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  • il y a 7 heures
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:01Générique
00:00:08Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM.
00:00:11C'est la toute dernière information qui nous est parvenue, Roselyne.
00:00:14La France a battu hier son record de température maximale moyenne.
00:00:1738 degrés 2 et nous ne sommes pas encore au pic de cette canicule.
00:00:22Ça monte partout, les conséquences s'enchaînent.
00:00:2468 000 foyers privés de courant dans le Finistère et dans le Sud-Ouest.
00:00:2842 degrés attendus à Rennes, 40 à Lorient.
00:00:31Situation incroyable en Bretagne.
00:00:33Les explications d'Antony Ferry à suivre.
00:00:35Alors quand va-t-on sortir de cet épisode ?
00:00:37Monique Barbu, qui est la ministre de la Transition écologique,
00:00:39dit que la canicule pourrait bien reprendre d'ici le 14 juillet.
00:00:42Et par ailleurs, c'est une information BFM TV,
00:00:45le gouvernement pourrait bien programmer très tôt, plus tôt, le défilé du 14 juillet.
00:00:51Et c'est apparemment une nuit tropicale encore plus chaude que celle que l'on vient de vivre,
00:00:55qui s'annonce ce soir.
00:00:56Les nuits sont très difficiles pour tout le monde.
00:00:58Et ça rend la France un brin nerveuse.
00:01:00Le risque d'incendie est très important.
00:01:02Vous savez que les premiers feux sont là.
00:01:04Le risque remonte d'ailleurs très très au nord de la France.
00:01:06On va retrouver Jérémy Normand dans quelques instants avec Sébastien Savoie dans l'Aveyron.
00:01:11Et puis autre titre de l'actualité, le début de l'évacuation des 11 000 marins
00:01:15qui sont toujours bloqués dans le détroit d'Ormouz.
00:01:17L'annonce a été faite par l'Agence maritime des Nations Unies.
00:01:20Célia Vallée en direct du Golfe pour nous expliquer comment ça va se passer.
00:01:23D'abord donc ce tout dernier chiffre lié à la canicule.
00:01:26Anthony Ferry, la France qui a battu hier son record de température maximale moyenne.
00:01:3238 degrés 2.
00:01:33C'est effectivement la moyenne qu'il a fait au maximum hier en France.
00:01:37C'est du jamais vu.
00:01:38Mardi était la journée la plus chaude de l'histoire.
00:01:41Mais ce record pourrait être battu dès aujourd'hui.
00:01:43Et d'autant qu'on n'est pas en plein été.
00:01:44Il faut bien rappeler ça.
00:01:45C'est qu'on est le 23 juin.
00:01:46Nous sommes effectivement à l'aube d'une possible nouvelle canicule.
00:01:50L'été commence à peine.
00:01:52Et vous le disiez, 38 de hier, on pourrait dépasser ce chiffre aujourd'hui.
00:01:56La journée mais aussi la nuit.
00:01:57Une nuit tropicale qui s'annonce encore une.
00:02:00C'est difficile à vivre.
00:02:01La chaleur fatigue rend aussi tout le monde un petit peu tendu.
00:02:06Reportage d'Igor Saïri, Quentin Roland avec Morgane Venkab.
00:02:10Ce matin, beaucoup ont encore du mal à récupérer.
00:02:13On arrive à l'hôtel, il n'y a pas de clim.
00:02:16Toute la chaleur s'est emmagasinée dans la pièce.
00:02:19Ça a été une nuit très compliquée.
00:02:21J'ai très peu dormi, 2 à 3 heures.
00:02:23Je n'arrive pas à dormir, transpire.
00:02:26Et puis on se lève à chaque fois pour se réfléchir le corps.
00:02:30Fatiguée, on est moins réactifs.
00:02:31J'avais des réunions hier.
00:02:32Et j'avoue que par certains moments, je piquais du nez parce que j'avais du mal à me concentrer.
00:02:37Cette nuit encore, des températures exceptionnelles ont été relevées.
00:02:40A 4 heures du matin, il faisait encore 27 degrés à Paris, 29 degrés à La Rochelle ou encore 30
00:02:47degrés à Biscarrosse.
00:02:48Dans le Lot-et-Garonne, le thermomètre n'est pas descendu sous les 24 degrés cette nuit.
00:02:53De quoi compliquer le sommeil.
00:02:55On se tourne, on retourne dans le lit, on ne récupère pas.
00:02:58C'est ça qui est dur.
00:02:59En vieillissant, on a du mal à subir ces grosses chaleurs.
00:03:03On est moins dynamique.
00:03:04On n'a pas trop envie de faire trop de ménage en plus.
00:03:07Un phénomène devenu beaucoup plus fréquent ces dernières années.
00:03:10Mais alors, pourquoi fait-il aussi chaud en pleine nuit ?
00:03:13Le sol et les objets en général, notamment en ville, absorbent la chaleur tout au long de la journée.
00:03:18C'est un soleil brûlant.
00:03:19Et la nuit, il est restitué dans l'air environnant.
00:03:21Donc forcément, l'air a du mal à se refroidir en cours de la nuit.
00:03:25D'autant qu'on est actuellement dans les journées les plus longues et donc les nuits les plus courtes de
00:03:29l'année.
00:03:29Et le pire est encore à venir.
00:03:31Les prochaines nuits s'annoncent encore très chaudes sur une grande partie du pays.
00:03:34Une amélioration n'est attendue qu'à la fin du week-end.
00:03:37Bon, le ménage, il peut attendre.
00:03:39On est bien d'accord.
00:03:39Oui, je suis d'accord avec cette dame.
00:03:41Docteur Damien Tommaso, là, on est vraiment dans le dur, j'allais dire.
00:03:45Et les premiers signes de fatigue commencent à se faire sentir.
00:03:49Fatigue physique, mais aussi morale, on l'a bien entendu.
00:03:52Tout à fait.
00:03:52Oui, et c'est ce qu'on voit.
00:03:53C'est qu'il y a bien sûr les signes de déshydratation qui arrivent et qui nous fatiguent.
00:03:56Mais il y a aussi le fait de ne pas se reposer.
00:03:57Là, ça fait plusieurs jours qu'on accumule des nuits de plus en plus difficiles.
00:04:01Des nuits où on n'arrive pas à se reposer.
00:04:04Sur la santé psychique de chacun, parce que quand on ne se repose pas et qu'on a chaud toute
00:04:07la journée,
00:04:08c'est de plus en plus compliqué.
00:04:09Et puis attention pour les patients qui ont un traitement particulier antidépresseur
00:04:13ou alors contre le diabète, parce que ça, ça peut encore accentuer les symptômes.
00:04:16Oui, et aussi antihypertenseurs.
00:04:19Tous ceux qui sont traités contre la tension, il faut vraiment être vigilant.
00:04:21Si vous sentez que vous êtes trop faible, parlez-en à votre médecin,
00:04:24parce que c'est des médicaments qui, effectivement, quand on est déshydraté,
00:04:27ont encore plus d'efficacité et donc font encore plus chuter la tension,
00:04:30alors que c'est déjà un signe de la déshydratation, c'est de faire baisser la tension.
00:04:33On ne les arrête pas pour autant.
00:04:34On en parle à son médecin, effectivement, mais vraiment, n'hésitez pas à en parler à votre médecin
00:04:38ou même à votre pharmacien.
00:04:39Le but, c'est vraiment d'en parler à un professionnel de santé.
00:04:41Alors, quand va-t-on sortir de cet épisode ?
00:04:43On va poser la question à Anthony dans quelques instants,
00:04:45mais voilà ce que dit Monique Barbu.
00:04:47Vous savez qui c'est, Monique Barbu ?
00:04:49C'est la ministre de la Transition Écologique.
00:04:52On découvre un peu quand même à l'occasion de cet épisode.
00:04:54Elle dit qu'il y a une possible reprise de la canicule jusqu'au 14 juillet.
00:04:5714 juillet, c'est dans trois semaines.
00:05:00On sait que la semaine prochaine, normalement, on devrait connaître une pause relative.
00:05:05Mais effectivement, Météo France nous indique qu'il y a de fortes probabilités
00:05:11pour qu'à partir de la semaine d'après, nous revenions à des chaleurs extrêmes
00:05:16qui pourraient effectivement nous amener jusqu'au 14 juillet.
00:05:20La canicule qui repart jusqu'au 14 juillet, c'est vrai ça ?
00:05:22Vous confirmez Anthony ?
00:05:23Non, on ne peut tout simplement pas confirmer effectivement ce que dit la ministre.
00:05:26Ce que l'on peut vous dire, c'est que d'ici mercredi à jeudi prochain,
00:05:30l'indicateur thermique national, donc cette moyenne vraiment des températures en France,
00:05:33descendra sous les 22,4.
00:05:35Cette température est très importante, car lorsqu'on descend en dessous de cette température,
00:05:38c'est la fin de l'aval de chaleur.
00:05:40Mais elle, elle dit que c'est Météo France.
00:05:41Voilà, voilà.
00:05:42Mais à priori, vous vous retrouvez...
00:05:43Mais nous avons eu au téléphone ce matin, ils ne peuvent pas s'avancer effectivement sur cette déclaration.
00:05:47C'est-à-dire qu'on ne donne pas des prévisions à trois semaines, c'est ça ?
00:05:49Ce n'est pas possible techniquement ?
00:05:50C'est beaucoup trop loin pour la météo.
00:05:51Mais l'épisode dans lequel nous sommes là, est-ce qu'on a...
00:05:54On commence tous les jours, on vous pose la question.
00:05:56Est-ce qu'on commence à avoir des indications sur la fin, sur la décrue j'allais dire ?
00:06:01Oui, on peut effectivement enfin vous présenter la carte de quand à peu près se terminera effectivement cet épisode de
00:06:06Forte Chaleur.
00:06:06Regardez, la carte va s'afficher.
00:06:08Alors, dès ce vendredi, pour les départements effectivement de l'Ouest, vous le voyez,
00:06:13on va perdre effectivement une dizaine de dollars.
00:06:15Et c'est eux qui sortiront de la vigilance en premier, effectivement, dès ce vendredi.
00:06:20Ensuite, vous le voyez, c'est très progressif.
00:06:22Plus on va vers le sud-est, plus il faudra attendre pour sortir de la canicule.
00:06:25On sortira de ces canicules d'ici mercredi prochain.
00:06:28En revanche, ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est que la chaleur se déplace.
00:06:32Et donc le pire est devant nous si nous habitons dans l'Est de la France.
00:06:35C'est ce que j'allais vous demander.
00:06:36Le pic, il y aura peut-être des pics selon l'endroit où on habite.
00:06:39Mais c'est quand ? Dites-nous que ça approche.
00:06:41Alors, pour la Nouvelle-Aquitaine, le sud-ouest, le pic, c'est aujourd'hui, 42, 43 degrés à l'ombre
00:06:45très localement.
00:06:46Pour l'Île-de-France, le pic sera plus long.
00:06:49On rentre dans le dur aujourd'hui pour ceux qui habitent effectivement en Île-de-France.
00:06:52On va atteindre les 40 degrés, ce qui serait pour l'instant du jamais vu, effectivement, depuis le début de
00:06:57cette date de chaleur.
00:06:5840 à nouveau demain, peut-être aussi après-demain.
00:07:01En revanche, pour les départements de l'Est, le pire est encore à venir.
00:07:05Ce sera vraiment vendredi et samedi que vous dépasserez les 40 degrés.
00:07:09Et donc, peut-être que vos départements seront en vigilance rouge.
00:07:12Alors, on va refaire un crochet dans quelques instants par la Bretagne.
00:07:15Mais je voudrais qu'on passe par les feux de forêt où nous attend Jérémy Normand et Sébastien Savoie dans
00:07:20le département de l'Aveyron.
00:07:21Évidemment, le cocktail est au complet.
00:07:23Alors, ils ne sont pas là.
00:07:25Les machines chauffent aussi, donc il faut les relancer.
00:07:28En revanche, le général Pellistrandi nous a rejoint.
00:07:30Et autre information importante que le service international de BFM peut donner.
00:07:35Le ministère des Armées, général Pellistrandi, réfléchit à avancer le défilé du 14 juillet.
00:07:42C'est-à-dire qu'il démarrerait plus tôt, c'est ça ?
00:07:44Oui, alors d'abord, c'est l'Elysée qui pilote.
00:07:47C'est une affaire pilotée par la présence de la République.
00:07:50Et au regard des évolutions météo, on étudie la possibilité peut-être d'avancer dans la matinée du 14 juillet.
00:08:00Au lieu de démarrer à 10 heures, ce serait 9, voire 8 ?
00:08:04Exactement.
00:08:05Il faut bien comprendre que le défilé, d'abord, il ne faut pas oublier la préparation en amont,
00:08:10les répétitions du défilé pour les troubles notamment à pied.
00:08:15Et donc, c'est étudier, alors ça fait partie des options qui seront prises en compte.
00:08:20Et bien entendu, on croise avec les prévisions météo.
00:08:24Bien sûr.
00:08:24Et une décision pourra être prise, alors même très peu de temps avant, mais ça nécessite une préparation logique.
00:08:30Jérôme, il faut dire à nos téléspectateurs qu'en temps normal, il y a souvent des malaises,
00:08:35que ce soit d'ailleurs dans les troupes qui défilent qu'au sein du public.
00:08:39Les tribunes ne sont pas couvertes.
00:08:40Bien sûr, il faut comprendre.
00:08:41Alors, on en a beaucoup parlé sur le plateau depuis le début de la canicule.
00:08:45Vous savez, c'est ce qu'on appelle le malaise vagal, c'est-à-dire le coup de chaleur.
00:08:49Les troupes, elles sont très tôt mises en place en uniforme.
00:08:54Donc, vous savez que l'uniforme, quand on a la chemise, la veste, le treillis, le képi, la casquette, il
00:09:02peut faire chaud.
00:09:03Donc, il peut y avoir des malaises.
00:09:05Il y a un dispositif de santé qui est mis en place, mais aussi pour le public qui est sur
00:09:10jaune,
00:09:11notamment en particulier en bas, vous savez, il y a ces tribunes qui sont donc place de la Concorde,
00:09:17dans lesquelles vous avez aussi, par exemple, les blessés, les familles, les familles des soldats qui sont morts en opération.
00:09:23Là, il n'y a pas de protection contre le soleil.
00:09:26Donc, c'est étudié et on verra, bien entendu, la décision sera prise en fonction de l'évolution de la
00:09:32situation, évidemment.
00:09:33– En attendant, on souffre avec cette canicule, les machines aussi et le réseau électrique également.
00:09:39On vous parlait de quelques pannes hier en région parisienne.
00:09:41Ça a pris une autre ampleur en Bretagne.
00:09:43120 000 foyers touchés hier soir.
00:09:45Ils sont encore 68 000 après ce transformateur qui a claqué dans le Finistère.
00:09:51Ça veut dire, alors qu'on attend jusqu'à 40 degrés, pas de clim, pas de ventilateur, plus de réfrigérateur.
00:09:57Valentin Demet avec Saskia Junier-Dubinski.
00:10:0142 degrés en plein cœur de la Bretagne.
00:10:03Des installations électriques qui explosent.
00:10:0668 000 personnes privées d'électricité.
00:10:08Une canicule intense et forcément des Bretons qui souffrent.
00:10:11– C'est horrible, c'est horrible.
00:10:12Il fait super chaud dans l'appartement, j'habite au 7e étage.
00:10:15Donc il n'y a pas d'air.
00:10:16On a beau fermer tous les volets qu'on peut, mais il fait hyper lourd.
00:10:19Passer la serpillère, c'est un enfer.
00:10:20– Il fait chaud et le vent est chaud.
00:10:24Là, on est obligé de fermer le chantier parce qu'il fait tellement chaud.
00:10:28– D'une intensité déjà extrême, la canicule sera même historique dès cet après-midi.
00:10:33– Le record absolu de chaleur pour la Bretagne, c'est 42,5 degrés à l'anneau et blanche dans
00:10:39le département de l'île-et-Vilaine.
00:10:40Ce record absolu de chaleur pourrait être pulvérisé cet après-midi avec des pointes à plus de 43 degrés attendus.
00:10:46– Des orages sont possibles dans la région cet après-midi.
00:10:49Il pourrait être accompagné d'un phénomène de heatburst,
00:10:51une descente d'air chaud soudaine liée à une évaporation des pluies avant même d'attendre le sol.
00:10:56– C'est très intéressant ce qu'évoque Valentin Demé.
00:10:58D'abord la température supérieure en Bretagne à 43, disait Marc à l'instant.
00:11:03Il va y avoir des orages ce soir en principe en Bretagne.
00:11:07Il y a un phénomène météo qu'il faut absolument que vous nous expliquiez,
00:11:09c'est que ces orages risquent de provoquer une remontée forte des températures.
00:11:14Ça s'appelle le heatburst.
00:11:15– Voilà, le coup de chaleur tout simplement, la vague de chaleur.
00:11:17En fait, c'est très simple à comprendre.
00:11:19Comment ça fonctionne ?
00:11:20Regardez, on vous a préparé justement une petite animation pour vous l'expliquer.
00:11:24En fait, lorsqu'un orage se forme, évidemment à l'intérieur il y a de la pluie,
00:11:29mais cette pluie au contact de cet air très chaud va directement s'évaporer.
00:11:34Eh bien ça, ça va alourdir l'air et à un moment donné, lorsqu'il sera devenu trop dense,
00:11:39il va s'effondrer et en arrivant justement sur ce sol breton très chaud,
00:11:43il va se réchauffer directement et ça va effectivement faire grimper le thermomètre très fortement.
00:11:48– Donc ce sera une étuve en fait, d'où la nuit prochaine qui s'annonce terrible pour les Bretons.
00:11:52– Ce sera l'une des pires nuits que l'on attend effectivement sur la Bretagne.
00:11:56Enfin déjà cet après-midi, Marc effectivement l'a dit,
00:11:58on pourra localement avoir jusqu'à 43 degrés à l'intérieur des terres
00:12:01et la nuit effectivement sera malheureusement suffocante.
00:12:03– Mais après ça passe pour l'Ouest.
00:12:05– Mais après ça passe pour l'Ouest.
00:12:05– Donnez de l'espoir aux Bretons là.
00:12:07– Il faut attendre vendredi.
00:12:07– Plus que deux jours à tenir.
00:12:08L'autre inquiétude dans tout le pays, ce sont les feux,
00:12:12forte chaleur et végétation desséchée.
00:12:13Le risque d'incendie évidemment est très important
00:12:16et ça remonte, vous le voyez, très au nord, la région parisienne,
00:12:19les pays de la Loire.
00:12:20Et quand un feu est fixé, il y a toujours le risque qu'il reparte.
00:12:23– Et c'est ce qui s'est passé dans l'Aveyron où vous vous trouvez,
00:12:25Jérémy Normand avec Sébastien Savoie.
00:12:29– Oui exactement, on est en plein cœur de la zone
00:12:32qui a été dévorée par les flammes tout au long de ces 48 dernières heures.
00:12:36On est avec les pompiers avéronnés qui sont sur le pied d'œuvre
00:12:40depuis plus de 48 heures maintenant, 128 soldats du feu
00:12:43qui interviennent pour fixer ce feu,
00:12:45ce feu qui a déjà dévoré 35 hectares ici dans un terrain,
00:12:49vous le voyez extrêmement escarpé,
00:12:50ce qui rend leur intervention particulièrement périlleuse.
00:12:53Mais ils sont venus jusqu'ici et d'ailleurs, on est avec Tristan.
00:12:56Tristan, vous avez 30 ans, vous êtes pompier volontaire.
00:12:59Hier encore jusqu'à 19h, vous étiez agent de sécurité dans un hôpital.
00:13:02Mais depuis ce matin, depuis 6h ce matin,
00:13:04vous êtes ici, lance incendie à la main
00:13:06et vous aspergez l'eau,
00:13:07ce qui a été dévoré par les flammes
00:13:10et ce qui semble être aujourd'hui sous contrôle.
00:13:11Pourquoi c'est essentiel de continuer à arroser comme ça ?
00:13:15C'est pour éviter les reprises.
00:13:16Avec la chaleur qui va monter, le vent qui va arriver,
00:13:19on nous annonce à peu près 40 km heure de rafale aujourd'hui.
00:13:22Donc c'est important pour les reprises de feu.
00:13:27Le feu va être attissé et il peut y avoir des potentielles reprises
00:13:31qui vont potentiellement bouler des hectares en plus.
00:13:34Parce que c'était quand même des centaines d'hectares
00:13:36qui étaient menacés ici dans une végétation.
00:13:37On le voit sur ces images assez impressionnantes de Sébastien Savoie.
00:13:41C'est des végétations très denses, très sèches aussi
00:13:43parce qu'il n'a pas beaucoup plu.
00:13:44C'est d'ailleurs quasiment du jamais vu un incendie
00:13:46de cette ampleur.
00:13:48Si tôt dans la saison, on est habitué ici à combattre le feu,
00:13:51vous nous le disiez, mais pas si tôt dans la saison.
00:13:53Et donc évidemment, ces fortes chaleurs, cette canicule
00:13:56et les bourrasques de vent, parce qu'il y en a eu hier
00:13:57et c'est d'ailleurs à la faveur de ces bourrasques de vent
00:13:59que le feu a repris.
00:14:00Elles menacent de nouveau aujourd'hui 40 km heure de vent attendu
00:14:03parce qu'un orage s'annonce ici dans la région
00:14:05et avant d'orage, on le sait, il y a du vent.
00:14:07Et donc c'est pour cette raison que les lances incendies
00:14:09s'activent pour empêcher toute reprise du feu
00:14:12ici dans cette région avéronaise.
00:14:14On est d'ailleurs à quelques kilomètres seulement
00:14:16du plateau du Larzac, les paysages sont magnifiques
00:14:18et c'est aussi pour ça que vous avez autant à cœur
00:14:19de préserver l'environnement, n'est-ce pas ?
00:14:21Bien sûr, la biodiversité et puis aussi les maisons.
00:14:24Il ne faut pas oublier qu'il y a des gens qui habitent
00:14:25un petit peu partout sur nos plateaux
00:14:27et il faut préserver les maisons et la biodiversité.
00:14:30Allez, on va vous laisser reprendre le travail.
00:14:32Bon courage dans cette région où le feu, je le répète,
00:14:35est pour l'instant fixé.
00:14:37Jérémy Normand sur des images de Sébastien Savoie.
00:14:39Un rendez-vous ce soir sur cette canicule
00:14:41et ses conséquences, les risques qui vont avec.
00:14:43Le forum autour de Maxime Switek,
00:14:45la France qui craque,
00:14:47la France qui surchauffe.
00:14:50Voilà, rendez-vous 21h.
00:14:51Autre titre de l'actualité,
00:14:53et c'est important, le début de l'évacuation
00:14:54de ces 11 000 marins bloqués
00:14:57dans le détroit d'Hormuz depuis des semaines
00:14:58et des semaines. L'annonce a été faite par l'agence maritime
00:15:01des Nations Unies.
00:15:01Évacuation rendue possible par le protocole d'accord
00:15:04qui a été signé entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:15:06Célia Vallée, on vous retrouve en direct du Golfe
00:15:08avec Tanguy Tricouar.
00:15:10Vous êtes au Qatar.
00:15:1011 000 marins qui sont toujours bloqués.
00:15:13Ils sont à évacuer.
00:15:14Est-ce que ça a déjà commencé ?
00:15:18Non, Roselyne, ça n'a pas encore commencé.
00:15:20Pour l'instant, on n'a que le plan
00:15:21qui a été dévoilé par l'Organisation maritime internationale.
00:15:25Plan qui est le suivant.
00:15:26Les navires vont être contactés individuellement
00:15:29pour leur énoncer les instructions de départ
00:15:32et ils seront ensuite conduits dans le détroit d'Hormuz
00:15:34par les deux couloirs temporaires
00:15:36qui sont actuellement en vigueur.
00:15:38Cette opération, elle est particulièrement périlleuse
00:15:41pour plusieurs raisons.
00:15:42D'abord parce que les marins, ils sont 11 000.
00:15:44Ils sont très nombreux.
00:15:45Ensuite parce que leurs navires sont au mouillage,
00:15:47donc à l'arrêt depuis trois mois.
00:15:49Et enfin parce qu'il y aura différents types d'évacuation.
00:15:52Il y a d'abord les navires qui vont rejoindre
00:15:55leur port de destination initial
00:15:56et puis il y a d'autres navires
00:15:58qui vont devoir faire des relèves,
00:16:00des relèves d'équipage.
00:16:01Donc ils seront attendus par d'autres bateaux en mer
00:16:03pour échanger donc ces marins.
00:16:05C'est des opérations qui sont délicates,
00:16:08périlleuses et complexifiées justement
00:16:09par le nombre de marins qui est, je vous le rappelle,
00:16:12de 11 000.
00:16:12En ce qui concerne les marins français,
00:16:14certains ont déjà été rapatriés ces dernières semaines
00:16:17mais il y a encore 26 marins français
00:16:19bloqués dans le détroit d'Hormuz actuellement.
00:16:20– Général Péistrandi, mais je croyais
00:16:23qu'il y avait des mines.
00:16:24– Alors, oui.
00:16:25– Oui ou non, il n'y a pas de mines alors ?
00:16:27– Il semble qu'il y aurait des mines
00:16:29mais qui sont en fait au milieu du détroit d'Hormuz.
00:16:32Et les deux routes qui sont prévues,
00:16:34il y a la route nord qui est censée passer
00:16:37près des côtes iraniennes.
00:16:39– Avec le feu vert iranien ?
00:16:41– Avec le feu vert iranien.
00:16:42Et puis il y a la route qui est le long au sud des côtes d'Omane.
00:16:47Donc a priori, c'est pour ça que c'est une opération qui est complexe.
00:16:52Les bateaux ne peuvent pas aller de manière incontrôlée,
00:16:55chacun faisant ce qu'il veut.
00:16:57Et donc la priorité, c'est de faire sortir les bateaux
00:17:02et puis après, d'autres bateaux pour rentrer.
00:17:05Mais pour le moment, priorité, faire sortir les bateaux et les équipages.
00:17:09– Mais ils payent ou pas ces bateaux ?
00:17:10On est perdus avec ces sortes de péage.
00:17:12– En théorie, ils ne payent pas
00:17:14puisque dans le mémorandum d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran,
00:17:19durant 60 jours, c'est libre.
00:17:21Et là, ça fait partie des discussions, entre guillemets,
00:17:24de marchands de tapis entre les Iraniens, les Omanais, les Américains.
00:17:29Et on verra bien ce qui débouchera à l'issue.
00:17:32– Mais pardon, certains de ces navires sont là depuis des semaines et des semaines.
00:17:35Il y avait des denrées périssables dans ces bateaux ou pas ?
00:17:37– Il faut bien comprendre qu'il y a autant de cas que de bateaux différents.
00:17:42Alors, les bateaux appartenant à des très gros armateurs.
00:17:45D'abord, il y a eu des relèves.
00:17:47C'est la raison pour laquelle il n'y a plus, par exemple,
00:17:49que 26 officiers de marine marchande français,
00:17:53avec le fait que sur les gros bateaux,
00:17:55vous avez des capacités de congélateur.
00:17:59Et vous avez eu des relèves depuis le Qatar,
00:18:01avec ce qu'on appelle les crew boats,
00:18:04c'est les bateaux de service qui vont approvisionner.
00:18:06Pour d'autres bateaux, ça a été beaucoup plus pénible
00:18:08avec des équipages qui sont restés depuis le début
00:18:11à attendre que ça se passe.
00:18:13– On revient à présent sur la canicule, ses conséquences.
00:18:15Hasard du calendrier, le projet de loi sur le logement
00:18:18était présenté aujourd'hui en Conseil des ministres.
00:18:20Et il prévoit, tenez-vous bien,
00:18:21de remettre des passoires thermiques sur le marché.
00:18:45– Sofiane, alors c'est vraiment un hasard du calendrier,
00:18:47mais effectivement, le gouvernement va t'assouplir
00:18:50l'interdiction de louer des logements mal isolés.
00:18:53On parle de quoi ?
00:18:54– Oui, vous vous souvenez des logements classés G
00:18:56qui étaient interdits à la location à partir de 2025.
00:18:59Et puis, ce sera au tour des F en 2028.
00:19:02Alors l'objectif, c'était de pousser les propriétaires
00:19:04à réaliser des travaux précisément.
00:19:06Mais le problème, c'est que le gouvernement s'est rendu compte
00:19:08que ça allait sortir trop de logements du marché.
00:19:11Donc, on fait une machine arrière
00:19:13et le texte du ministre Vincent Jambrun
00:19:15dit qu'un propriétaire pourra continuer à louer son bien
00:19:18s'il s'engage à réaliser des travaux de rénovation
00:19:21dans un délai, tenez-vous bien,
00:19:22de 3 ans pour une maison individuelle
00:19:24et de 5 ans pour un appartement en copropriété.
00:19:28– Ça fait rigoler le moment.
00:19:30– Parce qu'en 5 ans, 2028 plus 5 ans,
00:19:32ça fait un tout petit peu plus…
00:19:33– Ça fait un quinquennat en fait.
00:19:34– Voilà, exactement.
00:19:35– Donc, il n'est pas du tout question d'interdire
00:19:37la location et le logement trop chaud l'été.
00:19:39– Alors, ça, pas du tout, je peux vous dire,
00:19:40même d'après nos informations,
00:19:42c'est une ligne rouge du gouvernement.
00:19:43Il ne reviendra pas en arrière.
00:19:45Et pourtant, on parle désormais de bouilloir thermique
00:19:47pour ces logements qui ne sont pas forcément
00:19:49des passoires l'hiver, mais qui ont un vrai problème l'été
00:19:52en laissant passer la chaleur.
00:19:54Selon les estimations des professionnels,
00:19:56c'est plus de 40% des appartements français
00:19:58qui ont justement un problème à divers degrés,
00:20:01c'est le cas de le dire, avec cette chaleur l'été.
00:20:03Et il y a bien eu une proposition de loi inscrite
00:20:05et portée par des députés l'année dernière.
00:20:07Voilà, vous savez quoi ?
00:20:08Elle n'a pas été inscrite à l'ordre du jour,
00:20:10donc on n'a pas pu la voter.
00:20:12Alors oui, il y a des mesures dans les cartons
00:20:13qui vont dans le sens de la rénovation énergétique,
00:20:16mais ça prouve bien ce texte comme des tas d'autres
00:20:18qu'on l'a rédigé sans prendre en compte
00:20:20l'urgence climatique qui est la nôtre
00:20:22et qu'on est tous en train de se prendre en pleine tête.
00:20:24– Et Laurent Neumann, c'est vrai qu'en pleine canicule,
00:20:27ça vous fait doucement rigoler ?
00:20:28– Non, mais ça, c'est pas de chance.
00:20:29Là, pour le coup, c'est le hasard du calendrier,
00:20:30mais c'est les conditions.
00:20:31– Ça montre aussi les limites du texte.
00:20:33– C'est une des très, très nombreuses lois
00:20:35dont on n'a pas évalué les effets avant de la voter.
00:20:39Si on avait évalué les effets, on se serait rendu compte
00:20:41qu'en période de pénurie de logements,
00:20:44on ne pouvait pas sortir autant de logements du marché.
00:20:48– Anthony, midi et demi et on est déjà très, très haut.
00:20:51– Oui, 40 millions de personnes sous 40 degrés,
00:20:54voilà ce qui vous attend effectivement aujourd'hui.
00:20:56et toujours dans cette carte exceptionnelle,
00:20:5958 départements sont en vigilance rouge,
00:21:02mais de nouveau pourrait être ajouté d'ailleurs dans les prochaines heures.
00:21:04Le coupable, eh bien le voici, explication très visuelle,
00:21:08ce dôme de chaleur qui nous protège de toute arrivée de perturbations,
00:21:12qui maintient justement cette chaleur.
00:21:14Conséquence, la voici, des orages qui pourraient effectivement
00:21:17localement éclater cet après-midi,
00:21:20mais surtout, regardez ces températures
00:21:23qui, je vous le précise évidemment, sont à l'ombre.
00:21:2642 par exemple, attendus à Bordeaux,
00:21:2942 aussi pour la Bretagne,
00:21:30ce serait inédit pour un mois de juin.
00:21:33Ailleurs que dire, eh bien nous dépasserons les 40 degrés à l'ombre
00:21:36sur une très large partie du territoire.
00:21:38Seul, et c'est très rare,
00:21:40le sud du pays avec Nice,
00:21:42c'est en dessous des valeurs effectivement moyennes,
00:21:46avec 30 petits degrés si je puis dire.
00:21:48Mais ce n'est pas fini,
00:21:49nous sommes sur le plateau haut de cette canicule.
00:21:52Demain matin, toujours quasiment aucun nuage à l'horizon,
00:21:55un léger voile nuageux,
00:21:56mais qui n'entravera absolument pas la luminosité.
00:21:58Ce sera la même chose pour l'après-midi,
00:22:00avec tout de même attention de possibles orages
00:22:02effectivement qui pourraient éclater sur cette façade ouest
00:22:06et peut-être aussi être localement très violent.
00:22:08Et ces températures, eh bien je vous le disais,
00:22:10regardez ces cartes.
00:22:11Non, non, je ne me suis pas trompé,
00:22:12c'est bien la carte de demain matin.
00:22:14Et pourtant, ce sont des valeurs
00:22:16que l'on devrait attendre dans l'après-midi.
00:22:1818 degrés seulement, si je puis dire,
00:22:20effectivement pour la pointe du Cotentin.
00:22:22Mais déjà, vous le voyez, 28 degrés pour Nantes.
00:22:25Et dans l'après-midi, le mercure va encore exploser.
00:22:28Le mot n'est pas galvaudé avec, vous le voyez, 41 degrés.
00:22:32Et cette fois, ce sera sur les régions du centre.
00:22:34Soyez très prudents.
00:23:00Midi BFM, 12h30.
00:23:02Bienvenue si vous nous rejoignez.
00:23:04Et bon courage à chacun d'entre nous.
00:23:0540 millions d'entre nous qui souffrent de cette canicule
00:23:09avec par ailleurs une détention grandissante dans les hôpitaux.
00:23:13Les appels au SAMU ont bondi de 30 à 50% selon les départements.
00:23:16Les passages aux urgences, eux aussi, accélèrent.
00:23:18Et les températures ne sont pas prêts de baisser.
00:23:21Les soignants, on le verra, redoutent les prochains jours.
00:23:23Panne géante en Bretagne.
00:23:24La chaleur a fait claquer un transformateur.
00:23:2668 000 foyers sont toujours privés de courant.
00:23:29Un tout petit peu moins.
00:23:30Plus de réfrigérateurs, plus de ventilateurs ni de clim.
00:23:32Alors qu'on attend 40 degrés, par exemple, cet après-midi à Quimper.
00:23:37Faut-il fixer une température maximale au-delà de laquelle il serait interdit de travailler ?
00:23:42Il n'y a rien, on le sait, dans le Code du Travail.
00:23:44Et le ministre du Travail ne veut pas que ça change.
00:23:46On ne va pas mettre le pays à l'arrêt, dit-il.
00:23:49Laurent Neumann lui répondra.
00:23:50Les feux de végétation qui se multiplient.
00:23:53Et ça inquiète beaucoup les pompiers qui ne peuvent pas être au four et au moulin, évidemment.
00:23:57C'est le cas dans le Lot-et-Garonne, le Maine-et-Loire, l'Aveyron, où des dizaines d'hectares
00:24:02ont brûlé en quelques heures.
00:24:03Pourquoi la France se retrouve-t-elle ainsi au cœur de la fournaise ?
00:24:06Un invité exceptionnel du Midi-BFM, le climatologue Jean Jouzel.
00:24:10Il est lui-même surpris, vous le verrez, par la géographie des canicules.
00:24:14La journée d'hier a été la plus chaude jamais enregistrée en France.
00:24:18Et quand on lit ce chiffre, on a du mal à y croire, en fait.
00:24:2138 degrés 2 en moyenne, en moyenne.
00:24:24Et nous ne sommes qu'en juin, le SAMU, les hôpitaux, les médecins sont en première.
00:24:28Les appels aux 15 sont en forte hausse partout.
00:24:31Coups de chaleur, malaise, déshydratation, ça va s'aggraver avec des nuits toujours plus chaudes.
00:24:36Et il y a du coup de plus en plus de passages aux urgences.
00:24:39Romain Langlais avec Léane Delabrière et Justine Poucaïté.
00:24:45Couverture de survie sur les vitres des salles d'attente,
00:24:48le CHU de Poitiers lui aussi s'adapte aux fortes chaleurs.
00:24:52Avec près de 40 degrés encore attendus aujourd'hui,
00:24:55le service des urgences enregistre plus 20% de passages depuis le début de l'épisode caniculaire.
00:25:00Des patients, victimes de coups de chaud pour la plupart.
00:25:04La majorité des gens viennent parce qu'ils nous ont appelés,
00:25:06parce qu'ils ont fait un malaise, parce qu'ils ont mal à la tête,
00:25:09parce qu'ils ont de la température, une fatigue intense, ils sont déshydratés.
00:25:13Une fréquentation des urgences en hausse,
00:25:15également associée à une forte augmentation des coûts de téléphone au SAMU.
00:25:19Hier à Rennes, plus de 2500 appels ont été pris en charge contre 1700 habituellement.
00:25:24Ce chef de service voit la situation se tendre un peu plus chaque jour.
00:25:28On voit la répartition dans la journée,
00:25:30donc toujours beaucoup d'appels le soir.
00:25:32On a des moins bons indicateurs de qualité de service,
00:25:35notamment d'appels décrochés dans les 30 secondes.
00:25:37S'il n'y a à ce jour pas de saturation dans les hôpitaux,
00:25:41cette urgentiste toulousaine s'attend tout de même à une fin de semaine compliquée.
00:25:45Les patients vulnérables, les patients âgés,
00:25:47qui vont finir par décompenser des pathologies chroniques
00:25:49et avoir des déshydratations et des insuffisances rénales.
00:25:51Et on sait que ça met plusieurs jours à arriver.
00:25:53De son côté, l'État veut se montrer rassurant,
00:25:55avec l'activation du plan OR 102,
00:25:58censé assurer une réponse coordonnée du système de santé.
00:26:01Les hôpitaux tiennent.
00:26:02Et donc on est dans un travail d'anticipation,
00:26:05avec comme objectif principal, bien sûr,
00:26:07que le système hospitalier ne sature pas.
00:26:10Scénario que le gouvernement veut à tout prix éviter,
00:26:12celui de la canicule d'août 2003,
00:26:15où 15 000 Français avaient perdu la vie.
00:26:17Voilà, tout le monde souffre, bien évidemment.
00:26:19Les organismes, les machines, le réseau électrique également.
00:26:21On vous parlait hier de pannes en région parisienne.
00:26:24Et ça a pris une toute autre ampleur en Bretagne.
00:26:26Oui, regardez ce transformateur qui a lâché dans le Finistère.
00:26:2968 000 foyers sont toujours privés de courant.
00:26:32Alors qu'on va atteindre, dépasser même les 40 degrés aujourd'hui,
00:26:35ça veut dire plus de réfrigérateurs, plus de congélateurs,
00:26:38plus de clim, plus de ventilateurs dans les EHPAD.
00:26:41Certains, heureusement, ont pu obtenir un générateur,
00:26:44mais pas tous, écoutez.
00:26:46Un risque majeur sur la santé de nos résidents.
00:26:48Au niveau de l'oxygène, par exemple,
00:26:50on a des résidents qui sont sous oxygène,
00:26:53donc ça, c'est alimenté par l'électricité.
00:26:57Il y a toutes ces choses-là,
00:26:58ou des pompes à injection qui sont électriques.
00:27:04Voilà, tout ce matériel qui est électrique
00:27:07et qui, de coup, ne fonctionne pas
00:27:09quand il n'y a pas d'électricité.
00:27:11Voilà, mais heureusement,
00:27:12cet établissement a obtenu un générateur.
00:27:13Et d'ailleurs, la préfecture s'organise
00:27:15pour que tous les établissements soient équipés.
00:27:17Mais ce risque de panne risque de se multiplier.
00:27:20Alors, Anthony, 58 départements,
00:27:21donc en vigilance rouge.
00:27:22Et depuis, tout à l'heure,
00:27:23je suis bloqué quand même sur la Bretagne.
00:27:26Plus de 40 degrés en Bretagne,
00:27:27on est d'accord ?
00:27:28Oui, 40, effectivement, attendus.
00:27:30Par exemple, en Ile-et-Vilaine,
00:27:32près de Rennes, en fait,
00:27:32ce sera vraiment surtout sur l'intérieur des terres
00:27:34que l'on pourra atteindre 42,
00:27:35voire même 43 très localement.
00:27:37Le pourtour de la Bretagne,
00:27:38les côtes seront protégées par l'air marin.
00:27:40Mais ce que nous voyons actuellement sur nos stations,
00:27:43c'est que la chaleur, justement,
00:27:44arrive en Bretagne,
00:27:45car là où il fait le plus chaud en ce moment même,
00:27:47c'est en Vendée,
00:27:49où l'on a mesuré très précisément
00:27:5041,3 degrés à l'ombre à midi 35.
00:27:54On parlera de cette situation de la Bretagne
00:27:56avec Jean Jouzel dans 5 minutes.
00:27:58Pour le reste du pays,
00:27:59à quoi est-ce qu'il faut s'attendre, Anthony ?
00:28:01Alors, à une sortie progressive de cette canicule.
00:28:04Mais ce n'est pas pour tout de suite.
00:28:05Nous sommes vraiment au climax de cette canicule.
00:28:07Regardez justement la carte que l'on vous a préparée.
00:28:09Les plus chanceux sont justement
00:28:11les Bretons notamment et les Normands
00:28:13qui sortiront en premier dès vendredi
00:28:15grâce à l'arrivée des orages.
00:28:16Vendredi, c'est dans deux jours !
00:28:17Vendredi, c'est dans deux jours.
00:28:18Et dans deux nuits !
00:28:19Il va vraiment falloir patienter, effectivement.
00:28:21Mais ensuite, cette vague de chaleur
00:28:23va progressivement se décaler.
00:28:25Donc, nous allons sortir progressivement
00:28:26de la Vigilance Rouge.
00:28:27Vous le voyez, il faudra attendre
00:28:28au moins dimanche pour sortir
00:28:30de cette canicule en région centrale.
00:28:32En revanche, il faudra attendre lundi
00:28:34sur les régions de l'Est.
00:28:35Pourquoi ?
00:28:35Parce que la chaleur se déplace.
00:28:36Et a priori, Anthony,
00:28:37contrairement à ce qu'a laissé entendre
00:28:39le gouvernement ce matin,
00:28:40pas de nouvel épisode, pour l'instant,
00:28:42en vue, avant le 14 juillet.
00:28:44On ne peut pas effectivement dire
00:28:45s'il y en aura un ou s'il n'y en aura pas.
00:28:47En tout cas, ce que l'on peut avoir
00:28:49comme certitude,
00:28:50c'est que les modèles ne montrent pas,
00:28:52pour l'instant,
00:28:54l'arrivée d'une nouvelle
00:28:55très forte vague de chaleur.
00:28:56Alors, chacun, évidemment,
00:28:57cherche à se rafraîchir comme il peut.
00:28:59Prudence, encore une fois,
00:29:00sur les plans d'eau.
00:29:01Au moins, trois nouvelles noyades
00:29:02ont été recensées hier soir,
00:29:04dont une dans une zone
00:29:05qui avait été déclarée interdite
00:29:06à la baignée.
00:29:07Alors, c'est la ruée sur les piscines,
00:29:09notamment les piscines municipales,
00:29:10et il y a quand même
00:29:10un vrai, vrai sujet autour de ça.
00:29:12Parce que certaines villes
00:29:14les rendent gratuites,
00:29:15et d'autres les ferment,
00:29:17car ces piscines,
00:29:18à un moment de la journée,
00:29:19deviennent elles-mêmes trop chaudes.
00:29:22Et Léa Morel,
00:29:22avec Laura Dubois
00:29:23et Margot Prior-Louis.
00:29:26Aux heures les plus chaudes
00:29:27de la journée,
00:29:28impossible de se rafraîchir
00:29:30dans cette piscine toulousaine,
00:29:32elle est fermée l'après-midi.
00:29:33Que ce soit les gens du quartier
00:29:34ou les gens extérieurs de Toulouse,
00:29:36en fait,
00:29:37qui ont besoin d'aller dans la piscine,
00:29:38ne peuvent pas y aller.
00:29:39En fait, du coup,
00:29:40c'est même de la santé publique.
00:29:42Alors, ces périodes de canicules,
00:29:44c'est, c'est, ça, c'est l'air,
00:29:46j'ai envie de dire, indispensable.
00:29:47Le toit de la piscine en plexiglas
00:29:50a été conçu pour un usage hivernal,
00:29:52selon la mairie.
00:29:53Lorsque la température atteint
00:29:5530 degrés à l'extérieur,
00:29:56elle n'ouvre donc que le matin.
00:29:58Les autres structures de la ville,
00:30:00elles, voient leurs horaires étendus.
00:30:02À Toulouse, mais aussi à Lille,
00:30:04Rouen ou encore le Havre,
00:30:06l'entrée des piscines est proposée
00:30:07à 1 euro pendant la canicule.
00:30:10Voir gratuitement à Marseille.
00:30:11Autre mesure prise ici,
00:30:13à Rueil Malmaison.
00:30:14Il y a un législatif.
00:30:16L'accès à la piscine est interdit
00:30:18aux non-résidents.
00:30:19Les Royois qui ont contribué
00:30:21à la construction de ces édifices
00:30:22ne pouvaient pas en avoir l'usage.
00:30:24Donc, on a été contraints
00:30:25de prendre un arrêté
00:30:26pour privilégier les Royois.
00:30:28C'est donc les résidents
00:30:29qui payent des impôts sur la ville
00:30:30et qui doivent pouvoir bénéficier
00:30:31de leur infrastructure.
00:30:32Une mesure saluée par les habitants.
00:30:34On peut vraiment profiter
00:30:35un maximum de l'espace
00:30:36parce que c'est vrai que
00:30:37si toutes les villes arrivent,
00:30:38on n'a pas d'espace.
00:30:38C'est un peu compliqué.
00:30:40Dans chaque commune,
00:30:40normalement, il y a une piscine municipale.
00:30:42Donc, je trouve ça bien
00:30:43que ce soit priorité
00:30:45aux personnes qui vivent
00:30:46dans la commune.
00:30:47En région parisienne,
00:30:48d'autres villes comme Neuilly
00:30:49et Putot
00:30:50ont-elles aussi restreint
00:30:51l'accès à leur piscine ?
00:30:54Un mot des examens
00:30:55parce que le brevet
00:30:56des collèges
00:30:56est censé démarrer vendredi.
00:30:57Il est maintenu,
00:30:58a dit le ministre.
00:30:59Il est programmé le matin.
00:31:01Donc, on peut continuer
00:31:03avec les épreuves.
00:31:04Mais il y aura des aménagements.
00:31:05Oui, les chefs de centre
00:31:06pourront décider
00:31:06de deux pauses
00:31:07de 15 minutes
00:31:08entre chaque étape
00:31:09de l'épreuve
00:31:10pour permettre aux élèves
00:31:11de tricher.
00:31:12Non, mais c'est un vrai sujet.
00:31:17Il va falloir éviter
00:31:18qu'ils ne se croisent.
00:31:19Sortir un pas en rein,
00:31:20quand même, ça va être compliqué.
00:31:20Oui, bizarre.
00:31:21Et pour les épreuves du brevet,
00:31:22il y a une autre mesure.
00:31:23Le maximum d'élèves par classe
00:31:25sera limité à 10-15
00:31:27contre 30 habituellement.
00:31:28Autrement dit,
00:31:29il va falloir non seulement
00:31:30réorganiser des salles
00:31:31puis trouver accessoirement
00:31:32des surveillants.
00:31:33Pour être sûr
00:31:34qu'on ne triche pas 10-15,
00:31:35évidemment.
00:31:35C'est un amateur qui le dit.
00:31:37Je n'ai rien dit.
00:31:37Autre danger,
00:31:38les feux de forêt
00:31:38qui se multiplient.
00:31:40Dans le Lot-et-Garonne,
00:31:41notamment le Maine-et-Loire,
00:31:43l'Aveyron,
00:31:43le Gers est également placé
00:31:45en danger sévère.
00:31:46Il y a quasiment
00:31:46des centaines d'hectares
00:31:47qui sont déjà partis en fumée.
00:31:49Reportage de Sébastien Savoie
00:31:50et Jérémy Normand
00:31:51avec Valentin Demey.
00:31:54Après une nuit de lutte,
00:31:56il faut noyer les fumeroles.
00:31:58À Pousses,
00:31:58100 pompiers sont toujours mobilisés
00:32:00pour éviter toute reprise du feu.
00:32:02Près d'une centaine d'hectares
00:32:03a déjà brûlé.
00:32:04Généralement,
00:32:05au début juin,
00:32:05on a des feux de forêt
00:32:06mais pas forcément aussi impressionnants,
00:32:09aussi rapides
00:32:09que ce qu'on connaît là
00:32:10aujourd'hui.
00:32:12Dans cette forêt,
00:32:13l'écorce de centaines de pins
00:32:14est désormais calcinée.
00:32:16Hier,
00:32:16les rotations des Canadaires
00:32:17ont permis de contenir les flammes.
00:32:19Désormais,
00:32:19la lutte se fait au sol.
00:32:21Maintenant,
00:32:21il s'agit d'aller pied à pied
00:32:22parce que le feu a tendance
00:32:23en plus à passer
00:32:24par dessous la terre,
00:32:26par les racines
00:32:27et il peut redémarrer
00:32:28à quelques mètres.
00:32:28En plus des tractopelles
00:32:29fournies par l'armée
00:32:30et du soutien des agriculteurs
00:32:32qui traitent les lisières,
00:32:33les soldats du feu
00:32:34sont appuyés
00:32:34par des drones
00:32:35équipés de caméras thermiques.
00:32:36On a une équipe drone
00:32:37qui est présente
00:32:38sur place aujourd'hui
00:32:39pour envoyer les personnes
00:32:40vraiment là
00:32:41où on a des besoins particuliers.
00:32:42C'est l'objectif de la journée.
00:32:44C'est un objectif
00:32:45qui sera long.
00:32:46Toute cette solidarité
00:32:47ce matin,
00:32:48les agriculteurs,
00:32:50effectivement,
00:32:51ça touche.
00:32:52On est dans la forêt.
00:32:54On vit dans la forêt.
00:32:55Lutte également en Aveyron.
00:32:56Les flammes sont très difficiles
00:32:58d'accès,
00:32:59à flanc de barres rocheuses.
00:33:00En plus,
00:33:00à l'intérieur du feu,
00:33:01on va dire que
00:33:02sur 40 à 60 mètres,
00:33:03on va venir rentrer
00:33:04et éteindre
00:33:06le moindre souquet de bois.
00:33:08Donc,
00:33:08on a nos tuyaux.
00:33:09On peut également
00:33:09prendre des sacs à dos,
00:33:11des sauts-pompes
00:33:12qu'on porte.
00:33:13Le massif derrière
00:33:14est totalement inaccessible.
00:33:15Donc,
00:33:15si ça part,
00:33:16on ne pourra pas y aller.
00:33:18Hier,
00:33:18le Maine-et-Loire
00:33:19a également été touché
00:33:20par un important incendie.
00:33:21100 hectares ont brûlé.
00:33:23Demain,
00:33:23le risque de feu de forêt
00:33:24concernera même
00:33:25trois départements
00:33:26de l'Île-de-France.
00:33:28Et Laurent,
00:33:28vous nous disiez hier
00:33:29qu'on n'était pas prêt
00:33:30face à cette canicule,
00:33:31notamment le droit du travail
00:33:32qui date.
00:33:33Vous ne croyez pas si bien dire
00:33:34parce qu'il n'est pas prêt
00:33:35de changer.
00:33:35Oui,
00:33:36parce que je déplorais hier
00:33:37qu'il n'y ait pas
00:33:37dans le code du travail
00:33:38de température maximale
00:33:40au-delà de laquelle
00:33:41ça devient dangereux
00:33:42de travailler.
00:33:43Et comme vous le savez,
00:33:44les ministres nous regardent,
00:33:45notamment le ministre du Travail
00:33:46et Jean-Pierre Farondu
00:33:47nous a répondu ce matin.
00:33:48Écoutez.
00:33:50L'histoire de la température maximale,
00:33:52effectivement,
00:33:52le débat peut être intéressant,
00:33:54mais on la fixe
00:33:54à quel niveau ?
00:33:55Si vous la montez à 40 degrés,
00:33:56vous risquez de dire
00:33:57on va aller jusqu'à 40 degrés
00:33:59alors que parfois,
00:33:59il faut s'arrêter bien avant.
00:34:01L'idée d'avoir,
00:34:02on peut comprendre
00:34:03cette idée-là,
00:34:04mais en fait,
00:34:04elle ne marche pas.
00:34:05Donc je pense que la bonne idée,
00:34:06ce n'est pas fixer une température,
00:34:07c'est d'avoir des mesures adaptées.
00:34:08C'est ce qu'on fait
00:34:09par ce système jaune-orange-rouge
00:34:11avec les préfets
00:34:11qui veulent prendre des arrêtés
00:34:12pour justement suspendre
00:34:14les chantiers
00:34:14entre 13h et 21h.
00:34:16Voilà,
00:34:16c'est des mesures concrètes
00:34:17d'adaptation.
00:34:18Il faut concilier
00:34:19la protection des salariés,
00:34:20bien évidemment,
00:34:21avec la capacité
00:34:21que le pays fonctionne.
00:34:22On ne va pas mettre
00:34:23le pays à l'arrêt
00:34:24parce qu'il fait 30 degrés,
00:34:25ça ne marche pas.
00:34:26Laurent ?
00:34:27Alors,
00:34:27première réponse,
00:34:28il ne fait pas 30 degrés.
00:34:29Il fait 40,
00:34:3042,
00:34:3143 en Bretagne,
00:34:33ressenti 6 ou 7 degrés de plus.
00:34:35Donc,
00:34:35première réponse,
00:34:36ça ne va pas.
00:34:37On ne parle pas de 30 degrés.
00:34:38Mais surtout,
00:34:39monsieur le ministre,
00:34:39et c'est ça que j'ai envie de répondre,
00:34:41c'est que l'objet,
00:34:42c'est juste d'appliquer la loi
00:34:43et la loi fait obligation
00:34:45aux employeurs
00:34:47d'assurer la sécurité
00:34:48et la santé
00:34:49de leurs salariés.
00:34:50Ben oui,
00:34:51je le dis,
00:34:51à 40 degrés,
00:34:52pour certaines professions,
00:34:53des travaux physiques
00:34:54à l'extérieur,
00:34:55c'est un danger majeur
00:34:57et donc la loi
00:34:58n'est pas s'appliquée,
00:34:59même si des préfets
00:35:00accordent des dérogations.
00:35:02Alors,
00:35:02tous les employeurs,
00:35:03évidemment,
00:35:03ne se comportent pas mal,
00:35:04ce n'est pas ce que
00:35:05je suis en train de dire,
00:35:06mais un couvreur
00:35:07sur un toit,
00:35:08un ouvrier
00:35:08qui travaille
00:35:09dans les travaux publics
00:35:11sur du bitume,
00:35:12un manutentionnaire
00:35:13dans un hangar
00:35:13où il n'y a pas de climatisation,
00:35:15oui,
00:35:15il y a un danger majeur
00:35:17en l'occurrence.
00:35:17Bon,
00:35:18j'ai l'impression
00:35:18qu'en fait,
00:35:19qu'on retombe
00:35:19dans un débat
00:35:20qu'on a entamé
00:35:20depuis un moment
00:35:21dans le mini-BFM,
00:35:22c'est le débat
00:35:23du déni en fait.
00:35:24Oui,
00:35:24et je vais même
00:35:25aller plus loin,
00:35:25c'est exactement
00:35:26avec ce genre de déni
00:35:28qu'on a réussi
00:35:29ce tour de force
00:35:30de faire de la France
00:35:31la championne d'Europe,
00:35:33écoutez bien,
00:35:33championne d'Europe,
00:35:34des accidents du travail
00:35:36et des morts au travail,
00:35:38764 morts au travail par an,
00:35:40c'est-à-dire
00:35:41deux par jour.
00:35:41Et le chiffre
00:35:42que je vous donne
00:35:43ne tient pas compte
00:35:44des fonctionnaires,
00:35:45des artisans,
00:35:46des commerçants.
00:35:47Donc vous imaginez,
00:35:48et à ce chiffre,
00:35:49il faut rajouter
00:35:50ceux qui meurent
00:35:50au volant de leur voiture
00:35:52sur un trajet
00:35:53domicile-travail-travail-domicile
00:35:55ou au volant de leur voiture
00:35:56pendant leur travail
00:35:57et ça ne tient pas compte
00:35:58non plus
00:35:59de ceux qui meurent
00:35:59de maladies professionnelles.
00:36:01On connaît
00:36:02les métiers
00:36:02les plus exposés,
00:36:03je viens de les citer.
00:36:05Mais pardon,
00:36:05il y a un autre petit souci
00:36:06qui relève
00:36:07du ministre du Travail
00:36:08en l'occurrence.
00:36:08En France,
00:36:09il n'y a que 1800 inspecteurs
00:36:11du travail
00:36:11pour 21 millions de salariés,
00:36:13c'est-à-dire
00:36:14un pour 12 000.
00:36:16L'Organisation internationale
00:36:18du Travail dit
00:36:18que ça devrait être
00:36:191 sur 1000.
00:36:20Je pose la question
00:36:21à quoi ça sert
00:36:22de faire des lois
00:36:23si on ne fait rien
00:36:24pour les appliquer.
00:36:25Bonjour Jean-Jouzel,
00:36:26merci d'être avec nous
00:36:27climatologue,
00:36:28ancien vice-président du GIEC.
00:36:30Vous êtes aujourd'hui
00:36:30l'invité exceptionnel
00:36:31du Midi BFM.
00:36:32On va revenir avec vous
00:36:33sur les politiques
00:36:34dans un instant.
00:36:35Mais d'abord,
00:36:35je voulais commencer
00:36:35par ce qui nous a tous
00:36:36frappés ce matin,
00:36:37la Bretagne.
00:36:3842 degrés à Rennes
00:36:40cet après-midi,
00:36:4038 à Brest.
00:36:42Vous auriez pu imaginer ça ?
00:36:45Disons que la canicule
00:36:48elle-même n'est pas
00:36:48une surprise,
00:36:49mais sa répartition géographique
00:36:51me surprend effectivement
00:36:52parce que quand on regarde
00:36:53les cartes de projection
00:36:54de l'évolution
00:36:55des températures en France,
00:36:57effectivement,
00:36:58le réchauffement
00:36:59est plus important
00:36:59l'été,
00:37:00ce qu'on observe bien,
00:37:01mais il est surtout
00:37:02plus important
00:37:03dans le quart sud-est
00:37:03de la France
00:37:05par rapport à la Bretagne
00:37:06ou à l'ouest en général
00:37:07et c'est l'inverse actuellement.
00:37:09Donc effectivement,
00:37:10de ce côté-là,
00:37:10il y a une surprise,
00:37:11pas sur le phénomène lui-même,
00:37:14la canicule ou elle-même,
00:37:15mais sur sa répartition géographique.
00:37:17Vous avez tout à fait raison.
00:37:19Je suis moi-même en Bretagne,
00:37:21tout près de Rennes,
00:37:2140 degrés,
00:37:22c'est très surprenant.
00:37:24Disons, dans ma jeunesse,
00:37:25on n'osait même pas,
00:37:26on n'évoquait pas
00:37:27des chiffres comme ça.
00:37:28Déjà, à 30 degrés,
00:37:28c'était une canicule en Bretagne
00:37:30et c'était très rarement atteint.
00:37:32Jean Jouzel,
00:37:33est-ce que vous diriez,
00:37:34fort de ce constat,
00:37:35qu'il y a une forme
00:37:36d'emballement,
00:37:37d'accélération du réchauffement climatique ?
00:37:41Alors, il n'y a pas
00:37:42d'accélération du réchauffement climatique.
00:37:45Disons, sur les températures moyennes,
00:37:47nous sommes à 1,5 degré.
00:37:48Les trois dernières années,
00:37:49c'est vrai,
00:37:50ont été plus chaudes.
00:37:52Il y a eu un saut
00:37:53entre 2022 et 2023.
00:37:57Mais, disons,
00:37:58les températures moyennes
00:37:59évoluent grosso modo
00:38:00comme nous l'avions anticipé
00:38:02dans les scénarios du GIEC,
00:38:03peut-être un peu plus rapidement.
00:38:06Et, pour ce qui concerne
00:38:07les canicules elles-mêmes,
00:38:09eh bien,
00:38:09c'est ce que nous envisageons
00:38:10depuis assez longtemps,
00:38:11depuis le troisième rapport du GIEC,
00:38:13depuis la fin des années 90.
00:38:15De façon,
00:38:16à chaque fois,
00:38:17à chaque rapport du GIEC,
00:38:18nous redisons que ce réchauffement
00:38:19climatique moyen,
00:38:20eh bien,
00:38:20sera accompagné
00:38:22d'une intensification
00:38:23des canicules,
00:38:24des événements extrêmes
00:38:24qui deviendront plus intenses,
00:38:26plus longues,
00:38:28voilà,
00:38:28plus précoces,
00:38:29plus tardives.
00:38:29Et c'est vraiment ce qui arrive.
00:38:31nous savions que,
00:38:33disons,
00:38:33les records de température
00:38:34augmentent plus rapidement
00:38:36que les températures moyennes.
00:38:38Voilà,
00:38:38donc ce n'est pas vraiment
00:38:39une surprise,
00:38:40c'est vraiment ce que nous envisageons.
00:38:42Alors,
00:38:42voilà,
00:38:43ça ne va peut-être pas être le cas
00:38:44l'an prochain,
00:38:45on verra sur les cinq prochaines années,
00:38:47mais le réchauffement va peut-être,
00:38:50disons,
00:38:51en 2027,
00:38:52on sait qu'il y a un risque
00:38:53de records,
00:38:54parce qu'il y a le phénomène
00:38:55l'anignaux aussi
00:38:56qui intervient
00:38:57pour quelques dixièmes de degré,
00:38:58donc il faut en tenir compte,
00:39:00mais globalement,
00:39:01on est quand même
00:39:01sur des trajectoires
00:39:02telles que celles
00:39:02que nous avons envisagées,
00:39:04aussi bien pour la température moyenne
00:39:06que pour ce constat
00:39:07d'une intensification
00:39:08des événements extrêmes,
00:39:10de records de température,
00:39:12et c'est à mon regret,
00:39:14je le dirais,
00:39:14malheureusement,
00:39:14ça risque de continuer
00:39:15au cours des prochaines décennies.
00:39:17Et plus personne ne sera épargné,
00:39:18il n'y aura plus de zone
00:39:20où il n'y aura,
00:39:21où on sera sous les 40 degrés ?
00:39:24Oui,
00:39:25alors,
00:39:26disons ponctuellement,
00:39:27pendant les vagues de chaleur,
00:39:29oui,
00:39:29il n'y aura probablement
00:39:31pas de zone en France
00:39:33qui n'auront jamais connu 40 degrés,
00:39:34c'est-à-dire,
00:39:35je pense que
00:39:36les records de température
00:39:37à un moment
00:39:38dépasseront,
00:39:38disons,
00:39:39il n'y aura pas de station en France
00:39:42où les 40 degrés
00:39:43ne sont pas atteints,
00:39:44peut-être au cours
00:39:45des prochaines décennies,
00:39:45ce n'est pas le cas actuellement,
00:39:47mais c'est très surprenant
00:39:49de voir des villes comme Brest
00:39:50atteindre les 40 degrés,
00:39:51bon,
00:39:51Rennes,
00:39:52c'est je crois 42 aujourd'hui,
00:39:54voilà,
00:39:54donc c'est vraiment,
00:39:55oui,
00:39:56ce sont des records
00:39:57extrêmement clairs,
00:39:58la température moyenne
00:40:00de la France,
00:40:00je crois,
00:40:01a été la plus chaude
00:40:01qu'on ait jamais connue hier,
00:40:03disons,
00:40:03de tous les relevés,
00:40:04c'est quelque chose,
00:40:06mais on ne peut pas dire que...
00:40:08Oui.
00:40:08Mais Jean Jouzel,
00:40:09vous,
00:40:10vous n'êtes pas surpris,
00:40:11mais est-ce que vous diriez
00:40:12que ceux qui nous gouvernent
00:40:13depuis des décennies
00:40:14n'ont pas voulu croire
00:40:16à ce que vous annoncez
00:40:18depuis toujours,
00:40:20en fait ?
00:40:21Oui,
00:40:22je pense qu'il y a une,
00:40:24oui,
00:40:24une forme de déni,
00:40:26alors ce déni a pris
00:40:27différentes formes,
00:40:28il y a eu de l'action,
00:40:29il y a une continuité
00:40:30dans la politique française
00:40:31depuis Jacques Chirac,
00:40:33disons,
00:40:33la Maison Brune,
00:40:34nous regardons ailleurs,
00:40:36disons,
00:40:36Nicolas Sarkozy
00:40:37avec le Grenelle,
00:40:38l'environnement,
00:40:39malheureusement,
00:40:40au Salon de l'agriculture,
00:40:41ça a été,
00:40:41l'environnement,
00:40:42ça suffit,
00:40:44voilà,
00:40:44donc,
00:40:45François Hollande
00:40:46s'est,
00:40:47disons,
00:40:47inscrit dans l'accord de Paris,
00:40:50il y avait aussi
00:40:51beaucoup d'espoir
00:40:51du côté d'Emmanuel Macron
00:40:52avec la Convention citoyenne
00:40:54pour le climat,
00:40:55mais la réalité,
00:40:56c'est,
00:40:57disons,
00:40:57les mots d'Emmanuel Macron,
00:40:58qui aurait pu prédire ?
00:40:59C'était un de ses voeux
00:41:00il y a deux ou trois ans
00:41:01maintenant,
00:41:02je crois après la,
00:41:03disons,
00:41:03la canicule de 2022,
00:41:04je pense,
00:41:06c'est vraiment quelque chose,
00:41:07au contraire,
00:41:07nous avons vraiment
00:41:09prédit au sens,
00:41:10alors,
00:41:10pas dans les détails,
00:41:11mais ce qu'on vit aujourd'hui,
00:41:12c'est vraiment ce que nous anticipions
00:41:13depuis une trentaine,
00:41:14une quarantaine d'années,
00:41:15que ce soit un peu plus rapide
00:41:17que ce que nous anticipions,
00:41:18c'était peut-être le cas,
00:41:19mais globalement,
00:41:20c'est vraiment ce que nous anticipions,
00:41:22alors,
00:41:22peut-être pas pour la géographie,
00:41:23je suis un peu surpris en Bretagne
00:41:25d'avoir ces valeurs aussi élevées.
00:41:27Mais monsieur Jouzel,
00:41:28est-ce que vous diriez
00:41:28que c'est trop tard ?
00:41:29Parce que là,
00:41:30on voit évidemment
00:41:30tout le monde s'agit
00:41:31à force de propositions,
00:41:32etc.,
00:41:33est-ce que ce mouvement
00:41:33est irréversible,
00:41:34Jean Jouzel ?
00:41:36Oui,
00:41:36le réchauffement est irréversible,
00:41:38on dépassera les 1,5 degré de façon régulière
00:41:41après 2030,
00:41:42en moyenne planétaire,
00:41:43donc il faut,
00:41:44on augmente au moins de 50% en France,
00:41:46on dépassera les 2 degrés
00:41:48de façon,
00:41:50disons,
00:41:50d'ici 2050,
00:41:52alors ce qu'on pourrait espérer,
00:41:54c'est ne pas trop les dépasser,
00:41:55revenir à 2 degrés,
00:41:56mais pour cela,
00:41:57il faut aller de l'avant,
00:41:59c'est-à-dire,
00:41:59il faut,
00:42:00disons,
00:42:02limiter,
00:42:02diminuer nos émissions
00:42:03de combustibles fossiles
00:42:04de façon très rapide,
00:42:05il faut atteindre neutralité carbone
00:42:07très rapidement,
00:42:09disons,
00:42:09après 2050,
00:42:10et c'est loin d'être gagné,
00:42:12parce qu'on voit bien
00:42:12qu'au contraire,
00:42:14Donald Trump,
00:42:15les pays de l'OPEP,
00:42:16envisagent très clairement
00:42:17de poursuivre
00:42:18l'exploitation des combustibles fossiles,
00:42:20et ça nous met sur des trajectoires,
00:42:22disons,
00:42:22de l'ordre de 3 degrés
00:42:23en échelle planétaire,
00:42:244 degrés,
00:42:25voire plus en France,
00:42:25si on continue sur,
00:42:27disons,
00:42:28sur cet état d'esprit,
00:42:30on ne va rien faire,
00:42:31et des pays qui jouent contre notre camp,
00:42:33c'est très clair.
00:42:34Merci infiniment
00:42:35pour votre témoignage.
00:42:37Il est toujours temps
00:42:38de faire quelque chose,
00:42:39un dixième de degré,
00:42:40ça compte,
00:42:40donc il faut quand même agir,
00:42:42et l'action reste toujours possible,
00:42:43c'est ça que je voudrais dire,
00:42:45c'est surtout pas,
00:42:45il ne faut pas baisser les bras.
00:42:46Et on va rester sur cette note positive,
00:42:48merci beaucoup,
00:42:49Jean-Jouzel,
00:42:49d'avoir été avec nous,
00:42:50dans un instant,
00:42:51on n'ira pas loin de chez vous,
00:42:51tiens,
00:42:52pour suivre cette canicule,
00:42:5343 degrés en Bretagne,
00:42:55cet après-midi,
00:42:55les prévisions tout de suite,
00:42:56c'est avec Anthony.
00:43:01Chacun la sienne,
00:43:02chacun son style.
00:43:03Votre météo avec MyVariation,
00:43:05toujours recommandé par les dentistes,
00:43:07en pharmacie et sur myvariation.com.
00:43:09La météo avec Megagence,
00:43:12réseau national de consultants immobiliers.
00:43:15Ma préférence, c'est Megagence.
00:43:17La météo avec
00:43:19Euromaster,
00:43:20les centres taux Euromaster,
00:43:22pour les pneus d'entretien de votre voiture,
00:43:24adaptés à votre budget.
00:43:26Et Anthony, on le voit,
00:43:27ça monte toujours.
00:43:28Et ça va continuer,
00:43:29effectivement, de monter.
00:43:30Vous allez le voir sur notre carte.
00:43:32Mais d'abord,
00:43:32une première carte,
00:43:34celle des départements en vigilance,
00:43:35orange ou rouge,
00:43:3758.
00:43:37Et ce n'est pas fini.
00:43:38De nouveau,
00:43:39pourrait s'ajouter dans les prochaines heures.
00:43:41Pourquoi ?
00:43:41Eh bien,
00:43:42voici l'explication visuelle,
00:43:43prenant un petit peu de hauteur.
00:43:44Ce dôme de chaleur
00:43:45qui nous protège,
00:43:47justement,
00:43:47de toute perturbation
00:43:48et qui plaque cet air chaud.
00:43:50Conséquence,
00:43:51un ciel quasiment sans nuages.
00:43:53Alors, effectivement,
00:43:53avec quelques orages possibles,
00:43:54vous le voyez ici ou là cet après-midi.
00:43:56Surtout ce vent
00:43:57qui va accentuer,
00:43:59malheureusement,
00:43:59le risque d'incendie.
00:44:00Et ces températures
00:44:01qui, elles aussi,
00:44:03malheureusement,
00:44:03accentueront ce risque
00:44:04et surtout,
00:44:05rendront l'air irrespirable.
00:44:0740 degrés,
00:44:08c'est ce qui attend
00:44:0940 millions d'entre nous aujourd'hui.
00:44:11Et même 42 degrés à l'ombre,
00:44:13vous le voyez,
00:44:14à Bordeaux,
00:44:14mais aussi pour la Bretagne.
00:44:16Et ça,
00:44:16eh bien,
00:44:17ce n'est qu'un début,
00:44:18si je puis dire,
00:44:18parce que ça va se poursuivre encore demain.
00:44:20Regardez cette carte,
00:44:21quasiment rien à dire.
00:44:22Un ciel très légèrement voilé le matin,
00:44:24mais qui n'entravera pas la luminosité.
00:44:26Dans l'après-midi,
00:44:27notez tout de même
00:44:27ce risque orageux
00:44:28qui pourrait donner
00:44:30des orages localement violents,
00:44:32notamment sur la Bretagne,
00:44:33mais aussi sur les reliefs
00:44:34des Alpes et des Pyrénées.
00:44:35Et surtout,
00:44:36ces températures exceptionnelles.
00:44:38Je ne me suis pas trompé,
00:44:39c'est bien la carte du matin
00:44:41et non celle de l'après-midi.
00:44:42Et pourtant,
00:44:42les valeurs sont déjà
00:44:43plus testivales.
00:44:4428 degrés de minimum
00:44:46pour Nantes.
00:44:47Le maximum pour Nantes,
00:44:49le minimum,
00:44:50ce sera pour Cherbourg.
00:44:51Et puis surtout,
00:44:51dans l'après-midi,
00:44:53regardez ces valeurs
00:44:54qui, là aussi,
00:44:55seront exceptionnellement fortes.
00:44:56La chaleur se déplace
00:44:57vers l'Est.
00:44:58Il est 13h.
00:44:59Bienvenue,
00:45:00si vous nous rejoignez.
00:45:01Dans le 13h live,
00:45:02vous avez compris
00:45:03que les températures
00:45:04vont continuer de monter.
00:45:05Mais Anthony Ferry
00:45:05nous a bien dit
00:45:06que la décruche
00:45:07pas sur plan de faillissement
00:45:08ou les calabès
00:45:09va s'amorcer
00:45:10à partir de vendredi
00:45:11par l'ouest de la France.
00:45:13Voilà, vendredi soir.
00:45:14Voilà, vendredi soir au mieux.
00:45:16Pour les autres,
00:45:16ce sera un peu plus long.
00:45:17Et ce sera bienvenu
00:45:18en Bretagne,
00:45:19vendredi soir,
00:45:20parce que d'ici là,
00:45:21on va monter très très haut.
00:45:23Adélaïde Malaveau,
00:45:23on vous retrouve à Quimper
00:45:24avec Aristide Sahana.
00:45:25On va parler des températures
00:45:26dans un instant.
00:45:27Mais d'abord,
00:45:27les conséquences,
00:45:28cette panne d'électricité géante,
00:45:30un transformateur
00:45:31qui a claqué hier,
00:45:32on en est où ?
00:45:35Eh bien écoutez,
00:45:36la situation est loin
00:45:37d'être stabilisée.
00:45:37Pour vous donner un ordre d'idée,
00:45:38il y a toujours près
00:45:39de 68 000 foyers
00:45:40qui sont au temps
00:45:41à l'heure actuelle privés
00:45:42d'électricité.
00:45:43Ça pose évidemment
00:45:44beaucoup de questions
00:45:45par ce temps de canicule.
00:45:45Pour vous donner un ordre d'idée,
00:45:46on est environ
00:45:47aux 36 degrés actuellement.
00:45:49Ce matin,
00:45:49à Ecaricide,
00:45:50on est allé à la rencontre
00:45:51d'une directrice d'EHPAD.
00:45:52Évidemment,
00:45:53elle est très inquiète.
00:45:54En l'occurrence,
00:45:54elle a la chance
00:45:54d'avoir un groupe électrogène,
00:45:56mais elle est très inquiète
00:45:57sur la situation
00:45:57pour tous les résidents
00:45:58de la région.
00:45:59Je vous propose de l'écouter.
00:46:03Ce qu'elle nous dit
00:46:04en substance,
00:46:05c'est évidemment
00:46:05qu'elle est inquiète
00:46:06puisque de nombreux équipements
00:46:08dans les EHPAD
00:46:08sont électriques.
00:46:10Je vous parle par exemple
00:46:10de l'oxygène.
00:46:11Il y a aussi
00:46:12les lits médicalisés.
00:46:13En gros,
00:46:13ce qu'elle nous explique,
00:46:14c'est que de nombreux EHPAD
00:46:15risquent de devoir faire
00:46:17hospitaliser leurs résidents
00:46:18pour être sûrs
00:46:19que cela puisse continuer
00:46:21à fonctionner
00:46:21dans des situations normales.
00:46:23Écoutez.
00:46:24Un risque majeur
00:46:25sur la santé de nos résidents.
00:46:26Au niveau de l'oxygène,
00:46:28par exemple,
00:46:28on a des résidents
00:46:29qui sont sous oxygène,
00:46:31donc ça,
00:46:32c'est alimenté
00:46:32par l'électricité.
00:46:35Il y a toutes ces choses-là
00:46:36ou des pompes
00:46:39à injection
00:46:40qui sont électriques.
00:46:42Tout ce matériel
00:46:43qui est électrique
00:46:45et qui, de coup,
00:46:46ne fonctionne pas
00:46:47quand il n'y a pas
00:46:47d'électricité.
00:46:49Adélaïde Malaveau,
00:46:50si je ne me trompe pas,
00:46:51vous êtes bretonne.
00:46:52Est-ce que vous aviez
00:46:53déjà vécu ça ?
00:46:54Forcément, non.
00:46:55Ne vous trompez pas.
00:46:58Est-ce que je peux vous parler
00:46:59de mémoire de bretonne,
00:47:00peut-être ?
00:47:00En tout cas,
00:47:00ça n'existe pas.
00:47:02Honnêtement,
00:47:02on a toujours...
00:47:02Et je vais vous citer
00:47:03quelqu'un avec qui
00:47:04on a échangé hier
00:47:05qui nous expliquait
00:47:05en tant que breton,
00:47:06on a l'habitude
00:47:07un peu de se la péter
00:47:08et de se dire
00:47:08nous, on n'est pas
00:47:09comme les Parisiens.
00:47:10Nous, quand on a chaud,
00:47:11on a chaud à 28 degrés.
00:47:12Je peux vous confirmer
00:47:13que cet après-midi,
00:47:14il va faire 39 degrés.
00:47:16Là, on se trouve
00:47:16avec Aristide Sadna
00:47:17à Quimper.
00:47:17C'est du jamais vu.
00:47:19Honnêtement,
00:47:19moi, j'ai presque envie
00:47:20de revenir à Paris.
00:47:20Si vous me le permettez,
00:47:21je reviens,
00:47:22je prends un train,
00:47:22je suis de retour.
00:47:25Merci beaucoup,
00:47:26Adélaïde,
00:47:26sur des images
00:47:26d'Aristide Sadna.
00:47:27C'est vrai, Damien,
00:47:28on entendait Adélaïde,
00:47:30on disait la même chose
00:47:30avec Jean Jouzel.
00:47:32Avant, en Bretagne,
00:47:33la canicule,
00:47:33c'était à 30 degrés.
00:47:34Et quand on n'est pas
00:47:35habitué à ces températures,
00:47:36on les vide autant plus mal.
00:47:38Mais ça, c'est certain.
00:47:39Et c'est vrai que la Bretagne,
00:47:40pour moi,
00:47:40nombreux de mes patients
00:47:41ont dit
00:47:41je quitte le sud
00:47:42pour aller en Bretagne.
00:47:43Et c'est les deux dernières années,
00:47:45je ne sais combien de patients
00:47:46qui ont des résidences secondaires
00:47:47en Bretagne
00:47:47et plus dans le sud.
00:47:48Donc effectivement,
00:47:49avec le souhait
00:47:50de ne pas retrouver
00:47:50ces températures caniculaires.
00:47:52Mais oui,
00:47:52il faut s'inquiéter
00:47:53pour ces personnes
00:47:54les plus fragiles,
00:47:55les plus jeunes,
00:47:55les enfants,
00:47:56les femmes qui allaitent
00:47:57et aussi les personnes
00:47:58les plus âgées
00:47:59ou les plus fragiles
00:48:00avec de l'insuffisance cardiaque.
00:48:02Quand le cœur fonctionne moins bien,
00:48:03les chaleurs aggravent
00:48:04cette insuffisance cardiaque.
00:48:05Donc il y a vraiment
00:48:06des pathologies.
00:48:07Et toujours pareil,
00:48:08c'est toujours les mêmes populations,
00:48:09les populations les plus à risque
00:48:11où il faut vraiment s'assurer,
00:48:13les appeler,
00:48:13ne pas les laisser seuls.
00:48:14C'est la vraie inquiétude
00:48:15pour ces gens-là.
00:48:16Alors pour limiter l'impact
00:48:17de la chaleur,
00:48:18on pense notamment aux nuits,
00:48:19il y a évidemment le ventilateur.
00:48:20C'est vrai que tout le monde
00:48:21ne parle que de ça.
00:48:23En fait,
00:48:23le ventilateur,
00:48:24regardez,
00:48:24c'est cette file d'attente
00:48:25du côté de Boulogne-Biancourt.
00:48:28C'était ce matin.
00:48:28Avant même l'ouverture du magasin
00:48:30pour se ruer sur les ventilateurs
00:48:31et les climataires.
00:48:32Et en 7 minutes,
00:48:33tout avait disparu.
00:48:34Et en 7 minutes,
00:48:34tout avait disparu.
00:48:35Effectivement,
00:48:36Nargis Hadjid,
00:48:36on vous retrouve en direct
00:48:37d'un grand magasin
00:48:38où là aussi,
00:48:39ça a été la radia.
00:48:41Il n'y a plus rien ?
00:48:44Absolument, Roselyne.
00:48:45Et vous parliez donc
00:48:46de cette file d'attente,
00:48:47il y avait exactement
00:48:48la même chose ici
00:48:49devant ce magasin.
00:48:50On nous explique
00:48:50qu'elle allait jusqu'au bout
00:48:51de la rue
00:48:52et dès 9h du matin
00:48:53alors que le magasin
00:48:54n'ouvre ses portes
00:48:55qu'à 10h.
00:48:56Et ensuite,
00:48:56qu'est-ce qui s'est passé ?
00:48:57Des climatiseurs,
00:48:59des ventilateurs,
00:49:00il y en avait combien
00:49:01et en combien de temps
00:49:01est-ce qu'ils sont partis ?
00:49:02On avait plus de 200 ventilateurs.
00:49:05Où est-ce qu'ils étaient ?
00:49:05On avait tout ça
00:49:06éparpillé sur l'ensemble
00:49:08du magasin
00:49:08et en moins d'une heure,
00:49:10tout a été vendu.
00:49:12Qu'est-ce que vous disiez
00:49:13les clients
00:49:14et surtout,
00:49:15comment est-ce que vous êtes organisé
00:49:16pour 220 produits ?
00:49:18On a organisé dès le matin
00:49:20un filtrage
00:49:20au niveau de l'entrée du magasin
00:49:22avant l'ouverture
00:49:22pour être sûr
00:49:23que les clients
00:49:24n'aient pas de frustration.
00:49:25On leur proposait
00:49:26bien des ventilateurs
00:49:27et du climatiseur.
00:49:28Malheureusement,
00:49:28on n'avait pas assez
00:49:29de climatiseurs
00:49:29pour pouvoir répondre
00:49:30à la très très forte demande
00:49:32mais beaucoup de clients
00:49:33sont repartis quand même
00:49:34avec un produit.
00:49:34Alors que ça coûte très cher,
00:49:36on parle de quelle gamme de prix ?
00:49:37Ça va de 50 euros
00:49:39jusqu'à 500 euros
00:49:40pour du ventilateur.
00:49:41Le climatiseur commandé
00:49:42était à 699 euros.
00:49:44les clients
00:49:45sont partis avec
00:49:46avec un grand sourire.
00:49:47Merci beaucoup.
00:49:48Et ce que nous dit également
00:49:49Ambroise,
00:49:49c'est que depuis ce matin
00:49:51et donc il n'y a plus
00:49:52ni de climatiseurs
00:49:53ni de ventilateurs,
00:49:54de nombreuses personnes
00:49:55continuent de venir
00:49:56en demandant
00:49:57s'il leur reste des produits
00:49:58et quand est-ce
00:49:59qu'ils seront réapprovisionnés.
00:50:00Il faut revenir demain matin
00:50:01à Nargis
00:50:01avec Maxime Barillet.
00:50:04Le risque aussi,
00:50:05évidemment,
00:50:05avec ces fortes chaleurs,
00:50:06la végétation desséchée,
00:50:07ce sont les incendies
00:50:09avec une vigilance
00:50:10qui remonte très loin au nord,
00:50:11Lotte et Garonne,
00:50:12à Véron aussi.
00:50:13Le risque,
00:50:14c'est que parfois,
00:50:14ça redémarre.
00:50:15C'est le cas
00:50:16de l'endroit
00:50:16où se trouvent
00:50:17Jérémy Normand
00:50:18et Sébastien Savoie.
00:50:20On est en plein cœur
00:50:22de la zone
00:50:22qui a été dévorée
00:50:23par les flammes
00:50:24tout au long
00:50:25de ces 48 dernières heures.
00:50:27On est avec les pompiers
00:50:27à Véronais
00:50:28qui sont sur le pied d'œuvre
00:50:29depuis plus de 48 heures maintenant.
00:50:32128 soldats du feu
00:50:33qui interviennent
00:50:34pour fixer ce feu,
00:50:35ce feu qui a déjà dévoré
00:50:3735 hectares ici
00:50:38dans un terrain.
00:50:39Vous le voyez extrêmement escarpé,
00:50:41ce qui rend leur intervention
00:50:41particulièrement périlleuse.
00:50:43Mais ils sont venus jusqu'ici
00:50:44et d'ailleurs,
00:50:45on est avec Tristan.
00:50:46Tristan, vous avez 30 ans,
00:50:47vous êtes pompier volontaire.
00:50:48Hier encore jusqu'à 19h,
00:50:50vous étiez agent de sécurité
00:50:51dans un hôpital.
00:50:52Mais depuis ce matin,
00:50:53depuis 6h ce matin,
00:50:54vous êtes ici,
00:50:55lance incendie à la main
00:50:56et vous aspergez d'eau,
00:50:57ce qui a été dévoré
00:50:59par les flammes
00:51:00mais ce qui semble être
00:51:00aujourd'hui sous contrôle.
00:51:02Pourquoi c'est essentiel
00:51:02de continuer à arroser comme ça ?
00:51:05C'est pour éviter les reprises.
00:51:06Avec la chaleur qui va monter,
00:51:08le vent qui va arriver,
00:51:09on nous annonce à peu près
00:51:1040 km heure de rafale aujourd'hui.
00:51:12Donc c'est important
00:51:13pour les reprises de feu.
00:51:16Les reprises de feu,
00:51:17le feu va être attissé
00:51:19et il faut y avoir
00:51:19des potentielles reprises
00:51:21qui vont potentiellement
00:51:22brûler des hectares en plus.
00:51:24Oui, parce que c'était
00:51:24quand même des centaines d'hectares
00:51:26qui étaient menacés ici
00:51:27dans une végétation.
00:51:28On le voit sur ces images
00:51:30assez impressionnantes
00:51:30de Sébastien Savoie.
00:51:31C'est une végétation très dense,
00:51:33très sèche aussi
00:51:33parce qu'il n'a pas beaucoup plu.
00:51:35C'est d'ailleurs quasiment
00:51:35du jamais vu un incendie
00:51:36de cette ampleur.
00:51:38Si tôt dans la saison,
00:51:39on est habitué ici
00:51:40à combattre le feu,
00:51:41vous nous le disiez,
00:51:42mais pas si tôt dans la saison.
00:51:43Et donc évidemment,
00:51:44ces fortes chaleurs,
00:51:45cette canicule
00:51:46et les bourrasques de vent
00:51:47parce qu'il y en a eu hier
00:51:47et c'est d'ailleurs
00:51:48à la faveur de ces bourrasques de vent
00:51:49que le feu a repris.
00:51:50Elles menacent de nouveau aujourd'hui
00:51:5240 km heure de vent attendus
00:51:53parce qu'un orage
00:51:54s'annonce ici dans la région
00:51:55et avec un orage,
00:51:56on le sait,
00:51:57il y a du vent.
00:51:57Et donc c'est pour cette raison
00:51:58que les lances incendies
00:51:59s'activent
00:52:00pour empêcher
00:52:01toute reprise du feu
00:52:02ici dans cette région avéronaise.
00:52:04On est d'ailleurs
00:52:05à quelques kilomètres seulement
00:52:06du plateau du Larzac.
00:52:07Les paysages sont magnifiques
00:52:08et c'est aussi pour ça
00:52:08que vous avez autant à cœur
00:52:10de préserver l'environnement,
00:52:11n'est-ce pas ?
00:52:12Bien sûr,
00:52:12la biodiversité
00:52:13et puis aussi les maisons.
00:52:14Il ne faut pas oublier
00:52:14qu'il y a des gens
00:52:15qui habitent un petit peu partout
00:52:16sur nos plateaux
00:52:17et il faut préserver
00:52:18les maisons
00:52:19et la biodiversité.
00:52:20Allez,
00:52:21on va vous laisser reprendre
00:52:22le travail.
00:52:22Bon courage
00:52:23dans cette région
00:52:24où le feu,
00:52:24je le répète,
00:52:25est pour l'instant fixé.
00:52:27Restez avec nous
00:52:28dans un instant
00:52:28le dossier du 13h.
00:52:30Pourquoi la France
00:52:30est-elle au cœur
00:52:32de la fournaise ?
00:52:33Hier,
00:52:33il faisait plus chaud chez nous
00:52:34que dans 98% du globe.
00:52:37comment ça s'explique.
00:52:39Il est pratiquement 13h15,
00:52:40retour sur le plateau
00:52:41du Midi BFM.
00:52:42Pourquoi la France
00:52:43est-elle,
00:52:44de toute évidence,
00:52:45au cœur de la fournaise ?
00:52:47Je vous ai écouté hier,
00:52:48Anthony Ferry,
00:52:49qu'est-ce que vous nous disiez
00:52:49exactement hier ?
00:52:51Eh bien que 98%
00:52:53de la surface de la planète
00:52:54est actuellement
00:52:55plus froide
00:52:56que la France.
00:52:58La France fait partie
00:52:58des 2% les plus chauds
00:53:00de notre Terre.
00:53:00Alors ça,
00:53:00c'est très très intéressant,
00:53:01on va essayer
00:53:02de comprendre pourquoi.
00:53:03Pourquoi la France
00:53:03est l'épicentre
00:53:05de cette canicule
00:53:06qui, globalement,
00:53:07évidemment,
00:53:08frappe l'Europe,
00:53:09mais pas de la même
00:53:10ampleur partout ?
00:53:11Oui,
00:53:11le Royaume-Uni,
00:53:12par exemple,
00:53:13n'a jamais connu
00:53:14un épisode aussi exceptionnel.
00:53:16Ça se traduit comment
00:53:17chez vous, Laura ?
00:53:21Eh bien, ici, aujourd'hui,
00:53:23à Londres,
00:53:24la température pourrait
00:53:25atteindre les 39 degrés.
00:53:27On n'est pas loin
00:53:28du record absolu
00:53:29de 40 degrés.
00:53:31C'était en 2022.
00:53:33C'est pour cela
00:53:33que l'Angleterre
00:53:34s'est placée
00:53:35en vigilance rouge
00:53:38à canicule.
00:53:38Alors les conséquences,
00:53:39on les voit
00:53:40un peu partout.
00:53:41Déjà, dans les établissements,
00:53:42300 écoles ont fermé.
00:53:44Et il y en a d'autres aussi
00:53:46qui ont réduit
00:53:46leurs horaires.
00:53:47Effet très anecdotique
00:53:49pour les Français,
00:53:50mais très rare ici.
00:53:51Les élèves sont autorisés
00:53:53à ne pas mettre d'uniforme
00:53:55et à s'habiller
00:53:55en tenue de sport
00:53:57plus légère.
00:53:58Il y a aussi
00:53:58des problèmes
00:53:59dans les transports
00:54:00avec un service ferroviaire
00:54:02qui a été réduit.
00:54:04Certains Eurostars
00:54:05ont été annulés
00:54:06car en fait,
00:54:06les infrastructures britanniques
00:54:08ne sont pas habituées
00:54:10à ce genre de température.
00:54:11Les rails peuvent se déformer.
00:54:13Les câbles électriques
00:54:15peuvent également
00:54:15se détendre.
00:54:17Et certains britanniques
00:54:18expliquent que leurs logements
00:54:20sont devenus très chauds.
00:54:22Un véritable four
00:54:23avec, selon certaines estimations,
00:54:2690% des logements
00:54:28pourraient être en surchauffe
00:54:30selon certaines estimations
00:54:32dans les prochaines décennies.
00:54:34Car en fait,
00:54:35ici au Royaume-Uni,
00:54:36on le sait,
00:54:36sans rentrer dans le cliché,
00:54:38c'est un pays
00:54:39qui est connu
00:54:39pour la pluie.
00:54:41Alors, cette période
00:54:42de canicule
00:54:43fait aujourd'hui
00:54:44la une de tous les journaux.
00:54:46Bonjour Yves Tremblay.
00:54:47Merci d'être avec nous.
00:54:48Vous êtes en direct
00:54:49de Montpellier.
00:54:49Vous êtes expert du GIEC,
00:54:51directeur de recherche
00:54:52en hydrologie.
00:54:53Avant de parler de la France,
00:54:53on va parler de l'Europe.
00:54:54Et j'aimerais vous poser
00:54:55cette première question.
00:54:56Pourquoi,
00:54:57ce que je lis régulièrement,
00:54:59pourquoi dit-on
00:54:59que le continent européen
00:55:01se réchauffe
00:55:02deux fois plus
00:55:03ou deux fois plus vite
00:55:04que le reste du monde ?
00:55:07Effectivement,
00:55:07c'est vrai,
00:55:07ça a été mis en avant
00:55:08dans le dernier rapport
00:55:09du GIEC
00:55:09et dans de nombreuses
00:55:10publications scientifiques.
00:55:12En fait,
00:55:12c'est lié à notre situation,
00:55:14on va dire,
00:55:14aux latitudes intermédiaires
00:55:16et à la circulation atmosphérique
00:55:18qui amène le temps
00:55:19qu'on a au quotidien chez nous.
00:55:21Alors,
00:55:21c'est très intéressant
00:55:22de le dire
00:55:22ce que dit
00:55:24et écrit
00:55:24la climatologue
00:55:25Valérie Masson-Delmotte.
00:55:26Elle dit
00:55:27« La mer Méditerranée
00:55:28et le golfe de Gascogne
00:55:29se réchauffent,
00:55:30la fonte des glaciers
00:55:31s'accélère en France,
00:55:32l'enneigement recule,
00:55:34les sols s'assèchent.
00:55:35Tout cela contribue
00:55:37à l'accélération
00:55:38des canicules. »
00:55:40En fait,
00:55:40ce qu'il faut comprendre,
00:55:41c'est que la France
00:55:42a tous les facteurs
00:55:44aggravants
00:55:45et que ces facteurs
00:55:46sont liés à l'eau.
00:55:49Alors,
00:55:49effectivement,
00:55:50il faut distinguer deux choses.
00:55:51Au niveau du changement
00:55:52sur les précipitations,
00:55:54les pluies qu'on reçoit,
00:55:55on est dans une autre transition.
00:55:56Donc,
00:55:56on n'a pas un signal
00:55:57très marqué
00:55:58vers une hausse
00:55:59ou une baisse des précipitations.
00:56:00Par contre,
00:56:01l'autre facteur fondamental,
00:56:03c'est la hausse des températures
00:56:04qui induit
00:56:04beaucoup plus d'évaporation
00:56:06qu'une perte en eau des sols.
00:56:08Et mécaniquement,
00:56:09ça veut dire
00:56:09que le stock en eau disponible,
00:56:11l'eau renouvelable
00:56:11quelque part chez nous,
00:56:12est en train de diminuer.
00:56:13On estime à moins 14%
00:56:14au cours des 15 dernières années,
00:56:16par exemple.
00:56:17Est-ce que, Yves,
00:56:18est-ce que l'eau
00:56:19est en quelque sorte
00:56:20le moteur,
00:56:21le carburant des canicules ?
00:56:24Alors oui,
00:56:25en quelque sorte,
00:56:25puisque notamment
00:56:26des sols très secs
00:56:27avant un épisode
00:56:28de vagues de chaleur
00:56:29vont potentiellement
00:56:30amplifier cet épisode.
00:56:31Donc oui,
00:56:32l'eau,
00:56:32c'est un élément
00:56:33extrêmement intégrateur
00:56:34pour comprendre
00:56:35ces phénomènes.
00:56:36Et on se retrouve donc
00:56:37avec ce phénomène,
00:56:38justement,
00:56:39de blocage,
00:56:39cette cloche
00:56:40au-dessus du pays ?
00:56:42Oui, effectivement.
00:56:43Alors qu'il n'affecte
00:56:44pas que la France.
00:56:44On a toute l'Europe
00:56:45de l'Ouest,
00:56:46on va dire,
00:56:46qui est plus ou moins impactée.
00:56:48Et malheureusement,
00:56:49les prévisions
00:56:49sont assez pessimistes
00:56:50puisque là,
00:56:51on a déjà dépassé
00:56:51en intensité
00:56:52le pic de 2003,
00:56:54la canicule,
00:56:54on va dire historique,
00:56:55chez nous.
00:56:56Et malheureusement,
00:56:56ces conditions
00:56:57ont perduré apparemment
00:56:58pendant quelques jours.
00:57:00Si l'eau est à l'origine
00:57:01de tous les phénomènes
00:57:02que l'on connaît,
00:57:04ça veut dire
00:57:04que le phénomène
00:57:05risque de s'emballer ?
00:57:08Alors,
00:57:08l'eau est à l'origine,
00:57:09oui et non.
00:57:10Disons que c'est surtout
00:57:11à l'origine
00:57:11les phénomènes
00:57:12de déplacement
00:57:13des masses atmosphériques
00:57:15qui est en jeu.
00:57:16L'eau,
00:57:16on va dire,
00:57:16c'est le corollaire,
00:57:17c'est la chose
00:57:18qui est associée,
00:57:18notamment en termes d'impact,
00:57:20puisque l'impact majeur
00:57:21de ces épisodes,
00:57:22en plus, bien sûr,
00:57:23sur la santé humaine.
00:57:24Il faut rappeler,
00:57:24en 2003,
00:57:25quand même,
00:57:25on avait 15 000 morts
00:57:26suite à cet épisode caniculaire.
00:57:28L'autre impact majeur,
00:57:29c'est les sécheresses,
00:57:30donc l'impact notamment
00:57:31sur la végétation
00:57:32et les productions
00:57:33et les rendements agricoles.
00:57:35Mais à vous entendre,
00:57:35on se dit qu'en fait,
00:57:36on ne peut rien faire ?
00:57:38Alors oui et non.
00:57:39Il y a deux leviers
00:57:40d'action fondamentaux.
00:57:42Déjà, dans le GIEC,
00:57:43c'est clairement indiqué
00:57:44que la sévérité
00:57:45des sécheresses à venir
00:57:46est directement liée
00:57:47au niveau de réchauffement.
00:57:48Ça veut dire quoi ?
00:57:49Ça veut dire que
00:57:50si on agit en amont
00:57:51sur nos émissions
00:57:51de gaz à effet de serre,
00:57:53si on limite le réchauffement,
00:57:54on va limiter la gravité
00:57:55de ces épisodes
00:57:56dans le futur.
00:57:57Ça, c'est la première chose.
00:57:58Ce qui a lieu à,
00:57:59on va dire,
00:57:59l'atténuation.
00:58:01Deuxième aspect,
00:58:01c'est l'adaptation.
00:58:02Qu'est-ce qu'on fait
00:58:03pour s'adapter ?
00:58:04Là encore,
00:58:04on voit des images catastrophiques,
00:58:06des gens dans les EHPAD,
00:58:07dans les hôpitaux,
00:58:07dans les écoles
00:58:08qui souffrent beaucoup
00:58:09de la chaleur.
00:58:10Pourtant,
00:58:10ça fait 20 à 30 ans
00:58:11que les scientifiques du GIEC
00:58:12ont déjà donné
00:58:13des prévisions
00:58:14qui s'avèrent maintenant
00:58:16réalistes.
00:58:16En tout cas,
00:58:17c'est ce qu'on observe aujourd'hui.
00:58:18Donc voilà,
00:58:18maintenant,
00:58:19le temps est à l'action.
00:58:20Le constat,
00:58:21il est là.
00:58:21Je pense que tout le monde
00:58:22peut le voir malheureusement
00:58:23et l'éprouver même
00:58:24dans sa chair.
00:58:25Maintenant,
00:58:26le temps est à l'action
00:58:27au niveau
00:58:27et de l'adaptation
00:58:28et surtout de l'atténuation
00:58:29du changement climatique.
00:58:30La question est peut-être
00:58:31difficile, Yves.
00:58:32Pourquoi ces phénomènes
00:58:34caniculaires
00:58:35sont de toute évidence
00:58:36de plus en plus longs ?
00:58:39Alors,
00:58:39ils sont à la fois
00:58:40de plus en plus longs
00:58:41et de plus en plus fréquents.
00:58:43C'est-à-dire qu'on a,
00:58:44par exemple,
00:58:44si on trace au cours
00:58:45des 50-60 dernières années
00:58:47un graphique
00:58:48avec des petits points
00:58:48pour chacun de ces épisodes,
00:58:50on voit clairement
00:58:51qu'il y en a de plus en plus
00:58:52dans les années récentes
00:58:53et avec des durées
00:58:53de plus en plus longues
00:58:54puisque tout simplement,
00:58:56l'atmosphère se réchauffe
00:58:57au niveau global.
00:58:58Donc,
00:58:58on a de plus en plus
00:58:59de chance
00:59:00d'avoir ces accidents,
00:59:01enfin de chance,
00:59:01de malchance quelque part,
00:59:03d'avoir ces accidents
00:59:04de canicule
00:59:05de manière répétée.
00:59:06Merci beaucoup,
00:59:07en tout cas, Yves,
00:59:07d'avoir été en direct avec nous.
00:59:09On a absolument tout compris.
00:59:10C'est passionnant.
00:59:13Ce qui craque
00:59:13parce qu'on comprend bien
00:59:14que ça va encore durer.
00:59:15Le forum autour
00:59:17de Maxime Suitec.
00:59:18Rendez-vous dès 21h.
00:59:22Restez avec nous.
00:59:23Nous revenons
00:59:23dans quelques instants.
00:59:24Vous avez vu
00:59:25que tout le monde
00:59:25se mobilise,
00:59:26évidemment,
00:59:27pour essayer
00:59:28d'enrayer ce phénomène.
00:59:30L'abondance de propositions
00:59:31de la part des politiques,
00:59:33n'est-ce pas trop tard ?
00:59:35Alors que l'on est à un palier,
00:59:36les températures
00:59:37vont encore augmenter,
00:59:38mais on a compris
00:59:38grâce à Anthony Ferry
00:59:39que cette canicule
00:59:40allait reculer
00:59:41par l'ouest
00:59:42à partir de vendredi soir.
00:59:44Nous rouvrons ce dossier
00:59:45dans quelques instants
00:59:46avec de très, très nombreux invités
00:59:48autour de la table
00:59:48du Midi BFM.
00:59:49A tout de suite.
00:59:56Il est un peu moins de 13h30
00:59:57autour sur le plateau
00:59:58du Midi BFM.
00:59:59La France n'en peut plus
01:00:00et les températures
01:00:01continuent de monter
01:00:02et par ailleurs,
01:00:03c'est la foire aux idées
01:00:05de la part de nos politiques
01:00:07pour essayer, en fait,
01:00:08de prendre les décisions
01:00:09qu'on aurait dû prendre
01:00:10il y a déjà bien longtemps.
01:00:11Combien de températures
01:00:12en ce moment ?
01:00:12Plus de 40 en Bretagne.
01:00:14C'est bien ça, Anthony ?
01:00:15On flirte avec les 40
01:00:16effectivement en Bretagne
01:00:17mais on est déjà
01:00:18à l'ombre
01:00:18à 42 degrés
01:00:19dans les lampes.
01:00:20On va évacuer une notion
01:00:21tout de suite.
01:00:21Oui, parce qu'on espère
01:00:22évidemment que ça va se terminer vite
01:00:24pour cette vague du moins.
01:00:26Sauf que Monique Barbu,
01:00:27la ministre de la Transition écologique,
01:00:28a un peu douché
01:00:29nos espoirs ce matin.
01:00:32On sait que la semaine prochaine,
01:00:33normalement,
01:00:34on devrait connaître
01:00:35une pause relative
01:00:37mais effectivement,
01:00:38Météo France
01:00:39nous indique
01:00:40qu'il y a de fortes probabilités
01:00:42pour qu'à partir
01:00:44de la semaine d'après,
01:00:45nous revenions
01:00:46à des chaleurs extrêmes
01:00:48qui pourraient effectivement
01:00:49nous amener
01:00:50jusqu'au 14 juillet.
01:00:51Autrement dit,
01:00:52donc la semaine
01:00:53qui précède le 14 juillet,
01:00:54est-ce que ça tient ça
01:00:55ou pas, Anthony ?
01:00:55Est-ce que sur vos modèles,
01:00:57vous avez cette possibilité ?
01:00:58Aucun modèle ne le montre.
01:00:59Nous avons appelé
01:01:00Météo France ce matin.
01:01:01J'ai personnellement
01:01:01appelé Météo France ce matin
01:01:02qui m'indique que pour l'instant,
01:01:03rien ne prouve
01:01:05ce que dit la ministre.
01:01:06Et puis c'est dans trois semaines.
01:01:07C'est ça,
01:01:07on ne voit pas aussi loin.
01:01:09C'est beaucoup trop loin
01:01:09pour nous en météorologie
01:01:10pour être précis
01:01:11et aussi exact que ces propos.
01:01:12Donc le début de la fin,
01:01:14c'est quand ?
01:01:14Le début de la fin,
01:01:15ce sera très progressif.
01:01:16À partir de vendredi,
01:01:18si vous avez la chance
01:01:18d'habiter sur la côte bretonne
01:01:21mais aussi la côte normande,
01:01:22en fait plutôt
01:01:23le littoral de la Manche
01:01:24puisqu'on va vraiment perdre
01:01:25une dizaine de degrés
01:01:26et puis ensuite,
01:01:26étant donné que la chaleur
01:01:28se décale vers l'Est,
01:01:29eh bien à partir de dimanche-lundi,
01:01:30ce sera pour les régions centrales
01:01:32mais il faudra attendre
01:01:32le début de la semaine prochaine
01:01:33pour les régions de l'Est.
01:01:34Alors la situation
01:01:35est assez troublante
01:01:37du côté de la Bretagne.
01:01:3923 juin,
01:01:40température supérieure à 40.
01:01:42On a du mal à comprendre
01:01:43évidemment ce qui se passe
01:01:44et même les meilleurs spécialistes.
01:01:46Voilà, Jean Jouzel
01:01:47était avec nous tout à l'heure,
01:01:48l'un des meilleurs climatologues
01:01:50de France.
01:01:52Jouzel disait qu'il était
01:01:53lui aussi extrêmement surpris.
01:01:55Oui, en Bretagne,
01:01:57d'habitude,
01:01:57une canicule,
01:01:58c'était 30 degrés
01:01:59et Damien,
01:02:00c'est ça qui est difficile à vivre.
01:02:01C'est quand on n'a pas l'habitude
01:02:03en fait,
01:02:03qu'on ressent encore plus fort
01:02:05ces fortes températures.
01:02:06Oui, oui, c'est ça.
01:02:07C'est déjà la brutalité.
01:02:08C'est vrai qu'on n'est pas forcément
01:02:09sur une période
01:02:10où on a normalement chaud
01:02:11et là, c'est très brutal.
01:02:13Ça dure dans le temps.
01:02:13On ne dort pas la nuit.
01:02:14Enfin, il y a plein de choses
01:02:17qui se surajoutent
01:02:18les unes après les autres
01:02:19et donc qui compliquent
01:02:19la situation.
01:02:20On est à peu près à 5 jours.
01:02:22Je parle sous le contrôle
01:02:22d'Anthony de canicule.
01:02:25Jusqu'à présent,
01:02:26on a résisté.
01:02:28Marie Cœur de Roi
01:02:28qui va nous parler
01:02:29dans un instant
01:02:30de l'immobilier
01:02:30est rentrée en disant
01:02:31j'en peux plus,
01:02:32je ne dors plus la nuit
01:02:33mais on est tous dans le même cas.
01:02:36On est dans un moment
01:02:36de bascule
01:02:37pour la santé des uns
01:02:38et des autres là ?
01:02:39Oui, on est dans un moment
01:02:40de bascule
01:02:40parce que les choses
01:02:41s'éternisent
01:02:42et donc effectivement,
01:02:43on le voit bien
01:02:43même au niveau,
01:02:44on en parlait tout à l'heure
01:02:45dans les hôpitaux,
01:02:46dans les consultations.
01:02:47Les premiers jours,
01:02:48les gens consultent moins,
01:02:49il fait chaud,
01:02:49on reste chez soi
01:02:50et puis en fait,
01:02:51les choses progressivement
01:02:52s'aggravent
01:02:52et là, le risque,
01:02:53c'est effectivement
01:02:53de consulter beaucoup plus.
01:02:55On le voit,
01:02:55les appels au 15
01:02:56se font de plus en plus fréquents.
01:02:58L'arrivée aux urgences
01:02:59alors qu'il y avait
01:02:59une petite diminution
01:03:00parce que les gens
01:03:01qui avaient moins besoin
01:03:01d'y aller
01:03:02ne sortaient pas de chez eux
01:03:03sauf que là,
01:03:04les gens isolés,
01:03:05les gens commencent
01:03:06petit à petit
01:03:07à avoir des symptômes
01:03:08et donc consultent.
01:03:09Et c'est vrai qu'on bat des records.
01:03:10Hier, la journée la plus chaude
01:03:11jamais enregistrée en France,
01:03:1338 degrés 2 en moyenne,
01:03:15on ira peut-être
01:03:15au-delà aujourd'hui
01:03:16et la Bretagne
01:03:17donc avec des 42-43.
01:03:19Écoutez Jean Jouzel
01:03:19qui lui-même
01:03:20se dit surpris.
01:03:23Il y a une surprise
01:03:24pas sur le phénomène lui-même,
01:03:27la canicule ou elle-même,
01:03:28mais sur sa répartition géographique.
01:03:30Je suis moi-même en Bretagne,
01:03:32tout près de Rennes,
01:03:3340 degrés,
01:03:34c'est très surprenant.
01:03:35Disons, dans ma jeunesse,
01:03:36on n'osait même pas,
01:03:37on n'évoquait pas
01:03:38des chiffres comme ça.
01:03:39Déjà, à 30 degrés,
01:03:40c'était une canicule en Bretagne
01:03:41et c'était très rarement atteint.
01:03:44Anthony,
01:03:45alors la Bretagne,
01:03:45certes, elle va être
01:03:46très très touchée
01:03:47et ce qui est très important
01:03:48de raconter,
01:03:49c'est que ce soir,
01:03:50il va y avoir des orages
01:03:52sur la Bretagne.
01:03:53Alors on se dit,
01:03:54la Bretagne,
01:03:55les orages,
01:03:56les températures
01:03:57vont donc baisser.
01:03:57Sauf que non.
01:03:58Pourquoi ?
01:03:59Eh bien parce qu'un phénomène
01:04:00de heatburst
01:04:01peut potentiellement se produire.
01:04:03Alors heatburst,
01:04:04vague de chaleur,
01:04:04comment ça fonctionne ?
01:04:05On vous a préparé
01:04:06une infographie
01:04:07pour vous l'expliquer.
01:04:08Comme vous l'avez dit,
01:04:09des orages vont se produire.
01:04:10À l'intérieur de ces orages,
01:04:12il y a évidemment
01:04:13de la pluie
01:04:13qui va tomber.
01:04:14sauf que le problème,
01:04:16eh bien c'est que cette pluie,
01:04:17en tombant dans cette atmosphère
01:04:19très chaude,
01:04:20va tout de suite s'évaporer.
01:04:22Ça va rendre l'atmosphère
01:04:23bien plus dense,
01:04:24très lourde
01:04:24et lorsqu'elle sera trop lourde,
01:04:26eh bien ces terres
01:04:27vont s'effondrer sur le sol
01:04:28et en arrivant justement
01:04:30sur un sol breton très chaud,
01:04:32eh bien ça va tout de suite
01:04:33faire augmenter les températures.
01:04:34Vous découvrez justement
01:04:35ce que je viens de vous expliquer
01:04:36sous forme de schéma.
01:04:37Mais ça veut dire, Anthony,
01:04:38que les nuits bretonnes
01:04:40vont être suffocantes.
01:04:42suffocantes.
01:04:42C'est-à-dire à combien
01:04:43cette nuit ?
01:04:44Eh bien on pourra facilement
01:04:46atteindre les 26,
01:04:4727, voire 28 degrés
01:04:48au plus frais.
01:04:50À minuit,
01:04:50une heure du matin,
01:04:51il fera encore potentiellement
01:04:5233, 34 degrés.
01:04:54Ce qu'il faut dire,
01:04:54c'est que ce phénomène,
01:04:55je ne le connaissais pas,
01:04:56à dire vrai,
01:04:57c'est un phénomène rarissime.
01:04:58Il faut qu'il y ait
01:04:58conjonction de plusieurs éléments
01:04:59pour que ça se produise.
01:05:01Voilà, en fait,
01:05:02il faut qu'il y ait déjà
01:05:02une période de très forte chaleur
01:05:04évidemment pour que la pluie
01:05:05puisse s'évaporer avant de tomber
01:05:06et que ces orages soient
01:05:08assez costauds,
01:05:09assez importants
01:05:09pour donner de précipitations fortes.
01:05:11Phénomène exceptionnel
01:05:12qui a des conséquences,
01:05:14notamment sur le réseau électrique.
01:05:16Hier, c'est un transformateur
01:05:17qui a claqué dans le Finistère.
01:05:19120 000 foyers
01:05:20étaient privés de courant
01:05:22hier soir.
01:05:23Il y en a encore beaucoup
01:05:23ce matin,
01:05:25visiblement,
01:05:25Adélaïde Malavaux.
01:05:29Eh bien, écoutez,
01:05:29la situation est loin
01:05:30d'être stabilisée.
01:05:31Pour vous donner un ordre d'idée,
01:05:32il y a toujours près
01:05:33de 68 000 foyers
01:05:34qui sont à l'heure actuelle
01:05:35privés d'électricité.
01:05:37Ça pose évidemment
01:05:37beaucoup de questions
01:05:38par ce temps de canicule.
01:05:39Pour vous donner un ordre d'idée,
01:05:40on est environ
01:05:40aux 36 degrés actuellement.
01:05:42Ce matin, à Ecaricide,
01:05:43on est allé à la rencontre
01:05:44d'une directrice d'EPAD.
01:05:46Évidemment,
01:05:46elle est très inquiète.
01:05:47En l'occurrence,
01:05:47elle a la chance
01:05:48d'avoir un groupe électrogette,
01:05:49mais elle est très inquiète
01:05:50sur la situation
01:05:51pour tous les résidents
01:05:52de la région.
01:05:52Je vous propose de l'écouter.
01:05:53Il y a un risque majeur
01:05:54sur la santé de nos résidents.
01:05:56Au niveau de l'oxygène,
01:05:57par exemple,
01:05:57on a des résidents
01:05:58qui sont sous oxygène,
01:06:01donc ça,
01:06:01c'est alimenté
01:06:02par l'électricité.
01:06:04Il y a toutes ces choses-là
01:06:05ou des pompes à injection
01:06:09qui sont électriques.
01:06:11Tout ce matériel
01:06:13qui est électrique
01:06:14et qui, de coup,
01:06:15ne fonctionne pas
01:06:16quand il n'y a pas
01:06:17d'électricité.
01:06:18Adélaïde Malavaux,
01:06:19si je ne me trompe pas,
01:06:20vous êtes bretonne.
01:06:22Est-ce que vous aviez
01:06:23déjà vécu ça ?
01:06:24Forcément, non.
01:06:24Ne vous trompez pas.
01:06:27Est-ce que je peux vous parler
01:06:28de mémoire de bretonne,
01:06:29peut-être ?
01:06:29En tout cas,
01:06:30ça n'existe pas.
01:06:31Honnêtement,
01:06:31on a toujours...
01:06:32Je vais vous citer
01:06:33quelqu'un avec qui
01:06:33on a échangé hier
01:06:34qui nous expliquait
01:06:35qu'en tant que breton,
01:06:36on a l'habitude
01:06:36un peu de se la péter
01:06:37et de se dire
01:06:38que nous,
01:06:38on n'est pas comme les parisiens.
01:06:39Nous, quand on a chaud,
01:06:40on a chaud à 28 degrés.
01:06:42Je peux vous confirmer
01:06:43que cet après-midi,
01:06:44il va faire 39 degrés.
01:06:45Là, on se trouve
01:06:45avec Aristide Sadna
01:06:46à Quimper.
01:06:47C'est du jamais vu.
01:06:48Honnêtement,
01:06:48moi, j'ai presque envie
01:06:49de revenir à Paris.
01:06:50Si vous me le permettez,
01:06:51je reviens,
01:06:51je prends un train,
01:06:52je suis de retour.
01:06:53Après un cidre doux,
01:06:54quand même.
01:06:55Dans ce contexte,
01:06:56c'est la foire aux propositions.
01:06:57On est dans le mur,
01:06:58mais c'est maintenant
01:06:58que viennent les propositions
01:07:00des uns et des autres
01:07:01où, en tous les cas,
01:07:02on réagit à cette situation
01:07:04exceptionnelle.
01:07:04Et la première réaction
01:07:07concerne la loi
01:07:09qui encadre le travail
01:07:10en cas de forte chaleur.
01:07:11Voilà, parce que vous savez,
01:07:12dans le droit du travail,
01:07:12il n'y a pas de plafond
01:07:14de température maximale
01:07:15pour aller travailler.
01:07:16Est-ce qu'il faudrait changer ça ?
01:07:18Écoutez la réponse
01:07:18du ministre du Travail.
01:07:21L'histoire de la température maximale,
01:07:23effectivement,
01:07:23le débat peut être intéressant,
01:07:24mais on la fixe
01:07:25à quel niveau ?
01:07:26Si vous la montez à 40 degrés,
01:07:27vous risquez de dire
01:07:28qu'on va aller jusqu'à 40 degrés,
01:07:29alors que parfois,
01:07:30il faut s'arrêter bien avant.
01:07:31L'idée d'avoir,
01:07:32on peut comprendre
01:07:33cette idée-là,
01:07:34mais en fait,
01:07:34elle ne marche pas.
01:07:35Donc je pense que la bonne idée,
01:07:36ce n'est pas fixer une température,
01:07:37c'est d'avoir des mesures adaptées.
01:07:39C'est ce qu'on fait
01:07:39par ce système jaune-orange-rouge
01:07:41avec les préfets
01:07:42qui veulent prendre des arrêtés
01:07:43pour justement suspendre
01:07:44les chantiers
01:07:45entre 13h et 21h.
01:07:46Voilà,
01:07:47c'est des mesures concrètes
01:07:48d'adaptation.
01:07:49Il faut concilier
01:07:49la protection des salariés,
01:07:50bien évidemment,
01:07:51avec la capacité
01:07:52que le pays fonctionne.
01:07:53On ne va pas mettre
01:07:54le pays à l'arrêt
01:07:54parce qu'il fait 30 degrés,
01:07:55ça ne marche pas.
01:07:56Vous apprécierez d'abord
01:07:57l'humanité de ce ministre
01:07:59qui, dans son bureau de Bercy,
01:08:00climatisé,
01:08:01n'a même pas un mot
01:08:02pour les gens
01:08:02qui travaillent
01:08:03dans des températures
01:08:03très élevées.
01:08:05Donc on ne va pas mettre
01:08:05la France à l'arrêt,
01:08:06Laurent Demare.
01:08:06Alors d'abord,
01:08:07il ne fait pas 30 degrés,
01:08:08mais on est déjà à 40,
01:08:0942,
01:08:10on disait il y a
01:08:11quelques instants.
01:08:13Deuxièmement,
01:08:14oui,
01:08:14il y a des vigilances rouges,
01:08:15mais vous savez
01:08:15qu'aucun salarié
01:08:16ne peut faire jouer
01:08:17son droit de retrait.
01:08:18Donc si le Code du travail
01:08:20ne le dit pas,
01:08:21qui va le dire ?
01:08:22C'est comme à chaque fois,
01:08:23on dit,
01:08:23c'est à l'appréciation
01:08:25de chaque chef d'entreprise.
01:08:26On a beaucoup de chance.
01:08:27La grande majorité
01:08:28des chefs d'entreprise,
01:08:29évidemment,
01:08:30protègent leurs salariés
01:08:31et disent par exemple
01:08:32à un couvreur
01:08:35ouvrier du bâtiment
01:08:36et des travaux publics.
01:08:37Là, cet après-midi,
01:08:38restez chez vous.
01:08:40Travaillez ce matin,
01:08:40commencez à 6h,
01:08:41heureusement.
01:08:42Mais malheureusement,
01:08:43comme ça n'est pas dans la loi,
01:08:45certains ne le font pas
01:08:46et sortez dans la rue,
01:08:48vous allez voir.
01:08:48Il y a des chantiers
01:08:49cet après-midi
01:08:50dans toutes les villes.
01:08:51Il y a plein de questions,
01:08:52Laurent,
01:08:52de téléspectateurs.
01:08:53Qu'est-ce qu'on peut faire
01:08:53dans ces cas-là
01:08:54quand un patron
01:08:54ne respecte pas les règles ?
01:08:56Encore une fois,
01:08:56il n'y a pas de chiffres écrits.
01:08:58Donc qu'est-ce qu'on fait ?
01:08:58On appelle l'inspection du travail ?
01:09:05Les conditions ne sont pas requises
01:09:06et donc qu'on met en danger
01:09:07la santé des salariés.
01:09:09L'inspecteur du travail
01:09:11va venir notamment constater
01:09:12si, oui ou non,
01:09:13l'employeur a mis de l'eau fraîche,
01:09:16pas de l'eau fraîche,
01:09:17dans une bouteille,
01:09:18avec une glacière.
01:09:19Vous avez remarqué,
01:09:20à 44 degrés,
01:09:21l'eau, au bout d'une heure,
01:09:23elle est devenue brûlante.
01:09:24Donc toutes ces conditions-là,
01:09:26elles sont dans la loi,
01:09:27mais encore faut-il les appliquer.
01:09:28Mais juste sur le ton quand même
01:09:30de Farandou,
01:09:31enfin je veux dire,
01:09:32le ministre du Travail,
01:09:33il ne peut pas manifester
01:09:34un peu d'humanité,
01:09:35lorsqu'il évoque ce sujet ?
01:09:37Il pourrait.
01:09:38On a vu d'ailleurs
01:09:39des accidents du travail récemment
01:09:41sur des toits,
01:09:42des salariés qui travaillent
01:09:44à 40 degrés en plein soleil.
01:09:46Bah oui,
01:09:46il faut un tout petit peu
01:09:48de compassion,
01:09:49de l'humanité.
01:09:49Mais business is business,
01:09:50et donc c'est ça,
01:09:51on ne va pas mettre la France
01:09:52à l'arrêt,
01:09:53c'est ce que dit le ministre.
01:09:54Vous allez prendre vos trains
01:09:55qui ne sont pas forcément climatisés.
01:09:56Si vous n'avez pas la chance
01:09:58d'être dans un bureau climatisé,
01:09:59vous allez continuer
01:10:00de travailler dehors.
01:10:01Et c'est au cas par cas,
01:10:02donc la liberté des préfets
01:10:03et des chefs d'entreprise.
01:10:05Visiblement,
01:10:05il n'y a pas de consigne,
01:10:06il n'y a pas une volonté
01:10:07du gouvernement
01:10:07de décider ni d'un seuil
01:10:08de température,
01:10:09ni d'une règle pour tous.
01:10:10On rappelle que lors
01:10:11de la canicule du mois de mai,
01:10:13il y a un charpentier
01:10:13de 19 ans seulement
01:10:14qui est mort.
01:10:15Et on a les chiffres
01:10:16sur ces contrôles
01:10:17qu'on évoquait du ministère.
01:10:191400 contrôles
01:10:19depuis le début
01:10:20de cette vague
01:10:21et 75 mises en demeure.
01:10:23Donc ça vaut le coup.
01:10:24Ça vaut le coup d'appeler.
01:10:25Ça bouge un petit peu ?
01:10:26Pardon de le répéter,
01:10:27je le redis,
01:10:28il y a 1800 inspecteurs
01:10:29du travail
01:10:30pour 21 millions
01:10:31de salariés du privé,
01:10:32c'est-à-dire un inspecteur
01:10:33pour 12 000 salariés.
01:10:35Alors vous savez
01:10:36que désormais
01:10:36dans le midi BFR,
01:10:37on va prendre
01:10:37des politiques homos.
01:10:39Vous voulez bien
01:10:40nous rappeler
01:10:41ce qu'a dit
01:10:41le maire de Paris
01:10:42vendredi dernier ?
01:10:43Pour les écoles.
01:10:43Emmanuel Grégoire
01:10:44pour les écoles.
01:10:45Il a dit
01:10:46je change de doctrine,
01:10:47je vais faire livrer
01:10:491000 climatiseurs
01:10:50dans les écoles de Paris
01:10:51et 150 dès lundi.
01:10:53Alors bonjour
01:10:54Geoffroy Boulard,
01:10:54vous êtes le maire
01:10:55LR du 17ème
01:10:56arrondissement de Paris.
01:10:57Est-ce que vous avez
01:10:58reçu vos climatiseurs ?
01:11:00Non, je n'ai pas reçu
01:11:01mes climatiseurs lundi
01:11:03et donc lundi soir
01:11:05je me suis débrouillé
01:11:07par mes propres moyens
01:11:09pour commander
01:11:1250 climatiseurs
01:11:13pour livrer en priorité
01:11:14les écoles.
01:11:16C'est arrivé hier soir
01:11:17et donc ce matin
01:11:18avec mon adjointe
01:11:19en charge des affaires scolaires
01:11:21nous sommes allés livrer
01:11:22les premiers climatiseurs
01:11:24face à la démagogie,
01:11:27face à des annonces
01:11:29100 lendemains
01:11:30de la ville de Paris.
01:11:31Moi j'ai pris
01:11:32mes responsabilités
01:11:33et donc j'ai choisi
01:11:36évidemment de sécuriser
01:11:37en tout cas
01:11:38d'essayer de rafraîchir
01:11:39quelques pièces
01:11:39dans les écoles.
01:11:40Ce n'est pas ça
01:11:41qui va résoudre
01:11:41tous les problèmes
01:11:42mais voilà
01:11:44on a été un peu trahi
01:11:45par la promesse
01:11:46il faut bien le dire
01:11:47d'Emmanuel Grégoire.
01:11:48Mais pardon monsieur Boulard
01:11:50ça ne concerne que
01:11:51votre arrondissement
01:11:51vous avez appelé
01:11:52vos collègues
01:11:53et ça concerne
01:11:53d'autres arrondissements
01:11:54c'est les arrondissements
01:11:56de droite
01:11:57qui sont sanctionnés
01:11:58par rapport
01:11:59aux arrondissements
01:11:59de gauche ?
01:12:01Non je n'ai pas
01:12:02d'informations précises
01:12:04ce que je sais
01:12:04c'est qu'il n'y avait
01:12:06pas les climatiseurs
01:12:08annoncés
01:12:08aux directrices
01:12:10et directeurs
01:12:11d'école
01:12:12les crèches
01:12:13c'est la même chose
01:12:15donc voilà
01:12:16je ne peux pas vous dire
01:12:17que je n'ai pas
01:12:17une vision parisienne
01:12:18à ce stade
01:12:18moi j'ai pris
01:12:19des responsabilités
01:12:20et je suis en train
01:12:21d'essayer de recommander
01:12:22un certain nombre
01:12:24de climatiseurs
01:12:24parce que même si
01:12:25l'épisode
01:12:27va sans doute s'arrêter
01:12:28mais ça dure quand même
01:12:29déjà depuis quelques jours
01:12:30on a besoin aussi
01:12:31de préparer l'avenir
01:12:32donc c'est un investissement
01:12:33aussi durable
01:12:34que d'équiper
01:12:35nos équipements publics
01:12:37il y a aussi des crèches
01:12:38j'en ai parlé
01:12:38mais c'est aussi
01:12:39des résidences seniors
01:12:40qui en ont
01:12:41besoin
01:12:42parce qu'il fait combien
01:12:43dans les écoles
01:12:43dont on parle
01:12:44elles ne sont pas fermées
01:12:44il y a des enfants
01:12:45qui vont venir
01:12:45jusqu'à la semaine prochaine
01:12:47oui tout à l'heure
01:12:48j'étais avec une directrice
01:12:49d'école
01:12:50qui me disait
01:12:50qu'au premier étage
01:12:52de l'école
01:12:52il faisait 45 degrés
01:12:54voilà c'est pas acceptable
01:12:55donc soit on reste
01:12:57les bras ballants
01:12:57on fait des discours
01:13:00et on n'agit pas
01:13:01moi j'ai choisi
01:13:01d'essayer d'apporter
01:13:03une réponse
01:13:03et on va continuer
01:13:04donc je vous dis
01:13:05j'attends une deuxième
01:13:06une deuxième commande
01:13:08j'espère qu'elle pourra venir
01:13:09ce qui m'inquiète
01:13:09c'est qu'en France
01:13:10on n'est plus capable
01:13:11de produire des climatiseurs
01:13:12et qu'on est obligé
01:13:13de passer par la Belgique
01:13:14ou l'Italie
01:13:15alors si quelqu'un
01:13:16de la mairie de Paris
01:13:17nous entend
01:13:17Emmanuel Grégoire
01:13:18lui-même
01:13:19Anne qui travaille avec nous
01:13:20essaie d'appeler
01:13:21Emmanuel Grégoire
01:13:21parce qu'il faut quand même
01:13:22que le maire de Paris
01:13:23puisse répondre
01:13:24alors on est là
01:13:24jusqu'à 14h
01:13:26pendant encore 18 minutes
01:13:27Laurent
01:13:27non mais moi ça m'intéresse
01:13:28que vous dites
01:13:28monsieur le maire
01:13:29vous avez passé un coup de fil
01:13:31depuis lundi
01:13:31à la mairie centrale
01:13:33au maire de Paris
01:13:34à Emmanuel Grégoire
01:13:35ou en tout cas
01:13:36à ses services
01:13:37pour lui dire
01:13:37ça en est où
01:13:38vos climatiseurs
01:13:39ils arrivent quand ?
01:13:40ça fait depuis
01:13:42je dirais
01:13:43depuis le week-end
01:13:44puisqu'on a eu
01:13:45des réunions
01:13:46avec le maire de Paris
01:13:47qui a annoncé
01:13:49aux autres maires
01:13:49d'arrondissement
01:13:50qu'ils allaient
01:13:51équiper
01:13:52les écoles
01:13:54et puis ensuite
01:13:55on a eu
01:13:55dans le week-end
01:13:56une instruction
01:13:58qui n'est pas passée
01:13:59directement par les maires
01:14:00plutôt par l'administration
01:14:01qui nous
01:14:03expliquait
01:14:03qu'en fait
01:14:04ils allaient prioriser
01:14:05certains établissements
01:14:06qui sont plus chauds
01:14:08que d'autres
01:14:08moi je trouve ça
01:14:09absolument scandaleux
01:14:11et donc j'ai compris
01:14:12qu'on allait en avoir
01:14:135 ou 6
01:14:14dans le 17ème arrondissement
01:14:15donc moi lundi
01:14:16ne voyant rien venir
01:14:18je me suis débrouillé
01:14:20pour qu'on puisse passer
01:14:22une première commande
01:14:23dans le respect
01:14:23du code des marchés publics
01:14:24évidemment
01:14:25ça est important
01:14:26et là j'espère
01:14:27pouvoir repasser
01:14:28une seconde commande
01:14:30mais vous voyez
01:14:31vous voyez l'inertie
01:14:33la ville de Paris
01:14:34peut toujours taper
01:14:35sur l'État
01:14:35sur le gouvernement
01:14:36mais on va voir
01:14:37s'ils nous rappellent
01:14:39à l'épreuve des mots
01:14:40les politiques
01:14:41à l'épreuve des mots
01:14:42c'est absolument essentiel
01:14:43dans ce monde
01:14:44où on communique à tout va
01:14:45il faut que le maire
01:14:45nous appelle
01:14:46il reste 10 minutes
01:14:48en tout cas on voit bien
01:14:49qu'il y a un problème
01:14:50sur le bâti
01:14:51toutes ces infrastructures
01:14:52qui ne sont pas au point
01:14:53hasard du calendrier
01:14:54aujourd'hui en Conseil des ministres
01:14:56il y avait un texte
01:14:57sur le logement
01:14:57et Marie-Cœur de Roi
01:14:58dans cette loi
01:14:59et bien il y a le retour
01:15:01des passoires thermiques
01:15:02donc trop froides en été
01:15:04mais trop chaudes
01:15:05trop froides en hiver
01:15:06trop chaudes en été
01:15:06qui sont de retour à la location
01:15:08on va d'abord écouter
01:15:09le ministre du logement
01:15:10Vincent Jambrain
01:15:12l'objectif c'est bel et bien
01:15:13que ces logements
01:15:13ils soient rénovés
01:15:15si on ne solvabilise pas
01:15:16le propriétaire
01:15:17c'est-à-dire si on ne lui permet
01:15:18pas d'avoir les moyens
01:15:19la ressource
01:15:19de faire les travaux
01:15:21probablement qu'il ne les fera
01:15:22jamais
01:15:23au fond
01:15:25si on ne fait rien
01:15:26c'est 700 000 logements
01:15:27qui sortent de la location
01:15:29et donc c'est des familles
01:15:29françaises
01:15:30qui ne trouveront plus
01:15:31à se loger
01:15:31700 000 logements
01:15:32c'est des millions
01:15:33de français
01:15:34mais ça signifie que
01:15:35oui on se donne un peu plus
01:15:36de temps parce qu'on est
01:15:37dans une écologie positive
01:15:38et efficace
01:15:39et non pas punitive
01:15:40mais derrière
01:15:40ce sera gagnant
01:15:41pour tout le monde
01:15:42donc il faut repréciser
01:15:43Marie le contour
01:15:44de ce texte
01:15:45l'idée c'est de remettre
01:15:46sur le marché
01:15:46700 000 logements
01:15:48qui étaient considérés
01:15:49comme des passoires thermiques
01:15:49on rappelle passoires thermiques
01:15:52c'est des logements
01:15:52qui sont notés
01:15:53F ou G
01:15:53au diagnostic de performance
01:15:55énergétique
01:15:55depuis le 1er janvier 2025
01:15:57vous n'avez plus le droit
01:15:58de mettre à la location
01:15:59les logements G
01:16:00en 2028
01:16:01ce sera autour des F
01:16:02et en 2034
01:16:03autour des E
01:16:04et là le gouvernement dit
01:16:05c'est trop short
01:16:06pour faire les travaux
01:16:07de rénovation
01:16:08pour les propriétaires
01:16:09bailleurs
01:16:09et pour ne pas retirer
01:16:10ces biens du marché
01:16:11on va leur laisser
01:16:12un délai supplémentaire
01:16:133 ans de plus
01:16:15pour les maisons
01:16:16mises à la location
01:16:175 ans de plus
01:16:18pour les appartements
01:16:19à la location
01:16:20alors ils nous disent
01:16:21attention quand même
01:16:22le propriétaire bailleur
01:16:23devra s'engager
01:16:24noir sur blanc
01:16:24faire signer des devis
01:16:25par les rénovateurs
01:16:26pour faire les travaux
01:16:27de rénovation
01:16:28ne vous inquiétez pas
01:16:28on ne leur dit pas
01:16:29allez-y
01:16:30louer n'importe quoi
01:16:31et donc vous dites quoi ?
01:16:31moi je dis ça me fait bien rire
01:16:33parce que l'argument
01:16:33qui était de dire
01:16:34mieux vaut vivre
01:16:35sous un toit pourri
01:16:36que vivre sous les ponts
01:16:37il ne vaut plus rien
01:16:38en période de canicule
01:16:39tout le monde va dormir au parc
01:16:40donc à un moment donné
01:16:41il va falloir se poser
01:16:42la question de savoir
01:16:43comment on fait
01:16:44pour rénover massivement
01:16:45nos logements
01:16:45si ce n'est pas justement
01:16:47en obligeant
01:16:48à la rénovation énergétique
01:16:49je note que le ministre
01:16:50Vincent Jambrun
01:16:50dit il faut aider
01:16:51les propriétaires bailleurs
01:16:52alors pourquoi on réduit
01:16:53les aides à la rénovation ?
01:16:55pourquoi on a réduit
01:16:56les aides à l'isolation ?
01:16:57je ne comprends pas
01:16:58donc moi ma question
01:16:59elle est là pour le ministre
01:17:00vous appelez Emmanuel Grégoire
01:17:01à agir
01:17:02moi j'appelle le ministre
01:17:02Vincent Jambrun
01:17:03à m'expliquer
01:17:04pourquoi on réduit
01:17:04les aides à la rénovation
01:17:06sachez juste d'un mot
01:17:07il y a un an tout pile
01:17:08il y avait une proposition
01:17:09de loi portée
01:17:10par une cinquantaine
01:17:11de députés
01:17:11pour lutter contre
01:17:12les bouilloires thermiques
01:17:13elle est restée lettre morte
01:17:14jamais inscrite
01:17:15à l'ordre du jour
01:17:16il n'y a pas un mot
01:17:17sur les bouilloires thermiques
01:17:18dans le projet de loi initial
01:17:19de Vincent Jambrun
01:17:19il est obligé
01:17:20de rajouter des amendements
01:17:21aujourd'hui
01:17:22contexte obligé
01:17:23Anne Bingler
01:17:24appelle Vincent Jambrun
01:17:25je peux lancer
01:17:27un autre appel
01:17:28la réponse est toujours la même
01:17:29il n'y a plus de tout
01:17:29je suis sûr que Marie
01:17:30sera d'accord avec moi
01:17:32que les députés
01:17:34et les sénateurs
01:17:35arrêtent de voter des lois
01:17:36dont ils n'ont pas
01:17:37mesuré l'impact avant
01:17:39comment est-il possible
01:17:40qu'on vote une loi
01:17:41le 1er janvier 2025
01:17:43et que le 20 juin 2026
01:17:46donc 18 mois plus tard
01:17:47on dit
01:17:47ah bah en fait
01:17:47on s'est gouré
01:17:48c'est pas une bonne loi
01:17:49elle n'est pas applicable
01:17:50on s'est trompé sur l'impact
01:17:52c'est complètement fou
01:17:54pardonnez-moi
01:17:54pour ceux qui nous regardent
01:17:55donc on a dit
01:17:57l'idée c'est de remettre
01:17:59sur le marché
01:17:59ces 700 000 logements
01:18:00est-ce que
01:18:01forte de votre expérience
01:18:02vous dites Marie
01:18:03qu'ils ne reviendront pas
01:18:04sur le marché
01:18:04alors d'abord
01:18:05il faut savoir
01:18:05qu'il y a la plupart
01:18:06des logements G
01:18:06ils ont été rénovés
01:18:07parce qu'ils ont été vendus
01:18:08bradés
01:18:08et ça c'est une bonne chose
01:18:09on fait baisser les prix
01:18:10et c'est les acheteurs
01:18:11qui font la rénovation
01:18:12donc moi j'y crois pas
01:18:13à un retour de 700 000 logements
01:18:14sur le marché
01:18:15je n'y crois pas
01:18:16donc oui il fallait assouplir
01:18:17le calendrier
01:18:18parce qu'il n'était pas tenable
01:18:19en l'état
01:18:20mais sous quelle mesure
01:18:21c'est-à-dire que là
01:18:22en l'occurrence
01:18:22tant qu'on n'aidera pas
01:18:23les propriétaires bailleurs
01:18:24à faire les travaux de rénovation
01:18:25qui s'imposent
01:18:26on continuera à mettre
01:18:27sur le marché
01:18:28des logements
01:18:29qui sont à la limite
01:18:30de la décence
01:18:30et encore une fois
01:18:31ça a un coût
01:18:32pour les locataires
01:18:32ça a un coût
01:18:33pour les locataires
01:18:34un logement classé E
01:18:35versus un logement classé G
01:18:37c'est environ 100 euros
01:18:38de plus de dépenses énergétiques
01:18:39chaque mois
01:18:40pour le locataire
01:18:41donc quand bien même
01:18:42vous mettez
01:18:42ces logements
01:18:43qui sont des passoires thermiques
01:18:44à l'allocation
01:18:45très bien
01:18:45baisser les loyers
01:18:46c'est pas juste
01:18:47stopper les hausses
01:18:48baisser les loyers
01:18:49de ceux qui les occupent
01:18:50on continue à passer
01:18:51en revue
01:18:52les propositions
01:18:53les choix du gouvernement
01:18:54il y a le brevet des collèges
01:18:56qui démarre vendredi
01:18:57faut-il le repousser
01:18:59ou pas
01:18:59écoutez le ministre
01:19:00de l'éducation
01:19:02cette épreuve
01:19:03comme toutes les épreuves
01:19:03d'examen du matin
01:19:04est maintenue
01:19:05puisqu'elle a lieu le matin
01:19:06elle se terminera à midi 15
01:19:07avec néanmoins
01:19:08un certain nombre
01:19:09de j'allais dire
01:19:10d'aménagements
01:19:11pour permettre aux élèves
01:19:12d'être dans des situations
01:19:13un peu plus confortables
01:19:14les chefs de centre d'examen
01:19:15pourront donc décider
01:19:16de deux pauses
01:19:17c'est une épreuve
01:19:18en trois étapes
01:19:19donc il y aura
01:19:20une pause de 15 minutes
01:19:21entre chaque étape
01:19:22de l'épreuve
01:19:23pour permettre aux élèves
01:19:25d'être plus
01:19:26pouvoir un peu s'aérer
01:19:27etc
01:19:28et évidemment
01:19:29toutes les règles
01:19:30qui d'habitude préident
01:19:31notamment le fait
01:19:31qu'on n'a pas le droit
01:19:32d'aller aux toilettes
01:19:33pendant la première heure
01:19:33etc
01:19:34ne trouveront pas
01:19:34à s'appliquer
01:19:35de manière à ce que
01:19:36tout élève qui a besoin
01:19:37de se rafraîchir
01:19:38puisse évidemment le faire
01:19:39et évidemment
01:19:40les consignes seront passées
01:19:41pour tout ce qui est
01:19:42distribution d'eau
01:19:44etc
01:19:44Pause fraîcheur
01:19:45ça suffit Damien ?
01:19:46En tout cas
01:19:47la dernière proposition
01:19:48proposer de l'eau
01:19:49régulièrement
01:19:49ça c'est pour moi
01:19:50beaucoup plus important
01:19:52après il faut aussi se dire
01:19:53que comme nous tous
01:19:54les collégiens
01:19:56sont dans le même état
01:19:56ça veut dire
01:19:57que ça fait une semaine
01:19:58qu'ils n'auront pas
01:19:59ou mal dormi
01:19:59qu'ils seront irascibles
01:20:01fatigués
01:20:02enfin voilà
01:20:02donc on sait que
01:20:03ces épreuves sont quand même
01:20:04différentes d'une épreuve habituelle
01:20:06Laurent
01:20:06ce qui est important
01:20:07c'est quand même
01:20:07un que le ministre
01:20:08de l'éducation nationale
01:20:09prenne la parole
01:20:09deux
01:20:10on peut en sourire
01:20:12mais la pause fraîcheur
01:20:14comme pour la coupe du monde
01:20:15bah ça s'impose en fait
01:20:17on est d'accord
01:20:17c'est le minimum
01:20:19que l'on puisse faire
01:20:19mais qu'est-ce qu'il peut faire de plus ?
01:20:21alors ce qu'il a en partie annoncé
01:20:23il y a quand même
01:20:2410 000 candidats au baccalauréat
01:20:25dont les épreuves ont été repoussées
01:20:28à une date ultérieure
01:20:29c'est pas rien
01:20:30mais en fait
01:20:31il ne peut pas faire
01:20:32beaucoup plus
01:20:33parce qu'on est déjà
01:20:34le 24 juin aujourd'hui
01:20:36l'été arrive
01:20:37et donc les parents
01:20:38les enfants
01:20:39les familles
01:20:40les professeurs
01:20:41tout le monde va partir
01:20:42et il faut les corriger
01:20:43toutes ces épreuves
01:20:44les épreuves du brevet
01:20:44etc
01:20:45donc en fait
01:20:46ils sont pris par le temps
01:20:47donc ils ont tout fait
01:20:48pour que ces examens
01:20:50ne soient pas supprimés
01:20:51et donc on bricole
01:20:52parce que c'est le matin
01:20:53on bricole un peu
01:20:54on fait ça le matin
01:20:55ce qui est une bonne idée
01:20:55on organise des pauses fraîcheurs
01:20:57tout le monde n'est pas sofiane
01:20:59et tout le monde va pas tricher
01:21:00pendant les examens
01:21:01qu'est-ce que vous dites là ?
01:21:02on a ironisé sur l'épreuve
01:21:04c'est entre les étapes
01:21:05c'est pas au milieu de l'épreuve
01:21:07et puis après la rédaction
01:21:09visiblement
01:21:09si on sépare
01:21:10oui et puis on ne triche pas
01:21:11pour une rédaction
01:21:11et visiblement
01:21:12moins d'élèves dans les classes
01:21:14alors moi je me dis
01:21:15que pour les chefs d'établissement
01:21:17ça ne va pas nécessairement
01:21:18être facile
01:21:1910-15 élèves
01:21:20au lieu de 30
01:21:21c'est pour ça qu'on vit
01:21:23des collèges aujourd'hui
01:21:24il faut organiser les salles
01:21:24il faut des surveillants supplémentaires
01:21:26bon c'est vendredi
01:21:28c'est après demain
01:21:28alors 10 ou 15 dans les salles
01:21:30c'est ce qui se pratiquait déjà
01:21:31les années précédentes
01:21:32pour des raisons de triche
01:21:34justement
01:21:34il faut que les élèves
01:21:35soient très distants
01:21:36les uns des autres
01:21:36qu'ils aient de la place
01:21:37pour étaler leurs feuilles
01:21:38etc.
01:21:39c'est comme ça que ça se passe
01:21:40normalement
01:21:40bonjour Gagorie Doucet
01:21:42merci d'être avec nous
01:21:43merci d'être en direct
01:21:44dans le MidiBFM
01:21:45maire écologiste de Lyon
01:21:46vous avez un emploi du temps
01:21:47très très chargé
01:21:48et vous avez quelques minutes
01:21:49pour nous
01:21:49quelles sont les initiatives
01:21:51il y a beaucoup d'initiatives
01:21:52en ce moment
01:21:53nationales, locales
01:21:54quelles sont les initiatives
01:21:55que vous avez prises à Lyon
01:21:57pour endiguer
01:21:58les conséquences
01:21:59de cette canicule historique
01:22:03d'abord on n'a pas commencé
01:22:04avec le déclenchement
01:22:06de cette canicule
01:22:06ça fait plus de 6 ans
01:22:07qu'on travaille
01:22:08à l'adaptation
01:22:09de la ville de Lyon
01:22:09au réchauffement du climat
01:22:10donc il y a des mesures
01:22:12structurelles
01:22:12on a gagné 30 hectares
01:22:14de nature sur le bitume
01:22:15pour rafraîchir
01:22:16en végétalisant la ville
01:22:17on a aussi rénové
01:22:19thermiquement
01:22:20notamment
01:22:20un tiers de nos écoles
01:22:22pour les préparer
01:22:23notamment
01:22:23aux grands épisodes
01:22:24de chaleur
01:22:25et puis bien sûr
01:22:25il y a des mesures
01:22:27liées à l'actualité
01:22:28là on est dans une canicule
01:22:29donc on a un plan
01:22:31canicule
01:22:33préparé en amont
01:22:34avec une cartographie
01:22:35des lieux de fraîcheur
01:22:36qui ont été
01:22:37qui a été préparé
01:22:39par exemple
01:22:40les musées lyonnais
01:22:42et bien
01:22:42sont gratuits
01:22:43pendant la période
01:22:43de canicule
01:22:44et d'ailleurs
01:22:44beaucoup de gens
01:22:45s'y rendent
01:22:46c'est dire si
01:22:46cette mesure
01:22:47elle est très efficace
01:22:48nous avons aussi
01:22:50le personnel du CCAS
01:22:52qui appelle
01:22:53les personnes
01:22:53qui sont sur notre fichier
01:22:55des personnes vulnérables
01:22:57parce que
01:22:57quand on est âgé
01:22:59en situation de handicap
01:23:00malade
01:23:01et bien
01:23:02on est particulièrement
01:23:03fragile
01:23:04particulièrement vulnérable
01:23:05donc
01:23:06et bien
01:23:06on va au devant
01:23:07des personnes
01:23:08pour savoir comment ça va
01:23:09si elle s'hydrate bien
01:23:09si elle mange bien
01:23:10si il ne fait pas trop chaud
01:23:12et ne serait-ce que ça
01:23:13ça permet de sauver des vies
01:23:15Grégory Doucet
01:23:15Christophe le disait
01:23:16c'est un peu la foire aux idées
01:23:17je voudrais vous entendre
01:23:18sur quatre propositions
01:23:19est-ce qu'il faut
01:23:20une température maximum
01:23:21pour travailler
01:23:22il n'y a rien dans le code du travail
01:23:23le ministre du travail
01:23:24est contre
01:23:25et vous ?
01:23:29écoutez
01:23:29alors déjà
01:23:30moi je ne suis pas là
01:23:31pour participer
01:23:31au concours de l'épine
01:23:32des mesures
01:23:33qu'il faut prendre
01:23:34dans l'urgence
01:23:34franchement
01:23:35je veux dire
01:23:35c'est pas nouveau
01:23:37qu'on sait que le climat
01:23:37se réchauffe
01:23:38et je pense que
01:23:39c'est pas nécessairement
01:23:40en période de canicule
01:23:41qu'il faut sortir
01:23:43toutes les idées
01:23:43comme si
01:23:44d'un seul coup
01:23:45hop
01:23:45et bien
01:23:46une fois passé
01:23:46les 40 degrés
01:23:47notre cerveau
01:23:48se mettait à réfléchir
01:23:49comme il faut
01:23:49non
01:23:50voilà
01:23:50moi qui ai un débat
01:23:51sur ce sujet
01:23:52pourquoi pas
01:23:53mais je ne sais pas
01:23:54si c'est
01:23:54je vais vous dire
01:23:55franchement
01:23:55je ne sais pas
01:23:56si c'est en légiférant
01:23:57sur la température maximale
01:23:59que l'on va
01:24:01véritablement
01:24:01bien répondre
01:24:02à l'enjeu
01:24:03à l'enjeu caniculaire
01:24:05aujourd'hui
01:24:05il y a
01:24:05pour certains professionnels
01:24:07c'est sûr
01:24:08pour certains professionnels
01:24:09il faut absolument
01:24:10des mesures de protection
01:24:10moi je suis plutôt favorable
01:24:11au congé climatique
01:24:13qui est aujourd'hui
01:24:14proposé
01:24:14vous le savez
01:24:15par Marine Tondelier
01:24:16qui va bientôt faire l'objet
01:24:17d'une proposition de loi
01:24:17déposée par des députés écologistes
01:24:19ça vous êtes pour
01:24:20très bien
01:24:21j'ai encore une autre question
01:24:21c'est 5 jours exceptionnels
01:24:24en cas de canicule
01:24:25on ne travaille pas
01:24:26pour se protéger
01:24:27c'est ce que fait l'Espagne
01:24:29c'est ce que fait l'Espagne
01:24:30qui a une expérience
01:24:30en matière de gestion
01:24:32des grandes périodes de chaleur
01:24:33un petit peu en avance
01:24:34sur la nôtre
01:24:34puisque le réchauffement climatique
01:24:36en Espagne
01:24:38est déjà encore plus marqué
01:24:40que celui que l'on peut vivre
01:24:41en France
01:24:41le brevet
01:24:42il aurait fallu le reporter
01:24:47écoutez c'est quand même
01:24:48on a un ministre
01:24:49de l'éducation nationale
01:24:50dont c'est la responsabilité
01:24:52de trancher sur ce sujet
01:24:53si à chaque fois
01:24:54qu'un ministre
01:24:55ne répond pas à une question
01:24:56on pose la question
01:24:57à un maire
01:24:58on ne va pas s'en sortir
01:24:59dans ce pays
01:24:59que le ministre
01:25:00prenne ses responsabilités
01:25:00s'il juge que les conditions
01:25:01ne sont pas réunies
01:25:02et bien qu'il repousse le brevet
01:25:04il dit aménagement au cas par cas
01:25:06c'est pour ça
01:25:07Grégory Doucet
01:25:08sur une autre proposition également
01:25:09la réintroduction
01:25:10donc sur le marché
01:25:11de 700 000 passoires thermiques
01:25:13moyennant
01:25:14moyennant des travaux
01:25:15mais dont l'appréciation
01:25:16est laissée
01:25:17évidemment aux propriétaires
01:25:18sous des délais
01:25:19de 3 à 5 ans
01:25:20qu'est-ce que vous en dites ?
01:25:23mais on a déjà eu l'occasion
01:25:24de s'exprimer sur le sujet
01:25:25est-ce que vous pensez
01:25:26que encore une fois
01:25:27c'est au moment
01:25:28où on est frappé
01:25:29par la canicule
01:25:29qu'il faut reposer
01:25:30toutes ces questions
01:25:31non mais ça fait des années
01:25:32ça fait des années
01:25:33qu'on sait que le réchauffement climatique
01:25:35est là
01:25:35et ça fait des années
01:25:37qu'il faut s'y préparer
01:25:37mais ça fait des années
01:25:39qu'on prend du retard
01:25:40dans notre pays
01:25:41on sait quand même
01:25:41depuis le début des années 2000
01:25:43que le réchauffement climatique
01:25:44est inéluctable
01:25:44on est le pays
01:25:45qui a signé l'accord de Paris
01:25:47enfin qui a accueilli
01:25:47l'accord de Paris
01:25:48c'est d'ailleurs pour ça
01:25:49qui s'appelle l'accord de Paris
01:25:50depuis 2015
01:25:51on devrait tous
01:25:53tous
01:25:54concentrer nos efforts
01:25:55pour transformer notre pays
01:25:57l'adapter
01:25:58et engager des mesures
01:25:59qui sont à la hauteur
01:26:00des risques nouveaux
01:26:01qui apparaissent
01:26:01avec le réchauffement du climat
01:26:03moi je suis maire depuis 2020
01:26:04depuis 2020
01:26:05j'ai fait de l'adaptation
01:26:08et bien ces nouvelles conditions climatiques
01:26:09une priorité pour ma ville
01:26:11je vous disais un peu plus tôt
01:26:13on a regagné 30 hectares de nature
01:26:14sur le bitume à Lyon
01:26:16et on va continuer
01:26:17parce qu'on sait à quel point
01:26:18la nature en ville
01:26:19est un moyen
01:26:21structurant
01:26:21structurel
01:26:22de bien adapter nos villes
01:26:23donc on va poursuivre ces mesures là
01:26:25tout comme on va poursuivre
01:26:26et bien évidemment
01:26:26la rénovation de nos écoles
01:26:28et de tous nos lieux publics
01:26:29parce qu'il faut que les services publics
01:26:31et bien ils puissent être rendus
01:26:32dans des conditions
01:26:33qui soient acceptables
01:26:34à la fois pour les agents
01:26:36mais aussi pour le public
01:26:37qui se rend dans nos bâtiments publics
01:26:39merci beaucoup Grégoïde
01:26:41d'avoir été en direct avec nous
01:26:42merci à tous
01:26:43effectivement
01:26:44il va falloir qu'on agisse
01:26:45parce que
01:26:46cette vague de chaleur
01:26:47elle risque de rebondir
01:26:48peut-être même le 14 juillet
01:26:50nous disait tout à l'heure
01:26:50une ministre
01:26:51un rendez-vous ce soir
01:26:53le forum
01:26:54autour de Maxime Switek
01:26:55la France
01:26:56craque
01:26:57avec cette canicule
01:26:58qui s'éternise
01:26:59elle est petit mieux promis
01:27:00à partir de
01:27:01vendredi soir
01:27:02par la Bretagne
01:27:03et pour les autres
01:27:03ce sera d'ici le week-end
01:27:04et le début de semaine
01:27:05les prévisions tout de suite d'Anthony
01:27:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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