00:00 C'est un signe assez fort du fait que la participation de syndicats,
00:05 et notamment de syndicats de magistrats dans le débat public, n'est plus acceptée.
00:09 Ce qui pour le coup est très inquiétant pour la vitalité démocratique.
00:13 Et ça, ça nous inquiète, la puissance de cette attaque orchestrée
00:19 qui a été relayée par de nombreux médias et par des personnalités politiques,
00:24 à commencer par le garde des Sceaux et des parlementaires.
00:27 Et en réalité, le vrai scandale, c'est ça,
00:30 c'est qu'un syndicat de magistrats ne puisse plus s'exprimer
00:34 et faire partie du débat public et du mouvement social
00:38 sans se prendre des torrents de haine qui visent à le faire taire en réalité.
00:43 C'est assez emblématique à la fois de cette volonté de faire taire tout point de vue
00:51 qui pourrait être différent du point de vue dominant sur certains sujets,
00:54 et à la fois du déni des violences policières dans notre société.
00:59 C'est pareil, ce n'est pas une nouveauté pour le syndicat de la magistrature.
01:02 Depuis sa création, le syndicat de la magistrature traite le sujet des violences policières
01:06 parce que la justice a son mot à dire sur les violences qui sont commises par les forces de l'ordre.
01:12 Évidemment, dans la mesure où il y a un traitement judiciaire de ces violences qui est opéré,
01:17 on assume complètement le fait de parler de violences policières
01:20 pour mettre en avant le caractère systémique de cette problématique.
01:23 [Générique de fin]
01:25 [Souffle du vent]
01:26 [Clic]
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