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  • il y a 2 heures
Policier

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00:16Un crime brutal secoue une petite ville du New Jersey.
00:21Pour trouver un sens à toute cette horreur,
00:23la police fait appel à une personne dotée de pouvoirs paranormaux.
00:28« Elle est morte ici. J'ai été envahie par l'horreur et le chagrin. »
00:32En Louisiane, une bataille sauvage entraîne la mort d'une jeune mère.
00:37Quant à son fils, il a été sauvagement battu.
00:40Toute l'affaire est masquée par un tissu de mensonge.
00:43« J'ai ressenti tout ce qu'elle avait vécu et comment elle est morte.
00:45Je savais qui l'avait tué et de quelle façon. »
00:50Lorsque les indices sont rares
00:53et que les enquêteurs ne trouvent pas de réponse,
00:56ils leur arrivent de se tourner vers un témoin de l'étrange.
01:06Dans cette émission, certains noms ont été changés.
01:10Au cours de la nuit du 8 août 1987,
01:13dans la petite localité rurale de Belvedere au New Jersey,
01:17un homme appelle la police, affolé.
01:20Il déclare qu'il a tenté de joindre sa petite amie, Betty Cornish, par téléphone,
01:25mais que celle-ci ne répondait pas.
01:29Il s'est donc rendu chez elle pour s'assurer qu'elle allait bien.
01:34Il l'a trouvé ligotée et battue à mort dans sa chambre à coucher.
01:39Belvedere est une localité bien trop petite pour faire face à un crime de cette importance.
01:44Les policiers demandent de l'aide.
01:47En quelques minutes, le sergent-détective Tom Traynor,
01:51de la police d'État du New Jersey, arrive sur la scène du crime.
01:54Il y a un petit poste à Belvedere.
01:58On leur a signalé le crime et ils ont demandé à la police d'État d'enquêter sur ce meurtre.
02:03La nouvelle de ce meurtre parvient rapidement aux oreilles de Peggy Goebel,
02:08la sœur de la victime.
02:09Elle est atterrée.
02:12C'est comme si j'avais été hystérique.
02:14On ne m'autorisait pas à la voir.
02:15La dernière chose dont je me souviens,
02:17c'est d'avoir vu les secouristes la sortir sur une civière.
02:22Comment cela avait-il pu se produire?
02:24Qui avait pu lui faire ça?
02:26Je soupçonnais toutes les personnes qui se trouvaient là.
02:30Les experts judiciaires ratissent la scène à la recherche d'indices.
02:35Le meurtrier s'est servi d'un fil électrique pour ligoter sa victime
02:40et d'une tête oreillée pour lui bander les yeux.
02:43Il l'a battu sauvagement à l'aide d'un objet lourd et tranchant
02:47avec lequel il est parti après son méfait.
02:49Il n'a guère laissé d'indices de sa présence.
02:52Cela s'est produit avant qu'on ne dispose de la technologie
02:55pour effectuer les analyses génétiques.
02:58On était donc à la recherche de tout indice,
03:00comme du sang, des cheveux, des fibres de vêtements,
03:03bref, tout ce qui avait été introduit dans l'appartement
03:05et qui pourrait nous permettre d'identifier le meurtrier.
03:11Dehors, on trouve un indice prometteur.
03:14Les enquêteurs ont enlevé une fenêtre de son cadrage.
03:20Ils y prélèvent une empreinte digitale.
03:23À voir la façon dont l'empreinte avait été laissée sur la fenêtre,
03:26on pouvait présumer qu'elle venait de quelqu'un
03:28qui l'avait ouverte de l'extérieur.
03:35Lors de l'autopsie, le médecin légiste détermine
03:38que la victime a reçu 17 coups à la tête,
03:41infligés avec la panne d'un marteau.
03:44Il estime que la mort est survenue vers 2h du matin.
03:48C'était un meurtre d'une telle brutalité.
03:55Je devais me faire violence pour ne pas y penser,
03:57parce que cela me rendait folle.
04:02Je ne pouvais m'imaginer ce qu'elle avait dû endurer.
04:06Betty Cornish était une femme déterminée
04:09et une mère aimante.
04:11Elle travaillait fort et se bâtissait un bel avenir professionnel.
04:15Ma soeur était infirmière.
04:17C'était une femme très chaleureuse.
04:22Elle devait déménager un mois plus tard à Mountain Lake,
04:25à environ 15 minutes d'ici.
04:28Mais ce n'est jamais arrivé.
04:36Hantée par la brutalité du crime,
04:39Peggy Goebel ne peut s'empêcher de se demander
04:41si le meurtrier a choisi sa proie au hasard
04:43ou s'il s'agit d'un acte de vengeance.
04:47C'était horrible.
04:49Je crois que je n'ai pas pu fermer l'œil pendant trois jours.
04:58On était terrorisés.
05:00Et si les coupables cherchaient à s'en prendre à nous ?
05:04J'étais très inquiète pour mes parents et mes nièces.
05:08C'était terrifiant.
05:13Et on essaie toujours de découvrir ce que la victime faisait
05:16et avec qui elle est entrée en communication avant sa mort.
05:19On contacte donc sa famille et ses connaissances pour en découvrir un peu plus.
05:23Betty a travaillé ce jour-là.
05:25Mais il ne s'est rien produit d'anormal à l'hôpital.
05:31La dernière personne à qui elle a parlé est son petit ami.
05:36Celui-ci déclare qu'il devait sortir avec Betty dans la soirée,
05:39mais qu'il a dû annuler leur rendez-vous.
05:42Selon lui, Betty est restée seule chez elle toute la soirée
05:45avant qu'il ne la trouve morte.
05:48Pour découvrir qui a pu laisser l'empreinte sur la fenêtre,
05:52les policiers commencent par enquêter sur les personnes
05:54les plus proches de Betty.
05:59On devait enquêter sur tous ceux qui s'étaient trouvés dans cette maison,
06:03qu'il s'agisse de la victime, de son petit ami
06:05ou de quiconque qui était venu.
06:08Ainsi, on pourrait éliminer une à une des personnes
06:11qui pouvaient être allées chez elle.
06:13On a donc commencé l'enquête en contactant ses parents,
06:16ses amis et ses voisins.
06:20L'empreinte digitale ne provient d'aucun membre de la famille.
06:26Les experts la comparent ensuite à celle des voisins de Betty.
06:31L'enquête prend peu à peu de l'ampleur
06:33et commence à porter fruit
06:35quand on découvre que c'est l'un des voisins qui l'a laissé.
06:43Il s'appelle John Reese.
06:46Il vit avec sa fiancée dans l'appartement situé au-dessus de celui de Betty.
06:51Mais le couple ne se trouvait pas là au moment du meurtre.
06:55Reese est resté dans un bar avec des amis jusqu'à environ 2 heures du matin,
06:59l'heure estimée de la mort.
07:02Ses amis corroborent son alibi.
07:06Reese fournit une explication à l'empreinte.
07:09Il déclare qu'il est allé à plusieurs reprises dans l'appartement de Betty
07:12pour l'aider à ouvrir cette fenêtre.
07:19On a trouvé cet individu très ouvert.
07:21Il semblait vouloir nous aider.
07:23De plus, il nous avait fourni un alibi qui avait été corroboré.
07:27On avait l'impression qu'il nous avait dit tout ce qu'il savait.
07:30Mais les policiers ne peuvent rien laisser au hasard
07:33et ils demandent à Reese de bien vouloir se soumettre au détecteur de mensonges.
07:41On a eu recours à un expert en dactyloscopie
07:44pour qu'il nous permette d'éliminer certains suspects éventuels.
07:49Les résultats confirment l'alibi de Reese.
07:52Il était encore à l'extérieur à 2 heures du matin.
08:01Les enquêteurs sont moins satisfaits
08:03de la version des faits du petit ami de la victime.
08:06En raison de sa relation avec elle,
08:09c'était l'un des individus que nous devions interroger au plus vite.
08:12Soit pour le considérer comme un suspect,
08:14soit au contraire pour rayer son nom d'aliste.
08:18Il ne peut pas fournir un compte-rendu détaillé et complet
08:20des endroits où il s'est trouvé la nuit du meurtre.
08:24On ignorait ce qu'il avait fait ce soir-là
08:26et où il se trouvait.
08:31Aucun témoin ne pouvait confirmer
08:33ce qu'il avait fait au moment de la mort de la victime.
08:40Selon nos procédures d'enquête,
08:42nous étions obligés de prouver qu'il disait la vérité
08:44ou alors qu'il mentait.
08:47Il refuse de se soumettre au test du détecteur de mensonges.
08:51La police soupçonnait son petit ami,
08:55ce qui me terrorisait parce que j'ignorais s'il était,
08:58en l'occurrence, l'auteur de ce meurtre.
09:03Pendant que les autorités poursuivent leur enquête,
09:07Peggy Goebel entame des recherches.
09:10Je dirigeais alors une entreprise d'entretien domestique.
09:14L'une de mes clientes avait appris
09:15ce qui était arrivé à ma soeur.
09:18Elle m'a alors parlé de Nancy,
09:21une voyante qui vit à Flanders.
09:25J'étais alors prête à tout
09:26pour qu'on arrête le meurtrier.
09:30Peggy rencontre Nancy Orlin-Webber.
09:35Cette dernière lui demande de ne rien lui dire,
09:38pas même la raison de sa venue.
09:40Elle ne veut se fier qu'à ses visions.
09:48Je lui ai dit,
09:49« Il s'est produit une tragédie dans votre famille,
09:52une perte incommensurable. »
09:54Je ressentais toute l'horreur de la situation,
09:57de même que beaucoup de tristesse.
10:01Quand elle s'est mise à pleurer,
10:03je savais qu'il s'agissait de sa soeur.
10:07Nancy croit que Betty ne souffre plus.
10:11Nancy a dit que ma soeur était enfin en paix.
10:14Elle avait trouvé le repos.
10:16Ce que Nancy s'apprête à lui révéler ensuite
10:19est à la fois encourageant et terrorisant.
10:22J'ai dit à Peggy,
10:24« Je ne peux pas tout vous dire à propos de cette affaire.
10:28Mais je peux vous dire certaines choses.
10:31Le suspect numéro un est son petit ami.
10:35C'est lui qui a trouvé le corps.
10:37Mais il ne l'a pas tué.
10:39Elle m'a dit alors,
10:40« Vous en êtes sûre ? »
10:41Et j'ai répondu,
10:42« Oui, j'en suis persuadée, il ne l'a pas fait. »
10:48Il est en état de choc,
10:49d'autant plus que la police le soupçonne.
10:52Mais il ne l'a pas fait.
10:55Nancy Orlin-Weber vient ainsi d'éliminer le suspect principal
10:59et elle est sur le point de fournir
11:02de nouvelles informations intéressantes.
11:06Dans le cadre de l'enquête sur le meurtre brutal de Betty Cornish,
11:11la police du New Jersey n'a guère d'indices.
11:14Peggy Goebel, la soeur de Betty,
11:16consulte la voyante Nancy Orlin-Weber.
11:20Après avoir déclaré à Peggy
11:22que le petit ami de Betty est innocent,
11:25Nancy met fin à la rencontre.
11:30Il y a certains éléments de ses visions
11:32qu'elle veut faire confirmer par les policiers
11:34avant d'en faire part à la famille de la victime.
11:38Peggy contacte alors le sergent-détective Tom Traynor
11:41pour voir s'il accepterait de travailler avec une voyante.
11:44Traynor est favorable à cette idée.
11:47Il n'y a pas d'outil utile pour une enquête
11:49dont on refuserait de se servir a priori.
11:53C'est comme ça que je perçois le travail des médiums.
11:57Ce n'est pas une science exacte,
11:58mais cela ne signifie pas que nous ne devrions pas y avoir recours.
12:02Je crois au contraire que cela peut être très utile.
12:07Les enquêteurs conduisent Nancy à l'appartement de la victime.
12:11Elle n'a aucun mal à s'y retrouver.
12:20Il y avait quelque chose à l'étage qui m'attirait.
12:23J'avais l'impression que le tueur était là-haut
12:25et c'est ce que je leur ai dit.
12:27Je me suis retournée vers eux et j'ai dit
12:28le tueur se trouve à l'étage du dessus.
12:32Avant de parler de suspects,
12:34les enquêteurs veulent que Nancy examine la scène du crime.
12:39Dans l'appartement,
12:41Nancy voit le crime se dérouler sous ses yeux.
12:49C'est une véritable vision d'horreur.
13:00L'image de Betty Cornish s'est imposée à moi
13:03alors qu'elle se trouvait dans son lit
13:04et qu'il entrait dans la pièce.
13:08C'était une femme délicate.
13:15Il l'a ligotée avec le fil électrique d'un aspirateur.
13:26J'ai vu sa main et le marteau
13:29et je l'ai vu frapper sa tête.
13:39Ce sont des informations que les policiers connaissent déjà.
13:43Mais Nancy voit d'autres choses.
13:46Elle sait que le meurtrier n'était pas un inconnu.
13:49Elle savait de qui il s'agissait.
13:53J'ai levé les yeux,
13:54j'ai vu une cicatrice sur sa joue droite
13:56et j'ai vu qu'il portait une ceinture
13:58avec une boucle de style western.
14:01Selon Nancy,
14:02l'homme a la barbe mal faite
14:04et il porte toujours un jean.
14:07J'ai même pu évaluer sa grandeur.
14:09J'ignore comment j'ai pu faire ça
14:11mais j'ai dit qu'il mesurait 1m75
14:13et que son prénom était John.
14:15Quant à son nom de famille,
14:17il commençait par la lettre R
14:18et ne comptait qu'une syllabe,
14:19j'en étais sûre.
14:25Au poste de police,
14:26elle fait un croquis d'un marais
14:28où selon elle se trouve l'arme du crime.
14:37Mais cela devra attendre.
14:42Les policiers doivent d'abord
14:44trouver le meurtrier.
15:02Il m'a alors dit
15:03« L'homme qui vit au-dessus
15:04s'appelle John
15:05et son nom de famille
15:07est Rhys. »
15:10Nancy est persuadée
15:11que c'est lui.
15:12Mais il y a un problème.
15:17Je lui ai dit
15:18« Peu importe.
15:19Je suis désolée
15:20de ne pas pouvoir vous dire
15:21pourquoi il a réussi.
15:23Retournez le voir.
15:24Et si vous voyez cette cicatrice,
15:26de même que la boucle de sa ceinture,
15:28prenez cela très au sérieux. »
15:32Et même si l'heure du décès
15:34a été estimée à 2h du matin
15:35par les experts,
15:36la voyante, elle,
15:38est persuadée que le meurtre
15:39a été commis à 3h du matin.
15:41J'ai répondu
15:42« Je suis désolée,
15:43mais ce n'est pas ce que je crois.
15:44La rencontre s'est terminée ainsi. »
15:48Les enquêteurs
15:48ne peuvent négliger ce détail.
15:50Ils rencontrent de nouveau
15:51le médecin légiste
15:53et lui demandent
15:53de réévaluer l'heure de la mort.
15:55Le médecin légiste
15:56nous a dit
15:57qu'il était possible
15:57que la mort soit survenue plus tard.
15:59Elle pouvait avoir été tuée
16:00entre 2h30 et 3h30 du matin.
16:04Nancy Orlin-Weber
16:05ne s'est donc pas trompée.
16:07Les enquêteurs
16:08sont sur le point
16:08de voir à quel point
16:09un détail peut tout changer.
16:13Il demande au voisin
16:15de l'étage du dessus,
16:16John Reese,
16:17de revenir au poste
16:18pour subir
16:19un nouvel interrogatoire.
16:20Son alibi ne vaut pas
16:21au-delà de 2h du matin.
16:25« On voulait qu'il nous décrive
16:26ce qu'il avait fait
16:27entre 2h et 3h30
16:29la nuit du meurtre de Betty.
16:32On lui a présenté cela
16:33comme une confirmation
16:34de ce qu'il nous avait déjà dit.
16:37On l'avait déjà interviewé
16:38et maintenant,
16:39on voulait lui poser
16:40d'autres questions
16:40pour être sûrs
16:41qu'on avait bien tout compris.
16:46Quand Reese arrive,
16:48il porte un jean
16:49et une ceinture
16:49avec une boucle western.
16:52On peut voir
16:53une cicatrice
16:54sur sa joue droite.
16:59Le suspect est tel
17:00que Nancy l'a décrit.
17:02Lors du premier test
17:04au détecteur de mensonges,
17:05toutes les questions
17:06posées à Reese
17:07portaient sur ses activités
17:08avant 2h du matin.
17:11Mais quand on lui demande
17:12ce qu'il a fait par la suite,
17:13il ne peut pas répondre.
17:17Après 2h,
17:18son alibi
17:19ne tient plus la route.
17:20les détectives
17:21le pressent
17:22de répondre
17:22à leurs questions.
17:30On l'a interrogé
17:31sans relâche.
17:32C'est en comparant
17:34nos notes
17:34qu'on a constaté
17:35qu'il s'était contredit.
17:38On a alors compris
17:39qu'il ne nous avait pas tout dit.
17:43Et non seulement
17:43avait-il modifié
17:44sa version des faits,
17:45mais son comportement
17:47aussi avait changé.
17:48Il semblait
17:49de plus en plus inconfortable.
17:52Son empreinte digitale
17:54a été relevée
17:54sur la fenêtre.
17:56De plus,
17:57il n'a pas d'alibi solide.
18:02Les policiers
18:03l'interrogent
18:04pendant des heures
18:05jusqu'à ce qu'ils finissent
18:06par avouer
18:07avoir commis
18:07le meurtre brutal
18:08de Betty Cornish.
18:17Rhys raconte
18:18qu'il est entré
18:19par la fenêtre
18:19de l'appartement
18:20de Betty.
18:28Les éclaboussures
18:29de sang
18:29indiquent
18:30qu'elle était au lit
18:31quand l'attaque
18:31a commencé.
18:34Rhys
18:34a trouvé un marteau
18:36et il a arraché
18:37le fil électrique
18:38de l'aspirateur
18:39avant de se diriger
18:40dans la chambre
18:41où dormait Betty.
18:52Nancy Orlin Webber
18:54a vu la scène
18:55avec une précision
18:56troublante
18:57exactement
18:57comme la décrira
18:58plus tard
18:59John Rhys.
19:01Celui-ci
19:01admet aussi
19:02s'être débarrassé
19:03du marteau
19:04dans le marais
19:04comme Nancy
19:05l'a affirmé.
19:07Après qu'il ait tout avoué
19:09il semblait s'être
19:10libéré d'un poids énorme.
19:11On pouvait voir
19:12qu'il était plus à l'aise
19:13après avoir reconnu
19:14son crime.
19:16En se fiant
19:17aux plans dressés
19:18par Nancy
19:19et aux informations
19:20fournies par Rhys
19:21les enquêteurs
19:22se rendent
19:23au marécage.
19:25Ils y trouvent
19:26un marteau
19:26taché de sang.
19:28Mais pour ajouter
19:29une note de mystère
19:31à une enquête
19:31déjà troublante
19:32les analyses judiciaires
19:34montrent que ce n'est
19:35pas l'arme du crime.
19:37Le sang qui s'y trouve
19:38n'est pas celui
19:39de Betty Cornish.
19:41Il s'agit là peut-être
19:42de l'arme
19:43d'un crime
19:44mais pas de l'arme
19:45utilisée par Rhys.
19:47J'étais contente
19:48que Rhys
19:49soit passée aux aveux
19:51parce que le marteau
19:52qu'on a trouvé
19:53dans le marécage
19:54n'était pas taché
19:55du sang
19:55de Betty Cornish.
19:59Il ne constituait
20:01donc pas
20:01une preuve.
20:04Peggy est reconnaissante
20:06à Nancy
20:07d'avoir dit
20:08aux policiers
20:08de porter leur attention
20:09sur Rhys.
20:12John Rhys
20:13avait réussi
20:13son test
20:14au détecteur
20:14de mensonge.
20:18Mais elle a insisté
20:19pour qu'il l'interroge
20:20à nouveau.
20:22Il faut absolument
20:23que vous lui parliez
20:24encore une fois
20:24leur a-t-il dit.
20:26Et c'est ce qu'ils ont fait
20:27jusqu'à ce que Rhys
20:28finisse par passer
20:29aux aveux.
20:31Tom Traynor
20:32partage le sentiment
20:33de Peggy Goblin.
20:35Cette femme
20:36est un merveilleux outil
20:37pour les autorités.
20:38Je crois qu'elle est
20:39aussi consciencieuse
20:40que nos agents
20:41de police.
20:42Je travaillerai
20:43avec elle
20:44n'importe quand.
20:46Elle se préoccupe
20:47de trouver la vérité
20:48autant que nous tous
20:49au sein de la police.
20:51À l'automne 1989
20:53s'ouvre le procès
20:55de John Rhys.
20:56Il est jugé coupable
20:57de meurtre
20:58au second degré
20:59et condamné
21:00à la prison à vie.
21:04Je crois que justice
21:05a été rendue.
21:07Je remercie le ciel
21:09qu'il ait été arrêté.
21:11Il sera derrière
21:12les barreaux
21:13pendant très,
21:13très longtemps.
21:16Mais un jour,
21:17j'aimerais lui demander
21:19pourquoi il a fait ça.
21:21J'espère avoir l'occasion
21:22de lui poser la question.
21:27Nancy Orden Weber
21:28a travaillé sans relâche
21:30avec les enquêteurs
21:31de la police du New Jersey
21:32pour découvrir la vérité
21:34et faire emprisonner
21:35un brutal mort trié.
21:43En Louisiane,
21:45la police tente
21:46de résoudre
21:46un autre crime crapuleux
21:48et aura recours
21:49à une personne dotée
21:50de pouvoirs paranormaux
21:51pour faire la lumière
21:52sur un tissu de mensonge.
21:58Jefferson Parish
22:00en Louisiane.
22:02Située entre
22:03la Nouvelle-Orléans
22:04et le fleuve Mississippi,
22:06cette paroisse de banlieue
22:07est reconnue
22:08pour son riche passé
22:09et ses magnifiques paysages.
22:12Mais même
22:13dans les endroits
22:14les plus paisibles,
22:15la violence peut éclater.
22:20Le 24 février 1984,
22:23un peu avant l'aube,
22:24Alan Riker
22:25appelle le service d'urgence
22:27de Jefferson Parish.
22:29Il déclare
22:30qu'il a été attaqué
22:31chez lui.
22:33Il ignore
22:34où se trouve
22:35son assaillant.
22:38Des policiers
22:39se rendent sur les lieux
22:40et s'approchent prudemment
22:42car ils ne savent pas
22:43trop à quoi s'attendre.
22:48Tout à coup,
22:49surgit un homme
22:50armé d'une carabine
22:52de calibre 12.
22:54C'est Alan Riker
22:56qui a été battu
22:57et qui est couvert de sang.
23:04Il dit aux policiers
23:05que sa femme
23:06et ses enfants
23:06se trouvent à l'intérieur.
23:14Dans le salon,
23:15les policiers trouvent
23:17Vivian,
23:17la femme de Riker.
23:23Elle est morte.
23:25On voit dans la pièce
23:27qu'il y a eu
23:27une lutte acharnée.
23:35On trouve aussi
23:36des armes
23:37tachées de sang.
23:39Les policiers
23:40se mettent
23:41à la recherche
23:41des enfants.
23:43Dans une pièce
23:44du fond,
23:45ils trouvent
23:46un bébé.
23:47Celui-ci dort
23:48paisiblement
23:49dans un siège
23:49d'enfant.
23:52C'est alors
23:52qu'ils ont
23:53une vision d'horreur
23:54qui les entra,
23:55eux et tous ceux
23:56qui seront mêlés
23:57à l'histoire mystérieuse
23:58qui vient de commencer.
24:01En février 1984,
24:04une famille
24:05de Jefferson Parish
24:06en Louisiane
24:07est détruite
24:08au cours
24:08d'une nuit
24:09de violence.
24:10Vivian Riker,
24:11une jeune mère
24:12âgée de 26 ans,
24:13est trouvée morte,
24:14frappée avec
24:15un objet contondant.
24:16Son bébé
24:17est sain et sauf,
24:19endormi dans une chambre.
24:20Mais les policiers
24:21trouvent le jeune fils
24:22de Vivian
24:23sévèrement battu.
24:32L'enfant repose
24:33entre la vie
24:34et la mort.
24:35Les policiers
24:36le conduisent
24:37d'urgence
24:37à l'hôpital.
24:39Il semble
24:40que les victimes
24:41aient été frappées
24:42avec un bâton
24:42de baseball
24:43en métal.
24:45Les enquêteurs
24:46trouvent également
24:46un couteau
24:47taché de sang.
24:48Pourtant,
24:49aucune des victimes
24:50n'a reçu
24:50de coup de couteau.
24:51Une jeune mère
24:52est morte
24:53et son enfant
24:54repose dans le coma.
24:57Les policiers
24:58doivent trouver
24:59des réponses
24:59au plus vite.
25:02Ils commencent
25:03par interroger
25:03le mari de Vivian.
25:07Celui-ci déclare
25:09que le coupable
25:09est Steve Vandervelt,
25:11un ami intime
25:12de la famille.
25:13Selon l'assistant
25:14du procureur
25:14W.J. Leblanc,
25:16Riker déclare
25:17avoir été victime
25:17d'une attaque surprise.
25:21Selon le mari,
25:22il est rentré
25:23à la maison
25:23et, en ouvrant
25:24la porte,
25:25cet ami est venu
25:26vers lui
25:26avec un bâton
25:27de baseball.
25:30Le mari a levé
25:31le bras,
25:32son ami l'a frappé
25:33et lui a cassé
25:34le bras.
25:36Riker lui a alors
25:37crié,
25:38« Mais qu'est-ce
25:38qui te prend?
25:39Arrête!
25:40On est amis
25:41depuis des années! »
25:43et son ami
25:43lui aurait répondu,
25:45« La ferme!
25:46Je fais
25:47ce qui doit
25:47être fait! »
25:49Riker déclare
25:50qu'il s'est mis
25:50à son tour
25:51à se battre.
25:52Finalement,
25:52il a réussi
25:52à s'emparer
25:53d'un couteau.
26:01et ils se sont battus.
26:04La bagarre
26:05dure quelques heures
26:06jusqu'à ce qu'ils réussissent
26:08à désarmer
26:08Van Der Weld.
26:12Van Der Weld
26:13sortait de la maison
26:14car Riker
26:14a réussi
26:15à lui asséner
26:16trois coups
26:16de couteau
26:17dans le dos.
26:19Riker déclare
26:20qu'il ignore
26:20ce qui est arrivé
26:21à sa femme
26:21et à son fils.
26:23Il ne sait pas
26:23non plus
26:24pourquoi son ami
26:25les a ainsi attaqués.
26:32La police
26:33entame des recherches
26:34pour retrouver
26:35Steve Van Der Weld.
26:40Celui-ci
26:41se trouve
26:42aux urgences
26:42d'un hôpital
26:43de la Nouvelle-Orléans.
26:51Il a été poignardé
26:52au dos
26:53et à la poitrine.
26:55Sa version des faits
26:56diffère
26:57de celle
26:57de Riker.
27:04Selon la déposition
27:06de cet ami,
27:07il est allé
27:08chez Riker
27:08chercher
27:09son bâton
27:10de baseball.
27:12Il l'avait laissé
27:13là la veille.
27:27En un instant,
27:29Riker s'est jeté
27:29sur lui.
27:33Il a aperçu
27:35le bâton de baseball.
27:36Celui-ci était couvert
27:37de sang,
27:38selon ses propres mots.
27:39Il l'a pris
27:40et s'est mis
27:40à donner des coups.
27:47Il est parti
27:48aussi vite
27:48qu'il l'a pu.
27:50Comme Riker,
27:51Van Der Weld
27:52n'a aucune idée
27:53de ce qui a pu
27:53déclencher la bagarre
27:54et il déclare
27:56tout ignoré
27:56de la mort
27:57de Vivian
27:57et de l'attaque
27:58de l'enfant.
28:00Les policiers
28:01recueillent
28:01ses vêtements
28:01tachés de sang
28:02à titre d'indice.
28:06Un des deux hommes
28:07ment,
28:07forcément.
28:10L'un et l'autre
28:11avaient la même version
28:12de ce qui s'était passé,
28:14sauf que les rôles
28:15étaient inversés
28:16dans chacune
28:17des deux versions.
28:22Les enquêteurs
28:23comparent
28:24les deux dépositions.
28:26Les deux hommes
28:27étaient dans la maison
28:28et ont pu s'emparer
28:29de l'arme du crime.
28:31Tous deux déclarent
28:32ignorer
28:33ce qui est arrivé
28:33à Vivian.
28:37Toutefois,
28:37les agissements
28:38de Steve Van Der Weld
28:39ce soir-là
28:40semblent particulièrement
28:41louches.
28:45Ce soi-disant ami
28:46s'est garé
28:47de l'autre côté
28:48du pâté de maison.
28:51Précisément,
28:5114 maisons plus loin
28:52pour aller,
28:53selon lui,
28:54chercher son bâton
28:55de baseball.
29:00Et la question
29:01qui nous venait
29:01à l'esprit était
29:02« Mais pourquoi donc
29:03s'était-il garé
29:04si loin? »
29:07Van Der Weld ne fournit pas
29:08de réponse satisfaisante
29:09à cette question.
29:11Il ne bronche pas
29:12lorsqu'on lui apprend
29:13que Vivian et son fils
29:14ont été violemment
29:15attaqués.
29:19pour sa part,
29:20Alan Riker
29:21semble réellement
29:22perturbé.
29:24Les indices recueillis
29:25montrent que Van Der Weld
29:27est impliqué
29:27dans le crime.
29:31Le sang sur le bâton
29:32de baseball
29:33est du groupe A,
29:34comme celui de Vivian.
29:37Les vêtements
29:38des deux hommes
29:39sont tachés de sang,
29:40mais alors que
29:41des examens préliminaires
29:42indiquent que le sang
29:43sur les vêtements
29:44de Riker provient
29:45de ses blessures à lui,
29:46on trouve des traces
29:47de sang du groupe A
29:48sur les vêtements
29:49de Van Der Weld.
29:50Elle était la seule
29:51des quatre dont le sang
29:52était du groupe sanguin A.
29:53L'ami avait du sang
29:54du groupe B
29:55et le mari du groupe O.
29:57Les autorités
29:58de Jefferson Parish
29:59arrêtent Steve Van Der Weld
30:01et l'accusent
30:02d'agression et de meurtre
30:03au premier degré.
30:05Mais lors de son procès
30:06en 1985,
30:08les jurés ne parviennent
30:09pas à se mettre d'accord.
30:11Selon la loi,
30:12on n'est pas obligé
30:13de prouver comment
30:14un meurtre s'est produit
30:15ni d'expliquer pourquoi.
30:17En d'autres mots,
30:18on n'est pas tenu
30:18de trouver le mobile
30:19du crime.
30:21Mais les jurés
30:21étant des êtres humains,
30:23ils veulent savoir pourquoi
30:24et comment cela s'est produit.
30:26Or, lors de ce premier procès,
30:28la reconstitution telle
30:29qu'elle avait été présentée
30:30n'a pas répondu
30:31à leurs interrogations.
30:36Plusieurs mois s'écoulent
30:37et le fils de Riker
30:38sort enfin du coma.
30:41W.J. Le Blanc
30:43est résolu
30:44de faire comparaître
30:45son assaillant
30:45en justice.
30:47Il a l'intention
30:48de rouvrir l'enquête
30:49et cette fois,
30:50de montrer
30:51ce qui est arrivé
30:52et pourquoi.
30:55Il y avait
30:56de nombreuses contradictions
30:57entre les versions
30:58des deux hommes.
30:59Ça ne tenait
31:00tout simplement
31:01pas la route.
31:03Parfois même,
31:04les indices recueillis
31:04montraient clairement
31:05qu'ils mentaient.
31:09Certains de ces indices
31:10indiquent que Riker ment.
31:13Le mari nous avait dit
31:15qu'il avait la clé
31:15de la maison en main
31:16quand il était entré
31:17chez lui.
31:20Pourtant,
31:20on a retrouvé
31:22cette clé
31:22tout au fond
31:23de la maison.
31:25De plus,
31:26la disposition
31:27de la scène du crime
31:28ne correspond pas
31:29aux versions des faits
31:30de chacun des deux suspects.
31:32Les deux hommes
31:33ont nié avoir vu
31:34le corps
31:34alors que celui-ci
31:35se trouvait dans le salon
31:36à environ
31:37deux ou trois mètres
31:38de la porte d'entrée.
31:40Il était par terre,
31:41parfaitement visible.
31:44Finalement,
31:45aucune des deux
31:46des positions
31:46ne fournit d'explication
31:47à la présence
31:48de blessures
31:49à la poitrine
31:49de Van Der Weld.
31:52Je ne croyais pas
31:53qu'on parviendrait
31:54à procéder
31:54à des inculpations
31:56à moins de présenter
31:57au jury
31:57un scénario plausible
31:58qui tiendrait compte
31:59des indices matériels.
32:02C'est pour ça
32:03que j'ai fait appel
32:04à Rosemary.
32:07Leblanc contacte
32:08la voyante
32:09Rosemary Kerr
32:10à sa maison
32:10en Californie.
32:14Celle-ci a aidé
32:15des dizaines
32:15de services de police
32:16au cours de sa carrière
32:17et elle a participé
32:19à une enquête
32:20pour meurtre
32:20avec Leblanc
32:21quelques années plus tôt.
32:23Quand elle entame
32:24une nouvelle enquête,
32:26moins elle en sait,
32:27mieux c'est.
32:30Je veux que rien
32:31ne puisse influencer
32:32mon travail.
32:40La voyante se concentre
32:42et établit rapidement
32:43un contact.
32:47J'ai vu mentalement
32:48tout ce qui était arrivé.
32:50J'avais le sentiment
32:51qu'on avait utilisé
32:52un tuyau de plomb
32:53ou d'un métal
32:54quelconque.
32:55Leblanc en déduit
32:56qu'elle voit
32:57le bâton de baseball
32:58en métal.
33:02Je peux ressentir
33:03les vibrations
33:04de certaines personnes.
33:05Je veux dire par là
33:06que c'est comme si
33:07je me fondais en elles,
33:08que j'entrais dans leur corps.
33:10S'il s'agit d'une affaire criminelle
33:11et que la victime
33:12a été tuée,
33:13c'est comme si je voyais
33:14à travers ses yeux
33:15à elle.
33:16Et ce qu'elle voit
33:17par les yeux
33:18de Vivian
33:19est insoutenable.
33:26Suite au meurtre
33:27de Vivian Riker
33:28et à l'agression
33:29de son fils,
33:30le procureur
33:31W.J. Leblanc
33:32doit faire la lumière
33:33sur les dépositions
33:34contradictoires
33:35des deux suspects.
33:37Le mari de Vivian,
33:38Alan Riker,
33:40et son meilleur ami,
33:42Steve Van Der Weld.
33:45Leblanc décide
33:46de faire appel
33:46à son arme secrète,
33:48la voyante
33:48Rosemary Kerr.
33:55Il lui donne
33:56le nom de la victime,
33:57rien d'autre.
33:59Elle a aussitôt
34:00des visions.
34:04La première chose
34:05que j'ai vue,
34:06c'est ce bout
34:07de métal près d'elle.
34:07Il y avait beaucoup
34:09de sang sur le mur.
34:10J'ai alors vu
34:10un bébé dans un siège
34:11et un garçon
34:12gravement blessé.
34:16La maison
34:16était sans dessus-dessous.
34:18W.J. était
34:19à l'autre bout
34:19du fil.
34:20Il ne cessait
34:20de me dire
34:21« Oui, oui,
34:22oui, c'est ça,
34:22tu l'as,
34:23c'est ça,
34:23c'est exactement ça. »
34:27Pendant ses visions,
34:29Rosemary ressent
34:29ce que Vivian
34:30a ressenti.
34:31C'était comme
34:32si l'on me battait
34:33moi-même.
34:34Je sentais
34:35les os de mon visage
34:36céder sous les coups
34:37et j'avais du mal
34:38à respirer.
34:40Rosemary sait
34:41que la victime
34:41a été brutalement tuée,
34:43mais elle ignore
34:44qui l'a ainsi battue.
34:48Le blanc lui envoie
34:49des photos
34:50de la victime
34:51et des suspects.
34:55Quand je reçois
34:56des photos,
34:56je ne les regarde
34:57jamais.
35:02J'en place
35:03une à l'envers
35:03devant moi
35:04et je la frotte
35:05avec mes doigts.
35:06Je sens ainsi
35:06les vibrations
35:07du sujet de la photo
35:08et je me fais
35:09une idée
35:09de ce qu'il est.
35:12Dans cette affaire,
35:13en touchant
35:14la photo de cette femme,
35:15j'ai senti
35:16qu'elle se trouvait
35:16maintenant dans
35:17l'autre monde.
35:19Selon moi,
35:20Vivian a un cœur
35:21qui était une jeune femme
35:22qui adorait ses enfants.
35:24Elle aimait sa maison,
35:25mais ce n'était
35:26pas une femme heureuse
35:27et elle ne savait
35:28pas à qui demander
35:30de l'aide.
35:32Rosemary touche
35:33enfin la photo
35:34d'Alan Riker.
35:48Quand j'ai senti
35:49les vibrations
35:50d'Alan Riker,
35:51j'ai découvert
35:51que cet homme
35:52voulait mettre fin
35:53à son mariage.
35:56Il était sournois
35:57et méchant.
35:58C'était un homme
35:58très agressif.
36:03Leur mariage
36:04était plutôt tumultueux.
36:07Cet homme
36:08battait sa femme.
36:10Je n'aimais pas du tout
36:12les vibrations
36:12de cet être.
36:13Elles étaient
36:14très négatives.
36:16j'aurais presque envie
36:17de dire
36:17qu'il était diabolique.
36:22Rosemary touche
36:23ensuite à la photo
36:24de Steve Vanderveld.
36:27Steve Vanderveld
36:28était également
36:29un homme très malheureux
36:30en mariage.
36:31Il cherchait une façon
36:32de se sortir
36:32de cette situation.
36:37Il était malheureux
36:38et aussi manipulateur.
36:40Il désirait Vivian
36:41et il cherchait
36:42des moyens
36:42pour parvenir
36:43à ses fins.
36:46Mais Vivian
36:47le rejette
36:47et Vanderveld
36:48se met alors
36:49à la haïr.
36:52Rosemary
36:53croit que les deux hommes
36:54ont comploté ensemble.
36:56J'ai vu ce bâtiment
36:58où ils étaient.
36:59À l'extérieur,
37:00il y avait de grands
37:00et gros chevaux
37:01ou des mustangs.
37:02Je pouvais sentir
37:03la présence des hommes
37:04à l'intérieur
37:05et je suis entrée.
37:08Les hommes écrivaient
37:09comment ils allaient
37:10se débarrasser
37:11de leurs femmes
37:11sur une serviette
37:12de table en papier.
37:14Ils étaient complices.
37:17Selon la voyante,
37:18le plan initial
37:19consistait
37:20d'abord à tuer
37:21Vivian Riker
37:22puis la femme
37:23de Vanderveld.
37:24C'était un complot.
37:26Tous deux
37:27voulaient se débarrasser
37:28de leurs femmes.
37:31Quelques jours plus tard,
37:33le blanc fait venir
37:34Rosemary en Louisiane.
37:36Depuis,
37:36Alan Riker
37:37a déménagé.
37:41Je croyais
37:42qu'il me fournirait
37:43peut-être
37:43d'autres informations
37:44après avoir visité
37:45la maison
37:46où le meurtre
37:46avait été commis.
37:52En entrant,
37:53Rosemary s'est tout de suite
37:54dirigée vers l'endroit
37:55où l'on avait retrouvé
37:56le corps
37:57et elle a dit
37:57« C'est ici
37:58qu'elle est morte. »
38:01Elle disait vrai
38:02et j'ai pu le vérifier
38:03car j'avais les photos
38:04de la scène du crime
38:05avec moi.
38:11Rosemary
38:12entre alors
38:12dans la chambre
38:13à coucher principale.
38:15Elle y décèle
38:16les vibrations
38:17de Vivian
38:18et ressent alors
38:19ce que la victime
38:20a ressenti.
38:22La première chose
38:23que j'ai ressentie
38:23c'était un sentiment
38:24de désespoir immense,
38:26une grosse menace,
38:27de la tension.
38:29Je sentais
38:29les vibrations
38:30de Vivian ici,
38:31ses émotions.
38:32J'aurais voulu
38:33pouvoir pleurer
38:33ou crier.
38:34J'étais très en colère.
38:37J'ai pu revivre
38:37ce qui lui était arrivé
38:38et voir comment
38:39elle était morte.
38:40Je savais
38:41qu'il avait fait
38:41et pourquoi.
38:43Rosemary
38:44se retrouve dans la maison
38:45au cours de cette nuit tragique
38:47où Vivian
38:48a été tuée.
38:49Pendant que j'étais
38:50dans cette chambre,
38:51j'ai eu tout à coup
38:52le sentiment très fort
38:53que je devais sortir
38:54de la pièce
38:54au plus vite.
38:59Quelqu'un voulait
39:00étrangler Vivian.
39:06Elle a crié
39:07à son mari
39:07de l'aider,
39:08mais il s'est contenté
39:09de lui tenir
39:09les chevilles
39:10et les jambes.
39:15Je peux sentir
39:16leurs bras
39:17autour de moi.
39:22Je sentais mon cœur
39:23battre très fort
39:24alors que je courais
39:24dans la maison.
39:26Je suis allée
39:27dans le salon,
39:27dans la cuisine.
39:28Une fois rendue
39:29près du comptoir,
39:30j'ai ouvert un tiroir
39:30et j'ai saisi un couteau.
39:32En le prenant
39:33dans mes mains,
39:33j'ai montré
39:34au détective
39:34comment elle s'en était servie.
39:38Rosemary
39:38décrit au procureur
39:39W.J. Le Blanc
39:40ce qu'elle voit.
39:44C'est l'épouse
39:45qui a poignardé
39:46Van Der Weld
39:47à la poitrine.
39:48C'était une découverte
39:49importante,
39:50d'autant que nous n'avions
39:51pas envisagé
39:51cette possibilité
39:52avant que Rosemary
39:53ne collabore avec nous.
39:56Aucune des dépositions
39:57des deux hommes
39:58ne tient compte
39:59de ces blessures
39:59à la poitrine.
40:01Plus tard,
40:01Rosemary
40:02voit Van Der Weld
40:03frapper sa victime
40:04avec le bâton
40:05de toutes ses forces.
40:06Il est furieux
40:06d'avoir été poignardé.
40:08Puis,
40:08elle assiste impuissante
40:10à l'insoutenable.
40:12L'attaque du garçon
40:13de Vivienne.
40:15Il a couru
40:16quand il a entendu
40:17le fracas
40:17et il a saisi
40:18la jambe de sa mère
40:19comme le font
40:20les petits-enfants.
40:21C'est alors
40:22qu'il a reçu
40:23un coup destiné
40:23à sa mère.
40:26Je pouvais le sentir
40:27s'agripper à ma jambe.
40:29Malheureusement,
40:30un des hommes
40:30l'a frappé
40:30avec le bâton
40:31et c'est là
40:32que tout s'est mis
40:32à dérailler.
40:33Le mari s'est mis
40:34à crier
40:34que ça ne devait pas
40:35se passer comme ça.
40:37Mais c'est quand même
40:38ce qui s'est produit.
40:45Le fils d'Alan Riker
40:46est gravement blessé.
40:48Rosemary peut voir
40:49les deux hommes.
40:50Ses complices
40:51sont maintenant
40:51devenus des ennemis jurés.
40:54C'est à ce moment-là
40:55qu'ils ont commencé
40:56à se battre.
40:56C'était la femme
40:57qu'ils étaient censés tuer.
40:58Il n'était pas question
40:59de s'en prendre à l'enfant.
41:01La voyante assiste
41:02à une longue bagarre
41:03qui prend fin
41:04quand les deux hommes
41:05sont épuisés.
41:06Mais même si la lutte
41:07a pris fin,
41:08les deux hommes
41:08ne se soucient pas
41:09de l'enfant blessé
41:10ni de la femme
41:11qui meurt sous leurs yeux.
41:13Je les ai vus
41:14assis devant la télévision
41:15en train de boire
41:16pendant qu'elles gisaient
41:17par terre
41:18mais toujours vivantes.
41:20Elle luttait
41:20pour rester en vie
41:21et bougeait ses bras
41:22et ses mains
41:22couverts de sang.
41:25Malgré l'horreur,
41:27la force et l'amour
41:28de Vivian Riker
41:29sont plus forts que tout.
41:34Dans son cœur,
41:36elle appelait ses enfants.
41:37Elle se souciait peu
41:38de ce qui lui arrivait.
41:39Elle ne pensait
41:39à rien d'autre
41:40qu'à ses enfants.
41:41Elle souhaitait seulement
41:42qu'ils soient en sécurité.
41:44Elle savait que l'un d'eux
41:46dormait dans un siège de bébé
41:47et que l'autre
41:48était gravement blessé.
41:54C'était difficile
41:56de ressentir tout cela.
41:57Même si la vie
41:58la quittait peu à peu,
41:59elle ne pensait qu'à eux.
42:01et ces deux hommes
42:02l'ont laissé mourir.
42:05Elle était encore en vie.
42:07Elle n'est pas morte
42:08sur le coup.
42:09Elle est morte
42:10de façon atroce
42:11et ils l'ont laissé mourir.
42:12C'est ça qui est affreux.
42:30Cette vision d'horreur
42:32épuise Rosemary.
42:35« J'adore mon travail,
42:37mais quand on ressent ainsi
42:38l'agonie de quelqu'un,
42:40cela nous draine
42:40toute notre énergie. »
42:44En 1990,
42:46grâce aux visions de Rosemary
42:48qui permettent de compléter
42:49la reconstitution des événements,
42:52W.J. Leblanc
42:53peut maintenant faire comparaître
42:54Alan Riker
42:55et Steve Van Der Weld
42:56devant les tribunaux.
43:00Sa meilleure arme en cours,
43:02des analyses pratiquées
43:04par l'un des experts judiciaires
43:05les plus reconnus
43:06aux États-Unis.
43:08En 1987,
43:10celui-ci a trouvé
43:10des gouttelettes microscopiques
43:12qui n'avaient pas été relevées
43:13jusque-là.
43:14Le juge Ernest Richards
43:16préside à ce deuxième procès.
43:18« Ces tâches
43:19s'étaient dispersées rapidement
43:20sur la scène du crime
43:21et s'étaient retrouvées
43:22sur les chaussures
43:22et les vêtements
43:23des deux accusés. »
43:25Or,
43:26ces gouttelettes sont
43:27du groupe sanguin A,
43:28le groupe sanguin de Vivian.
43:29« Il aurait été impossible,
43:31selon moi,
43:32que ce sang se retrouve
43:34sur leurs vêtements
43:35s'ils n'avaient pas été
43:36très proches de la victime
43:37au moment où on l'a frappé à mort
43:39avec le bâton de baseball. »
43:42En 1990,
43:44les deux accusés
43:45sont reconnus coupables.
43:48« Les voyants
43:49ne sont qu'un autre outil
43:50à ma disposition.
43:52J'ai à mon service
43:53des détectives spécialisées
43:55dans les homicides.
43:55Il y a aussi
43:56des enquêteurs
43:57au service du bureau
43:58du procureur.
43:59Mais dans ce cas particulier,
44:00nous avions besoin
44:01d'une voyante.
44:03Je crois que Rosemary Kerr
44:04est l'une des femmes
44:05les plus extraordinaires
44:06que j'ai jamais rencontrées
44:07de ma vie. »
44:10Mais Rosemary Kerr
44:11sait que la vraie héroïne
44:13c'est Vivian Riker.
44:15« Je me sens privilégiée
44:17quand les esprits
44:17me permettent de voir
44:18à travers les yeux
44:19d'une victime
44:20parce que cela me permet
44:21de savoir ce qu'elle a vécu
44:23et je peux aider
44:24les autorités. »
44:27Steve Vandervelt
44:28a choisi de comparaître
44:30à un procès
44:30devant jury
44:31et il a écopé
44:32de 21 ans d'incarcération
44:34pour homicide involontaire
44:35coupable.
44:36Quant à Alan Riker,
44:38il a renoncé
44:38à un procès
44:39devant jury
44:39et il a été condamné
44:41à la prison à vie
44:42sans possibilité
44:43de libération conditionnelle.
44:46Deux familles
44:47ont été brisées
44:48quand des forcenés
44:49se sont attaqués
44:50à d'innocentes victimes
44:51et n'ont laissé
44:53à leurs proches
44:54que la possibilité
44:55de les pleurer.
44:58Les meurtriers
44:59ont tout fait
44:59pour cacher leur crime
45:00et ne ressentaient
45:02aucun remords.
45:04Mais ces crimes
45:05ont pu être résolus
45:06grâce à la persévérance
45:08des enquêteurs
45:09et aux visions
45:10exceptionnelles
45:11de personnes
45:12dotées de pouvoirs
45:14extrasensoriaux.
Commentaires
Philippe Laboulais
Créateur
Homicide Crime

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