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  • il y a 23 heures
Trump, BRICS ou G7 : qui gère vraiment le monde ?
Le G7, club des puissances occidentales, est de plus en plus contesté : Trump l’utilise comme tribune pour ses intérêts et le club des BRICS pèse plus lourd (40 % du PIB mondial, contre 29 % pour le G7). Certains y voient des sommets inutiles et coûteux. D’autres défendent ce lieu unique de contacts directs entre dirigeants, essentiel pour désamorcer les crises ou sceller des alliances en coulisses. Entre symbolique et réalité, le G7 résiste-t-il encore à l’émergence d’un monde multipolaire ?

Lyhanna: quand la justice est complice
L’affaire Lyhanna a révélé l’impotence crasse de la justice et des pouvoirs publics : 16 signalements et une fillette morte. Face à l’incompétence institutionnelle, la colère monte : manifestations, pétitions, exigence de comptes. Les promesses de réformes (budgets en hausse, recrutements) ne suffisent plus. Le peuple ne veut plus de discours, mais des actes. Faut-il tout casser pour tout reconstruire, ou peut-on encore sauver un système à bout de souffle ?

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Transcription
00:00Madame, Monsieur, chers amis, depuis des années, TV Liberté dérange.
00:04Et parce qu'elle dérange, elle subit des attaques permanentes.
00:08Censure, pression, tentative d'isolement, campagne d'asphyxie financière,
00:12la fermeture de nos comptes bancaires nous aura coûté la somme de 442 987 euros en une année.
00:20Le coup est rude, et vous pouvez le constater, l'adversaire ne laisse rien au hasard.
00:25Et ma conviction est simple.
00:26À l'approche des grandes échéances de 2027, certains veulent que les voies libres,
00:31les voies discordantes, les voies de la colère, soient réduites au silence.
00:35Ils rêvent d'un retour du débat public sous contrôle, d'une information uniforme,
00:39d'une pensée unique, sans contradiction, alors ils utilisent toutes les violences
00:44contre ceux qui osent briser l'omerta.
00:46Mais TV Liberté possède une force que beaucoup nous envient, son indépendance absolue.
00:51Cette indépendance est notre bouclier, elle est notre forteresse, elle est notre totem d'immunité,
00:57si vous voyez l'image.
00:58Nous ne dépendons ni de l'État, ni des grands groupes financiers, ni des puissances d'argent,
01:02ni des banques, ni d'un oligarque fantasque, nous ne dépendons que de vous.
01:07Voilà pourquoi votre don est essentiel.
01:09Chaque donateur est bien plus qu'un soutien pour TVL.
01:12Il est surtout un résistant, il est surtout un combattant qui contribue à armer TV Liberté
01:18pour les batailles à venir.
01:20Aujourd'hui, plus que jamais, la liberté a besoin de moyens, la liberté a besoin de vous.
01:25Alors soutenez TV Liberté, parce qu'une chaîne indépendante ne vit que par la mobilisation
01:30de ceux qui refusent de se taire, et parce qu'une liberté qui ne se défend pas
01:35finit toujours par disparaître.
01:38TV Liberté n'est pas comme les autres.
01:40Vous n'êtes pas comme les autres.
01:59Bonjour à tous.
02:00Nouvelle émission de Tête à Clash.
02:02Quatre invités, deux sujets.
02:03Alors, les deux sujets, on va commencer par ça.
02:06C'est le G7 qui vient de se terminer.
02:07À quoi ça sert face aux BRICS ?
02:10Et deuxième sujet, l'IANA, les errements de la justice, les retards, les injustices globales.
02:17On va parler de ça, et ça tombe bien, on a un haut fonctionnaire, il connaît bien la justice.
02:22Et les quatre invités, justement.
02:24Jean-Pierre Colombiès, qui est un ancien policier, donc il aura aussi un éclairage sur ce sujet.
02:31Serge Fiderbouche, haut fonctionnaire, qui connaît bien la justice aussi.
02:36Monsieur Guénaud, Antoine de son prénom, bonjour.
02:40Et Philippe Pascault, meilleur de conscience.
02:43Oui, entre autres.
02:44Entre autres.
02:45Allez, on se retrouve dans quelques secondes, en n'oubliant pas une chose, chers amis.
02:50C'est si vous aimez cette émission, s'il vous plaît, le petit pouce.
02:54Ça nous fait remonter dans les classements.
02:56Et c'est une bonne manière de soutenir TV Liberté.
02:59À tout de suite.
03:03Alors, le premier sujet, c'est le G7.
03:05Ce club des puissants d'hier, un club créé en 75, est-ce qu'il a sa place dans le
03:12monde d'aujourd'hui et encore plus dans le monde que l'on voit arriver ?
03:17En même temps, il y a le footer de souk en chef qui s'appelle Donald Trump, qui joue les
03:24cow-boys.
03:25Est-ce que les grandes puissances ont besoin de dialoguer avec lui au milieu ?
03:31Et puis, le troisième sujet dont on va débattre, c'est les BRICS.
03:37Est-ce que finalement, les BRICS, qui représentent un petit peu plus de PIB mondial, sont plus représentatifs ?
03:44Voilà.
03:45Et je lance sur le sujet Philippe Pascault.
03:47Moi, c'est très simple.
03:49Le G7, c'est encore une daube de plus, qui nous coûte très très cher, qui ne sert à rien,
03:55qui ne sert même plus à communiquer,
03:56parce qu'on est tellement lassé par les turpitudes communicatives de tous ces gens-là,
04:01que je me demande vraiment à quoi ça sert qu'ils le fassent, si ce n'est déplacer du monde,
04:05déplacer des avions, dépenser du pognon,
04:07faire travailler des restaurateurs et qu'ils fassent une bonne bouffe ensemble pour dire n'importe quoi.
04:11Mobiliser 15 forces de l'ordre.
04:13Oui, plus en plus que mobiliser les forces de l'ordre.
04:16Ça ne sert pas que les gens se voient, que les dirigeants des grandes puissances se voient ?
04:19Aujourd'hui, je suis désolé, il y a un truc qui s'appelle les visios.
04:23Est-ce qu'il y a vraiment besoin de déplacer des avions entiers ?
04:25Est-ce qu'il y a vraiment besoin de déplacer tous les communicants qu'il y a derrière eux ?
04:29Parce qu'ils ne viennent pas tout seuls.
04:30Quand tu vois un Trump, c'est 15 bagnoles, c'est 50 000 agences, tu vois, ça va très vite.
04:36Et s'ils ont quelque chose à se dire, ils se téléphonent.
04:38Ils savent bien se téléphoner pour redire des conneries.
04:40Mais ils le font, ça n'empêche pas.
04:43Et les visios, ils en font régulièrement.
04:45Moi, il me semble que dans la vie, moi, je pratique la visio.
04:50Quand je vois quelqu'un et qu'il y a du sanguin, ça change les choses, non ?
04:54Mais sauf que les dés sont pipés.
04:57Quand tu vois un type comme Trump, il est venu là-dedans uniquement pour se faire voir,
05:00pour se vanter et pour dire qu'il a signé un accord de paix, qu'il ne veut rien dire.
05:04Moi, je rigole.
05:05Quand tu vois M. Macron, quand Mme Macron, qui était en photo au milieu des chefs d'État,
05:11je n'ai pas compris ça non plus.
05:12Mme Macron, elle était surtout là.
05:15Et d'ailleurs, on peut déplorer qu'une femme soit là uniquement pour s'occuper des femmes des dirigeants.
05:19C'est un petit peu...
05:21Et puis, ça nous coûte encore un million de dingue !
05:24C'est l'ancien régime.
05:25Mais bon, je fais leur bouche.
05:26Je fais leur bouche pour notre regard sur le G7.
05:28Je ne suis pas tout à fait d'accord.
05:29C'est-à-dire que c'est vrai que celui-là ne sert à rien, comme la plupart de ceux
05:33qui l'ont précédé.
05:34C'est un exercice de com' et de narcissisme collectif.
05:38Cela étant, la dernière fois que ça a été utile, ça l'a vraiment été, c'était en 2008, au
05:41moment de la crise des subprimes.
05:43Et là, il y a quelque chose, malgré tout, qui ne se résume pas à des réunions visio, de tout
05:49ce qu'on veut.
05:50C'est quand même les dynamiques collectives qu'il peut y avoir quand 4 ou 5 gars sont dans la
05:54même pièce,
05:55avec simplement leur cher pas, donc avec une confidentialité absolue et totale,
05:58et qu'ils ont de la spontanéité et qu'ils peuvent interagir les uns avec les autres.
06:03Et il y a quelque chose dans la dynamique de groupe qui, heureusement, échappe encore aux écrans et aux réseaux.
06:09Et on le sent bien, de toute façon, même dans nos relations personnelles,
06:13quand on a effectivement des déjeuners, des dîners avec des vieux copains,
06:16ou des choses comme ça, qu'on discute politique.
06:18Il y a quelque chose qui émane de l'être humain encore,
06:22qu'on ressent la capacité à sentir quand il y a quelque chose, un loup,
06:26une espèce de dissimulation, une gêne qui ne correspond pas au discours officiel.
06:29Parce que ces gars-là, bon, ils ne sont pas forcément, personnellement,
06:33tout à fait convaincus de la ligne politique que leur entourage leur suggère.
06:38Et donc, bon, il peut se produire des choses.
06:40Et en 2008, c'est exactement ce qui s'est produit.
06:42C'est un de mes copains qui était cher pas de Sarkozy à l'époque.
06:46Bon, il a vraiment, c'est un mec exceptionnellement solide,
06:51il a vraiment joué un rôle considérable, considérable,
06:54comme le cher Pat Sarkozy.
06:55Et il a, bon, j'en ai pas mal discuté avec lui,
06:58bon, ça a évité le pire en 2008.
07:00Parce que le système était complètement débandé.
07:03Et puis, il n'y avait plus de...
07:04Enfin, chacun jouait dans son camp.
07:06Et donc, ils ont évité la faillite collectif.
07:07Ils ont réussi à convaincre Ben Bernanke,
07:09qui était le président de la Fed,
07:11de ne pas laisser tomber tout le système bancaire.
07:13Enfin, bon, ça s'est joué à pas grand-chose.
07:15Donc, il peut y avoir une certaine utilité,
07:17mais ça a une utilité, finalement,
07:18il ne faudrait pas les réunir de manière presque cyclique,
07:21avec un agenda comme ça.
07:22Il faudrait les réunir en cas de crise, quoi.
07:24Bon, voilà, un peu comme le Conseil de sécurité,
07:26mais élargi avec plus de liberté,
07:27parce qu'on est d'accord sur l'essentiel
07:29et qu'il n'y a pas les emmerdeurs, bon...
07:31Quoique c'est le cas.
07:31Pas tenté.
07:33Comment ça...
07:33Juste une petite précision.
07:34Le G7, c'est les chefs d'État qui sont autour d'une table,
07:38une cabine de traduction,
07:39et le Sherpa,
07:41c'est-à-dire celui qui a préparé le sommet,
07:42et c'est tout.
07:44Dans la salle, il n'y a que ces gens-là.
07:46Ce qui n'est pas l'aéropage habituel
07:48de tous les conseillers.
07:50Ça change sans doute quelque chose,
07:52pour aller dans le sens de...
07:54Jean-Pierre Colombiès.
07:56Très rapidement.
07:57Serge dit que ça ne sert à rien.
07:58Ça a servi que pendant 2008.
08:00Mais est-ce que la crise de l'Iran
08:03et la crise économique consécutive
08:05n'est pas un élément fédérateur
08:09aussi fort que la crise de 2008 ?
08:11Pour moi, en tout cas, ça le justifie de ce point de vue-là.
08:13Après, est-ce que c'est utile ou pas ?
08:14Je rejoins ce qui a été dit tout à l'heure
08:16sur la force symbolique de ce genre de réunion.
08:18Et elle est d'autant plus symbolique
08:19quand il manque des gens,
08:20lorsqu'il manque des interlocuteurs.
08:22Et pour moi, dès lors que vous n'avez pas
08:23Vladimir Poutine autour de la table,
08:25ce G7 ne sert strictement à rien.
08:27Mais il n'est pas dans le G7.
08:28Rappelons que l'économie russe
08:32est toute petite, en tout cas officiellement.
08:34C'est au niveau de l'Espagne.
08:36L'Espagne n'est pas dans le G7.
08:37Ça ne s'appelle plus un G7 dans ces cas-là.
08:39La Russie, c'est moins que le Texas.
08:41C'est ça, la Russie, c'est moins que le Texas.
08:43C'est frappant, quand même.
08:45C'est moins que la Californie, à fortiori.
08:47Par contre, Franck, je ne peux pas te laisser dire.
08:50C'est pas grave.
08:50Philippe Pasco, Jean-Pierre.
08:52Jean-Pierre, on revient vers vous.
08:54Ce n'est pas exact ce que tu viens de dire.
08:56Parce que, ok, le Sherpa,
08:58les sept mecs qui sont là, il n'y a personne d'autre.
08:59Il semblait que c'était que ça.
09:00Oui, dans le premier cercle.
09:02Et moi, qui ai fait un peu de politique pendant 25 ans,
09:04c'est vrai qu'il n'y a pas que le premier cercle,
09:05qu'il y a tout ce qu'il y a, les bureaux autour.
09:07Bien sûr.
09:07Quand tu ne les vois que discuter,
09:10soit disant discuter,
09:12tout autour, il y a tout un aérapage de mecs
09:14qui se réunissent entre eux.
09:15Mais qui ne sont pas présents dans la...
09:16Oui, mais ce n'est pas un problème.
09:17Absolument.
09:18Après, c'est les résultats.
09:18Bien sûr.
09:19C'est les résultats, c'est les magouilles.
09:20Bien sûr.
09:21C'est les transactions qui se passent dans les couloirs.
09:24D'accord.
09:24Qui sont aussi importantes,
09:26voire plus des fois,
09:27que ce qui se passe à l'intérieur du cénacle.
09:30Donc, il ne faut pas dire qu'ils sont tout seuls,
09:31qu'il n'y a personne d'autre.
09:32Au contraire, il y a plein de monde dans cette...
09:33Pardon, je persiste.
09:34Dans la grande salle,
09:35ils sont tous à l'intérieur du cénacle.
09:35Oui, mais ça ne sert à rien.
09:37Mais ça ne sert à rien.
09:38Ce n'est pas là que ça se passe.
09:39Non, non.
09:40Ça peut se passer là, bien évidemment,
09:42parce que justement,
09:43il y a une immédiateté,
09:44il y a une relation personnelle
09:45qui peut se créer.
09:46Et bon, alors...
09:47Ça ne se passe pas là.
09:48Si, si, si.
09:49Je voudrais simplement dire un truc.
09:50Quand tu prends l'exemple de Mélanie,
09:51par exemple, tu vois,
09:53elle a compris un truc que...
09:54Mélanie qui est présente
09:55puisque l'Italie fait partie du GSM.
09:57Elle a compris un truc
09:57que cette andouille de Macron
09:58n'a pas compris.
09:59C'est que les relations internationales,
10:00aujourd'hui,
10:01sont de plus en plus fondées
10:02sur des relations interpersonnelles.
10:03Et on la voit bien à ça.
10:05Elle l'a compris.
10:05Elle minode,
10:06elle fait du grain,
10:07elle lui fait de l'œil
10:08au gros Trump, etc.
10:09Bon, mais je suis persuadé
10:11que ça a des effets.
10:12Il ne faut pas s'imaginer.
10:13Bon, c'est des êtres
10:14de chair et d'os.
10:15Bon, ils pensent à la politique,
10:16ils pensent aux intérêts financiers,
10:17etc.
10:18Mais ils pensent aussi à leur égo.
10:19Ils sont gonflés
10:21d'adrénaline et d'hormones
10:23plus ou moins artificielles.
10:24Et ça, ça compte aussi.
10:26Bon, et les relations personnelles,
10:27aujourd'hui,
10:27on en revient à quelque chose
10:28qui existait avant 1914,
10:30d'une certaine manière.
10:31Il y a eu une espèce de parenthèse
10:33où il y avait plus de multilatéralisme.
10:36Bon, un peu nouveau.
10:38Mais avant 1914,
10:39et c'est un peu aussi pour ça,
10:41parce qu'ils n'ont plus réussi
10:41à se parler
10:42que ça a dégénéré à l'époque.
10:44Bon, c'était tous
10:45plus ou moins
10:45les petits-enfants de Victoria.
10:47Et ils se connaissaient.
10:48Et quand ça discutait,
10:49ça discutait, quoi.
10:50C'est très intéressant
10:51cette histoire sur Victoria.
10:52On pourra y revenir une fois.
10:53La fameuse grand-mère de l'Europe.
10:55Jean-Pierre Colombien,
10:56vous avez été coupé
10:57par ce malotru de Philippe Pascault.
10:59Et comment...
10:59Non, mais...
11:00Moi, je ne suis pas économiste.
11:01Donc, je ne vais pas...
11:03Je dirais...
11:04Comment dire ?
11:05Débattre sur les niveaux économiques
11:07de la...
11:08Enfin, ce qui détermine
11:09la représentativité
11:10des puissances
11:11au niveau économique.
11:13Mais...
11:13Enfin, on parle de quoi, là ?
11:15On parle de...
11:16Quand vous avez Trump
11:17qui convoque comme ça
11:18les représentants de l'Europe,
11:20des chefs d'État d'Europe
11:21dans son bureau
11:21et qui leur fait la leçon
11:23comme à un maître d'école,
11:24déjà, ça plante le décor.
11:25Premièrement.
11:26Mais ce n'est pas le cas.
11:27Le G7, c'est des égaux.
11:29Mais je reviens à ce que disais.
11:30On peut l'écrire des deux principes.
11:33C'est 10% de la population,
11:3530% du PIB.
11:36Ce n'est pas rien.
11:36Il faut arrêter de raisonner
11:38que comme ça,
11:38que de ce point de vue-là.
11:39D'accord.
11:40Moi, je veux bien
11:40que l'URSS ne représente rien
11:42par rapport à l'Espagne et au Texas.
11:43Ça, j'en dis ce qu'on vient pas.
11:44Je ne dis pas le contraire.
11:44Ce n'est pas ça.
11:45Non, non, mais je n'en dis simplement.
11:46Ce n'est pas rien le PIB.
11:46Ce n'est pas rien.
11:47Les 7, c'est les 7 premiers.
11:49Je répète, je persiste.
11:49Oui, oui.
11:50Les 7 premiers.
11:51Pardon, je suis étonné
11:52que vous ne parliez pas
11:52de la Chine et de l'Inde.
11:54Et aussi, mais bien évidemment.
11:55Parce qu'ils sont bien plus légitimes.
11:56Bien évidemment.
11:57Et c'est pour ça
11:58que cette notion
11:59d'échelle des valeurs
12:00en termes purement
12:01ou de PIB
12:02ou de niveau
12:05économique,
12:05globalement, on va dire,
12:06est toute relative
12:07et qu'elle perd son sens.
12:08On est dans le show.
12:09Alors peut-être que la valeur
12:10commune, c'est la démocratie
12:12par rapport à la Chine,
12:13la Russie.
12:15Vous avez une démocratie.
12:16Ça en France ?
12:17Oui, ça commence à se faire.
12:18Ça commence à se perdre.
12:19Les Etats-Unis, une démocratie
12:20avec deux partis
12:21et puis des élections
12:22qui sont plus ou moins traficotées.
12:23On le sait.
12:24Non, mais soyons sérieux
12:25deux secondes.
12:25Où est la réelle démocratie ?
12:26En tous les cas,
12:27ce n'est pas le parti unique
12:29chinois ou russe.
12:29Et nous, notre démocratie,
12:31elle a un sens aujourd'hui
12:32avec ce qui est en train
12:32de se passer avec la façon.
12:34Je ne sais pas à moi
12:37de répondre aussi.
12:37Je peux avoir mon sentiment
12:38en tant que citoyen
12:39qui met son bulletin d'électeur.
12:41Je suis désolé.
12:42Je me sens privé
12:42d'un véritable choix.
12:44C'est très imparfait
12:45mais certainement moins imparfait
12:46que Xi Jinping ou Poutine.
12:47Bien sûr.
12:48Bien évidemment.
12:49On est d'accord.
12:50On a encore la sécurité sociale.
12:52Il n'y a pas que ça.
12:53Il n'y a pas que ça.
12:54Il n'y a pas que ça.
12:55C'est autoritaire.
12:56C'est autoritaire
12:56mais ce n'est pas dictatorial
12:58ni totalitaire.
12:59C'était une boutade.
13:00Il y a une gradation.
13:01Il y a une gradation.
13:02Il n'existerait pas
13:03ni en Russie.
13:04ni en Russie.
13:05On est bien d'accord.
13:06Antoine Guénaud,
13:07il y a un sujet
13:08que j'ai mis dans le lancement.
13:10C'est les BRICS.
13:12Oui, bien sûr.
13:12Donc un ensemble de pays
13:15qui est contre la dollarisation
13:17qui représente d'ailleurs
13:18plus de PIB
13:19et plus de population.
13:21Est-ce que ça,
13:22c'est quelque chose
13:23qui vous parle plus que le G7 ?
13:24De toute façon,
13:26le G7 n'a plus d'intérêt aujourd'hui.
13:27Ce serait plutôt déjà le G20
13:29là où il y a la Chine justement
13:31et l'Inde et certains BRICS.
13:33D'une,
13:33il y a beaucoup de relations bilatérales
13:34aujourd'hui qui se font.
13:35Il y a un multilatéralisme
13:36qui se recrée de fait.
13:38Donc il y a surtout
13:39le G20 et les relations bilatérales.
13:41Deuxièmement,
13:42le G7, si,
13:42il a une utilité.
13:43Il a une utilité très simple.
13:44C'est la grand messe
13:45de l'Occident néolibéral.
13:46C'est la célébration,
13:48c'est la cérémonie
13:48de l'échange de pied.
13:49Vous parlez du G20
13:50par rapport au G7.
13:51Rappelez-nous ce qu'il y a
13:52dans le G20
13:52parce que moi,
13:53j'ai oublié.
13:53Je vais dire,
13:54c'est la même chose
13:54que le G20 met
13:55avec plus de monde.
13:56Sauf que là,
13:57le G7 est plutôt,
13:58du coup,
13:58forcément,
13:59comme c'est une grand messe
13:59de l'Occident néolibéral,
14:02on va imposer
14:03l'agenda néolibéral américain.
14:04Et le G20,
14:05il y a des bris
14:07qui ne sont pas forcément
14:08néolibéraux.
14:09Après,
14:09on ne va pas dire
14:09qu'ils sont...
14:10Dans le G20,
14:10il y a la Chine,
14:11j'ai oublié.
14:11Il y a la Chine,
14:11bien sûr.
14:12Il y a la Chine,
14:12l'Inde,
14:13Vous pensez que c'est
14:15une assemblée
14:15qui est plus intéressante
14:17ou plus opérationnelle ?
14:19Opérationnelle,
14:19j'en sais rien.
14:19C'est en tout cas
14:20plus de débats que
14:21Trump qui vient
14:22et l'intendant se suit.
14:23Parce que c'est un petit peu ça,
14:24De toute manière,
14:25dans tous ces G7,
14:26ils ne font jamais
14:28ce qu'ils ont dit.
14:30Et ils ne font jamais
14:31ce qu'ils ont dit
14:31et ils ne disent jamais
14:32ce qu'ils font.
14:33Moi, ça ne sert à rien.
14:34À quoi ça sert
14:35des gens qui se réunissent
14:35qui font des grandes déclarations
14:37qui, quand ils rentrent
14:38chez eux,
14:38font exactement le contraire ?
14:39Donc, à un moment donné,
14:40il faut arrêter
14:40de croire que ces gens-là,
14:41un, disent les vérités...
14:42Il n'y a pas une notion
14:42de prise de parole
14:43d'engagement
14:44devant les autres,
14:45devant l'Union mondiale.
14:47Je suis naïf, Philippe.
14:48Depuis plusieurs décennies,
14:50quel que soit le pays
14:51que je regarde,
14:52je m'aperçois
14:52que tous les dirigeants
14:54mentent à leur peuple.
14:56Mentent à leur peuple.
14:57Donc, ça va, quoi.
14:57Ça suffit.
14:58Les premiers ne sont pas
14:59ils perdent les élections,
15:00donc ils ont quand même
15:00intérêt à mentir.
15:01Oui, oui.
15:03Pour moi,
15:04ce n'est pas une bonne réflexion,
15:05ça.
15:06Mentir pour gagner les élections...
15:07C'est la réalité,
15:08c'est ça, la politique.
15:09C'est un constat, quand même,
15:10non ?
15:10C'est un constat que je fais,
15:11mais ce n'est pas
15:12forcément un constat
15:13que j'approuve.
15:14Et d'ailleurs,
15:15il faut le dire,
15:16mais il faut le dire.
15:17C'est pas propre aux démocraties.
15:18Bon, un gouvernant,
15:20ben non,
15:21c'est pas propre aux démocraties.
15:21Le Jules César,
15:22aujourd'hui,
15:23c'est quelqu'un qui ment
15:24pour trouver la paix sociale
15:26ou éliminer les gens
15:27qui l'emmerdent.
15:28Excuse-moi de ne pas
15:29m'en contenter.
15:29Excuse-moi de ne pas
15:30m'en contenter.
15:31Entendu, mais là,
15:31c'est une posture morale.
15:33C'est pas une posture politique.
15:39Excuse-moi de ne pas être d'accord
15:40qu'ils soient propres.
15:41Des élus qui ne te mentent pas.
15:42Des élus qui disent
15:43ce qu'ils font
15:43et qui font ce qu'ils disent.
15:44Et malheureusement,
15:45quel que soit le pays,
15:46on en a de moins en moins.
15:47Qui a été élu
15:48sur ces fondamentaux
15:50de franchise,
15:52de réalité de la situation ?
15:53Aucun.
15:54Personne.
15:55Depuis Mitterrand,
15:55depuis avant, aucun.
15:57Peut-être, peut-être,
15:58je ne vais pas avant,
15:58peut-être le général de Gaulle.
15:59Et encore,
16:00parce que quand tu fouilles
16:00un petit peu derrière
16:01la carapace...
16:02Pardon, le général de Gaulle,
16:04je vous ai compris.
16:05Quand tu fouilles un peu
16:06derrière la carapace,
16:07il y a pas mal de choses
16:10et de la raison d'État.
16:12Donc aucun, aucun.
16:14Il avait compris
16:15son point de vue.
16:16C'était sans doute vrai.
16:17La fin référendum après.
16:18C'était mort en Algérie
16:19pour la présence française
16:20et que, bon, voilà,
16:22les pieds noirs reviennent.
16:23On est d'accord,
16:24je ne le défends pas,
16:24mais c'est vraiment le seul
16:25qui a démissionné
16:26une fois qu'il a eu
16:27le désaccord de...
16:29Il est en fin de course.
16:30Clairement,
16:31une hauteur de vue
16:32supérieure à tous les autres.
16:33Il avait envie de se barrer,
16:34c'est sûr.
16:34C'est le seul.
16:34Il a provoqué lui-même
16:36le clash
16:36qui a permis
16:37que ça se discute.
16:38Ça se discute, ça.
16:39Ça se discute, hein.
16:40Mais là, le G7,
16:41le G7, c'est un repère de menteur.
16:44C'est tout.
16:44Ah oui, mais c'est la politique.
16:45Eh bien non,
16:45c'est pas la politique.
16:46Pour moi, c'est pas ça.
16:47Et pourtant,
16:47ça a servi, le G7.
16:48Le gouvernement...
16:50Quelle est la raison ?
16:52Il y a toujours un petit...
16:52La naïveté à son âge.
16:53Quelle est la raison
16:56de la création du G7 ?
16:58Qui d'ailleurs,
16:58je crois, à l'époque,
16:59était plutôt un G6.
17:00Je peux vous le dire, moi.
17:01C'était la crise...
17:02On voit la date.
17:03Pétrolière.
17:03Oui, bien sûr.
17:04Mais on voit la date.
17:05Puisqu'il a été créé en 75.
17:07Quand on voit 75 qu'est-ce que c'est en France,
17:08en 75,
17:09il n'y a plus le général de Gaulle,
17:10il n'y a plus Pompidou.
17:11C'est jusqu'à...
17:12Je suis désolé,
17:13la création du G7
17:13est liée aussi
17:15à la vassalité de l'Occident
17:17envers les Américains.
17:18C'est tout.
17:19C'est une réunion des vassaux.
17:21Je pourrais...
17:23Si on ne croit pas
17:23à la vassalité, forcément.
17:25Si c'était produit,
17:25c'est qu'il y avait
17:26la crise pétrolière.
17:27C'est tout.
17:27Il y avait la crise pétrolière,
17:28mais il y avait aussi
17:29quelque chose d'extrêmement important
17:31qui s'était produit avant.
17:32C'était la fin de Bretton Woods
17:33en 72.
17:34Et donc,
17:34tout le système qui régissait...
17:36Bretton Woods,
17:37c'était la parité dollar et or.
17:38Le fixe entre le dollar et l'or
17:40à 35 dollars l'once.
17:42Et donc,
17:43dollar is as good as gold.
17:45Si vous avez du dollar,
17:46c'était comme si vous aviez de l'or.
17:47Et donc,
17:48tout ça,
17:49ça a volé en éclats
17:50à l'initiative
17:50de Nixon et Kissinger.
17:52Et donc,
17:53parce que c'était devenu ingérable
17:55pour l'économie américaine.
17:57Et donc,
17:57qu'est-ce qui s'est passé ?
17:58C'était de grosses contraintes
17:59pour l'économie américaine.
18:00Évidemment.
18:01Ils assuraient le rôle
18:03d'un banquier de dernier ressort.
18:04C'est-à-dire que si tu avais...
18:06Tu échangeais du dollar,
18:07par exemple,
18:08tu étais français,
18:08tu échangeais,
18:09tu recevais du dollar d'un chinois,
18:10tu allais le porter au trésor américain
18:12et te refilais de l'or,
18:13en théorie.
18:14Alors,
18:14ils ne pouvaient pas.
18:16Mais c'était déjà
18:16un des premiers faits
18:17du multilatéralisme économique
18:18et un signe évident
18:20du début
18:21d'un affaiblissement
18:22des États-Unis.
18:22Donc ça,
18:23c'est la une des raisons
18:25de la création du G7.
18:25La raison principale,
18:26il fallait quand même
18:26une enceinte,
18:27une enceinte,
18:28si tu veux,
18:28où ces mecs-là discutent.
18:30Parce que les sujets principaux
18:32abordés au départ
18:33étaient des sujets économiques
18:34et financiers et monétaires.
18:35Bon.
18:36Voilà.
18:36Et donc,
18:37ça a été ça,
18:38quand même,
18:39l'origine de la chose.
18:40Alors,
18:41évidemment,
18:41aujourd'hui,
18:42on va peut-être parler des BRICS.
18:43Est-ce que j'ai le temps
18:44de parler encore ?
18:44Non,
18:45mais je voudrais justement
18:46qu'on parle des BRICS.
18:47Pardon,
18:48mais Serge.
18:48Je suis un suspecté.
18:50Non,
18:50Serge,
18:50vous n'êtes pas le seul.
18:51Serge,
18:52vous n'êtes pas le seul,
18:52surtout.
18:53Moi,
18:54ça m'intéresse
18:54de mettre en comparaison
18:56les BRICS
18:57avec le G7.
18:59Alors,
19:00rappelons que dans les BRICS,
19:01il y a dix membres,
19:02cinq fondateurs,
19:03Brésil,
19:04Russie,
19:05Inde,
19:05Chine,
19:06Afrique du Sud.
19:08Il y a au moins
19:09deux dictatures
19:10en leur sein.
19:11Et puis maintenant,
19:12il y a cinq nouveaux membres,
19:14l'Iran,
19:15l'Égypte,
19:16Une démocratie aussi.
19:17L'Éthiopie,
19:18l'Émirat arabe uni
19:20et un des membres
19:21qui aimeraient bien rentrer,
19:22l'Arabie saoudite
19:23et l'Argentine
19:24qui finalement
19:24n'y rentrera pas.
19:26Pardon,
19:27est-ce que quand on met
19:28en balance l'un
19:29par rapport à l'autre,
19:30est-ce que d'un seul coup,
19:30le G7,
19:31il n'est pas un peu plus
19:33attractif ?
19:34Il est un peu mieux habillé.
19:35Oui,
19:36mais c'est tout.
19:37Il est de façon
19:39communiquante
19:39plus démocratique.
19:41Mais en fin de compte,
19:43quand on analyse vraiment,
19:44comme moi je le fais
19:45à travers mes livres,
19:46les ripoux à droite,
19:47les ripoux à gauche,
19:48les ripoux d'un pays,
19:49les ripoux,
19:49il y en a partout.
19:50Mais il y en a qui portent
19:52un beau costume
19:52et il y en a qui sont en penaille,
19:54en dépenaillés,
19:55c'est tout.
19:56Les Indiens ne sont pas dépenaillés,
19:57c'est la première population mondiale
20:00maintenant devant la Chine
20:02et pas encore
20:03la deuxième économie mondiale,
20:04mais au moins la troisième.
20:05Mais j'y étais il n'y a pas longtemps,
20:06je peux dire que le peuple...
20:07Ah bien sûr.
20:08Je parle du peuple moi,
20:09d'accord,
20:10pas des dirigeants.
20:10D'accord, d'accord,
20:11bien sûr.
20:11Je parle du peuple moi.
20:12L'Inde,
20:12c'est un pays de contraste
20:14extraordinaire.
20:15C'est-à-dire qu'en Inde,
20:17il y a 50 ans,
20:18il y avait à peu près
20:18500 millions de pauvres,
20:20mais vraiment de pauvres
20:21dans le grand déduement.
20:22Aujourd'hui,
20:22il y a toujours 500 millions de pauvres,
20:23sauf qu'il y a
20:24à peu près un milliard
20:25de gens qui sont devenus
20:27entrés dans la classe moyenne.
20:29C'est ça.
20:29Mais il y a donc,
20:30quand tu vas à Delhi,
20:31effectivement,
20:32t'as des cartes.
20:32Comme en Russie,
20:33comme en France,
20:34comme en Iran,
20:36comme etc.
20:36où t'as quelques personnes...
20:37Bon, la pauvreté en Inde
20:38est quand même
20:38une pauvreté
20:39bien plus féroce
20:41qu'en France.
20:42Dans tous ces pays,
20:43y compris la nôtre,
20:44il y a quelques personnes
20:45qui deviennent
20:45de plus en plus riches,
20:46je dis bien
20:47de plus en plus riches,
20:48et le reste des populations
20:49qui deviennent
20:50de plus en plus pauvres.
20:50Non, ça c'est complètement faux.
20:51Ce n'est pas quelques personnes
20:52qui deviennent
20:53de plus en plus riches.
20:53Il y a des gens,
20:54effectivement,
20:54qui s'enrichissent,
20:55mais il y a aussi
20:55une classe moyenne
20:56qui a émergé en Chine
20:57ou en Inde,
20:57qui est d'ailleurs
20:58le socle de leur pouvoir.
20:59C'est toujours une petite classe moyenne.
21:00Si le parti communiste chinois
21:01arrive à se faire
21:03obéir des Français,
21:04c'est parce que
21:04la majorité des Chinois
21:05en ont bénéficié.
21:06Pour que quelques personnes
21:06deviennent traitées riches,
21:08il faut quelque part
21:08une petite classe moyenne
21:09qui commence l'université.
21:10Philippe,
21:11vous ne parlez pas
21:12de la même chose.
21:13Vous vous parlez
21:14des super riches
21:15et Serge parle
21:17de l'émergence
21:18d'une classe moyenne
21:19qui est le socle,
21:20le soutien d'un pouvoir,
21:21qui est d'ailleurs
21:21la même chose en France.
21:22C'est ce que je suis en train de dire.
21:23Ceux qui votent
21:25pour le pouvoir en France,
21:26c'est la France moyenne.
21:28Ceux qui font balancer
21:29les...
21:29Ceux qui vivent grâce à la dette
21:30en France
21:30et ils vivent grâce
21:31à l'industrie en Chine.
21:32Et ça, c'est un gros problème.
21:33Ceux qui ne veulent pas perdre
21:33leur petit avantage.
21:34Donc, ils sont obligés
21:36de soutenir les super riches.
21:37Comme quelque part
21:38un élu qui est ripoux,
21:39il y a autour de lui
21:40un certain nombre de personnes
21:41qui reçoivent les miettes,
21:42etc.,
21:42et qui continuent
21:43à faire vivre l'élu ripoux.
21:45J'entends bien.
21:46On peut voir ça d'un côté...
21:47Ce sera votre dernier mot.
21:48On peut voir ça
21:49sur le côté internationaliste aussi,
21:50dans le sens où
21:51il y a une classe moyenne
21:52qui se développe en Chine,
21:52oui, au détriment
21:53d'une classe moyenne française
21:54qui devient de plus en plus pauvre.
21:55Oui, ça c'est vrai aussi.
21:56Parce qu'on a des industrialisés.
21:56Ça, c'est vrai aussi.
21:57Voilà.
21:58Très bien.
21:59Écoutez, ce sera le mot de la fin.
22:00On vient juste d'arriver
22:01à la fin de notre segment de 20 minutes.
22:03On se retrouve dans quelques secondes
22:05pour le deuxième sujet,
22:06l'IANA et les dysfonctionnements
22:07de la justice.
22:08A tout de suite.
22:22Alors, l'affaire Liana.
22:25Nous voyons qu'un enfant meurt,
22:26que la France pleure.
22:28On a vu aussi que la justice tergiverse,
22:31c'est un peu sa spécialité.
22:34Moi, j'ai plusieurs questions
22:35que je voudrais mettre
22:35sur le tapis aujourd'hui.
22:36Il y a eu d'énormes hausses
22:39de la justice.
22:40Je voudrais savoir
22:41du budget de la justice.
22:42Je voudrais savoir
22:43où est passé l'argent.
22:45À quoi ça a servi ?
22:46Et est-ce qu'il a été fléché
22:48vers les bonnes directions ?
22:49Et puis, au-delà de l'émotion,
22:51est-ce que la mort d'un enfant,
22:53les violences faites aux enfants
22:55valent davantage
22:56que celles faites aux femmes
22:58ou celles faites aux personnes âgées ?
23:00Alors, je lance cette...
23:02C'est Serge Fédard-Bouche
23:03qui connaît bien les affaires de justice,
23:04qui va nous éclairer.
23:05Serge.
23:06Bien.
23:06Alors, le sujet est complexe,
23:08mais moi, ce que je pense,
23:09au fond des choses,
23:10c'est qu'on a un système judiciaire,
23:12aujourd'hui,
23:13qui est largement hérité
23:15de Napoléon,
23:16qui avait lui-même repris
23:17pas mal d'éléments
23:18de l'Ancien Régime.
23:19Sur les fondamentaux,
23:20ça n'a pas vraiment évolué.
23:21Donc, on a un truc
23:22qui a 200 ans, 250 ans.
23:25Et ça ne marche plus.
23:26Ça ne marche plus
23:27parce que le fond du problème,
23:29c'est qu'il y a des règles
23:29de procédure,
23:30dans tous les domaines,
23:31aussi bien au civil,
23:32qu'au pénal,
23:32que dans le droit administratif,
23:33qui sont beaucoup trop lourdes
23:35par rapport aux nécessités
23:36de l'économie contemporaine,
23:38de la vie contemporaine.
23:39Bon, on a des échanges
23:40de décrits,
23:43des commissions,
23:45des dates,
23:46dans tous les sens.
23:48Bon, enfin, tout ça
23:48est devenu complètement ubuesque.
23:50Et ça ne peut s'en sortir.
23:52Moi, ma suggestion,
23:54alors, elle heurte beaucoup
23:55les gens que je connais
23:56dans ce milieu-là,
23:57et j'en connais pas mal,
23:58mais ils se marraient,
23:59ils haussaient les épaules
24:00quand je leur disais ça.
24:01Mais ils haussent
24:03de moins en moins les épaules.
24:04Je pense qu'on ne pourra
24:05s'en sortir.
24:06Globalement, ensuite,
24:07l'affaire Liana,
24:08c'est juste une petite
24:09illustration en matière
24:11de répression pénale
24:12de la pédocrité.
24:14C'est l'efficacité au minimum.
24:15Oui, oui.
24:15Le problème,
24:16c'est qu'il faut
24:17que la société décide
24:19que, par exemple,
24:19toi ou Philippe,
24:21là, ça sera un peu plus dur
24:22quand même,
24:22mais bon,
24:23est apte à juger.
24:25Une fois qu'elle l'a décidé,
24:26éventuellement par des élections.
24:27Moi, je suis aussi
24:28pour l'élection des juges.
24:29Et la révocation...
24:30À l'américaine, en tout cas.
24:30À l'américaine.
24:31Et la révocation des mauvais.
24:32Bon, voilà.
24:33Mais, alors, évidemment,
24:34il faut que le gars, par exemple,
24:35ou la nana,
24:36elle est 50 ans ou moins,
24:38qu'elle a été avocat
24:38pendant 10 ou 20 ans
24:39ou qu'elle a exercé
24:40des fonctions importantes
24:41dans le monde de la justice
24:42et qu'elle a, bon, voilà,
24:43peu importe,
24:44des critères.
24:45Ensuite,
24:45la société considère
24:46que tu es apte à juger.
24:47Bon, ensuite,
24:48tu te mets au pied d'un arbre,
24:50comme Saint-Louis.
24:50Les mecs arrivent pour te dire,
24:52bon, voilà,
24:53c'est un con
24:53parce qu'il m'a volé
24:54dans le contrat, etc.
24:55Tu les écoutes
24:56et tu prends ta décision.
24:58Mais ça, c'est l'arbitrage.
24:59Non, non, non, non.
25:01Mais ça devrait être généralisé
25:03et ayant,
25:04contrairement à l'arbitrage
25:05qui, la plupart du temps,
25:07ne vient que parce que
25:08les deux parties s'entendent
25:09pour aller vers l'arbitre,
25:10il faudrait que ça soit obligatoire.
25:12C'est-à-dire qu'à partir du moment
25:13où la société a décidé
25:15qu'un individu est capable de juger,
25:17eh bien, on lui fait confiance.
25:18Il juge.
25:19Et s'il déconne trop,
25:20il peut être évoqué.
25:21Mais on ne peut pas
25:22s'en sortir autrement.
25:23Il y a trop de contentieux.
25:24Moi, je le vois dans différents domaines.
25:26La montée du contentieux est énorme.
25:27Tous les actes de la vie aujourd'hui
25:29sont sujets à contentieux.
25:30On est submergé dans la justice.
25:32Il n'y a pas d'autre solution.
25:33OK, merci.
25:34Alors, c'est très révolutionnaire.
25:36Oui, oui.
25:37On va revenir à quelque chose
25:38de plus prémitif.
25:39Jean-Pierre Colombiès,
25:40ancien policier,
25:41est submergé également
25:43par la procédure.
25:45Oui, j'ai fait 30 ans de PJ.
25:46Donc, je connais quand même
25:47suffisamment le sujet
25:48et surtout, malheureusement,
25:49son évolution.
25:50On ne peut pas dire...
25:51Le lien entre la PJ
25:51et la magistrature.
25:53C'est indissociable.
25:56L'interlocuteur number one
25:57d'un magistrat,
25:58c'est le corps de la PJ
26:00qu'on a supprimé,
26:02qu'on a purement et simplement
26:03rayé d'un tribunal.
26:03Et donc, quand vous entendez Serge,
26:05vous voyez lever les yeux au ciel ?
26:07Non, je ne leve pas les yeux au ciel
26:08par rapport à ce qu'il dit.
26:08Je suis entièrement d'accord
26:09sur le fait, sur un fait fondamental
26:11qui est l'effondrement d'un système
26:13et son inadéquation
26:15de plus en plus visible
26:16avec la société qui nous environne.
26:18On nous avait promis
26:19une justice 2.0.
26:20On a une justice
26:21qui est en fait totalement rétrograde.
26:22avec un alourdissement
26:25des process...
26:252 milliards de plus
26:26de budget annuel.
26:27Non, mais laissez-moi finir.
26:30Il va sortir son flingue.
26:32Non, mais j'ai fait ça
26:33pendant 34 ans.
26:34Excusez-moi.
26:35Essentiellement consacré
26:36à l'administration pénitentiaire.
26:38N'oublions pas
26:39qu'Éric Dupond-Moretti
26:40a augmenté de 6%
26:41les prestations
26:41aux avocats commis d'office
26:43et j'en passe et des meilleurs.
26:44Il y a une inadéquation totale
26:45dans l'attribution des budgets.
26:47Totale.
26:47On manque de magistrats.
26:48Ce n'est pas pour le plaisir
26:49que je dis ça.
26:49On est en décalage total,
26:51complet avec les pays
26:52qui nous environnent.
26:52Il y a tout simplement
26:54un changement de paradigme
26:56philosophique
26:56à opérer dans ce pays.
26:58Emmanuel Macron,
26:58comme ses prédécesseurs,
27:00se fiche éperdument
27:02de l'intérêt particulier.
27:03D'accord ?
27:04Ce qu'il défend,
27:04son cœur,
27:05son cœur,
27:06pas de métier,
27:07mais philosophique,
27:08c'est la défense de l'État.
27:09Pour revenir sur,
27:10effectivement,
27:11la création de la police
27:12entre guillemets moderne
27:13à partir de Napoléon
27:14qui crée le corps
27:16de la préfectorale
27:17et qui,
27:17avec Fouché,
27:18restera...
27:18Pas trop long,
27:19parce que...
27:19Non, mais ça va aller très vite.
27:20Ça va aller très vite.
27:21Nous avons les réformes
27:22pétainistes de 41
27:23qui structurent
27:24l'organisation moderne
27:25de la police
27:26et tout ça est fait pourquoi ?
27:28Pour contrôler le peuple.
27:29Parce que ces gens-là
27:30ont peur du peuple.
27:32Mais ce que propose Serge,
27:33c'est la parole au peuple.
27:34Non, mais je ne peux pas
27:35être d'accord.
27:35Je suis jugé apte.
27:36OK, pourquoi pas ?
27:37Ah, me mets au pied
27:38de mon chaîne ?
27:39Non, mais ça,
27:39ça, ce sera...
27:40Excuse-moi.
27:41Ça, ce sera pour moi
27:42un point de désaccord.
27:43On ne peut pas déléguer
27:43au peuple qui n'a pas
27:44la formation tout simplement
27:45pour cela.
27:46La maturité...
27:47On délègue au peuple
27:48le choix du président
27:49de la République
27:49qui est une brêle
27:50depuis une dizaine d'années.
27:51Non, mais ça,
27:51on est d'accord.
27:52C'est pas la même chose.
27:53C'est un métier
27:53de la sécurité publique.
27:55C'est lui le vrai chef
27:56de la justice.
27:57La police.
27:58Le rendu de la justice
27:58est une affaire de professionnel.
28:00Pourquoi ?
28:00Parce que c'est juste
28:01extrêmement complexe.
28:02Voilà.
28:03Pardon, c'est extrêmement complexe,
28:05extrêmement lourd.
28:06Je ne peux pas te suivre.
28:07Je ne demande pas
28:09la prétention
28:09d'écrire la vérité universelle.
28:11On n'est pas tous ensemble.
28:11Philippe Pasco.
28:12Oh la vache !
28:13Oui, je trouve surtout...
28:14Philippe Pasco.
28:15On a besoin de bon sens.
28:16C'est tout.
28:17Pour juger,
28:17on a besoin de bon sens.
28:18Alors après,
28:19ça aussi,
28:20il faut des procédures...
28:20Mais Fédard Bush,
28:21il ne dit pas le contraire.
28:22Non, mais Jean-Pierre
28:23dit le contraire.
28:23Et Tanguy sous son chaîche,
28:24il ne dit pas le contraire non plus.
28:25Je n'ai pas besoin...
28:27Je n'ai pas besoin...
28:27Au contraire.
28:29Je n'ai pas besoin au contraire.
28:30Et je trouve que c'est un tort
28:31parce que les excès
28:32ne sont toujours pas bons
28:33de juges et de machins
28:34trop professionnels
28:35parce qu'ils sont
28:36complètement déconnectés
28:37de la réalité du terrain.
28:40En plus,
28:41c'est vrai que
28:41à le simple bon sens...
28:42Alors après,
28:43ça se conjugue.
28:45Il y a des trucs
28:45où il faudrait
28:46plus s'étudier.
28:47Mais aujourd'hui,
28:48c'est vrai qu'on est noyé
28:49sous des procédures à la con.
28:50Aujourd'hui,
28:50tu insultes quelqu'un,
28:51tu as un procès.
28:52Avant,
28:53ça se terminait par une bagarre
28:54derrière l'église.
28:54La photo magistrat,
28:55c'est de la photo loi.
28:56Mais c'est la photo loi.
28:57Mais qui fait les lois ?
28:58C'est les députés.
28:58Oui, justement.
29:01Les gens qui votent les lois
29:02n'ont aucun intérêt
29:04à ce que la justice
29:04soit forte et intègre.
29:06Aucun intérêt.
29:07Puisque ça se retournerait
29:08contre eux.
29:09C'est vrai.
29:10C'est la raison pour la...
29:11Moi, je vois de plus en plus
29:13des lois qui sont votées,
29:14qui sont applicables au peuple,
29:16mais qui ne sont surtout pas
29:17applicables aux gens
29:18qui les ont fait voter.
29:20En même temps,
29:21l'argent et le temps consacré
29:22à l'affaire Sarkozy
29:24démontrent quand même
29:25que même les puissances
29:26se font rattraper.
29:26On a mis 30 ans.
29:27Mais tu rigoles,
29:28le confinant de 20 ans.
29:30Tibéry, 21 ans.
29:32Tibéry, 21 ans.
29:33Et condamné...
29:34Baladur, condamné
29:35à deux mois avec sursis
29:36au bénéfice de l'âge.
29:37Madame Dati,
29:39Madame Dati,
29:40combien de procès
29:41il devrait y avoir
29:41toujours jugé ?
29:43Présomption d'innocence.
29:44Fillon a été dégagé
29:45en 15 jours.
29:45Oui, mais la justice
29:47est à plusieurs vitesses.
29:48Mais tant que la justice
29:49ne sera pas réellement libre...
29:50Et c'est là où je suis d'accord
29:51qu'il faut peut-être les élire
29:52avec les effets perversaires,
29:54parce que quand tu veux être élu,
29:55après, tu es prêt à faire
29:56n'importe quoi
29:56pour continuer à être réélu.
29:57Mais ça, je peux dire
29:58que, par exemple,
29:58en matière de politique pénale
29:59ou de réaction
30:00qui nous emmerde aujourd'hui,
30:02si les mecs étaient élus,
30:02ils arriveraient
30:03avec un mandat
30:03beaucoup plus dur.
30:06On est d'accord.
30:06Je dis simplement
30:07qu'il faut des verrous,
30:08même sur une élection.
30:09C'est-à-dire qu'un mec,
30:09il a été élu une fois,
30:10puis après, il rentre chez lui.
30:11Parce que quand tu commences
30:12à ré...
30:12On peut donner un voire
30:13de révocation.
30:14Tu commences à rédire les mecs.
30:15Et on le voit aujourd'hui
30:16avec les élus.
30:16Ils sont prêts à faire n'importe quoi
30:17pour continuer à être élu
30:18et avoir les avantages.
30:20La justice,
30:20quand tu disais aujourd'hui...
30:21Ça, c'est votre côté
30:22aléphiste, hein ?
30:23On ne me parle pas
30:24de ces mecs-là.
30:25Il n'empêche que,
30:26dans certaines propositions,
30:28capacité à révoquer,
30:30l'imitation de la durée
30:31du combat...
30:31Mais le RIC,
30:32je suis d'accord.
30:33Mais ça, c'est du simple
30:34bon sens.
30:35C'est pas parce que
30:37c'est eux qu'ils n'ont pas
30:38des formules de bon sens
30:39à l'intérieur de ce qu'ils disent.
30:40Comme il y en a
30:41de l'autre côté aussi.
30:41Mais globalement,
30:42je ne suis pas pour...
30:43Je vais juste terminer
30:43par rapport au pognon.
30:45Il y a eu du pognon
30:46de verser, en plus,
30:47sur la justice,
30:48c'est vrai.
30:49Ça, c'est la communication
30:50qu'on nous fait.
30:51C'est la com, ça.
30:51Donc, la majorité du pognon
30:53a été affectée
30:53sur la pénitentiaire.
30:55Et aujourd'hui,
30:56même s'ils ont affecté
30:56le maximum du pognon
30:57sur la pénitentiaire,
30:58on est à 162%
30:59de taux d'occupation.
31:01de taux d'occupation.
31:02Et en plus,
31:03au lieu de traiter les causes,
31:04ils traitent les conséquences.
31:05Je le rappelle,
31:06et je l'ai dit à cette émission,
31:07que moi,
31:07j'ai sorti un papier
31:08sur une circulaire
31:09de M. Dupond-Mazerati.
31:12Vous voyez qui c'est,
31:13Dupond-Mazerati ?
31:13On voit.
31:14Et qui a envoyé
31:15à toutes les polices
31:16une circulaire
31:17en disant
31:18toutes les plaintes
31:18qui datent de plus d'un an et demi
31:19et que vous n'avez pas eu
31:20le temps de traiter,
31:20mettez-les au panier.
31:21Mais il n'y a pas eu que ça.
31:22C'est inadmissible.
31:23C'est-à-dire que non seulement
31:24on ne traite pas les causes,
31:25mais on jette à la poubelle
31:26les conséquences.
31:26Je vais prendre un exemple.
31:28La justice, aujourd'hui,
31:29n'est faite que pour les pauvres.
31:30Et encore,
31:31pour eux, les maltraités.
31:32Et pour les riches,
31:33la justice,
31:33elle ne sert à rien aujourd'hui.
31:34Mais c'est ce qu'ils veulent.
31:36Antoine,
31:37est-ce que...
31:37Alors, je vais vous poser
31:38une question personnelle.
31:39Est-ce que vous avez eu
31:40affaire à la justice ?
31:41Non, pas en tant que coupable.
31:42Oui.
31:42Ce n'est pas mon affaire.
31:44Mais en tant que cambriolé,
31:47pickpocketté
31:48ou victime d'une escroquerie.
31:49Non, non.
31:49J'ai eu la chance
31:50de ne pas avoir affaire.
31:51Pour le coup,
31:51j'ai eu la chance
31:52de ne pas avoir affaire à la justice.
31:53Moi, ce que je voudrais dire...
31:54J'ai deux choses à dire
31:55sur l'affaire Liana.
31:56Je ne vais pas rentrer
32:02common law
32:02et droits et droits civils.
32:03Mais merci de vous centrer
32:03sur Liana.
32:04Mais je veux vous centrer
32:05sur Liana.
32:05Moi, j'ai une chose
32:06à dire sur les moyens.
32:07Certainement qu'il y en a.
32:07Il y a eu une augmentation, etc.
32:09Le problème, c'est que moi,
32:09je vois qu'on a dépensé
32:1070 millions pour des centaures
32:11qu'on envoie sur des gilets jaunes
32:12et qu'on envoie sur des agriculteurs
32:13qui ne veulent pas
32:14détruire leur cheptel.
32:15Des centaures ?
32:16Les centaures,
32:18les...
32:18Voilà.
32:19C'est quand même
32:1970 millions pour ça
32:21et qu'on ne met pas ailleurs.
32:23Donc, il y a du pognon
32:24qu'on met au mauvais endroit.
32:25Pardon.
32:25Il y a du pognon
32:25qu'on met au mauvais endroit.
32:27Quatre juges pour Bruel ?
32:28Non, mais...
32:30Quatre juges pour Bruel,
32:31c'est du jamais vu.
32:3270 millions
32:32ou même un centaure de moins,
32:33c'est 700 000 euros.
32:35Combien ça fait,
32:35700 000 euros de magistrats,
32:37au-delà de magistrats d'ailleurs,
32:38combien ça fait
32:38de fonctionnaires de police
32:39pour cet accusé,
32:43disons présumé coupable
32:44pour l'instant,
32:45qui n'a pas été entendu
32:47sur une affaire précédente
32:48parce qu'ils n'ont pas eu le temps.
32:48Vous parlez du type
32:49qui aurait tué...
32:50Oui, le Barrella.
32:51Voilà, Barrella qui aurait tué...
32:54Personne, il n'a pas eu l'audition
32:55sur une affaire précédente.
32:57700 000 euros, c'est quoi ?
32:58Allez, disons 10, 15,
32:59je ne sais pas,
32:59fonctionnaires de police de plus.
33:01Ça aurait peut-être évité ça.
33:02C'est pour ça que je dis
33:03qu'il y a du pognon,
33:03mais on le met au mauvais endroit.
33:04Non, mais la question,
33:05c'est une question de priorité.
33:06Serge, est-ce que...
33:08Pardon, Serge et Jean-Pierre.
33:10Non, vas-y, vas-y.
33:12Serge, vous êtes policier,
33:13vous avez affaire à un Barrella.
33:15Qu'est-ce que vous faites
33:17face à un type pareil ?
33:18Je ferai beaucoup de choses,
33:19mais la loi me l'interdirait.
33:20Non, mais pour revenir sur l'affaire Liana,
33:22on va rester là-dessus, pardon.
33:24Il a mis le doigt
33:25sur quelque chose de fondamental,
33:26sur les moyens,
33:27l'affectation des moyens.
33:28Pourquoi je dis ça ?
33:28Et ça rejoint totalement Liana.
33:30On a, si on avait consacré
33:32sur la lutte des pervers sexuels
33:34ou des prédateurs potentiels,
33:36les moyens qu'on a consacrés
33:37à la traque des agitateurs
33:40selon les éléments de critères
33:42du gouvernement,
33:43on en serait par là...
33:44Là, vous parlez des gilets jaunes.
33:45Je parle des gilets jaunes,
33:46des manifestations
33:48contre la réforme des retraites,
33:49contre les agriculteurs.
33:50C'est-à-dire qu'il faut bien
33:51avoir conscience
33:53que les petits parquets de province,
33:55les brigades de gendarmerie
33:56de province, entre autres,
33:58dont la gestion de la criminalité
34:00a complètement évolué
34:01depuis ces 20 dernières années,
34:02ne sont pas en capacité
34:04de traiter toutes les affaires
34:06qu'ils ont sur leur bureau.
34:07Ils sont aux ordres ?
34:08Non, mais même,
34:09ils ont des centaines de dossiers
34:10déjà sous le coude.
34:11Ils sont aux ordres
34:12parce que,
34:12contrairement à ce qu'a dit
34:13Gérald Darmanin,
34:14qui n'aurait pas...
34:15D'ailleurs, il faudrait y venir.
34:17Pour moi, il ne doit pas démissionner.
34:18Mais qui n'aurait surtout
34:19jamais dû être nommé.
34:21Les priorités sont fixées
34:23par le gouvernement
34:24directement au point
34:25qui peut dire ce qu'il veut.
34:26Les procureurs de secteur
34:27ont des instructions
34:28qui leur sont retransmis
34:29par la chancéerie
34:30sur ordre du politique.
34:32Donc ça, c'est de la pantomime.
34:33C'est du mensonge à la Macron.
34:35D'accord ?
34:35Alors, OK.
34:36Je vais faire un petit tour,
34:37peut-être, de table.
34:38Deux sujets.
34:40La démission de Darmanin.
34:41Est-ce que Darmanin
34:42doit s'en aller
34:43en tant que ministre de la Justice
34:45pour avoir failli ?
34:46Autrement dit,
34:47est-ce qu'il paye pour les autres ?
34:48Premier sujet.
34:49Deuxième sujet,
34:50doit-il y avoir...
34:51OK.
34:51Doit-il y avoir une hiérarchie ?
34:53Et on doit,
34:53pour le moment,
34:55prioriser
34:55les enfants abusés,
34:57violés,
34:58victimes d'assets intrafamiliats,
35:00ou le trafic de drogue,
35:01ou les dames assassinées
35:03à coups de perceuse
35:04dont on parlait
35:05pour préparer les...
35:06La priorité du gouvernement,
35:07aujourd'hui,
35:07c'est la communication.
35:08Donc, si jamais il y a
35:09beaucoup de communication,
35:10la priorité,
35:10ça va être la drogue.
35:11S'il y a beaucoup de communication,
35:13la priorité,
35:14c'est être la petite...
35:14Darmanin, déjà,
35:16il reste en pause ?
35:16Alors, il n'aurait pas
35:17dû être nommé, déjà.
35:18D'accord.
35:18Mais maintenant qu'il y est...
35:20Vous savez, moi,
35:20je ne suis pas le censeur
35:23à posteriori.
35:24D'accord.
35:24Donc, c'est trop facile
35:25de juger un coupable
35:25parce que si on fait virer Darmanin,
35:27il faut qu'on vire le gendarme
35:27qui n'a pas pris la teinte,
35:28il faut qu'on vire le gendarme
35:29et qui la nénette a téléphoné
35:30et qui a dit
35:31si vous continuez de nous appeler,
35:32on va porter bien contre nous.
35:33Donc, si on vire le responsable,
35:34il faut virer ceux
35:34qui sont en dessous aussi.
35:35Et là, on ne s'en sort plus.
35:37Moi, j'aurais simplement
35:38qu'il y ait plus de moyens
35:40réels pour la justice.
35:41C'est aussi simple que ça.
35:42Pardon, Philippe.
35:42Le temps de former un magistrat
35:45à l'école de Bordeaux,
35:46c'est 5 ans, 10 ans ?
35:47Et alors ?
35:48C'est-à-dire que...
35:49Et si on commence aujourd'hui ?
35:502 ans et demi.
35:512 ans et demi.
35:51Si on commence aujourd'hui,
35:52dans 2 ans et demi,
35:53ça ira mieux.
35:53C'est tout.
35:54Mais on ne commence même pas aujourd'hui.
35:55Mais en moyen égo,
35:56est-ce qu'on doit faire le tri
35:57ou est-ce que c'est celui qui...
35:59Le principe même de l'école
36:00de la magistrature
36:01est une connerie
36:02parce que, bon,
36:02prendre des espèces de gamins
36:04sur les bancs de l'école
36:05et puis en faire des juges à vie,
36:06c'est complètement stupide.
36:08Les juges,
36:08comme je le suggère au départ,
36:09ça devrait être des gens
36:10qui ont une expérience professionnelle,
36:11une vie professionnelle antérieure.
36:13Et par exemple...
36:13Pour l'expérience, oui.
36:14Voilà.
36:14Dans la justice commerciale,
36:16le prud'hommage...
36:17Ça devrait être...
36:18Ça devrait être...
36:19Pas tous ensemble.
36:20Pas tous ensemble.
36:20Ce qui se faisait
36:21il y a encore quelques temps.
36:22Bien sûr.
36:22Alors, c'est qu'il se refait
36:23parfois marginalement,
36:24mais pas suffisamment.
36:25Quand on avait fait 10 ans
36:25ou 15 ans...
36:26Et marginalement,
36:27vous dites que ça,
36:27c'est pour les histoires
36:29d'arbitrage, souvent.
36:29Oui, oui, souvent.
36:30Oui, il y a certains domaines,
36:31effectivement,
36:32ou même dans les prud'hommes,
36:33où il y a des patrons,
36:35des...
36:36Bon, voilà.
36:36Mais souvent...
36:37La justice commerciale est différente.
36:38Quant à Darmanin,
36:39quant à Darmanin,
36:40bon...
36:42Le fusible,
36:43c'est pas forcément
36:44une bonne chose
36:44parce que ça sera infusible.
36:45Moi, je pense que Liana,
36:47il n'en avait évidemment
36:48jamais entendu parler.
36:49Il a découvert
36:50tous ces trucs-là
36:50en même temps que vous,
36:52pratiquement à la radio
36:52ou à la télé.
36:53Mais donc,
36:54ça sera infusible.
36:55Et le problème du fusible,
36:56c'est qu'on se dit...
36:57On est partagé
36:57parce qu'on se dit
36:58c'est bien qu'il y en a
36:59qui morfent de temps en temps
37:00mais il ne faut pas que lui
37:01parce que sinon,
37:02il n'y a pas assez grand...
37:03Le grand problème
37:03de la politique
37:04et de l'administration.
37:05Et de l'administration.
37:07C'est un des grands problèmes
37:09de l'administration en France.
37:11De l'administration en France,
37:12les fonctionnaires
37:13qui ont failli
37:14ou qui sont incompétents
37:15dans les politiques
37:16ne sont pas suffisamment sanctionnés
37:18contrairement aux privés.
37:19Tout à fait, oui.
37:20Donc ça,
37:20ça serait pas mal qu'il dégage.
37:22Mais en même temps,
37:22c'est infusible.
37:23C'est-à-dire que,
37:23bon,
37:24tout le monde saurait bien
37:24qu'il ne faut pas
37:26que ça permette aux autres
37:27de se laver les mains
37:28en disant
37:28ça y est,
37:28Darmanin a été viré
37:29donc tout va bien.
37:31Ce sera totalement contre-productif.
37:33Pourtant,
37:33quand on déconne dans la vie,
37:36on est sanctionné.
37:37L'idéal,
37:38l'idéal,
37:38c'est un peu l'idéal,
37:40ça serait qu'il dégage
37:41mais pas tout de suite.
37:42Que ça fasse un scandale
37:43pendant six mois,
37:44que ça leur pourrisse bien la vie
37:45et qu'à la fin,
37:46ils soient obligés de dégager.
37:48Parce que s'ils dégagent tout de suite,
37:49la vertu pédagogique
37:50ne sera pas là.
37:51On ne vous aura pas échappé
37:52que le gouvernement
37:53ne tient dans tous les cas
37:54qu'un an au maximum
37:55avec les présidentielles
37:57qui arrivent.
37:57Il n'y a plus de gouvernement.
37:58Quand tu regardes le nom
37:59des ministres dans la presse,
38:01moi j'en découvre tous les jours,
38:03les mecs,
38:03ce sont des illustres inconnus.
38:05Alors,
38:05Jean-Pierre Colombiès
38:06et Antoine Guénaud
38:07qui n'a pas d'opinion
38:09sur démission d'Armanin
38:10et trier les affaires.
38:11Pour moi,
38:12il ne faut surtout pas
38:13qu'il démissionne
38:14exactement pour la raison
38:15qui vient d'être évoquée
38:16en partie
38:17parce qu'effectivement,
38:17Jean-Philippe Pasquot là-dessus,
38:19ce monsieur qui était connu
38:20pour avoir déjà lui-même
38:21un problème des problèmes sexuels
38:23dans la mesure où
38:24il échangeait
38:24des faveurs administratives
38:26en contrepartie de...
38:28Attention,
38:29il a été blanchi.
38:30Non, non, non.
38:31Il y a une prescription
38:32et un non-lieu.
38:34Peut-être,
38:34mais lui-même l'a dit,
38:35c'était des rapports sexuels
38:36consentis en échange
38:37malgré tout d'un service
38:38qui parfois
38:39n'a pas été rendu.
38:41OK ?
38:41Ça, c'est le premier point.
38:42Pour ça qu'elle a porté plainte d'ailleurs.
38:43De deux,
38:43il faut qu'il boive le calice
38:45jusqu'à la lit.
38:45Ça rejoint le raisonnement
38:47qui vient d'être tenu.
38:48C'est-à-dire que
38:48si on le remplace maintenant,
38:50on va le remplacer par qui ?
38:51Par le même.
38:52Par quelqu'un qui ne pourra rien faire.
38:53Vous dites quoi ?
38:54Le calice ?
38:54C'est-à-dire essayer de régler
38:55les questions ?
38:56Non, mais c'est impossible.
38:57C'est l'homme qui va...
38:58On ne peut pas régler
38:59quelques questions que ce soit.
39:01Le temps est trop tôt.
39:02Il faut être calice.
39:03Pardon, pardon.
39:04Je vais te dire...
39:06Laissez-moi terminer.
39:06Oui, mais non.
39:07Non, je ne te laisse pas terminer.
39:08Laissez-moi finir.
39:08Vas-y, termine.
39:09Ne dis pas tout le temps
39:10et là, je sais.
39:11Pas tous ensemble.
39:12Je conclue.
39:13Je conclue en deux mots.
39:15Il est en trois mots.
39:16Quatre mots.
39:16Il est candidat en 2027.
39:19Donc, il faut le laisser aller
39:20jusque-là.
39:20Et on fera les conseils.
39:21Je vais vous donner une solution
39:23pour déjà aller plus vite.
39:25Je l'ai écrit dans un de mes livres.
39:26Oui, parce qu'on a compris la commune.
39:28Pour déjà accélérer la justice
39:30dans le bon sens.
39:31Les stylos.
39:33Ok.
39:34Non, non, je ne m'en parle.
39:35Les stylos, les photocopies.
39:37Le papier.
39:38Par exemple, au tribunal de Bobigny,
39:40ils n'arrivent pas à finir
39:41les procès, etc.
39:42Parce que les huissiers
39:44et les greffiers
39:45ne peuvent pas retranscrire
39:46les intitulés.
39:49Donc, déjà, rien que ça,
39:49un manque de moyens.
39:50Pardon.
39:51Les papiers et les stylos,
39:52pourquoi pas la plume
39:52et le crottin ?
39:54Franck, est-ce qu'il y a
39:55à reprocher ?
39:56Il y a tellement peu de moyens.
39:57C'est une image que je suis en train de me dire.
39:59Oui, bien sûr.
39:59Les huissiers, les greffiers, etc.
40:02Les greffiers, pardon.
40:03Les greffiers dans les tribunaux
40:04de la plupart de Bobigny
40:05n'ont pas les moyens
40:06de retranscrire les jugements.
40:08Mais pardon, les tribunaux
40:09où les gens amènent
40:10leurs stylos eux-mêmes.
40:11Tu vois, déjà, rien que ça,
40:13qui ne coûte pas une fortune,
40:15qui peut être débloqué
40:16sur un budget de fonctionnement,
40:17eh bien déjà, il y a plein
40:18de jugements
40:19qui arriveraient à échéance.
40:20Et pour l'instant,
40:21ça traîne et ça s'empile.
40:22Oui, mais sauf que c'est affolant.
40:24Cette histoire est affolante
40:25parce qu'on a appris
40:25à l'occasion de l'affaire Liana
40:27que les tribunaux
40:29correspondaient par courrier,
40:31par recommandé,
40:32par appel, par remède.
40:34Il y a encore des tribunaux
40:35où c'est des fax.
40:37Oui, c'est des fax.
40:38Des fax, c'est dingue.
40:39C'est pour ça que quand on parle de moyens,
40:41c'est pour ça que quand on parle de moyens
40:43et que Macron ne veut pas
40:44en faire des moyens,
40:45je suis désolé.
40:46Mais on pourrait résoudre ce genre de problème.
40:47Alors là, t'as dit quelque chose.
40:49C'est Balzac avec des...
40:50T'as dit quelque chose
40:52qui est intéressant, comme souvent.
40:54Ça fait leur bouche, souvent.
40:54Merci beaucoup, oui.
40:56Comme toujours,
40:57réserve son temps de parole.
40:59Autant te faire plaisir, toi-même.
41:00Exactement.
41:01C'est que l'IA,
41:02c'est peut-être aussi,
41:03pas à la panacée,
41:04mais peut-être un début de solution.
41:06Parce que tu as beaucoup de contentieux
41:08qui est, bon,
41:09sur des jurisprudences
41:10extrêmement établies
41:11avec des dizaines de milliers
41:12d'arrêts de cours d'appel,
41:14etc., etc.
41:15Bon, et les juges sont archaïques.
41:17Ils en sont encore
41:18à tout rédigé à la main,
41:19pratiquement,
41:20ou à taper sur leur micro-ordinateur
41:21dont ils se servent à moitié.
41:23Bon,
41:24pour...
41:25Le fait de juger,
41:26c'est de savoir
41:26comment orienter à la fin,
41:28prendre une décision.
41:29Et on pourrait parfaitement
41:30demander à, bon,
41:32dans telles circonstances,
41:33voilà, par exemple,
41:34un mec a grugé un autre,
41:35etc.
41:35Bon,
41:36je pense que,
41:37le juge dit à la machine,
41:38je pense que le mec
41:39est un salaud,
41:40voilà, un escroc, etc.
41:41Sors-moi le jugement.
41:42Et puis,
41:43l'IA,
41:43l'intelligence artificielle,
41:45bon,
41:45au regard de la jurisprudence actuelle,
41:46il va compiler 200 000 arrêts
41:48en l'espace de 4 secondes,
41:49il va sortir un truc,
41:51et le juge lit le truc,
41:52il est d'accord,
41:53il pense que ça tient,
41:54il le valide,
41:55ou il dit,
41:55non, finalement,
41:56ça ne tient pas la route,
41:57ils le voient,
41:57et là,
41:58refais-moi un jugement
41:59dans le sens inverse.
42:00C'est,
42:00on pourrait gagner,
42:01il y a des gisements
42:01de productivité gigantesques,
42:03mais ils sont conservateurs.
42:04Moi,
42:04quand je parle à des magistrats,
42:06je ne dirais pas
42:06dans quelles circonstances
42:07d'utiliser l'IA,
42:08dans des circonstances
42:09où ils pourraient l'utiliser,
42:10mais j'ai l'impression,
42:11ils me regardent
42:12avec des yeux ronds
42:13comme des merles en frit.
42:14Bon,
42:14ils sont complètement à la ramasse,
42:16ils ont un train de retard.
42:17Bon,
42:18la faute est partout,
42:19de toute façon,
42:20c'est la société française,
42:21la faute est partout
42:22dans tous les domaines,
42:27mais il y a une différence d'âge.
42:28Vous êtes de très loin,
42:30au moins une génération
42:31au-dessous de nous.
42:32Qui ?
42:32Donc vous êtes,
42:32c'est un garçon
42:33qui s'appelle Antoine Guénaud.
42:35Antoine,
42:36en tant que génération plus jeune,
42:38l'IA est sans doute
42:39quelque chose
42:40que vous utilisez au quotidien.
42:42Est-ce que ça vous semble
42:43une bonne...
42:44Attention,
42:45parce qu'il y a l'histoire
42:46de la souveraineté,
42:47parce que pour le moment,
42:49l'IA,
42:49c'est que les Américains.
42:51Oui,
42:51non,
42:51mais bien sûr,
42:51ça peut être...
42:52Ça vous choque ?
42:53Ça vous parle ?
42:53Non,
42:53comme d'habitude,
42:54ça peut être un outil,
42:55pourquoi pas,
42:55si ça peut compiler,
42:56effectivement,
42:56j'ai fait du droit,
42:57si on peut compiler
42:57des jurisprudences
42:58et se dire que ça aide
43:00à la décision,
43:00puisque le juge doit prendre
43:01sa décision en son amie-conscience.
43:02Oui,
43:03je voulais juste revenir
43:03sur un truc qu'on a fait,
43:04finalement,
43:05on n'en a pas parlé,
43:06qui va être plus moral
43:07qu'autre chose,
43:08au-delà des moyens.
43:09C'est qu'est-ce qu'on veut faire
43:10aussi de ces gens-là ?
43:11Ce monsieur,
43:12j'ai même pas envie
43:12de l'appeler monsieur,
43:13s'il est vraiment coupable,
43:14il a l'air en tout cas,
43:16avait été signalé...
43:23Tous les critères.
43:24Non,
43:26la détention
43:26de ces pénoportographiques,
43:27c'est 5 ans de prison.
43:28Bon,
43:28il ne les a pas faits,
43:29ça n'a même pas...
43:30Il y a un magistrat,
43:31d'un moment,
43:31il a été condamné
43:32à rien du tout, lui.
43:33Ça va être rien du tout.
43:34Non,
43:34mais encore une fois,
43:35il n'y a pas des pénes planchers,
43:35donc le juge fait ce qu'il veut.
43:37Même si c'est 5 ans,
43:38même si c'est 10 ans,
43:39oui,
43:39c'est qu'est-ce qu'on fait
43:39de ces gens ?
43:40Il n'y a pas de place en prison.
43:41Oui,
43:41de toute façon,
43:41voilà.
43:41Et qu'est-ce qu'on en fait ?
43:43Puisque,
43:43je trouve qu'on arrive
43:45dans le problème d'Anna Arendt.
43:46C'est un vrai sujet.
43:47C'est un vrai sujet.
43:49On arrive dans le problème d'Anna Arendt.
43:50Pardon,
43:51parce que certains disent
43:52la castration chimique ou physique.
43:55c'est un problème de société.
43:56C'est la question d'Anna Arendt.
43:57On est verroux quand même.
43:58C'est la question d'Anna Arendt
43:59qui posait la question
44:00sur des crimes innommables
44:01comme ceci.
44:02On ne sait pas pardonner
44:03de ce qu'on ne sait pas châtier
44:04de ce qu'on ne sait pas pardonner.
44:06Attention,
44:06à ne pas tomber
44:07dans les excès non plus.
44:08je fais très attention.
44:09Ah, le mot de la fin, Philippe.
44:10On a tombé dans les excès
44:10parce que je me rappelle quand même
44:12que dans certains pays
44:13où la justice est un peu expéditive,
44:15on s'aperçoit
44:16une fois que les mecs ont été
44:19piqués,
44:19qu'ils étaient innocents.
44:21Un type qui est accusé
44:22entre guillemets
44:24d'abus sexuels qu'on castre
44:26si on s'aperçoit après
44:26que c'était un mensonge,
44:27comment on fait pour revenir ?
44:28Attention.
44:29Je vais juste terminer
44:30sur un truc par rapport à la justice
44:31où moi je deviens fou.
44:32C'est le mot de la fin, Philippe.
44:32Par exemple,
44:33il n'y a pas longtemps,
44:33moi j'ai dénoncé
44:34une affaire de pédophilie,
44:35une susceptibilité
44:36d'affaire de pédophilie
44:37sur un endroit où je suis
44:39qui a été plus ou moins couvert
44:41susceptiblement
44:41par les gendarmes
44:42et par la police.
44:44La personne que j'ai mis en cause
44:45a porté plainte en diffamation
44:47contre moi.
44:47D'accord ?
44:48J'ai gagné mon procès
44:49en diffamation.
44:50Mais le procès en diffamation
44:51était plus rapide
44:52que l'enquête
44:53sur le signalement de pédophilie.
44:54Ça pose quand même des problèmes.
44:56On est bien là.
44:56Oui, complètement.
44:57Ok, messieurs,
44:58merci beaucoup.
44:59On se retrouve dans quelques minutes
45:01pour les coups de gueule
45:02et les coups de cœur.
45:03A tout de suite.
45:04Retrouvez et achetez
45:05les livres des invités
45:06de TVL
45:07dans la boutique
45:10de votre chaîne
45:11sur tvl.fr
45:21Rebonjour.
45:22Les coups de gueule
45:22et les coups de cœur.
45:23On commence par les coups de gueule
45:25et c'est Jean-Pierre
45:26qui s'y colle.
45:27Jean-Pierre ?
45:27Eh bien, mon coup de gueule,
45:28il est assez logique
45:30dans la continuité
45:31du dialogue
45:33qu'on vient d'avoir.
45:34C'est sur cette hypocrisie politique
45:37mais totale.
45:38Totale d'un discours
45:39mais qui est civilisationnel,
45:41sociétal,
45:42plus que ponctuel.
45:43Et sur quoi le coup de gueule ?
45:44Sur les propositions
45:46des uns et des autres
45:46dans le cadre
45:47de cette campagne électorale
45:48où chacun y va de la sienne.
45:49Ça ne fait que commencer.
45:50Vous parlez de ça de 2027.
45:51Il arrive exactement
45:52ce que je craignais.
45:54C'est-à-dire,
45:54suite à une affaire
45:55ultra émotionnelle,
45:57nous avons droit
45:58à un florilège
45:59de propositions
45:59aussi aberrantes
46:00les unes que les autres.
46:01Notamment la loi intégrale
46:03qui est en discussion
46:04que les lobbies
46:05veulent absolument
46:06faire voter dans l'urgence
46:07alors qu'il manque un terme
46:08à la réflexion.
46:09C'est le terme
46:10de faisabilité.
46:11La loi intégrale,
46:12ce serait une réponse
46:13à l'affaire Lianard
46:14mais aux abus
46:15sur les femmes.
46:16Voilà,
46:16c'est avec des écoutes
46:17sur les enfants.
46:18C'est des dispositifs
46:19qui existeraient
46:21dans un monde merveilleux
46:22où nous aurions
46:23des policiers
46:23et des magistrats partout.
46:24Or, à part d'avoir
46:25le magicien d'ose
46:26à la tête de l'État,
46:27ça ne pourrait pas fonctionner.
46:29Donc c'est purement
46:30et simplement
46:31de la communication.
46:34Merci beaucoup.
46:35Antoine Guénaud,
46:35votre coup de gueule.
46:37Mon coup de gueule est lié,
46:38c'est pas exactement sur ça
46:39mais ça part de la polémique
46:41qui s'est passée à Ivry
46:42au conseil municipal
46:42sur la laïcité.
46:45Je prends surtout,
46:46je ne prends pas
46:46les deux autres protagonistes,
46:48je vais prendre le maire
46:48qui a dit un truc
46:49qui me semble quand même
46:49pour un communiste en plus
46:51mais assez choquant.
46:52Je ne vois pas pourquoi
46:53les lois de la laïcité
46:54devraient s'appliquer
46:55dans mon conseil municipal
46:56et dans ma ville.
46:57Je trouve ça ahurissant,
46:58surtout de la part
46:59d'un communiste
46:59mais mon coup de gueule
47:01c'est surtout...
47:02D'un communiste
47:02ou d'un élu ?
47:03Un élu ?
47:03Non, non,
47:04c'est le maire communiste.
47:05C'est un maire PC.
47:06C'est un maire PC, oui.
47:07Non mais en plus communiste,
47:08un marxiste,
47:09la religion et l'oplume du peuple,
47:10etc.
47:10C'est quand même un petit peu rigolo.
47:11Non, c'est pour ça,
47:12c'est pas un communiste.
47:13C'est un communiste.
47:13C'est un communiste.
47:13C'est un communiste.
47:14C'est un communiste.
47:14C'est surtout mon coup de gueule
47:15sur le glissement,
47:15finalement, invisible,
47:17mais le glissement de la laïcité
47:19à la française,
47:19c'est-à-dire un principe
47:20de neutralité des agents publics,
47:22au principe de non-discrimination
47:23qui est très anglo-saxon.
47:24C'est-à-dire qu'on est en train
47:25de passer...
47:25C'est un modèle de société
47:26qu'on choisit.
47:27C'est soit l'appartenance politique
47:28prime sur tout,
47:28c'était le modèle national,
47:30c'est l'assimilation,
47:30c'est l'intégration.
47:31Soit c'est le modèle en double-saxon.
47:32C'est le modèle universaliste français.
47:34Voilà, tout à fait, républicain.
47:35Voilà.
47:36Soit c'est le modèle en double-saxon
47:38où on juxtapose des communautés
47:39puisqu'aujourd'hui,
47:40le retour du fait religieux
47:41n'est pas très grave
47:42tant qu'il reste à l'intérieur.
47:43C'est très bien.
47:44Le transcendant...
47:45On n'a pas expliqué le problème
47:45avec ce mec.
47:46Les gens qui nous écoutent...
47:47Peut-être en deux mots
47:48parce que...
47:48Oui, parce que la polémique...
47:49Qu'est-ce qui s'est passé ?
47:50Non, parce qu'il y avait
47:52une élue municipale,
47:53une adjointe au maire
47:54qui a voulu garder son voile
47:55et qu'on était très contente
47:56et le maire a dit
47:57je ne vois pas pourquoi
47:58les lois de la laïcité
47:58devraient s'appliquer
47:59et un élu RN
48:00en réponse, en provocation,
48:02a sorti son crucifix
48:03et dit je mets le conseil municipal
48:05sous le signe de la croix.
48:06Et là,
48:07donc,
48:08acceptation de la part du maire
48:09pour le voile
48:09et pour ce qu'en dit.
48:11Et une crise de folie
48:12contre le RN,
48:14vous sortez de mon conseil municipal,
48:15etc.
48:16Donc un deux poids, deux mesures.
48:17Ok.
48:17Voilà.
48:18Merci beaucoup.
48:18C'est un choix de modèle de société.
48:20Très beau coup de gueule.
48:21Très beau coup de gueule.
48:22Merci beaucoup.
48:22Philippe Pasco, votre coup de gueule.
48:23Un coup de gueule rapide,
48:25peut-être deux même.
48:26Le premier,
48:27c'est 18 mai,
48:28le Sénat vote
48:30quasiment à l'unanimité
48:31une loi
48:32pour réduire
48:34les indemnités
48:35des individus
48:36qui ont fait
48:37une rupture conventionnelle
48:38de 18 mois
48:40à 15 mois.
48:41D'accord ?
48:42Et le 19 mai,
48:43c'est les jours après,
48:44le Sénat vote
48:45une augmentation
48:45des indemnités des élus
48:46à 12 mois
48:47après la rupture
48:50de leur contrat.
48:52Ça me rend fou de rage.
48:53La collision est incroyable.
48:54Les deux poids, deux mesures.
48:55Donc pour moi,
48:56je me mets 12 mois
48:57d'indemnité plein pot
48:58et pour les gens
48:59qui sont en rupture conventionnelle,
49:00on passe de 18 à 15 mois
49:02de remboursement.
49:03Et ça, c'est le premier.
49:03Et le deuxième coup de gueule,
49:04il est trop beau,
49:05j'ai encore 50 secondes.
49:06C'est Mme Dati.
49:08Qu'est-ce qu'elle a encore ?
49:08Mme Dati qui ose dire
49:10dans l'interrogatoire de police
49:12devant son ex-mec
49:14qu'en fin de compte,
49:15tous les bijoux
49:15que lui a offert Proglio,
49:17c'est des bijoux fantaisie.
49:19Mais quelle gageure !
49:21Comment Mme Dati
49:22peut dire
49:23qu'elle porte
49:24des bijoux fantaisie ?
49:25Alors qu'on imagine
49:26qu'il a les factures
49:27de toute manière.
49:27Mais oui, il a les factures
49:28donc ça va aller d'une part.
49:29Mme Dati n'est jamais sortie
49:30sans du Dior,
49:31sans du Chanel,
49:32sans son numéro 5.
49:33Donc Mme Dati qui déclare
49:34mais dans les yeux,
49:35dans les yeux,
49:35les policiers,
49:36pendant trois heures.
49:37Non, non, moi,
49:37tous les bijoux que j'ai,
49:38c'est des bijoux fantaisie.
49:39C'est du toque.
49:40Non, mais il y a des bijoux
49:41fantaisie sur Chanel aussi.
49:42Oui, c'est cher.
49:45Surtout offert par son ex-mec
49:47qui quand même lui donnait
49:47un logement.
49:48C'est pas impossible.
49:48Mais ça vaut très cher
49:49un bijou fantaisie pour Chanel.
49:50Il y en a pour 400
49:53et à 600 000 euros.
49:54Il en a acheté beaucoup.
49:55Je trouve que c'est
49:55un beau coup de gueule
49:56devant l'hypocrisie
49:57de cette fin d'essence.
49:59C'est quand même
49:59été garde des sceaux.
50:01Merci.
50:01Merci beaucoup.
50:02Serge Fetterbouche,
50:03votre coup de gueule.
50:04Il y a quelques années,
50:06le comité Trump
50:06m'avait demandé,
50:07sur le fondement
50:08du fait que j'étais élu
50:09autrefois,
50:10de présider
50:11une espèce de petite cérémonie
50:12qu'on avait faite,
50:13Place des Etats-Unis,
50:14pour la première venue
50:16en France de Trump.
50:17C'était, bon,
50:172016-2017,
50:19dans ces eaux-là.
50:19Je crois que c'était même
50:20en 2016,
50:22donc c'est dire que moi,
50:23Trump,
50:24j'en étais assez partisan.
50:26C'est le moins qu'on puisse dire.
50:27C'est clair qu'on est revenu.
50:27Mais, mais, mais,
50:29le fait d'avoir laissé tomber
50:31la population iranienne,
50:32comme dans la...
50:33Parce que c'est ça
50:33qui est le plus choquant.
50:35Comme dans l'accord
50:35qui vient d'être passé,
50:37c'est après avoir dit
50:39on arrive,
50:40révoltez-vous,
50:40on arrive.
50:41Tenez bon, on arrive.
50:41C'est une ignominie.
50:42Il n'y a pas d'autre mot.
50:43C'est bien plus grave
50:44que toutes les petites conneries
50:45qu'on peut en rendre ici ou là.
50:46Et donc, bon, voilà,
50:49là, il nous a trahis.
50:51Le Trump, il faut dire ce qui est.
50:52Parce que finalement,
50:53qu'elles font du problème là-bas.
50:54Il n'a pas envie
50:54d'envoyer des gars sur le terrain.
50:56Il a peur qu'il y ait des cercueux
50:57qui reviennent aux Etats-Unis
50:58et que ça lui pose problème,
50:59etc.
51:00Et puis, il veut que aussi
51:01le pétrole coule à flot
51:02pour faire du business.
51:03Et donc,
51:04c'était pas la peine.
51:05Alors ça, je comprends,
51:06la politique,
51:06ça a toujours existé.
51:07Mais c'était pas la peine
51:08d'amnistiser ces pauvres gars
51:09à l'insurrection
51:11avec les dizaines de morts
51:12qu'on connaît.
51:1330 000 morts.
51:14Sur le moment.
51:15Mais ensuite,
51:16maintenant, ça continue.
51:16Les dizaines de morts
51:17toutes les semaines,
51:18par pendaison, etc.
51:20Bon, c'est quand même
51:22très, très grave, quoi.
51:23Et donc, ça,
51:23c'est vraiment une ignominie.
51:25C'est une tâche indélébile.
51:26Merci.
51:26Il y a eu plus de 500
51:28exécutions capitales
51:29depuis le début de l'année
51:30en Iran.
51:32Merci.
51:33Jean-Pierre Colombiez,
51:34votre coup de cœur.
51:37Très naturellement
51:38et parce que ça m'a concerné
51:39personnellement,
51:40mon coup de cœur,
51:40il va tout simplement
51:41au personnel soignant
51:42des hôpitaux
51:43qui vont encore
51:44se cogner
51:44des milliers
51:45et des milliers
51:46d'admissions.
51:47On parlait
51:48des difficultés
51:49de moyens
51:50dans les tribunaux,
51:51des gens qui sont obligés
51:51de s'acheter
51:52des stylos
51:53et du scotch.
51:54Là, on va avoir
51:55des garçons...
51:56La vague de chaleur
51:57qui arrive.
51:58Voilà, qui est là,
51:58qui commence aujourd'hui
51:59et on va encore avoir
52:01tout un système
52:02qui va devoir gérer.
52:04Tout va reposer
52:04sur les épaules
52:05de garçons et de filles
52:07qui vont,
52:07par leur dévouement,
52:09maintenir une institution
52:10à la tête hors de l'eau.
52:11On se souvient
52:12de ce qui a été
52:13catastrophique pendant
52:13le Covid.
52:14À chaque fois,
52:15on a le même discours,
52:16on parle de l'insécurité
52:17mais on devrait parler
52:18aussi de l'insécurité
52:19sanitaire dans ce pays
52:20qui n'est tout simplement
52:21plus gérée.
52:22Et je persiste
52:23sur la lourdeur
52:23de ce que je viens de dire.
52:24Notre pays
52:25n'est plus géré.
52:27Merci beaucoup.
52:28Très beau coup de cœur.
52:30Merci.
52:30Antoine Guenot,
52:31votre coup de cœur.
52:32Alors moi,
52:32mon coup de cœur,
52:33c'est la possible,
52:34c'est en première lecture,
52:36ça va passer en deuxième lecture,
52:36mais c'est la possible
52:37nationalisation
52:37d'ArcelorMittal.
52:39Pourquoi ?
52:39Ça me parle personnellement
52:40parce que je suis
52:41fils d'ouvrier,
52:42petit-fils d'ouvrier
52:43dans la chirurgie,
52:44métallurgie,
52:45qui a été complètement
52:46abandonné par la France
52:48au nom de l'Europe,
52:49etc.
52:50Et Arcelor a été racheté
52:51plusieurs fois.
52:53Je suis très heureux
52:54de ça.
52:55Ce n'est pas assez.
52:56Ce n'est pas assez
52:57parce qu'encore une fois,
52:57pour faire une vraie
52:58politique industrielle,
52:59il faut sortir de l'Union Européenne.
53:01Point barre, ligne.
53:02Mais c'est un beau début.
53:03Je trouve que c'est très intéressant
53:04que la CGT
53:05et que la gauche française,
53:07puisque c'est surtout
53:07une loi votée par l'EFI,
53:09le RNC absolu,
53:10etc.,
53:10s'occupent pour une fois
53:11de social et pas sociétal.
53:13Là, pour le coup, bravo.
53:15Je préfère qu'ils s'occupent
53:16de ça, de social,
53:17plutôt que d'intersectionnalité
53:18des luttes
53:18ou je ne sais quoi encore
53:19de décolonisation
53:20d'Histoire de France.
53:21Merci beaucoup.
53:21Est-ce que ça a une chance
53:22d'arriver ?
53:24Je ne pense pas,
53:25malheureusement,
53:25parce que j'ai le Sénat
53:26encore après.
53:26Je pense que ça va être
53:27encore retoqué.
53:28Ça avait déjà été retoqué
53:28par le Sénat,
53:29donc à mon avis, non.
53:30Mais quand même,
53:32ils le savent.
53:33Ils le savent.
53:34Oui, ils le savent,
53:34très certainement.
53:35Merci beaucoup.
53:37Votre coup de cœur,
53:38Philippe Pascal.
53:38Vous allez être très étonné,
53:40j'ai eu un coup de cœur
53:40pour applaudir l'Union Européenne.
53:43Oui.
53:43Aujourd'hui.
53:45Oui, ça m'arrive
53:46de tous en temps.
53:47Tu vois,
53:48parce qu'il y a un projet
53:50qui s'appelait
53:50le projet Omnibus.
53:51Vous en avez entendu parler ?
53:53Non.
53:53On a appelé ça.
53:54Il y a plein de choses
53:55qu'on n'entend pas parler.
53:55Il y a des Omnibus
53:56en loi européenne.
53:58Omnibus,
53:59donc qui a été lancé
54:00au mois de décembre 2025
54:02et qui vient d'être retoqué
54:03le 12 juin.
54:05C'était une loi
54:06qui permettait
54:07à tous les industriels
54:08de nous abreuver
54:09de pesticides
54:10sans contrôle
54:11pendant 10, 15
54:12ou à perpétuité.
54:14D'accord.
54:14Donc ils voulaient instaurer
54:15une loi
54:16où le glyphosate,
54:17tout le monde le connaît,
54:17le glyphosate,
54:18qui quelque part
54:19pouvait maintenant
54:20être mis dans nos aliments,
54:21etc.
54:22Advi,
54:23viternam
54:23grâce à cette loi.
54:25Il y a des députés
54:26qui étaient d'accord
54:27et heureusement pour une fois,
54:28l'ensemble de la commission
54:30qui présidit ça
54:31a dans sa majorité
54:33refusé le dépôt de cette loi
54:34mais elle risque de revenir.
54:36Et cette loi dit que,
54:36par exemple,
54:37le glyphosate,
54:39on passe les délais
54:40de 10 à 15 ans
54:42pendant lesquels
54:42on peut l'utiliser
54:43et que pendant ces 15 ans-là,
54:45il n'y a aucun contrôle
54:46sur les risques sanitaires
54:47du glyphosate
54:48que dans 15 ans,
54:49si jamais on n'a pas
54:50eu de contrôle,
54:50on peut lui redonner
54:51encore une autorisation
54:52de 15 ans.
54:53Extraordinaire.
54:54Qui est-ce qui avait
54:54fait cette proposition ?
54:56C'était le groupe
54:57chypriote.
54:58Le groupe chypriote.
54:59Mais avec beaucoup,
55:00beaucoup de lobbying derrière.
55:01Non, vraiment ?
55:03Et le pire,
55:03c'est qu'on n'en parle pas.
55:05Donc là,
55:05c'est pas passé.
55:06Mais j'ai peur,
55:07comme ils font d'habitude,
55:08comme ils ont fait le coup
55:08avec Maastricht,
55:09j'ai peur qu'un de ces cas
55:11de ça revienne
55:11et donc on va encore
55:12bouffer des pesticides
55:13hyper dangereux
55:14et reconnus.
55:16Reconnus dangereux
55:16pour la société
55:17pendant X années
55:18à cause de ces gens-là.
55:19Eh bien, écoutez,
55:20on sera sur le coup
55:21pour vous tenir au courant.
55:23Serge Federbush,
55:24votre coup de cœur.
55:25Alors,
55:25c'est un très bref coup de cœur
55:27finalement symétrique
55:29du coup de gueule.
55:30C'est pour saluer
55:31la mémoire
55:32de Marjane Satrapi.
55:33Bon, voilà.
55:34Une résistante iranienne
55:35qui a mis fin à ses jours
55:36parce qu'elle a tellement
55:36été écœurée
55:37par ce qu'elle voyait
55:38autour d'elle.
55:39Et c'était une dessinatrice
55:41de grands talents,
55:42en plus,
55:43avec un graphisme
55:44qui était assez original.
55:46Et voilà,
55:47c'est quelqu'un
55:48qui nous a quittés
55:49et que j'avais pu côtoyer
55:51un petit peu
55:52et qui,
55:52bon, voilà,
55:53c'est en manque.
55:55Voilà.
55:56Parfait.
55:56Merci beaucoup.
55:57Elle n'était pas seulement
56:00réalisatrice de PD.
56:01Elle avait fait un film également.
56:02Oui, oui.
56:02Très talentueuse.
56:03Une femme de...
56:04Très courageuse.
56:05En revanche,
56:06j'ai été frappé par une chose
56:07puisqu'il nous reste
56:08quelques secondes.
56:09C'est que ça n'a pas été annoncé
56:11comme suicide.
56:12C'était un petit peu
56:13en filigrane,
56:14mais ça n'a jamais été dit.
56:15C'est la première personne
56:16que j'entends dire ça.
56:17Oui, parce qu'il y a
56:18l'islam aussi derrière.
56:19C'est-à-dire qu'on n'a pas...
56:20C'est un truc où...
56:21L'islam, le suicide,
56:21c'est pas...
56:22Sa famille risque...
56:23Même ce qui lui reste de famille
56:24risque d'être emmerdé,
56:25etc.
56:26Pour les autres sacs et tout.
56:27Donc, je pense que c'est ça
56:28qu'il a expliqué.
56:29Oui, par contre,
56:30c'est vrai chez les chrétiens aussi
56:31où ils ont toutes les religions.
56:33Dans le judaïsme...
56:33Ils ont presque toutes les religions.
56:35Mais je pense que la dimension religieuse
56:36est sans doute
56:37ce qui a expliqué ça.
56:38Et même chez les écolos,
56:39maintenant, vous avez vu
56:39ce qu'il vient de sortir ?
56:41Les écologistes viennent de sortir
56:43un décret que si jamais
56:44quand tu étais écolo
56:45que tu te présentais
56:46en dehors de l'un,
56:47tu étais banni à vie
56:48de l'écologie.
56:50Tu te présentais en quoi ?
56:51C'est-à-dire que tu te présentes
56:52en dehors de la ligne de parti,
56:54c'est-à-dire que contre
56:54Marine Tendelier, en dehors,
56:55tu es banni à vie
56:56des écologistes.
56:57Comment dit Slam ?
56:58Excusez-moi,
56:59je préférais le coup de cœur
57:00de Jean-Ton-Philippe.
57:02Ça nous fait marrer.
57:03Mais la gravité
57:04autour de Marzane s'attrapie.
57:06Je suis, pour une fois,
57:07encore une fois,
57:08totalement d'accord
57:09avec ce qu'elle dit.
57:09Très bien.
57:10Écoutez, je crois qu'on était
57:11tous les quatre autour de cette table.
57:12Il y a un coup de gueule
57:12que j'ai levé.
57:13Il y a un coup de gueule
57:14que j'ai levé.
57:14Un coup de gueule, un coup de gueule.
57:15Non, mais il y a un coup de gueule
57:16que j'ai levé.
57:16Le monsieur s'est offert
57:17un double de gueule.
57:18On l'a empêché de parler.
57:19Non, c'est pas vrai, Jean-Pierre.
57:21La mission est terminée.
57:23Je l'ai fait dans le temps à partir.
57:25Mais messieurs,
57:25c'était contre le foot.
57:26Jean-Pierre, ce sera un autre coup de gueule,
57:28ce sera une autre voix.
57:29Messieurs, s'il vous plaît,
57:31ah, dites donc,
57:32l'été arrive,
57:33vous allez avoir besoin
57:34de vous défouler.
57:36On se retrouve dans quelques temps.
57:38À très vite.
57:39Merci beaucoup.
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