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NewsTranscription
00:00Ça frotte un petit peu dans les vraies voix ce soir, mais c'est plutôt bien, ça fait, en tout
00:04cas, ça fait des échanges.
00:06Philippe Bilger est avec nous, Samuel Bauton, expert en communication chez Step Conseil,
00:11Ludgrin, politologue et médiateur, ancien professeur de droit constitutionnel,
00:16même s'il nous apprend encore et toujours des choses, et auteur de ce livre, La démocratie en péril.
00:21Avec Philippe David, on est très heureux de vous accueillir, et c'est Aude qui est au téléphone aujourd'hui,
00:250826 300 300.
00:27Aude, on vous embrasse, et tout de suite, le Seul contre tous.
00:31Les vraies voix Sud Radio, Seul contre tous.
00:35Philippe Bilger, vous dites qu'un parti a besoin d'une discipline de fer, et que la France insoumise fait
00:40des envieux.
00:41Oui, je suis frappé de voir l'évolution du regard qu'on porte sur la France insoumise, en tout cas
00:49du point de vue de l'organisation.
00:50Je ne crois pas qu'il y ait une appétence qui s'accroît, politiquement parlant, pour Jean-Luc Mélenchon,
00:58mais en revanche, j'ai été étonné de voir que le Rassemblement National, par exemple,
01:05qui lui-même est parcouru par des courants un peu intestins,
01:09en vit la discipline qui existe à LFI, le nombre de personnes qui parlent au nom de Mélenchon,
01:21sans introduire la moindre contrariété, et donc par cette discipline qui existe à LFI.
01:28Et bien sûr, quand on compare à tous, à tous les partis, on constate en effet que LFI a une
01:36sorte de discipline de fer
01:38qui fait probablement son succès autour du leader charismatique qui impose le là,
01:48qui ne permet pas la moindre contradiction, et qui est suivi comme un seul homme
01:54par toute la troupe de ses proches, comme des autres.
01:58Et donc, on peut le regretter sur le plan de la liberté partisane,
02:03mais il n'empêche que la structure de LFI, sur ce plan-là en tout cas,
02:09peut permettre un succès dont on verra les conséquences bientôt.
02:15Alors, moi j'ai une double divergence.
02:17La première, c'est un parti a besoin d'une discipline de fer.
02:20Soit, mais c'était vrai à l'époque, où toute tête qui dépassait devait être coupée.
02:27Je veux dire, je trouve qu'il y avait quand même un truc sympa, dans les congrès du Parti Socialiste,
02:33c'est que des gens du même parti s'entretuaient, s'insultaient, se crachaient à la figure,
02:38mais je me disais, tiens, au moins au congrès de Rennes, au congrès de Reims, il y a du débat.
02:42Ils se tapent dessus dans les couloirs, mais au moins il y a du débat.
02:45Moi, la méthode stalinienne où chacun pense pareil, ou sinon il part au goulag, c'est pas ma tasse de
02:49thé.
02:49Et en fait, la deuxième divergence, c'est que, désolé, mais personne n'en vit LFI, à mon avis.
02:54Parce qu'il n'y a pas plus caporalisé aujourd'hui comme parti.
02:58Si, si.
02:59Ah si, si, je suis d'accord avec Philippe.
03:00Bah là, moi, désolé, je suis pas d'accord.
03:02Je suis pas d'accord.
03:03Les partis caporalisés, comme à l'époque, article 1, le chef a raison.
03:07Article 2, le chef a toujours raison.
03:09Article 3, quand le chef a tort, sont les articles 1 et 2 qui s'appliquent.
03:13Désolé, je pense que ça fait partie du passé, Dieu merci.
03:16Non mais ça, c'est le mode de fonctionnement qu'a choisi Jean-Luc Mélenchon,
03:20après des années à avoir été traumatisé par les instances du PS.
03:23Ah c'est vrai que lui, il a fait tous les congrès à l'époque.
03:24Il a réglé le problème, il a dit, je veux pas d'opposition, je verrouille, c'est moi le chef
03:29et il faut me suivre.
03:29Et si on le suit pas, comme vous l'avez dit, ça arrive il y a deux ans, on est
03:32purgé.
03:33Maintenant, là où Philippe a raison de va à z être sur un point,
03:37c'est que la discipline politique qu'on voit chez la France Insoumise, on ne la retrouve chez aucun autre
03:41parti.
03:42On pourrait la retrouver au Rassemblement National,
03:44mais aujourd'hui, il y a deux lignes qui s'affrontent sans s'affronter,
03:49à savoir Marine Le Pen, d'un côté, Jordan Bardella, de l'autre.
03:52La question c'est qui ira au bout ?
03:53Et une fois que cette question sera tranchée,
03:55le Rassemblement National retrouvera son fonctionnement en machine de bataille.
03:59Par contre, effectivement, cette culture du chef, entre guillemets,
04:02aujourd'hui, c'est ce qui manque le plus à deux partis qui ont un peu disparu des radars
04:06et qui ont besoin d'un retour en force.
04:08LR et le Parti Socialiste, c'est leur principal problème,
04:10ils n'ont pas une tête qu'ils ont réussi à faire émerger
04:12et ils ne savent pas qui envoyer.
04:14Mélenchon, il a réglé le problème, et je vais même vous dire,
04:16ça aurait pu être le sujet d'un seul contre tous,
04:19il lance très très bien sa campagne à la différence des autres.
04:22Il a aujourd'hui les meilleurs communicants qui sont de son côté.
04:25Moi, quand je vois l'idée du maillot de foot Mélenchon,
04:27je trouve ça brillant.
04:28Le mec va inonder toute la France avec des maillots de l'équipe de France.
04:32Refait son nom derrière, le logo LFI.
04:34Bravo, c'est très bien.
04:35Quand il fait des meetings, ok,
04:37il a dépêché 30 bus pour remplir une salle,
04:39mais encore faut-il les remplir les 30 bus ?
04:41Raphaël Glucksmann,
04:43qui est beaucoup plus novice en politique,
04:451000 personnes, ça a été poussif.
04:47Donc aujourd'hui, oui,
04:48ce qui constitue le caractère dictatorial de la France insoumise,
04:52c'est aussi sa plus grande force
04:53et c'est ce qui fait qu'ils sont les meilleurs en campagne actuellement.
04:55Monsieur Luc Gras.
04:57Monsieur, monsieur, monsieur.
04:58Je voudrais revenir aux sources de la Ve République.
05:00La Ve République, c'est d'abord
05:02un président de la République élu par le peuple
05:05et donc c'est naturellement
05:07une personne qui incarne, donc un chef.
05:09Donc, ça s'inscrit évidemment dans une logique.
05:12Le général de Gaulle, Chirac, Mitterrand,
05:14c'était des patrons chez eux
05:15et il n'y avait pas de ça.
05:17Mais pourtant, la démocratie,
05:18c'est deux options possibles.
05:19Soit un système un peu comme ça
05:21avec les côtés négatifs
05:23parce que, moi je viens de finir le bouquin à la meute,
05:25alors il y a à prendre et à ne pas prendre.
05:27Vous avez pris votre temps.
05:28Oui, j'ai pris le temps
05:30parce que je suis respectueux de tous
05:32sur le champ politique
05:33et donc je veux connaître.
05:34Et donc, je voulais voir
05:35ce que ça donnait ce bouquin-là.
05:36Et en fait, on voit qu'au passage,
05:38Jean-Luc Mélenchon est devenu
05:39le leader charismatique.
05:41Mais combien de gens ont été écartés ?
05:43Et vous savez, c'est avec les petits ruisseaux
05:44qu'on fait les rivières
05:45et avec les rivières qu'on fait les fleuves.
05:47Et un jour, tous ces gens-là
05:48qui ont vu de près
05:49le fonctionnement de Jean-Luc Mélenchon
05:51un peu autocratique,
05:52ça peut aussi faire un petit caillou dans la chaussure.
05:54Donc, moi, en tant que démocrate,
05:56je suis plutôt attiré
05:57par le système participatif
05:59de notre Ségolène Royal
06:01aux présidentielles de 2007
06:02qui parlait de démocratie participative.
06:04C'est-à-dire que vous avez deux systèmes.
06:06La cinquième ne favorise pas
06:08ce système-là
06:09et pourtant, c'est le meilleur
06:10pour renforcer les choses.
06:11Enfin, je trouve que
06:12ce plaidoyer pro-domo
06:15de Philippe Bilger,
06:16c'est toujours la même chose
06:17avec notre cher Philippe.
06:18Il est un petit peu l'héritier
06:19d'une forme de droite orléaniste
06:21voire monarchiste.
06:22C'est la monarchie en réalité.
06:25Vous êtes bien seul, mon cher Philippe.
06:27Parce que vous êtes en fait monarchiste.
06:29Vous voulez un homme
06:31et on ne discute pas.
06:32Or, la démocratie,
06:32c'est tout le contraire.
06:33C'est d'ailleurs ce que j'exprimerai
06:34dans ma libre expression.
06:35Il est intéressant
06:37de voir une seconde fois.
06:38Il est intéressant
06:39de voir que Jean-Luc Mélenchon,
06:42depuis quelques semaines,
06:43a radicalement changé
06:45de posture
06:46et que le parti lui-même
06:50le suit.
06:51C'est très intéressant.
06:52Lui, j'ai suivi.
06:54On a remarqué
06:55dans le jeu parlementaire
06:56et il s'est calmé.
06:57L'apaisement.
06:58Je voulais répondre
06:58deux choses très courtes
06:59à Samuel Bauton.
07:00La première,
07:00c'est que je ne suis pas d'accord
07:01avec lui.
07:02LR a trouvé un leader
07:03naturel
07:04qui est Retailleau.
07:05Et deuxièmement,
07:05je lui ai expliqué
07:06pourquoi c'était si dur
07:07pour Glucksmann.
07:08Parce que Glucksmann
07:09ne passant qu'à Saint-Germain-des-Prés,
07:10il fallait que son électorat
07:11passe rive droite,
07:12ce qui était compliqué,
07:13passe le périphérique.
07:14Alors là,
07:15c'était un exploit.
07:16Et en plus,
07:16pour aller dans le 93
07:17à Aubervilliers.
07:24Je n'ai pas dit
07:24qu'il était charismatique,
07:25j'ai dit qu'il a gagné brillamment
07:26l'élection aux ânes de son parti.
07:27Luc,
07:28pendant que vous y êtes...
07:28Il est très contesté.
07:31Pour 2027,
07:32il y a le plein de candidats
07:33et vous trouvez
07:33que c'est très bien.
07:34Voilà.
07:35Alors,
07:35ça s'inscrit parfaitement
07:37dans la suite de nos échanges.
07:38Il y a aujourd'hui,
07:39j'ai regardé
07:40il y a quelques minutes,
07:4025 candidats déclarés.
07:43Donc,
07:43ce n'est pas 50 nuances de gris
07:45mais on n'en est pas loin.
07:47Et alors,
07:47je me suis dit
07:48que est-ce que c'était
07:49comme les grands crus ?
07:49Est-ce que c'est la quantité
07:50ou la qualité
07:51qui doit prévaloir ?
07:53En l'occurrence,
07:54on se pose encore la question.
07:55La liste est longue
07:56et non exhaustive.
07:57Plusieurs sont même en attente
07:58peut-être de le recours.
08:00François Baroin,
08:02Olivier Faure,
08:03Dominique de Villepin.
08:04Donc,
08:04vous voyez,
08:04la liste n'est pas exhaustive.
08:06Et pourtant,
08:07je trouve que c'est bien.
08:09Pourquoi ?
08:09Parce que c'est le temps du débat.
08:11Et donc,
08:12aujourd'hui,
08:12il faudrait que tous ceux
08:13qui sont candidats
08:14puissent être identifiés
08:16par deux ou trois grandes idées.
08:18Malheureusement,
08:18ce n'est pas le cas de tous.
08:19Mais Attal fait le boulot.
08:20Par exemple,
08:20il lance,
08:21je ne suis pas particulièrement Attal,
08:22mais il lance
08:23deux ou trois pics
08:24et il faudrait que nos 25 candidats
08:26aient deux ou trois idées
08:28et qu'il y ait un vrai débat.
08:29À l'automne,
08:30après l'été,
08:31les Français auront le temps
08:31de regarder et de ruminer
08:32un peu les programmes.
08:33Et viendra le temps
08:34de la sélection
08:35en perspective
08:36de l'élection présidentielle.
08:37Du premier tour
08:38où les Français pourront choisir,
08:39on l'espère en moyenne
08:40sous la Ve République,
08:41c'est entre 10 et 12 candidats.
08:43Nous, on en a déjà 25.
08:44Mais on peut espérer
08:4510 ou 12 candidats
08:46et à ce moment-là,
08:48la démocratie pourra
08:48pleinement s'exprimer.
08:50Les citoyens doivent être
08:51des gens éclairés.
08:53Il ne s'agit pas
08:53de voter RN,
08:54de voter LFI
08:55ou de voter je ne sais quoi encore.
08:56On ne vote pas.
08:57On vote pour des idées.
08:58On vote pour un programme.
08:59On vote pour une vision.
09:00Et donc,
09:01les citoyens sont responsables
09:02des élus de demain.
09:03Et quand les gens,
09:04aujourd'hui,
09:04crachent tous sur Macron,
09:05il y a quand même
09:06une majorité de Français
09:07qui a voté Macron.
09:07Il ne faut pas l'oublier.
09:08En tout cas,
09:09une majorité d'électeurs.
09:10Et enfin,
09:11il est important
09:12que les élus,
09:13effectivement,
09:14eux-mêmes,
09:15mouillent la chemise aujourd'hui.
09:16Ne soient pas que des tacticiens,
09:17mais développent un programme
09:19pour que les Français
09:20puissent ainsi s'exprimer.
09:21C'est pourquoi je dis
09:22que c'est une chance
09:23d'avoir beaucoup de candidats
09:24parce que c'est beaucoup de programmes,
09:25beaucoup de choix.
09:26Il y a plein de sujets.
09:27Et le temps viendra
09:28ensuite de la sélection.
09:29Mon cher Luc,
09:31bizarrement,
09:33c'est sans doute
09:34la rançon
09:35de ma superficialité politique.
09:38Mais sérieusement,
09:39on pourrait dire
09:40qu'il est d'accord.
09:41Non,
09:41mais on pourrait dire
09:42que la multitude
09:43de ces candidats
09:44à la fois réelle
09:46et d'autres virtuels,
09:48c'est précisément
09:49aujourd'hui
09:50le fait
09:51que les programmes
09:52n'ont plus
09:53la moindre importance
09:54et que ce qui fait l'élection,
09:57c'est la personnalité.
09:58Alors,
09:59c'est peut-être faux
10:00ce que je dis,
10:01mais il me semble
10:02que ça peut résulter
10:04un petit peu de cela,
10:06le sentiment
10:07qu'un être
10:07se projette,
10:09homme ou femme,
10:10et qu'il est à lui seul
10:11déjà son programme.
10:13Et de fait,
10:15le courage,
10:17l'intelligence
10:19individuelle,
10:19aujourd'hui,
10:20dans l'état
10:21d'élabrement politique,
10:22on se trouve,
10:23ne sont pas
10:24des denrées
10:25si négligeables.
10:26Mais c'est extrêmement dangereux
10:27parce qu'on l'a vu
10:28avec Macron,
10:29il a incarné
10:30un espoir
10:30et on a vu que derrière,
10:31il n'a rien déroulé
10:32du tout
10:32de cet espoir.
10:34Et donc,
10:34c'est important
10:35qu'il y ait l'alchimie
10:36entre un homme,
10:37le peuple
10:38et un projet.
10:38Parce que s'il n'y a pas
10:39de projet,
10:40alors on peut vraiment
10:41se faire avoir
10:42par quelqu'un
10:42qui présente bien,
10:44qui est un bon
10:44tacticien politique.
10:45Donc,
10:45il y a nécessité
10:46d'avoir du fond
10:47en politique.
10:49Non,
10:50si on gagnait
10:51des campagnes
10:52sur des programmes
10:52politiques,
10:53ça se saurait.
10:54On gagne sur des programmes
10:55après,
10:55on ne les applique pas.
10:56Pour tout vous dire,
10:57j'en ai même perdu
10:57avec le meilleur programme.
11:00Mais ça,
11:00c'est un autre point.
11:01Alors,
11:01je vois que vous vous félicitez
11:03de cette pluralité politique.
11:05Moi,
11:06Contrarieux,
11:06elle me consterne un peu
11:08parce que j'y vois
11:09un état
11:09de post-tractation politique
11:12et de choses
11:12qui se passeront
11:13en janvier.
11:14J'ai du mal à imaginer
11:15sur les 25
11:15que vous avez dénombrés
11:16qui sont déclarés
11:17officiellement
11:17et les 38
11:18que moi,
11:19j'ai comptés
11:19officiels et non officiels
11:21que tous ces gens-là
11:22seront sur la ligne
11:22de départ.
11:23Donc,
11:23aujourd'hui,
11:24on est là pour se montrer,
11:25on est là pour se positionner,
11:26on est là pour négocier
11:27le moment venu
11:28un poste un peu plus haut
11:30dans l'échelle
11:30du candidat final
11:32et quant à l'idée
11:33d'un programme,
11:34je suis d'accord avec vous,
11:35il faut un programme
11:36construit,
11:37réfléchi,
11:38qui puisse s'appliquer
11:39mais aujourd'hui,
11:41on peut gagner
11:42avec seulement
11:42une ou deux idées directrices.
11:44Je vous prends l'exemple
11:44de Marine Le Pen
11:46qui,
11:46sur ses deux dernières campagnes,
11:48n'a martelé
11:48qu'une seule chose
11:49en dehors de ses thèmes
11:50habituels
11:50tels que la sécurité
11:53et les immigrés,
11:54c'était le pouvoir d'achat
11:55et elle a eu le nécreux,
11:56elle a eu totalement raison.
11:57On est encore
11:58à se poser des questions là-dessus.
12:00Gabriel Attal
12:01qui a été un éphémère
12:02ministre de l'éducation,
12:03je sens que lui
12:04va vouloir aller
12:05sur ce terrain-là
12:05pour essayer
12:06de se démarquer
12:06autant que possible.
12:07Donc à défaut
12:08d'avoir des programmes,
12:09construit aujourd'hui
12:10des vrais programmes,
12:11j'en vois deux ou trois
12:12sur tous les candidats
12:12que vous avez donnés,
12:13il y en a un
12:13chez Édouard Philippe,
12:14il y a le programme du RN
12:16qui est ce qu'il est
12:17et idem pour LFI.
12:19Donc maintenant,
12:20la question,
12:20c'est de savoir en fait
12:21à quoi tout cela rime
12:22et est-ce que les Français
12:23ne sont pas un peu épuisés aussi
12:24de se dire en fait,
12:25président de la République,
12:26à une époque,
12:31c'était sérieux s'abosser.
12:32Aujourd'hui,
12:33n'importe qui peut sortir
12:34du chapeau et dire
12:35j'y vais.
12:36Et ça pose problème.
12:37Alors moi,
12:3825 candidats,
12:39enfin plein de candidats
12:40et c'est super,
12:40je ne suis pas du tout d'accord
12:41parce que déjà,
12:42il y a ce qu'on appelle
12:43et qui sont récurrentes
12:45tous les sept ans auparavant,
12:47tous les cinq ans maintenant,
12:48vous avez ce qu'on appelle
12:49les candidatures de témoignage.
12:51Lutte ouvrière est toujours là
12:52pour faire 1%
12:53depuis 1974.
12:54C'est une bonne chose.
12:55Oui, mais très bien.
12:56La LCR qui est devenue
12:57le NPA depuis 1969,
12:58c'était Alain Crivine
12:59et là pour faire 1%.
13:01Alors parfois,
13:01ils ont fait 3,
13:02je crois avec Besan,
13:02ce nom en 2002.
13:03Mais il y a tout un tas
13:05de candidatures de témoignage
13:06qui sont là vraiment
13:07pour se faire plaisir
13:08et qui ne servent
13:10intrinsèquement à rien.
13:11Mais moi,
13:12il y a une question
13:13que je me pose
13:13depuis des années.
13:15Est-ce que finalement,
13:16ce qui ne met pas la panade
13:17en France politiquement,
13:19c'est l'élection
13:19du président de la République
13:21au suffrage universel
13:22de la manière
13:22dont elle se passe
13:23et surtout
13:24depuis le passage
13:25au quinquennat
13:26et surtout
13:27depuis l'inversion
13:28du calendrier ?
13:29Je pense qu'on a mis
13:30Jospin et Chirac
13:32ont mis une pétaudière
13:33dans les institutions
13:34dont on paye le prix
13:36aujourd'hui
13:36depuis 24 ans
13:38et dont on n'a pas fini
13:39de payer le prix
13:40tant qu'on ne fera pas
13:41un changement majeur.
13:42Ce n'est pas vrai.
13:42C'est mon avis.
13:44C'est vrai que ça a renforcé
13:46l'alignement des députés
13:48sur le président
13:49et que ça ne permet pas
13:50de majorité.
13:51C'est vrai que
13:52c'est un autre sujet
13:53les institutions.
13:54Moi, je m'étonne
13:55qu'il n'y ait pas eu
13:56l'argument qui me soit
13:57opposé suivant.
13:58C'est de dire
13:59mais s'il y a autant
13:59de candidats,
14:00c'est peut-être
14:01parce qu'il n'y en a pas
14:01un ou deux
14:02qui sont justement
14:03au-dessus du panier
14:04et qui s'imposent
14:06par eux-mêmes.
14:07Donc cet argument-là,
14:08il est recevable.
14:08à quoi je réponds
14:09qu'il faut se contenter
14:11de cela.
14:12C'est vrai qu'aujourd'hui,
14:13personne ne ressort
14:14dans le champ politique.
14:15Mais rappelez-vous d'une chose,
14:17on est passé de 100
14:17à 500 signatures
14:19parce qu'on a pensé
14:20qu'il y avait des candidats
14:21qui n'étaient pas sérieux
14:22avec 100 signatures.
14:23Vous imaginez
14:23le nombre de candidats
14:24si on repassait à 100 ?
14:25Oui.
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