Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Le conflit au Moyen-Orient nous rappelle une fois de plus à quel point nous sommes dépendants d'énergies fossiles importées. De quels pays avons-nous le plus besoin et quels sont les risques pour notre économie ? Réponses avec Nicolas Goldberg, directeur associé du cabinet Colombus Consulting
Mais au fait quelles sont les solutions pour reprendre le contrôle de notre souveraineté énergétique ? Les énergies renouvelables sont une partie de la solution, mais comment bien soutenir leur développement ? Reportage dans l'Aisne. Enfin, le défi ne pourra pas être relevé sans une électrification massive de notre pays. Comment justement le gestionnaire du réseau de transport RTE se prépare pour accompagner tous ces nouveaux usages ? Réponse avec son , directeur général, Thomas Veyrenc. Année de Production :

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Cette émission vous est présentée par Tikeo Capital, acteur mondial de la gestion d'actifs et spécialiste des solutions d
00:07'épargne et d'investissement dans les secteurs clés au service de la souveraineté européenne.
00:40Bonjour, nouveau numéro de Pourvu que c'est dure, l'émission qui rend l'éco-responsable sur Public Sénat.
00:45Aujourd'hui, on s'intéresse à notre souveraineté énergétique, car le conflit au Moyen-Orient nous rappelle une fois de
00:49plus à quel point nous sommes dépendants d'énergie fossile importée.
00:53Alors, de quel pays avons-nous le plus besoin ? Puis quels sont les risques pour notre économie ? Réponse
00:58dans quelques instants.
00:59Et puis, quelles solutions pour reprendre le contrôle de notre souveraineté énergétique ? Les énergies renouvelables sont une partie de
01:05la solution, mais comment bien soutenir leur développement ? Reportage dans le Pas-de-Calais.
01:11Enfin, le défi ne pourra pas être relevé sans une électrification massive de notre pays. Comment justement le gestionnaire du
01:17réseau de transport RTE se prépare pour accompagner tous ces nouveaux usages ? Réponse avec notre invité Thomas Véranc, membre
01:24du directoire de RTE.
01:28On a souvent dit que la sortie du pétrole était un impératif climatique. Aujourd'hui, la guerre Moyen-Orient nous
01:33rappelle que c'est aussi un impératif économique.
01:36Bonjour Nicolas Golberg.
01:37Bonjour.
01:37Merci d'être avec nous, cet directeur associé du cabinet Columbus Consulting. On voit depuis maintenant plusieurs semaines tous ces
01:44risques, et même mois, tous ces risques en cascade, courbes des hydrocarbures qui s'affolent, les risques de pénuries de
01:51gaz ou de pétrole, des menaces sur le commerce mondial.
01:55Est-ce qu'il y a de quoi s'inquiéter pour notre économie, pour nos économies ? Ou est-ce
02:00que c'est passager ?
02:00Il y a évidemment de quoi s'inquiéter, et moi ce que je pense, c'est que ce n'est
02:04pas passager. Des crises pétrolières, des crises gazières, on en a connues énormément, et depuis 2018, on en connaît plusieurs.
02:12Il y a eu la crise des gilets jaunes, la guerre en Ukraine qui a affolé aussi le cours des
02:17énergies fossiles, ce qui a eu des conséquences économiques chez nous.
02:20Maintenant, il y a la guerre en Iran, elle va s'arrêter à un moment, mais qu'est-ce qui
02:26va arriver après ? On sera toujours dépendant des énergies fossiles, et donc soumis aux aléas géopolitiques.
02:32Et à chaque fois, c'est un peu la même histoire, parce qu'encore une fois, guerre en Ukraine, guerre
02:35en Iran, à chaque fois, on se mesure à quel point on est dépendant de ces énergies fossiles.
02:40Et vous pouvez même remonter aux premières gares du Golfe. Le premier choc pétrolier, ce n'était pas une guerre,
02:46mais il y a eu le deuxième choc pétrolier dans les années 80, c'était la guerre du Golfe.
02:50Et à chaque fois, effectivement, c'est la même histoire, et donc il faut apprendre que ces énergies fossiles nourrissent
02:56une dépendance qui est malsaine, et qui peut causer des chocs de prix et affaiblir nos économies.
03:02Et c'est pour ça qu'il faut arriver à se passer de ces énergies fossiles.
03:04Et l'énergie, c'est vrai, elle est au cœur de notre quotidien, de nos vies ? C'est en
03:08ça que la géopolitique qui impacte le prix du gaz et du pétrole nous touche tous, à la fois citoyens,
03:15consommateurs, entreprises ?
03:17Alors c'est vrai pour tous les vecteurs énergétiques, effectivement. En 2022, à la crise pétro-gazière, s'est conjuguée
03:23une crise électrique,
03:24et c'est là qu'on a vu la place essentielle qu'occupait l'électricité dans nos vies.
03:28Mais on est toujours très dépendant des énergies fossiles, du gaz principalement pour se chauffer et alimenter certains processus industriels,
03:35comme la chimie par exemple, et du pétrole pour se déplacer.
03:39Il y a un quasi-monopole aujourd'hui du pétrole pour se déplacer, que ce soit avec les véhicules individuels,
03:44les camions ou les avions ou les bateaux.
03:47Si on regarde notre mix énergétique en France, on dépend à 60% des énergies fossiles, donc pétrole et gaz.
03:54En Europe, c'est 70%, donc on n'est pas les pires de la classe.
03:57Oui, on est moins mauvais que les autres.
03:59Mais effectivement, être premier d'une classe de cancre où personne n'a la moyenne, ce n'est pas forcément
04:04une grande réussite,
04:05et donc il faudra aller plus loin pour faire diminuer cette part des énergies fossiles.
04:08C'est la seule part qui est vraiment importante dans notre mix énergétique.
04:12Quels sont les pays ? De quels pays on dépend le plus en France en matière de pétrole par exemple
04:18?
04:18Ça peut changer, ça change de temps en temps, mais à date, les deux pays principalement fournisseurs de pétrole pour
04:25la France,
04:26ça va être les États-Unis, la Norvège, et ensuite vous avez le Kazakhstan et d'autres pays qui représentent
04:33des plus petites parts.
04:35Donc des fournisseurs qui ne viennent pas du Moyen-Orient ?
04:38Alors, on s'approvisionne très peu à partir du Moyen-Orient, et pourtant on subit le risque pris en pétrole.
04:45Ce qui montre bien que la diversification des approvisionnements a ses limites,
04:50et bien qu'on s'approvisionne de la Norvège et des États-Unis,
04:53on subit un choc de prix qui est dû à la guerre dans les pays du Golfe.
04:58Les Américains qui sont nos premiers fournisseurs en matière de pétrole et de gaz aussi,
05:02On est dans la main des Américains aujourd'hui, entre pétrole et gaz, en France et en Europe ?
05:06C'est totalement le cas. Aujourd'hui, on est totalement dans la main des...
05:11Non plus des Russes, mais des Américains.
05:12Non plus des Russes, mais des Américains.
05:14C'est là qu'on voit qu'on a basculé une dépendance vers une autre.
05:18Alors ensuite, c'est un petit peu différent, au sens où les entreprises pétrogazières russes
05:24sont principalement détenues par l'État.
05:27Et donc, il y a un chantage politique qui est beaucoup plus direct avec la Russie.
05:31Ça fait une grosse différence.
05:32Ça fait une grosse différence.
05:34Toutefois, les États-Unis et Donald Trump peuvent appuyer sur certains leviers pour...
05:41Ça reste très théorique.
05:43L'intérêt des Américains, c'est de nous vendre leur pétrole et leur gaz.
05:46Ça reste dans leur intérêt, mais il y a des mesures de rétorsion qui sont possibles,
05:51avec les droits de douane, avec d'autres leviers qu'ils ont.
05:56Et accessoirement, c'est arrivé dans l'histoire que l'administration américaine interrompe certains contrats.
06:03Et d'ailleurs, c'est arrivé dans les énergies renouvelables.
06:06Donald Trump a interrompu les contrats dans de l'éolien offshore
06:12parce qu'il a estimé que l'Europe n'avait pas été très complaisante à son égard pour le Groenland.
06:17Donc, il y a quand même des leviers que l'administration américaine peut utiliser
06:20pour des questions de sécurité.
06:22Deuxième fournisseur de pétrole en Europe, la Norvège.
06:26On se dit que c'est bien d'avoir des fournisseurs européens pour la France, pour notre souveraineté.
06:32Alors, effectivement, la Norvège joue un rôle de sécurité d'approvisionnement pour l'Europe.
06:37Et c'est quand même bien d'avoir cette soupe à plat.
06:40Toutefois, c'est un acteur unique qui ne fait pas de cadeau sur les prix.
06:45C'est-à-dire que quand les cours s'envolent et qu'on demande à la Norvège
06:48d'essayer d'être plus conciliante sur les prix de vente, c'est niaître.
06:53Quand bien même la Norvège est un pays riche, il y a un marché.
06:56Pour eux, il faut suivre cette logique.
07:00Donc, ça joue un rôle de sécurité d'approvisionnement.
07:02Toutefois, il est limité parce que les ressources sont limitées,
07:06les capacités d'export aussi.
07:08Donc, la Norvège fournit déjà énormément de gaz et de pétrole à l'Union européenne.
07:13C'est quasiment la moitié du gaz qui circule par gazoduc, c'est-à-dire dans les tuyaux.
07:18C'est difficile d'aller plus loin et ces ressources vont un jour s'épuiser.
07:21C'est vrai ça ? Les ressources sont en train de s'épuiser ?
07:24Pétrole et gaz en mer du Nord ?
07:26Alors, les énergies...
07:27On ne pourra pas toujours compter sur la Norvège pour nous fournir du pétrole ?
07:31Les énergies fossiles s'épuisent.
07:33Ce sont des énergies qui se consomment.
07:35Et oui, en mer du Nord, les réserves commencent à baisser.
07:42Alors, il y en a encore pour un temps, mais il ne faut pas compter dessus trop longtemps,
07:47sachant que cette transition prend un certain temps et qu'elle nous coûte un peu.
07:51Donc, il ne faudrait pas compter dessus trop longtemps.
07:53Donc, sur le gaz et le pétrole, on est dans les mains de pays qui pourraient,
07:59du Golfe ou pas dans le Golfe, qui pourraient encore une fois réduire et couper le robinet.
08:03Donc, derrière, l'idée, c'est de sécuriser notre souveraineté énergétique.
08:07Mais comment on fait concrètement ?
08:08Il y a deux questions.
08:09Alors, déjà, il y a deux questions, mais ce qui est terrible et ce qu'il faut dire,
08:13c'est que, quand bien même nos fournisseurs sont les États-Unis et la Norvège,
08:17on subit l'effet de prix de partout.
08:19C'est-à-dire que des incidents et des guerres dans le Golfe
08:23engendrent une énorme hausse des prix chez nous
08:26et pénalisent notre économie, pénalisent l'inflation.
08:29Donc, c'est pour ça qu'il faut arriver à se désensibiliser du prix sur les énergies fossiles
08:34et donc, pour ça, de s'en passer.
08:36Alors, maintenant, comment est-ce qu'on fait ?
08:38Eh bien, il faut appuyer sur tous les leviers.
08:40C'est-à-dire que vous avez plusieurs solutions pour vous passer des énergies fossiles.
08:45Ça ne se fait pas en un claquement de doigts.
08:47Ça ne se fait certainement pas en un claquement de doigts,
08:49puisque derrière les énergies fossiles, il y a quand même tout un système,
08:53toutes les infrastructures qui ont été construites de longue date,
08:56au nom de la sécurité d'approvisionnement, d'ailleurs.
08:59Et surtout, ça nécessite souvent de revoir des usages,
09:03revoir des habitudes, transformer nos infrastructures,
09:06transformer nos modes de consommation.
09:09Donc, ça prend un certain temps.
09:11Et est-ce que cette crise, cette nouvelle crise énergétique,
09:14est-ce qu'elle va enfin provoquer un déclic ?
09:16Il faut l'espérer.
09:17Il faut espérer.
09:18Parce qu'on en dit pareil au moment de la crise qui est toujours actuelle,
09:21au début de la guerre en Ukraine.
09:22On en a dit pareil.
09:23On disait pareil.
09:24Le pétrole était à 140 dollars le baril.
09:25Tout à fait.
09:26Vous avez raison.
09:28Ce qu'il faut dire, c'est que ce n'est pas la première fois
09:31qu'on dit qu'il faut s'adapter après un choc pétrogasier.
09:34Dans les années 70, lors du premier choc pétrolier,
09:38la France produisait son électricité à partir de pétrole.
09:41Et donc, c'est là que le plan Mesmer,
09:43qui aboutit à la construction des centrales nucléaires,
09:46a été décidé.
09:47Alors, ça a été une bonne chose, mais c'était incomplet.
09:49On est resté quand même tributaire du gaz et du pétrole
09:54dans d'autres modes de fonctionnement, par exemple dans les transports.
09:57Donc là, on a un nouveau choc qui fait suite à celui de 2022.
10:02J'espère que l'effet de répétition nous montrera qu'effectivement,
10:05il y a urgence et qu'il faut apprendre.
10:07Il faut apprendre à se passer de tout ça.
10:08Il y a le plan du gouvernement actuel sur la sortie des énergies fossiles.
10:12L'objectif, c'est de passer de notre dépendance,
10:15on l'a dit, de 60% aux énergies fossiles,
10:18à 40% en 5 ans.
10:20Est-ce que les choses sont en train de bouger ?
10:22C'est un vœu pieux.
10:23Et comment est-ce qu'on fait, encore une fois, concrètement,
10:24pour arriver à 40% en 5 ans ?
10:26Ça paraît très ambitieux.
10:27Alors, passer de 60% d'énergie fossile
10:30à 40% d'énergie fossile en 5 ans,
10:32c'est très, très ambitieux, effectivement.
10:35Mais ça donne un bon cap.
10:36Et vous savez, dans la transition,
10:38le signal politique est très important.
10:40C'est-à-dire que si le politique dit,
10:42nous, on a cet objectif de réduire la part des énergies fossiles,
10:46vous avez des acteurs économiques,
10:47des acteurs de la société civile,
10:49qui peuvent faire pression pour dire,
10:50il va falloir tenir cet objectif
10:53et donc tirer dans le bon sens.
10:55Après, on se dit que c'est compliqué de changer les mentalités
10:57quand le prix des énergies fossiles,
11:00le pétrole et le gaz,
11:01quand les prix sont bas,
11:02ce qui était le cas avant la guerre au Moyen-Orient.
11:06Et puis, tout d'un coup, il y a la guerre,
11:07on se dit, oh là là là là,
11:08et puis après, le pétrole va potentiellement rebaisser.
11:10Et on passera à autre chose.
11:12Vous savez, c'est le risque.
11:13C'est le risque.
11:14Personne ne peut prédire
11:14quel sera le prix des énergies fossiles
11:16l'année prochaine, dans deux ans.
11:19Par contre, ce qu'on peut prédire,
11:20c'est que le prix des énergies fossiles
11:22est extrêmement volatil.
11:24C'est-à-dire qu'à un moment, il est bas,
11:25puis on peut remonter d'un coup.
11:27Donc moi, ce que j'espère,
11:29c'est qu'on se souviendra
11:30que si le prix à la pompe baisse,
11:32si le prix de votre chauffage
11:34au gaz ou au fuel baisse,
11:36ça ne peut être que temporaire
11:38et que vous serez du coup tributaire
11:40des événements géopolitiques
11:41sur votre facture.
11:42Et ça, ce n'est pas très agréable quand même.
11:44Dans un monde qui est de plus en plus instable,
11:45on le voit,
11:46on ne peut plus fermer les yeux
11:47sur cette dépendance énergétique
11:49qui est problématique.
11:50Effectivement,
11:51avant, il y avait ce côté sécurité
11:52d'approvisionnement.
11:53On va diversifier les fournisseurs
11:56et puis du coup,
11:57on sera tranquille
11:57et on aura un prix qui sera raisonnable.
12:02On voit les limites de tout ça.
12:04C'est-à-dire que vous êtes
12:04énormément dépendant
12:05de ce que font vos voisins.
12:07Vous savez, avant 2022,
12:09la France, ça provisionnait très peu en gaz
12:11à partir de la Russie.
12:12Pourtant, nos voisins le faisaient.
12:13Donc, quand la Russie coupait le robinet,
12:16on avait tous une compétition
12:18pour faire arriver les molécules de gaz chez nous
12:19et donc ça a fait monter au plafond
12:21les prix en France
12:22quand bien même la France
12:23s'approvisionnait peu
12:25à partir de la Russie.
12:26Donc, on voit qu'on a ces dépendances.
12:28On voit que même si on diversifie,
12:30on est très dépendant
12:31de ce que font nos voisins
12:33et des conflits
12:34qui peuvent intervenir
12:35dans des zones
12:37desquelles on ne s'approvisionne pourtant pas.
12:38D'où la nécessité
12:40de faire cette transition
12:40et de se rappeler que
12:41si les prix du gaz et du pétrole
12:43baissent un jour,
12:44ça ne sera que temporaire
12:46et que ces énergies,
12:47elles sont très volatiles.
12:49Allez, merci à vous.
12:49Nicolas Goldberg,
12:50donc directeur associé
12:51du Québec de Conseil,
12:52Columbus Consulting.
12:53Merci à vous.
12:53Merci.
12:54Alors, on vient de le voir,
12:55les énergies renouvelables
12:56ont un vrai rôle à jouer
12:57pour nous aider à garantir
12:58notre souveraineté énergétique
12:59et comment bien accompagner
13:01leur développement.
13:02Reportage signé
13:03Emmanuel Legre.
13:31C'est l'histoire d'un petit village
13:33quand il n'est pas un bruit.
13:35Quand il n'y a pas un bruit.
13:36Derrière ces machines,
13:37une fracture
13:37qui a longtemps opposé voisins,
13:40familles,
13:40parfois même amis.
13:42Il y a quelques années,
13:43c'était vraiment plus difficile
13:45au niveau...
13:45Le débat était plus difficile
13:47sur les éoliennes.
13:48Il y avait des cours,
13:48des comptes,
13:49c'était tranché.
13:50Aujourd'hui,
13:51je trouve que les discours
13:52sont plus raisonnables,
13:55plus apaisés.
13:57Et au coeur de cette histoire,
13:59un homme,
14:00le maire du village.
14:02Au début,
14:02les gens,
14:02ils étaient un peu...
14:04Quand c'est nouveau,
14:05on est sur...
14:06Puis là, maintenant,
14:07bon,
14:07ça y est.
14:08Ça fait partie du paysage.
14:09Ça fait partie du paysage.
14:12Quand tous les éoliennes tournent,
14:14ça représenterait 28 000 personnes
14:15pour 12 éoliennes.
14:17On a donné un bon coup de main
14:18pour la planète,
14:19on a donné un bon coup de main
14:20pour notre commune
14:21et ça,
14:22c'est quand même
14:22des belles réalisations
14:23que j'invite
14:24beaucoup de maires à faire.
14:25Pour permettre l'installation
14:27de ces éoliennes,
14:28le maire n'était pas seul.
14:30Derrière les réunions,
14:31les autorisations
14:32et les mois de négociations,
14:34un autre acteur
14:35a joué un rôle clé,
14:36Thomas.
14:37Pour sortir de terre,
14:38ça met environ
14:38une dizaine d'années en France.
14:40Celui-là,
14:40il a mis un petit peu plus longtemps,
14:42doit être aux alentours
14:42de 12 ans.
14:43Mais ça reste une fierté,
14:46ça reste une victoire
14:48et un long travail.
14:50Aujourd'hui en France,
14:51l'éolien représente
14:52seulement 10 %
14:53de l'électricité produite.
14:55Et pourtant,
14:56cette énergie
14:57pourrait être
14:57le remède à la crise.
14:59La crise que l'on perçoit
15:01dans le Moyen-Orient
15:02nous montre
15:03et démontre
15:03notre vive dépendance
15:05aux énergies fossiles.
15:0660 % de notre énergie finale
15:08est d'origine fossile.
15:11Aujourd'hui,
15:12l'impasse,
15:13c'est 500 TWh fossiles importés.
15:15C'est en période de crise
15:16122 milliards d'euros
15:18de coûts pour l'État.
15:20Il faut qu'on se tourne
15:21sur ce qu'on doit faire,
15:22à la fois électrifier nos usages,
15:23la mobilité,
15:24nos productions,
15:26notre chauffage.
15:27Et pour y parvenir,
15:29il va falloir se tourner
15:30vers des capacités
15:30de production électrique
15:33rapidement déployables,
15:34à bas coût.
15:36Et pour cela,
15:36les énergies renouvelables
15:37y répondent pleinement.
15:38Les renouvelables,
15:39c'est à la fois
15:40notre souveraineté énergétique
15:41et notre souveraineté économique.
15:42A la vallée au blé,
15:44les éoliennes ont longtemps divisé
15:46avant de s'imposer
15:47dans le paysage.
15:48Et ce n'est sans doute
15:49qu'un début,
15:50car en France,
15:51leur production
15:52pourrait presque doubler
15:53d'ici 2030.
15:58Pour assurer
15:58notre souveraineté énergétique,
16:00la solution passe bien sûr
16:01par le recours
16:02aux énergies renouvelables,
16:03mais aussi par l'électrification.
16:05Thomas Vérinque,
16:05bonjour.
16:06Bonjour.
16:06Merci d'être avec nous
16:07sur Publixena,
16:08c'est le directeur général
16:09d'RTE.
16:10Ça fait un moment
16:11pour tirer.
16:12la sonnette d'alarme
16:13chez RTE
16:14sur le fait
16:14qu'il faut acquérir
16:15une souveraineté énergétique
16:16malgré les crises énergétiques
16:18répétées.
16:19C'est vrai.
16:20Le constat,
16:22nous l'avions déjà posé
16:23lors de la précédente crise,
16:24en 2022-2023.
16:26En fait,
16:27en France,
16:27on aime beaucoup
16:28se disputer
16:29sur la façon
16:29dont on produit
16:30notre électricité,
16:31avec le grand débat
16:32que vous connaissez,
16:33énergie nucléaire,
16:35énergie renouvelable.
16:36Mais dans le fond,
16:37on reste un pays
16:37qui consomme
16:38du pétrole et du gaz,
16:40quasiment 60%
16:41de l'énergie qu'on consomme.
16:43Voilà.
16:43Et vous, d'ailleurs,
16:44vous avez des objectifs
16:47assez ambitieux
16:47en la matière.
16:49On est donc
16:4960% d'énergie fossile.
16:50Vous plaidez
16:51pour un passage
16:51à 30%
16:52d'ici 2035.
16:54C'est encore plus
16:55ambitieux
16:55que ce que souhaite
16:56le gouvernement.
16:58mais c'est difficile.
16:59Et pourtant,
16:59vous êtes optimiste.
17:00Au mois de février,
17:02dans votre dernier bilan,
17:03vous disiez
17:03que les conditions
17:04étaient réunies
17:04pour nous permettre
17:05durablement
17:06de réduire
17:07nos dépendances
17:07aux énergies fossiles.
17:08C'est quoi ces fameuses
17:09conditions
17:10qui sont réunies ?
17:11Je ne les vois pas.
17:12Vous ne les voyez pas,
17:13mais en réalité,
17:14on a une électricité
17:17en France
17:17qui est déjà abondante.
17:19Donc,
17:19on n'est pas
17:20dans la même situation
17:21qu'un certain nombre
17:21de nos voisins
17:22qui se demandent
17:23s'ils auront
17:24assez d'électricité
17:24pour faire
17:25à la fois
17:26de l'industrie,
17:27dans le chauffage,
17:29dans les transports.
17:30Donc,
17:30cette électricité
17:31est abondante.
17:31L'année dernière,
17:32on a exporté
17:33plus d'électricité
17:35qu'on en consomme
17:35un pays
17:35comme la Belgique.
17:36Donc,
17:37ça veut dire
17:37qu'on en produit
17:38déjà assez.
17:39L'électricité
17:40qu'on produit
17:40est bas carbone.
17:42À 95%,
17:43elle vient du nucléaire
17:45et des énergies renouvelables.
17:46Et cette électricité
17:47est produite
17:49dans des conditions
17:49qui sont compétitives
17:51par rapport
17:51aux voisins européens.
17:52Donc,
17:53réduire la part
17:54des fossiles
17:55dans notre approvisionnement
17:56global en énergie,
17:57oui,
17:58c'est utile.
17:59Ce n'est pas uniquement
17:59RTE qui le dit,
18:00c'est l'ensemble
18:01du consensus scientifique.
18:03Mais comment on fait
18:03concrètement
18:04pour réduire
18:04de moitié
18:05notre dépendance
18:05aux énergies fossiles
18:07en 9 ans ?
18:09Ça paraît...
18:11Oui,
18:11alors déjà,
18:12c'est très bien
18:12qu'on en soit conscient
18:13puisque lors
18:15de la précédente crise,
18:16on a quand même
18:17importé en un an
18:18pour 110 milliards d'euros
18:20de pétrole et de gaz.
18:22Donc,
18:22en fait,
18:22c'est le budget
18:23de l'éducation nationale
18:25et des armées combinées.
18:26Donc ça,
18:26c'est 2022.
18:28En 2025,
18:29on a importé
18:30pour 53 milliards d'euros
18:31et c'était avant
18:32la crise
18:33du détroit d'Hormuz.
18:34Donc,
18:35vous voyez qu'en fait,
18:36sortir de cette dépendance,
18:37c'est absolument nécessaire.
18:38La question,
18:39c'est de savoir
18:39à quel rythme
18:39on y arrive.
18:40Et pour y arriver,
18:42il faut y aller
18:43dans plusieurs directions,
18:45dans les transports
18:47où on consomme
18:48essentiellement du pétrole,
18:49dans le bâtiment
18:50où pour nous chauffer
18:51aujourd'hui,
18:52c'est principalement
18:53du gaz
18:54et dans l'industrie,
18:55on utilise également
18:56beaucoup de gaz.
18:57Justement,
18:57le gouvernement passe
18:58à la vitesse supérieure
18:59avec son plan
18:59d'électrification,
19:01enveloppe d'investissement
19:01qui double
19:02à 10 milliards
19:03sur 5 ans.
19:04ça va dans la bonne direction,
19:05ça ne va pas assez loin ?
19:0710 milliards d'euros,
19:08bien évidemment
19:08que ça va
19:08dans la bonne direction.
19:10Ce sont des investissements
19:11qui sont importants,
19:12donc électrifiés
19:13et décarbonés
19:14de manière générale.
19:15Ce sont des investissements.
19:17C'est vrai
19:17dans la production
19:18d'électricité,
19:20c'est vrai
19:20dans les réseaux,
19:21c'est vrai aussi
19:22dans tous les usages
19:24du quotidien,
19:25que ce soit dans l'industrie
19:26ou dans les logements.
19:27Donc,
19:27ce sont des investissements.
19:28Mais ces investissements,
19:29ils donnent
19:30ce qu'on appelle
19:30un double dividende.
19:32Premièrement,
19:33ça permet
19:33d'être plus résilient.
19:36Donc là,
19:36on voit très bien
19:37les conséquences
19:37de nos imports
19:39d'énergie fossile
19:39en ce moment.
19:40On voit d'où ça vient
19:42et on voit
19:42que ça nous rend
19:43très sensibles
19:43à ce qui se passe
19:45dans l'ensemble
19:46de l'environnement
19:47international.
19:47Et puis,
19:48bien évidemment,
19:48ça permet
19:49de baisser nos émissions.
19:50Donc oui,
19:50ça va indubitablement
19:52dans la bonne direction.
19:53Oui,
19:53et donc il y a
19:54deux aspects importants,
19:55transport et logement
19:56dans ce plan gouvernemental.
19:58Pour le logement,
19:59vous disiez,
19:59c'est acter la fin,
20:01programmer du gaz
20:02dans les logements neufs
20:03avec l'interdiction
20:04des chaudières
20:05d'ici la fin de l'année.
20:07L'idée,
20:07on le comprend,
20:08c'est de mettre le paquet
20:08sur les pompes à chaleur.
20:10Là encore,
20:11c'est à la bonne vitesse.
20:12Ça a dans le bon sens,
20:13on le comprend,
20:14mais c'est à la bonne vitesse,
20:15à la bonne mesure.
20:16En réalité,
20:18ce qu'il faut,
20:18c'est le faire
20:19de manière progressive.
20:20On ne va pas sortir
20:21du chauffage
20:22dans le logement
20:23en un claquement de doigts.
20:24Donc,
20:25le fait d'augmenter
20:26progressivement
20:27l'effort
20:27pour passer
20:28de chaudière au fioul
20:30ou de chaudière au gaz
20:31à des pompes à chaleur,
20:33c'est quelque chose...
20:34Dans le neuf ?
20:34Oui,
20:35dans le neuf,
20:35c'est déjà très largement engagé.
20:37Donc,
20:38la question qui va se produire
20:39pour que le plan
20:39d'électrification
20:40produise des effets
20:42durables,
20:43ça implique aussi
20:43de traiter
20:44l'existant.
20:45Le neuf,
20:46c'est déjà beaucoup le cas
20:47dans les maisons individuelles
20:49et ce qui a été annoncé,
20:51c'est également
20:52de ne plus utiliser du gaz
20:54dans le logement collectif.
20:55Et pour les voitures électriques,
20:57mettre le paquet
20:58sur le leasing social
21:00destiné finalement
21:01aux gros rouleurs,
21:02les artisans,
21:03les infirmiers,
21:03là encore,
21:04c'est un bon signal
21:05qui est envoyé ?
21:05De toute façon,
21:07le fait qu'il y ait
21:08une politique d'électrification
21:09et qu'elle soit intégrée,
21:11c'est essentiel.
21:13Et donc,
21:13ça veut dire que
21:14l'électrification
21:15et de manière générale
21:17la décarbonation,
21:18ça n'est pas
21:18un ensemble
21:19de politiques spécifiques,
21:21certaines dans le secteur
21:22du bâtiment,
21:23certaines dans le secteur
21:23du transport,
21:25c'est un tout cohérent.
21:26Il faut qu'on augmente
21:29le transfert
21:29des fossiles
21:30vers l'électricité
21:31au même rythme
21:31que l'on augmente
21:32la production d'électricité
21:33et c'est ce qu'on va
21:34réussir à faire.
21:35Mais ce qu'il me semble
21:37important
21:37de toujours garder en tête,
21:40c'est que
21:41quand on va,
21:42par exemple,
21:43utiliser plus de pompes
21:44à chaleur,
21:45la consommation d'électricité
21:46va augmenter un petit peu.
21:48Mais la consommation
21:48d'énergie fossile
21:49va diminuer beaucoup
21:51parce que les pompes
21:52à chaleur,
21:52ce sont des installations
21:53qui sont extrêmement efficaces.
21:55Et c'est la même chose
21:56pour un véhicule électrique,
21:57ça consomme moins
21:58d'électricité
21:59que ça ne consomme
22:00de carburant fossile.
22:02La PPE 3,
22:03je ne suis pas un expert,
22:04mais c'est la programmation
22:05pluriannuelle de l'énergie,
22:06prévoit davantage de nucléaire
22:08et moins d'énergie renouvelable
22:09qu'initialement envisagée.
22:11Vous en pensez quoi ?
22:12Est-ce que ce n'est pas
22:13quand même souhaitable
22:13qu'il y ait plus de renouvelables ?
22:15En fait,
22:16je ne le dirais pas comme ça.
22:17Il y aura à la fois
22:19beaucoup de nucléaire
22:20et beaucoup de renouvelables
22:21dans la future PPE.
22:23Le nucléaire produira des effets,
22:25la relance du nucléaire,
22:26c'est-à-dire la construction
22:27de nouveaux réacteurs,
22:29produira des effets
22:30plutôt à la fin
22:30de la décennie 2030,
22:32tandis que les nouvelles
22:33installations renouvelables
22:34peuvent s'installer
22:35plus rapidement.
22:36Et ça veut dire
22:37qu'en proportion,
22:38dans le mix,
22:38il y aura un peu plus
22:39de renouvelables
22:41qu'aujourd'hui.
22:43Aujourd'hui,
22:43on a encore 70%
22:44de notre électricité
22:46qui est nucléaire.
22:47Est-ce que notre réseau électrique,
22:48il est adapté
22:49pour supporter
22:50tous ces changements
22:51et tous ces nouveaux besoins
22:53qu'il faudra couvrir
22:54avec l'explosion du numérique,
22:56des plateformes,
22:57les data centers,
22:58les voitures électriques ?
23:00Ou est-ce qu'il faut redimensionner ?
23:01On a un système
23:02qui est vieillissant.
23:03Le réseau actuel,
23:03il date du 20e siècle.
23:04On se dit qu'il a été pensé
23:06pour une France
23:08dans laquelle l'électricité
23:09était beaucoup moins omniprésente
23:11qu'aujourd'hui ?
23:12Votre question arrive
23:13à un moment qui est important
23:14pour nous
23:14puisqu'on sort
23:15d'un grand débat public
23:16sur le réseau.
23:19Notre réseau
23:20est capable
23:21aujourd'hui
23:22d'alimenter
23:23les nouvelles consommations.
23:24Il n'y a pas d'inquiétude
23:25pour les années qui viennent.
23:26Mais il va falloir
23:27également
23:29le moderniser.
23:30Le moderniser
23:31parce que certaines infrastructures
23:32sont anciennes.
23:33On en a même
23:33sur notre réseau
23:34qui ont plus de 100 ans.
23:35Mais horizon 2030,
23:362040,
23:362050 ?
23:37Oui, par exemple,
23:38la modernisation
23:38de notre réseau aérien,
23:39c'est un plan
23:40qui va s'échelonner
23:41de maintenant
23:42à 2060.
23:43Vous voyez que
23:43sur le réseau,
23:44on est vraiment
23:45dans l'univers
23:46du temps long
23:46et des grands programmes
23:47d'équipement.
23:48Donc,
23:49moderniser le réseau
23:50pour faire en sorte
23:51qu'il soit
23:51plus résilient,
23:53y compris par rapport
23:53au phénomène météorologique
23:55et à l'évolution
23:56du climat.
23:57Ça veut dire quoi,
23:58moderniser ?
23:58C'est quoi ?
23:58C'est changer les pylônes ?
24:00C'est exactement ça.
24:01Changer les pylônes,
24:02changer les câbles,
24:04faire en sorte
24:05que vos câbles
24:06ne chauffent pas trop
24:07lorsqu'il y a une canicule,
24:09faire en sorte
24:10que les postes électriques
24:11que vous pouvez voir
24:12quand vous prenez
24:12le train
24:13ou la voiture,
24:14qui sont des sortes
24:15d'aiguillages,
24:16on les enlève
24:17des zones
24:17qui sont inondables.
24:20Vous voyez,
24:20moderniser le réseau,
24:21c'est tout ça.
24:22C'est donc l'adapter
24:22au climat du 21e siècle
24:24et puis adapter
24:25cette infrastructure
24:26à une France
24:28plus électrique
24:29et moins fossile.
24:30Vous avez aujourd'hui
24:31dans certaines grandes zones
24:32industrielles
24:33des zones
24:34qui ont été construites
24:35autour des imports
24:36d'hydrocarbures.
24:37Aujourd'hui,
24:37il faut adapter
24:38ces zones
24:39à plus de consommation
24:41d'électricité
24:41et c'est ce qu'on fait
24:42dans les grands bassins
24:43industriels.
24:44Et un plan de transformation
24:45à l'horizon 2040
24:46d'RTE,
24:46c'est des milliards
24:47j'imagine qui sont en jeu
24:48d'investissement ?
24:49Ce sont bien évidemment
24:50des milliards.
24:51Aujourd'hui,
24:52on a investi
24:53l'année dernière
24:54plus de 3 milliards d'euros
24:55et ce sera 4 milliards
24:56cette année.
24:57Donc,
24:58on augmente
24:58nos investissements.
24:59Ces investissements
25:01sont là
25:01pour des dizaines
25:02et des dizaines
25:03d'années.
25:04Et encore une fois,
25:05je pense qu'on est
25:05dans une bonne situation
25:06dans la mesure où on arrive
25:07à faire à la fois
25:08des investissements
25:09qui sont des investissements
25:10de modernisation
25:11et des investissements
25:12d'électrification.
25:13Donc,
25:13on fait d'une pierre deux coups.
25:14Vous avez identifié
25:15des zones prioritaires
25:17en France
25:17qui vont à besoin
25:19d'électrification massive
25:21à certains endroits
25:22du territoire
25:23plus que d'autres ?
25:24Oui,
25:24alors tout le travail
25:25qui a été fait
25:26avec les grands acteurs
25:28du territoire
25:28et lors du débat public,
25:30ça nous a conduit
25:30à identifier
25:31un certain nombre
25:32de zones prioritaires.
25:33et je parlais tout à l'heure
25:35des zones d'électrification,
25:36des grands ports,
25:37par exemple,
25:38sont des zones
25:39qui,
25:40au cours du XXe siècle,
25:41ont été faites
25:42pour importer
25:42du charbon
25:43et du pétrole.
25:44Aujourd'hui,
25:46les consommateurs
25:47qui y vont,
25:48les nouvelles usines
25:48pour produire
25:49des batteries,
25:50pour des grands data centers,
25:52pour réindustrialiser,
25:54ont besoin
25:55de plus d'électricité.
25:56Donc,
25:56ces zones font partie
25:57des priorités.
25:58Ce ne sont pas les seules
25:59puisqu'on a également
26:00d'autres endroits
26:00sur le territoire
26:02qui nécessitent
26:03des investissements
26:04significatifs.
26:05La demande en électricité
26:06est inférieure de 6 %,
26:08je parle sur votre contrôle,
26:09par rapport
26:10à l'ère pré-Covid.
26:11C'est-à-dire que les Français
26:12consomment moins d'électricité
26:13et en même temps,
26:14on parle d'électrification
26:16massive.
26:17Oui,
26:19ça peut surprendre,
26:20mais en réalité,
26:21le fait que les Français
26:22consomment moins d'électricité,
26:24c'est plutôt une bonne chose
26:26parce que ça montre
26:26que les plans de sobriété
26:28ont bien fonctionné
26:29au cours des dernières années.
26:30Donc,
26:31on ne va pas se dire
26:31parce qu'il faut électrifier
26:33que ce n'est pas bien
26:34d'avoir fait
26:34des économies d'énergie,
26:36notamment lors
26:37de la précédente crise
26:38de 2022-2023.
26:40En 2022-2023,
26:42on avait à la fois
26:43le problème
26:44que vous connaissez,
26:46la guerre menée
26:46par la Russie en Ukraine,
26:47donc avec un prix du gaz
26:48qui augmente,
26:49mais aussi une sécheresse,
26:51donc moins de production
26:51hydraulique,
26:52et enfin des réacteurs nucléaires
26:53qui étaient à l'arrêt
26:54pour des problèmes
26:54de corrosion.
26:55À ce moment-là,
26:57un grand plan a été lancé
26:58pour la sobriété.
26:59Ce plan a fonctionné.
27:01Donc ça,
27:01c'est plutôt...
27:02Ce n'est pas un désamour
27:03des Français
27:04pour l'électricité,
27:05c'est juste une consommation
27:06plus raisonnable.
27:07C'est une consommation
27:08qui a baissé.
27:08Il y a aussi un phénomène
27:09plus structurel,
27:10mais qui s'étale
27:11sur 20-30 ans,
27:12qui sont les économies
27:15d'énergie,
27:15et aussi,
27:16il faut bien le dire quand même,
27:17la désindustrialisation
27:18de notre pays.
27:19Donc ça,
27:20ce sont des tendances longues.
27:22Aujourd'hui,
27:23l'objectif,
27:24c'est bien
27:24de transférer
27:25des fossiles
27:26vers l'électricité.
27:27Et donc,
27:28ça veut dire
27:28qu'on reste
27:29dans une dynamique
27:30d'utilisation efficace
27:31de l'énergie.
27:32Tout ça,
27:33il n'y a pas
27:34de retour arrière.
27:35Thomas Vérinck,
27:36en quoi ce changement
27:37de modèle,
27:37le fait d'électrifier
27:39à grande échelle
27:39la France,
27:40en quoi c'est gagnant
27:41pour notre économie
27:42à long terme
27:42et aussi le porte-monnaie
27:43des Français ?
27:45Regardez,
27:46aujourd'hui,
27:48de qui dépend
27:49l'énergie
27:49que nous consommons ?
27:50On l'a dit
27:50au début,
27:52vous m'avez posé
27:52la question,
27:53quasiment 60%
27:54de l'énergie
27:54qu'on consomme
27:55est fossile.
27:57Importée.
27:58Importée.
27:59Une partie
28:00venait de la Russie,
28:01une partie
28:02vient toujours
28:02du Moyen-Orient.
28:03Les États-Unis
28:04deviennent
28:04un grand fournisseur
28:06d'énergie
28:06à l'Europe
28:07et à la France.
28:07Étrôle et gaz.
28:09Vous préférez
28:10qu'on produise
28:11cette électricité
28:12en France
28:13avec des coûts fixes,
28:16dans des conditions
28:17qu'on connaît
28:18ou qu'on continue
28:19d'importer
28:20massivement
28:20de l'énergie
28:21depuis ces pays.
28:21Donc,
28:22c'est la question
28:22de la souveraineté énergétique.
28:23C'est la question
28:24de la souveraineté
28:25de manière générale.
28:26Et quand on est
28:27dans une crise
28:29comme celle
28:30du Détroit-Dormuz,
28:31c'est aussi
28:31une question économique.
28:32Merci pour cet entretien
28:33avec vous,
28:34Thomas Vérinck,
28:35directeur général
28:35de RTE.
28:36Merci à vous.
28:37Merci à vous.
28:38Voilà,
28:38c'est la fin
28:38de Pourvu que ça dure,
28:39l'émission qui rend
28:39les co-responsables,
28:40l'émission tournée
28:41depuis le bivouac
28:42de L'Oréal France.
28:43Pourvu que ça dure,
28:43c'est aussi du replay
28:44sur Public Sénat.
28:46À très vite.
29:00Cette émission
29:01vous est présentée
29:02par Tiqueo Capital,
29:03acteur mondial
29:04de la gestion d'actifs
29:06et spécialiste
29:07des solutions
29:07d'épargne et d'investissement
29:08dans les secteurs clés
29:10au service
29:10de la souveraineté européenne.

Recommandations