00:00Entre Gérald Darmanin et les magistrats, rien ne va plus.
00:02Europe 1 vous le révélez dès ce matin.
00:04Plusieurs centaines de professionnels de la justice,
00:06dont de nombreux magistrats, se sont regroupés
00:08dans une boucle sur la mésacherie WhatsApp.
00:11Un groupe pour protester contre les mesures disciplinaires
00:15réclamées par le garde des Sceaux
00:17à l'encontre notamment du substitut du Parquet-Doche
00:19qui avait en charge le dossier Liana.
00:22Bonsoir Jean-Baptiste Marti.
00:23Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.
00:24Alors en guise de riposte,
00:25ces centaines de juges appellent à des actions coup de poing.
00:28Oui, sur ce groupe en ligne,
00:30certains magistrats proposent de saturer
00:32ou de bloquer la boîte mail du cabinet du garde des Sceaux.
00:35D'autres, de faire valoir leur droit de retrait
00:37ou de renvoyer de manière systématique
00:39les prochaines audiences.
00:40Mais certains magistrats vont encore plus loin
00:42puisqu'une juge des libertés et de la détention
00:45va jusqu'à inciter ses collègues
00:46à signaler de fausses erreurs professionnelles
00:48au Conseil supérieur de la magistrature.
00:51Par exemple, avoir oublié de signer
00:53le mandat de dépôt d'un violeur présumé.
00:54Et tout cela dans un seul but,
00:56saboter la machine judiciaire.
00:58Mais ça ne pourrait pas être sans conséquence.
01:00Ces propositions peuvent être perçues
01:02comme des fautes disciplinaires
01:04si l'on s'appuie sur l'ordonnance de décembre 1958
01:07portant sur une loi relative au statut de la magistrature.
01:10Le Conseil supérieur pourrait ainsi décider
01:12de sanctionner les juges ayant participé à cette boucle.
01:15Des sanctions allant d'un simple avertissement
01:19à la révocation en fonction de la gravité des propos tenus.
01:22Alors après la création de ce groupe,
01:24les participants ont également écrit une tribune,
01:27un texte qui devrait être publié dans un média
01:29et dans lequel ils appellent
01:31à une journée morte dans les tribunaux lundi.
01:33Merci beaucoup Jean-Baptiste Marti du service police-justice d'Europe 1.
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