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  • il y a 3 mois
Un magistrat du tribunal de Bobigny, le juge Youssef Badr, annoncée avoir porté plainte "auprès du service spécialisé en charge d'identifier toutes les personnes" qui le menacent, depuis la condamnation jeudi d'Erik Tegnér, fondateur du média Frontières:

"J'irai jusqu'au bout de la procédure contre toutes celles et ceux qui, publiquement ou anonymement, m'ont menacé ou ont relayé des infos erronées", a écrit sur X le juge Youssef Badr.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait auparavant "condamné fermement" sur X "les attaques racistes et les menaces dont un magistrat de Bobigny fait l'objet sur les réseaux sociaux".

"En France, quand on n'est pas d'accord avec une décision, on fait appel. J'apporte à ce magistrat tout mon soutien, et le ministère est à ses côtés pour le soutenir", a écrit le garde des Sceaux.

Une formation collégiale de trois magistrats a condamné jeudi Erik Tegnér à six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour avoir divulgué les données (nom, prénom, ville où ils exercent) d'avocats spécialisés en droit des étrangers, dans une enquête publiée en 2025 par Frontières dans un hors-série.

Présentés comme des "coupables cachés du chaos migratoire" tirant profit d'un "business juteux", ces avocats avaient ensuite été visés par des commentaires haineux sur les réseaux et des menaces.

Dans un nouveau visage publié sur les réseaux sociaux, Erik Tegner affirme :

'Le système met en place son plan de diabolisation et de criminalisation de toute critique contre un juge qui pourtant assume publiquement ses opinions et dont le nom est abondamment relayé par l’AFP, BFM, Le Parisien and co. Je vous donne ici des infos exclusives.

Partagez au maximum. Et restons sur le débat. Pas d’insulte, pas de menaces : c’est d’abord un débat éminemment démocratique et on ne tombera jamais dans leur piège. Ils me font comprendre que si je ne me tais pas je serai condamné en appel voire pire mais c’est hors de question de céder. La justice se doit d’être la plus impartiale possible, c’est une des conditions de l’État de droit.

Je condamne et condamnerai toujours les menaces et insultes contre un juge, mais là ça n’est pas le sujet : - c’est l’AFP qui relaye son nom, je ne l’ai jamais cité ni Frontières - c’est lui qui assume et exprime PUBLIQUEMENT ses opinions - radicales - sur ses réseaux sociaux et dans la presse - donc oui, le grand public a le droit de questionner son impartialité dans un cadre démocratique Sauf que là j’ai ma tête en UNE de tous les articles qui parlent de menaces de mort contre lui : ça n’est pas me mettre une cible dans le dos ça ?

Je tiens à rappeler qu’un islamiste est en ce moment en prison pour avoir voulu me trancher la gorge. Alors oui, je n’aurai jamais le droit, ni mes journalistes, à une protection policière.

J’assume et j’accepte les critiques. C’est le débat démocratique. Mais STOP à la propagande mediatico-politique qui veut nous interdire de parler d’un juge déjà médiatisé (par eux, p

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Transcription
00:00Bon, je vais vous expliquer ce qui est en train de se passer, parce que sur les réseaux sociaux, la
00:04presse, les médias,
00:05ils sont en train de nous monter vraiment une belle opération de propagande qui va tendre à faire croire qu
00:10'en fait, on est les méchants.
00:12Donc je vous explique, la première étape évidemment, c'est cette dépêche de l'AFP qui dit que le ministère
00:19de la Justice et le gouvernement
00:21condamnent les attaques racistes et les menaces de mort contre le juge.
00:26Donc ça, c'est le premier point. Là-dessus, j'ai des révélations à vous faire.
00:30Nous, on est sur la conversation presse avec le cabinet de Gérald Darmanin.
00:35Donc tout le monde l'est, des journalistes de gauche, des journalistes de droite.
00:39Et on a vu à ce moment-là comment un journaliste d'extrême gauche, très précisément un journaliste du média
00:44Les Jours,
00:44que vous connaissez bien, c'est celui qui est spécialisé dans le harcèlement de Vincent Bolloré,
00:48a harcelé le cabinet de Gérald Darmanin pour avoir une condamnation.
00:53Et évidemment que le ministère de la Justice, si on lui dit qu'il y a eu même une seule
00:59menace de mort sur un million de messages face à un juge,
01:02il va dire « je soutiens évidemment les juges ».
01:04Donc ils ont eu cette petite réponse du « on soutient les juges ».
01:07Là, tout de suite, ça a été transmis à l'AFP, dépêche de l'AFP.
01:11Alors que vraiment, sur la conversation, le cabinet d'Armanin se faisait insulter, en mode « vous en faites pas
01:15assez », etc.
01:16Mais la dépêche de l'AFP, elle a été faite pour faire en sorte, comme si on croyait que d
01:20'un coup,
01:21tout en haut au ministère de la Justice, il y avait une inquiétude énorme face au harcèlement,
01:26aux menaces de mort que pouvait subir un juge.
01:29Mais la première étape, c'est bon, ça a été bouclé, il y avait ma photo partout, mon nom partout
01:33et compagnie,
01:34comme si j'étais responsable.
01:35Alors que, c'est un point que je veux souligner sur les réseaux sociaux, très majoritairement dans 95% des
01:41cas,
01:41ce n'est pas des menaces, ce n'est pas des insultes, c'est un débat, c'est un débat
01:45d'idées.
01:45Donc il va falloir un moment arrêter.
01:47Donc ça, c'est la première étape qui a été faite.
01:49La deuxième étape-là, c'est que, étant donné qu'il y a le soutien du ministère de la Justice,
01:54le juge lui vient de faire un tweet en disant qu'il avait porté plainte, etc., pour tous ceux qu
01:59'il menaçait.
02:00J'ai envie de dire, il a raison de porter plainte s'il a reçu des menaces de mort, bien
02:04entendu.
02:05Et moi, je suis en train de faire une analyse médiatique, parce que je suis le premier aussi à condamner
02:08quand il y a des menaces de mort.
02:09Je tiens à rappeler que moi, j'ai un islamiste fiché qui est en prison en ce moment à Mulhouse,
02:13parce qu'il voulait me trancher la tête.
02:14Et il voulait me trancher la tête parce qu'il avait lu tous ses articles de presse qui me jugeaient
02:19comme raciste.
02:20Et bizarrement, je n'ai pas fait condamner, les juges n'ont pas fait condamner la presse qui me traitait
02:24de raciste au nom de la loi Samuel Paty, mais on ferme la parenthèse.
02:27Et donc, ce qu'il se fait, il a raison de le faire, sauf qu'il le fait publiquement.
02:31C'est-à-dire qu'il le fait sur les réseaux sociaux, sur Twitter, parce qu'il mène un combat
02:36médiatique.
02:36Sauf qu'on n'a pas le droit d'en parler. C'est-à-dire qu'on a, et moi
02:40je suis sidéré, on a un juge qui en fait, peu importe ses opinions, il a le droit d'avoir
02:45des idées,
02:45mais qui mène ouvertement un combat idéologique en allant sur AG+, c'est-à-dire un média proche des
02:51frères musulmans.
02:52À un moment, il va falloir arrêter. On est dans un pays où Al Jazeera, AG+, etc., on en
02:56parlait dans le rapport sur les frères musulmans du ministère à l'intérieur.
02:59Donc, on a un juge qui était chez AG+, qui faisait toutes les grandes télés comme quotidien, qui était
03:04chez Radio Nova au mois de février.
03:06Donc, il y a quand même un média qui a un projet politique ouvert, assumé par Mathieu Pigasse.
03:11Donc, tout ça, qui faisait des tweets en permanence, qui dit qu'en gros, il y a trop de blancs
03:16dans la justice.
03:17Donc, lui, il est pour la diversité, etc. Il explique que si vous avez un prénom à consonance africaine ou
03:22arabo-musulmane,
03:23finalement, vous êtes discriminé. Donc, pardon, ce n'est pas un juge neutre, ce n'est pas un juge objectif.
03:29Mais il le mène de façon ouverte. Donc là, il annonce qu'il porte plainte, etc., publiquement.
03:35En revanche, on n'a toujours pas le droit d'en parler.
03:38Donc, c'est-à-dire qu'on va avoir une opération où toute la presse va défendre ce juge.
03:43C'est l'AFP. L'AFP, les premiers à avoir sorti son nom.
03:47Moi, je n'ai jamais publié son nom sur les réseaux sociaux, ni les miens, ni de frontières.
03:52Jamais, jamais, jamais.
03:54J'ai découvert la couleur politique de ce juge parce qu'on me l'a prévenu après la dépêche de
03:59l'AFP
04:00où tout le monde est à voir. Allez voir.
04:01Mais bizarrement, dans les articles du Monde, etc., qui parlent des menaces contre ce juge,
04:07ils ne disent pas que le nom du juge a été publié en premier par l'AFP,
04:11relayé par le Parisien, Ouest France, et qu'il continue à le faire.
04:15Imaginez si c'était nous qui l'avions fait.
04:17Eh bien, ça serait en une de toute la presse.
04:20Donc, on se fout de nous.
04:21Pourquoi ? Parce que l'objectif, il est simple.
04:24Il est de dire, en gros, Technère, il faut que tu fermes ta gueule.
04:27Parce que si tu ne fermes pas ta gueule, on va te condamner en appel.
04:30Deuxièmement, on va te faire passer pour un terroriste
04:32parce que les menaces de juge, il y a un truc d'extrême droite, etc.,
04:36et on va faire abattre un truc sur toi qui va être ultra violent.
04:39Sauf qu'en fait, on ne va pas céder, les gars.
04:40On ne va pas céder.
04:41Et moi, je ne vais certainement pas céder.
04:43Imaginez si à un moment, Georges Fenech, qui est sur CNews,
04:47toutes les semaines, il avait jugé Rima Hassan.
04:49Imaginez ce qui serait passé.
04:51Imaginez si nous, on avait dit, c'est un juge,
04:52vous n'avez pas le droit d'en parler, vous n'avez pas le droit de critiquer,
04:54vous n'avez pas le droit de rappeler également son background.
04:56Parce que moi, j'ai un journaliste de Mediapart qui m'a dit,
04:58et ça, c'est les infos que je vous donne,
05:00« Ah, mais attends, ce juge, évidemment que tu dois le connaître quand même.
05:03Tous les journalistes, on le connaît. »
05:04Je lui dis, « Mais attends, si vous le connaissez,
05:06pourquoi est-ce que dans votre article de Mediapart que lui a rédigé,
05:08vous n'avez pas rappelé dans ce cas-là
05:10tout ce que ce juge dit dans la presse ? »
05:13Étant donné que pour vous, ça a l'air objectif,
05:14pourquoi vous ne le dites pas ?
05:15Ils ne le disent pas.
05:17Parce qu'en fait, ce sont des menteurs,
05:18parce qu'ils sont en train d'organiser une véritable propagande
05:20où non seulement les juges peuvent continuer à déverser de l'idéologie,
05:24écrire des bouquins, etc., sans qu'on les critique,
05:26sinon on est des apprentis terroristes.
05:28Et en plus, maintenant, c'est les avocats en droit des étrangers,
05:31c'est la même chose.
05:31Ils peuvent aller faire des manifs,
05:33aller avoir des portraits dans Libération, etc.
05:35Tout ça, ils ont le droit.
05:36Mais si nous, on parle d'eux,
05:38on est condamné pour du doxing sur la base de la loi Samuel Paty.
05:41Donc, il faut que vous teniez.
05:42Il faut que vous souteniez.
05:44Il faut que vous continuez à le faire.
05:45Il faut que vous restiez poli aussi.
05:46C'est important à un moment.
05:47Parce que si à la fin, on est condamné,
05:49c'est parce qu'il y a toujours deux petits cons
05:50qui font des insultes et des menaces de mort.
05:53Donc ça, il faut arrêter.
05:54On reste sur le débat, évidemment, le débat politique.
05:57Ce qui est majoritaire aujourd'hui,
05:5995, 98% du débat sur les réseaux sociaux,
06:02ce n'est pas des menaces de mort.
06:03Mais vous allez voir, dès demain matin,
06:05on va avoir une nouvelle dépêche AFP
06:07qui va nous expliquer qu'il y a un placement
06:09sous protection policière de ce juge.
06:12et on va continuer à faire monter la sauce.
06:14Moi, je n'ai jamais été placé sous protection policière.
06:16Alors que j'ai été agressé chez moi,
06:18j'ai été agressé avec ma femme,
06:19j'ai eu 450 militants devant ma brasserie,
06:21que j'ai un fichier S islamiste
06:23qui voulait rejoindre le Hezbollah,
06:25qui est en prison en ce moment.
06:26Voilà, il n'y aura jamais de protection policière.
06:28Alors que tous nos gars,
06:28ils se font défoncer la gueule en manif, etc.
06:31Mais là, on va vous construire un récit.
06:34Donc, l'enjeu, c'est de tenir.
06:36Évidemment, vous vous abonnez à Frontière.
06:37Nous, on ne lâchera rien
06:38parce qu'en fait, on ne va pas céder aux menaces
06:41des mecs-là qui nous disent
06:43« Tecner, si tu ne fermes pas ta gueule,
06:45on va te condamner. »
06:46Il y a un moment, nous, on n'a pas fait de doxing.
06:48On a respecté la loi.
06:50On a été condamné par un juge rouge
06:53qui s'est révélé être un juge rouge,
06:54mais encore pire, qui fait de l'entrée.
06:56Ça veut dire qu'il était porte-parole de Nicole Bellouioubet,
06:58donc il fait partie du système.
07:00Donc, c'est encore pire.
07:00C'est-à-dire que c'est l'avenir de la justice
07:02et lui-même le revendique.
07:03Donc, nous, on ne va rien céder
07:05et on continue les amis.
07:06Merci.
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