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  • il y a 9 minutes
Retrouvez le club de la Bourse du mercredi 24 juin dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:03Il est 8h40 et le club de la bourse aujourd'hui c'est avec Eric Delanois.
00:06Bonjour, président fondateur de Tenzing Conseil, à côté de vous Sylvain Goyon.
00:10Bonjour, gérant action chez Mon Pensier Arbevel de l'intelligence artificielle toujours et de la tech.
00:15Alors on aura les résultats de Micron, très important ce soir Etienne Braque.
00:19On attend quand même des résultats stratosphériques.
00:22Oui, avec un parcours là aussi stratosphérique dans le sens où Micron a été multiplié par 9 en l'espace
00:27d'un an.
00:28Aujourd'hui c'est plus de 1000 milliards de dollars de capitalisation boursière.
00:31Alors hier c'était une séance difficile pour Micron comme pour l'ensemble du segment des semi-conducteurs.
00:36L'indice des semi-conducteurs a perdu 8%.
00:38Bon après il ne faut pas oublier d'où il vient, c'est un indice qui a été doublé depuis
00:42le printemps dernier.
00:44Oui, depuis le printemps dernier, ça montre quand même l'ampleur des mouvements qu'il y a pu y avoir
00:48sur bon nombre de valeurs liées aux semi-conducteurs.
00:50Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui il y a une pénurie de mémoires RAM qui sont aujourd'hui indispensables
00:54pour faire tourner l'intelligence artificielle dans les data centers.
00:57Et vous êtes face à des groupes qui ont ce fameux pricing power, cette capacité à pouvoir augmenter leur prix
01:03qui est juste impressionnante.
01:05Donc par rapport à cela, ce soir le consensus s'attend à des marges autour des 60-70%.
01:09Pas d'inquiétude du coup sur un Nasdaq, Sylvain Goyon qui a perdu 2% hier.
01:14Alors chaque fois qu'il y a un tout petit frémissement, on se dit ça y est c'est la
01:15bulle, comment s'est éclaté, on n'y est pas.
01:17Non mais en fait la question c'est toujours la même depuis un certain temps.
01:21En l'occurrence, je pense que personne ne doute que cette révolution technologique qui est en cours va bouleverser nos
01:26vies.
01:26Je crois qu'il y a un consensus absolument majeur là-dessus.
01:28En revanche la question du marché financier c'est plutôt de questionner la création de valeurs qui va être là
01:33derrière.
01:34Et aujourd'hui on est sur des montants en masse en termes de capex, on connaît tous les chiffres,
01:38qui sont gigantesques et on se demande effectivement si ces investissements vont pouvoir être rentabilisés
01:43avec un niveau je dirais de retour sur capital qui pourrait satisfaire les valorisations d'aujourd'hui.
01:48Et ça c'est toute la question.
01:49Donc pour le moment effectivement les 2% du Nasdaq d'hier c'est beaucoup plus qu'un éclatement de
01:55bulle.
01:55Le reflet je dirais d'un changement de pied de la banque centrale avec un discours qui est un peu
01:59plus dur sur les taux.
02:00Et vous êtes sur des actifs avec des durations très longues, donc évidemment plus sensibles aux variations de taux à
02:04venir.
02:05Dès l'argent est moins facile ça a un impact sur la taxe.
02:08C'est le point, c'est le point.
02:09Eric Delanois vous m'avez écrit je souhaite un crash industriel sur la tech.
02:14Oui il faut qu'à un moment tout ça ça ralentit parce que quand on évoque les retours sur investissement
02:18par rapport aux investissements gigantesques qui sont faits, ça veut simplement dire qu'à court ou moyen terme
02:22on aura une captation de valeurs gigantesque aux mains de quelques acteurs.
02:26Et ça je ne suis pas sûr que ce soit très bon ni pour l'économie ni pour le social.
02:29Et qu'à un moment il doit se passer ce qui s'est passé sur la voiture autonome,
02:34à savoir un ralentissement lié à un crash industriel parce que ce qu'on ne met pas en évidence
02:39dans les problématiques d'acteurs de l'IA entre l'IA et l'entreprise c'est deux choses.
02:42Un la réparation de la valeur, deux la responsabilité.
02:44Quand il y a eu les premiers accidents dans la voiture autonome,
02:48vous avez Tesla qui a été condamné à 250 millions de dollars
02:50parce qu'ils ont été mis en responsabilité et ce n'est plus le conducteur
02:53qui était responsable de l'accident mais le constructeur.
02:56Demain il y a un crash industriel avec un gros acteur de l'IA
02:59qui prend une décision qui a un impact quelconque sur la santé de quelqu'un, etc.
03:04Il se posera la même question de qui est responsable.
03:07Est-ce que c'est le constructeur ?
03:08Est-ce que ce sont eux ceux qui ont fait les algorithmes ?
03:10Ou est-ce que c'est celui qui vendait le service qui a utilisé l'IA ?
03:13Cette problématique de responsabilité n'est pas du tout résolue.
03:16Et ce crash industriel il sera de deux natures.
03:19Soit on va s'apercevoir que les rendements sont impossibles à tenir
03:22et que donc là il va y avoir un redressement violent sur la valorisation boursière.
03:26Soit on va s'apercevoir que les problématiques de responsabilité étant telles
03:29que ça va générer des contractions.
03:32Il faut savoir que sur les véhicules autonomes par exemple
03:34ça a drastiquement changé le paysage des acteurs de la voiture autonome.
03:39Donc il y en a qui ont été abandonnés d'ailleurs.
03:41Donc on peut se dire que là c'est pareil.
03:43Eric le fait que les rendements soient impossibles à tenir on le sait déjà.
03:46C'est-à-dire par rapport aux investissements d'aujourd'hui
03:49s'il fallait que ça soit rentable, le rythme à suivre
03:52est intenable.
03:52Il est intenable sauf à considérer qu'on peut, vous savez
03:55on n'imaginait pas que Google pourrait faire les bénéfices
03:58qu'il a fait sur le trimestre dernier.
04:00C'est-à-dire en gros les rendements croissants
04:02qui caractérisent ces entreprises-là
04:05sont des caractéristiques économiques nouvelles.
04:08Nous n'avions jamais de rendement croissant dans l'économie.
04:10Aujourd'hui Google est la première démonstration
04:12d'un rendement croissant qui dure.
04:13Demain les entreprises industrielles, IA, seront les mêmes.
04:16Et la grande différence entre la robotisation et l'IA
04:18c'est bien ça.
04:19Quand on était dans la robotisation,
04:20la rente ou le rendement, il était diffusé sur toute une chaîne
04:24qui était les constructeurs, les techniciens,
04:26une chaîne de valeur, les fabricants d'usines,
04:28les déployeurs, etc.
04:29les vendeurs de robots.
04:31La chaîne de la valeur de l'IA
04:32s'est beaucoup plus concentrée en fait.
04:34Des déploiements rapides,
04:35une concentration de la rente sur quelques acteurs
04:38et donc forcément une concentration
04:40de la captation de la valeur qui est inédite.
04:43D'où parfois, Sylvain Goyon,
04:45une recherche bénéficier de l'IA à travers des titres comme Valeo,
04:49une recherche de diversité à travers des titres
04:52qui au départ n'ont rien à voir.
04:53Non, mais je ne suis pas tout à fait en accord
04:56sur l'ensemble des sujets.
04:58Effectivement, concentration de la valeur
04:59sur un certain nombre d'acteurs bien définis par Eric,
05:01on est d'accord.
05:02Mais je pense que la question de la valorisation,
05:04je dirais relative, beaucoup plus faible d'autres secteurs,
05:07c'est justement celle de la diffusion des progrès
05:09que permettent l'IA à ces secteurs-là.
05:11Donc vous en avez cité, Laure, par exemple, Valeo.
05:14Mais bon, moi, il se trouve que je co-gère un fonds santé.
05:16La santé, il y a une question aussi aujourd'hui,
05:19notamment avec le début d'année qu'on a connue
05:20qui était compliquée,
05:21qui normalement aurait dû être favorable à la santé
05:23en termes relatifs,
05:23ce n'est pas du tout ce qu'on a vu.
05:25Je pense qu'en fait,
05:25une des questions qu'il y avait derrière ça,
05:27c'est la santé, c'est fatigant, c'est ringard
05:29et surtout, on ne voit pas très bien finalement
05:31comment ils vont pouvoir bénéficier de l'IA.
05:33Or, s'il y a bien un secteur en fait
05:34où l'IA promet des choses qui sont assez intéressantes,
05:37mais avec un horizon de temps relativement loin
05:41pour vous en ce début d'année.
05:42Oui, très clairement, par exemple,
05:44et c'est peut-être justement une des thématiques
05:46qu'on pourra attendre sur la seconde partie de l'année,
05:47en se disant, tiens, voilà, cette bulle l'IA,
05:49enfin cette valorisation de l'IA,
05:51les effets de diffusion qui ne sont pas encore
05:52complètement pris en compte,
05:53notamment dans les valorisations d'autres secteurs,
05:55certains secteurs qui sont en retard
05:56peuvent peut-être en bénéficier,
05:57la santé par exemple, en faisant partie.
05:59Mais je crois qu'il n'y a pas de doute,
06:01la révolution, elle est là.
06:03Vraiment, on a souvent fait le parallèle
06:04avec les chemins de fer.
06:05Les chemins de fer, il y a eu des surinvestissements,
06:06parfois on a doublé des lignes pour aller au même endroit,
06:08donc évidemment, ça ne sert strictement à rien.
06:10Aujourd'hui, il n'y a pas de doute,
06:11tout le monde se sert du train.
06:12Vous hauchez de la tête, Éric.
06:14Oui, simplement parce qu'on oublie deux choses à suivre.
06:16D'abord, moi je suis dans un secteur,
06:18le conseil, qui a atteint fortement sur l'IA,
06:20et pourtant, on se rend compte
06:22que dans le fond du métier,
06:24les gains de productivité qui vont être présents
06:27ne sont pas si évidents que ça.
06:29C'est-à-dire qu'on n'arrive pas à évaluer aujourd'hui
06:30si les coûts de l'IA,
06:32qui ne sont pas encore révélés en réalité,
06:35vont être supérieurs ou inférieurs
06:36au gain de productivité que ça procurera.
06:38Je prends un exemple très simple,
06:39la facturation par token.
06:40Aujourd'hui, quand vous êtes un particulier,
06:42vous ne la voyez pas,
06:43parce qu'en fait, il y a une mutualisation qui est faite
06:44et vous payez un abonnement.
06:46Seules les entreprises qui ont mis en place des API le voient.
06:48Cette facturation par token,
06:49à partir du moment où elle se fait à l'entrée et à la sortie,
06:53vous pouvez avoir des factures gigantesques, imprévisibles.
06:56Pourquoi imprévisibles ?
06:57Parce que plus vous mettrez d'agentique
06:58en automatisant un certain nombre de tâches,
07:00plus vous serez incapable de dire
07:02quelles sont les données qui sont prises en compte
07:05dans les résultats et donc la facturation.
07:08Ce qui donne des choses absolument incroyables
07:09qui est qu'une entreprise aujourd'hui
07:11est incapable d'évaluer le coût réel
07:14qu'aura pour elle l'utilisation de l'IA à grande échelle.
07:17Ce qui explique d'ailleurs aujourd'hui,
07:19et je ne sais pas si ça a été pris en compte
07:20dans la valorisation de certaines entreprises,
07:22on estime que 40% des projets agentiques
07:25seront abandonnés en 2027
07:26parce que les coûts de l'IA par rapport à ça
07:29sont exorbitants.
07:31C'est-à-dire que le coût humain aujourd'hui,
07:32au regard du rendement qui va être recherché
07:35pour satisfaire ces investissements gigantesques
07:37qui ont été faits,
07:38on va peut-être se rendre compte
07:40que le coût humain finalement
07:41il n'était pas si négatif que ça.
07:43Et je ne parle pas bien évidemment
07:44de la problématique de la capacité
07:46d'adaptation des humains en général
07:49à ces technologies
07:50dont on ne mesure pas les effets.
07:51Ou du fait que si vous êtes en tropique,
07:53vous pouvez demain tripler le prix
07:54ou quadrupler le prix
07:55pour les Européens par exemple,
07:57la demande de Donald Trump,
07:58vous pouvez aussi avoir des sujets politiques derrière.
08:00Alors les sujets de souveraineté
08:01sont en plus des sujets compliqués.
08:03Bref, on a un ensemble de thématiques importantes
08:05qui met quand même un trouble
08:07sur la capacité de rendement
08:10de cette technologie-là.
08:12Et c'est pour cette raison qu'aujourd'hui,
08:13en bourse, les acteurs qui fonctionnent bien,
08:15ce sont les acteurs liés aux semi-conducteurs.
08:16C'est-à-dire qu'en fait, à la fin,
08:18que vous soyez Micron ou NVIDIA,
08:19peu importe,
08:20je dis ça un petit peu le trait,
08:21la technologie et le modèle d'IA
08:23que vous allez utiliser,
08:24in fine, il faut des data centers.
08:26Mais quand vous regardez
08:26les acteurs des logiciels,
08:28comme il y a des questions sans réponse,
08:29les questions que vous venez de soulever,
08:30c'est un secteur aujourd'hui
08:31qui se fait totalement massacrer,
08:32qui est oublié,
08:33parce qu'en fait, la bourse attend
08:34de voir un petit peu
08:35qui sera les gagnants à long terme.
08:37Sachant que vous voyez bien,
08:38ne serait-ce qu'entre Anthropique
08:39et entre Chagipity,
08:41ça bouge tout le temps dans les classements.
08:43Donc, pour l'instant,
08:44il y a beaucoup d'incertitudes sur ce sujet.
08:46Etienne en disait,
08:47il faut beaucoup d'argent
08:48et de l'argent pas cher
08:49pour développer l'intelligence artificielle.
08:50On en est où, là,
08:51dans les probabilités de hausse des taux ?
08:54Ça a encore changé aux États-Unis ?
08:57Depuis mercredi dernier
08:58et la dernière conférence de Kevin Warsh,
09:00qui, contrairement à ce que Donald Trump veut,
09:02n'a pas du tout l'intention
09:05de baisser les taux.
09:07Et quand vous regardez aujourd'hui
09:08les anticipations,
09:09non pas de baisse de taux,
09:10mais de hausse de taux,
09:11puisque là aussi,
09:12ça s'est retourné
09:13d'une façon spectaculaire.
09:14Il y a une probabilité assez faible pour juillet,
09:16mais une probabilité beaucoup plus forte
09:17pour septembre.
09:17Plus de 70% de probabilité
09:19d'une hausse de taux dès septembre.
09:20Alors que, souvenez-vous,
09:22il y a quelques semaines de ça,
09:23c'était oui, oui, non,
09:24mais pas avant, fin d'année,
09:25voire début 2027.
09:27Et donc ça, ça se traduit dans le dollar
09:28qui est sur des plus hauts de 13 mois,
09:30mais également sur bon nombre d'investissements
09:32où aujourd'hui,
09:33il y a une question qui se pose.
09:34Parce que si demain,
09:35il y a une hausse de taux,
09:35forcément, la rentabilité
09:37ne sera pas du tout la même
09:38sur les capitaux investis.
09:39– Sylvain Goyon.
09:40– Oui.
09:41– Non, mais comment vous voyez ça ?
09:42Est-ce que ce dollar qui monte,
09:43ça a un impact, bien sûr,
09:43sur les autres monnaies ?
09:45– En fait, je pense qu'on a
09:46une espèce de fil rouge,
09:47malgré nous, là,
09:47et qui, effectivement,
09:49se situe dans cette histoire
09:50de hausse de taux.
09:51On a évoqué très rapidement,
09:53en fait, avant le début de l'émission,
09:55le Yen.
09:56Voilà, on regarde beaucoup le Nasdaq.
09:58Évidemment, il faut le faire.
10:00On regarde peut-être moins le Yen.
10:01Et moi, je trouve que c'est assez intéressant
10:03ce qui se passe en ce moment.
10:04– Il y a des records de baisse.
10:05– Absolument.
10:05– Alors, on comprend assez bien pourquoi.
10:06– Depuis 86, c'est ça, Étienne ?
10:08– Oui, c'est ça.
10:10Le dollar Yen est au plus bas depuis 86.
10:12Alors, en fait, pourquoi ?
10:13On voit très bien,
10:14la Banque du Japon,
10:14elle a tendance à vouloir remonter ses taux
10:16pour, évidemment, combattre l'inflation.
10:18Sauf que le Japon, on le sait,
10:19a une masse de dettes publiques
10:21qui est juste gigantesque,
10:22largement plus de 200% du PIB.
10:24Un point de hausse d'intérêt
10:25sur 200 points de PIB,
10:27c'est deux points de PIB,
10:28en fait, en intérêt supplémentaire.
10:29Donc, évidemment,
10:30on n'a pas spécialement envie de faire ça.
10:32Donc, qu'est-ce qui se passe ?
10:35Il ne monte pas.
10:36Le différencier de taux
10:37pousse effectivement le dollar vers le haut
10:39et le Yen vers le bas.
10:40Le problème que, moi,
10:41je vois peut-être se dessiner derrière ça,
10:43ça rappelle ce qui s'est passé en 2024,
10:44qui était la crise du carry trade.
10:46Vous avez une monnaie
10:47dans laquelle vous pouvez vous financer
10:48pas cher du tout.
10:48On parlait d'argent gratuit,
10:50quasi gratuit.
10:50Bon, ben, le Yen est là.
10:51Donc, ça, c'est super.
10:53On achète quelque chose,
10:54enfin, on emprunte dans une monnaie
10:55qui va se déprécier.
10:55Vous remboursez encore plus facilement
10:57puisque la monnaie se déprécie
10:58et vous investissez dans des actifs
10:59qui, effectivement,
11:00vous produisent plus d'intérêts.
11:02Top.
11:02Top, sauf quand ça se retourne.
11:04Et si le Yen, par exemple,
11:06se redresse brutalement,
11:07ben là, vous avez, en fait,
11:07tous ces carry trade
11:08qui sont en train de se défaire
11:09et là, vous avez un choc sur le marché
11:11qui est très important.
11:12Donc, l'un dans l'autre,
11:13en fait, tout se tient.
11:14C'est-à-dire qu'on a quand même
11:15cette problématique des banques centrales,
11:16des taux, effectivement,
11:17qui se répercutent aussi
11:18dans les pertes de devises
11:19et qui influent aussi
11:20tout le circuit de financement mondial.
11:21Et ça, moi, je pense que
11:23c'est un des sujets
11:23qu'il faut absolument regarder
11:24et qu'en tout cas,
11:25avoir à l'esprit.
11:26Et Eric ?
11:27Oui, enfin, je constate
11:28que les mécanismes économiques
11:30sont toujours ceux
11:30qui prévalent partout.
11:31En fait, la grande chance
11:33que l'on a, c'est que le Yen,
11:34finalement, sur la scène internationale,
11:35ne compte pas beaucoup,
11:36ne pèse pas lourd.
11:37Donc, ça n'est pas,
11:38de mon point de vue,
11:39susceptible de remettre en cause
11:40les grands équilibres.
11:41Maintenant, ce qui va se jouer,
11:42c'est comment on va réagir
11:43la BCE par rapport à ça.
11:45Parce que, enfin,
11:46j'étais convaincu
11:47que la BCE
11:47n'augmenterait ses taux
11:48que très peu,
11:49enfin, petitement,
11:50enfin, au fur et à mesure
11:54qu'il faut maîtriser.
11:55Voilà, Christine Lagarde a dit
11:56j'ai fait 0,25, j'arrête, en gros.
11:57Exactement.
11:58Et bien, c'est un peu
11:59ce qu'on pouvait anticiper,
12:00et surtout avec la résolution
12:01à venir du conflit.
12:03Et donc, voilà,
12:03enfin, moi, je ne suis pas très,
12:06enfin, je ne suis pas très pessimiste
12:08sur l'évolution des taux de l'Europe.
12:09Je suis beaucoup plus pessimiste
12:11sur le sujet qu'on évoquait avant.
12:12Parce qu'en réalité,
12:13on s'aperçoit que ce ne sont pas
12:15les sujets d'éthique
12:16ou les sujets de conséquences
12:19environnementales ou humaines
12:19qui prévalent
12:20sur les dynamiques économiques.
12:22Ce sont uniquement
12:23les sujets d'investissement.
12:25Et c'est pour ça que le crash,
12:26c'est uniquement une réaction
12:27qui consisterait à dire
12:28puisqu'on n'est pas capable
12:30de se regarder dans les yeux
12:31pour savoir comment
12:32on doit y aller en responsabilité,
12:33eh bien, on va tous se crasher.
12:35Comme ça, là, peut-être
12:35qu'il y aura moins d'argent
12:36et qu'on se posera
12:37les bonnes questions
12:37à ce moment-là.
12:38Et on prendra les investissements
12:39pour les mettre
12:40dans la résolution
12:42du changement climatique ?
12:43Oui, enfin, je...
12:44Vous êtes un grand optimiste.
12:46Non, mais c'est pas...
12:47Voilà, c'est comme ça.
12:49Il nous reste 10 secondes, Etienne.
12:51Qu'est-ce qu'on attend à l'ouverture ?
12:52Stable en préouverture
12:53avant que donc Micron ce soir
12:54et puis dans un instant
12:55parlera de la française
12:56de l'énergie
12:56qui confirme avoir trouvé
12:58le plus gros gisement
12:59d'hydrogène au monde.
13:00Ça se passe en Lorraine.
13:01C'est une small cap.
13:02C'est coté en bourse.
13:03C'est attendu en hausse à 9h.
13:04Éric Delanois et Cyril Vingoyon.
13:05Merci d'être venus ce matin
13:06dans la matinale de l'économie.
13:08Il y a l'inflation...
13:09Non, c'est jeudi.
13:10L'inflation américaine
13:10à suivre jeudi après-midi.
13:12Merci.
13:12Merci.
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