21:38par me faire regretter.
21:40Je vous le dis,
21:41tout ce que vous sortez
21:42par ailleurs,
21:43y compris sur des faits
21:44souvent soit gonflés,
21:47soit même imaginaires,
21:48avec des choses
21:49qui ne font que monter
21:50les Français
21:51les uns contre les autres
21:52et qui produisent
21:53une vision de la société,
21:54une vision raciste,
21:54je pense que vous faites
21:56le lit de l'extrême droite,
21:57oui, en permanence.
21:57Et je m'inscris totalement
21:58ce que veut d'ailleurs
21:58M. Bolloré.
21:59Face à ce que vous avez dit,
22:01bien sûr.
22:01Merci en tout cas
22:02d'être venu,
22:02Éric Coquerel,
22:03et à bientôt.
22:05Bonne journée.
22:05Merci.
22:07Merci.
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