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00:13Bonsoir à tous, bienvenue dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:15L'annonce d'un accord au Moyen-Orient fait pousser un ouf de soulagement aux automobilistes
00:19qui espèrent une baisse rapide du prix des carburants à la pompe.
00:22Mais combien de temps est-ce que cela va prendre ?
00:24Le gouvernement demande que les prix baissent aussi rapidement qu'ils sont montés.
00:28Donald Trump est arrivé en France pour assister au sommet du G7 à Evian.
00:31Le président américain doit rencontrer d'ici quelques minutes Emmanuel Macron
00:34pour évoquer de nombreux sujets, bien sûr l'accord avec l'Iran, la réouverture des Trois-Dormous
00:39et la question des droits de douane à 100% qu'il compte imposer à nos vins et spiritueux.
00:45Par ailleurs, le président français a évoqué à la mi-journée la mort de la petite Liliana
00:49et la protection de nos enfants.
00:51Emmanuel Macron attend le rapport des inspections générales de la gendarmerie et de la justice
00:55qui seront remis à ces rapports le 19 juin pour savoir ce qui a dysfonctionné.
01:02Voilà pour les grandes lignes de nos débats.
01:03Ce soir, il est pile 18h pour Punchline.
01:0718h-19h sur CNews et Europe 1.
01:10Punchline.
01:10Laurence Ferrari.
01:1918h et tout de suite, c'est Augustin Donadieu pour le rappel des titres de l'actualité
01:22sur CNews et sur Europe 1.
01:23Bonsoir Augustin.
01:23Bonsoir Laurence.
01:24Bonsoir à tous.
01:25Bonne nouvelle pour le portefeuille des Français.
01:27Le gasoil repasse sous la barre des 2 euros en cause d'une conjoncture favorable à la baisse
01:31des cours du pétrole.
01:33Après l'accord signé électroniquement entre l'Iran et les Etats-Unis,
01:35le Brent était ce matin repassé sous la barre des 83 dollars le baril en recul de 4,5%.
01:42En parallèle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré que même si une baisse du prix
01:47des carburants était à envisager, les aides promises seraient tout de même versées
01:51comme convenu.
01:53Après cette signature électronique de l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis,
01:58Donald Trump a annoncé sur son réseau social X True Social que les choses bougeaient déjà
02:04dans le détroit d'Hormouz.
02:05Les navires commencent à quitter le détroit, beaucoup chargés de pétrole.
02:09Ils empruntent la route du sud totalement sûre et préservée, a-t-il écrit ?
02:13Et justement, Emmanuel Macron et Donald Trump s'entretiennent depuis 17h à Evian-les-Bains
02:19en ouverture du sommet du G7.
02:21Plus tôt dans la journée, le président français avait promis de tout faire pour qu'il n'y ait
02:25pas de péage dans le détroit d'Hormouz.
02:27Le président qui a par ailleurs assuré que le porte-avions pourrait être déployé
02:30dans les deux ou trois jours afin d'aider à rouvrir le détroit si l'accord entre
02:35l'Iran et les Etats-Unis était bien confirmé.
02:38Même si un point d'accord a été trouvé entre l'Iran et Washington, le ministère
02:44iranien des affaires étrangères demande à Donald Trump de garantir qu'Israël s'engage
02:48à mettre fin à la guerre au Liban.
02:50Téhéran ne fait confiance ni à Israël ni aux Etats-Unis, a-t-il déclaré.
02:53Et dans un communiqué, le Hezbollah se dit profondément reconnaissant à son allié
02:58pour sa position constante à ses côtés.
03:02Retour en France.
03:03Comment lutter contre les violences sur les enfants ?
03:06Le président de la République appelle à agir avec méthode après la mort de Liana.
03:10Il a assuré que des moyens supplémentaires pour la justice ou les enquêteurs seraient
03:15déployés là ou là, selon ses mots.
03:17Les rapports des inspections générales de la gendarmerie et de la justice doivent être
03:21remis au gouvernement le 19 juin prochain.
03:26Une organisation criminelle de trafic d'armes et de stupéfiants a été démantelée
03:30à Marseille.
03:30Les autorités ont mis la main sur des véhicules, des bijoux et des objets de luxe d'une valeur
03:35de 1,475,000 euros.
03:3810 personnes ont été mises en examen.
03:40Même chose à Montpellier où un réseau de blanchiment d'argent en bande organisée
03:44a été démantelé.
03:45L'enquête a débouché sur 13 gardes à vue, 2,7 millions d'euros saisis, 14 voitures,
03:50un bateau, de l'or et des bijoux.
03:52Et pour terminer ce journal, évidemment, une pensée pour notre confrère Christophe
03:56Glees, toujours détenu en Algérie.
03:58Je rappelle qu'il a été condamné à 7 ans de prison en décembre dernier.
04:01Il a renoncé à son pourvoi en cassation pour obtenir une grâce du président algérien.
04:06CNews et Europe 1 continuent de réclamer sa libération immédiate et sans condition.
04:10Merci beaucoup Augustin.
04:12Donne adieu.
04:12Je salue nos invités ce soir.
04:13Maître Pascal-Pierre Garbarini.
04:15Maître.
04:15Bonsoir.
04:16On a besoin de vous pour parler de la justice et de la protection de nos enfants.
04:19Rachel Canella.
04:20Bonsoir Laurence.
04:20Notre ami Gauthier Lebray.
04:22Bonsoir Laurence.
04:22Qui arrive de l'émission de Pascal Praud.
04:24Tout s'est bien passé Gauthier ?
04:25Très bien.
04:25Génial.
04:26Sur Europe 1, évidemment.
04:27Louis de Ragnan est là.
04:28Bonsoir Laurence.
04:28Éric Revelle.
04:30On va évoquer la justice dans un instant.
04:32Le prix des carburants aussi, parce que c'est un sujet de préoccupation des Français.
04:36Mais tout de suite, on va aller à Evian rejoindre nos envoyés spéciaux.
04:39Maxime Le Guet, Charles Baget.
04:40Bonsoir à tous les deux.
04:41Est-ce que le président Trump et le président Macron ont débuté leur entretien ou pas encore, Maxime ?
04:50Bonsoir Laurence.
04:51L'entretien bilatéral n'a pas encore officiellement commencé.
04:55Il devrait l'être d'ici quelques instants.
04:58Il était initialement prévu à 17h entre les deux hommes.
05:01Mais manifestement, il y a eu un peu de retard sur le protocole.
05:04Il sera inévitablement question de cet accord entre l'Iran et les Etats-Unis.
05:10Emmanuel Macron qui a dit que la France était prête à participer à des opérations de sécurisation des voies maritimes
05:17en vue de la réouverture du détroit d'Ormous.
05:20Ce sujet sera abordé.
05:21Il sera aussi question de la guerre en Ukraine.
05:23Mais surtout des grands désaccords économiques entre Américains et Français.
05:27Donald Trump qui a l'entretien qui devrait débuter d'ici quelques instants.
05:33Alors, est-ce qu'on peut entendre ? Merci, Maxime.
05:36On écoute un tout petit peu de ce que disent Donald Trump et Emmanuel Macron.
05:43Nous avons eu un match remarquable.
05:50Un super match.
05:54Bienvenue au Président.
06:00Je vous souhaite d'abord accueillir et souhaiter la bienvenue au Président Trump.
06:06Et merci d'être là un lendemain d'anniversaire et de célébration.
06:10Et je remercie son équipe, les ministres, l'ambassadeur et l'équipe la plus proche d'être là à ses
06:15côtés.
06:16C'est important qu'on puisse d'abord avoir ce G7 au lendemain d'un accord essentiel qui a été
06:22scellé avec l'Iran.
06:24Pour parler évidemment de nos grandes crises, l'Iran, l'Ukraine, nos guerres, leurs règlements,
06:30construire la paix et restaurer la prospérité.
06:32Mais aussi voir les voies et moyens de coopérer entre nos économies.
06:36Et c'est le but du G7 pour améliorer la prospérité, les éléments de coopération dans les différents domaines.
06:42Et puis nous aurons l'occasion aussi de célébrer à la Française les 250 ans d'indépendance.
06:49La France ayant été aux côtés des États-Unis d'Amérique, à Versailles dans deux jours.
07:01Je voulais recueillir le Président Trump et remercier le Président Trump et son équipe d'être ici pour le G7.
07:10Hier, c'est un accord très important qui a été signé avec l'Iran.
07:15Un accord important d'abord parce que d'arrêter le problème nucléaire.
07:21Évidemment, c'est une question très importante pour le monde entier.
07:25Et puis, la réouverture des Trois-Dormus, le réglage de la situation au Liban.
07:33En tout cas, nous assumerons notre part de ce projet.
07:40Nous en parlerons ensemble, ça fait partie du programme.
07:44En tout cas, c'est une étape importante pour l'économie mondiale.
07:50Nous aurons l'occasion de parler également de la guerre en Ukraine.
07:54C'est-à-dire que nous sommes de côté des Américains pour négocier une paie durable.
07:59Et le Président Trump sera à notre côté demain.
08:03Et puis, ce geste sera amené à parler de tas de questions, les terres rares, les critiques.
08:11Et puis, des dossiers sur lesquels il faut trouver une convergence entre membres du G7.
08:17Et puis, ce sera l'occasion également de marquer le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis.
08:25Cet endroit est bien choisi puisque c'est là qu'à l'époque,
08:29les ministres des Affaires étrangères qui ont appuyé les États-Unis
08:34ont préparé ce qu'on appelle le Traité de Paris de 1783
08:39qui est l'étape finale de tout ce processus de l'indépendance américaine.
08:46Ici, à Evian, on vous souhaite la bienvenue.
08:49Merci.
08:52Emmanuel est un ami très particulier.
08:56Nous avons une relation spéciale.
08:58Nous avons travaillé ensemble sur de nombreux accords, de nombreux projets.
09:05Alors, l'accord est quasiment signé.
09:08Le Détroit est pratiquement préouvert.
09:12Alors, vous savez qu'il faut aller éliminer certaines lignes qui ont été posées.
09:18Enfin, on avance bien.
09:21Vendredi, le Détroit sera entièrement ouvert.
09:25Bien entendu, maintenant, avec les dirigeants iraniens, les nouveaux dirigeants,
09:30puisque la première équipe a disparu, la deuxième aussi,
09:34maintenant, cette nouvelle équipe constituée d'hommes intelligents.
09:39Enfin, nous avons trouvé un accord.
09:42Et dommage qu'il ait fallu retourner,
09:46en tout cas, envisager de nouvelles attaques.
09:49Heureusement, on a pu éviter le pire.
09:50En tout cas, maintenant, les prix du pétrole dégringolent.
09:57Et puis, l'économie reprend.
10:01Vous avez des chiffres impressionnants.
10:05En tout cas, le cours du pétrole s'écroule.
10:08Alors, on retrouve des chiffres à peu près ordinaires.
10:13En tout cas, on se rapproche du cours tel qu'il était avant la guerre.
10:18Et puis, surtout, ce qui est important, c'est que l'Iran n'aura pas l'arme nucléaire.
10:22Et là, on s'en est bien entendu là-dessus.
10:25Il renonce à l'arme nucléaire.
10:27Et c'était, évidemment, l'objet principal de toute cette histoire.
10:30Sinon, ils étaient sur le point d'acquérir l'arme nucléaire.
10:34Donc, d'abord, on a mis fin à l'accord signé par,
10:40ou plutôt orchestré par Obama,
10:43qui était en fait la voie ouverte à l'arme nucléaire pour les Iraniens.
10:49L'accord qui était très mauvais pour les États-Unis,
10:50puisqu'on accordait des milliards de dollars à l'Iran.
10:53Un accord par lequel 1,7 millions de dollars,
10:58milliard de dollars, pardon,
11:01ont été embarqués à bord d'un Boeing 757.
11:08Il aurait fallu un Boeing 747, 1,7 milliard de dollars
11:13qui avait été donné en espèce à l'Iran,
11:17transporté par cet avion, plus des dizaines de milliards de dollars.
11:20Ils ont essayé de soudoyer l'administration uranée.
11:26De toute façon, ça ne marche jamais.
11:27Mais de toute façon, nous avons fait un excellent travail
11:31et je pense que nous arriverons à avoir une relation de travail.
11:35Et puis, bon, évidemment, si on n'arrive pas à s'entendre,
11:37on va retourner à la case départ,
11:38mais j'espère que ce ne sera pas nécessaire.
11:39L'accord avec les Iraniens va nous apporter de grands progrès pour le monde.
11:50D'abord, on débloque le pétrole et les cours, comme je l'ai dit, redescendent.
11:58Et je tiens à vous remercier de votre concours.
12:01Vous nous avez aidés et c'est un honneur d'être ici parmi vous.
12:04Nous avons eu une excellente conversation hier avec le président Zelensky,
12:09également avec le président Poutine.
12:12Et alors, peut-être, peut-être arriverons-nous à quelque chose.
12:16Les deux sont prêts à faire quelque chose.
12:20Maintenant que l'affaire iranienne est derrière nous,
12:23on va passer le dossier vers le dossier ukrainien.
12:26Enfin, c'est 25 000 personnes, 25 000 civils en partie
12:30qui sont morts chaque mois dans cette guerre.
12:33Enfin, c'est vraiment des chiffres insupportables.
12:36Toujours est-il que l'une des plus grandes histoires de l'histoire de la Maison-Bloche,
12:45un grand combat de MMA hier soir.
12:47et je vous ai appelé hier soir très tard
12:50puisque dans la division des poids lourds,
12:53c'était un lutteur français qui l'avait emporté.
12:58Plus important encore que la Coupe du monde de foot.
13:02C'était un lutteur français.
13:03Enfin, vous avez une très bonne équipe de foot,
13:05mais également de très bons lutteurs de MMA.
13:08Un excellent grand pays qui est le vôtre.
13:13Vous allez assister à la cérémonie de signature vendredi ?
13:16Ça dépend.
13:18Il y a J.D. Vance qui devait y aller.
13:20Moi-même, je serais peut-être reparti.
13:23Mais peut-être qu'il y aura...
13:26Enfin, il y a un dîner qui se termine tard la veille.
13:28Je ne sais pas.
13:30J'irai où ?
13:31Je ne sais pas.
13:32Mais enfin, J.D. Vance, le vice-président, sera là.
13:37Quand est-ce qu'on va publier le texte de ce protocole d'accord ?
13:41Très prochainement.
13:42Moi, je voudrais que ce texte soit très rapidement publié.
13:46C'est un document important.
13:47Il n'est pas comme le document Obama,
13:50qui était un document épouvantable ici.
13:53C'est un document très puissant.
13:56Je pense qu'il sera publié très prochainement.
13:59Un peu après vendredi.
14:02Déjà, le détroit d'Omuse est ouvert.
14:06Enfin, l'ouverture sera totale lorsqu'on aura déblayé toutes les mines.
14:11Il y a déjà beaucoup de voies qui sont ouvertes.
14:13Je pense que ce sera très, très prochainement.
14:18Président, est-ce que cet accord prévoit un allègement
14:25ou une levée des sanctions contre l'Iran ?
14:27Ça dépend de ce qu'ils font.
14:29Il faut que l'Iran s'en tienne à ses obligations.
14:32L'organement est-il prêt à prendre la France dans le détroit d'Omuse ?
14:35C'est charlie du portailant Charles de Gaulle.
14:38Monsieur le Président,
14:39qu'est-ce que vous attendez de la France
14:43pour le dossier du détroit d'Omuse ?
14:46Je crois que nous n'aurons pas besoin vraiment d'aide
14:49puisque le détroit sera ouvert
14:52et il n'y aura pas de payage.
14:54Donc je ne pense pas que nous aurons besoin
14:56de l'aide d'autres puissances.
14:59Enfin, ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée
15:00d'avoir quelques navires de certains pays.
15:03Enfin, vous êtes un pays bien placé pour le faire
15:07et ce ne serait peut-être pas inutile de vous avoir.
15:10En tout cas, en principe, le passage sera libre.
15:12Il faudra également que le dossier libanais soit réglé
15:16parce que ce conflit ne semble jamais vouloir se terminer.
15:20Enfin, c'est une version miniature
15:21de ce que nous avons fait en Iran.
15:23Enfin, ça ne devrait pas être trop difficile
15:24de régler le dossier libanais aussi.
15:27Mais enfin, bon, nous sommes en train de parler là-dessus.
15:30C'est une question qui est développée en français
15:34sur la contribution.
15:36Nous sommes prêts à avoir, dès demain,
15:39des chasseurs qui sont sur place
15:41et qui peuvent aider aux missions d'observation.
15:43Et sous 48 heures, des frégates
15:45qui peuvent évidemment se déployer.
15:47Et sous 2 à 3 jours, le porte-avions
15:49avec les frégates qui l'accompagnent,
15:51et l'ensemble du groupe.
15:53Évidemment, tout ça suppose d'être souhaité
15:56et demandé par les États-Unis d'Amérique,
15:58l'Iran et l'Omane,
16:00c'est-à-dire les parties prenantes de l'accord
16:02et les deux parties en particulier autour du Détroit.
16:08Et nous avons agrégé avec les Britanniques
16:11une mission ad hoc.
16:12Nous dansons déjà une vingtaine de pays
16:14qui ont donné leur contribution concrète
16:17et ce qu'ils étaient prêts à faire.
16:18Et nous sommes quatre à être présents dans la région.
16:20Donc voilà, c'est une offre.
16:22Nous sommes à disposition.
16:23Ça montre le soutien de la communauté internationale,
16:25notre volonté de réouvrir ce Détroit.
16:28Et comme l'a dit le Président,
16:29peut-être que ça ne sera pas souhaité
16:31et peut-être que ce ne sera pas nécessaire.
16:33Mais en tout cas, c'est une disposition
16:37qui marque notre volonté d'aider,
16:39le soutien et notre disponibilité.
16:42Et nous sommes prêts.
16:42Vous êtes inquiets sur les menaces de droits de l'Ontario ?
16:45Non, non, on est là pour discuter.
16:48Il y a des accords qui ont été signés en avance.
17:02Voilà donc pour cette conférence de presse impromptue
17:05entre Donald Trump et Emmanuel Macron.
17:06Les deux hommes sont en train de se serrer la main.
17:09Donald Trump a remercié effectivement les journalistes.
17:13On voit que ça y est, les quelques questions,
17:15réponses à la presse sont terminées.
17:18Louis Dragnel, rapidement, on a assisté à une passe d'armes
17:20évidemment entre Donald Trump et Emmanuel Macron.
17:24Donald Trump qui dit qu'on n'a pas besoin
17:25ni de la France ni d'autres pays
17:26pour sécuriser les droits d'armes mouzes.
17:28Et Emmanuel Macron qui évidemment rebondit en disant
17:29mais nous sommes à disposition,
17:31nous avons des frégates et un port-avion dans la région.
17:32Et surtout Emmanuel Macron qui a beaucoup communiqué
17:34avant l'arrivée de Donald Trump
17:35pour dire que le port-avion était déployable
17:38en deux ou trois jours dans la zone
17:40pour aider les Américains.
17:41Donc Emmanuel Macron était un peu pris de court
17:43et a rappelé que des...
17:45Alors je ne les ai pas vus,
17:47on croit sur parole Emmanuel Macron,
17:49on est sommé de le croire en tout cas.
17:50que des accords ont été signés
17:51entre la France et les Etats-Unis
17:54pour le déploiement de ces bateaux dans la région.
17:56Et on a vu, si on regarde juste la forme,
17:58là c'est les discours,
18:00mais sur la forme,
18:01on a vu Donald Trump qui était ostensiblement méprisant
18:04avec Emmanuel Macron.
18:05Et plutôt de mauvaise humeur.
18:06Dès le début, voilà.
18:07Pas de sourire et des poignées de main comme il s'appelle.
18:09Gauthier Le Bret, un tout petit mot là-dessus avant la pause ?
18:11Je pensais que l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis,
18:15la semaine où on a Donald Trump en France,
18:17à la fois à Evian puis à Versailles,
18:19va très probablement se signer vendredi en Suisse.
18:22À une autre époque,
18:23dans un autre temps,
18:24ça se serait signé à Paris.
18:26À Versailles, mon.
18:26Ou à Versailles.
18:28Oui alors à Versailles, ça a donné...
18:29Il faut arrêter avec le traité de Versailles
18:31parce que ça ne s'est pas bien passé ensuite.
18:33Ce n'est pas bon d'humilier trop l'adversaire non plus.
18:36Donc voilà,
18:37autre époque,
18:38ça se serait passé à Paris,
18:39ça se serait passé sans doute autour d'Emmanuel Macron,
18:41enfin du président de la République.
18:42Là, on a Donald Trump qui vient à Evian
18:44et ensuite qui vient à Versailles
18:45pour célébrer l'amitié entre nos deux pays
18:48et la participation de la France
18:49à l'indépendance des Etats-Unis avec Lafayette.
18:52Et ça va se signer en Suisse deux jours plus tard.
18:55Écoutez, Eric Revelle, Rapido.
18:56J'ai bien aimé le débat à fleurer-moucheté.
18:58Si tu as besoin de mon aide, je suis là.
18:59Mais pour l'instant, je ne t'ai rien demandé.
19:01On est capable de zéroiller tout seul.
19:02Mais tu peux dire non,
19:02mais je serai là quand même.
19:05Ce que j'ai trouvé stupéfiant
19:07dans la première réponse de Donald Trump quand même,
19:09c'est qu'il explique qu'il a atteint
19:10tous ses buts de guerre.
19:12C'est une grande victoire pour les Etats-Unis.
19:14Il parle du nucléaire.
19:15Non, non, non.
19:16Il dit que ce ne sont plus les mêmes dirigeants.
19:20C'est le fils.
19:20La seule nouvelle équipe qu'on a vue,
19:22c'est celle de football iranienne
19:24qui est partie aux Etats-Unis
19:25pour jouer la Coupe du Monde, si vous voulez.
19:26Pour l'instant, les Molas sont en place.
19:28Le nucléaire, l'uranium enrichi,
19:30on ne sait pas trop où ça se trouve.
19:32Le détroit d'Ormuse, on ne sait pas sur un péage.
19:35Je rappelle qu'il n'y en avait pas avant la guerre.
19:36Mais Trump, il a une façon, si vous voulez,
19:38de commenter les choses qui sont hallucinantes.
19:40Mais pour moi, les vrais dossiers,
19:41au-delà évidemment de l'énergie,
19:43c'est deux dossiers primordiaux
19:45qui ne font pas beaucoup de bruit.
19:46Un, la France veut taxer les GAFAM américains.
19:48Et Trump a promis 100% sur nos alcools si on fait ça.
19:53Et puis l'autre sujet, qui est un sujet central,
19:56c'est le développement de l'IA.
19:57Anthropik, qui est une énorme entreprise américaine,
19:59a une IA qui s'appelle Claude.
20:01Et les Américains, l'administration Trump,
20:04a pris la décision que ces deux logiciels,
20:07Mythos 5 et Fable 5, c'est comme ça que ça s'appelle,
20:09ne seront plus accessibles aux étrangers.
20:11Et ça, je peux vous dire que c'est un sujet
20:13de première importance, vu le développement exponentiel de l'IA.
20:17Voilà pour Evian.
20:18On va s'intéresser au carburant dans un instant
20:20et à l'état de la justice en France.
20:22Ça aussi, c'est des dossiers primordiaux.
20:23On croit les Français, à tout de suite.
20:3118h23, on se retrouve dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
20:34On a entendu Emmanuel Macron et Donald Trump.
20:36Ils sont en ce moment ensemble à Evian.
20:38On va s'intéresser aux effets concrets
20:40de cette annonce d'un accord avec l'Iran,
20:42c'est-à-dire la chute des cours du pétrole.
20:44Tant mieux pour les automobilistes notamment.
20:46Et les prix devraient être assez rapidement répercutés à la baisse.
20:51On fait le point avec Adrien Fontenot
20:53qui se trouve devant une station essence
20:54à la Selle-Saint-Cloud dans les Yvelines.
20:56Adrien.
20:57Il faudra sans doute du temps avant que les effets
20:59de cette annonce d'un accord de paix entre les Etats-Unis
21:02et l'Iran ne se fassent sentir ici à la pompe.
21:05En tout cas, les prix sont toujours élevés.
21:08Si le litre de gasoil est passé sous la barre symbolique des 2 euros,
21:12le sans-plomb 98 est ici toujours au-dessus.
21:15Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement,
21:18a pourtant annoncé que les prix devront baisser
21:20aussi rapidement qu'ils ont augmenté avant le début de la guerre.
21:24Les Français, eux, ont du mal à y croire.
21:26Je vous propose de les écouter.
21:27Écoutez, j'espère que c'est une vérité.
21:30Mais enfin, on n'a pas trop trop l'impression.
21:32Après, c'est juste une impression.
21:33Oui, je pense que le gouvernement doit vraiment vérifier
21:37et nous protéger.
21:38Et les compagnies pétrolières doivent jouer le jeu.
21:40Maintenant, à moins de 2 euros, on est déjà contents.
21:43Alors que finalement, c'est bien trop cher, forcément,
21:47pour ce que c'est et celui par rapport aux autres pays qui nous entourent.
21:50Bon, franchement, je n'y crois plus.
21:51Le gouvernement, là, fait quelque chose.
21:53Parce que là, on en a marre.
21:55Franchement, là, on ne peut plus vivre comme ça.
21:56On ne peut pas continuer comme ça.
21:58Franchement, voilà, donnez-nous un peu de force aussi.
22:01Comme ça, on vous donnera aussi un peu de force.
22:03Ce que les Français attendent également, c'est la fameuse aide de 100 euros
22:07promise aux grands rouleurs, travailleurs modestes.
22:09Ils sont plus de 800 000 à l'avoir demandé depuis son lancement,
22:13le 27 mai dernier.
22:14Mais trois semaines plus tard, toujours aucun signe, aucun virement.
22:18Bercy l'assure pourtant de son côté.
22:20Les premiers paiements devraient tomber dans la semaine.
22:23Le Premier ministre Sébastien Lecornu l'a aussi indiqué sur son compte X.
22:27En attendant, les Français continuent de payer le prix fort à la pompe.
22:31Merci Adrien Fontenot, qui était sur place à la Selle Saint-Claude.
22:34Éric Revelle.
22:36C'est une bonne nouvelle, non ?
22:37Oui, mais il faut que ça dure.
22:39Oui, alors ce que je voudrais, c'est, je demande à Serge Papin,
22:41le ministre de l'économie, très rapidement, s'ils le peuvent,
22:44de nous donner des nouvelles de leur observatoire du prix des carburants.
22:48Observatoire de la hausse.
22:50Observatoire de la hausse.
22:50Oui, mais là, ils peuvent peut-être observer la baisse.
22:52Bien sûr.
22:53Ça nous serait très utile.
22:54La baisse des sondages.
22:55Mais je vais vous souvenir une chose.
22:55Évidemment qu'on souffre beaucoup de ce prix du carburant
22:57et que, notamment dans les territoires, les gens qui ont besoin de leur voiture
23:00pour aller travailler, c'est juste absolument hallucinant.
23:03Mais j'aimerais juste souligner une chose, par esprit un peu de provocation.
23:06Ça ne vous ressemble pas, Éric, pourtant.
23:08C'est que, vous vous souvenez, on a accusé les groupes pétroliers
23:11de faire de la spéculation au début.
23:13À la hausse.
23:14Oui, bien sûr.
23:14Puisqu'ils avaient acheté à pas cher de l'essence
23:17et qu'ils répercutaient immédiatement à la hausse pour nous.
23:21Mais là, aujourd'hui, ils ont acheté très cher ce qu'ils ont en stock.
23:25Et donc là, ils ne vendent pas cher.
23:26Et là, ils vont être obligés de baisser les prix alors qu'ils l'ont payé très cher.
23:30C'est assez marrant.
23:31Évidemment, il faut que...
23:32Tout ça va s'équilibrer.
23:33Il faut que ça baisse.
23:34Mais je trouve ça assez marrant parce qu'il faut le souligner dans les deux sens.
23:37Dans les deux sens.
23:38Et la bonne nouvelle, Louis, c'est que les aides promises depuis Belgore
23:42vont être versées alors que les prix des carburants sont à la même.
23:46C'est merveilleux, la France.
23:47C'est merveilleux.
23:48Vous le dites, c'est merveilleux.
23:49On a eu plein de témoignages de gens qui ont fait des dossiers.
23:51Je pense qu'ils seront payés dans 6 ou 8 mois.
23:54Alors, on parle du gouvernement 17 semaines.
23:56On verra.
23:57Alors moi, je demande vraiment à voir.
23:59Simplement, une toute petite...
24:01Je ne veux pas casser l'ambiance, mais l'accord n'est pas encore complètement signé.
24:05Mais là, déjà, le pétrole plonge.
24:07Oui, oui.
24:09Attendons de voir vraiment que ce soit réellement terminé.
24:12On n'est pas à l'abri d'un coup de canif dans l'accord.
24:15Gauthier, Rachel, Gauthier ?
24:16Le gouvernement, à mon avis, va annoncer la baisse des taxes maintenant, maintenant que c'est terminé.
24:20C'est-à-dire que cette crise aura été la démonstration aux yeux de tous ceux qui avaient encore des
24:25doutes
24:26qu'on est incapables de gérer et d'influer sur le quotidien des Français parce qu'il n'y a
24:31plus d'argent.
24:31Alors, il n'y a plus d'argent pour les Français.
24:33Quand il y a une petite tournée à l'international, là, on fait les fonds de tiroir
24:36et on trouve quelques millions pour les Ukrainiens ou pour les Américains.
24:38Ça faisait longtemps.
24:39Par contre, pour les Français, il n'y a jamais un euro, jamais un copec, jamais un radis.
24:44Donc, on l'a vu avec les pays autour de nous, que ce soit l'Allemagne, l'Italie, la Hongrie,
24:48l'Espagne,
24:48peu importe l'étiquette du gouvernement, ça allait de la droite nationale à l'extrême gauche.
24:54Bon, ils ont tous baissé les taxes, sauf la France.
24:57Donc là, Emmanuel Macron, il dit ouf, il fait semblant d'y être pour quelque chose en ce moment avec
25:02Donald Trump
25:03alors qu'il n'y est pour strictement rien et il espère effectivement que ça baisse juste avant l'été.
25:06Allez, Rachel, rapido sur les carburants.
25:09Mais rapido sur les carburants, moi, j'ai un problème avec ce sujet depuis le début,
25:12c'est-à-dire que je suis tellement focalisée sur le peuple iranien que j'ai du mal avec le
25:16prix à la pompe.
25:17On parle du étroit d'Ormousse, du prix du baril et le peuple iranien, plus personne n'en parle.
25:21Et c'est ça qui est terrible, Maitre Garbarini, c'est qu'on se dit tout ça pour ça.
25:25Donc, deux ou trois mois de guerre et là, on se fait décide que l'étroit d'Ormousse serait ouvert
25:29sans taxe.
25:30Ben oui, parce qu'en fait, la population iranienne qui vit sous le joug d'un régime dictatorial,
25:37eh bien, en fait, elle n'a absolument pas eu l'importance que dans ce conflit, en fait.
25:44Et moi, ce que je n'ai pas compris, mais après, je ne suis absolument pas spécialiste en géopolitique,
25:49c'est que lorsqu'il y a eu la guerre avec l'Iran, je n'ai pas compris pourquoi cette
25:55guerre n'avait pas eu lieu
25:56lorsqu'il y avait les manifestations trois mois auparavant.
26:02Parce que là, je pense que le peuple qui était dans la rue, il serait resté dans la rue.
26:06Qu'ensuite, trois mois plus tard, de demander au peuple qu'il descende alors qu'il venait de se faire
26:11massacrer,
26:12torturer et que les poursuites continuaient, je trouvais que le décalage n'était pas très bien.
26:18en faveur de ce peuple opprimé.
26:20Je crois que c'est les Américains qui ont, au dernier moment, reculé.
26:23Et puis, ça met un terme à ce fameux argument.
26:26Donald Trump est venu libérer le peuple iranien.
26:27Donc, Donald Trump n'est pas venu libérer le peuple iranien, pas plus qu'il était venu libérer le peuple
26:31vénézuélien.
26:32Donald Trump, il pense aux intérêts américains.
26:33Si les intérêts américains, c'est le pétrole vénézuélien, eh bien, on arrête Maduro.
26:37Et si les intérêts américains, c'est de faire en sorte de protéger Israël pour qu'il n'y ait
26:40jamais la bombe atomique du côté de l'Iran,
26:42on agit aussi.
26:43Mais il n'a jamais été libérateur de peuple, Donald Trump.
26:46Ni en Iran, ni au Venezuela.
26:47L'intérêt supérieur de l'économie américaine, c'est de priver la Chine, qui est son grand rival, de pétrole.
26:53Et justement, les deux fournisseurs historiques de la Chine en pétrole, c'est le Venezuela et l'Iran.
26:58Il est donc, c'est clair.
26:59On jette juste une oreille à ce que nous a dit Michel-Édouard Leclerc, qui était notre invité ce matin
27:02sur CNews et sur Europe 1.
27:03Il estime que la baisse des prix à la pompe, elle, va se faire quand même sur la durée, le
27:07temps que le détroit d'hormouze se libère.
27:09Écoutez-le.
27:11On s'aperçoit qu'au plus, tout ça, c'est guidé par des négociations de fric.
27:15Les taxes sur le détroit d'hormouze, le fric formidable qui a été fait par la pétrochimie et les pétroliers.
27:22Moi, ça m'écœure beaucoup.
27:23J'espère que tout ça peut s'arrêter.
27:26Et si ça s'arrête, effectivement...
27:28Il y aura une baisse des carburants ?
27:30Oui, bien sûr.
27:32Mais là, dès cette semaine, là ?
27:33Non, non.
27:34Au rythme, il y aura une baisse des carburants au rythme de la libération des 1 200 pétroliers qui sont
27:40dans le golfe persique et qui devront repasser par le détroit d'hormouze.
27:46Voilà pour Michel-Édouard Leclerc.
27:47Oui, certes, mais...
27:48Un tout petit mot avant la pause.
27:49Moi, la question que je poserais à Michel-Édouard Leclerc, c'est...
27:54Si vous étiez à ma place, par exemple ?
27:56Si je faisais...
27:57Si vous aimeriez de vous le voir ?
27:58Non, non, mais quand on sait que le prix de l'essence ou du gazole, c'est le produit d
28:01'appel par définition des hyper et des grandes chaînes de distribution,
28:04évidemment, je ne suis pas du tout expert, mais je conseillerais plutôt à Michel-Édouard Leclerc de répercuter assez vite
28:09la baisse.
28:10Parce que si ses concurrents le font, ce produit d'appel, il va se faire au détriment de son enseigne
28:14en direction d'autres.
28:15Bon, petit conseil d'Éric Revelle à Michel-Édouard Leclerc.
28:18Tu regardes tous les soirs.
28:20Allez, petite pause.
28:21On va évoquer maintenant la justice.
28:23On va revenir sur l'affaire Liana.
28:26Écoutez ce qu'a dit Emmanuel Macron.
28:27On avait été surpris par ses propos.
28:30Il ne répond pas à un drame par des cris.
28:31Il s'en est expliqué tout à l'heure.
28:33Écoutons.
28:33Dans un instant.
28:35Bien, prenez les transports en commun.
28:5018h36, on est de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
28:52On est avec Maître Pascal-Pierre Garbarini.
28:55On ausculte évidemment le fonctionnement du système de la justice après la mort de la petite Liana.
29:00On attend le résultat des enquêtes de la gendarmerie et de la justice qui sont prévues pour le 19 juin.
29:05Emmanuel Macron l'a rappelé à la mi-journée.
29:07Il s'est exprimé chez nos confrères de TF1.
29:08Il est aussi revenu sur cette phrase.
29:10On ne répond pas à un drame par des cris.
29:13Il a justifié un tout petit peu cette phrase qu'il a prononcée, qui avait choqué.
29:17Écoutons-le.
29:18Il faut déjà le respect, la considération, l'affection pour la famille.
29:24Ensuite, permettre à la justice de faire son travail sur ce qui s'est passé.
29:28Troisième chose, avoir la vérité des faits lundi prochain.
29:32Et sur cette base-là, on pourra voir aussi avec toutes les associations qui sont engagées,
29:36qu'est-ce qu'il faut faire de plus pour protéger nos enfants ?
29:39Qu'est-ce qui n'est pas encore assez fort ?
29:41Qu'est-ce qui n'est pas encore assez radical ?
29:42Où est-ce qu'on doit développer des unités d'écoute dans nos hôpitaux pour que ça marche encore mieux
29:46?
29:47Des salles, Mélanie, dans nos commissariats, nos gendarmeries.
29:50Où est-ce qu'il manque peut-être des moyens là ou là ?
29:52Et toutes ces questions seront tranchées donc un peu de l'état.
29:54Mais il faut le faire avec méthode.
29:55C'est ce qu'on doit aussi, à la fois aux victimes, aux parents, aux familles et à tous ceux
30:00qui y concourent.
30:01Parce que, vous savez, nos policiers, nos gendarmes, nos services enquêteurs, nos magistrats,
30:06chaque jour, ils se battent aux côtés des associations pour qu'on éradique ces violences.
30:11Emmanuel Macron, juste un mot, M. Garbarine.
30:13Est-ce qu'il répond en fait à la question, on ne répond pas à un drame par des cris
30:17?
30:17Non, c'est qu'en fait il fait de la communication.
30:19C'est-à-dire qu'encore une fois, il habille une communication maladroite qui était trop ambiguë.
30:25Et encore une fois, je veux bien qu'à chaque fois qu'il se passe un drame,
30:29il y ait des interventions des politiques, etc.
30:32Mais l'intervention des politiques, elle peut intervenir, mais elle peut être maîtrisée.
30:37Souvent, on s'emballe, on prend des positions qui ensuite sont contraires
30:42aux informations qui vont être données à la suite des enquêtes.
30:45Donc, on peut être prudent, tout simplement.
30:46Vous pensez à une affaire en particulier ?
30:48Ben, Naël, bien sûr.
30:50Naël, ça a choqué tout le monde.
30:51Surtout que vous voyez bien que,
30:53et en étant le plus objectif possible,
30:55vous voyez bien qu'il y a une bataille judiciaire, en plus.
30:58Les magistrats ne sont pas d'accord.
31:00Donc, je pense qu'un peu de retenue aurait été bienvenue.
31:03Rapidément, Louis et Gautier.
31:06Emmanuel Macron, honnêtement, est quand même gonflé de faire une telle sortie.
31:11Parce qu'à chaque fois, c'est la même histoire.
31:13Naël, Lola, Elias, Philippine, à chaque fois, on vous explique
31:16qu'il ne faut surtout pas agir dans la précipitation,
31:18qu'on va faire un retour d'expérience,
31:20et qu'après, on légiférera à tête reposée.
31:22En réalité...
31:23Sur Naël, on avait le droit de commenter.
31:24Naël, le président de la République s'est permis de commenter.
31:26Oui, alors dans l'autre sens...
31:27Le Lef, Elias, ça, on n'a pas le droit de commenter.
31:29Oui, mais alors, ou alors, c'est que dans un seul sens.
31:31Voilà.
31:31Et à chaque fois, on nous explique,
31:33attention, là, c'est le moment de l'émotion.
31:35Surtout, ne parlons pas de solution.
31:36Pas de récupération.
31:37Pas de récupération.
31:38Et moi, je pense exactement le contraire.
31:40Je pense que ce qu'ils appellent récupération,
31:42c'est la juste place du politique.
31:43Le politique, s'il y a bien une mission qu'il a,
31:46c'est de légiférer pour faire en sorte
31:47que les problèmes ne se reproduisent pas,
31:49de protéger des enfants
31:50qui sont les êtres les plus fragiles de la société.
31:52Et donc, Emmanuel Macron se trompe complètement
31:55sur toute la ligne sur ce sujet-là.
31:56Et heureusement qu'il y a de la récupération,
31:59parce que sans cette dite récupération,
32:02jamais il n'y aurait de changement.
32:03Et donc, grâce à cette récupération,
32:05vous avez les oppositions qui font des propositions,
32:08qui déposent des propositions de loi,
32:09et qui interpellent et qui exigent du gouvernement des chambres.
32:12J'entends ce que vous dites.
32:12Après, ce n'est pas en amoncelant et en empilant les lois
32:15qu'on va résoudre le problème de fond.
32:16Non, mais attendez, si on continue d'écouter ceux qui gouvernent...
32:18C'est vrai. On va rajouter une loi.
32:19Dès qu'il y a un problème, on rajoute une loi, une loi, une loi.
32:21Si on écoute les autres, ceux qui gouvernent,
32:23il ne faut jamais rien faire.
32:24Il ne faut jamais rien bouger.
32:26Il y a tout ce qu'il faut, mais effectivement...
32:28Déjà, Emmanuel Macron ne revient pas sur cette phrase,
32:30parce qu'Emmanuel Macron n'a même pas été interrogé sur cette phrase
32:32au journal de 13h tout à l'heure.
32:34C'est quand même très intéressant.
32:35On ne lui a même pas posé la question
32:36de savoir si c'était la bonne manière de parler du drame de l'Ihamana
32:40en disant qu'il n'y répond pas par des cris,
32:42de la précipitation et de la démagogie.
32:43Moi, j'ai montré cette phrase jeudi soir à des victimes,
32:46au papa d'Yannis notamment,
32:47dont le fils s'est suicidé
32:48après avoir été victime d'agression sexuelle
32:50et devoir subir le retour de son agresseur sexuel
32:53dans le quartier dans lequel il habitait,
32:56à quelques kilomètres.
32:57Il a pris ça pour une insulte.
32:59Donc, les victimes se sentent insultées
33:00par la phrase d'Emmanuel Macron.
33:01Et ensuite, dans sa sortie au 13h,
33:03vous avez vu la manière dont il instrumentalise
33:05le drame de la famille de Liana
33:06pour ne pas répondre sur le fond,
33:08en disant qu'il faut respecter le deuil.
33:10C'est à chaque fois pareil.
33:12Ils se servent de cela pour qu'on passe à autre chose
33:14et ne pas répondre tout de suite.
33:15Parce qu'effectivement,
33:17si Emmanuel Macron ne veut plus de petite Liana,
33:20ne veut plus de petite Elias,
33:21de petite Lola et de petite Philippine,
33:23ça demande des réponses politiques.
33:24Par exemple, pour Lola et Philippine,
33:26il faut expulser les OQTF.
33:27Pour Elias, il faut supprimer la réforme
33:30de Nicole Belloubet et d'Éric Dupond-Moretti
33:32sur la césure.
33:33Tiens, qui était le président
33:35quand Nicole Belloubet et Éric Dupond-Moretti
33:36étaient ministres de la justice ?
33:38Emmanuel Macron.
33:39Et maintenant, vous avez par exemple Gabriel Attal,
33:41ancien premier ministre d'Éric Dupond-Moretti,
33:43qui veut supprimer cette réforme de la césure
33:45qui était donc la réforme d'Éric Dupond-Moretti.
33:48Ça, c'est pour Elias.
33:49Et puis pour Liana...
33:50Il n'est pas ministre de Dupond-Moretti,
33:52mais oui, je comprends ce que vous voulez dire.
33:53Gabriel Attal était premier ministre
33:54quand Éric Dupond-Moretti était garde des Sceaux.
33:56Donc, c'est quand même très curieux
33:57de voir que Gabriel Attal,
33:58qui était premier ministre
33:59au moment où Éric Dupond-Moretti...
34:00C'était son ministre, donc Éric Dupond-Moretti
34:02était le ministre de Gabriel Attal.
34:03Et sur Liana,
34:04pour que ça ne se reproduise pas,
34:06il faut être certain
34:06que quand on arrête un pédocriminel,
34:08ils ne sortent plus jamais de prison.
34:10Or, qu'est-ce qui se passe ?
34:12Pour le périscolaire, par exemple,
34:14première réquisition,
34:1518 mois de prison avec sursis.
34:16Pour le second,
34:18un an de prison ferme aménageable
34:19sous bracelet electronics.
34:20Donc là, on est sur des pédocriminels
34:21qu'il n'est pas question
34:22qu'ils ne sortent pas de prison.
34:23Ils ne vont même pas en prison.
34:25Et je vais vous prendre l'exemple
34:26de Stéphie Alexandrian,
34:27parce que là, c'est un truc de dingue,
34:29qui a donc été...
34:29Je sais qu'elle est venue aussi sur votre plateau,
34:31qui a été victime d'inceste toute son enfance,
34:33dont le frère a été victime d'inceste
34:34par le même père.
34:35Le frère s'est suicidé.
34:36Le père, il a fait un an de prison.
34:38Un an de prison fermée.
34:39Aujourd'hui, qu'est-ce qu'il a fait, le père ?
34:40Il a refait sa vie
34:41et il a, sous son autorité parentale,
34:42un enfant de 10 ans.
34:43Voilà.
34:44Voilà l'état de la justice dans ce pays.
34:46Éric Revelle.
34:47Moi, j'aimerais quand même revenir
34:48sur la déclaration du président de la République
34:49sur laquelle, effectivement,
34:50Gauthier Raison,
34:51il n'a pas été interrogé
34:52au trésor de TF1.
34:53Bon, on ne va pas te donner le...
34:54C'était...
34:55On ne répond pas à un drame par décrit.
34:56Alors, là...
34:57Non, mais moi,
34:58j'aime bien aussi commenter la suite.
34:59La précipitation et la démagogie
35:01sont des réponses
35:02qui ne sont pas à la hauteur,
35:03sous-entendu, du drame de l'IANA.
35:05Et qu'ils n'ont pas respecté.
35:06Mais, pardonnez-moi,
35:07dans l'affaire Naël,
35:08qui s'est précipité
35:10pour qualifier d'injustifiable
35:12et d'inexcusable
35:14et de piétiner la présomption d'innocence
35:16de ce policier,
35:18dont d'ailleurs, peut-être,
35:19que les faits vont être requalifiés en meurtre ?
35:22Qui s'est précipité de manière démagogique
35:24sinon le chef de l'État ?
35:26Il n'a pas attendu que justice passe.
35:27Il n'a pas attendu que l'instruction soit en marche.
35:31Il a, sans doute,
35:32pour essayer de contenir des émeutes
35:33qu'on a quand même connues,
35:36il s'est quand même précipité
35:37de manière démagogique
35:39pour accuser ce policier
35:41sans même connaître les faits directement
35:43de meurtre concernant la ferme.
35:47Je vous passe la parole dans un instant, Rachel.
35:49On va juste écouter Alain Beauvoir
35:50qui était l'invité.
35:50Ayer, du coup,
35:51rendez-vous sur News Europe 1
35:52annuit par Pierre de Villeneau
35:53qui est revenu sur cette déclaration
35:55et qui ont dit ce qu'il pense.
35:57L'habitude, l'abattement,
35:59le désintérêt,
36:00la perte d'humanité,
36:02quand la comptabilité
36:03remplace le cœur et le cerveau,
36:06ce qui est à peu près l'état
36:07de l'intégralité des services publics français
36:09depuis que ce qui était le cœur
36:12de la promesse du contrat
36:14entre un État qui a construit une nation,
36:16ce qui est assez rare, curieusement,
36:18la France est rompue
36:21parce qu'on oublie qui on est,
36:24ce qu'on est,
36:25comment ça marche,
36:26quel est l'enjeu de cette promesse
36:28et qu'on la noie dans une tentative
36:31de noyer le concept national français
36:34dans autre chose
36:35qui n'est ni sa culture,
36:37ni son histoire,
36:38ni sa nature.
36:39Un constat très lucide
36:41d'Alain Baumeur,
36:42Rachel Kahn.
36:43Exactement,
36:44la comptabilité remplace le cœur
36:46mais au-delà de ça,
36:47on se pose toujours
36:48la question de l'intelligence
36:49et notamment,
36:50on dit que le président de la République
36:51est intelligent.
36:53L'une des plus grandes intelligences,
36:55je pense que c'est l'intelligence du cœur
36:57qu'il n'a pas
36:58parce que le cri n'est pas une réponse.
37:02Le cri est un réflexe.
37:03Le cri est un réflexe
37:04à la douleur,
37:06à l'abandon,
37:07à la peine.
37:07Et le peuple français a crié
37:09parce qu'il est en souffrance,
37:10parce que notre France
37:11ne protège pas ses enfants.
37:13Et c'est le peuple
37:13qui a d'abord crié
37:14bien avant que les politiques
37:15ne s'en perdent du sujet.
37:17Maître Garebarnier.
37:20Les excuses ne coûtent rien.
37:22Or, aujourd'hui,
37:23ce qu'on a besoin,
37:24justement,
37:24c'est beaucoup d'argent
37:25parce qu'on ne peut pas demander.
37:28J'entends là
37:30tous les politiques.
37:31Le garde des Sceaux
37:32qui a demandé pardon à la famille.
37:34Ok, ça ne coûte rien
37:35et on ne peut pas demander
37:35aux policiers,
37:36aux gendarmes,
37:38aux magistrats,
37:38aux greffiers
37:39de gérer le flux.
37:42On peut leur demander
37:43un peu de bon sens.
37:44Oui, à ça, ça part.
37:45On peut leur demander
37:46du bon sens
37:46pour recevoir la mère
37:48d'une victime.
37:48La part de Liana,
37:49je suis tout à fait d'accord.
37:50Je pense à la petite Rosa
37:51qui était...
37:52Allô ?
37:52Moi, je comprends pas.
37:53dont la mère a été menacée
37:54et d'être poursuit
37:56pour harcèlement.
37:58Parce qu'on ne l'a pas assez dit.
38:00Comment dirais-je ?
38:01Lorsque le dossier arrive,
38:03Toulouse n'est pas compétent.
38:04C'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas
38:05se saisir
38:06parce que sinon,
38:07ils vicient la procédure
38:09dès le départ.
38:10Donc, ils sont obligés
38:11de la renvoyer à Hoche.
38:12Mais à partir des éléments
38:14qu'ils ont,
38:14qui sont des éléments factuels,
38:16probants,
38:17forts.
38:17À ce moment-là,
38:18on n'envoie pas ça
38:19par courrier.
38:20On prend le téléphone
38:21en disant,
38:21collègue,
38:22je vous envoie cela.
38:23C'est trop important.
38:24Il y a des indices
38:25graves ou concordants
38:26qui est le début
38:27d'une mise en examen.
38:29Mais là,
38:29ça va même au-delà.
38:30Il y a d'ores et déjà
38:31des preuves.
38:31Donc là,
38:32on doit immédiatement
38:33avoir le bon sens
38:34pour que cette affaire
38:35soit traitée.
38:36Mais on est,
38:37en plus,
38:38si vous voulez,
38:40et franchement,
38:41des gens auraient pris
38:42le dossier en urgence.
38:44Parce qu'il y a quand même
38:45le sens du devoir.
38:46Il existe.
38:47en France.
38:47Mais là,
38:48c'est un fiasco total
38:50et on ne le répare pas
38:51en disant,
38:52écoutez,
38:53on va mettre en urgence,
38:54on va vous faire travailler
38:5570 000 classements sans suite
38:58en 15 jours.
38:59Il faut que vous les regardiez.
39:00Oui,
39:00il y en a qui vont le faire,
39:01mais on va passer
39:02encore à côté
39:03parce qu'on n'a pas
39:04les moyens humains
39:05et matériels pour le faire.
39:06Donc,
39:06c'est bien une question
39:07de moyens aussi.
39:08Dernier mot là-dessus,
39:08Gauthier,
39:09après en avance.
39:10Je me disais,
39:10il y a quand même,
39:11parfois,
39:12l'actualité fait qu'on se rend
39:14compte à quel point
39:14notre pays est dans
39:15un état lamentable.
39:16C'est-à-dire qu'on voit
39:17les images,
39:18je le dis pour les auditeurs
39:19d'Europe 1,
39:20de l'enterrement
39:20de la petite Liana
39:22et on a appris
39:22que le week-end dernier,
39:24dans l'indifférence médiatique
39:26la plus absolue,
39:27une femme de 86 ans
39:28a été égorgée
39:30au Gros du Roi
39:30en pleine rue
39:31et que son corps
39:31a été découvert.
39:32Donc,
39:32je me dis,
39:33quelle est cette société
39:33qui n'est plus capable
39:34de protéger
39:35les plus petits
39:36et ses aînés ?
39:37Une autre femme âgée
39:38s'est fait arracher
39:39son collier
39:39dans une église
39:41la semaine dernière.
39:42Et puis,
39:42avec l'affaire Liana,
39:43on a connu l'affaire Rosa,
39:45comme vous l'avez rappelé,
39:45une petite fille de 10 ans
39:46qui a été violée
39:47au moins 10 fois
39:48à l'âge de 10 ans.
39:50Le même individu.
39:50Donc,
39:50on est dans une société
39:51où on est incapable
39:52de protéger le plus petit
39:53et le plus âgé.
39:55C'est vraiment
39:56très,
39:56très inquiétant.
39:58Évoquons maintenant
39:58le sujet des casseurs-payeurs
39:59parce que là aussi,
40:01c'est une espèce de rengaine
40:02qu'on entend à chaque fois
40:03« Tu casses,
40:04tu payes ».
40:04C'est Gabriel Attal
40:06qui l'avait dit
40:07à l'époque
40:07lorsqu'il était Premier ministre.
40:08Et là,
40:09ça revient évidemment
40:10à la porte-parole
40:10du gouvernement.
40:11Maude Bréjeux
40:11a confirmé
40:12qu'il y avait un projet de loi
40:13en cours d'écriture.
40:15Écoutons-la ce matin.
40:16Ce texte sera présenté
40:18courant juillet
40:19en Conseil des ministres.
40:20Le Conseil d'État
40:20sera saisi
40:21dans les jours à venir.
40:22Il met en moyenne
40:24un mois
40:24pour répondre.
40:25L'objectif,
40:26c'est simple.
40:27Ce n'est pas aux contribuables
40:28de payer
40:29les casses
40:30de quelques-uns.
40:30Donc,
40:31il y aura l'idée
40:31du prélèvement
40:32sur les aides sociales
40:33reçues par un majeur
40:34ou les parents d'un mineur.
40:34Ça sera dans le texte.
40:35Vous cassez,
40:36vous payez.
40:37Et si vous êtes assujettis
40:40aux aides sociales,
40:42alors ces aides sociales
40:42doivent pouvoir contribuer
40:44évidemment
40:44au remboursement
40:46et au dédommagement
40:46de la société.
40:47Ce n'est pas aux Français
40:48qui ont déjà
40:49du mal à terminer
40:50les fins de mois
40:51et qui,
40:51pour l'immense majorité
40:52d'entre eux,
40:53ne causent aucun trouble
40:54de payer
40:54pour une minorité
40:55qui casse
40:56et qui dérange
40:57la société
40:57les soirs de match.
40:58Maude Bréjeux,
40:59porte-parole du gouvernement.
41:00Alors,
41:00vous nous disiez
41:01que c'était une rengaine.
41:02On n'était pas loin du compte
41:04parce que la première loi
41:05anti-casseurs
41:05date de 1970.
41:07Maître Garbarini,
41:07vous nous le disiez.
41:08À l'époque,
41:09c'était le porte-parole
41:09du gouvernement
41:10qui s'appelait Léo Hamon
41:11qui vantait
41:11les vertus dissuasives
41:13de cette loi.
41:13On est en 2026.
41:14On en est encore là.
41:15On est encore loin
41:16et puis c'est une faillite
41:17totale
41:19de la responsabilité
41:20des individus
41:21qui cassent.
41:22Et encore une fois,
41:24ce n'est plus gérable
41:25et ce n'est plus acceptable.
41:26Là,
41:27on a vu
41:28qu'un des éléments,
41:29il y a la sécurité
41:30et le pouvoir d'achat.
41:32Et en fait,
41:33les gens,
41:33ils paient des impôts
41:34pour un service d'État,
41:36pour un service social.
41:37C'est ce qu'on appelle
41:37le contrat social.
41:38Le contrat social,
41:39il est rompu.
41:41La justice ne fonctionne pas.
41:42Tous les exemples,
41:43il y en a.
41:44En tous les cas,
41:44elle fonctionne mal.
41:46Et c'est toujours
41:48l'arbre qui cache la forêt.
41:49Bien évidemment,
41:50qu'il y a des gens
41:50qui travaillent
41:51et qui ont le sens du devoir
41:52et on ne peut pas mettre
41:53tout le monde
41:53dans le même sac.
41:54Mais en même temps,
41:55ils sont sous pression totale.
41:58Et parallèlement à cela,
41:59l'école ne fonctionne pas.
42:01Ok,
42:02très bien.
42:03Je poursuis.
42:04On a 3 400 milliards
42:06de dettes.
42:07Donc ensuite,
42:08le budget,
42:09il n'est pas responsable
42:11pour un pays
42:11comme le nôtre.
42:12Donc les gens,
42:13ils en ont marre.
42:14Et en plus,
42:16on est obligé
42:16de vous dire
42:18qu'on augmente les impôts
42:19parce que sinon,
42:20on n'arrive pas
42:20à boucler le budget.
42:21Et à chaque fois
42:22qu'on s'approche
42:24du quotidien
42:25des Français,
42:25ça ne fonctionne pas.
42:28Et pour revenir
42:28plus précisément
42:29sur les lois casseurs,
42:31vous vous souvenez,
42:32je crois,
42:33de ce grand moment
42:34qui a été de dire
42:35on va faire payer
42:36les consommateurs de drogue.
42:37On va leur mettre
42:38des contraventions.
42:39Oui,
42:39avec des terminaux
42:40de paiement
42:41sur les agents de police,
42:42bien sûr.
42:42On n'est même pas
42:43à 15% de recouvrement.
42:45Et c'est le même type.
42:46Faisons les travaux
42:47d'intérêt général.
42:49Vous avez raison.
42:50On prend les jeunes
42:51et on les met au boulot.
42:52Au boulot.
42:53Et vous nettoyez
42:54à droite, à gauche.
42:55Gautier et Louis.
42:56Alors, Gabriel Attal,
42:56il avait dit effectivement
42:57dans son discours
42:58de politique générale
42:58tu casses,
42:59tu payes,
43:00tu défies l'autorité,
43:01tu casses,
43:01tu répares,
43:02tu défies l'autorité,
43:02on t'apprend à la respecter.
43:04Et ensuite,
43:04il y avait eu
43:05une proposition de loi du RN
43:06pour les casseurs payeurs.
43:08Ils avaient tous voté contre
43:09en disant c'est horrible,
43:10c'est le Rassemblement National
43:11qui propose ça.
43:12Donc, eux,
43:13maintenant ils s'y mettent,
43:14tant mieux,
43:14tu casses,
43:14tu payes.
43:15En attendant,
43:15c'est tu parles,
43:16tu promets
43:16et puis il ne se passe
43:17jamais rien derrière.
43:19Et on en a un peu rappelé.
43:20Punchline !
43:21De voir ces images sans cesse
43:22et de nous faire croire
43:24parce que,
43:25je vous le dis tout de suite,
43:26je prends les paris,
43:27ça ne passe pas
43:27le Conseil constitutionnel.
43:28Ça ne passe pas
43:29le Conseil constitutionnel.
43:30Richard Ferrand,
43:31il va arriver avec son stylo
43:32le matin,
43:33il va le sortir,
43:33hop,
43:33il va faire un trait de plume dessus,
43:35il va dire ça ne passe pas.
43:36Donc, on ne peut rien faire
43:37dans ce pays.
43:37Vous ne pouvez même pas
43:38supprimer les zones
43:39à faible émission
43:39sans vous faire retoquer
43:41par le Conseil constitutionnel.
43:42Et puis,
43:42vous allez faire quoi ?
43:43Vous allez donc aller
43:44chercher les parents
43:45et vous allez effectivement
43:46trouver qu'ils ne sont pas solvables
43:47et donc,
43:48ça va terminer
43:49toujours de la même manière.
43:50C'est-à-dire que
43:51c'est les Français
43:52dans leur globalité
43:53qui vont payer
43:54pour les casseurs.
43:56Mais effectivement,
43:57il serait bon
43:57de s'en prendre
43:58aux prestations sociales,
43:59aux allocations sociales
43:59parce que ça serait
44:00un électrochoc
44:01pour une famille
44:01en disant,
44:03toi, tu es gentil,
44:04le fils aîné,
44:05tu mets toute ta famille
44:06dans la mouise
44:06parce qu'à cause de tes bêtises,
44:08c'est toute ta famille
44:09qui trinque.
44:10Et sur la loi,
44:12la première,
44:12les lois casseurs,
44:13qui a supprimé
44:14en dernier
44:15la loi collective
44:16qui voulait punir
44:18l'entièreté d'un casseur.
44:19C'est-à-dire que
44:19vous en preniez un,
44:20hop,
44:20il prenait pour l'entièreté
44:21du groupe.
44:22C'est M. Badinter,
44:231981.
44:24Voilà,
44:24la dernière loi casseur
44:25qui a été supprimée
44:26par Robert Badinter.
44:27Et ensuite,
44:28on a essayé
44:29de la faire revenir
44:29censurée par le Conseil
44:31constitutionnel,
44:32un jour sans fin.
44:33Donc,
44:33ça ne change pas.
44:34Ça ne change pas.
44:35Et vous voyez,
44:36en plus,
44:38moi,
44:38je l'ai toujours dit,
44:39ce qui ne fonctionne pas,
44:40la justice
44:41sur les dossiers sensibles,
44:43tous les moyens
44:44sont mis.
44:45Vous le voyez bien,
44:47je ne vais pas citer
44:47d'exemple,
44:48mais tout le monde...
44:48Quatre juges d'instruction
44:49peuvent être mobilisés
44:49par une soirée.
44:50Il n'y a pas de problème.
44:51Et des milliers d'heures
44:53pour les dossiers
44:55qui intéressent
44:56le président Sarkozy.
44:57Ça,
44:58tout le monde
44:58le voit
44:59et constate.
45:00En revanche,
45:00la justice du quotidien
45:02qui touche
45:04chacun d'entre nous,
45:07non pas
45:07sur des délits,
45:09entre guillemets,
45:10mineurs,
45:11mais qui sont importants
45:12pour les gens
45:12qui les subissent.
45:13Et ça,
45:13ça ne fonctionne pas.
45:14Pourquoi ?
45:14Parce qu'on n'a pas les moyens.
45:16Et qu'on ne donne pas les moyens.
45:17Louis, dernier mot ?
45:18Ce qui est assez grave,
45:18c'est que le politique,
45:19c'est très bien,
45:20le gouvernement,
45:20c'est très bien
45:21que ce que vient de démontrer
45:23Gauthier Lebrecht
45:23est juste,
45:24c'est-à-dire qu'il ne se passera rien.
45:25En réalité,
45:26ce sont des mots...
45:27Alors,
45:27on est tous favorables
45:28à faire payer les casseurs,
45:29à faire en sorte
45:30qu'ils soient condamnés
45:31à réparer.
45:31Mais il y a deux phrases,
45:32il y a deux éléments,
45:33en fait,
45:33dans ce qu'a dit Maude Bréjon,
45:34qui mettent la puce à l'oreille.
45:35La première,
45:36c'est sous réserve
45:37du reste à vivre.
45:38Donc,
45:38en français,
45:39ça veut dire
45:39tous les types
45:40qui vont se faire condamner
45:41vont organiser
45:42leur insolvabilité
45:42ou vont montrer
45:43qu'ils ont besoin
45:44de ces aides sociales.
45:45Donc,
45:45la réponse sera
45:46on maintient les aides sociales.
45:47Et ensuite,
45:48effectivement,
45:49même avant la barrière
45:50Gauthier du Conseil constitutionnel,
45:51il y aura la barrière
45:52du Conseil d'État.
45:53Donc,
45:53Maude Bréjon a dit
45:54on attend la réponse
45:54du Conseil d'État
45:55et au nom de l'égalité de droit
45:57et donc,
45:58pour lutter contre
45:59l'inégalité de droit,
46:00eh bien,
46:01il y a fort à parier
46:01que le Conseil d'État
46:02dise c'est impossible
46:04de priver
46:04certains Français
46:06de certains droits
46:07parce qu'on est dans une société
46:09dans laquelle
46:09les droits priment sur tout.
46:10C'est déjà fait
46:11sur les expulsions
46:11des logements sociaux.
46:13Mais ce qui est terrifiant,
46:13c'est qu'on considère
46:14que le droit
46:15aux prestations sociales
46:16est supérieur
46:17au droit aux victimes
46:18à obtenir réparation
46:19et c'est là
46:20où on est dans une inversion
46:21des valeurs totales.
46:22Le montant du reste à vivre
46:23je crois que c'est 650 euros.
46:24650 euros.
46:25Rachel,
46:25on a donné une société
46:26de l'impunité ?
46:27De l'impunité, oui.
46:29Mais surtout,
46:29moi, je m'interroge
46:30sur le moment
46:30ou pourquoi ça arrive
46:32à ce moment-là
46:33sur la table ?
46:33Pourquoi c'est à l'ordre du jour
46:35alors même que
46:35les casseurs ont rythmé
46:37l'ensemble de cette mandature ?
46:39Donc là,
46:40on sent bien
46:40qu'à l'approche de l'été,
46:42avant qu'on entre
46:43dans une campagne présidentielle,
46:44on nous remet ce champ
46:47sur la table.
46:47Pardon,
46:48parce qu'il y a eu
46:49un flash là-dessus
46:50et vous voyez que
46:51quand l'État
46:52se donne le moyen,
46:53ça fonctionne.
46:54Vous avez vu à Marseille,
46:56encore une fois,
46:58la guerre qui est faite
46:59aux narcotrafiquants
47:00avec, encore une fois,
47:01je le dis,
47:02le vaisseau amiral,
47:03c'est le parquet de Marseille
47:05sur le narcotrafic.
47:08Vous avez vu la saisie
47:09qu'ils ont faite
47:09avec les interpellations
47:11qu'ils ont faites
47:12avec le procureur Besson.
47:14Donc,
47:14quand on se donne les moyens,
47:16ça fonctionne.
47:17Allez,
47:17un document,
47:18un long format chez vous,
47:19Gauthier, ce soir ?
47:20Oui,
47:20sur les camps de migrants,
47:21la France bidonville.
47:22On est dans plusieurs villes de France
47:23et vous allez voir,
47:24c'est juste hallucinant
47:25parce qu'en fait,
47:26on laisse pourrir
47:26les situations comme ça.
47:27C'est-à-dire que la gauche
47:28veut accueillir tout le monde
47:28mais on accueille comment
47:29dans des conditions
47:30qui sont totalement indignes ?
47:31Gauthier Lebrette,
47:32c'est à 21h.
47:33Merci à tous.
47:34Merci à tous.
47:37Pierre Devineau sur Europe 1,
47:38Christine Kelly sur CNews.
47:39Bonne soirée,
47:40à demain.
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