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  • il y a 9 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Si on regarde à l'échelle européenne, on a 94 millions d'habitants en Europe qui devraient connaître aujourd'hui
00:06des températures supérieures à 35 degrés à un moment de la journée.
00:0994 millions d'habitants, 60 millions en France d'ici demain.
00:13Ça veut dire qu'on a les deux tiers de l'Europe concernée par cette vague de chaleur qui se
00:17trouve aujourd'hui en France.
00:19C'est étouffant, d'où la recherche de ventilateurs, c'est ce que Romain et Thuin constatent à Lyon.
00:25On va le retrouver avant ensuite de faire le tour de nos équipes, bien sûr, qui sont sur le terrain
00:29de cette canicule.
00:30Romain, les Lyonnais cherchent des ventilateurs. Est-ce qu'on peut encore en trouver ?
00:37C'est très, très compliqué d'en trouver. D'ailleurs, on va rejoindre Johan.
00:41Johan, d'habitude, vos ventilateurs, vous les exposez là. Et là, il n'y a plus rien. Il n'y
00:45a plus que ces ventilateurs portables. Expliquez-nous.
00:47Bienvenue à la droguerie d'abord. Et en effet, là, cette année, avec la canicule, nous n'avons plus rien.
00:52Ça fait déjà deux, trois jours qu'on a du mal à se réapprovisionner. Et là, aucun de nos fournisseurs
00:58n'a de ventilateur.
00:59C'est compliqué. Vous le disiez, c'est un problème de fournisseur. Et puis, vous avez appelé vos concurrents.
01:04Nous, on a aussi appelé beaucoup de drogueries à Lyon. Et c'est vraiment la perle rare aujourd'hui.
01:09C'est vraiment la perle rare ici. Donc, on avait prévu très large. Nous, on prévoit toujours large ici.
01:13Mais il se trouve qu'avec une canicule aussi tôt dans la saison et aussi forte aussi, il faut annoncer,
01:19il est vrai que les gens se sont jetés dessus, littéralement.
01:22Le seul endroit à Lyon où il y en a, je pense, c'est encore la droguerie Vendôme.
01:25Il reste quelques ventilateurs réels. Mais partout ailleurs, je n'en ai pas vu.
01:30Merci beaucoup, Johan. Donc, vous le voyez, malheureusement, il y a beaucoup de malheureux ici à Lyon.
01:34Et ces ventilateurs, ils sont importants puisque cette nuit, il va faire encore très chaud.
01:37On ne va pas descendre en dessous des 26 degrés. Ça fait déjà plusieurs jours que ça dure.
01:41Et ça devient très difficile pour les organismes.
01:43Alors, Romain, es-tu avec Louis Léger à Lyon pour BFM TV Anthony ?
01:47Dites-moi franchement, alors quand on regarde cette carte, on se dit,
01:51on a encore dépassé les valeurs qui étaient attendues.
01:54On sera à 72 départements demain.
01:56Mais quels sont les records que l'on a aujourd'hui, alors cette chaleur ?
01:59Alors déjà, on en a 230 des records, effectivement.
02:02Absolue, nous en avons très précisément 32.
02:05C'est-à-dire qu'il n'a jamais fait aussi chaud dans la station pour laquelle on s'intéresse.
02:11Et 179 qui sont mensuels.
02:13Alors, je vous donne simplement quelques valeurs pour vous illustrer l'intensité de cette vague de chaleur.
02:19Une seule qui résume tout.
02:21À Osgore, dans les Landes, on a mesuré à l'ombre 44 degrés.
02:26Alors que l'après-midi n'est pas terminé, que la température va encore augmenter.
02:30C'est un record absolu.
02:31Une autre aussi rapidement.
02:32À Montsouris, à Paris, on a dépassé les 39 degrés à l'ombre.
02:37Vous le savez, c'est dans un parc.
02:38Alors, imaginons la température à l'intérieur des rues.
02:41Exactement.
02:42Aujourd'hui, c'est la première fois de l'histoire que nous atteignons les 40 degrés à Paris au mois
02:47de juin.
02:48Mais que va-t-il se passer dans les heures à venir, dans la nuit et demain, alors ?
02:52Alors, très concrètement, on le voit encore, la vigilance s'est étendue.
02:56Vous l'avez dit, 72 départements.
02:57Donc, la canicule n'est pas terminée.
03:00Elle ne fait que commencer pour ceux qui vivent effectivement à l'est du pays.
03:04Très concrètement, ce qui nous attend pour la façade ouest, la Nouvelle-Aquitaine notamment, le pire, c'est aujourd'hui.
03:11Pour ceux qui vivent dans la région centrale, comme par exemple en Ile-de-France.
03:15Aujourd'hui, c'est effectivement une journée exceptionnellement chaude.
03:18Mais celle de demain sera exactement pareille.
03:21Avec un point de vigilance pour la nuit qui arrive, qui devrait être la plus chaude que nous ayons connue
03:27en Ile-de-France.
03:27Bien plus chaude que celle que nous venons de vivre.
03:30Vraiment prudence.
03:31Et puis pour le reste, pour l'est du pays, le pire est devant vous.
03:36Puisque jeudi, vendredi et samedi, on devrait localement attendre 39 voire 40 degrés.
03:41Alors que nous n'atteignions plus de 37, 38 degrés ces jours précédents.
03:45Voilà, ça c'est ce qui vous attend demain.
03:47Voilà, ça va se déplacer.
03:48La masse d'air en fait chaude, ce dôme de chaleur se déplace vers l'est.
03:52C'est pour ça que Météo France vient seulement de placer les départements de l'est en vigilance rouge.
03:56Ce que l'on peut vous dire Alain, c'est que sans doute, mais je ne voudrais pas m'avancer,
04:00nous sommes au climax, si je puis dire, du nombre de départements en vigilance rouge.
04:05Puisqu'à partir de vendredi, ce nombre devrait s'amenuire en enlevant les départements qui sont à l'ouest
04:10et qui vont connaître la fin de leur vague de chaleur, enfin de canicule pardon.
04:13On verra dans quelques instants si effectivement c'est parti pour durer, se prolonger avec juste des petites pauses
04:19et que l'on retrouve de grosses vagues de chaleur d'ici au 14 juillet.
04:22On va retrouver François Gapillan, il est juste dans Paris, à quelques encablures d'ici.
04:29François, on est à 40 degrés, Anthony vient de nous le dire, vous avez bien fait de mettre un chapeau.
04:34Alors on voit circuler sur les réseaux sociaux ces fameuses vidéos, soi-disant on arrive à faire cuire un oeuf.
04:38Bon ben c'est le défi qu'on vous a lancé.
04:43Merci d'abord, merci Olivier Alain, merci beaucoup même dirais-je même, c'est n'importe quoi.
04:47Merci de m'avoir lancé ce défi que je vais tenter de relever parce qu'effectivement vous le dites,
04:52on voit beaucoup de vidéos sur les réseaux sociaux notamment.
04:54Est-ce du fake ? Eh bien on va voir ensemble, en tout cas on va tenter une expérience.
04:58Voilà environ 20 minutes, ça va se passer en deux temps.
05:01J'ai cassé un oeuf sur une plaque, en fond type plaque d'égout, je suis muni d'un pistolet
05:07laser qui m'a dit que sur cette plaque, il fait à peu près 62 degrés.
05:12Sur l'oeuf, la petite coupure, il y a de la friture sur la ligne, c'est le cas de
05:20le dire sans mauvais jeu de mots.
05:22Delphine Bateau, députée de Decev, candidate Génération écologie à l'élection présidentielle.
05:26Vous avez été ministre justement en charge de ces questions écologiques.
05:29Ça fait longtemps que vous portez cette voix pour dire attention, on va vers le pire.
05:33C'est l'illustration parfaite, 40 degrés à Paris, c'est inédit au mois de juin comme ça ?
05:38Alors effectivement, ce que nous vivons était prévisible et moi ce qui me frappe, c'est l'improvisation totale,
05:45la faute professionnelle du gouvernement qui continue là encore de naviguer à vue,
05:51c'est-à-dire de gérer les événements au jour le jour, alors que maintenant, il faut prendre les choses
05:56au sérieux.
05:57Ce qui vient d'être dit, c'est-à-dire parce qu'en fait, tout est géré comme si c
06:01'était un mauvais moment à passer.
06:03Le message, c'est de dire aux élus locaux, débrouillez-vous, aux directeurs d'école, débrouillez-vous, aux entreprises, débrouillez
06:09-vous.
06:09En fait, cette vague de chaleur n'est pas terminée.
06:13Les conséquences sanitaires, les conséquences sur l'agriculture, les conséquences sur les entreprises vont avoir des effets en cascade
06:21et il n'est pas exclu que de nouvelles vagues de chaleur se reproduisent au cours de l'été.
06:28On parle d'entre maintenant et le 14 juillet.
06:30Après, on ne sait pas.
06:32Donc, où sont les décisions pour ne pas improviser ?
06:36Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un conseil scientifique ?
06:38Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas…
06:39Est-ce qu'on a besoin d'un conseil scientifique ?
06:40Oui, on a besoin d'un conseil scientifique.
06:42Je vais vous prendre un exemple.
06:43On les a, non mais je veux dire, on les a les données.
06:45On a plutôt besoin d'exécution rapide sur le bâti, sur la climatisation, sur les écoles, sur les bâtiments administratifs.
06:51C'est ça dont on a besoin ?
06:53Bien sûr qu'on a besoin.
06:54Les données scientifiques, on les a.
06:55C'est perdu du temps de nommer encore un conseil.
06:56On a besoin d'une transformation en profondeur qui ne se réduit pas à des gadgets.
07:01Mais là, à court terme, on a besoin de décisions de sécurité nationale.
07:06Où est la liste des lieux frais dans lesquels toute personne doit pouvoir passer 2 à 3 heures par jour
07:12?
07:13C'est au gouvernement à les donner ?
07:13C'est au gouvernement de faire le nécessaire que par bain sain de vie, l'information soit donnée.
07:20Premièrement.
07:21Deuxièmement, où sont les décisions pour protéger la ressource en eau potable ?
07:24Ce qui est en train de se passer va avoir des conséquences sur l'agriculture qui sont catastrophiques.
07:32Derrière, on peut avoir des effets en cascade, notamment sur la quantité de ressources en eau disponibles pour le pays
07:39jusqu'à la fin de l'été de l'année 2026.
07:43Donc, normalement, il devrait déjà y avoir des mesures de prudence, des mesures de précaution pour protéger la quantité d
07:52'eau potable disponible.
07:53Ce n'est qu'un exemple que je prends pour illustrer mon propos.
07:56Il y a un manque de professionnalisme.
07:59Il y a un manque de compréhension, en fait, qu'on n'est pas juste dans un mauvais moment à
08:06passer.
08:07Mais il y a une urgence, l'urgence au quotidien pour les Français.
08:10C'est de savoir comment je prends les transports.
08:13Est-ce que j'ai de la fraîcheur dans mes transports ?
08:16Quand on déconseille aux Français, tout n'est pas climatisé, effectivement, quand il y en a.
08:20Voilà, parce qu'on annule des trains, on annule des transports en commun, on ferme des écoles parce qu'on
08:25n'est pas capable de retenir les enfants à l'école.
08:28Est-ce que je peux vous prendre un...
08:29Parce qu'on n'a pas de climatisation, parce qu'on n'a pas de ventilateur.
08:31Ce sont parfois des parents qui sont obligés d'apporter des ventilateurs.
08:34C'est quand même aberrant.
08:36Donc, l'urgence avant le conseil scientifique, c'est de régler au quotidien les problèmes au quotidien.
08:39Oui, mais je pense d'abord qu'il faut remettre la science au centre des décisions dans notre démocratie.
08:44Ça, c'est la première chose.
08:45La deuxième, pour rebondir sur ce que vous venez de dire, je viens d'apprendre que dans ma région, il
08:49n'y aura pas de TER jusqu'à vendredi inclus.
08:52Et le ministre de l'Éducation nationale...
08:54À cause de quoi ? De la chaleur dans les rames ?
08:55À cause de la canicule.
08:57Le ministre de l'Éducation nationale, il confirme qu'on passe le brevet des collèges vendredi comme si de rien.
09:03Non, non, il a dit que ce serait décalé.
09:05Non, non, non, non, le brevet des collèges aura lieu vendredi.
09:08Il y aura des pauses au milieu, etc.
09:10Est-ce qu'on est sûr de la température qu'il fera vendredi ?
09:13Moi, j'ai regardé les prévisions de Météo France.
09:16Vendredi, il va faire du 39, 40 degrés.
09:19Est-ce bien raisonnable ?
09:21Et n'est-ce pas une inégalité sociale incroyable, alors qu'on a des milliers de collégiens qui sont dans
09:26des logements bouilloires,
09:27de leur dire, écoutez les jeunes, vous savez quoi ?
09:29Vendredi, vous passez quand même normalement le brevet des collèges.
09:33Excusez-moi, ce n'est pas responsable et ça illustre ce que je suis en train de dire sur l
09:38'improvisation qui est celle du gouvernement.
09:40On est dans l'improvisation, madame la maire du Ségur, Florence Berthoud, merci d'être avec nous.
09:45Dans l'improvisation, en tout cas, on a beaucoup de mal à planifier.
09:48Alors, j'entends ce que dit madame Bateau sur le registre macro.
09:52Nous, les maires d'arrondissement, on essaye de trouver des solutions parce qu'il faut en trouver.
09:55Oui, bon, donc, par exemple, il y a dans chaque mairie un lieu réfrigéré.
10:01Donc, moi, j'avoue, à un moment donné…
10:03Toutes vos écoles sont ouvertes dans le 5e arrondissement ou pas ?
10:05Non, toutes les écoles ne sont pas ouvertes, toutes les classes ne sont pas ouvertes.
10:09Je me suis battue pour qu'il y ait des climatiseurs dans toutes les écoles,
10:13mais on est en train de livrer des climatiseurs.
10:15Mais le principe de l'installation d'un climatiseur, soyons très concrets,
10:19c'est que pour mettre le tuyau du climatiseur, il faut ouvrir la fenêtre.
10:22Bon, donc déjà, vous avez une climatisation qui est un peu…
10:26Parce qu'il y a des ventilateurs.
10:27Oui, mais les ventilateurs…
10:29Ça ne fait pas baisser la température.
10:30Les ventilateurs ne vous font pas baisser la température.
10:33Bien sûr. Enfin, quand on prend un petit peu de vent…
10:35Vous avez raison, mais à condition que vous humidifiez,
10:39j'ai fait installer aussi dans ma cour d'honneur qui est ouverte,
10:45qui a été ouverte tout le week-end, on fait installer un brumisateur
10:49parce qu'il faut des solutions, voilà.
10:50C'est-à-dire que… Et puis, il y a la question de mise aux normes énergétiques
10:55pour lutter contre le réchauffement climatique, pas que le réchauffement d'ailleurs,
10:58parce qu'il y a aussi en hiver, on a froid, des écoles.
11:01Alors, il y a un problème financier.
11:03Regardez sur Paris, sur Paris, mettre aux normes, le plan de mise aux normes.
11:07Le plan de mise aux normes, ça voudrait dire 2 milliards d'euros
11:11pour les services publics, les écoles, les crèches, les résidences seniors,
11:16parce qu'on peut aussi en parler des résidences, 2 milliards d'euros par an,
11:20dont 500 millions d'euros pour la ville de Paris.
11:25Je pense que c'est pratiquement inatteignable.
11:29Donc, il faut une pluralité de solutions.
11:31Par exemple, quand on met aux normes à une école,
11:35moi, je me bats actant le fait qu'il y a une forme d'insoutenabilité financière
11:41que je regrette, mais que je constate.
11:43Moi, je me bats pour qu'on fasse, par exemple,
11:45qu'on priorise les surfaces qui sont au sud.
11:48C'est, pardonnez-moi, mais...
11:51C'est du bon sens.
11:52Sauf qu'aujourd'hui, on a des plans de rénovation
11:54où on dit on fait tout ou on fait rien.
11:57Donc, commençons par prioriser,
12:00parce qu'on n'a pas les moyens.
12:03Et puis, à côté de cette priorisation, il faut qu'on s'y mette tous.
12:07Donc, s'y mette tous, oui.
12:09C'est que, quand, par exemple, c'est pas réfrigéré,
12:12on va mettre des couvertures de survie, etc.
12:15On en est là.
12:16Il y a des écoles qui n'ont pas de volets, qui n'ont pas de rideaux,
12:18et ça, ça paraît aberrant aujourd'hui.
12:19Mais qui n'en ont pas, ou vous avez...
12:22Je crois que ça n'a pas été prévu au fil des années,
12:24parce que c'est même du bon sens.
12:25Non, mais on le prévoit.
12:26Vous savez, je suis...
12:28On le prévoit.
12:29Mais le système qui va fonctionner dans telle rue,
12:32300 mètres plus loin,
12:34on va refaire un appel d'offres.
12:36Et si le système a fonctionné, il est...
12:39On ne peut pas raccourcir, là, quand il y a une urgence comme ça.
12:41Enfin, vous avez été aux affaires, Mme Bateau, vous avez été ministre.
12:43On ne peut pas raccourcir...
12:44Oui, il y a 13 ans.
12:45Oui, mais on ne peut pas raccourcir...
12:46Non, mais c'est un problème d'organisation.
12:47On se erre toujours aussi au problème d'administration,
12:49d'administration, de décision centralisée.
12:51On ne peut pas aller plus vite.
12:52Ce n'est pas possible.
12:52Alors, si vous m'interrogez là-dessus,
12:54moi, je suis pour changer entièrement le système normatif en France.
12:58Je suis pour qu'on passe au fait qu'il y a des règles claires
13:00et qu'il y a une logique de confiance.
13:01Mais je pense que c'est un autre sujet par rapport à la situation.
13:05Oui, mais quand il y a des urgences comme ça, il faut...
13:06Mais c'est évident.
13:07Il faut qu'il y ait des gens qui aient la main,
13:08qui disent là, on en a besoin, là, non.
13:10Tout ça, ce que vous décrivez,
13:12et je sais ce qu'est le travail des élus locaux et des maires,
13:15et je salue notamment les maires ruraux
13:17qui sont comme vous, au charbon, sur le terrain,
13:19pour protéger les habitants,
13:21prendre soin des personnes âgées isolées,
13:22essayer de faire le nécessaire dans les écoles.
13:24Ce que je dis, c'est que...
13:26Et les crèches.
13:27Et les résidents.
13:27La manière dont on essaye, là, en urgence,
13:30de se débrouiller pouvait être évitée.
13:32On pouvait anticiper ce qui se passe.
13:34Par exemple, sur les écoles à Paris,
13:35il y a un rapport en 2023
13:37d'Alexandre Florentin et de Maude Leliev
13:39qui disait que la priorité numéro un,
13:41c'était l'adaptation au changement climatique des écoles.
13:44C'était le rapport Paris à 50 degrés.
13:47Donc maintenant, on doit effectivement faire le nécessaire.
13:50Il faut prioriser.
13:52Oui, il faut prioriser.
13:53Mais d'abord, arrêtons de casser ce qui existe.
13:55Alors tiens, prenons...
13:56Vous dites qu'il faut prioriser.
13:57Prenons une proposition concrète.
13:59Ah ben, proposition concrète.
14:00Sur le, vous savez, le fameux congé climatique.
14:03Parce que là, on est en plein dedans.
14:04Écoutez, Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement,
14:05et puis ensuite, on en discute.
14:06Oui, mais c'est ce qu'il a réglé l'affaire.
14:11Alors, Maude Bréjean, qui dit non...
14:13C'est une hérésie et c'est une façon d'abdiquer devant la difficulté.
14:16Il n'est pas question d'opposer le travail au réchauffement climatique.
14:20Il faut adapter les modes de travail.
14:23Fixer de nouvelles règles avec un nouveau congé canicule ab initio,
14:28franchement, je n'y suis pas favorable.
14:29En revanche, et c'est ce qu'on est en train de faire là,
14:31quand il y a un événement comme celui-là,
14:33on s'adapte dans les entreprises,
14:35on passe des accords avec les syndicats.
14:37Ça, c'est notre responsabilité de chef d'entreprise au quotidien.
14:40Alors, on s'adapte, dit le chef d'entreprise,
14:41non pas de congé climatique, dit-on, au gouvernement.
14:44Qu'est-ce que vous en dites ?
14:45Pas de congé climatique comme le demandent les écologistes ?
14:47Non, mais je pense qu'il faut s'adapter,
14:48parce que vous pouvez donner le congé climatique,
14:51ça ne vous règle pas le problème de la mise aux normes
14:53face à ce drame qui est le réchauffement climatique.
14:56Moi, je ne vois pas en quoi ça règle l'affaire.
14:59Mais par exemple, il faut un peu de bon sens.
15:02Aujourd'hui, nous avons des professeurs dans les écoles
15:05qui ne souhaitent pas, et je trouve qu'ils ont raison,
15:07faire cours, parce qu'on ne peut pas faire cours dans une salle.
15:09C'est 30 ou 35 degrés, oui.
15:10Et qu'on a 25 élèves devant soi.
15:11Mais vous voyez où on en est ?
15:12Tout à l'heure, j'étais au téléphone avec une directrice,
15:15je lui ai donné les coordonnées de directeur de musée
15:18pour qu'on déporte des classes dans des musées.
15:21Voilà, nous en sommes là aujourd'hui.
15:24parce que les professeurs...
15:28Est-ce que ça manque d'empathie, tout ça, vis-à-vis des Français
15:30ou des 60 millions de Français qui sont dans le rouge,
15:33sous la canicule ou pas ?
15:34Est-ce que le gouvernement fait la sourde oreille aux demandes
15:36ou pas, Mme Bateau ?
15:37Le gouvernement a fait preuve d'une faute professionnelle
15:41dans l'impréparation face aux vagues de chaleur en général
15:44et dans la gestion de crise de celle-ci
15:47parce que quand on est face à un événement extrême de cette nature,
15:50tout se joue au début dans la capacité d'anticipation.
15:54Ensuite, pardon, mais excusez-moi de vous dire,
15:56réduire le débat tel qu'on l'entend actuellement,
15:58c'est pas de votre faute.
16:00Non, non, bien sûr, à la clim ou au congé climatique, c'est ça ?
16:30Dans les écoles, par exemple, dont on parlait.
16:33Ma prime rénov', il y a combien de dossiers en souffrance de gens
16:35qui auraient pu faire leurs travaux d'isolation de la maison
16:40et les dossiers sont en carafé dans les services administratifs.
16:44Et la troisième chose, c'est l'ADEME.
16:46Donc l'ADEME, c'est l'agence qui aide les collectivités locales,
16:49les entreprises à faire les actions et les travaux de transformation.
16:52Le gouvernement prévoit de la démanteler le 7 juillet prochain.
16:57Et donc moi, je demande au Premier ministre Sébastien Lecornu
16:59de renoncer au démantèlement de l'ADEME, là, immédiatement.
17:04Alors l'urgence, c'est aussi voir comment on va construire
17:06ou comment on peut rénover.
17:07C'est pour ça qu'on a un architecte, on connaît bien ici Boris Véliachef.
17:10Et puis c'est aussi les personnes âgées dans les EHPAD.
17:13Depuis la canicule de 2003, c'est à vous que je me tourne.
17:15Anna Belveig, vous êtes directrice de la FNADPA,
17:18la Fédération nationale des associations,
17:20directeur d'établissements et services pour personnes âgées.
17:22On a une pièce maintenant obligatoire,
17:25réfrigérée ou rafraîchissante dans chaque EHPAD.
17:28Et tout a été tenu, les délais ont été tenus,
17:31tout le monde est équipé ou pas ?
17:32Alors la canicule de 2003 a conduit à cette avancée majeure
17:35qui effectivement est d'avoir une pièce rafraîchie
17:38dans l'ensemble des EHPAD et plus largement
17:39dans les résidences pour personnes âgées.
17:41Il y a une pièce, mais est-ce que les chambres sont rafraîchies ou pas ?
17:44Et alors non, on a fait une enquête pour la Cour des comptes il y a trois ans,
17:4891% des chambres des EHPAD de notre réseau ne sont pas climatisées.
17:51Pourquoi ?
17:52Parce que ça n'a pas été prévu initialement,
17:54parce qu'on est face à une situation très exceptionnelle.
17:57Nos adhérents nous indiquent très clairement,
17:58à part dans le sud de la France où globalement les établissements sont climatisés à 100%.
18:02Il n'y a pas de ventilation, il n'y a pas de rafraîchisseur d'air ?
18:05Alors il y a évidemment des ventilateurs qui sont mis en œuvre,
18:09mais quand vous avez 37 degrés dans une chambre ou 35 degrés dans une chambre,
18:12ventilé de l'air chaud, ça apporte un tout petit peu de confort,
18:16mais on est dans un inconfort tel que ça met les personnages en grande difficulté.
18:19Qu'est-ce qui l'empêche ?
18:20Ce sont des besoins de crédit de financement, de l'argent très clairement.
18:24Qui viennent de l'État ?
18:25Aujourd'hui, financer une climatisation dans une chambre en EHPAD,
18:29ça coûte entre 4 à 6 000 euros par chambre.
18:32Ça veut dire que pour un EHPAD moyen de 80 places,
18:34ça coûte environ 4 à 6 000 euros par chambre.
18:36Dans les données qui nous ont été transmises par nos adhérents,
18:38on a différentes estimations de chiffrage par des professionnels.
18:41On est autour de 500 000 euros pour climatiser des chambres,
18:44jusqu'à 800 000 euros pour climatiser les couloirs,
18:46et c'est un enjeu aujourd'hui qui est un enjeu de sécurité sanitaire.
18:49Les professionnels font un job incroyable,
18:51ils savent rafraîchir, ils savent hydrater les personnes âgées,
18:54mais ce qui se pose aujourd'hui, c'est une situation qui est hors norme.
18:56D'accord, je voudrais qu'on s'arrête sur ce prix, Boris Véziashef,
18:58parce que vous, vous connaissez les prix, vous êtes archipel,
19:00c'est aussi cher que ça, climatiser ?
19:02Ah oui, bien sûr, pour climatiser, pour équiper une pièce de climatiseur, oui.
19:04Une, hein ?
19:05Oui, bien sûr.
19:06Jusqu'à 4 à 5 000 euros ?
19:07Vous le voyez, si vous allez dans n'importe quel magasin acheter un climatiseur,
19:10surtout les climatiseurs, ça ne coûte pas ça.
19:12On ne parle pas de climatiseur mobile, on parle d'un climatiseur mobile.
19:14Oui, bien sûr, bien sûr.
19:15Quand vous voulez installer un vrai climatiseur...
19:18On en parlait tout à l'heure avec des collègues de bureau,
19:21ils ont payé 2 000 ou 2 500 euros.
19:22Mais ça, c'est un climatiseur mobile ?
19:24Non, une installation.
19:26Excusez-moi.
19:28Vous devez intervenir sur un e-beuble avec ses configurations,
19:31de toute façon.
19:32C'est pour ça.
19:33Ou alors, tous ceux que mandate l'État se sutrent sur la bête.
19:36Et en plus, ça dépend complètement de la taille des pièces aussi.
19:38Une pièce dans un EHPAD, c'est combien ?
19:4014 mètres carrés, 15 mètres carrés ?
19:41Non, on est plutôt sur 22 à 25 mètres.
19:43Oui, parce qu'il y a une salle de bain dans les EHPAD.
19:45Les gens aussi ont acheté dans leur chambre.
19:47Les résidences seniors, vous avez une chambre, vous avez une salle de bain.
19:51Aujourd'hui, on ne peut pas laisser des chambres d'EHPAD, vous êtes d'accord ?
19:53Sans climatisation, il faut repenser tout ça.
19:55Vous êtes pour la climatisation de l'architecte ?
19:57Attention, parce que le climatiseur, le congé canicule, etc., c'est bien, mais c'est
20:05répondre dans l'urgence.
20:06Comme ça a été dit, je suis tout à fait d'accord là-dessus, il faut impérativement
20:11rassembler des experts et des scientifiques et des gens compétents autour d'une table
20:16pour mettre en place un véritable plan complet.
20:18C'est-à-dire que là, on est en train de bricoler, et ça a toujours été le cas
20:21en France, c'est-à-dire qu'on a une politique depuis très longtemps, et on le paye aujourd'hui,
20:26et on va le payer.
20:26Alors, ce n'est pas seulement les canicules, ce sont les inondations, ce sont toutes les
20:30catastrophes d'ailleurs, à chaque fois.
20:31Chido qui s'en souvient d'ailleurs, à Mayotte, il n'y a pas si longtemps que ça.
20:35Moi, j'ai sur-tourné il n'y a pas longtemps, on est toujours dans le même problème.
20:37Tout le monde a oublié, y compris le gouvernement.
20:40Donc, on a un vrai problème, on a une politique de prévention, enfin d'indemnisation, qui
20:47marche depuis les années 80, et qui est basée sur un système de réponse tardive.
20:50On attend que la catastrophe arrive pour agir.
20:53C'est pour ça qu'on est toujours dans l'urgence, c'est pour ça que là, on parle
20:55de mettre des climatiseurs, c'est pour ça que là, on parle de mettre des congés,
20:58on agit dans l'urgence, et ce qui fait qu'on ne résout rien, au fond.
21:01Le problème de climatisation, ou de petits points comme ça, c'est qu'on va occulter
21:06à nouveau le problème.
21:07Si on climatise tout le monde, non seulement ça va coûter très cher, ça va présenter
21:10des inégalités, parce qu'on l'a vu, ça coûte un certain coût, donc tous les gens
21:13dans les logements sociaux, etc., ceux-là n'ont pas les moyens de faire des trous dans
21:16leurs murs, déjà ils sont en location en plus, et ils n'ont pas les moyens non plus
21:19de se payer même à 2000 euros.
21:20Donc, il faut penser à l'innovation du bâti, à l'amélioration du bâti.
21:23Donc déjà, c'est très inégalitaire.
21:23Ils n'ont pas le droit.
21:24En plus, et puis ils n'ont pas le droit.
21:25Ils n'ont pas le droit.
21:26Et puis en plus, ça va creuser les inégalités, mais en plus, ça camoufle le problème.
21:30C'est-à-dire qu'on va se dire, ah bah c'est rafraîchi, donc on ne s'occupe plus
21:33de construire correctement.
21:34Alors qu'on sait, on a des techniques, on a des gens qui, on sait prévenir les
21:38canicules, depuis très longtemps, on est alerté sur ce problème de canicules qui
21:43va s'intensifier, et il n'y a pas eu de réaction au niveau politique.
21:46En 2003, on en a une, en 2009 aussi, on aurait dû depuis longtemps mettre en place
21:50des plans, on parle de grosses sommes d'argent, mais cette somme d'argent, elle aura pu
21:53être répartie dans le temps, depuis le temps.
21:55Et puis là, ça va coûter très très cher, ce qui est en train de se passer.
21:58Et le problème, c'est que si on n'agit pas maintenant, ça coûtera encore plus
22:01cher la prochaine fois.
22:02Et ça met à chaque fois le même problème.
22:03Mais attention, vous ne pouvez pas mettre sur le même plan les constructions, où j'adhère
22:08totalement...
22:08Et les rénovations.
22:09Et les rénovations.
22:10Et les rénovations.
22:10Pardon, je vous interromps, c'est parce que Météo France fait un point, justement,
22:13sur les 72 départements qui vont passer en vigilance rouge.
22:16On va répondre à 13, sur le subi de situation de la canicule.
22:21Aujourd'hui, il vous appelle Benoît Atenay, directeur des relations institutionnelles
22:25chez Météo France, qui va nous présenter ce point de situation sur la canicule en cours
22:32et les prévisions sur le prochain jour.
22:35Donc, est-ce que vous pouvez me confirmer que vous voyez bien la diapositive à l'écran ?
22:42Oui, on voit.
22:44Très bien.
22:44Merci beaucoup.
22:46Donc, je rappelle, comme d'habitude, ces...
22:50Point presse sont enregistrés et on va vous passer l'enregistrement à l'issue du point.
22:56Est-ce que, Marie, tu peux démarrer l'enregistrement, s'il te plaît ?
23:00Cette réunion est en cours d'enregistrement.
23:03Merci beaucoup.
23:04Et donc, je laisse la parole à Benoît Atenay.
23:07Merci.
23:08Ah ben voilà, on y va.
23:08Ça y est, on va écouter.
23:09Nous sommes au cœur d'une canicule historique.
23:14À compter de demain, jeudi, 12 heures, 72 départements seront en vigilance rouge canicule
23:20et 14 en orange, ce qui est totalement inédit.
23:24Mardi 23 juin a été la journée la plus chaude jamais observée en France
23:29avec 29,9 degrés en moyenne des températures sur 24 heures et sur l'ensemble du pays,
23:36dépassant les records précédents de juillet 2019 ou d'août 2003.
23:43Cette valeur devrait être battue aujourd'hui.
23:47À partir de jeudi soir, une baisse des températures s'annonce par la façade atlantique.
23:54Ainsi, 11 départements à l'ouest passeront du rouge à l'orange canicule.
24:00Cette baisse s'accompagnera d'orages parfois forts.
24:04Il faudra être attentif à l'évolution de la vigilance pour ce paramètre
24:09avec des risques de fortes rafales et de grêles.
24:16Mais cet air moins chaud à l'ouest a du mal à gagner l'ensemble du pays
24:23et les conditions caniculaires se maintiendront sur une grande partie du territoire ce week-end
24:32avec des maximales autour de 40 à 42 degrés,
24:37des températures nocturnes encore très éprouvantes
24:42sur les départements concernés par la vigilance.
24:47Dimanche, les fortes chaleurs persisteront encore sur toute une partie est du pays.
24:55Nous reviendrons vers vous pour plus de détails pour cette fin de semaine
25:01et notamment pour préciser les scénarios de sortie des départements en vigilance,
25:06rouge et orange.
25:08Ce seront des décisions que l'on prend en lien avec les autorités sanitaires.
25:16Pour la suite, il est prévu que la configuration météorologique des prochaines semaines
25:25reste stable, ce qui est compatible avec des épisodes de scénarios de température élevée.
25:36Pour la semaine prochaine, les températures devraient être chaudes,
25:44mais beaucoup moins qu'aujourd'hui.
25:48Elles devraient être à 2 ou 3 degrés au-dessus des normales de saison,
25:52ce qui sera nettement plus respirable.
25:56parce qu'aujourd'hui, on est à plus de 10 degrés au-dessus des normales à l'échelle nationale.
26:04Au-delà, pour les semaines qui suivent, ce que nous pouvons dire,
26:10c'est qu'il est très probable que les températures restent chaudes durant cette période.
26:17Les prévisions seront affinées dans les jours qui viennent
26:23pour mieux estimer le niveau de ces températures
26:26et apporter davantage de précision sur le calendrier et le risque canicule.
26:33Au-delà d'une semaine d'échéance,
26:36il est cependant difficile d'être plus précis
26:39sur l'occurrence de phénomènes extrêmes comme les canicules
26:43sans pour autant pouvoir l'exclure totalement.
26:50Avec ces fortes températures,
26:53la sécheresse des sols est installée de manière durable
26:58et généralisée sur le pays
27:00et s'aggrave de jour en jour.
27:02La situation des sols actuellement observée
27:06est similaire à celle des grands épisodes de sécheresse
27:10que l'on a connus par le passé.
27:14Concernant les feux de forêt,
27:16le risque de feu
27:19concerne plusieurs départements.
27:21Ils sont en risque
27:23important,
27:24en danger élevé
27:26et pour la première fois de la saison,
27:29deux départements basculent
27:30en niveau de danger très élevé,
27:32en rouge sur la carte.
27:33C'est la Haute-Garonne et les Deux-Sèvres.
27:36Les prévisions de la semaine prochaine
27:38indiquent des valeurs
27:40de vent qui pourraient
27:41encore accentuer ce risque.
27:44C'est des choses à surveiller de près.
27:46Il y a des scénarios de prévision de vent,
27:48d'OTAN et de
27:50Tramontane et de
27:53Mistral qui pourraient accentuer ce risque.
27:55Donc un risque à surveiller de près.
28:01La canicule que nous vivons
28:04est donc d'une sévérité
28:06exceptionnelle
28:07d'un niveau au moins
28:09équivalent à celui de 2003.
28:12Nous appelons donc
28:13à tous et toutes de suivre
28:15les conseils de comportement des autorités sanitaires,
28:19d'appeler le numéro vert
28:20à disposition
28:21et de contrôler régulièrement
28:23la vigilance et les conseils de comportement associés
28:26qui se trouvent sur le site de la vigilance
28:28de Météo France.
28:30Merci à vous.
28:35Merci beaucoup, Benoît.
28:39Voilà, on vient de suivre
28:40la conférence de Météo France
28:42qui confirme effectivement
28:43toutes les données
28:44que nous avions avec vous,
28:47Anthony Ferry.
28:48Le fait que l'on soit dans un moment historique,
28:50totalement inédite,
28:52avec un nombre record
28:53de départements
28:54qui vont passer en rouge,
28:55ça va concerner 60 millions de Français.
28:58Exactement.
28:58Ce qu'il faut retenir
28:59effectivement de cette conférence,
29:00c'est l'une des phrases de fin.
29:02Cette canicule est au moins
29:04équivalente effectivement
29:05à celle de 2003
29:06en termes de durée,
29:08car en termes d'intensité,
29:09nous l'avons battu,
29:10nous avons pulvérisé effectivement
29:11les records de 2003.
29:12Ce que nous pouvons aussi retenir,
29:14c'est que jeudi soir,
29:15on vient de l'apprendre,
29:1611 départements sortiront
29:17de la vigilance rouge.
29:19Ces départements se trouvent
29:20notamment sur la façade ouest,
29:21la Bretagne et la Normandie.
29:23Et enfin,
29:23dernière information
29:24qu'il faut retenir,
29:25c'est donc ce risque
29:26effectivement de feu de forêt
29:27très élevé,
29:28inédit pour la saison.
29:2935 départements actuellement
29:31en vigilance
29:31et du jamais vu
29:32à cette période de l'année.
29:33La Haute-Garonne
29:35et les Deux-Sèvres
29:35passeront donc
29:36en vigilance rouge
29:37pour les feux de forêt
29:38à cause évidemment
29:39de la sécheresse
29:40de la végétation,
29:41du niveau extrêmement bas
29:41des nappes phréatiques
29:42et donc effectivement
29:43des vents qui se lèvent
29:44sur cette région
29:45et qui pourraient attiser
29:46les flammes.
29:47signe véritablement
29:48que la situation
29:49est au-delà de la normale.
29:52Les salles de sport
29:53qui sont climatisées
29:55à outrance
29:56et là on va voir ça
29:57avec Thomas Girard
29:57en direct pour BFM TV,
29:59il est à Castel-Jaloux
30:00en Laute-Garonne,
30:01elles annulent les sessions,
30:02elles annulent les rendez-vous,
30:04il n'y a pas grand monde
30:04dans les sacs de sport
30:05si ce n'est personne d'ailleurs.
30:09Tout à fait,
30:10je me trouve
30:10dans une salle de sport
30:12à Castel-Jaloux
30:13en Laute-Garonne
30:15et dans cette salle de sport
30:16on s'adapte
30:16pour faire face
30:17aux fortes chaleurs.
30:18Alors pour tout vous dire,
30:19l'établissement possède
30:20tout un système
30:21de climatisation
30:22mais malgré ce système
30:23il y a toujours
30:25de très fortes chaleurs,
30:2635 degrés à l'intérieur.
30:28Pour en parler,
30:28je vais me trouver
30:29avec Jessica.
30:29Bonjour Jessica.
30:30Vous êtes la responsable
30:31de l'établissement.
30:33Quelles mesures
30:33vous avez prises ?
30:34Écoutez, pour cette semaine
30:35on a dû annuler
30:36nos cours collectifs
30:37pour ne pas mettre en danger
30:38nos adhérents.
30:39Tout simplement, voilà.
30:41Comment réagissent
30:42vos adhérents
30:42et pourquoi annuler
30:43ces cours collectifs ?
30:45Déjà, il fait très très chaud.
30:47Les cours sont très intenses
30:48donc on veut limiter
30:49les dégâts
30:51si je puis dire.
30:52Ils sont très compréhensifs.
30:54De toute façon,
30:54il y en avait
30:54de très peu d'inscrits
30:56donc nous avons pu
30:57facilement joindre
30:58ceux qui étaient inscrits.
30:59Ils ont complètement
31:00compris les conditions.
31:02Vous pensez
31:02réouvrir quand
31:03cette salle ?
31:04Dès lundi,
31:04les températures
31:05doivent descendre
31:06donc il n'y aura
31:07pas de soucis
31:07à partir de lundi
31:08je pense
31:08et j'espère surtout.
31:10Merci beaucoup Jessica.
31:11Donc vous entendez
31:12cette responsable
31:13d'une salle de sport
31:13qui s'adapte
31:15face aux fortes chaleurs.
31:16Pour tout vous dire,
31:16il fait encore
31:1735 degrés
31:18dans la pièce.
31:19Les températures
31:19ne vont pas redescendre
31:20encore dans quelques jours
31:21donc évidemment
31:22il faut s'adapter
31:23quand on accueille
31:24du public
31:24surtout des sportifs.
31:26Thomas Girard,
31:27merci.
31:27Anna Belvec,
31:28une dernière question
31:28avec vous parce qu'on est
31:30sur des pics de chaleur.
31:31vous aviez dit vous-même
31:32que dans les EHPAD
31:32il y avait une pièce
31:33réfrigérée
31:34qui faisait très chaud
31:34dans les chambres.
31:36Il y a les risques
31:37de décompensation
31:38qui vont arriver
31:39au fil des jours
31:39notamment pour les personnes
31:40âgées,
31:40les personnes les plus fragiles.
31:42On est dans une situation
31:43équivalente à celle
31:44de 2003.
31:45Ça veut dire quoi ?
31:46Qu'il faut craindre
31:47des décès
31:48à votre avis
31:49dans les jours prochains ?
31:50Les personnes âgées
31:51qui vont mal aller,
31:53très mal aller ?
31:53On est dans une situation
31:54qui est extrêmement tendue.
31:56Les équipes sont plus rodées
31:57qu'en 2003
31:58pour assurer les tournées
31:59d'hydratation,
32:00aller voir les résidents
32:01mais en établissement,
32:02en EHPAD,
32:03en résidence autonomie
32:03c'est beaucoup plus difficile.
32:05Il fait très chaud,
32:05les personnels sont très éprouvés
32:06malgré leur engagement.
32:09Les organismes vont se fatiguer,
32:10il va y avoir des tensions
32:11aussi hospitalières
32:12qui commencent à se faire savoir
32:13et la plus grosse difficulté
32:14elle se situe à domicile.
32:15Il y a beaucoup de...
32:17Les services à domicile
32:18réorganisent les tournées
32:19mais il y a aussi
32:19beaucoup de personnes âgées
32:21vulnérables
32:21qui ne bénéficient
32:23d'aucune visite,
32:24qui sont isolées.
32:24C'est un million de personnes
32:25en France.
32:26Donc il faut inviter chacun
32:27à prendre des nouvelles
32:28de son prochain,
32:29de son voisin,
32:29de sa voisine
32:30pour essayer de voir,
32:32de surveiller au maximum
32:33la situation
32:34parce qu'il y a effectivement
32:35un risque sanitaire majeur.
32:37Les personnes âgées
32:37sont très vulnérables.
32:38On fait dans les mairies d'ailleurs.
32:38Oui, avec les maraudes
32:39il y a le risque sanitaire majeur
32:41et puis il y a le risque
32:43psychologique aussi.
32:44C'est-à-dire qu'on est sur
32:458 jours maintenant
32:45de canicules
32:46qui vont s'intensifier.
32:47C'est ce qu'on appelle
32:48le stress thermique
32:49qui gagne les Français.
32:51Les urgences psychiatriques
32:52se retrouvent elles-mêmes
32:53d'ailleurs en ébullition.
32:55Il y a le problème
32:56des animaux domestiques,
32:57des animaux familiers
32:58qui ne peuvent pas sortir.
32:59On ne sait pas forcément
33:00avoir les bons gestes
33:01donc on va en parler
33:01dans un certain temps.
33:02Et les personnes à la rue.
33:03C'est vrai.
33:03Les personnes à la rue.
33:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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