Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01Générique
00:11C'était prévu, la chaleur s'est intensifiée ce jeudi, même s'étendre vers le nord et l'est, c
00:16'est le troisième épisode en moins de deux mois.
00:18On a battu des records, on le sait, donc on va regarder maintenant avec vous, Anthony Ferry, bonsoir.
00:23Bonsoir.
00:24Attentivement, cette carte, cette carte avec des départements qui sont en rouge et la grande majorité en orange.
00:31Exactement, 76 départements au total en vigilance orange, mais surtout donc 9 départements que vous découvrez en vigilance rouge.
00:38Alors il s'agit de la Vendée, de la Loire-Atlantique, du Ménéloir, de la Mayenne, de la Sarthe, de
00:43l'Île-et-Vilaine, des Deux-Sèvres, du Morbihan et de la Vienne.
00:46Pardon, priorité au misé de transport, M. Tabarro.
00:49On souhaite pouvoir faire, bien sûr, le tri dans ceux qui font les choses proprement, avec leur licence, qui payent
01:00les différentes taxes,
01:04les différentes obligations sociales auxquelles elles répondent, et puis ceux qui viennent et qui s'improvisent transporteurs de manière totalement
01:13illégale.
01:14Donc on le voit avec des taxis clandestins, avec des VTC clandestins, qui opèrent également des choses qui sont interdites
01:21dans la profession,
01:22que ce soit le raccochelage, que ce soit les maraudes.
01:25Et on s'était engagé il y a quelques mois, je m'étais engagé auprès de ces professions, de mener
01:31une lutte avec deux aspects, à la fois sur le terrain.
01:34Et ça, bien sûr, c'est le préfet de la police qui le fait avec ses équipes de manière très
01:38opérationnelle et très régulière,
01:40que ce soit dans les principales gares, que ce soit dans les principaux aéroports, puisque c'est là que le
01:46flux est le plus important.
01:47Et quelque part, je le disais à l'instant, c'est également en dehors de la concurrence déloyale pour les
01:53personnes qui travaillent.
01:55C'est également l'image qu'on donne d'un pays, en l'occurrence une mauvaise image, d'un pays
01:59qui accueille 100 millions de personnes.
02:02Voilà, M. Tabarofi, le ministre des Transports, qu'il aille sur la concurrence déloyale des taxis ou VTC clandestins,
02:08mais que l'on attend aussi sur le trafic des trains, la circulation des trains,
02:13puisqu'à cause de la chaleur, bon nombre vont être annulés ou reportés ou décalés.
02:17Revenons sur la carte de la météo avec vous.
02:20Donc, effectivement, 76 départements sont actuellement en vigilance orange.
02:23Alors, cette vigilance entrera en vigueur à partir de demain, vendredi midi,
02:27mais surtout donc neuf départements que vous découvrez sur cette carte en vigilance rouge.
02:33En fait, cette canicule nous surprend un petit peu, car encore ce matin,
02:36nous ne savions absolument pas qu'une vigilance rouge allait être déclenchée.
02:40Et je vous rappelle, il y a une semaine, justement, Sébastien Lecornu lui-même disait
02:43qu'à priori, il n'y aurait pas de département en vigilance rouge durant cet épisode.
02:48Eh bien, en fait, en réalité, cet épisode est plus intense et surtout plus durable que prévu.
02:52On attend, justement, 40 degrés très localement, notamment sur ces départements.
02:57Et ce que vous découvrez, eh bien, sur cette carte, c'est un graphique qui vous montre
03:00le nombre de déclenchements de vigilance rouge.
03:03Depuis 2004, eh bien, vous voyez que toutes les vigilances rouges ont été déclenchées
03:08à partir de 2019 jusqu'en 2026, ce qui vous montre une accélération de ces événements.
03:13C'est tout simplement un témoin du changement climatique.
03:17Et donc, très concrètement, il va falloir s'attendre dans les prochains jours
03:20sur ces départements en rouge à frôler les 40 degrés.
03:23Donc, c'est le retour de la vigilance rouge canicule.
03:26Et puis, il y a cette précision de Météo France.
03:29Cette canicule, cette troisième canicule, devrait persister au moins jusqu'au mardi 14 juillet.
03:35Voilà.
03:35Le 14 juillet, ce sera vraiment à peu près la date butoir, si je puis dire.
03:39En tout cas, là où on va connaître une transition.
03:42Il va faire chaud, vraiment très chaud jusqu'au 14 juillet.
03:45Ça, c'est une certitude.
03:46Si vous êtes sur la moitié nord, le pire est devant vous, puisque les températures vont
03:51augmenter ce week-end de 2, voire 3 degrés en journée.
03:54Mais aussi, et c'est notamment d'ailleurs pour cela qu'on déclenche une vigilance rouge
03:58la nuit.
03:59Et donc, la nuit, on aura vraiment du mal, malheureusement, à retrouver ses esprits,
04:04à refaire le vide à l'intérieur de nous.
04:06Et ces températures, regardez, 35 degrés, elles vont être associées à un taux d'humidité.
04:11Et en fait, ça, ça change tout.
04:13Parce que regardez le ressenti lorsque vous avez 35 degrés, ce que l'on attend par
04:17exemple à Nantes, avec une humidité de 40 %, eh bien, on ressent 42 et même 48.
04:22Et ça, ça va mettre les organismes à très rude épreuve.
04:25Vendredi, samedi et dimanche, on aura plus d'un million, pratiquement un million de
04:30cent mille personnes qui vont prendre le train.
04:32Qui vont prendre le train.
04:34Et avec les opérateurs, nous souhaitons les mettre dans les meilleures conditions
04:38possibles. Déjà dans l'accueil en gare, à travers, vous le verrez, des opérations
04:43qui sont faites avec les relais pour pouvoir donner aux personnes les plus vulnérables
04:47des bouteilles d'eau avant le départ.
04:50Et puis, d'avoir un plan de transport qui puisse être le plus respecté possible
04:55dans cette situation où le matériel, ces derniers temps, a été quand même mis à
04:59mal. Les plans de transport ont été légèrement allégés cette semaine pour pouvoir permettre
05:06aux personnes qui souhaiteront utiliser les transports en commun, et en l'occurrence
05:09le train, de pouvoir le faire dans les meilleures conditions possibles.
05:12Donc, je pense à nos concitoyens et je pense également aux personnes qui utilisent les
05:16transports, que ce soit aériens ou le train, du monde entier pour venir découvrir la
05:21France, pour venir découvrir en l'occurrence Paris.
05:24Et qui également ont besoin de transports en commun qui sont fiables avec M. le préfet
05:31de police dans tout ce qu'on a eu l'occasion de vous montrer avec Mme la vice-présidente
05:35de la région. Bien sûr, c'est le transport du quotidien de nos concitoyens, mais on
05:39l'a vu, vous avez entendu parler différentes langues également, beaucoup d'étrangers
05:44utilisent les transports en commun et sont quelquefois un petit peu moins attentifs
05:48ou moins vigilants que peuvent l'être nos concitoyens par rapport à certaines pratiques
05:56contre lesquelles collectivement nous essayons d'agir. Donc, il y a une attention bien sûr,
06:03toute particulière également par rapport à ces touristes pour qu'ils gagnent à...
06:08Philippe Tabarro, le ministre des Transports. Dans un instant, on fera le point d'ailleurs
06:12avec notre journaliste Marine Musset qui suit le ministre des Transports sur le trafic des
06:17trains à la veille de ce départ. Parce qu'il rappelle qu'il y a un million de voyageurs
06:20qui vont aller un peu plus, qui vont aller dans les gares.
06:22Alors, la chaleur perturbe, on l'a bien compris, le transport ferroviaire et la chaleur a
06:25également des conséquences sur un réacteur de la centrale nucléaire de Golfech qui a
06:30été arrêté en raison de cette canicule, Gaëlle Musquet. En fait, c'est en raison des
06:36fortes températures enregistrées dans le bassin de la Garonne. Rappelons qu'une centrale
06:40nucléaire a besoin d'eau. Le problème, c'est que cette eau atteint maintenant des températures
06:46exceptionnelles.
06:46Oui. Alors, en rentrant dans la centrale, évidemment, cette eau va être réchauffée
06:50par les différents organes de la centrale. Malgré les toits aérofrigiantes, cette eau va
06:56être rejetée dans le domaine naturel. Et c'est ça qui contraint la centrale à arrêter
07:01son réacteur. C'est que l'eau rejetée représente un danger pour la faune et pour la flore.
07:07Et je rappelle, tous les industriels qui rejettent des eaux réchauffées dans des cours d'eau
07:11naturels doivent être soumis à ce genre de contraintes.
07:16– Parce que l'eau, au départ, celui du bassin de la Garonne, cette eau est déjà
07:22à 28 degrés. – Exactement. Et donc, au-delà des 28 degrés, il faut imaginer que cette
07:26centrale va réchauffer cette eau. Cette eau va rentrer dans la centrale à 28, mais
07:30elle ne va pas ressortir à 28 degrés. Elle va sortir à des températures qui risquent
07:34de tuer des algues, des plantons. – Donc, c'est pour ça qu'on ferme le réacteur.
07:38– Exactement. – Alors, le problème, c'est qu'à Golfech, il y a un deuxième réacteur
07:41qui est en ce moment arrêté pour maintenance. Donc, c'est quand même une mauvaise nouvelle.
07:45– On est à 6%, là, ça impacte à 6% la production d'électricité. On a des cloches,
07:51vous savez, la production d'électricité est à son maximum l'après-midi, au moment
07:55où le soleil est au zénith, pas vraiment au zénith, mais au plus haut dans le ciel.
07:59Donc, on peut aujourd'hui arrêter un réacteur de ce type-là pour ces raisons-là.
08:05Et je le rappelle, toutes les centrales, pas que les centrales nucléaires, tous les industriels
08:10même qui utilisent de l'eau issue de cours d'eau sont soumis à ce type de restrictions
08:14si jamais on a un sujet. – D'accord. Et ça, c'est un risque qui avait été identifié.
08:17– Tout à fait. – Le problème, c'est que si ces vagues de chaleur s'installent dans le temps,
08:22comment va-t-on faire ? Quels sont les moyens de pouvoir continuer à faire fonctionner les centrales ?
08:27– On va utiliser d'autres moyens de production, on a d'autres solutions.
08:31On peut utiliser des barrages hydroélectriques, on peut utiliser des centrales à gaz,
08:35on peut utiliser des centrales thermiques qui peuvent compenser l'arrêt de ces centrales.
08:40D'où l'importance d'être économe sur l'énergie. Alors là, on a un gros besoin de climatisation.
08:46Cette climatisation, elle tourne aux heures les plus chaudes, aux heures les plus chaudes
08:49où le soleil est le plus haut. Donc, on arrive à compenser la surconsommation d'électricité
08:54liée à la climatisation grâce aux centrales photovoltaïques.
08:58L'éolien ne marche pas très bien parce qu'on n'a pas énormément de vent
09:01sur ces centrales éoliennes à cause de l'anticyclone.
09:04Mais on fait partie des pays qui gèrent le mieux leurs grilles électriques.
09:08L'arrêt d'un réacteur, ce n'est pas un drame dans les moments que l'on vit là.
09:12Et on peut évidemment comprendre que compte tenu des circonstances naturelles,
09:17on soit prudent.
09:18– On va continuer de mesurer les conséquences de cette canicule,
09:22de cette chaleur, de cette sécheresse, sur les organismes dans un instant
09:25avec notre spécialiste santé, Margot de Fauxville.
09:27Mais la priorité, c'est aussi le front des incendies.
09:29C'est Mathéo Rivière qui est à Perpignan.
09:31Un incendie s'est déclaré à proximité de l'aéroport, Mathéo.
09:34– Oui, c'est ce que craignaient les pompiers avec cette tramontane,
09:40même affaiblie et ces fortes chaleurs et cette végétation très sèche.
09:44Vous le voyez, ce feu qui est en cours à quelques mètres à peine
09:48de la piste de l'aéroport de Perpignan-Rivezalte.
09:52Depuis quelques minutes, la scène à laquelle nous assistons avec William Gay,
09:56ce sont des avions, des avions venus en renfort de l'Europe
09:59qui larguent donc du retardant sur ce feu qui persiste depuis maintenant plusieurs minutes.
10:05On a croisé justement la route de Serge qui est un habitant.
10:09Serge, vous êtes en train de prendre des photos stupéfaits.
10:12Encore un nouveau départ de feu.
10:13– Un de plus, un peu de temps, ça fait trois.
10:16On en a eu un à Barreau, on en a fait quatre.
10:18On a un canier, un autre à la route qui a duré quatre jours
10:20et qui n'est pas encore terminé.
10:22La montagne a passé à brûler, elle a passé 5000 hectares.
10:25C'est incroyable, moi j'ai des amis qui ont tout perdu.
10:28Tout, absolument tout, ils n'ont plus rien.
10:30– Là où on voit l'étendue de ce feu, c'est justement,
10:33même ici, à quelques mètres de l'aéroport, on voit qu'il y a des départs de feu.
10:36– Voilà, même là, parce que la végétation, regardez comment elle est, c'est sec.
10:40En plus, il y a du vent, le vent a tourné là.
10:42Ce n'est plus de la tramontane, c'est du vent marin.
10:44Alors, ce qui est, quand on est protégé d'un côté, c'est arrivé de l'autre maintenant.
10:47Alors, on n'en finit plus, je ne comprends pas.
10:49Quand même, tous ces départs, c'est un peu bizarre.
10:51C'est un peu bizarre.
10:52– Merci Serge, on voit beaucoup de questions, beaucoup d'interrogations ici,
10:56alors que plusieurs largages sont encore en cours ici,
11:00avec notamment des canadaires qui continuent de larguer de l'eau,
11:04parce qu'ici, évidemment, les pompiers sont vigilants,
11:07alors que le département connaît le feu le plus important depuis 50 ans.
11:10– Après Mathéo-Rivière, on va aller du côté de la Drôme,
11:13aussi avec des incendies qui continuent de se déclarer.
11:16On a Romain Etuin qui est à Barça, qui est sur place pour BFM TV.
11:19Les flammes, justement, se rapprochent d'une commune qui a été évacuée.
11:26– Bien tout à fait, vous le voyez, juste derrière moi,
11:28sur ces images de Timothée Piron, on le voit, les pompiers, ils sont à pied d'œuvre,
11:32puisqu'il y a plusieurs départs de feu qui continuent de grappiller cette montagne.
11:38Vous le voyez, il y a 450 sapeurs-pompiers qui sont sur place,
11:41et il y a surtout des moyens aériens.
11:43Regardez juste au-dessus de nous, on voit cet hélicoptère bombardier d'eau,
11:47c'est vraiment le meilleur dispositif pour pouvoir lutter contre les flammes,
11:51puisque c'est très difficilement accessible.
11:54Et vous le voyez surtout, cette reprise de feu, elle est de plus en plus forte ici à Barsac.
11:59C'est un petit village de 150 personnes qui a donc été évacué préventivement ce lundi.
12:04Mais ce qui inquiète beaucoup les habitants,
12:07c'est que ce feu, il est en train de descendre cette montagne.
12:10Pour vous montrer, il avait commencé tout en haut de la montagne,
12:14il descend petit à petit, il grappille du terrain,
12:16et on est maintenant à moins d'un kilomètre à peine des habitations.
12:20Et c'est pour ça que cet hélicoptère bombardier d'eau fait plusieurs rondes
12:24pour essayer de contenir ces flammes.
12:26Un feu qui est donc très difficilement maîtrisable,
12:29qui progresse tout de même moins vite, nous ont informé la préfecture.
12:33Mais vous le voyez, il y a encore toujours beaucoup de sapeurs-pompiers
12:37qui affrontent ces flammes, et surtout des habitants
12:39qui craignent de ne tout simplement pas retrouver leur maison.
12:43Romain Etuin avec Timothée Piron à Barsac dans la Drôme,
12:46et puis on le disait, Margot de Frouville,
12:47ça commence à être évoqué par Anthony Ferry,
12:50c'est-à-dire que ces trois épisodes de canicule,
12:53ces chaleurs qui sont là, ça fatigue les organismes.
12:55Ça fatigue les organismes, ça fatigue aussi les soignants.
12:58Troisième vague avec celle de fin juin,
13:01qui a été d'une ampleur inédite au niveau du recours aux soins d'urgence.
13:05Tous les urgentistes disent qu'ils n'avaient jamais vu ça depuis le Covid.
13:07En fait, on était à des niveaux d'appel au SAMU, plus 80%
13:10par rapport à la même période l'an dernier,
13:13des passages aux urgences aussi, des hospitalisations,
13:15et on voit tous les signaux qui s'allument petit à petit.
13:18Là, il y a une grande vigilance des urgentistes
13:21qui suivent de près les prévisions météo,
13:22avec le passage des seuils caniculaires la nuit,
13:24puisqu'on sait que le manque de récupération
13:26pèse considérablement sur les organismes.
13:28Université de Santé publique France publiait son bulletin hebdomadaire
13:31en disant qu'il ne faut pas attendre de voir les conséquences
13:33pour prendre des mesures de prévention.
13:35Donc, une extrême vigilance,
13:38sachant qu'il y a un contexte, certes, il n'y a plus d'école,
13:40ça c'est un point positif,
13:41mais il y a des congés qui ont commencé,
13:44donc des plannings d'été, parfois allégés,
13:46et des soignants fatigués par la première vague.
13:49Et de l'autre aussi, on sait que pendant l'été,
13:51il y a souvent des problématiques pour hospitaliser les patients
13:53encore plus que d'habitude,
13:55avec des lits qui sont plus fermés.
13:57Évidemment, une anticipation,
13:59et les établissements qui ont essayé de réduire cela au maximum,
14:02mais quand on fait le point un peu aux quatre coins de la France
14:05sur les urgentistes,
14:06je sais qu'à Rennes, il y a une activité qui est déjà supérieure à la normale.
14:10Sur le littoral Varroa aussi,
14:11une situation extrêmement compliquée
14:13avec une grève des ambulanciers privés,
14:15ce qui empêche de faire sortir des patients
14:16énormément de brancards aux urgences.
14:18Donc, il faut parfois juste un grain de sable
14:20et cette canicule qui vient s'ajouter
14:21à un contexte parfois déjà très tendu.
14:24Vous parliez de cette deuxième canicule
14:26qui a été meurtrière,
14:27mais ce sont surtout des personnes à domicile
14:29qui ont perdu la vie dans les EHPAD.
14:31Ça a tenu parce qu'on a pris des mesures
14:33depuis la grande canicule de 2003,
14:35mais beaucoup de personnes isolées à domicile,
14:37malheureusement, qu'on a retrouvées sans doute.
14:39C'est le premier bilan dont on dispose
14:41depuis vendredi dernier,
14:42sur la semaine du 22 au 28 juin,
14:43avec au moins 2000 décès supplémentaires.
14:46Alors, on ne peut pas dire que ce sont tous des décès
14:48liés à la chaleur.
14:49Ça, il faut attendre d'abord le bilan
14:50de la surmortalité, toutes causes confondues,
14:52et après, on fait l'imputabilité à la chaleur.
14:55Mais sur ces 2000, ce qu'avait noté
14:57Santé publique France,
14:58c'est une augmentation de 90% des décès à domicile.
15:01On sait qu'il y a eu des réunions,
15:03notamment en cellule de crise,
15:04au niveau du gouvernement,
15:05pour anticiper, savoir comment s'améliorer
15:09et pouvoir, par exemple,
15:10mettre en place des zones rafraîchies.
15:13C'est déjà le cas dans les mairies,
15:14mais pouvoir faire sortir,
15:15accompagner les personnes isolées,
15:17parce que clairement, là,
15:18c'est vraiment là que ça a été le plus délicat.
15:20On se rappelle des urgentistes,
15:22des médecins libéraux,
15:23des infirmiers libéraux,
15:24qui racontent d'avoir dressé
15:25des certificats de décès à domicile
15:27en très grand nombre.
15:29On sait que l'hôpital est saturé chaque été.
15:32Là, c'est déjà la troisième canicule.
15:34On n'est que début juillet.
15:35On n'est pas à l'abri d'une quatrième canicule
15:37au mois d'août.
15:38Est-ce que le système peut tenir ?
15:40Est-ce qu'on aura suffisamment
15:41d'hommes et de femmes mobilisables ?
15:43Alors, le système, il tient toujours.
15:46Après, parfois, c'est en mode dégradé.
15:48Il faut dire que là,
15:50ce qui change vraiment,
15:51depuis l'été 2022,
15:52je ne sais pas si vous vous en souvenez,
15:53ça avait été compliqué.
15:53Et ils avaient dit,
15:54on va faire un système d'accès aux soins
15:58avec le SAS,
15:59vous appelez le 15,
16:00avant de vous rendre aux urgences.
16:01Là, le gouvernement essaie
16:02de généraliser cette consigne
16:05parce que quand vous appelez le SAMU,
16:06il n'y a pas forcément
16:07un envoi d'ambulance.
16:08Vous pouvez avoir un conseil médical.
16:10On peut vous trouver
16:10une consultation en ville.
16:12Il y a aussi des associations
16:14comme la protection civile,
16:15exactement,
16:15qui peuvent venir en soutien.
16:17Donc ça,
16:18c'est un peu le premier rempart,
16:19on va dire.
16:19Et après,
16:20pour les services d'urgence,
16:21ça a été anticipé.
16:22Les plannings ne sont pas faits
16:23depuis avant-hier,
16:24mais c'est clair que c'est tendu.
16:26On déprogramme en ce moment
16:27des opérations ?
16:28On est toujours en plan
16:29Orsan EpiClim niveau 3.
16:31C'est activé depuis le 25 juin.
16:33On aurait pu se dire
16:34que la semaine dernière,
16:34c'était plus calme,
16:35mais ils n'ont pas voulu
16:38l'annuler
16:38parce qu'on sait
16:39que ça reste tendu.
16:40et on a besoin
16:41d'avoir ces déprogrammations
16:42pour trouver des lits
16:43d'hospitalisation pour les patients
16:44et pour pouvoir rappeler
16:45du personnel.
16:46Mais là,
16:46pour le moment,
16:47cette canicule va durer
16:48au moins jusqu'au 14 juillet.
16:50On peut arriver déjà
16:51à faire une perspective
16:53post-14 juillet
16:54pour savoir
16:54si ça va vraiment baisser,
16:56si on va avoir un peu de pluie
16:57ou c'est trop tôt.
16:58Non,
16:59en fait,
16:59c'est trop tôt,
17:00effectivement,
17:00pour être affirmatif
17:01sur des températures
17:02car déjà,
17:03quand on a parfois du mal
17:04de les donner
17:05avec 2-3 jours d'avance,
17:06ce que l'on peut vous dire,
17:07c'est qu'à partir
17:08du 15-16 juillet,
17:10on devrait perdre
17:115-7,
17:13peut-être parfois
17:139 degrés.
17:15Donc,
17:15on passerait par exemple
17:16de 35 degrés
17:18dans la capitale
17:19à 27-28.
17:20On serait toujours
17:21au-dessus
17:21des normales de saison
17:23mais nous ne serions plus
17:25au-dessus
17:26d'un seuil caniculaire.
17:27Donc,
17:27lorsqu'on dit
17:28que la canicule
17:28se termine
17:29le 15-16 juillet,
17:31attention,
17:31la vague de chaleur,
17:32elle ne va pas se terminer.
17:34On sera toujours
17:34dans des températures
17:36qui sont au-dessus
17:37des normales
17:38quoi qu'il arrive.
17:39Si même
17:40notre mois d'août
17:41est pourri,
17:43excusez-moi l'expression,
17:44eh bien,
17:45à l'échelle
17:45de Météo France,
17:47cet été
17:47restera exceptionnel
17:49car 3 canicules
17:50de suite,
17:51c'est tout simplement
17:51du jamais vu.
17:52c'est tout simplement
17:52est à l'échelle,
17:52qu'il y a
17:52qu'il y a

Recommandations