Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 21 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Je vous le disais dans les titres, la journée internationale des services publics hier qui a mobilisé des centaines de
00:08personnes à Bruxelles.
00:09L'occasion pour les syndicats d'attirer l'attention sur les manques d'effectifs, la surcharge de travail, les mesures
00:14d'économie.
00:15Lazaros Goulios, responsable syndical interprofessionnel en charge des travailleuses et des travailleurs sans emploi, notamment CSI de Bruxelles, est avec
00:22nous. Bonjour.
00:23Bonjour.
00:23Merci d'être avec nous sur Arabère. Alors vous étiez présent hier dans la rue. Qu'est-ce qui vous
00:28a déjà poussé personnellement à rejoindre cette marche pas comme les autres ?
00:32Écoutez, d'abord et avant tout, défendre les services publics le jour de la journée internationale des services publics parce
00:38que le 23 juin est cette journée-là.
00:41C'est important et essentiel parce qu'on oublie trop souvent que les services publics, c'est une manne financière
00:47qui était sortie du marché lorsqu'on a créé tout cela au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.
00:52Et qu'aujourd'hui, on tente de les démanteler, voire de les privatiser parce qu'on part du principe que
00:59le privé fait mieux.
01:01Et d'autre part, il est important de se rappeler que ces services publics sont le capital principalement de celles
01:07et ceux qui n'en ont pas.
01:08Et défendre les collègues qui travaillent dans ces secteurs-là pour défendre d'abord la démocratie et permettre à chacune
01:15et chacun d'accéder à des administrations, des hôpitaux, des écoles, des transports en commun.
01:21Donc imaginez tout cela gratuit, ce qui est parfaitement possible si on fait l'impasse sur l'austérité comme le
01:28gouvernement nous l'impose aujourd'hui.
01:29Alors vous étiez plusieurs centaines de personnes à battre le pavé hier. Comment expliquez-vous cette mobilisation particulière à Bruxelles
01:36?
01:36Oui, écoutez, en fait, nous avons été d'abord surpris et positivement surpris par cet accueil parce que nous partons
01:43en fait de quelques collègues syndicalistes,
01:47mais ce sont des associations, mais surtout aussi des citoyens, des citoyennes elles-mêmes, des travailleuses et des travailleurs avec
01:52ou sans papier,
01:53avec ou sans emploi qui nous ont rejoints et qui ont conscience aussi que cet élément-là, les services publics,
02:01la sécurité sociale, sont importants pour un pays tel que le nôtre
02:04où la démocratie est mise à mal par des membres de notre gouvernement qui s'assiaient parfois sur la Constitution
02:11et l'article 23 plus particulièrement.
02:12Justement, je comprends bien, cet article n'est pas respecté aujourd'hui chez nous ?
02:16La dignité au niveau de la Belgique n'est pas respectée clairement. La ministre en charge de l'asile et
02:23de la migration, par exemple, refuse d'appliquer des décisions de la Cour constitutionnelle.
02:27Et elle le dit. Donc il est important de se rendre compte qu'une ministre se met dans l'illégitimité
02:32en refusant d'appliquer des décisions de la Cour constitutionnelle,
02:35ce qui n'est pas rien du tout au niveau d'une démocratie. Un gouvernement, me semble-t-il, devrait
02:41s'imposer la démocratie et suivre de l'illégitime à tout le moins.
02:45Alors, dans le détail, plus concrètement, les coupes budgétaires touchent pas mal de secteurs. Quels sont, disons, les services les
02:51plus menacés, selon vous ?
02:52Écoutez, regardez par exemple ce qui se passe aujourd'hui au niveau de Molnbeek, la commune la plus impactée par
02:58les exclusions du chômage,
03:00qui a été débutée par le gouvernement de Weaver en s'attaquant à cette branche-là de la sécurité sociale.
03:06Eh bien, Molnbeek doit se séparer d'un nombre considérable de travailleuses et de travailleurs, des administrations et des CPS.
03:12Et donc, exclure des personnes du chômage pour les transférer de la solidarité fédérale vers la solidarité communale, qui sont
03:20les CPS,
03:21c'est déjà agir sur une forme de régionalisation de notre sécurité sociale.
03:26Et donc, ce ne sont plus les cotisations sociales des employeurs et des travailleurs qui participent à la sécurité sociale,
03:33mais ce sont nos impôts, et singulièrement nos impôts locaux, qui vont soutenir et payer les revenus perçus par les
03:42travailleuses et les travailleurs, exclus du chômage.
03:44Alors, on entend beaucoup parler du déséquilibre entre les budgets de défense faramineux et les budgets sociaux qui s'amenuisent
03:52et qui fondent comme l'aise au soleil.
03:53Comment vous le vivez sur le terrain ?
03:55– Alors, écoutez, ça c'est terrible, parce qu'en fait, l'austérité, un prétexte comme un autre,
04:00en fait, le gouvernement de Weivre nous dit que c'est insurmontable, il faut payer tout cela.
04:05Auparavant, et je vous invite, et je vous invite, nos auditeurs et auditrices, à aller lire un article sur Econosphère,
04:12auparavant, en fait, les dépenses publiques étaient admises et permises dans les années 60-70,
04:18où on se permettait de faire cela et ça n'avait pas d'incidence.
04:21Aujourd'hui, on nous dit que c'est un mur infranchissable et on considère que l'État est comme un
04:27ménage.
04:27Vous et moi, notre ménage peut partir en déconfiture, une entreprise peut tomber en faillite.
04:32Un État, ça n'arrive normalement pas, en tout cas en économie, certains contestent ce genre de choses,
04:38dont Sandra Lugbert qui le dit très certainement.
04:41Alors, donc, les services les plus impactés, ce sont les services publics, les politiques sociales,
04:45et de l'argent, il y en a, puisque le ministère de la guerre, permettez-moi de le dire tel
04:51que de la sorte,
04:52a reçu 15 milliards d'euros pour acheter des F-35.
04:5515 milliards d'euros, c'est 25 écoles.
04:5725 écoles, et les enseignants se manifestent pour démontrer que tout cela, il est possible d'utiliser cet argent à
05:03d'autres fins.
05:03Alors, vous travaillez au quotidien avec les plus fragilisés, disons, quelle situation concrète vous observez depuis l'entrée en vigueur
05:10de toutes ces mesures ?
05:12Écoutez, ce qui se passe à Bruxelles singulièrement, c'est le fait qu'on dénie à certains et certaines de
05:19garder un droit,
05:21qui était le chômage auparavant, et on se retrouve exclu.
05:24Donc, le contrat social a été rompu entre des citoyens et des citoyennes et notre gouvernement.
05:29Donc, il y a quelque chose en soi qui n'est pas favorable, et donc, ça va augmenter la pauvreté
05:34des personnes en question.
05:36Ça va augmenter la pauvreté singulièrement à Bruxelles, qui est la région la plus impactée de tout cela.
05:4214 communes bruxellois sont fortement touchées par les exclusions du chômage.
05:47La Wallonie, par la suite, et la Flandre, relativement peu, puisque le chômage y est plus faible.
05:52Alors, la question aussi des personnes sans papier est aussi au cœur de votre démarche.
05:56Quelle est votre position sur justement cet accès aux droits fondamentaux ?
06:00Alors, écoutez, une personne qui quitte son territoire pour venir sur un autre territoire ne le fait pas de gaieté
06:05de cœur.
06:06Elle doit tout abandonner derrière elle, elle doit parfois abandonner des membres de sa famille,
06:10subir des traversées considérables.
06:12Qui a envie de mettre son enfant sur un radeau pneumatique pour traverser la Méditerranée
06:19et se dire que c'est comme si on était en vacances ?
06:21Personne ne fait ça comme s'il était sur les plages espagnoles ou ailleurs.
06:25Donc, c'est inadmissible.
06:27Un gouvernement doit se permettre d'accueillir des personnes qui viennent demander l'asile.
06:34Et hier, je rappelle, notre gouvernement a attribué des visas à des Afghans
06:38pour vérifier si les personnes d'origine afghane étaient sur notre territoire
06:44et comment ils pouvaient les renvoyer vers l'Afghanistan.
06:47Ces personnes sont poursuivies par des tribunaux internationaux.
06:51Donc, l'article 23 de notre Constitution nous impose de vivre dignement à chacune et chacun.
06:57Le logement est inviolable, normalement.
07:00Et on va nous imposer des visites domiciliaires, singurement, à ces personnes-là aussi.
07:04Et donc, nous, ce que nous opposons à ce gouvernement inhumain,
07:08c'est l'humanité de notre solidarité.
07:10Alors, des messages ont été portés devant plusieurs cabinets ministériels lors de la marche d'hier.
07:14Est-ce que vous avez déjà des réponses, des retours, des signaux de la part des personnes et des gouvernements
07:19concernés ?
07:20Malheureusement, aucun retour favorable pour l'instant.
07:23Aucune réponse, aucune présence.
07:25Le déni.
07:27Politique de l'autruche ?
07:28Alors, je ne sais pas si c'est la politique de l'autruche.
07:30Je pense que les personnes vont arguer toujours de la même chose.
07:34En fait, l'austérité, c'est nécessaire, c'est incontournable.
07:37Les vieilles méthodes de Margaret Thatcher, donc le TINA, « There is no alternative ».
07:41Et donc, si on reste ancré dans ce système-là, on n'avancera pas.
07:47Un gouvernement Arizona qui, on l'a compris, directement interpellé lors de cette marche.
07:51Est-ce que vous avez un message particulier à lui adresser ?
07:54Écoutez, le principal message que nous avons à lui adresser,
07:57c'est que les services publics sont nécessaires pour les citoyens et les citoyennes.
08:00Je le rappelle, c'est le capital de celles et celles qui n'en ont pas.
08:04Et en même temps, c'est le garant de notre démocratie.
08:07Et la démocratie aujourd'hui est essentielle, alors que, je rappelle,
08:11certains membres du gouvernement ne la suivent pas et s'assoient sur des décisions de justice.
08:16Alors, cette marche, c'est, selon vous, un point de départ ou un point d'aboutissement, finalement, pour la mobilisation
08:21?
08:21Écoutez, nous avons organisé plusieurs marches, déjà l'année dernière et l'année précédente,
08:25concernant d'abord les exclus et les exclus.
08:27Et ici, c'est une marche supplémentaire et complémentaire.
08:30Je pense que la lutte, on sait quand on la débute, on ne sait pas quand on la finit.
08:34Et je pense qu'avec ce gouvernement-ci, ça va être très difficile de suspendre tout cela.
08:37Surtout, sachant que nous nous plaçons du côté des plus faibles, comme le disait Camus,
08:42je crois que ça rend notre combat légitime.
08:44On peut donc imaginer des prochaines étapes organisées et envisagées par les différents syndicats ?
08:49Il est inévitable et très certainement que le mouvement d'action va être poursuivi à la rentrée.
08:57Très certainement, aucun des partis politiques ne nous entend, ne veut entendre personne,
09:02ni les citoyens, les citoyennes, ni les syndicats, ni aucune organisation, qui que ce soit.
09:08Je pense qu'ils s'enferment derrière le fait que leurs décisions sont à appliquer
09:16et il n'y a rien d'autre à appliquer que ces décisions-là.
09:19Alors, c'était le constat sans appel de Lazarios Goulios.
09:22Je rappelle que vous êtes responsable syndical interprofessionnel en charge des travailleuses
09:26et des travailleurs sans emploi, notamment à la CSC de Bruxelles.
09:29Merci pour votre éclairage.
09:30Merci à vous.
09:31Et on se retrouve dans quelques instants pour la deuxième partie de votre Carrefour de l'Info.
09:34A tout de suite.
09:43Et dans votre Carrefour de l'Info, on ouvre une page santé.
09:47Bruxelles organise une campagne de sensibilisation et de dépistage du cancer du col de l'utérus
09:52tout au long du mois de juin en région bruxelloise.
09:54L'objectif, c'est de promouvoir le dépistage du HPV papillomavirus.
10:00On en parlera tout à l'heure.
10:00Responsable de la quasi-totalité des cancers.
10:03Et pour nous en parler, nous avons avec nous Pauline et Victoria de Bruxelles.
10:07Bonjour.
10:07Bonjour.
10:08Merci d'être avec nous sur Abel.
10:10Alors, avant d'aller peut-être dans le détail, peut-être nous rappeler, nous présenter.
10:13Qu'est-ce que c'est Bruxelles ?
10:14En fait, Bruxelles soutient les acteurs social santé de Bruxelles.
10:18Et ils ont aussi une partie de prévention de la santé.
10:21Et c'est un peu notre rôle là-dedans.
10:22Dans quelles communes vous intervenez essentiellement ?
10:25Nous, on travaille pour le bassin nord-est, donc Scarbeck, Saint-José et Verre.
10:28Est-ce qu'il y a un public particulier à qui vous vous adressez ?
10:31Ou bien c'est ouvert ?
10:32Surtout un public plus vulnérable, un public...
10:35Ça dépend aussi des thèmes.
10:37On va s'orienter vers un public qui est plus vulnérable en fonction du thème qu'on aborde.
10:41Et alors aussi en partenariat avec les professionnels toujours.
10:44Alors pourquoi avoir, disons, choisi d'aborder le HPV et le cancer du col de l'utérus aujourd'hui ?
10:50Donc en fait, 8 personnes sur 10 personnes vont avoir un jour le HPV.
10:54Et on voit aussi que les femmes ne font pas essayer de dépistage.
10:58Donc à Bruxelles, c'est environ 55-60% des femmes qui font le dépistage.
11:03Et le OMS dit que l'objectif est 70%.
11:07Alors est-ce qu'il y a un manque de sensibilisation particulière sur le sujet à Bruxelles ?
11:11Ou bien c'est un sujet encore un petit peu tabou dans certaines communautés ?
11:15On voit qu'il est quand même un peu un tabou, que ce n'est pas du tout connu.
11:18Mais une fois que les gens connaissent le sujet, ça va beaucoup mieux.
11:21Et une réaction ?
11:23En fait, on voit que c'est un sujet qui est mal connu, qui a aussi évolué de par la
11:27recherche.
11:28Et donc il y a encore des infos dont les personnes...
11:33Il y a encore du travail à faire et de communication peut-être.
11:36Est-ce que ce sujet concerne uniquement les femmes ?
11:39Non, pas du tout.
11:40C'est donc pour les femmes et les hommes.
11:42Depuis 2019, on vaccine aussi les garçons à l'école pour le HPV.
11:46Parce que le HPV peut causer des cancers intimes chez les femmes et aussi chez les hommes.
11:51Les personnes LGBTQIA+, également concernées ?
11:55Alors tout le monde est concerné, les hommes, les femmes.
11:57Donc oui, puisque c'est un virus qui se transmet d'une personne à l'autre,
12:00peu importe le sexe et le genre de la personne.
12:02Alors, on va parler un petit peu des structures dans notre capital qui travaillent sur cette thématique avec vous.
12:08Pouvez peut-être nous en parler ?
12:09Je pense qu'il y en a pas mal, Vivalis, Sensua, Brupev.
12:13Donc Brupev, en fait, ils organisent les dépistages des cancers à Bruxelles.
12:17Vivalis fait beaucoup de campagnes sur les cancers.
12:19Et OIS fait plein d'outils sur le HPV.
12:25Et Sensua, c'est en fait une structure plus flamante.
12:28Alors, ces collaborations multiples, est-ce que ça permet de toucher plus de personnes, plus de publics différents ?
12:34Je pense que chacun a un rôle.
12:36Donc c'est très important d'avoir des outils qui sont à jour et qui sont faciles à comprendre.
12:40Sans outils clairs, c'est difficile d'informer les personnes et qu'elles gardent l'information.
12:44Et je pense qu'il y a différents niveaux sur lesquels travailler pour que cette information, tout le monde l
12:48'ait, en tout cas à Bruxelles.
12:50Et en Belgique aussi d'ailleurs.
12:52Donc oui, c'est indispensable de travailler avec quasi tout le secteur en fait.
12:56Alors, on va parler un peu plus concrètement.
12:58C'est quoi, en réalité, le cancer du col de l'utérus pour être plus précis pour nos auditrices et
13:03nos auditeurs ?
13:04Alors, c'est un cancer, ça va de soi, mais c'est un cancer qui est un petit peu différent.
13:09C'est un cancer qui est au niveau de l'utérus du col, donc du bas de l'utérus.
13:13Il est particulier parce qu'il est provoqué à 99% par un virus qui s'appelle le human papillomavirus.
13:19Donc, c'est un petit peu différent que les autres cancers qu'on connaît, comme le cancer du sein, par
13:24exemple.
13:25Donc, c'est toujours, quasi toujours, le virus qui le provoque.
13:28Ce human papillomavirus, il provoque le cancer du col de l'utérus, c'est de ça qu'on parle ce
13:32mois-ci.
13:32Mais il provoque aussi des cancers de l'anus, du pénis et de la gorge.
13:36Donc, c'est important de le dire, ça provoque des cancers chez les hommes et chez les femmes.
13:43C'est donc avec ce virus qu'on peut avoir une évolution vers un cancer, mais pas toujours.
13:47Puisqu'on peut avoir ce human papillomavirus qui peut, dans 90% des cas, s'éliminer dans un an à
13:53deux ans.
13:53Si ce n'est pas le cas, malheureusement, ça peut évoluer vers des petites cellules précancéreuses,
13:57des cellules qui changent de la mauvaise façon et qui peuvent évoluer vers un cancer.
14:03Alors, combien, on va parler un petit peu de chiffres,
14:05combien de personnes sont touchées en Belgique et à Bruxelles de manière plus particulière ?
14:09Alors, il y a différents chiffres dont on dispose.
14:12On parle de l'incidence.
14:13Donc, l'incidence, c'est le nombre de nouveaux cas chaque année.
14:16Et on voit, par exemple, pour 2023, je vais prendre les chiffres pour Bruxelles,
14:19on avait 53 nouveaux cas invasifs et 628 in situ.
14:25Je vais expliquer, ce sera plus simple.
14:26Mais quand on dit 53 invasifs, c'est un cancer qui est déjà au-delà de l'utérus.
14:31Donc, on en a 53.
14:33628 in situ, c'est juste au niveau de l'utérus et pas plus large.
14:37Pourquoi on en a plus au niveau juste de l'utérus ?
14:39Parce qu'en fait, on dépiste de plus en plus tôt.
14:41Et donc, heureusement, on les détecte plus tôt qu'à un stade où on est déjà à un stade invasif,
14:46justement.
14:47Justement, quels sont les symptômes auxquels il faut faire attention ?
14:50Alors, dans le cas où on a le human papillomavirus, il n'y a pas de symptômes au début.
14:55C'est pour ça qu'on conseille les dépistages, mais on en reparlera après.
14:57Après, dans le cas où on est déjà à un stade avec des lésions précancéreuses, donc des cellules qui ne
15:02mutent pas de la bonne façon, ou à un stade déjà de cancer, on peut avoir des saignements en dehors
15:07des règles, des saignements lors des rapports, des douleurs dans le bas du ventre, peut-être des douleurs aussi lors
15:12des rapports.
15:13Et dans un cas où on est déjà dans un cancer bien installé, on peut avoir de la grosse fatigue
15:16comme dans d'autres situations de cancer, en fait.
15:19Alors, le dépistage, c'est important, c'est parfois l'une des clés. C'est pour qui ? À partir
15:24de quel âge ?
15:24Donc, en fait, il a un dépistage gratuit entre 25 ans et 64 ans. Le dépistage entre 25 ans et
15:3129 ans, on l'a fait tous les 3 ans. Le dépistage entre 30 ans et 64 ans, on l
15:35'a fait tous les 5 ans pour voir s'il a le HPV, donc le virus.
15:39Alors, concrètement, on parlait du frottis, comment ça se passe ? Il fallait son généraliste, un gynécologue obligatoirement ?
15:46Donc, c'est important à Bruxelles que les femmes, en fait, ils contactent leurs gynécologues eux-mêmes parce qu'ils
15:51vont prendre un frottis.
15:53C'est aussi important à savoir qu'à Bruxelles, les femmes ne reçoivent pas de lettres d'invitation, donc c
15:57'est à les femmes de contacter le gynéco.
16:00Justement, pourquoi certaines personnes évitent parfois le dépistage ? Et comment faire pour les encourager à franchir le pas ?
16:07On voit quand même parfois encore un tabou, surtout que les gens ne savent pas l'information.
16:12Et donc, je pense que pour encourager les gens, c'est de donner de la bonne information, comment on fait
16:15aujourd'hui.
16:18Quand le cancer est détecté, quelles sont les options de traitement ?
16:23Alors, il y a deux choses à différencier, même trois.
16:27Imaginons que je vais chez le gynécologue et qu'on me dit, voilà, Victoria, vous avez un human papiomavirus.
16:32À ce stade-là, le gynécologue, il n'y a pas de médicament, il ne va rien faire de spécifique.
16:36Il va attendre l'année d'après de revoir la personne pour voir si ça a évolué ou non.
16:42Je le rappelle, 80% des femmes auront eu un papiomavirus au cours de leur vie.
16:49Donc, c'est 8 femmes sur 10, c'est énorme.
16:50Donc, c'est très courant, ce n'est pas rare.
16:52C'est pour ça qu'on en parle aussi, pour que tout le monde le connaisse.
16:55Dans 90% des cas, ce human papiomavirus, il va s'éliminer dans les 1 à 2 ans.
17:01Tant mieux, c'est le système immunitaire qui fait le travail.
17:04Si ce n'est pas le cas, le human papiomavirus, il reste, les cellules commencent à changer.
17:09Dans ce cas-là, il y a plusieurs solutions.
17:11S'il y a des cellules précancéreuses, ils peuvent décider de couper ou brûler avec un laser les petites cellules
17:17cancéreuses ou précancéreuses.
17:19C'est une petite intervention qu'on peut faire le jour même au ressort.
17:24Ce n'est pas une grosse intervention.
17:25Et puis, on vérifie si les cellules qui reviennent sont OK ou pas.
17:29On fait en fonction.
17:30Si on le découvre plus tard, un stade où c'est déjà un cancer bien installé,
17:35là, on va partir sur des traitements comme pour d'autres cancers.
17:38On peut avoir une ablation de l'utérus quand on a déjà un stade très avancé.
17:41On peut aussi avoir une chimiothérapie, l'immunothérapie,
17:44donc ça, c'est des médicaments, ou la radiothérapie avec des ondes.
17:48Alors, on parle du HPV, du cancer du col l'utérus.
17:52Quel est, disons, le lien entre les deux, finalement ?
17:54Alors, c'est une très bonne question parce qu'on voit que c'est assez confiant en général.
17:58Donc, il y a le virus.
17:59Ce virus, on peut l'attraper.
18:01C'est un virus qui se donne d'une personne à l'autre.
18:03J'expliquerai après comment.
18:05Donc, ce virus-là, on peut l'avoir et par la suite ne rien développer.
18:09On peut aussi avoir, malheureusement, après un an, deux ans,
18:12des cellules cancéreuses qui arrivent.
18:14Et donc, ce cancer-là, du col de l'utérus, il ne va jamais arriver tout seul.
18:19Donc, il faut qu'il y ait ce virus pour qu'il y ait ce cancer dans 99% des
18:23cas,
18:23ce qui est quand même énorme.
18:26Mais, le human papillomavirus, il y a 200 sortes.
18:28Donc, ça fait beaucoup.
18:29Dans ces 200, il y en a 12 qui sont plus à risque de provoquer des cancers,
18:34dont le plus connu, c'est le HPV-16 et le HPV-18.
18:38Et puis, il y a aussi des HPV qui peuvent donner des petites verrues.
18:42Bon, ça, en général, on le voit.
18:43Mais ce n'est pas ceux qui provoquent des cancers.
18:45Donc, ça, on en parle un petit peu moins.
18:47Alors, est-ce qu'on peut savoir si on est porteur du HPV sans se faire dépister pour autant ?
18:53Alors, non.
18:54C'est pour ça qu'on fait cette campagne.
18:56Si on a le HPV, donc pas encore de cellules précancéreuses ou de cancers,
19:00il n'y a pas de symptômes en tant que tel,
19:01à part, comme je disais, celui qui provoque des petites verrues,
19:04mais on ne parle pas de celui-là aujourd'hui.
19:05Donc, je pourrais très bien être porteur et ne pas le savoir,
19:08le transmettre à d'autres personnes au passage.
19:10Et si je ne me fais pas dépister, le découvrir un peu plus tard,
19:14quand c'est déjà peut-être problématique.
19:15Donc, l'idée, c'est quand même de le savoir en faisant des dépistages.
19:18Alors, dans la plupart des cas, le corps, on l'avait dit, élimine le virus,
19:22parfois seul.
19:23Alors, pourquoi s'inquiéter finalement ?
19:25Alors, donc, dans le nombre de pourcents des cas,
19:27effectivement, en un an à deux ans, le corps l'élimine, et tant mieux.
19:30Mais ça veut quand même dire, premièrement, qu'on est porteur.
19:32Donc, c'est quand même pas mal de le savoir pour le ou la partenaire,
19:35s'il y en a un.
19:36Ça, c'est une première chose.
19:38Et puis, pour le tenir à l'œil.
19:39Parce qu'effectivement, on ne va pas pouvoir donner un médicament
19:41pour supprimer le virus.
19:44Mais ça permet de se dire, dans un an, on voit ce qu'il en est.
19:47Est-ce que les cellules sont en train de changer ?
19:49Est-ce qu'elles évoluent ?
19:50Et si c'est le cas, d'agir à temps,
19:51parce qu'on enlève juste les petites cellules problématiques,
19:53et on est bon.
19:54Si on ne le fait pas, parce qu'on se dit,
19:56j'ai pas de symptômes, moi je pense que j'ai rien,
19:58les années passent, on arrive à des stades
19:59où on arrive à un cancer qui est quand même vraiment problématique.
20:02Donc, voilà, l'idée c'est ça,
20:03c'est de faire les choses en amont, si possible.
20:06Alors, on va parler de deux choses à présent,
20:08le préservatif et le vaccin.
20:11On va commencer par le préservatif.
20:12Est-ce qu'il protège contre le HPV ?
20:16Alors, en partie, parce que, donc,
20:18par rapport au HPV, c'est important d'expliquer
20:20comment il se transmet.
20:22Il se transmet par les muqueuses.
20:24Donc, si on ne sait pas ce que c'est les muqueuses,
20:25la peau, ça tout le monde connaît,
20:27les muqueuses, c'est une peau qui est un petit peu plus humide
20:29et un peu plus perméable.
20:31C'est la peau typiquement qu'on peut avoir,
20:32enfin, les muqueuses qu'on peut avoir dans la gorge,
20:34au niveau du pénis, de l'anus ou du vagin,
20:36et c'est une peau qui est perméable.
20:38Ce HPV, il se transmet d'un contact d'une peau comme ça
20:40à une peau comme ça.
20:42Donc, ça peut être de par un rapport sexuel avec pénétration,
20:45mais ça peut aussi être de par des préliminaires.
20:47C'est important, parce qu'on a eu beaucoup la question,
20:49de différencier ça de, par exemple, le sida.
20:52Le sida, en général, ça se transmet avec les fluides
20:54comme le sang, le sperme ou autre.
20:58Ici, ce n'est pas le cas, c'est vraiment un contact de peau à peau.
21:00Donc, quand on a un préservatif,
21:02il y a une grosse partie qui est protégée,
21:04mais pas tout.
21:05Et donc, c'est important de dire qu'en fait,
21:07il peut passer quand même,
21:08surtout lors de préliminaires.
21:10Le vaccin, à présent, contre le HPV,
21:13à qui il s'adresse-t-il et à quel âge, finalement, il faut le faire ?
21:16Comme on l'a déjà dit,
21:17on a parlé de dépistage chez les gynécos.
21:19On a aussi, en fait, le vaccin HPV.
21:22Normalement, le vaccin HPV,
21:23on le reçoit à l'école, gratuit,
21:25entre 12 et 14 ans.
21:27Quand vous ne l'avez pas reçu à l'école,
21:29vous pouvez aller vers 15 ans,
21:31aller chez le médecin généraliste,
21:33demander une prescription au médecin
21:34et aller en pharmacie.
21:36Et donc, entre 15 ans et 30 ans,
21:38les trois doses du vaccin coûtent 38 euros environ.
21:41Après 30 ans, les trois doses coûtent 300 euros.
21:45Donc, c'est vraiment important, en fait,
21:47d'aller chercher le vaccin avant les 30 ans.
21:49Donc, la loi a changé maintenant, en juin 2026,
21:51que c'est donc que 38 euros
21:53et ne plus 300 euros avant 30 ans.
21:56Alors, justement, à partir de ce mois,
21:57je pense qu'il y a du nouveau
21:58concernant le remboursement du vaccin.
22:01Est-ce qu'on peut nous expliquer ?
22:02Donc, on ne paye que 38 euros en pharmacie.
22:05Oui, et en fait, la mutuelle prend tout le reste en charge.
22:09Le ticket modérateur, etc.
22:11Oui, en fait, ils ont décidé de prolonger
22:12le remboursement jusqu'à 30 ans
22:14parce qu'il y a toute une génération
22:15qui n'a pas bénéficié du vaccin.
22:18Et même si il y a les vaccins dans l'école,
22:21tous les parents n'acceptent pas encore ce vaccin
22:23parce que la maladie est très mal connue,
22:25donc le HPV,
22:26et le vaccin est parfois un petit peu contesté,
22:29alors que c'est un vaccin qui fonctionne très bien.
22:30Alors, Pauline et Victoria,
22:32certains parents hésitent quand même
22:35à vacciner leurs enfants.
22:37Qu'est-ce que vous pouvez leur répondre ?
22:38Selon l'OMS, les vaccins comptent
22:40parmi les interventions médicales
22:42les plus sûres et les plus étudiées.
22:45Ça dure aussi avant que les vaccins
22:46viennent sur le marché.
22:47Donc, allez, c'est vraiment fiable.
22:50Oui, c'est un vaccin qui est là depuis des années.
22:52Déjà, le garde-asile, il est là depuis plus de 10 ans.
22:56Il a déjà été fait dans 74 pays.
22:57Il y a des millions de doses qui ont été données.
23:02Mais voilà, encore une fois,
23:03il est juste très très mal connu.
23:04Et je pense qu'au plus les personnes
23:06vont comprendre comment ça fonctionne,
23:08au plus elles vont avoir des informations
23:09pour prendre des décisions en faveur de ce vaccin.
23:13J'estime que c'est...
23:15Alors, deux petites questions pratiques
23:16peut-être avant de nous quitter.
23:18Vers quelle structure on peut orienter
23:20les personnes qui souhaitent,
23:21qui veulent se faire dépister ou vacciner,
23:24à qui s'adresser ?
23:25Si vous avez plus d'infos besoin,
23:27vous pouvez toujours regarder sur le site de Brupref
23:29pour regarder sur les dépistages.
23:31Et pour le vaccin HPV,
23:33vous pouvez toujours demander à votre médecin traitant
23:35plus d'infos.
23:37Encore une petite chose,
23:39il y a le dépistage tous les 3 ans ou tous les 5 ans.
23:43Ça n'empêche pas qu'on conseille quand même aux femmes
23:44de voir au moins chaque année
23:46ou tous les 2 ans en accord avec le gynécologue,
23:48un spécialiste, donc un gynécologue,
23:50et que le gynécologue, ça doit être un partenaire de santé
23:53sur du long terme.
23:54On voit dans les âges quand même
23:55que les femmes vont souvent chez le gynécologue
23:57juste avant de faire des enfants,
23:59quand elles sont enceintes et juste après,
24:01et qu'après, une fois que la vie est un peu installée,
24:03elles n'y vont plus.
24:04Alors que c'est vraiment là-dessus
24:05qu'on essaie d'insister.
24:07C'est-à-dire qu'il faut y aller tout au long de la vie,
24:09pas que par rapport au cancer,
24:10mais parce qu'il faut un spécialiste.
24:12Alors, cette question, ce sujet est tabou pour beaucoup de femmes.
24:17Comment, justement, briser ce tabou
24:20autour de ce sujet au quotidien ?
24:23Je pense parler ensemble de ce sujet.
24:27Oui, en fait, on parlait parfois en petits groupes,
24:29c'est plus facile quand on est avec un groupe de femmes,
24:31mais on rappelle quand même que ça concerne les hommes aussi.
24:34Le vaccin, il est pour les femmes et les hommes,
24:36les enfants, garçons et filles aussi.
24:38Alors, les dépistages sont organisés pour les femmes,
24:40donc on reste dans une image très féminine du HPV,
24:43alors qu'en fait, ça concerne vraiment toute la population.
24:46Donc, c'est aussi ça, c'est s'adresser aux femmes,
24:47s'adresser aux hommes et expliquer un petit peu
24:50ce que chacun peut faire actuellement,
24:52en tout cas pour se protéger ou pour protéger.
24:53Je pense aussi surtout retenir que le HPV peut causer
24:56le cancer intime chez les femmes et chez les hommes.
24:59Et donc, voilà.
25:00On a vu quand même au cours du mois,
25:02on a eu des échanges très intéressants.
25:04En fait, on part du principe que c'est un sujet tabou,
25:07mais c'est surtout une question de pudeur.
25:09Et en général, quand on est en petit groupe,
25:10en fait, ça se passe très très bien.
25:11Les gens sont très intéressés,
25:13que ce soit les femmes ou les hommes.
25:14Et on a beaucoup de personnes
25:16qui ne connaissaient pas bien le sujet,
25:17des hommes qui ignoraient complètement le sujet aussi.
25:19Et on voit qu'il y a un réel intérêt,
25:21tant pour eux-mêmes que pour leurs partenaires, parfois.
25:24Donc, voilà, je pense que c'est aussi prendre la peine
25:26et y dédier du temps,
25:28comme on le fait maintenant et ce mois-ci.
25:29C'est de donner une place à ce sujet
25:31pour que ça devienne connu,
25:32comme le cancer du sein, par exemple,
25:34qui est un petit peu plus connu de tous.
25:36Voilà, c'était la conclusion de Victoria.
25:39Elle était également avec nous.
25:41Pauline de Brussano,
25:42merci en tout cas d'avoir été avec nous
25:44pour partager un petit peu tous les détails
25:46de cette campagne de sensibilisation,
25:49de dépistage du cancer du col de l'utérus.
25:51Merci d'avoir été avec nous.
25:52Merci.
25:53On se retrouve dans quelques instants
25:54pour la dernière partie de votre Carrefour de l'Info.
25:56Merci.
25:57Merci.
Commentaires

Recommandations